#144 - On parle musique avec Benjamin RIBOLET ! 1/2 (INTERVIEW)

Durée: 76m44s

Date de sortie: 17/05/2024

#144 - On parle musique avec Benjamin RIBOLET ! 1/2 (INTERVIEW) by Puissance Parcs

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Eh bien bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Puissance Park
dans le studio, comme d'habitude ici avec Valentin Coucouval.
Bonjour.
Il y a quelqu'un d'autre là à côté de toi sur la caméra de ce sujet.
Qui est-ce que vous, très cher, vous êtes entrés ? Il y a de la lumière.
La porte était ouverte, je me suis dit un tournage, c'est intéressant.
T'as entendu du son qui plaisait ?
Voilà, pourquoi pas, de la musique, je ne sais pas.
Eh bien voilà, vous l'avez reconnu certainement.
Vous n'avez pas vu ?
On ne l'a jamais vu.
Non, mais appartient maintenant, vous allez le reconnaître pour le coup.
Puisqu'on a en compagnie de Benjamin Rivollet.
Bonjour à toi.
Bonjour à tous les deux.
Merci de me recevoir.
Le plus compliqué maintenant, ça va être d'arriver à lutter contre la digestion des
sushis.
Alors Benjamin Rivollet, tu es compositeur.
C'est ça.
Tu as fait notamment de chouettes compositions pour le Parc Castex, donc le Festival Toutatis.
Entre autres.
Pour Ménir Express aussi.
Non, pour Attention Ménir.
Attention Ménir.
Rien à voir.
Et aussi pour Futuroscope avec sa sœur de tournage, éteint Sel, on a Wally B.
Benjamin avec Konda.
Exactement.
Entre autres, comme tu lui dis.
C'est ça.
Donc on va te poser plein de questions en fait de savoir un peu ton parcours.
Comment on est arrivé à faire de la composition pour des parcs d'attraction.
Et puis nous expliquer un peu tout le processus qui est derrière.
Et puis on va commencer déjà par ton rapport au parc d'attraction.
Donc tu nous as dit...
Il nous a fait chaud traditionnel.

On en a déjà un peu parlé.
Le cas qu'on pose quand même pour aujourd'hui, ce qui est l'une des costeurs les plus
intenses de France.
Vous tout êtes bien bien entendu qu'on va lui faire passer son précho.
Même si on a déjà un petit peu parlé.
Donc je sais que tu n'as pas fait trop de parcs non plus.
Mais est-ce que tu peux déjà nous donner ton attraction favorite parmi celles que tu as testées ?
Alors parmi celles que j'ai testées.
On ne va pas demander ton attraction préférée.
Tu peux nous donner justement.
Si on a que tu aimerais faire.
Oui évidemment.
Alors je suis encore un nubi.
Comme on en a déjà parlé.
C'est peut-être surprenant.
Mais moi ça fait donc que 5 ans que je bosse pour des parcs d'attraction.
Et donc ça fait 5 ans que je découvre l'univers des parcs d'attraction.
Et l'univers des fans aussi de parcs d'attraction qui est juste incroyable.
Honnêtement, je ne savais pas qu'il y avait autant de spécialistes.
La première fois que tu as vu les fans tu dis « qu'est-ce que c'est quoi ? »
Mais c'est surtout que j'avais même pas eu conscience.
Parce que la première fois que j'ai vu les fans c'était pour l'inauguration d'attention ménière.
Et donc le premier rapport que j'ai eu avec un fan de parcs c'était ODB.
Qui m'a fait une interview à l'improviste à la sortie de la projection.
Et voilà.
Et en fait, je ne savais vraiment pas qu'il y avait autant de fans.
Donc j'ai fait une énorme parenthèse.
Mais pour revenir à l'attraction que j'aimerais faire en tout cas.
Vu que je suis un Ooby, je suis encore en formation sur les costeurs.
Parce que j'ai très peur de la hauteur.
J'ai un peu le vertige.
Tim Hauter en les amis.
Voilà.
Donc je n'en ai pas fait beaucoup.
Mais j'ai fait une promesse à deux concepteurs.
Qui sont Julien Simon et Mathieu Gallus.
C'est de Raïdée Toutatis.
Que je n'ai pas encore Raïdée.
Et voilà.
Petit à petit et tape par étape.
Je m'habitue aux sensations.
Mais c'est normal parce que Toutatis, il n'est pas à la portée.
Là on a vu la vidéo de Maxxay Carlito où les mecs ont un chien de sang.
Non mais justement, je ne vais pas aller digresser trop longtemps là dessus.
Attention ça va prendre une heure.
Mais c'est vrai que malheureusement une vidéo comme celle-ci.
Je ne sais pas si elle sert bien les intérêts du parc.
Mais bon, on en reparlera à certains moments là.
Il vous croit que ce soit.
Mais du coup, tout à fait Toutatis, c'est une réaction qui est assez minoriaire exigeante.
Déjà vis-à-vis des gens.
Donc quand tu n'es pas de ce monde là.
Tant que tu ne cherches pas encore ce genre de trucs.
Montez tout de suite à bord de Toutatis.
Il a des arguments très attrayants visuellement.
Mais il n'est pas à mettre entre toutes les mains.
Nécessairement en attendant ça l'oublie.
Mais c'est vrai.
Donc je comprends.
Mais c'est surtout que par contre j'adore regarder des on-rides.
Donc les premières fois où j'ai pu voir le on-ride de Toutatis,
je me suis dit, wow, c'est génial.
J'ai trop envie de le faire.
Et après arriver dans la gare,
en même juste pour travailler,
à voir la flèche à 50 mètres de haut,
je me suis dit, je ne sais pas si je suis prêt.
Mais bien sûr, c'est pas en train de cacher.
C'est triste quand même parce que tu as composé toute la musique.
Tu t'es imprégné vraiment de l'ambiance du land, tout ça.
Tu as fait énormément de recherches pour ne pas faire l'attraction phare.
La grosse nouveauté.
Oui, mais je vais la faire.
Oui, on ne le sait pas encore quand.
C'est encore une fois, c'est une chose différente.
Rappel-toi à Steve Bramson sur Space Mountain de la Terre à la Lune.
Le mec, il n'aimait pas particulièrement les costeurs.
Il s'est tapé combien de tours pour arriver à synchroniser la musique.
Il n'a pas eu le choix parce qu'il avait de l'audio embarqué.
Soit c'est ta chance.
Oui, c'est pas à bord de l'audio.
Tu n'as pas eu de l'audio à l'instant.
J'avoue, oui.
Mais en tout cas, oui, voilà.
Donc je me prépare parce que je suis un anxieux aussi de base.
Donc c'est vrai que j'imagine comment je pourrais réagir la tête en bas
ou en appesanteur au moment où on va en arrière sur la flèche et tout ça.
Greg n'a pas aimé la flèche.
Très con, mais la flèche, tu as le droit de fermer les yeux.
Pas de problème, ça aide beaucoup.
Oui, en plus, tu aurais dû la faire pendant que c'était encore chantier
quand il y avait des tests parce que personne ne t'aurait jugé si tu avais hurlé.
J'aurais pu.
La faire, on m'a proposé, mais j'ai dit non.
Les risques, c'est que les tests parfois, là, tu te dis,
bon, allez, je le fais en catimini et là,
tel mec qui règle les LSM, il se dit, bon, je vais peut-être
être un peu lourd sur la prog, là, tu vas bien en haut de la flèche.
Ça marche pas comme ça.
Heureusement, ça serait drôle.
J'en sais de la suivante.
On fait le tour d'eux.
Bah déjà, là, tu nous as dit celle que tu aimerais faire,
mais parmi celles que tu as faites,
est-ce qu'il y en a une qui t'a marqué spécifiquement?
Bah, en tout cas, celle qui me donne le plus de sensations
et où maintenant je suis vraiment OK avec et j'ai envie de la refaire,
c'est la trace du aura.
OK, on commence petit.
Oui, t'inquiète, 30 mètres déjà, mineur.
Oui, tout à fait.
Quand je fais pas le rigolo quand je suis en haut du lift,
mais bon, mais voilà, très, très bonne sensation.
J'étais il y a deux semaines, la toute première fois que je l'ai faite,
il y a cinq ans, j'étais à moitié bien en sortant quand même.
Et là, aucun problème.
Donc voilà, j'ai hâte de dire tourner et surtout de passer encore un step supplémentaire.
On va te mettre à bord de Kingdacal, la plus hausse du monde,
actuelle et puis ça bat à partir de là, tu pourras tout faire.
Ça calme.
Ça dure 20 secondes.
Mais mais c'est intense.
C'est les 20 secondes les plus intense de ta vie.
Par contre, ça, c'est le problème des grecs tempérés.
Et bien, du coup, alors, on va faire un twist quand même,
parce que c'est vrai que tu bosses énormément avec la CBA au niveau des parcs de réaction,
même si on en reparlera de tout à l'heure, peut-être un des trucs,
un des premiers trucs que tu as fait pour les parcs, apparemment,
c'est plutôt avec le plus du fou et MC, mais je me trompe, peut-être.
Alors.
C'est pas exactement pour le parc que j'ai fait ça.
C'était pour MC.
Oui, effectivement.
Mais on en reparlera tout à l'heure.
Mais du coup, l'heure actuelle des parcs d'attraction que tu as pu visiter,
il n'y en a pas nécessairement énormément,
mais lequel t'as peut-être laissé un côté de vas-y,
j'ai trop envie d'y retourner comme ça, juste,
mais vraiment en mode visiteur pur.
Tu n'étais pas obligé de faire de la promo pour la CBA.
Oui, mais c'est compliqué parce que les parcs que je connais plus,
c'est donc ceux de la CBA et ceux pour lesquels j'ai travaillé.
Donc, c'est vrai que naturellement, en tête,
je mettrai le parc Astérix et le Futuroscope.
Le parc Astérix étant presque mon home parc,
puisque c'est celui dont je suis le plus proche géographiquement,
par rapport à là où j'habite, en région parisienne.
C'est vrai que le Futuroscope, la première fois que j'y suis allé,
c'était pendant le mixage de chasseurs de tournades.
Donc là, j'ai découvert le parc.
Je dis, waouh, c'est hyper aéré, hyper spacieux.
J'aime beaucoup cet endroit aussi.
Donc voilà, après.
Parmi les premiers parcs que j'ai pu visiter,
je sais que c'est peut-être une question qui arrive.
Mais on va voir, vas-y.
On va voir si c'était bon ou pas, à vider le truc.
