...
Bonjour, bienvenue dans ce JDR Baxit,
qui se trouve dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne en public.
Je salue ce public malheureusement qui me fait dos.
Je suis... Alors, on n'est pas encore tout à fait dans le jeu de rôle.
Je suis avec quatre invités exceptionnelles de gauche à droite.
C'est le cas de le dire. Bonjour, Malek, ça va ?
Bonjour, là, je suis Malek.
Pour l'instant, tu es Malek.
Mais à un moment, on va se transformer.
Il y a des gens même qui ont des costumes, vous verrez.
Donc, Malek, merci d'être avec moi.
Merci à toi aussi.
Quand on te retrouve à nouveau dans une OP Libé, voilà, on est frère de Libé.
Exactement.
Dis-moi, pour les gens qui ne te connaissent pas,
et qui viennent par le chemin du jeu de rôle,
en 10 secondes, tu es qui ? Tu fais quoi ?
En 10 secondes, j'ai travaillé 10 ans pour des politiques.
Je m'occupe de leur communication.
Je suis chroniqueur sur Baxit.
J'anime un podcast à côté qui s'appelle Autour de moi.
Et ça fait déjà une visite bien charge et bien remplie.
C'est super. Merci beaucoup, Malek.
Ah, ta gauche.
Uzul.
Bonjour.
Bonjour, Uzul, ça va ?
Oui, je suis venu parce qu'on m'a dit qu'il y aurait François Hollande.
Mais...
Pour l'instant, je suis déçu.
Peut-être ce sera toi. Dis-moi.
Alors, dans la vie réelle, que fais-tu ?
Justement.
Dans la vie réelle, je suis chroniqueur pour Blast.
J'ai fait un peu de médias par-tes.
Je fais 10 ans que je parle de politique sur Internet.
En gros, j'ai une chronique qui s'appelle Rhinoceros,
qui fait beaucoup de critiques des médias, surtout.
Et chroniqueur Baxit, évidemment.
Merci, Uzul. A ta gauche encore.
Léa, bonjour, Léa.
Bonjour.
Alors, Léa, qu'est-ce que tu fais dans la vie ?
Je suis journaliste politique et fondatrice d'un média qui s'appelle Popol,
qui propose un regard féminin sur la politique.
Et je suis aussi autrice,
dont un ouvrage qui vient de paraître qui s'appelle Au Revoir Simon.
Au Revoir Simon et Popol, c'est P.O.P.O.L.
Tout à fait.
Merci beaucoup, Léa. Et enfin, Maudit, qui es-tu, Maudit ?
Je suis streameuse.
Et pardon, j'ai oublié de dire chroniqueuse Baxit.
Résolée.
Ça va de soi maintenant.
C'est pas important.
Moi, je ne suis pas chroniqueuse Baxit.
Encore.
Mais je fais du divertissement, surtout sur Internet, jeu vidéo.
Et je suis aussi chroniqueuse pour Blast, donc jeu vidéo et politique.
D'accord. Merci, Maudit.
Juste, il y a une petite subtilité, parce que les gens qui disent,
ah, Maudit, elle est trop bien.
Mais ton nom est un petit peu compliqué si on veut te chercher.
Je sais.
Quelle c'est quoi ?
M-O-D-I-I-E.
De I.
Merci, Léa. Tu peux enfiler ta combinaison extraordinaire.
Je vais remercer la libération.
Merci beaucoup de nous permettre de faire ça.
Merci à Gauzu, qui est en coulisse,
et Qualprod, qui a tout organisé, en particulier Victor et Nicolas,
qui sont à moitié de chez Gauzu.
Aujourd'hui, nous allons refaire, en fait,
nous ne saurons pas encore en 2027, mais l'échéance s'approche.
Déjà, il y a des candidats qui se présentent pour...
Dans la vie réelle, qui se présentent, comme Xavier Bertrand,
qui ont déjà fondé leur partie et déclaré leur candidature à la présidentielle.
Et nous avons des personnages fictifs qui vont essayer de gagner
votre coeur, en tout cas, pour les présidentielles de 2027,
dans un jeu drôle qui est un peu scénarisé,
qui est aussi mis au goût du jour avec des problématiques d'aujourd'hui.
Je vais vous demander, j'ai déjà un peu briefé les gens qui sont derrière moi,
mes chers spectateurs qui sont en ligne,
je vous demandais aussi d'être un personnage du jeu drôle,
c'est-à-dire...
J'imagine que vous êtes sur la chaîne de Jean Macier,
vous n'avez pas forcément une affinité droite, extrême droite,
c'est pourtant, on a, par exemple, MoDi qui va incarner quelqu'un d'extrême droite.
Il faut lui laisser sa chance.
C'est-à-dire que je vais vous demander de ne pas forcément dire
à Malais qui usule, ils sont trop de gauche, je suis de gauche, je vais voter pour de gauche.
Écoutez ce qu'ils disent, et dites en vrai,
le discours est cohérent, ça se défend,
tiens je vais voter pour cette personne,
ce qui permettra de donner une chance de faire plaisir.
Il va faire jouer le jeu aussi, après, si les solutions ne sont pas bonnes,
évidemment, que le meilleur gagne.
Nous allons commencer et je vais vous demander,
avant qu'on passe à la fameuse séquence de la déclaration
de candidature à la présidentielle, je voudrais savoir,
on va faire encore une fois de gauche à droite, qui êtes-vous ?
Malek, je vais arrêter de t'appeler Malek, tu es...
Je suis Karim Benamara.
Karim Benamara et ton parti, c'est quoi ?
Je suis de la REST, de la Révolution écologique et solidaire.
Très bien, alors Karim Benamara, tu vas me donner un nombre,
un chiffre, excuse-moi, entre 1 et 3.
Deux ?
Deux, Karim Benamara, homme du peuple, qui alternait entre militantisme
et travail à l'usine Khojip.
Il touche les gens par sa sincérité et le caractère concret de ses idées.
On a envie de voter pour lui, mais pour beaucoup,
il manque de ce qui fait la statue d'un chef d'État.
Par ailleurs, que connaît cet ouvrier d'un budget ou des relations internationales ?
Il va devoir aujourd'hui avec nous convaincre et faire ses preuves.
À ta gauche se trouve...
Fabien et vous ?
Karim Benamara, du coup.
Oui, Fabien.
Et vous ?
Karim Benamara.
Karim, Karim. Fabien, alors Fabien et vous, quel est ton parti ?
Je suis du... Je représente le Front écologique nouveau
pour une Europe citoyenne, le Phénèque.
Très bien.
Fabien, donne-moi un chiffre entre... Enfin, 1 ou 3.
1.
1.
Karim et vous, vous le connaissez bien.
Il est bien entendu maire, maire depuis plusieurs mandats
de la plus grande ville de France, Paris.
Et il a une expérience reconnue dans la gestion,
mais aussi un grand bassin d'electeurs qui le connaissent
et apprécient son travail, même s'il a de nombreux mécontents.
Ça cache Paris.
Et là, pour beaucoup, Paris n'est pas la France
et encore moins l'international,
et il faudra que le candidat et vous fassent ses preuves.
Parfait.
À ta gauche se trouve...
Charlotte de Villeneuve.
Charlotte de Villeneuve, quel est ton parti ?
En avant.
C'est le nom du parti, en avant.
Dis-moi un chiffre entre 1 et 4.
2.
2.
Attends, tu me rappelles ton nom, ce que moi, tu t'appelles ?
Charlotte de Villeneuve.
Charlotte de Villeneuve.
Mais vous pouvez m'appeler Charlotte.
Charlotte a toujours été politicienne
et aussi une professionnelle, ENS, puis ENA,
puis maire de Brest, puis maire de Saint...
Non, puis maire de Brest, excusez-moi, président de la région de Bretagne,
président de la région de Bretagne, puis ministre du Budget,
affiliée au parti de la majorité présidentielle,
elle a décidé de voler de ses propres ailes,
en faisant ses sessions et en promettant le changement.
Le changement à travers un slogan que tu peux dire ?
Tout à fait, autorité et une innovation pour une France souveraine.
Elle a une excellente expérience du gouvernement qui rassure certains,
même si d'autres estiment que c'est une candidate comme les autres.
À ta gauche se trouve...
Marie-Caroline de la Molle Faice.
Dans le parti est...
La famille des patriotes.
La famille des patriotes.
Quelle est... Donne-moi un chiffre entre 1 et 4 qui n'est pas 2.
4.
4.
Marie-Caroline de la Molle Faice a accumulé une fortune remarquable
dans un groupe d'entreprises privées qui touchent à tous les secteurs d'activité
et elle pense qu'il est temps de faire changer cette France
qui lui a tant apporté, mais il y a encore tant à faire.
Et si la France était une entreprise comme une autre,
tout le monde l'envie et tout le monde rêve d'un succès que Marie-Caroline leur promet,
mais hélas, en France, on dit qu'on n'aime pas les riches.
On n'aime pas la réussite.
Non, une remarque, non, c'est bon, tout va bien.
Non, je t'ai d'accord, on n'aime pas la réussite dans ce pays.
Alors, notre...
Notre chère...
Je vais prendre les noms, excuse-moi, tu t'appelles Charlotte.
Tu es maire de Paris.
Non, c'est moi ça.
Non, excuse-moi.
Certainement pas, non.
L'épicité clap, tout ça, c'est moi.
On va commencer, ensuite, gauche à gauche.