C'est celui dans lequel j'aimerais bien retourner quand même,
parce que ça fait 35 ans, j'y suis pas allé.
C'est le premier parc dans lequel je suis allé avec mes parents.
Mon frère était même pané encore.
C'était le Pal.
Ce que je suis originaire de Sonéloir.
Donc le Pal, c'est dans l'I.
Donc c'est vraiment...
Voilà, c'est pas très loin de là où j'ai grandi.
Et puis, je suis très curieux de retourner à Disney,
parce que c'est le premier très grand parc.
On va dire que j'ai pu visiter quand j'avais peut-être 9, 10 ans.
Donc j'aimais même pas encore vu les studios.
Alors du coup, personne n'a vu les studios pour l'instant.
Ne visite pas les studios, parce qu'il y a des palissades partout.
Ils sont en train de faire.
Et moi encore, un pote à moi qui appelle ça Wall Street en ce moment,
pour une raison évidente.
Surtout pour les murs.
En plus, il sera accessoirement des deux parcs que tu as cité,
le Pal et Disney Land.
Au moins, le Pal y a des nouveautés.
Tu vois.
Parce que là, effectivement, cette année,
ne serait-ce que le Pal, les inaugures, leur nouveau Watercuster Mac.
C'est parfait.
Ils ont une sière d'exploration.
Voilà, ils ont aussi Yukon Quad, qui est une excellente
montagne ruse familiale.
C'est super sympa.
Tu risques d'être.
Et une deuxième partie qui envoie bien, c'est très sympa.
Ils ont aussi le Twist, qui est un spinning de chez nos amis de Mac.
Et qui a alors le Twist, c'est un clone en réalité.
C'est une montagne ruse qui a été dupliquée, qui a été créée aussi à l'origine
pour Toverland et qui, cette version-là, a de l'eau dû embarquer.
La version du Twist n'en a pas.
Mais la vanne qu'on a entre nous, c'est qu'on se prend avec un casque
à bord du Twist pour avoir l'eau dû d'un autre.
Mais en tout cas, le Pal, c'est un très, très bon parc.
Oui, effectivement.
Donc on enchaîne avec la question suivante si tu veux.
Alors tu nous as dit qu'effectivement, tu as quand même une certaine peur
de la hauteur des montagnes ruses.
Mais par contre, ça te fascine quand même.
Donc tu as envie de les faire.
Mais est-ce qu'il y a des attractions que tu as testées,
que tu n'aimes pas peut-être des modèles, tu sais,
fourrin qui tourne, qui donne un peu le gerbouillon ou une mauvaise expérience.
Et j'abotron 3000.
Pour mes expériences que tu as eu tout à l'heure, tu disais Tonnerre de Zeus
parce que ça lui voit pas mal.
Oui, oui, mais en même temps, ce n'est pas une mauvaise attraction.
Je suis très content de l'avoir faite.
Mais c'est vrai qu'en 2019, après l'inauguration d'attention ménire,
je suis allé en visite au parc asterique avec des amis
juste une journée comme ça où je ne travaillais pas.
Et donc ils m'ont embarqué dans Tonnerre de Zeus.
Donc au départ, j'étais quand même pas super chaud pour y aller.
Et je me suis dit après tout, voilà, je me laisse embarquer parce que sinon,
voilà, je tente.
Et c'était vraiment très dur.
Oui, mais donc...
La même pour nous, c'est dur.
Alors pour toi.
Disons que je pense que sur la minute 30 de ride, les 45 premières secondes,
j'ai fait que hurler.
Je pense que ni mes amis, ni mes copines m'ont entendu hurler comme ça un jour.
Et donc là, j'ai perdu ma voix au bout de 45 secondes.
Merde.
Ça va, il est propositaire, pas chanteur.
Donc c'est pas très grave.
Et après, j'ai subi toute la fin en disant, mais quand est-ce que ça s'arrête, pitié ?
En même temps, oui, Tonnerre, il n'est pas tendre du tout.
Mais plus maintenant.
Il y a pire.
Il y a pire.
Mais bon, il y a mieux aussi.
Et du coup, j'enchaîne peut-être sur la suivante.
Même si ça me paraît compliqué, est-ce que tu aurais une attraction qu'on appelle
nous plaisir coupable ?
En fait, ça veut dire que c'est un truc que tu as vu peut-être pas de serment
celle qu'on a fait, mais une attraction au-delà de tout le tête.
Il se donnait parler où tu as vraiment le côté du petit challenge, puis la promesse.
Tu n'as pas le choix.
C'est au pied du mur.
Enfin, la flèche.
C'est ça.
Mais du coup, est-ce que tu as peut-être une attraction parmi celles que tu as vues
puisque tu regardes des onrées, etc.
Un truc peut-être qui tente un type d'araction que tu dis, tiens, ça, je pourrais peut-être
bien aimer ce genre de truc.
Ou aussi, du fait que les gens vont dire, non, mais ça, c'est nul.
C'est pour les gamins ou qui est vraiment kitsch, mais que toi, tu as une tendresse
particulière.
J'ai découvert cœur et saban parce que c'est pareil.
J'avais peur de la hauteur et je pensais pas que j'allais aimer autant.
C'est désolé pour les fans de Rollercoaster.
Vraiment, c'est le Voldy Carr.
C'est encore le Parc Astérix.
Merde.
Mais oui, mais en même temps, c'est ce que je connais le plus.
Mais non, mais non.
On tient à préciser, c'est pas une opéne de la CDA.
Mais non, pas du tout.
Ils ne sont pas au courant dû.
D'ailleurs, on dit CDA depuis le début.
CDA, c'est Compagnie des Alpes.
Du coup, oui, c'est le groupe qui tient parc Astérix, Wallibi, etc.
Donc voilà.
Donc c'est là-bas que vous pouvez entendre beaucoup de choses que Benjamin a composé.
Mais pas que.
Parce pas que des interactions.
On va en parler.
Oui.
Mais du coup, OK.
Donc du coup, Voldy Carr.
Ouais, franchement, en sortant, je me suis dit, j'ai trop envie d'y retourner.
Bon, la journée devait continuer.
Donc je ne l'ai pas refaites, mais je pense que celle-là, je peux l'enchaîner sans problème.
OK.
Non, mais pas de soucis.
T'inquiète pas, il n'y a pas de...
Périgolos.
Sauf les fins à la fin.
Oui, c'est un peu brut.
C'est facile pour personne.

Faites attention si vous êtes tout devant.
Ouais, la chance, c'est qu'on avait une nièce avec nous qui nous a prévenu de l'arrivée
des freins, donc on a eu le temps de se préparer.

Vous avez fait les signaux et tout.
Oui, c'est ça.
Alors du coup, on va peut-être attaquer parce que bon, on est déjà à 13 minutes.
Donc avançons déjà, bien, mieux connaître un peu qui tu es.
Parce que bon, on a pris la liberté de faire des recherches extrêmement exhaustives
à ton sujet, c'est à dire, on a les sur ton site web.
Et du coup,
Et sur, t'as pas JMBD aussi.
JMBD.
Alors déjà, c'est pas tous les jours qu'on a quelqu'un qui a une page JMBD.
Tu vois, c'est quand même l'habitude, c'est des gens qui ont une page RCDB.
Tu vois, c'est la lafcosque.
Il y a deux entrées aussi dans RCDB.
Oui, mais oui, bien sûr, en propositeur.
En toute logique.
Bah oui, voilà.
Mais du coup, alors ce qu'on a pu comprendre, c'est qu'effectivement, tu avais
originé une passion plutôt pour la musique classique et le jazz.
Pas mal d'inspiration par John Williams, Ciri Goldsmith.
C'est ça. Ciri Goldsmith, qui est un gros nom aussi pour les préaractions,
parce que même s'il n'a pas fait beaucoup de choses en les parts,
qu'il en a fait au moins une qui est d'une tuerie qui est Sorinne à l'heure Californie.
C'est parfait.
Voilà. Mais du coup,
d'où t'es venu un peu le déclic de dire entre cette passion,
ces passions que tu avais ou où tu pratiquais les instruments et te dire,
vas-y, je vais en faire mon métier.
Comment ça s'est passé ?
Alors pour ça, il faut raconter vraiment le tout début,
quoi, de quand j'étais tout...
D'y faire une arpe.
Oui, c'est ça.
C'est le flashback.
Tout à commencer.
Oui, tout à commencer.
Alors déjà, je suis né dans une famille de musiciens.
On va bien.
Ok, bon, ça, bon, pas assez rapide.
Non, non, merci.
Merci pour cette vie de musicien, mais pas que.
C'est-à-dire que donc mon père, lui, était musicien.
Il était professeur de haut bois.
Donc pour ceux qui ne connaissent pas le haut bois, ça ressemble à une clarinette,
puisque c'est encore fait en ébène, mais sauf que c'est une anche double.
Alors que la clarinette, c'est un bec avec une anche simple comme le saxophone.
Bref, on va pour le détail sur les instruments.
Donc il était professeur de bois, chef d'orchestre.
Il a été quelque temps directeur de l'école de musique de Montsolimin,
là où j'ai appris la musique avec lui.
Il a été professeur de solfège.
Et voilà.
Et ma mère, elle n'était pas musicienne, mais par contre, son frère,
donc mon oncle, est chanteur d'opéra.
Donc il a parcouru, il a parcouru les scènes du monde entier,
toutes les grandes maisons d'opéra à travailler avec les plus grands chefs d'orchestre.
Donc pour moi, quand j'étais petit, il était toujours dans les avions,
en train de voyager entre New York, le Japon.
Et il est quoi ? Il est tenor.
Il est tenor léger.
Il a fait quelques grands rôles, comme pour ceux qui connaissent
le rôle titre de Platé, de Ramo, sur une mise en scène de l'Orampélie
à l'opéra garniée, qui a été aussi joué aux États-Unis partout.
Il a fait beaucoup de musique baroque.
Il a été dans les tout premiers chanteurs à être dans un ensemble qui s'appelle Les Arfleurissants,
ensemble très connu de la musique baroque.
Sans d'autres, c'est un peu de la de nos connaissances.
On te fait confiance.
Mais voilà.
Le requin, un sacré coffre en tout cas.
C'est ça.
Et donc voilà.
Et donc, dès que je suis né, même avant que je suis année, probablement,
j'ai assisté à des concerts,
soit avec des orquests que mon père dirigeait, soit des orquests dans lesquels il jouait du au bois.
Et un de mes probables premiers souvenirs,
ou est-ce que c'est un souvenir que je refabrique ?
Je ne sais pas.
Mais c'est pendant une représentation de Faust, à l'opéra de Vichy,
où apparemment, j'avais tellement peur que je me cachais sous la chaise de ma mère.
Oui, d'accord.
La musique avait déjà beaucoup d'impact sur toi.
Tu l'as vivée un peu différemment.
Déjà, oui.
C'est ça.
Et puis surtout, la musique classique, très présente à la maison et tout ça.
Et apparemment, quand j'ai eu trois ans et demi,
j'ai demandé à apprendre le violon.
Sans doute, à force d'en voir et d'en entendre.
Et voilà.
Et donc, mon père a réussi à trouver un tout petit violon,
donc une réduction de violon entier.
Je ne savais même pas que ça se faisait.
Si, il a réussi à avoir un 16e.
Déjà, c'est vraiment minuscule.
Sauf qu'entre le moment où il l'a commandé et où on l'a reçu,
j'avais déjà trop grandi.
Donc, j'ai appris sur un 8e que j'ai toujours.
Donc, le 16e, il allait directement en vitrine.
C'est ça ?
Je ne m'en souviens pas.
Non, je n'en ai plus.
Je crois qu'il a été renvoyé.
Je ne sais même pas de souvenir de ce violon-là.
Et voilà.
Et ensuite, il m'a mis en douce au cours de violon de l'école de musique,
parce que j'étais tellement petit que le directeur de l'époque,
je crois, d'après ce qu'on m'a raconté,
n'était pas très chaud pour faire commencer les enfants si petits.
C'est quoi ?
C'est une école municipale.
Oui, à l'époque, c'était l'école de musique municipale de Montsoulémyne,
qui est aujourd'hui un conservatoire à rayonnement communale.

Et donc, oui, parce que je ne savais pas lire et ne y écrire.
Donc, en fait, ça a été tout un défi pour eux,
pour le prof de violon et mon père avec lui de trouver une méthode
pour que je puisse apprendre à jouer du violon tout en apprenant à lire la musique.
Le seul fait, j'aurais mis de la tête.
Parce que ça a pris à lire le français en même temps que tu apprenais à lire des partitions.
J'ai même appris à lire la musique avant, en fait.
Oui, donc je comprends mieux le calpain.
Je comprends bien.
Je comprends bien que ça pourrait être.
Au cas que je vous montrerai un peu plus tard.
Mais voilà.
Donc. Et puis, de fil en aiguille,
c'est vrai que la musique a été un peu une évidence pour moi.
Enfin, je ne me suis jamais posé la question de faire autre chose.
En apprenant le violon, au tout début,
mon idée de gamin, c'était d'être prof de violon.
Peu pas.
Ce n'était pas très.
Comment dire?
Aucun rapport avec les costeurs.
Oui, non. OK.
Alors, mais tu ne me posais même pas la question.
C'est bien parce que comme rêve ou comme idéal,
il y en a plein, c'était assez trop de pompiers.
Exécuter tout au moins, c'était réaliste.
Tu vois, tu peux me faire.
Oui et non.
Enfin, c'est à dire que les études musicales, c'est quelque chose où
quand on veut aller au top, on commence très jeune.
Et puis les violonistes ou les instrumentistes qui sont doués
rentrent dans un conservatoire national supérieur assez jeune aussi.
Moi, ça a été vite trop tard, en fait,
puisque je suis quand même rentré au CMSM,
donc conservatoire national supérieur de musique à Paris,
mais pas pour des études d'instruments,
pour des études d'ingénieurs du son.
Là, j'ai fait un gros saut dans le temps.
Mais bien après l'âge où il aurait fallu que je rentre en tant
qu'instrumentistes pour être un super soliste international ou quoi.
En plus, il y a très peu de place possible.
Voilà justement, ça rejoint une des questions qu'on allait enchaîner
naturellement.
Finalement, ça a été quoi tes études, ta formation et l'instrument
de prédilection. C'était le violon.
Oui, tout à fait.
Est-ce qu'il y en a eu d'autres dans la foulée?
Un peu le piano.
Après, je ne suis pas pianiste.
J'ai pas vraiment eu de cours au temps, en tout cas que j'en ai eu pour le violon.
Mais il y avait un piano à la maison.
Oui, parce que je passe de toute façon à la majeure partie de mon temps
sur un clavier de piano aujourd'hui pour composer.
C'est à ce qu'il y ait de plus simple avec la musique assistée.
C'est ça.
Et donc, en fait, à l'adolescence, on m'a dit que justement,
les carrières musicales, c'était compliqué, qu'il n'y avait pas beaucoup de place,
etc. Et c'est à ce moment-là que j'ai découvert aussi les tables de mixage
pour le leçon, tous les boutons, les égaliseurs, etc.
Les faders.
À l'époque, on était encore sur l'analogique.
Donc, il y avait vraiment une myriade de boutons qui servaient.
Alors, tout ça, la même chose par tranche.
Mais il y en avait tellement que c'était...
Il y avait un côté ultra fascinant.
Un côté tableau de bordavion.
Oui, c'est ça.
Et donc, je me suis dit, peut-être que j'aimerais faire ça, en fait,
mais dans la musique.
Donc, j'ai déjà dû, moi,
annoncer à mon père de peur de le décevoir,
que je voulais plus être instrumentiste, mais ingénieur du son.
Quoi, tu veux juste être ingénieur du son, mais où est le prestige ?
Je ne sais même pas pourquoi j'avais peur de ça.
Et au final ?
Au final, évidemment.
Donc, j'ai suivi ma voix là-dessus,
tout en faisant un cours de composition électro-acoustique dans un conservatoire.
Donc là, on commence à toucher à la composition,
mais c'était pas ma volonté au départ d'être compositeur.
Electro-acoustique, c'est-à-dire que c'est vraiment ça qu'on voit l'ensemble
de toute la composition que tu peux faire, c'est-à-dire, la fois en électronique
assistée par ordinateur et pour de la musique que tu fais en...
C'est ça, en fait, l'électro-acoustique, c'est les premières recherches sur le son lui-même,
mais en se servant du matériau sonore comme un matériau musical.
D'accord.
C'est-à-dire de faire des micro montages, de générer un matériau
qui n'existe pas à la base à partir de son concret.
On va dire du sample-âge.
Ouais, c'est le début du sampling.
Sample-limon, synthé aussi.
Des synthés aussi, ouais.
Donc des MOOG, des trucs comme ça.
Par contre, c'est des MOOG qui datent un peu maintenant, mais...
Ouais, mais c'est des instruments fabuleux aujourd'hui.
On reparlait, il n'y a pas si longtemps que ça, en live de la Disney Electrical
Scyper Raid qui reprend la mainstream école école paride, qui reprend le thème
de Jean-Jacques Pérez, qui est Barocow Down, qui était un des premiers
au MOOG, si je ne dis pas de conneries, c'était ça.
Dans les années 60, un truc comme ça.
Donc, oui, c'est des instruments qui sont là depuis un bout de temps,
mais en fait, ils se permettent de faire tellement de trucs.

C'est ça.
Et en fait, les compositeurs de ce genre de musique,
donc il y avait un peu de courant.
La musique acusmatique, dont les pionniers étaient aussi des Français
qui travaillaient à base de bandes magnétiques, de choses comme ça,
pour les assembler, faire des effets reverse, des effets de phasing,
voilà, plein du travail sur la matière sonore.
Et il y avait la branche des compositeurs qui utilisait plus le
synthé, etc.
Des expériences avec ça, en fait.
Pas de bol, la bande magnétique, ça ne va durer très longtemps.
Mais en tout cas, voilà, j'ai eu des études là-dessus aussi.
Et puis, j'ai fini par rentrer au Conservatoire national supérieur
de musique et de danse de Paris, le CNSM DEP, dans la formation
supérieure au métier du son, qui est aujourd'hui la formation supérieure
des métiers du son et de l'image.
Ça aussi, c'est les deux maintenant, obligatoirement.
Et en fait, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, l'image est tellement
présente partout que l'objectif de la formation supérieure au métier
du son, c'était de former des directeurs artistiques d'enregistrement
pour la musique classique, notamment.
C'était l'avoir royale pour, par exemple, devenir musicien-metteur
en onde à Radio France et de diriger des enregistrements de
musique classique et donc de côtoyer des solistes internationaux,
des chefs d'orchestre, des très grands orchestres.
Et donc pour ça, on a besoin à la fois d'avoir des bonnes oreilles
pour construire la scène sonore avec juste les techniques d'enregistrement,
mais aussi en tant que directeur artistique de pouvoir s'adresser
aux musiciens, de les aider à donner le meilleur d'eux, de détecter
les erreurs, de les orienter.
Il y aura une idée.
C'est ça. Et pour ça, on doit avoir un niveau musical qui s'approche le leur.
Donc on a aussi bien des études de technique que des études de musique
très poussées, d'histoire de la musique et d'harmonie, d'orchestration
pour développer l'oreille et développer la lecture des partitions d'orchestre.
Tout ça, on doit vraiment être...
Qu'est le merdier ?
Je vois encore les grosses parties sur l'orchestre.
J'ai fait un peu de solfège, j'ai fait un peu de guitare et de piano
sur la fin du lycée. J'ai déjà tout perdu.
C'était même lire et jouer, de savoir exactement où se placer.
C'est... j'ai pas appris aussi tôt que toi.
Mais plus tard, c'est juste un calvaire, c'est trop compliqué.
Oui, après, il n'est jamais trop tard.
Ça demande de la pratique, la pratique régulière.
Oui, après, toi qui en fait ton métier, c'est ta passion depuis le début.
Là, je bien comprends.
Tu vois que tout vient naturellement.
Après, quand c'est quelque chose qu'on a déjà du mal à trouver,
ça doit être travaillé du temps pour en apprendre.
Mais c'est le principal problème, c'est le temps.
Après, j'ai travaillé pour ça quand même.
Oui, c'est vrai qu'on peut avoir un peu le cliché du gars qui a l'oreille absolue,
qui est tout de suite en...
Non, c'est à dire que c'est comme tout dans la vie.
Il y a un taf énorme.
Les années conservatoires, c'est jamais facile,
parce qu'en plus, tu dois certainement combiner ça avec des études normales traditionnelles à côté.
Donc, sachant qu'en plus, la musique, c'est très proche des mathématiques
sur certaines choses.
C'est quelque chose d'assez complexe.
J'avais aussi fait du solfège et du piano pendant quelques années.
Ça mène sacré charge.
Donc, arriver à gérer les deux, arriver à tout ça plus derrière orienté sur l'imension plutôt technique,
comme tu le dis d'ingénierie russon.