Donc, toi, en tant qu'ouvrier, t'es un peu moins de surface,
de célébrité que la maire de Paris, il parait.
Donc, tu vas te séparer d'une de tes voix.
Les voix sont symbolisées par des petits jetons
et tout le monde part avec six jetons.
Ils ont des couleurs parce que ça représente des bassins d'électeurs,
du précaria, des entrepreneurs, etc.
Donc, tu as des couleurs, les super riches, les oranges,
les entrepreneurs, c'est les rouges, le précaria, c'est les blancs,
les bobos, c'est les noirs.
D'ailleurs, tu en as deux, cher Fabien.
Les retraités, c'est les bleus, les classes moyennes, c'est les verres,
et les étudiants, c'est les jaunes.
Donc, tu dois t'en séparer dedans.
Je vais me séparer de la classe moyenne.
Très bien.
Donc, on a un assesseur qu'on a appris dans le public qui s'appelle Marc,
qui va venir chercher.
Je connais Marc, merci.
Sache, cher Karim, comme tu es quand même un capital sympathie,
tu as le droit de prendre une voix celle que tu veux chez...
Enfin, chez un adversaire que tu veux.
Je sais pas.
Non, pas toi, pas toi.
Il est pas terrible l'assesseur.
Alors, comprends pas les...
Je vais en prendre chez Charlotte de Ville-neuve.
Alors, Charlotte, tu peux lui donner la voix que tu veux,
et c'est lui, il la récupère.
Je lui donne la voix que je ne veux pas, en fait.
Oui, exactement.
Mais on veut toutes les voix.
Oui, c'est ça.
Tu as une voix, quand même.
Tout ce que nous faisons, c'est pour la France, c'est des Français,
elle est française.
Allez.
Je vais donner une voix.
Allez.
Eh bien, alors...
Allez, allez.
Merci.
L'Eufile est retraité, du coup.
Bah oui.
Nous, on va leur donner une vraie retraite à 60 ans.
Charmère de Paris, toi, tu as une voix en plus. Tu veux quoi ?
Moi, je pense qu'il me faut des millionnaires.
Très bien.
Je fais des super partenariats, tout ça, quand même, avec la mairie.
C'est super riche pour le Bère de Paris.
Mais malheureusement, j'ai une nouvelle pour toi.
Tu as une casserole.
Ça m'étonne pas.
C'est ça.
C'est ton passé.
Attends, je vais essayer de retrouver ma liste de casserole.
Donc, tu me donnes un chiffre entre 1 et 15.
Ah ouais, il y en a plein, des casseroles.
Euh... 13.
Pour information, c'est des casseroles de la vie réelle.
J'ai enlevé les noms.
Euh...
Également, je tiens à vous dire que...
On va pas la noter, cette casserole.
Simplement, si, dans le courant des débats,
dans le courant des interventions,
vous faites mention de cette casserole.
Si il gagne des voix, vous avez le droit de lui en prendre une.
La première personne qui fait mention de la casserole,
elle doit lui en prendre une.
Tu as dit 13.
Eh bien, en tant que maire de Paris,
tu as utilisé le temps de travail d'une collaboratrice
à la bérite de Paris pour écrire ta biographie.
Qui s'est pas très bien vendue en plus.
Ça, c'est ta casserole.
Ensuite, nous avons notre politicienne de profession.
Toi, tu as...
Tu as crapaïté, tu as beaucoup de contacts,
tu as deux voix supplémentaires.
Tu veux quoi ?
Alors, j'aimerais bien les bobos, quand même.
D'accord.
De bobos ou de choses ?
Juste un bobos.
Et puis, certains étudiants,
parce que, après tout, c'est l'avenir de la France.
C'est bien, madame.
Il y a des écoles de commerce.
Exactement.
Malheureusement, toi, tu as deux casseroles.
Ah ! Donc, donne-moi deux chiffres qui ne sont pas 13.
5 et 10.
Alors, tu as acheté un petit appartement en cash,
en le finançant par la vente de tableaux flamands,
auprès d'un avocat malaisien.
Problème, on n'a jamais vu les tableaux.
Ça, c'est ta première casserole.
Et, à la mort de Johnny...
Oh, là !
Oh, wow !
Si tu as tweeté,
cet exilé fiscal mérite d'être oublié.
Oh ! Je n'aurais jamais fait une chose pareille !
Si tu l'as tweeté, peut-être t'as été hacké.
Mais, justement, on en parlera durant l'émission.
Et, enfin,
notre milliardaire, qui manipule les foules,
parce que peut-être tu as des networks sous ton contrôle,
tu as le droit de donner une voix de n'importe qui,
à n'importe qui, mais pas à toi.
Je dois donner une voix.
Tu prends une voix de... Je ne sais pas, de Fabien.
Je vole une voix.
Tu la donnes à quelqu'un d'autre, mais tu ne la donnes pas à toi.
D'accord.
Je vais voler une voix de monsieur et vous
pour la donner à madame de V9.
Très bien.
N'importe laquelle ? Je sais pas qui.
Je vole le classe moyenne.
Ah, classe moyenne.
Bien aimable.
Pour la donner à qui ?
À moi.
Voilà.
On va peut-être s'appeler par nos prénoms tout de suite.
Les voix, comme vous pouvez voir, ça va, ça vient.
Et parmi les voix qui vous soient attribuées,
vous pouvez en placer deux parmi vos militants.
Quand vos voix sont des militants, vous ne pouvez pas les perdre.
Donc, je vous invite à mettre en militant des personnes qui sont...
...c'est le type de vous quitter. Voilà.
Comme ça, vous ne les perdrez pas.
Et c'est enfin le grand moment.
On va faire un petit...
...un petit...
...voilà.
Euh...
On va commencer par Fabien.
C'est le grand moment des déclarations de candidature à la présidentielle.
Tout le monde va avoir une déclaration.
Je vais me retourner ensuite et le public va lever la couleur de la personne
qui a le plus qu'on m'a cu, qui gagnera des voix.
Donc, c'est toi qui commence.
Tu as été tiré au hasard.
Et tu vas faire...
Alors déjà, comment tu fais ta déclaration ?
D'importe quel vecteur est possible.
Et qu'est-ce que tu dis ?
Tu as une minute, pas plus.
D'accord.
J'ai lancé une chaîne YouTube, évidemment, pour essayer de la lancer.
Et mes militants, la bombardesse un petit peu partout.
Et donc, dedans, je dis...
Donc, ceux qui sont là l'ont déjà entendu, mais on va la refaire.
Voyez ce vélo.
Je suis devant un vélo dans un atelier de réparation.
Et je dis, voyez ce vélo.
Aujourd'hui, on sait, parce que les temps ont changé, que tout se répare,
tout se bricole, tout se construit, on ne peut plus jeter tout ça.
C'est pas parce qu'il est cassé qu'il faut le jeter à la casse ce vélo.
Et bien, l'Europe, c'est pareil.
Et avec nos partenaires européens, aujourd'hui, il faut qu'on soit...
qu'on retrouve ensemble un souffle pour construire l'Europe de demain,
une Europe écologique, une Europe sociale.
Et pour ça, évidemment, on a besoin de vous et on a besoin du fénèque.
Et c'est pour ça que je me présente
pour enfin porter nos idées à l'échelle qui est pertinente,
l'échelle de l'Union européenne, mais surtout l'échelle du pays tout entier.
C'est merveilleux. Merci beaucoup.
À toi. Quelle est ta...
Quelle est ta... Vous pouvez applaudir, je suis...
Oui.
Charlotte, comment fais-tu ta déclaration ?
Alors moi, j'ai fait le choix de recourir,
est-ce qu'on appelle l'intelligence artificielle
pour créer une chanson,
une chanson pour porter nos valeurs,
à savoir les valeurs qui sont l'autorité, l'innovation,
afin de redonner à la France cette place
de souveraineté fondamentale
qu'elle puisse regagner son blazon
dans le concert des nations,
parce qu'aujourd'hui, on se rend compte que sans autorité et sans innovation,
eh bien, c'est la dérive vers...
vers la bordélisation,
c'est la dérive vers les hackers, les choses comme ça.
Et donc, pour une France forte et souveraine,
il me semblait nécessaire de mettre de l'autorité dans l'innovation.
Et donc, c'est pour ça.
Non, on respecte quand même les déclarations des autres.
C'est pour ça que j'ai décidé de dompter
l'outil de l'intelligence artificielle
afin de montrer que nous pouvons aussi retrouver notre souveraineté
sur cette intelligence artificielle qui fait peur à tout le monde,
alors qu'en réalité, c'est fondamental pour la nation.
L'intelligence artificielle, t'as produit une chanson.
Une fois que tu as se fiché, tu le diffuses de quelle façon ?
Je l'ai diffusé sur mes réseaux sociaux
qui sont alimentés par des stagiaires très bien rémunérés.
Très bien.
Merci.
Je me retourne vers...
Marie-Caro.
Marie-Caro, je vais y arriver.
Je vais y arriver, je vais y arriver.
Marie-Caro, quelle est... Comment tu fais ta déclaration ?
Excusez-moi, il n'y a pas eu d'applaudissements.
Marie-Caro.
Oui.
Je souhaite faire ma déclaration à la sortie d'une émission.
C'est une école que j'ai visitée pour voir l'état lamentable de nos services publics.
Donc il y a une caméra de BFMCV.
Voilà, j'ai invité les journalistes à venir...