Je voulais faire une analogie un peu de tout à l'heure, encore une fois de l'aéronautique,
mais quelque part, si un compo est là en tant que pilote,
toi, t'es le copilote, en fait, dans le rôle...
En tant qu'ingénieur du son.
Non, non, le rôle dont tu parlais tout à l'heure, metteur en onde.
Ah oui, musicien metteur en onde.
Disons que le musicien metteur en onde à Radio France,
son rôle, c'est le garant du résultat.
C'est un peu le réalisateur.
Et encore, non, il est presque plus producteur, directeur artistique,
tout simplement que réalisateur.
Donc, c'est lui qui va demander au mixeur de mettre un peu plus de haut bois,
un peu plus de violon, un peu plus de réverbe, plus longs, plus courts.
C'est lui qui va concevoir l'image et qui, en plus, va...
Images de la musique.
Voilà.
Oui, oui.
Oui, bien sûr.
Mais il y a du remet, il faut se accrocher.
Oui, c'est ça.
Non, mais l'image sonore, l'image sonore, c'est la définition,
c'est la représentation mentale qu'on se fait de ce qu'on entend.
C'est-à-dire que quand on va entendre un enregistrement d'orchestre,
on ferme les yeux et là, on peut très bien s'imaginer les premiers violons
plutôt à gauche, les violoncelles plutôt à droite,
quand ils sont dans une disposition traditionnelle,
les bois un peu plus loin au centre.
Voilà, c'est ça l'image sonore.
C'est comment on se représente ce qu'on entend dans notre tête.
OK, mais ça, du coup, ça joue sur...
Quand tu parles d'image sonore, c'est encore une fois,
nous, on est profane dans ce truc-là, même si on ne dit pas.
Du coup, ça joue plutôt en termes de restitution pour le produit fini.
Tu joues plutôt sur la spatialisation,
donc dans ce qu'on entend en stéréo, puisqu'on arrive à faire un peu
du binaural aussi dans St.
Taka, ce qu'on entendrait plutôt venant de la voie,
ou est-ce que c'est une question juste de volume, d'apparition à un moment ou un autre,
d'utiliser une caractéristique acoustique de la salle pour que ça revienne
et qu'on entend mieux ce truc-là et plutôt qu'une autre ?
C'est tout ça.
C'est d'accord, OK.
C'est tout ça, puisque comme...
En trop de...
En trop de, parce que...
Mais bon, là, on va commencer à rentrer dans des détails de l'enregistrement,
et c'est peut-être pas le provo,
mais quand on enregistre, on s'appuie sur une salle existante,
on s'appuie sur un musicien ou des musiciens
qui, parfois, en plus, sont plus en forme que d'autres.
Voilà, tout un tas de paramètres qu'on doit gérer
pour produire le meilleur résultat possible.
Bah, c'est connecté, oui et non,
parce que, encore une fois, l'usage de la musique, bien sûr, il y en a plein.
Il y a l'usage audiovisuel dont on a évoqué, à quelques instants,
nous, ce qui nous intéresse, c'est l'usage immersif
dans lequel on travaille dans un volume, et pas que juste sur une image en 2D.
Même si aujourd'hui, au cinéma, on vous foule la spatialisation partout,
mais nous, sur la reaction, cette spatialisation,
cette image de la musique, elle peut avoir peut-être une autre signification
quand tu tiens compte du produit fini.
Oui, mais là, on est...
Alors, il y a l'aspect production qui rentre en compte,
mais l'aspect reproduction, aussi sonore,
dont on pourra peut-être parler un peu plus tard.
Mais voilà, et donc, pour revenir à mon parcours,
donc le conservatoire, 4 ans d'études,
et à la sortie de ça, j'ai fait quelques boulots d'enregistrement,
de tests pour un logiciel de son qui s'est plus ou moins arrêté par la suite,
et j'ai eu un espèce de creux comme ça à un moment
où un de mes anciens professeurs m'a rappelé pour intégrer son équipe,
pour faire de la musique pour des dessins animés, des séries d'animation.
C'est là que t'en es venu à faire ça, effectivement, derrière.
Oui, même si la composition, c'est quelque chose qui m'a toujours intéressé,
mais encore une fois, j'avais jamais pensé en faire mon métier un jour.
C'est-à-dire que quand j'allais voir mon père jouer dans des orchestres,
pour le nouvel an, souvent, c'était l'occasion de faire des programmes.
John Williams, par exemple, il jouait Superman, Indiana Jones, tout ça.
Donc forcément, c'était fascinant.
À chaque fois qu'on regardait Star Wars, il me disait,
« Ah, écoute la musique, ça, c'est ça, etc. »
Donc j'ai toujours eu un peu cette sensibilité là sur la musique de films.
Même, je pense que parmi mes musiques préférées,
il y a toute la bande originale de l'ancienne série La bande à pique-sous,
par exemple, qui est juste géniale.
Pas uniquement le générique, vraiment tout le corps d'épisode aussi, qui est juste génial.
Il me fait beaucoup penser à une des chansons de Daryl Hall et Bill Hoats,
je ne sais pas si ça te dit quelque chose.
Je te ferai écouter après, et tu verras, c'est le générique de la bande à pique-sous,
qui est bien ce morceau-là, qui est sorti peut-être quelques mois,
années avant la série.
À la groupe des années 80, avec des mûlés, moustaches, horrible,
mais les années 80, super sympa.
Et pour moi, c'était un métier qui était accessible,
je ne voyais pas comment faire ça, sauf qu'un moment, ça me tombe dessus.
Tu as eu la porte ouverte, la bonne personne, la bonne connexion.
Oui, et donc là, j'ai fait un petit test au début pour une série qui s'appelle Fish & Ships.
On va vous montrer à quoi ça ressemble, si on a lu une strée.
Et voilà, ça c'est l'affiche de la série.
C'est un poisson et un chat.
C'est un poisson et un chat, voilà.
C'est un série très sympa, qui est plus diffusé, malheureusement.
Ça passait où, d'ailleurs ?
C'est hyper dommage.
C'était sur Gulli.
Il y a eu une saison avec les voix d'Homare et Fred,
avant que les deux explosent chacun de leur côté.
Et voilà, c'est l'histoire d'un poisson qui porte l'arrête de son ancêtre autour du cou.
Et dont le rêve, c'est d'avoir des jambes pour pouvoir aller vivre sur Terre
et manger des frites dans la fritrie du poisson chat.
D'accord, ok.
Je comprends.
C'est marrant.
Non mais c'était hyper marrant, franchement, comme série.
C'est vrai que la composition pour du dessin animé ou de l'animation,
c'est pas nécessairement la même chose que pour du film ou de la série tradit.
Généralement, tu es sûr des formats qui sont souvent beaucoup plus courts.
Vu que l'animation ne peut pas restituer autant de finesse qu'une caméra,
je suppose que tu sais aussi la musique pour compenser.
Tu as peut-être un rythme un peu plus...
Le rythme est très soutenu.
Ça accompagne aussi l'action qui se dérouille à l'écran.
Aujourd'hui, on est moins dans le Mickey Mouse-ing,
ce qu'on appelle le Mickey Mouse-ing,
c'était vraiment de se servir de la musique comme du bruitage
à l'époque au début du dessin animé.
On est quand même un peu moins là-dedans aujourd'hui
parce qu'il y a toute la partie sound design aussi qui existe.
Il y a des briteurs, des monteurs sons qui font un travail de fou là-dessus
pour les ambiances, les bruits de pas.
C'est un énorme travail,
mais ça n'en reste pas moins intense au niveau du rythme
parce que, par exemple, Fish & Chip, c'est 52 épisodes de 11 minutes.
Donc, en 11 minutes, quand il y a 25 morceaux différents
qui passent de 20 secondes, 30 secondes,
c'est...
En fonction de l'humeur, de l'émotion transmettre.
Et comment ça se passe?
Du coup, tu composes par épisode, tu vois le storyboard de l'épisode,
les préanimations, les prérendus,
tu fais à chaque fois pot ou tu crées des petits morceaux.
Dans les séries des années 90, il y avait beaucoup de fois
où tu avais des morceaux préconstruits
où ensuite, le monteur les assemblait juste en même temps.
C'est ça qui correspondait avec l'attitude des personnages,
leur humeur.
Comment ça s'est passé pour ça?
La façon dont j'ai appris à travailler,
et la façon dont je continue à travailler sur ces sujets-là,
c'est entre les deux.
C'est-à-dire que sur les premiers épisodes,
effectivement, il n'y a rien qui existe.
C'est là où on construit tout.
Les 10, 15 premiers épisodes, c'est là où c'est le plus intense
parce qu'on construit toute la banque de musique.
Au bout de 10, 15, déjà au bout du 5ème,
on commence à réutiliser des petits thèmes
qu'on aura fait sur les 5 premiers.
D'une part parce que ça gagne un peu de temps,
et d'autre part parce que ça va homogénéiser la série
et la musique de la série,
d'avoir de la récurrence dans la musique.
Ça crée un habillage que les gens reconnaissent.
Un enfant, il tombe dessus, il n'a pas vu le générique,
mais il reconnaît le perso, il a la musique, il est dans l'université.
C'est ça, il y a quelque chose qui est commun.
En fait, plus ça va aller,
quand on va être au 40ème épisode,
par exemple, il y aura peut-être un, deux morceaux inédits.
Le reste, ça va être du montage de d'autres morceaux
où on va faire une fin un peu différente,
où on va l'allonger, le raccourcir.
Voilà, donc c'est...
C'est du sur mesure, toujours,
mais avec de la réutilisation.
C'est quelque chose ensuite,
arrête-moi si je me trompe, bien sûr,
je me permets ça, mais c'est peut-être quelque chose
qui est un peu proche aussi d'une approche quand tu travailles sur un land.
Tu vas peut-être créer un peu les grands light motifs,
les grands thèmes de base, et après,
on en parlait dans la bagnole aussi,
je suis du pro, je suis désolé, voilà.
Mais du coup, ensuite, tu t'en resserres
pour reprendre ces éléments-là un peu comme étant
ton kit de base, t'es Lego de base,
que ensuite, tu combines un peu, tu réétends...
Alors oui et non, parce que
dans le travail de dessin animé,
quand je parle de réutilisation,
c'est vraiment quasiment des morceaux antiais qu'on a fait,
qu'on va replacer quelque part,
et on va juste le retailler
pour qu'il correspond à la scène sur laquelle on l'a replacée.
Quand je réutilise un thème
pour faire une fille de l'attente,
mettons la fille de l'attente de chasseur de tournade
ou de Toutatis.
Là, j'ai construit un thème au tout début,
donc pour parler de Toutatis,
même si on en reparlera sans doute plus tard,
mais c'est le thème de base de Toutatis.
Et ensuite, je vais
le réutiliser plus tard,
mais pas dans la version toute faite, quoi.
En changeant l'harmonie, en changeant le rythme,
en changeant l'orchestration,
en utilisant juste le début ou la fin,
en faisant plus de la déclinaison
que de la réutilisation.
Ok, donc tu fais des variations,
ce genre de choses.
Non, bah cool, effectivement.
Et donc, là, on était sur
la première fois que tu fais
de la compo pour de l'animation.
Et du coup, en fait, j'ai l'impression
que tu as enchaîné derrière.
Tu connais le truc, donc tu te continues
sur ce genre de produit.
Oui, c'est ça. Je travaillais dans une équipe
qui s'appelait Score Factory
et qui,
et donc avec laquelle, j'ai fait
trois séries.
Fission Ships, dont on a parlé.
La deuxième, c'était Shaolin Chronicles,
qui était une série
qui est passée sur Disney,
XD aussi,
au St-Vinay, et tout ça.
Le design de Disney, XD, c'est
complètement simple. Ensuite,
j'ai fait la première,
une partie de la première saison
de Alvin et les Shipmunks.
Et en fait, ça a coincidé aussi
à un moment où
j'avais envie de
me lancer en solo, comme on dit.
Et où il se trouve que
j'avais une autre série
que je ne sais pas si
je vous ai donné la fiche,
mais qui parlait
de l'Ancien Testament pour Bayard Press.
Le récit fondateur.
Et bien, oui,
tu nous as étonnés.
Et voilà, tu as fait un projet.
Tu as déjà t'appelant entré. Salut fou !
Ça, c'est une série documentaire, non ?
Non, c'est une série d'animations aussi.
C'est de l'animation aussi.
C'est très
particulier,
parce que
déjà, dans le produit,
c'est vraiment Voie Off
musique et dessin.
Donc, il y avait une place
à la musique privilégiée,
dans laquelle j'ai pu expérimenter
pas mal de choses, même en bern de style.
C'est beaucoup de symbolique aussi, au niveau de l'image.
Ah oui, oui.
C'est donc des dessins de Serge Block,
qui a dessiné
pour des grands médias américains aussi,
qui a dessiné
pour le théâtre Jarre Philippe
à Saint-Denis.
Voilà,
c'est du crayonné,
c'est très peu de couleurs.
Il y a très peu de sans-design aussi.
Et j'ai pu aller
sur des couleurs que j'avais pas du tout pu faire
avant, où il fallait
que je me restraigne beaucoup
pour aller sur de la composition
presque de Bussi, Ravelle,
début 20e,
un petit passage
dans le dos des capfonismes
sur un épisode,
voilà, des...
Toutes ces séries, alors que ce soit animé,
ou celle-ci sur justement
l'ancien testament,
est-ce que tu composais
en création musicale
assistée par ordinateur,
avec donc
des bases sonores
que tu disais tout à l'heure,
ces banques de son,
que tu adaptes,
ou alors, c'était aussi avec des enregistrements en orchestre.
Alors, pour la série d'animations,
les trois premières dons que je vous ai parlé,
là, on est exclusivement
en musique assistée par ordinateur,
parce que pour plusieurs raisons,
déjà, des raisons de budget,
ça coûterait beaucoup trop cher
d'enregistrer tous les musiciens
à chaque fois, en plus,
avec telle variété de styles musicaux.
Et puis pour la flexibilité aussi,
de retravailler comme tu disais,
tu reprends une partie copier-coller,
tu réadaptes directement dessus.
Et aussi, surtout, il y a un épisode
par semaine, à fabriquer.
Donc, dans certains cas,
sur de la grosse série
en Angleterre, aux États-Unis,
sur des downtown habits, par exemple,
ou des... Alors,
à soft cards, je ne sais pas
comment peut-être le planning,
mais sur des...
des produits Netflix ou Amazon Prime.
The Crown, par exemple, c'est souvent
des morceaux qu'on réentend,
sont adaptés à un type de situation.
Mais il y a souvent des enregistrements.
Je sais que, par exemple, sur Cold The Midwife,
j'ai un copain qui a travaillé dessus,
là, pendant une certaine période,
il y a un épisode par semaine, à enregistrer,
si je ne me trompe pas.
Donc, c'est encore plus soutenu.
Du coup, ils sont en planning,
parce que, généralement, on peut imaginer que les séries,
ils vont peut-être produire un maximum d'épisodes
en amont, et ensuite, ils commencent la diffusion.
Donc, à part-là, c'est peut-être du flux tendu
pour boucler.
Absolument, mais c'est le cas aussi sur des séries d'animation,
Fission Chips, pense que la diffusion a commencé
quand on était...
je me souviens plus trop, mais à la moitié
de la fabrication des épisodes.
Donc, 25e, à peu près, qui était
mis en boîte en quelque sorte.
Donc là, effectivement, c'est vrai que vous avez
gros savonot jusqu'à ce moment-là pour...
Après, quelque part, ça se prête plutôt bien
avec ce que tu disais, c'est que vu que
t'es censé avoir déjà créé ta toolbox
de base, à ce moment-là,
ça te simplifie un peu le travail
pour la suite. Par contre, quand tu te rends compte
qu'il y a une situation, qu'il y a un truc original,
c'est merd...
Non, on le sait, on l'attend.
Voilà, c'est le moment où il faut s'y mettre.
Mais oui.
Et cette série,
ça m'a justement permis,
donc, quand s'il en parle
des récits fondateurs,
d'enregistrer des musiciens.
Pour la première fois, j'avais cette possibilité
de part aussi le style musical
dont...
enfin, qu'on avait évoqué avec la production.
Moi, tout de suite, j'aurais dit
OK, j'ai super envie de faire ça,
mais
pour ça, il faut qu'on enregistre
parce qu'avec les banques de son,
ce sera pas joli, le résultat.
Ça manque de... J'ai pas les termes, mais c'est vrai que...
de profondeur. Ça manque de profondeur,
de... T'as des trucs...
C'est un peu le problème qu'il y avait dans la musique électronique
dans les années 2008.
Je bossais un peu dans le milieu là,
pas en producteur, mais j'étais plus ou moins lié à ça.
Et c'est vrai qu'il y avait le moment
fantastique où t'avais GuruJokes Project
et t'avais sorti Infinity.
T'as un... un... un... ce truc-là.
Et en fait, tout le monde, il y avait la banque de son.
Je n'avais pas les tueux de quoi tu parles.
Non, mais vous réécoutez Tapa Infinity,
GuruJokes sur YouTube, vous allez voir très bien.
Ceux qui sont un peu âgés, ils vont s'en rappeler.
Et le truc, c'est que le pack de son
qui avait été utilisé pour produire ce truc-là
était ultra connu.
Un pack standard, oui.
Tout le monde l'a utilisé.
Et non seulement tout le monde l'a utilisé,
mais en plus, vu qu'Infinity avait surperformé,
tous les producteurs,
s'étaient mis à repomper exactement la même structure,
ils faisaient des Infinity Remix.
T'avais les ressorties de morceaux électro,
parce que généralement, un morceau électro,
il y a toujours une vie comme ça.
Et tout le monde a saturé du sang.
Et on n'en pouvait plus.
Et on n'en pouvait plus du tout.
Les radios, c'était ça non-stop,
ça a fait un trop plein pour énormément de monde.
C'est ça.
Et en fait, là, on touche exactement
la différence entre utiliser des banques de son
et enregistrer des vrais musiciens.
C'est que moi, je fais une grosse parenthèse.
Mais je me souviens,
mais je suis un grand parenthèse de DCZ,
donc il n'y a pas de soumette.
Je militrais toujours pour enregistrer des vrais musiciens,
parce que déjà, la musique, c'est ça,
c'est de travailler avec d'autres gens,
c'est de faire de la musique ensemble
et pas tout seul dans son coin.
Et surtout, alors, je peux faire des maquettes
qui s'approchent quand même pas mal du réel,
parce que, par exemple, on va parler d'Etincel
et la malédition de Palenoire.
Ça, c'est exclusivement de la banque de son.
Il n'y a pas de vrais musiciens dedans.
Zéro.
Pas d'enregistrement sur la version
qui a été livrée au Fudions de Sport.

Il n'y a rien du temps.
C'est full ordie.
Et ça fait la blague quand même.
Oui, ça, c'est très bien.
Moi, je n'ai pas de gêne vis-à-vis.
T'es sur un style qui est de l'animer,
en soi, j'ai envie de dire,
vu que t'as cette transition.
Et aussi, un peu de musique de blockbuster.
T'es sur du Marvel.
T'es sur un truc qui se peut Marvel, en fait, en soi.
Donc, ça, c'est plutôt pas mal.
Je vous garantis que si on avait enregistré,
vous auriez entendu la différence.
Ah, ça, oui.
Et que même si vous ne l'aviez pas,
comment dire ?
Enfin, je suis sûr que,
au moins, au niveau de l'inconscient,
vous l'auriez entendu.
C'est-à-dire que,
toutes les motions qu'on peut mettre
dans la musique en elle-même,
quand on la donne à d'autres musiciens,
ils vont injecter leur propre émotion.
C'est-à-dire que là, c'est vrai que le morceau
accompagne très bien l'action,
tout ce qui se passe durant le spectacle,
l'attraction.
Mais j'imagine qu'en mode un peu orchestral,
ça prend une toute autre dimension,
qui prend un peu plus au trip,
et porte plus la chair de poule
qu'effectivement quelque chose de jouer.
Il y a une époque, on va dire,
la différence entre les deux était tellement cliente
que c'était même gênant.
On dit, ça, c'est fait en full ordinateur.
Aujourd'hui, c'est un peu plus difficile
de s'en rendre compte.
Mais comme tu le dis,
c'est vrai qu'il y a la partie
d'investissement de l'orchestre
qui apporte un plus un dénéable.
Non seulement ça, mais en plus,
aujourd'hui, on travaille avec des banques de sons,
de violons, je ne sais pas,
on va avoir cinq ou six différentes
en fonction du son que je veux obtenir,
parce que chacune n'a pas
l'infinité d'articulation que peut donner
un violiniste, selon l'inclinaison de son archel,
la longueur, si il joue au talon,
à la pointe, des choses très techniques,
mais qui, à l'arrivée,
vont donner un résultat différent,
alors certes subtiles,
mais qui va faire toute la différence
sur un enregistrement.