Qu'est-ce que tu dis ? C'est devant la caméra ?
Bien sûr. Je dis, aujourd'hui, les temps sont graves.
Mes chers compatriotes français, je sais que nombreuses sont les familles
qui doivent se serrer la ceinture.
Une femme sur trois déclare que si elle ne souhaite pas avoir d'enfants aujourd'hui,
c'est à cause de la crise. Je suis femme française et fière de l'être.
J'ai six enfants et je souhaite que nombreux soient les autres bambins qui puissent grandir en France.
C'est pour cela que je vous annonce ma candidature à l'élection présidentielle
pour faire France et avant tout, faire famille française.
Et enfin, Karim, comment fais-tu ta déclaration ?
Avant de faire ma déclaration, je voulais juste dire que ce qui était important pour moi,
ma boussole, c'était la jeunesse, que l'on retrouve ici, public de la Sorbonne.
Jeunesse à qui j'ai déjà un bouquin, pour les jeunesses par les jeunesses
aux éditions Malèques déléguées, bouquin que j'ai écrit seul,
pas comme monsieur et vous avec son fameux emploi victif de l'Amérique Paris.
Et c'est pour ça que je vais m'adresser à vous...
La démagogie, le populisme, c'est sûr.
Alors, tu t'adresses comment ?
Je m'adresse à vous, aujourd'hui, ce soir, maintenant,
maintenant, peuple de la Sorbonne, camarade de la Sorbonne,
de la jeunesse en ébullition, rêveur zodacieux, rebelle sans frontières.
Aujourd'hui, je me tiens devant vous, non comme un simple militant d'élu,
mais maintenant, comme votre candidat à l'élection présidentielle,
je m'engage à porter haut et fort les aspirations de cette jeunesse résiliente,
rebelle, à défendre tous vos droits, vos rêves, vos espoirs,
dans chacun de vos débats, dans chacune de nos luttes.
Parce que je crois en une France où chaque jeune, chaque étudiant,
pas comme vous, là, les vieux, chaque citoyen a sa place et sa voie,
où l'avenir n'est pas dicté par l'intérêt des puissants,
mais façonné par la volonté collective du peuple.
Oui, l'heure est venue pour un projet de transformation radicale de la société française
pour cette révolution, la RES, la révolution écologique et solidaire.
Enfin, nous renverserons les obstacles.
Oui, nous abattrons la forteresse, nous briserons les chaînes de l'oppression,
et nous écrirons ensemble une nouvelle page de l'histoire de notre nation.
Peuple de la Sorbonne rejoignez-moi dans cette quête pour un avenir meilleur,
pour une France plus juste, plus solidaire, plus libre de tous.
Vive la révolution, la révolution écologique, solidaire et démocratique.
Vive la France et vive la septième République !
Ah ouais !
Je n'apporte pas.
Alors, je me retourne pour deux personnes issues de la classe moyenne.
Je vais me retourner et lever la couleur du candidat qui vous a le plus convaincu.
Et si, alors, les couleurs ? Vous voulez aussi vos couleurs ?
Quand même, c'était...
Oh oui !
Donc, ce sera deux classes moyennes pour...
Attends, restez debout.
OK.
Ce sera deux classes moyennes pour Karim, et ce sera un précaire, je crois, oui,
précaire pour...
Je vais y arriver Charlotte.
Et là ?
Precaire, je ne suis pas certaine que ce soit très utile, mais enfin, je prends quand même.
Eh bien, Karim, tu es...
Merci.
...t'as campagne, on va dire, commence à toute Berzingue.
Dis-moi un chiffre entre 1 et 60, des aventures qui vont t'arriver lors de ta campagne.
Le Olympique de Marseille, je vous en ce soir, le numéro 13.
Le numéro 13.
Les vacances au ski des Français.
Oh !
La France a peur à cause d'un mouvement national social des chefs de bord.
Les vacances de février, on était en février dernier, février 2024.
Les vacances de février sont en péril.
Les orateurs politiques, et notamment de droite, ont toujours du mal à s'insurgir publiquement
contre les grèves qui font partie du paysage français.
Et en ces temps de questionnements sur le pouvoir d'achat, normalement, les Français soutiennent ces mouvements.
Mais les vacances sont impactées.
C'est une faille dans laquelle s'engouffrent les mères, par exemple, de villages, de stations de ski, et aussi des politiques.
Ton directeur de campagne te dit, il faut que tu t'escrimes sur le sujet, et, voire, il y a une place dans les grandes gueules demain matin.
Il faut que tu parles du sujet.
Ça va être le thème, d'accord ?
Donc, le sujet est abordé, il y a un million de Français qui sont en train de t'écouter.
Qu'est-ce que tu dis ? Sur ces grèves de mouvement national qui impactent les vacances.
Ces vacances, ce droit de privilégié.
Oui, oui, parce que tout le monde s'insurge.
Sauf quand on touche à ce petit privilège des petites vacances au ski, qui rappelons-le, sont un désastre écologique.
Rappelons-le.
Moi, ce que je veux défendre pendant que tout s'est pleu...
Pendant que tous ces riches sont en train de pleurer pour leurs petites vacances au ski, je veux défendre le droit aux vacances pour tous.
Oui, je veux...
Mais enfin, monsieur, ces gens qui travaillent toute l'année, ils prennent leurs vacances, ils peuvent pas aller en vacances.
C'est ça votre réponse de pas aller en vacances ?
Mais des vacances pour détruire la planète, bravo.
Mais ce n'est pas les vacances que nous souhaitons.
Nous ne venons les émancipations pour la jeunesse, permettent à tous les jeunes de France,
quels qu'ils soient, d'où qu'ils viennent de partir en vacances.
Mais alors, est-ce que penseriez-vous, par exemple, de train sans conducteur ?
Ça résoudra le problème.
Et puis des trains sans conducteur, et on va continuer, des caisses sans caissières, et tout le...
Où va-t-on ?
Où va-t-on, mon cher ?
Bien sûr que oui, parce que vous êtes les ennemis des travailleurs, c'est ce qu'on est en train de vous dire,
de...
On n'est pas là, nous, on n'est pas là.
De mon voisin...
T'es au grand-de-gole, tu te démerdes avec les grandes-de-gole.
Mais malheureusement, malheureusement, je suis avec Trucho et Marshall, donc peut-être comme si je l'ai pointé du doigt.
Ah.
Vous êtes tous en train comme ça, de défendre vos potis privilèges, laissez-moi défendre, oui, les travailleurs,
ceux qui veulent garder leur poste, ceux qui veulent travailler aux quotidiants, pour pouvoir bénéficier de leurs vacances.
Où va-t-on accepter le droit de grève sans réserve, ou le tolérer que certains joueurs, par exemple ?
Mais un droit de vacances sans réserve, il va être grève illimité, surtout.
Donc même pendant les Jeux Olympiques ?
Et encore plus pendant les Jeux Olympiques ! Grève partout !
Tout !
Grève partout et tout le temps même aux Jeux Olympiques !
Est-ce que t'as un super-riche ou un entrepreneur ?
Absolument pas.
D'accord, bon, tu gagnes un précaria, bravo.
Alors, à toi, non, excuse-moi, deuxième place, à toi, Charlotte, dis-moi un nombre entre 1 et 50.
5.
5.
C'est parti.
Salon de l'agriculture.
Ah !
C'est un passage incontournable, hein.
C'est parti.
Donnez-moi une seconde.
Hum.
T'as plein de gens, toi.
Charlotte.
Le Salon de l'agriculture est un incontournable des politiques.
Il sera visité par le président Macron au premier jour,
et par Jordan Badela au deuxième, avec des ambiances très différentes.
Est-ce que tu veux participer ou commenter ?
Je veux participer.
Donc tu y vas ?
Oui.
Donc tu viens le troisième jour.
T'as un agriculteur qui arrive, mais vous, avec vos intelligences artificielles,
qu'est-ce que vous comprenez des vrais problèmes des agriculteurs ?
C'est quoi les vrais problèmes des agriculteurs ?
Eh bien, figurez-vous, cher monsieur,
qu'un des principaux problèmes des agriculteurs, c'est la lourdeur administrative.
La charge qui pèse.
Mais oui, bien sûr, on comprend rien.
Absolument.
Des papiers tout le temps.
Et en plus, vous passez votre temps au lieu de les passer auprès de vos bêtes,
auprès de vos légumes.
Vous passez du temps à remplir des déclarations, des papiers, etc.
Eh bien figurez-vous qu'il y a des outils pour vous aider pour ça.
Des outils qui vous permettront de ne plus avoir à le faire.
Des outils.
Vous connaissez Châte GPT ?
Mais...
Alors, c'est-à-dire qu'on remplit moins de papiers,
mais il faut qu'on utilise un logiciel.
C'est ça votre solution ?
Justement, la République que je vous propose,
c'est de vous proposer d'être proche des services administratifs.
Nous allons créer un guichet unique pour les agriculteurs.
Un guichet unique.
Imaginez la simplicité.
Les démarches vont être beaucoup plus simplifiées.
On va aussi vous laisser un droit à l'erreur.
Ça, c'est très important.
Alors, il est vrai que le président actuel l'avait proposé,
mais nous irons encore plus loin dans cet accompagnement au quotidien.
Et l'outil de l'intelligence artificielle, l'innovation,
la technologie peut vous aider.
Et la loi est galime, par exemple ?
Je pense qu'il faut effectivement la repenser.
La repenser ?