Les détails, c'est hyper important.
S'en compter que les détails en informatique,
on peut avoir l'habitude de faire de l'interpolation.
C'est-à-dire, quand tu fais du graphisme,
tu vas dire qu'on prend une valeur,
une autre, et l'ordinateur va faire la moyenne.
Sur du son, ça me paraît compliqué
de prendre le son d'un violon,
le combiner avec la même note de l'autre violon.
Je pense que le mix peut faire bizarre
des moments.
Oui, après,
on ne sait pas
de quoi, comment on va s'écrire la suite
avec l'intelligence artificielle.
On en parlera sans doute après.
Lian fait que de recopier ce qu'elle a en base.
Elle ne va pas aller créer
un truc totalement nouveau, contrairement à ce qu'on peut comprendre.
Mais on en reparlera,
un gros impact sur ce qu'on dit.
Mais oui, continue, vas-y.
Je ne sais même plus...
On a été la première orchestration
avec les cellules de l'intelligence artificielle.
La première enregistrement,
et ce que, par hasard,
sur ce truc-là, tu ne diriges pas.
Tu diriges du coup.
C'est la première fois aussi
où je peux diriger un de mes enregistrements.
Là, tu te dis, vas-y, c'est l'occasion
de faire comme papa.
Oui, quelque part, oui.
Même si la direction...
Tu m'étonnes.
Merde, je ne mets pas de compositeur,
j'ai un orchestre à diriger.
J'avais déjà eu l'occasion d'essayer.
Il m'avait fait diriger
une répétition générale,
un morceau de l'harmonie
qui dirigeait à l'époque,
donc à Montseau-Lébine, toujours en Sonnais-Loire.
Voilà, vous êtes tellement stressé.
Je me suis bien préparé, et puis arrivé
sur le podium,
je pense que j'ai dirigé hyper red,
tellement j'étais stressé.
Avec combien de personnes dans l'orchestre ?
Je pense que c'était une quarantaine.
En plus, ils te regardent,
ils duraient 15 minutes,
mais ils étaient tellement vite que ça fait 3 minutes.
Je pense que j'avais eu une bâture red,
comme tout,
ça ne devait pas être très agréable à regarder,
mais ça s'est pas trop mal passé.
Ensuite, j'avais eu aussi
l'occasion de me confronter à ça,
avec un orchestre qu'on montait
au conservatoire, l'Orchestre des étudiants
de la formation supérieure au métier du son.
Puisque, quand on grande
dans cette formation, on doit obligatoirement
avoir fait des études
dans un instrument.
On doit avoir quasiment
un niveau de fin d'études dans notre instrument
et ou en seul fege.
Donc, on montait un orchestre chaque année.
La première année que ça s'est fait,
donc, l'œuvre
qui était censée être jouée, c'était la rapsodyne
Blue de Gershwin.
Donc, oeuvre pour piano et orchestre.
Nous, on est là, oui.
Sans doute.
Vous irez écouter si ça vous intéresse.
C'est vrai que comme ça,
nous on va sortir les noms un peu du mal.
Si ça vous intéresse, vous irez écouter
c'est vraiment une des œuvres monumentales
assez récentes
de la musique classique.
Qui tire vers le jazz aussi.
Et plus de 3 semaines avant,
ils avaient toujours pas de chef.
Je me suis timidement proposé en disant
que je peux peut-être le faire.
Je me suis bien préparé, on a répété.
On a fait le conflit.
Oui, et puis surtout,
ça s'est hyper bien passé.
La question
puissance digression.
Parce que la conduction,
le fait de conduire un orchestre comme ça,
on voit le chef d'orchestre.
On a l'image de Mr. Bean qui prend la baguette,
fait tat, alors qu'est-ce qu'il flon?
Non, c'est pas ça.
Mais du coup, comment ça se passe ?
On ne l'a pas fait.
On a l'image exactement le rythme.
Le rôle du chef d'orchestre,
c'est à partir du moment dans l'histoire de la musique
où il y a eu de plus en plus de musiciens
dans un ensemble.
Au tout départ, il n'y en avait pas besoin
de chef d'orchestre.
Il n'y était pas très nombreux.
On n'avait pas Spotify.
Tu as ton rythme, tu suis ton rythme.
Jusqu'à une vingtaine,
chaque musicien a son rythme à l'intérieur de lui.
On s'écoute
dans un orchestre.
Il y a le premier violon qui donne le départ.
En général, le départ donne
à peu près le tempo de départ.
Tout le monde a le même.
On suit le tempo et tout va bien.
Avec l'extension des orchestres,
là, on se voyait moins.
On s'entendait peut-être moins aussi.
Il fallait un repère.
Il fallait un repère.
Le rôle du chef d'orchestre
qui a pris
de plus en plus de place.
Au tout début, c'était le premier violon.
Le premier violon est devenu de fil en aiguille
de chef d'orchestre.
Son rôle,
c'est de faire répéter
de construire le son
de l'orchestre en disant
que les trompettes étaient moins fortes.
Il faut que ce soit plus homogène.
Travaillez ensemble 2 minutes
pour voir.
On va attendre plus longtemps.
Après, c'est de donner le départ.
De donner le tempo.
De donner les changements
de métriques.
La métrique, c'est s'il y a 4 temps
ou à 3 ou à 2 temps.
Pour que tout le monde puisse se repérer.
Tout le monde puisse compter ses mesures.
Le chef d'orchestre,
son rôle, c'est de
quand il y a un instrument qui n'a pas joué depuis quelques temps,
qui a eu 10, 12 mesures à compter.
Parfois, 50, ça peut arriver.
Quand on est tromboniste
ou percussionniste.
De lui rappeler...
Il y a quelqu'un qui a un triangle.
C'est pratique.
Ça s'appelle donner les départs.
Il y a aussi le rôle, je suppose,
où tu peux t'être indiqué des intensités.
Tout à fait.
Quand on le voit, on va rencontrer tout à l'heure
quand on parle à le chasseur de Tornade.
Mais quand tu joues avec la main,
en gardant un corde d'instrument,
tu leur indiques.
On dit plus fort, moins fort.
Il y a plein de gestuelle.
Ça se fait aussi sur le moment.
Mais ça peut aller dans la façon de tenir la baguette.
Ça peut aller dans le geste.
Si on fait quelque chose de très doux,
très ample, on va avoir un geste souple.
Alors que dans les choses très rapides,
là, au contraire, il faut être très précis.
Donc ça va...
Les violons vont être plus à jouer
en piquant vraiment le...
En staccato,
en spicato, pour prendre les termes techniques.
Après, ça, c'est quand même des choses
qui sont indiquées dans la partition.
Les articulations et la manière de jouer,
les nuances.
Ce que le chef d'orchestre va faire,
c'est faire des rappels, en fait,
en disant plus fort pour accompagner l'orchestre.
Et pour moi,
le chef d'orchestre, il insuffle aussi
de l'énergie
aux musiciens.
Donc quelque part, il y a du donnant,
aussi.
Ça ne veut pas dire que
le plus on va donner d'énergie
à l'orchestre, le plus il va nous rendre.
Parce que sinon, après, au bout de 10 minutes...
Mais il faut aussi savoir s'économiser.
Puisque, quand c'est écrit forté
dans la partition, on n'a pas besoin
de faire des grands gestes, le musicien
va jouer forté. C'est juste qu'on va
accompagner
et faire de la musique avec eux, tout simplement.
Il y a une synergie...
Je ne comprends pas,
l'espèce de gloire qui apportait
au chef d'orchestre, alors que c'est juste
un métronome humain.
On peut faire
l'expérience et on peut trouver des vidéos,
à des époques différentes,
mais du même orchestre,
dirigé sur la même oeuvre
avec deux chefs d'orchestre différents,
vous ne entendrez pas la même chose.
C'est une expérience que je n'avais testé.
Je pense qu'il y a peut-être aussi un rôle
de bouc de feedback.
Vu que le chef d'orchestre est en dehors,
il est en face.
Il entend dans les retours. L'intégralité,
il ne se concentre pas à jouer lui-même
un instrument. Du coup,
ton rôle, c'est un peu un ingénieur
du son humain. Exactement.
Il faut gérer les équilibres
de gérer
la façon... Par exemple,
quand c'est écrit staccato dans une partition,
on n'a pas de moyen de dire
si c'est plus ou moins long
comme staccato. Le chef d'orchestre,
selon son idée,
va demander un passage
avec des staccato plus courts,
ou des staccato plus longs.
Il y a plein de l'interprétation.
Il y a une interprétation par le chef d'orchestre.
C'est ça.
C'est ce qui m'intéresse aussi
en ayant ce rôle-là.
Déjà, ça me plaît.
C'est un peu...
Aujourd'hui,
c'est peut-être devenu un hommage
à mon père maintenant de pouvoir faire ça.
Mais...
Mais c'est aussi...
Je sais qu'en tout cas,
en écrivant certaines choses dans la partition,
je vais pouvoir donner un peu plus
d'explications en étant à la place du chef d'orchestre.
Même si effectivement,
je pourrais le faire aussi depuis la cabine
de Mix.
Mais je préfère être avec les musiciens
au moment où
on joue, on enregistre.
C'est vrai que quand tu le disais,
t'as l'image de la musique quand tu la composes,
tu essaies comme ça d'être le plus proche aussi
pour retranscrire avec l'orchestre,
alors transmettre le plus possible d'information
pour qu'il interprète exactement comme tu l'as aidé.
Oui, bien que...
Les modifications peuvent survenir en cours d'eau ?
Alors déjà, et en plus, c'est deux métiers très différents.
Ah oui, complètement.
C'est-à-dire que quand je dois être
à la place du chef d'orchestre,
il faudrait que j'oublie un peu la place
du compositeur.
Parce que justement, le rôle du chef d'orchestre,
c'est de gérer les équilibres et d'interpréter une partition.
C'est dur
de se réinterpréter soi-même.
Ben oui, et c'est là où...
C'est un exercice.
C'est là où ça devient compliqué,
et c'est là où
j'aime diriger l'orchestre,
mais ça reste pas mon métier quand même.

Et ça, il faut rendre à César
ce qui est à César. Le métier du chef d'orchestre
c'est vraiment quelque chose qui est très particulier.
Je ne pourrais pas faire ce métier aujourd'hui vraiment,
parce que ça me demanderait
autant de temps que j'ai appris
à faire de la musique pour l'image
et à écouter de la musique
de film, etc.
et à devenir, enfin, à avoir une sensibilité
accrue là-dessus.
Ça me prendrait tout ce temps-là,
je pense, pour étudier les symphonies
de Beethoven, à l'heure, enfin bref,
tout le répertoire symphonique
et d'aller devant des orchestres
et les diriger, et surtout leur donner
une idée d'interprétation.
Donc voilà.
J'aime faire ça, mais
ce n'est pas mon métier quand même.
C'est un nice tour avant, on va dire.
C'est complète bien ce que tu fais.
Et donc du coup, on va continuer
un petit peu sur, justement, ce que tu as fait.
Donc,
première orchestration
que tu gères avec
des récits fondateurs.
Donc un enregistrement et un concert
avec l'Orchestre de chambre de Paris par ailleurs.
Donc ça, c'était Paris, génial.
Et ensuite,
je ne les ai pas dirigés quand même.
D'accord, oui.
Parce que entre diriger
des copains et des professionnels,
ce n'est pas tout à fait la même chose.
Le regard n'est peut-être pas le même.
C'est ça.
Tu sens tout le poids de la responsabilité dans leurs yeux.
Mais après, c'est les premiers documentaires.
Si je me souviens bien,
ce n'est plus dans...
C'est résistance, non ?
Non, résistance, c'est bien après.
Mais voilà, documentaires sur Rodin.
Donc c'était pas mon premier,
mais en tout cas, c'était avec cette production
que j'avais fait mon premier,
qui s'appelait CBC, et Rodin s'est arrivé après.
C'était pour le centenaire
pour le centenaire de Rodin.
C'était lié à une très belle expo au Grand Palais.
Il y a eu
Vermeer aussi.
Ou je lui ai refait une partie de la musique.
Je lui en fais de la pub pour Nestlé.
Je ne vais pas faire une blague.
T'as fait la musique de Yaourts assez beau.
Il y a eu un autre doigt.
Pour ceux qui n'ont pas l'image,
c'est la peinture qui a inspiré d'aller
tirer le doigt.
Il y a eu encore un autre doigt,
donc vous n'avez pas la fiche
qui s'appelait Les Sli-Carrons,
The Reluctant Star.
C'était
Française à Paris.
Ah oui, si vous l'avez.
Ça, c'était juste après.
Et ça, c'est des productions francs
qui ont partagé la canotte.
Ça, c'était Franco-Canadien.
Ça a été nommé
en meilleur documentaire d'art.
Je me souviens bien au Canadian Screen Awards
en 2017.
On ne l'a pas gagné.
Malheureusement, mais voilà.
C'était assez chouette.
Comment t'en es venu à travailler dans ces productions?
C'était le bouche à oreilles.
T'as fait ça.
Ça nous intéresse.
C'est un peu comme ça que ça marche.
Et comme ça, que ça a marché jusque-là.
J'ai un très bon ami.
Il s'appelle Thomas Inko,
qui est pianiste de jazz.
Un peu connu, maintenant, quand même.
Et compositeur,
qui connaissait un réalisateur
qui a fait justement
ce documentaire qui s'appelait c'est Bézela.
Le réalisateur s'appelle Daniel Fick.
Et Thomas avait pas le temps
d'en demander à Thomas
de faire la musique de son doc.
Il avait pas le temps.
Il lui a donné mon nom.
C'est comme ça que c'est parti.
J'ai rencontré cette production qui s'appelle Chouche Productions.
Voilà.
Et de fil en aiguille, c'est grâce à eux que j'ai fait Vermeer.
Et ensuite,
dans le même temps,
j'ai été aussi impliqué
dans le mouvement Kino.
Donc Kino,
c'est un mouvement de cinéma
qui est à l'origine
de Montréal,
où le principe, c'est de faire des films
en 48 à 72 heures.
C'est du pass-track de production.
Le postulat de base, c'était de se dire
faire un court-métrage. On adore ça.
Mais ça prend des mois, voire des années.
On en sait quelque chose avec notre amie
Joanne, qui fait son court-métrage
sur Phantom Manor.
Donc,
ce mouvement est parti de là en disant
faisons du cinéma,
prenons une caméra,
écrivant 3 lignes,
et puis, prenons les gens
qui sont motivés pour faire ça avec nous,
et faisons des films. Donc voilà, ça,
c'est créé en 2000.
On est-il de même pour la composition
musicale, du coup ?
Oui, tout à fait.
C'est exactement, c'est-à-dire que
depuis 2016,
j'ai été invité au festival
Off-Court à Trouville, qui est un festival
de court-métrage un peu important quand même
en France, et qui a lieu
exactement pendant le festival
du film américain de Doville,
donc juste en face,
et donc avec des sélections
de court-métrage, et pendant lequel
il y a aussi des laboratoires de création,
et qui, en fait, le mouvement
quinault importait en France.
Il faut savoir, c'est qu'il y a énormément
de cellules quinault qui se sont montées
dans le monde entier aujourd'hui,
et à Trouville,
ils se trouvent qu'ils invitent
des professionnels aussi
pour être là,
pour assister, conseiller
des jeunes qui démarquent,
on n'a jamais vu une caméra de leur vie,
par exemple, quand on veut faire ça, c'est ouvert à tous,
ou des jeunes futurs professionnels,
et pendant
5 ou 6 ans, je crois,
j'ai, ben, chaque année,
passer une semaine
au sein du festival, à faire la musique
de court-métrage,
et en faire, je ne sais pas,
10, 12 films par semaine,
sur une semaine quoi.
D'accord, c'était en mode accompagnant, un peu comme on accompagne
un hackathon dans d'autres domaines, donc...
Ouais, c'est ça. Les hackathons, pour ceux qui ne voient pas très bien,
en jour précis, genre sur deux...
Et le logiciel des jeux développés...
Ouais, en fait, sur deux jours, généralement, on met
sur une durée courte de 48 heures, mais c'est en mode sprint,
dans lequel, dans une entreprise,
tu vas développer du code...
Ça peut être sur du code informatique,
ça peut être sur n'importe quel truc, il va te lier un peu à la création
de quelque chose, et donc, dans ce cas-là,
tu as des personnes qui sont aussi là pour t'accompagner
et t'aider des tuteurs. Donc là, c'était un peu en mode
tutor, tu étais là pour proposer tes services
à qui on avait besoin.
Exactement, c'est ça. Et donc, ouais, la première année,
j'ai fait 4 films par session, il y a 3 sessions
dans la semaine, c'est très intense, on dort pas beaucoup.
Oui, c'est bon, pourquoi t'as une grosse liste
de cours ?
Aussi, oui, par exemple, là, on peut montrer
le film Lacabane, donc de Maxime Cheffre-Deville.
Maxime, c'est un jeune réalisateur
très talentueux que j'ai rencontré
grâce au festival de Trouville,
puisqu'on a fait quelques petits quinoes
ensemble.
Lacabane, c'est pas un quino,
enfin, c'en est à moitié un,
puisqu'il a tourné pendant
un festival en Normandie
sur la Seconde Guerre mondiale.
On s'est tombé en Normandie, il y a
déjà le décor.
C'est ça, ouais, ça aide beaucoup, oui.
Et donc, avec des copains
Normand et Canet, ils ont monté
aussi un collectif qui tourne des films.
Et, ben voilà, on s'est connu
à Trouville comme ça, et depuis,
on bosse ensemble
aussi souvent qu'on peut.
C'est avec lui, d'ailleurs,
aussi que j'ai fait la série Résistance,
dont vous parliez un peu plus tôt,
et d'autres futurs projets,
normalement, qui sont dans les tuyaux.
Et voilà, ça,
c'est du développement au long cours,
mais on verra.
Et dans le même temps,
oui, on parlait de quino,
donc c'est aussi avec
la cellule de Quino Montréal
qui a eu ce film
collaboratif Montréal Dead End,
qui est une anthologie d'horreur,
dont moi, j'ai fait un segment,
il y a une dizaine de segments,
le principe, c'est, ben voilà,
c'est que Montréal est envahi
par les zombies, et le segment
sur lequel...
J'ai jamais vu, un peu.
Le segment sur lequel j'ai travaillé,
c'est un segment qui a été réalisé
par Tiffane de Reyer
et Catherine Vimino.
Donc j'ai oublié le titre exact,
mais où, en gros, le principe,
c'est que dès qu'on entend une chanson de Céline Dio,
de Céline Dio, on devient un zombie.
Ah merde.
On est tous dans la merde.
Plus certains fans, c'est peut-être pas si déconnecté de la réalité.
Oui, je pense.
Mais voilà, c'est très, très drôle.
Et voilà.
C'est vrai que les Québécois
ont beaucoup d'autos d'érision.
En plus, Céline Dio, on en dit
ce qu'on en veut, on n'empêche
chez les mondialement connus.
Une question très, très bête,
que ce soit pour...
On ne va pas les séries animées,
parce que tu nous dis que c'est 11 minutes,
il y a tout le temps de la musique qui est là pour illustrer,
mais que ce soit
des courts métrages ou tes documentaires,
ça représente combien
de minutes de musique
délivrées à chaque fois ?
C'est hyper variable.
Pour un court, ça dépend.
Ça va de 5 minutes à 16 minutes.
Déjà, ça dépend de la longueur du court.
Ça dépend du besoin en
minutage de musique.
Parce que pour moi aussi, le rôle du compositeur,
c'est pas seulement de
faire de la musique, c'est aussi de savoir
quand est-ce qu'il n'en faut pas.
Surtout, parce que...
C'est bien de tartiner,
sauf dans l'extraordinaire voyage.
Ça, au futuroscope,
il y a un peu trop la du silence.
Il n'est pas le soumettre
un petit de vie.
Petit ajout.
Toi qui aime bien, en plus,
Jerry Goldsmith qui a fait Suri,
pour l'extraordinaire voyage,
donc une attraction à peu près du même à Kaby,
bien qu'un peu en dessous.
Ce serait quand même bien qu'il y ait des moments,
ils ont mis trop de silence.
Parce que, si tu te dis...
C'est qu'on pensait être la vue, mais non, mais magnifique.
Le thème qui a été trouvé est magnifique.
Et c'est un peu dommage.
Mais bon, on digresse.
Donc en gros, Montréal,
tout ce mouvement-là, en fait,
te force aussi d'une certaine façon,
te met en challenge de
comment est-ce que je produis vite, et bien...
Oui, sachant que ça, j'avais déjà un peu appris
en faisant de la série d'animations.
Donc, j'étais en terrain,
j'étais à moitié en terrain de commu.