Oui, oui, oui.
Parce que de toute façon, on se rend bien compte que vous n'êtes pas satisfaits et satisfaites.
Et on entend votre détresse.
On comprend que c'est très difficile.
Pour chacun et chacune de se trouver une solution pour pouvoir vivre correctement.
Et dignement de ce métier qui est si noble,
le métier le plus important pour nous, pour la France.
Le métier qui fait que nous avons un pouvoir fondamental dans l'Union européenne.
Et donc, il faut vraiment déjà abaisser la lourdeur administrative pour les agriculteurs.
Oui, c'est pas très convaincant.
Mais je voudrais un exemple concret, Charlotte.
Oui.
Aujourd'hui, le lait, il est vendu 405 euros la tonne à l'actalisse.
Et ensuite, elle le revend.
La tonne, enfin, lit par litre dans les magasins, 1370 euros.
Oui, je comprends. Je comprends que ça vous insurge.
Et c'est normal. C'est normal parce qu'il y a effectivement des injustices.
Nous vivons dans une société très injuste.
Mais peut-être qu'il faut vous remettre en question parfois.
Alors je sais que...
C'est pas ça.
Je sais que c'est très difficile à entendre.
Vous êtes au salon de la culture, mais c'est terrible.
Oui, c'est très difficile à entendre.
Oui, je suis prête à prendre les coups.
Mais ce que je peux vous dire aujourd'hui, c'est qu'il faut changer les choses.
Il faut réformer. Et sans vous, sans un engagement.
Et c'est aussi des sacrifices qu'on va attendre de votre part.
Nous n'y arriverons pas.
Très bien.
Tu vas me donner un de tes entrepreneurs, la rouge.
Par contre, tu vas gagner un super-rich.
Bonne nouvelle.
Les retraités ont adoré sur le chat ton entrée.
Donc tu gagnes encore une voie.
Tu gagnes un bleu.
La retraite à 60 ans, on y arrive, les gars.
Tu lui prendras un rouge et tu lui donnes un orange.
Et tu lui donnes un bleu à Karim.
Merci beaucoup.
C'est à toi.
Donne-moi un chiffre entre 1 et 5 ans.
3.
Alors attendez une seconde.
3.
Rip. Navalny.
Je n'ai rien compris.
Rest in peace, Navalny.
Alors on va en parler dans 2 minutes.
Je serais toi, je me barrais.
Non mais tu peux te dire.
Tu peux te dire.
Je ne peux pas en lui en parler.
Je suis un peu en train de parler.
Un peu avant les élections présidentielles de la Russie, au 2e anniversaire du début du conflit avec l'Ikren,
l'opposant politique de Poutine, Navalny, déjà enfermé pour extrémisme dans un camp de travail
et retrouvé mort dans ce camp de travail.
Des rives du régime, coïncidence, on ne sait pas.
En France, une partie un peu difficile à quantifier des Français,
très vocale sur Internet, sur les réseaux sociaux, défend Poutine, quoi qu'il arrive.
Macron, quant à lui, déclare prudemment, mais pas trop que cette mort elle signe une faiblesse du Kremlin.
Donc figure-toi que c'est news, sans surprise, t'as interview.
Et c'est quoi ta position sur le conflit ukrainien ?
Ma position, c'est que la guerre aujourd'hui sépare des familles.
Donc on a une Russie et une Ukraine où les familles sont divisées.
On a des enfants qui partent à la guerre.
Moi, ce que je souhaite, c'est que l'Europe ait une position forte,
que la France à l'intérieur de l'Europe ait une position forte par rapport au conflit.
C'est pas normal de laisser ça perdurer et de laisser le conflit s'éterniser.
Ma position, c'est que les familles des deux côtés sont en souffrance
et que l'Europe ferme les yeux sur le conflit à leur actuel.
Votre position, c'est que l'Europe ferme les yeux ?
Oui.
Vous voulez qu'elle ferme les yeux ?
Non, elle est en train de le faire et je trouve ça scandaleux.
Vous voulez ouvrir les yeux de l'Europe ?
Oui.
Mais vous, présidente, que feriez-vous à l'international ?
Vous êtes président de la République demain, que faites-vous par rapport à la guerre en Ukraine ?
Moi, je pense que nous n'avons pas besoin de l'international.
Je veux qu'on remette une armée forte en France,
qu'on remette les moyens pour que la France soit souveraine.
Aujourd'hui, elle n'est plus pleinement souveraine.
Et c'est l'un des problèmes majeurs ?
D'accord.
Donc plus de politiques internationales,
parce que le président, c'est quand même la personne qui a la charge de la représentation en international de la France.
Bien sûr, mais je peux aller faire des visites à l'extérieur pour l'enmonter la beauté de notre pays.
Il n'y a pas de problème.
D'accord, très bien.
Beaucoup d'entreprises commercent indirectement avec la Russie,
en passant par des pays tiers comme le Kyrgyzstan, etc.
Des entreprises de France, d'Europe, du Royaume-Uni.
Aujourd'hui, il y a un embargo, mais il y a des filouteries.
Vous, présidente, est-ce que là encore, vous fermez les yeux, vous dites, c'est pas mon problème ?
Non, là, c'est une honte.
L'embargo, il doit être plus fort.
Et les entreprises doivent relocaliser en France.
Donc l'embargo contre la Russie doit être plus fort ?
Très bien.
Ok, très bien. Merci. Merci, rien ne se passe.
Mais merci pour votre avis, très intéressant.
Et enfin, Karim, donne-moi...
Non, c'est mon tour.
Pardon ?
Fabien, Fabien, excuse-moi.
T'as un mot de jouer un peu.
Excuse-moi, Fabien.
Fabien, dis-moi.
Tu mets dans le pif, j'ai senti.
Alors oui, c'est combien ?
1 à 5 ?
Non, non, ou là, entre 1 et 100.
27, l'heure, représente.
Qui est vraiment le candidat ?
Relayé par QAnon France, une rumeur.
Fabien et vous, serez transgenre.
Tu es né femme et tu as décidé de changer et de mener ta propre vie en tant qu'homme.
C'est ça, c'est la rumeur.
C'est la rumeur, c'est pas la vérité.
Après, je ne sais pas. C'est ta vie privée.
Au début, c'est une rumeur reprise par quelques complotistes sur des groupes Facebook.
Ça ne servait à rien, sinon de faire de la publicité que de les relever.
Et puis, alimenter par peut-être des forces étrangères,
la rumeur s'amplifie, on voit des montages,
des longues thèses écrites qui sont rationnellement absurdes.
Mais ils disent, quand même, il n'y a pas de fumée sans feu, tu vois.
Alors, on n'a pas de problème avec les transgenres,
disent les comporteurs du rumeur simplement,
comment voter pour quelqu'un qui montre sur ce qu'il est lui-même ?
Souvenez-vous, d'ailleurs, c'est casserole.
Donc aujourd'hui, on atteint un point où ton directeur de campagne te dit,
c'est gênant, on fait un tweet, il y a 10 000 personnes qui nous parlent de ça.
On fait quoi ? Est-ce qu'on affronte le problème ou on l'enterre ? Qu'est-ce qu'on fait ?
Non, on affronte le problème.
Qu'est-ce que tu fais ?
Qu'est-ce qu'on peut faire ?
Je ferais bien une interview. Qui accepterait que ce soit ?
Tout le monde accepterait. Même France 2.
Bon, très bien.
Elle est France 2, 20h de France 2 ?
Non, une interview, je fais ça, Jean-Rugo Descripts.
Ah, d'accord.
Parce que je suis jeune.
Oui, bien sûr.
Je suis jeune.
Je ne vais pas faire le roleplay du Gaudécript, mais t'es reçu du Gaudécript.
Moi-même, je suis en basquette.
Bon alors, un petit peu réservé.
Alors, il y a cette rumeur et vous voulez en parler aujourd'hui ?
Oui, parce que là, je profite parce qu'on est sur Internet.
Internet, ça peut être plein de choses extraordinaires.
Internet, je sais que la jeunesse aussi s'engage sur Internet,
mais Internet, c'est aussi le lieu de toutes les rumeurs,
de toutes les salissures.
On sait d'ailleurs très bien d'où viennent ces rumeurs.
Parfois, c'est au Dieu, parfois, il faut y répondre,
parfois, pas du tout.
Là, il y a une rumeur qui tourne, selon laquelle je serai une personne transgenre.
Ce à quoi j'ai envie de répondre ?
1. Et alors ?
2. En quoi ça vous regarde ce que j'ai entre les jambes
et courage à toutes les personnes qui luttent pour les droits des personnes trans.
3. On peut faire attention aux gens qui sont dans la jeunesse,
parce qu'il est temps qu'on retrouve un peu de respect dans ce pays.
Et 3. Faisons très attention au niveau du débat public dans notre pays.
Parce qu'aujourd'hui, on voit très bien cette mécanique.
On voit très bien d'où viennent les rumeurs.
Elles peuvent venir de Russie,
elles peuvent venir des réseaux d'extrême droite américains.
On connaît très bien et on sait qui les relaient, par quel média ça passe après.
Et on voit d'où vient la turbe, là.
Et voilà, c'est là-dessus que j'ai envie de dire aux jeunes,
faites attention, c'est très bien de vous renseigner.
Vous renseignez-vous bien, mais il y a certainement un travail à faire
sur les médias, un travail d'éducation à la jeunesse.
Et je te remercie Hugo de faire ce travail et de le faire très bien.
Tu le fais très bien, Hugo.
Mais tu t'adresses et les bobos et les jeunes sont très sensibles à ton discours.
Bravo à toi.
On sait qu'il y a notre public.
Après, n'hésitez pas, c'est des billes pour vous dans les prochains débats.
Le débat n'a pas encore lieu, mais ça approche.
En tout cas, c'est à toi, Marie-Caroline, de faire enfin un meeting.
Est-ce que tu as une casserole ? T'en as pas ?
Non, je n'ai pas de casserole.
Donc tu vas faire un meeting dans une grande ville,
donc c'est compliqué de trouver, mais avec ton budget, tout ça,
beaucoup de budgets, donne-moi un nombre entre 1 et 30.
19.
19.
Tu as beaucoup de chance, puisque, force de négociation,
ton directeur de campagne t'a trouvé un meeting dans la 4e ville la plus peuplée de France.
To lose.
Exactement. Bravo.
Tu vois, déjà, ça a gagné un point.
Et là, on se bat pour 4 voix.
Donc, il ne faut pas te louper.
Donc, je vais te demander de faire un discours qui commence par le gentilé,
cher, pardon, si tu es Parisien.
Alors, tout lose, c'est facile, mais il y en a d'autres, c'est plus compliqué.
Ensuite, tu vas dire, j'adore tout lose parce qu'on peut parler de tout lose.
Et ensuite, il faut dire, le véritable problème de tout lose, c'est ça.
Et moi, j'apporte telle solution.
Et enfin, s'il y a un peu public délirant, tu gagnes une voix supplémentaire.
Bien sûr.
Je t'écoute.
Chers tout lousins, chers tout lousaines, je suis très fière d'être avec vous
dans cette belle ville, la ville rose de tout lose.
Évidemment, moi, j'adore venir ici pour voir des matueux de rugby avec mes enfants.
Donc, je suis très fière et très heureuse d'être là.
L'un des problèmes majeurs, quand même, malgré tout de votre ville,
c'est l'insécurité.
Je sais que vous êtes à cran, je sais que la situation est parfois difficile.
Je sais que vous allez de plus en plus vers un vote qui est situé à l'extrême droite de désespoir.
Moi, je viens vous apporter de l'espoir avec une droite dure traditionnelle
qui remet les valeurs familiales au centre du débat public.
Je sais que ça vous parle, je sais que c'est important pour vous.
Et je suis très fière de pouvoir vous apporter tout ça.
Nous allons pouvoir, après, manger en bout ensemble à la buvette
qui a été proposée par mes adhérents.
J'espère que ça vous plaira.
Et en tout cas, voilà, nous allons passer du temps ensemble.
C'est le plus important pour faire France, pour faire famille.
C'est un peu le rêve de tous les candidats qu'on a pu voir aujourd'hui.
Un grand mythique, une salle comble des militants passionnés,
un beau discours retranscrit en direct à la télévision.
Aujourd'hui, Marie-Caroline, la candidate à la présidentielle,
a marqué beaucoup de points.
Elle a gagné cinq voix.
Voilà.
Wow, c'est chaud.
C'est chaud.
Et ensuite, ce sera donc à toi, Charlotte.
Charlotte, dis-moi, un nombre qui n'est pas 19, entre 1 et 30.
15.
15.
15.
Ton directeur de campagne a réussi à louer une petite salle à Boulogne-Biencourt.
Nickel.
Boulogne-Biencourt, c'est l'avant-dernière-ville de ma liste.
Mais au-dessus de Perpignan, quand même, voilà, tu vas te battre donc pour une voix.
Mais s'il y a une foule en délire derrière, tu vas pouvoir te battre encore plus.
Donc Boulogne-Biencourt, il va falloir dire cher,
et cher, j'adore votre ville parce que...
Et je vais résoudre vos problèmes parce que...
Vas-y.
Cher Bolognaise, cher Bolognaise.
Je mesure la chance que d'être avec vous aujourd'hui.
J'espère que Bouba nous entend et je le salue.
Parce que c'est vrai qu'un boulebi,
si tu trasses pas, tu survis pas.
Donc je sais que vos principes pales, disons,
inquiétudes relèvent de cette ville qui était autrefois
une ville très riche,
une ville où il était facile de se garer,
de pouvoir ranger correctement son SUV.
Et bien sachez que on va faire en sorte de vous retrouver de l'espace
et pas pour des trottinettes électriques,
pas pour des vélos cargo.
Non.
On va retrouver l'espace d'une véritable ville de banlieue parisienne,
Dines de Snot, où on a les moyens et on a le droit de le montrer.
Parce que dans ce pays, dans ce pays,
il y a un semblant de honte pour celles et ceux qui gagnent bien leur vie,
pour celles et ceux qui ont le courage de se lever tôt le matin
pour payer un SUV.
À quelle honte, pour ça ?
Pourquoi devrions-nous nous cacher ?
Non. Je pense qu'il faut retrouver votre dignité
et ce sera grâce à l'autorité et grâce à l'innovation.
Donc Boubbi, ensemble, allons-y.
Merci.
Tu gagnes deux voix parce qu'il y a eu un applaudissement nourri.
Ça s'est bien passé.
Merci beaucoup, même malgré les bolognayets.
C'est à toi, Fabien, donnes-moi un chiffre entre 1 et 30.
40.
Il est déjà fait ces bolognayets encore.
14, alors 14.
Et bien, ce sera Anne-Sie, ville de 128 000 habitants
que tu vas te rendre.
Donc, on va te rendre, on va te rendre,
donc, cher Anne...
Je connais pas.
Voilà. Et c'est quoi le problème d'Anne-Sie que tu vas résoudre ?
Et c'est quoi l'especteur particularité d'Anne-Sie ? Je t'écoute.
Cher Anne-Sie, sois et cher Anne-Sies.
Merci de m'accueillir aujourd'hui dans cette ville
dont je mesure l'importance.
Une ville qui a un passé qu'on connaît, un passé de gauche
et qui pourtant, et qui pourtant,
est la ville d'où nous vient notre ancien président Emmanuel Macron,
celui auquel il s'agit de succéder.
C'est aussi la ville qui nous a donnée François Ruffin.
Et est-ce qu'on est condamné à la France
qui oppose François Ruffin et Emmanuel Macron ?
Où est-ce qu'il ne s'agit pas aussi aujourd'hui
de tracer une autre voie ?
Anne-Sie peut être aussi le lieu de cela,
et c'est pour ça que je suis avec vous.
Mais quel est le problème d'Anne-Sie que tu vas résoudre ?
Le problème d'Anne-Sie, ce sont les inégalités.
Parce que je vois les quartiers.
Je vois les quartiers riches qui sont de plus en plus riches,
et je vois aussi les quartiers pauvres qui aujourd'hui sont quartiers pauvres.
Et voilà. C'est ça le problème.
Donc les inégalités, c'est ça la vraie question
que je sais aujourd'hui, et on le voit,
elle s'inscrit dans les territoires aujourd'hui à Anne-Sie.
Quelles solutions vous proposez aux inégalités ?
Eh bien, tout simplement, déjà redessiner la carte scolaire,
parce qu'il faut penser à l'école.
Et le lycée privé de Centre-Ville, on connaît aussi sa population.
On sait aussi l'État dans lequel sont les collèges
et dans lequel sont les écoles primaires à Anne-Sie,
quand ce sont celles pour les classes populaires.
Et ça, c'est le fermant de notre démocratie,
c'est le fermant de notre République que de proposer l'égalité républicaine.
Voilà pourquoi. Aujourd'hui, je voulais venir à Anne-Sie
et pourquoi je fais ce meeting-là après avoir visité cette école primaire.
Il y en a un beau public, ils applaudissent tout le temps.
Si vous le trouvez nul, il faut pas appleuser.
Je vous dis, à priori, ils te trouvent bien.
Tu gagnes un précaire à retraité.
Et enfin, Karim, à toi, tu vas me donner un nombre entre 1 et 30.
13.
13. Et bien ce sera l'image 131 000 habitants.
Que tu vas faire un discours donc cher,
l'image elle est connue évidemment, voilà.
Et c'est quoi le problème de l'image que tu vas résoudre ?
Nous t'écoutons.
Karim Mouveut !
Mais d'où que vous soyez, cher camarade !
Puisque vous êtes avant tout mes camarades,
ravidètes-vous, ravidètes parmi-vous,
pour revenir sur notre engagement principal de campagne,
celui qui est en train de crever la France.
Vous le connaissez, ce mal qui guette.
Ces mots, ils sont nombreux, les riches !
Oui, notre engagement, on l'a dit, t'accès les riches.
T'accès les riches, pourquoi ?
T'accès les riches pour redistribuer, t'accès les riches pour rendre.
Excusez-moi, je vous interrompe, c'est quoi le problème de l'image que vous allez résoudre ?
Alors...
C'est bien ce que je suis en train de vous dire, c'est que pour seuls et nous pas,
les riches sont le problème, d'accord ?
Au passage, je note que l'on me met dans le même camp
qu'un certain monsieur et vous,
en disant que l'on serait tous les deux d'une gauche,
de la même gauche, il n'y a qu'une seule gauche.
Vous l'avez bien vu d'ailleurs,
il vous a parlé d'Annesie en vous parlant de François Ruffin et d'Emmanuel Macron,
alors que les deux viennent d'Amiens.
Ils ne connaissent pas son pays !
Ah ouais, Annesie, c'est la montagne !
Il y a un festival !
Il ne connaît pas son pays, il ne vous connaît surtout pas vous,
peuple français, peuple de France,
avec qui nous allons tout faire pour taxer les riches
et le rendre au travailleur.
Ce que je voulais vous dire surtout, c'est qu'il vous a parlé d'une troisième voix.
On la connaît cette troisième voix, la troisième voix de En avant,
la troisième voix des patriotes, c'est du pareil au même.
Enfin, la parole rendue au peuple et l'argent rendue au travailleur.
Alors, c'était un très beau discours,
je te donne quand même qu'un seul précaire, pourquoi ?
Parce que bon, tu n'as pas abordé le problème de l'image,
c'est quoi le problème de l'image ?
Mais bon, c'est pas grave, même si tu as eu un discours délirant qui t'a sauvé.
Je m'adresse à ceux qui ont des casserelles de personnes ici.
Est-ce que vous voulez faire une petite intervention de télévisée
pour vous débarrasser de cette casserelle ?
Sachant, ça peut être pire,
c'est-à-dire vous pourriez obtenir une casserelle supplémentaire,
si toutefois ça se passe mal.
Oh, su, quand même, oui.
Oui, je pense qu'il faut des panquilles.
Quel chaine de télé pour t'exprimer en terrain ami ?
Moi, je pense que je dirais sur TF1.
Alors, tu passes sur TF1, on va un temps de TF1, tu es reçu, on va parler de quoi ?
Du tweet à Johnny.
Donc, tu es reçu à TF1 et on te dit, voilà,
vous voulez revenir sur quelque chose qui s'est passé à quelques temps,
et qu'est-ce qui s'est passé ?
Eh bien, vous connaissez ma passion pour l'innovation.
Vous savez que je suis très présente sur les réseaux sociaux,
bien que je suis très attentive à toutes les mots de passe,
que je fais bien attention à mettre plusieurs caractères spéciaux.
Faites attention, en vrai.
C'est la robase, c'est ça ?
Notamment, pour protéger mes comptes,
il se trouve que des intentions malveillantes,
probablement venues de l'extérieur,
je pense avoir d'où.
D'ailleurs, il est probable que ce soit de la part de l'extrême droite,
avec des haqueurs russes, qui est haqué mon compte Twitter.
Donc c'est une excitation grave ?
Pour mettre... C'est très grave, c'est très grave ce qui se passe,
et c'est pour ça que je voulais que vous soyez vigilant et vigilante,
pour mettre ce tweet qui m'a moi profondément choquée.
Heureusement, mon équipe de campagne a réagi très, très vite
et l'a supprimé avant que ça fasse du mal aux proches de notre chanteur préféré.
Il était écrit,
« Exilé fiscal, personne ne peut le regretter ».
Et ça, pour moi, c'est inacceptable.
Déjà parce que Johnny a fait un choix.
Oui, effectivement, il a décidé de partir.
Mais combien sont-ils chaque année à quitter notre pays ?
Parce qu'ils sont totalement asphyxiés par le poids
d'une fiscalité incompréhensible.
Donc vous êtes en train de dire que finalement Johnny,
enfin l'évasion fiscale, l'exil fiscal, c'est quelque chose de finalement très ordinaire.
Je peux le comprendre, parce que étant donné l'inégalité de notre système
et notamment pour les plus riches qui se retrouvent à payer beaucoup plus
que les autres pour des personnes qui coûtent, ne veulent pas travailler qui coûtent,
ne veulent pas se lever le matin qui coûtent, ne veulent pas...
Je ne sais pas.
Merci, alors je vais me retourner.
Je veux juste terminer sur quelque chose s'il vous plaît.
Il se trouve que Johnny, moi je le connais très bien,
je le connaissais, épais à son âme, il m'a invité plusieurs fois à s'imbarteler mi.
Et c'était fabuleux.
Nous avons passé des moments incroyables ensemble.
Donc jamais, jamais au grand jamais, je n'aurais pu faire ça à ses fans
et encore moins à sa famille.
Si vous croyez en la sincérité de...
de...
Charlotte.
Je vais me retourner, vous levez un jaune.
Si vous ne croyez pas, vous levez une autre couleur.
Oui, oui.
Incroyable, tu n'as plus cette casserole extraordinaire.
Et toi, est-ce que tu veux passer à la télévision?
Oui, j'aime bien, oui.
Alors tu passes sur quel chaîne?
Oh une chaîne...
France 2, un truc comme ça.
Allez, France 2...
Le 13H.
Allez, le 13H de France 2, on veut...
Le week-end, moi.
On reçoit un titre exceptionnel.
Aujourd'hui, au 13H, Fabien et vous, qui veut revenir sur un passage délicat de sa vie, on vous écoute.
Non, aussi on lit énormément, on lit énormément de choses.
Alors, j'aurais écrit un livre avec un collaborateur qui aurait eu en fait un emploi fictif
qui n'aurait pas été déclaré.
C'est ce qu'on peut lire.
C'est ce qu'on peut lire sur Mediapart.
Et c'est un journal que je trouve évidemment excellent, qui révèle énormément de choses,
et qui souvent a déclenché des actions en justice après.
Moi, je vous donne l'histoire telle qu'elle est, c'est-à-dire que ce collaborateur de la mairie
m'a été présenté par des collaborateurs de la mairie.
Je suis le maire de la plus grande ville de France.
Est-ce que vous pensez sincèrement que je m'occupe des recrutements personnellement,
que je m'occupe de qui fait quoi dans la mairie, etc.
Ce n'est évidemment pas mon poste, il y a quelqu'un qui fait ça, c'est le secrétaire général de la mairie de Paris.
Et peut-être qu'il devra en répondre, je ne sais pas.
Mais il se trouve...
Donc toi, la faute à vous, la faute au secrétaire.
Mais la justice dira ce qui est responsable.
Le fait est que moi, je n'en avais aucune idée.
C'était des séances que l'on faisait, comme ça, une après-midi de travail, d'écriture.
Je n'avais aucune idée du reste des prérogatives qui étaient en jeu.
D'accord, très bien.
Je vais retourner, si il y a une majorité de verts, tu n'auras plus la casserole.
C'est serré.
Je suis d'Altonien, donc je n'en sais rien du tout.
C'est très serré.
Non, on va dire que tu l'as encore.
C'est pas un franco, c'est pas Franck.
C'est pas Franck.
C'est le moment du débat.
Je vais laisser la place à un journaliste appelé Léo Salami,
qui va vous introduire le sujet du débat dans ce débat.
Ce débat est très important, parce qu'il y a 4 voix qui vont être en jeu.
Le vote du chat Twitch va peser, et le thème, c'est l'immigration.
Nickel.
On rappelle que l'alcool est à consommer avec modération.
Bonsoir.
Bonsoir, je suis donc Léo Salami, journaliste en journalisme,
et expert en expertise.
Et c'est moi qui vais introduire vos débats sur tous les sujets.
Je peux le faire sur tous les sujets.
Et pour parler de l'immigration, je vais vous donner un panorama des arguments
qu'on entend pour et qu'on entend contre dans le débat,
et ensuite je vous laisserai débattre.
L'immigration est au coeur du débat politique français depuis des années.
On a des arguments en faveur de l'immigration,
notamment un argument économique.
Les immigrés contribuent à l'économie en comblant les postes dans les secteurs
en pénurie de main-d'œuvre, en payant des impôts,
et en stimulant la demande de bien et de service.
On a aussi des arguments en faveur de l'immigration de nature démographique
face au vieillissement de la population.
L'immigration peut aider à maintenir la population active
et soutenir le système de retraite.
On a aussi un argument culturel.
L'immigration enrichit la diversité culturelle,
favorisant l'ouverture, l'innovation et le dynamisme dans la société.
Et enfin, on a des arguments de type humanitaire.
Offrir un refuge aux personnes qui fuient la guerre, la persécution ou la pauvreté,
c'est quelque chose de conforme au valeur de solidarité
et d'engagement internationaux de la France.
Voilà pour les arguments pour l'immigration.
Maintenant, il y a des arguments contre l'immigration.
Des arguments de type social.
Certains perçoivent l'immigration comme une source de concurrence
pour des ressources limitées telles que l'emploi, le logement ou les services publics.
Des arguments de type intégration.
Des inquiétudes sur les difficultés d'intégration des immigrés
peuvent alimenter des craintes d'une fragmentation sociale
ou d'un choc des cultures.
Des arguments de type sécuritaire.
Des préoccupations sont soulevées quant à la possibilité que l'immigration
puisse augmenter la criminalité et le risque d'attentat.
Et enfin, des arguments contre l'immigration.
Autour de l'identité nationale, certains craignent que l'immigration massive
ne menace l'identité culturelle et les valeurs traditionnelles de la France.
Voilà pour ce parcours des différents arguments.
Je vous laisse débattre.
Merci beaucoup, Léo.
Voilà comment ça va se passer.
Vous allez tous parler dans un ordre qui était pris au hasard.
Vous allez voir, il est pertinent.
Et à la suite de votre première prise de parole,
on va lancer un sondage sur le chat.
Comme ça, il n'y a pas de réflexion.
Écoutez bien le chat avant de dire je boite pour cette personne.
Vous aussi d'ailleurs.
Et ensuite, il y aura un deuxième passage
dans lequel vous pourrez répondre à des gens en disant
je ne suis pas d'accord.
Vous vous respectez, on n'est pas sur c'est news.
Vous ne vous interrompez pas, vous ne coupez pas la parole.
Par contre, vous pouvez faire une petite remarque de temps en temps.
Vous allez droit au trait d'humour.
Et c'est toi, Marie-Ca...
Le pop-pop-pop Charlotte qui va...
Non, Marie-Caroline qui va commencer.
Je vais y arriver.
Bien voyons, sur l'immigration.
Tu peux rien, c'était pris au hasard.
C'est pas facile.
En plus, la première fois que tu fais un jeu de rôle,
comme ça, t'aurais fait le pire tout de suite.
Et parti.
Moi, je veux soigner la famille française,
la France, d'un mal qui l'arrange.
Le hoquisme.
Aujourd'hui, nous avons des camarades de gauche
qui sont prêts à accueillir tout le monde.
C'est ce qu'ils nous disent. Abolition des frontières.
C'est ce qu'on entend à l'extrême-gauche.
Moi, ce qui m'intéresse, c'est de savoir
comment est-ce qu'on a grandi la famille française,
comment est-ce qu'on accueille les personnes
qui souhaitent rentrer dans cette famille.
Moi, je suis prête à agrandir la famille,
mais il faut encore que les gens le souhaitent.
Donc c'est là... En tout cas, le...
L'enjeu majeur, je trouve, de cette question de l'immigration,
c'est comment est-ce qu'on fait
pour que les gens aient envie de rejoindre la France
et d'y adhérer.
Et je pense que les valeurs familiales
avec lesquelles on peut se retrouver
pourraient plaire aux personnes issues de l'immigration
qui sont aujourd'hui dans les territoires français.
Ce que j'entends par là, c'est que, moi, j'ai une famille,
ces personnes-là ont une famille.
Comment nous pouvons faire famille ensemble ?
Donc, ce que vous êtes en train de dire, c'est
d'accéler les valeurs de la France par sa communication,
par exemple, sur la famille.
Et ça résoudra des problèmes liés à l'immigration.
Je pense que tout le monde souhaite avoir une famille,
encore plus en France, vu le beau pays que nous avons.
Merci.
Ce sera ensuite à Fabien, qui va donner son avis
sur l'immigration. Est-ce qu'il y a un problème
sur l'immigration selon vous en France ou pas ?
Moi, je voudrais déjà...
Si il y a un problème, quelle solution vous l'apportez ?
Je voudrais déjà donner mon avis sur le choix
de ce thème de débat.
En effet, beaucoup de cherche à déchirer les Français.
Et c'est pas très dur en ce moment, je vois,
qu'il y a une espèce de fièvre identitaire,
une tenaille dans laquelle on est prise.
Alors les injous, les juifs contre les musulmans,
les musulmans contre les juifs, les noirs contre les blancs,
les blancs contre les noirs.
La France, c'est pas une série de réunions non mixtes.
La France, c'est la République. On est tous ensemble.
Et j'ai envie de réhabiliter un mot
qu'on a ringardisé. Et c'est honteux,
parce que la France, au fond, c'est ça.
La République, au fond, c'est ça.
Je voudrais réhabiliter la notion de vivre ensemble.
Mais bien sûr, mais vous riez.
Je... J'ai vu venir.
Mais évidemment, parce que l'extrême-droite,
très souvent, on va retourner en ridicule des choses
qui, pourtant, ont fait notre force.
C'est-à-dire, par exemple, les chances pour la France.
On entend ça. Ah, tiens, l'immigration,
ce serait pas une chance pour la France.
Bien sûr que si, bien sûr que si,
d'un point de vue démographique, par exemple.
En effet, qu'est-ce qu'on fait ?
Qu'est-ce qu'on fait si ce n'est restreint de le droit à l'avortement ?
C'est comme ça qu'on va lutter contre le problème
de la démographie dans ce pays.
Je sais qu'il y a une de mes débateuses en face
qui pensent à ce genre de solution.
Permettez-moi juste une question.
Vous voulez établir le vivre ensemble, mais concrètement,
c'est que vous, vous êtes...
La République, la République, la République.
Mais...
Vous voulez passer une loi ?
Mais la République, c'est l'école, la République, c'est le service public.
La République, ce sont des services publics qui fonctionnent,
des hôpitaux qui fonctionnent.
Il faut reparler aussi d'un autre beau mot
qu'on n'entend plus dans le débat public.
Le mot d'égalité.
Bien sûr, l'égalité.
Certes, mais qu'est-ce que vous voulez faire concrètement ?
Est-ce que vous voulez perpasser une loi ?
Est-ce que vous voulez prendre une décision, changer...
Et non, bien sûr que non.
Il y a une loi spécifique pour l'immigration.
Il y a déjà des lois, beaucoup de lois.
Donc, il y a pas de problème, et vous voulez juste vous défrouer.
Non, il y a pas de problème.
Très bien, mais écoutez, au moins, ça devrait être clair.
Je me tourne vers...
Je vais y arriver.
Charlotte, c'est parti.
Charlotte, dis-moi.
Bien.
Moi, je pars du constat qu'aujourd'hui, dans notre pays,
il y a ceux qui travaillent
et ceux qui rapinent.
Vous !
Partant de ce constat...
Oh, bon...
Vous avez la rêve.
Il me semble assez fondamental
de rééquilibrer les flux migratoires.
Pour ce faire, j'aimerais proposer
deux mesures fortes
qui seront au coeur même
de mon programme sur les questions migratoires.
D'une part,
organiser la réimmigration
de nos exilés fiscaux.
Car oui,
ces Français qui ont travaillé
pour le bien de leur famille, de leur personne,
mais aussi de la France,
il faut qu'elles se sentent bienvenues chez nous.
Et à cause du poids fiscal
qu'il est zespixi,
elles sont obligées de partir.
Donc moi, je souhaiterais
et je prends cet engagement ce soir devant vous,
organiser leur retour.
Parce que c'est une richesse pour notre pays.
Comment ?
Alors, pour ce faire,
j'en ai discuté avec mon prochain ministre de l'Economie.
Nous allons organiser, bien entendu,
une grande loi pour supprimer
les niches fiscales injustes
dont bénéficient aujourd'hui les pauvres.
Oui.
Oui, nous allons faire ça.
Donc les rééquilibres,
les rééquilibres des flux migratoires
par la fiscalité originales.
Tout à fait.
Et ça permettra d'asseigner nos comptes publics
et de respecter les règles du traité de Maastricht.
Très bien.
Et on va en marquer avec ce discours.
Il y a une deuxième mesure,
puisque j'ai promis deux mesures fortes,
organiser notre souveraineté démographique.
C'est-à-dire permettre aux femmes
d'être mère dans les meilleures conditions.
Elles me volent mon programme et vous ne dites rien.
Vous ne dites rien.
Vous ne dites rien.
J'organiserai pour cela toutes les mesures
en faveur de la fécondité des Françaises.
Nous ferons tout pour pouvoir donner à nouveau à la France
des bébés et des bébés français.
Vous présidentes, Johnny serait revenu en France ?
Oui.
Et il ne serait pas pas.
Et je me demande vers Karim.
C'est trop dur.
L'immigration, est-ce que vous avez quelque chose à dire dessus ?
Je suis déjà ravi de voir qu'on a encore une fois la preuve après
cette coalition entre la majorité présidentielle et l'extrême droite
sur la loi Asile Immigration.
Il y a quelques mois, on peut le voir encore une fois.
Ils se battent parce qu'ils défendent le même projet.
C'est vous, vous êtes les mêmes, les extrêmes, les mêmes.
Quand vous dites ils vous êtes, vous parlez de qui ?
Des Noirs et des Arabes, ceux qui le pointent toujours du doigt.
Ces mêmes Noirs et Arabes qui sont venus pour reconstruire la France.
Ces mêmes Noirs et Arabes qui sont aujourd'hui en train de prendre tous les postes
que les autres ne veulent pas prendre.
Et j'ai envie de vous dire aujourd'hui qu'est-ce que c'est qu'être français ?
Est-ce qu'être français c'est avoir des papiers français ?
Ou c'est se sentir français ?
Être français, c'est monsieur et vous, c'est toi, plus moi, plus ceux,
plus tous ceux qui le veulent, plus lui, plus celles et tous ceux qui sont seuls.
Allez, venez et entrez dans la danse, allez, venez.
Merci, je n'ai pas fini.
Je n'ai pas fini.
Je n'ai pas fini.
Donc l'ouverture des frontières ?
Je veux pointer plusieurs choses.
La première chose, c'est que oui, nous devons accueillir.
C'est notre rôle traditionnel, celui de la France d'accueillir,
mais nous accueillons mal.
Donc deux propositions.
Trois propositions.
Enfin des propositions.
Trois propositions.
Un, abolissons Franthex,
Franthès qui n'est qu'une pure arnaque pour tuer aujourd'hui des migrants en pleine mer.
Deuxième proposition, 5 milliards sur la table pour améliorer l'accueil
de nos réfugiés en France et enfin la régularisation de tous les travailleurs sans papier.
Ok.
J'avais dit 5 milliards ou 5 milliards ?
5 milliards.
Très bien.
Je retourne vers Marie-Caroline.
Marie-Caroline, est-ce que vous voulez réagir à un de vos intervenants ?
Un de vos concursants, finalement ?
En fait, moi, ce que je vois, c'est qu'il n'y a pas les vraies questions qui sont posées,
qui sont les valeurs de la France.
On fait de la démagogie.
On ne pose pas...
Bon, on balance 5 milliards.
Voilà.
Il y a des questions économiques qui sont à demi mot abordées.
Les évadés fiscaux.
Quel est le rapport avec l'immigration ?
Je ne vois toujours pas aucune cohérence dans cette majorité.
Moi, le problème, encore une fois, c'est...
Vous avez pourtant voté notre budget.
Qui sont les personnes issues de l'immigration aujourd'hui ?
Qui sont les immigrissés ?
C'est ce sujet-là pour moi qui est majeur.
Et comment est-ce qu'on les fait adhérer au projet français ?
Je suis d'accord avec vous, qui a des gens qui travaillent aujourd'hui pour la France
et qu'on pourrait régulariser,
mais je ne suis pas forcément d'accord d'ouvrir les portes à tout.
Qui travaille et qui mérite aujourd'hui d'être régularisée ?
C'est ça, la question.
Vous, président, vous voulez identifier, finalement, les gens
et accepter ou refuser les gens selon quel critère ?
Les critères, ils sont à donner aux préfectures
avec un travail de terrain qui me fait de manière magnifique par nos préfets.
Nous le faisons déjà.
Qui est déjà fait, mais qui faut renforcer.
Parce qu'aujourd'hui, on a des gens qui ont des OQTF
et qui ne quittent pas le territoire.
Donc au bout d'un moment, il faut prendre aussi ses responsabilités.
Les critères, ils doivent être ajustés de manière beaucoup plus crédible
et il faut respecter la loi.
Aujourd'hui, ce n'est pas le cas parce qu'il n'y a pas de moyens qui sont mis.
Très bien.
En fait, je me suis tourné vers Marie-Caolin, mais qui veut réagir ?
Je veux bien réagir, s'il vous plaît.
Ce sera votre deuxième et dernière réaction.
La régie, les chats, le vote que vous voulez.
Moi, ce qui me met hors de moi maintenant,
c'est de constater que les autres candidats n'ont aucune notion de gouverner.
Ils sont incapables.
On voit bien qu'ils sont dans des utopies, des fortes décies.
Mais oui, bien sûr.
Bon, vous avez vu comment vous l'avez dirigé.
Alors tout le monde se plaint.
Et après, c'est vers l'état qu'on se retourne.
Bien sûr.
Tout ce qu'on constate, c'est que quand il y en a un qui parle de 100 milliards d'euros,
mais où va-t-on chercher l'argent ?
Chez de rien d'autre.
Quand tu en es...
Laissez ce pauvre homme encore tout chaud.
Oh la bordeur celle-ci.
Ça va.
Qu'est-ce qu'on voit bien ?
L'argent, le posture.
On voit bien. Laissez-moi s'il vous plaît.
C'est un supportable.
C'est un supportable. Déjà, on voit très bien que...
L'extrême droite...
Pardon, au haut-extrême gauche.
Je vois la même chose.
On voit très bien que de toute façon, ils sont dans des logiques d'obsession,
des choses qui ne sont à peine chiffrables.
Enfin, vraiment, je aimerais bien voir la gueule de votre budget,
parce que je m'inquiète.
On voit qu'à l'extrême droite...
Vous êtes bien mal placé, parce que vous, votre budget en liquide,
pour cet appartement payé en cash,
et vous venez d'où noder des leçons de budget.
Est-ce que je peux continuer à parler, monsieur ?
Oui, mais pas trop longtemps, parce qu'il va falloir qu'on abrète.
Merci, mais s'il ne cesse de me couper la parole,
comment fait-on le décompte, correctement ?
Allons-y, allons-y.
Voilà. Là où je voulais en venir, c'est que...
Il y a de l'obsession à droite comme à gauche.
Et moi, est-ce que je cherche à remettre des obsessions idéologiques ?
Voilà, c'est ça que je voulais dire.
Moi, j'essaie de remettre du pragmatisme dans notre logique de gouvernée.
Il faut que l'on soit en capacité.
Nous ne pouvons plus mentir aux Français et aux Français.
Il faut leur montrer que nous, nous sommes en capacité de gouvernée,
que les autres proposent des choses qui ne sont pas tenables,
ni pour les Français, ni pour celles et ceux qui cherchent à venir en France.
C'est des mensonges que nous pouvons accueillir toute la misère du monde.
C'est des mensonges que vous devez dire que nous pouvons totalement fermer les flux migratoires.
Ça n'a pas de sens.
Donc, faisons en sorte d'être réalistes et de faire les choses correctement.
Par ailleurs, je vois très bien que la candidat d'extrême droite essaie de reprendre
notre bilan, c'est-à-dire qu'elle parle des préfectures qui ont des critères.
Nous les avons mis en place.
Seule roi d'être d'accord.
On ne peut rien faire. Non, nous ne sommes pas d'accord.
On peut d'accord de se faire voler nos propositions et notre travail.
Fabien, il voulait réagir. Fabien.
Oui, non, mais évidemment, là, on voit bien que ce débat lui-même,
il y a un charri tout un tas d'excès, d'emportement.
Alors moi, j'aime beaucoup les accents tribuniciens de mon camarade.
Evidemment, ça me parle. Bien sûr.
Et vous n'est pas un camarade.
Bien sûr. Bien sûr.
Pour ce qui est de front-exe, par exemple, on a quand même des accords avec nos partenaires européens
et il est évident que les problèmes de migration ne sont pas des problèmes qu'on peut gérer
de manière nationale.
Oui, c'est évidemment qu'il faut s'entendre avec nos partenaires européens.
Mais pas de cas que vous ne l'avez pas écrites.
Notamment parce que c'est comme ça qu'on pourra faire un accueil digne
pour ceux que nous allons accueillir.
Et après, pour ce qui est du montant de l'accueil, en effet, il faudrait améliorer les conditions d'accueil.
Vous l'avez chiffré dans votre livre.
Vous n'avez pas écrit votre livre.
C'est bon ? Vous avez fini votre numéro ?
Bon. Et j'aimerais revenir.
Non, mais j'aimerais revenir au fait qu'en effet, ces débats nous divisent.
Et plutôt que de chercher qui on est, qui ne les racine, les couleurs.
Regardez les couleurs des peaux des gens.
La question, c'est où on va ? Qu'est-ce qu'on construit ?
Il faut regarder de l'avant.
Et qu'est-ce qu'on construit ? Qu'est-ce qu'on veut construire ?
On a la transition écologique.
Et là, la transition écologique, les changements climatiques,
ne regardent pas la couleur de peaux des gens.
C'est tout le monde, tous ensemble.
Il faut se retrousser les manches et arrêter aussi de se dresser les uns contre les autres.
C'est magnifique. Merci, Écarim.
Sous les adobres, applaudissements pour Fabien, oui, les amis ?
Applaudissements timides, quand même.
C'est juste de leur appeler.
Qu'est-ce qui se passe là autour de la table ?
On a la bataille à qui sera le plus facho à ma gauche.
Alors, je ne vous permets pas.
On a la bataille de oui, mais on va prendre des petites mesures réttes,
et puis on va payer nos copains européens, etc.
Vous savez qu'est-ce que vous dites tombe sous le coup de la loi ?
Voilà. Vous voulez porter plainte ? Je pense, oui.
D'accord.
On se retrouvera donc au tribunal.
J'ai de la plainte pour apologie du terrorisme sur le domaine, heureusement.
Tout ça pour vous dire, on est en train de parler d'immigration,
alors qu'en réalité, on doit juste respecter la tradition française qui est celle de l'accueil.
Vous parlez de tradition française ?
Je vous plaît, Charlotte.
C'est un supportable, ça.
Un soude, vous le plaignez, d'être coupé.
Mais c'est pour ça que je le fais.
Mais nous parlons d'immigration.
Alors que l'on se trompe de débats, on est encore en train de crever la dalle.
Plus au 15 du mois, comme on disait, mais au 5 du mois.
Notre planète est en train de crever.
Regardez ce qu'on va léguer à la jeunesse.
Je rappelle que mon livre, pour les jeunesses, par les jeunesses,
est disponible aux études Somaelik déléguées.
Merci.
Un débat sur l'immigration, on n'a pas beaucoup parlé d'immigration.
Je vais me retourner, vous allez lever la couleur de la personne que vous a le plus convaincu.
S'il vous plaît.
Eh bien, Charlotte a répondu.
Alors, il se trouve que le chat, le chat Twitch, a plébiscité de peu.
Karim, qui gagne 4 voix.
Et Charlotte gagne non seulement 2 voix pour le vote du public,
mais en plus, elle a le droit de prendre une voix à Fabien pour pouvoir glisser son histoire de...
Ah !
La voix de la couleur que tu veux.
Moi, je choisis la couleur.
Vous ne savez pas que je choisis, oui.
Non, c'est moi.
Non, il a dit que c'est moi.
Je vais te donner des retraités.
Ouais, ouais, vas-y.
Non, j'en ai pas beaucoup.
De precoeur là.
Non.
C'est quoi noir ?
C'est les bobos.
Oui, c'est bien ça.
C'est les miens, les bobos.
Ok.
Très, pour dire, retraités, alors.
Allez, c'est parti.
Et nous repartons sur la campagne présidentielle de Sare-et-Jamais.
Je me tourne vers Marie-Caroline.
Et je te demande un nombre entre 1 et 60.
Sare-et-Jamais