Avec l'ontologie,
le problème de l'ontologie, c'est que tu vas trouver des trucs
vraiment différents, alors qu'à série d'animations,
tu restes peut-être dans des thèmes un peu communs.
Alors après, sur l'ontologie, moi, j'ai fait un seul des segments.
Donc, je pense qu'on doit être
5 ou 6 compositeurs au total.
Puisque chacun des réalisatrices,
réalisateurs,
ont fait appel aux compositeurs
qui connaissaient, ou avec lesquels ils avaient l'habitude
de travailler.
Il se trouve que Catherine et Tiffen,
j'ai rencontré lors de ma première édition de Trousville.
Donc, puisqu'on a fait
un petit quino ensemble.

mais oui, non, en termes de minuteages,
c'est hyper variable.
Sur la cabane, je pense qu'il y a quasiment
de la musique tout le temps.
Sur le documentaire Perou,
que j'ai fait, peu après,
Montréal Dead End,
il doit y avoir
40 minutes de musique sur 52 minutes
de programme.
C'est énorme, non plus si moins.
Et voilà,
et dans le même temps,
j'ai rencontré, enfin, j'avais
dans mes amis un réalisateur
qui s'appelle Marius L'Arrivée,
qui a fait un court métrage,
pardon,
qui s'appelle
SansFrois, je sais plus si je vous ai
donné le... si, voilà.
Et SansFrois,
c'est grâce à ce film
que je suis arrivé dans les parts d'attraction.
Ah, c'était éthique.
Il arrive.
Petite question.
On termine avec d'autres questions.
L'idée, c'est qu'on arrive à la transition
par contraction. Mais en fait,
on va les détailler à mort
dans une seconde partie.
Mais...
C'est ce que je pensais.
Tu as fait une série
qui s'appelait Résistance.
Exactement.
Série de Maxime Cheffes de Ville,
montée par ce collectif
qui s'appelle La French Corp,
qui est un collectif d'amis
de Maxime,
originaire de Cannes,
notamment. Et voilà.
C'est une web série qui a remporté
le prix de la meilleure web série
au festival de Luchon, d'ailleurs.
Et d'autres prix de web série,
le festival de Luchon,
c'est vraiment un festival de cinéma,
aussi, avec
une section web.
Mais...
Mais le but, c'était aussi
de faire
une carte de visite encore plus grosse,

En se disant,
allez,
on met
toute notre énergie en œuvre, ensemble,
pour
aller choper des costumes,
aller trouver
des loueurs de voitures d'époque
qu'on connaît un peu,
et qu'on veut bien nous prêter.
Exactement.
Dans ce collectif,
il y a un jeune
chef opérateur
et étalonneur,
très talentueux, qui s'appelle Fabien Drugon,
qui a tout filmé
avec sa caméra,
hyper pro,
normal, on va dire.
Mais voilà,
c'est eux qui ont tout écrit.
Je sais qu'il y a une saison 2
qui est prête, en tout cas,
sur le papier, qui ne demande plus
qu'à avoir un producteur,
puisque la règle
que tout le monde s'est fixée,
c'est qu'il n'y aura pas de saison 2,
si il n'y a pas de producteur, cette fois-ci.
Là, c'est vraiment autoproduit,
on dirait pas, mais
il y a vraiment très peu de moyens
financiers.
C'est que de la débrouille, que du temps
offert de la part de chacun.
Et voilà,
et je pense que ça arrivait
à un niveau de qualité
assez incroyable pour le peu
de finances qu'il y a eu.
C'était un plaisir
de travailler là-dessus aussi, parce que
Maxime... Oh, j'ai pas été payé, mais c'était un plaisir.
Non, non, non, mais...
Après, ça fait une carte de visite aussi.
Oui, mais en plus, ça fait l'expérience.
Oui, et ce qui est génial, c'est que Maxime
et Maxime Cheffes de Ville,
il est très sensible à la musique,
très sensible à la musique de films.
C'est un fan de John Williams, entre
autres. Moi, j'adore
aussi ça.
J'adore toute la musique de John Williams.
C'est quand même...
C'est le maître, quoi.
C'est bien, avec la nouvelle chanson
des J.O. qui ressemble un peu
à Jurassic Park en intro. C'est un bel hommage.
Comment ça, c'est pas fait exprès ?
Comment ça, c'était pas le but, mais bon...
Et...
Voilà, donc du coup, il y a 13 épisodes,
plus une mini-série
à côté de petites pastilles.
Voilà, très sympa.
Ça s'est étalé sur...
Ouais, une année et demi, je pense,
la production de tout ça.
Et voilà.
Et donc tu disais tout à l'heure que
sans froid,
ça t'a permis de faire la passerelle vers les parcs.
Donc, qu'est-ce qu'on parle bien du coup du reportage
qu'il y a eu sur...
Du fou, enfin, sur M6 ?
C'est pas un reportage.
C'est vrai que j'ai oublié d'en parler de ça,
mais ça, c'est vraiment arrivé
par l'intermédiaire
de mon réseau
doc, quoi, entre guillemets.
Je sais même plus comment on m'a contacté pour ça,
à vrai dire, mais il se trouve qu'il y avait
une émission spéciale 40 ans, du coup, du fou.
Les animateurs font le spectacle.
Exactement.
Et comme les délais étaient extrêmement courts,
ils ont...
Peux qu'ils fassent les courts métrages en 3 jours,
tu veux pas donner un petit coup de main, on est dans la visière.
Ils ont contacté 3 compositeurs.
Et moi, j'ai été chargé
des segments
avec
Julia Vignali
qui a été
immergée dans la
chorégraphie
de Mousquetair de Richelieu.
J'ai cru que t'avais dit qu'il était immergé
dans le dernier... Non, non, non.
Comment s'appelle déjà le rock-screw ?
Merde, on n'a plus le nom ?
Dans les mystères de la Pérose.
Non, non, non. Ça n'existait pas encore,
mais c'était drôle.
Mais voilà, qui était partie des danseuses
de ce spectacle.
Aussi,
un autre animateur qui a été
formé au duel
à l'épée
et tout ça avec les cascadesurs.
Et
est-ce que j'en avais un autre ?
Non, je crois que c'était tout.
Oui, c'est ça. Et donc,
j'ai fait toute la musique qui correspondait
à leur séquence.
C'est-à-dire que tu n'as pas pu utiliser
les musiques du Puy du Fou ?
Non, non, non.
On entend de la musique du Puy du Fou
par moment,
dans les parties de spectacle
qui sont filmées, mais ça,
ce n'est pas moi qui les ai écrits.
C'est plus pour animer en off,
les répétitions,
comment ils luttent pour réussir
à finalement intégrer les spectacles.
Et à la fin, on a demandé de faire
l'habillage général de l'épisode,
c'est-à-dire le prégénérique,
le générique de fin, tout ça.
Mais du coup, oui, en plus, ce Puy du Fou,
le problème, c'est qu'il y a 2-3 attractions
qui utilisent des musiques qui ne sont pas composées
pour Puy du Fou, qui ont un licence fait par Thomas Bergerzen,
etc., sur Bal des Osophantomes,
Muscatère de Richelieu,
qui utilise en plus beaucoup de musique,
dans du Twister, du Iron Man,
des trucs comme ça, donc là, niveau des droits.
Et même du... Attends, c'est lequel
qu'utilise du Zelda ?
Bah c'est muscatère, non ?
Oui, je pense que c'est ça. Il semble.
Il y a une musique qui vient du coup
de compositeur, je n'apprécie pas,
du fait Zelda, Skyward Sword, quelque chose comme ça.
Mais en tout cas, voilà, donc c'est
une production qui, certes,
mentionne le Puy du Fou dans son titre
et dans les images, mais qui n'est pas
du tout issu du Puy du Fou, c'est vraiment
une production qui est liée à M6.
Mais effectivement,
ça, c'est un contact
avec le milieu des parts d'attraction,
mais qui est symbolique.
Parce que nous, en fait, en lisant, justement
dans l'ordre de la liste, c'est vraiment le premier
rapport avec les parts que c'est dit, bah tiens,
est-ce que du coup, il a eu un contact
vis-à-vis de ça, quelqu'un a dû voir
l'émission et c'est dit, bah tiens, il compose
pour les parts, enfin, tu sais, donc
fait le mélange, voilà, il a tout ça
à la suite d'hiver, donc pas du tout.
Il est bien même passé, même pas arrivé comme ça.
L'histoire, on en parlera peut-être
dans le prochain épisode, parce que là, ça fait
déjà une heure 15 qu'on en parle.
Est-ce qu'on a fait le tour, déjà, de tout ce
qui n'est pas parc, déjà en soi ?
Il y en a beaucoup, il y en a d'autres,
de quoi on pourrait parler.
J'ai pas ma page IMDB en tête,
donc je me souviens pas de tout, mais c'est vrai
qu'il y a beaucoup de quinaux.
Récemment, il y a encore eu
un court-métrage avec, enfin, réalisé
par Maxime Cheffdeville, qui s'appelle
Le procès du pantalon, qui est en train
de partir dans les festivals, voilà, on attend
les réponses, qui est un très beau petit film
sur l'histoire de Violette Morisse,
qui était une sportive
et qui a eu le malheur
d'être assez douée
dans le sport et de battre les hommes
et donc
de porter un pantalon, à l'époque
où c'était encore interdit, puisqu'on
rappelle que la loi sur le port
du pantalon est restée
en vigueur, pas appliquée, mais en vigueur
jusqu'à tout récemment.
Qu'est-ce que tu t'entends par récemment un siècle,
moins ?
Non, beaucoup moins, quelques dizaines d'années.
Donc, j'ai pas la date en tête.
J'ai pas la date en tête précis,
c'est pour ça que je m'avancerai pas
sur une date, mais
voilà, c'est une loi qui a été
en vigueur pendant très longtemps
et voilà,
donc, le procès du pantalon,
quand ça sortira
en dehors des festivals
honnêtement, là il a
encore mis la barre un peu plus haut,
je trouve.
Donc, voilà.
Et puis, d'autres projets futurs
sans doute...
Oui, parce que tu baignes,
tu as quand même bien
commencé à travailler dans le domaine
des parcs d'attraction, alors on les a déjà cités,
mais on a attention ménure au Parc Assyriques,
on a Konda ou à Libye-Belgiom,
chercheur de tornado, détincel au Futuroscope,
tout attiste récemment, et peut-être
d'autres qui vont arriver en cours de route.
Et donc, puisqu'on peut pas en parler,
on parlera de ce qu'on connaît déjà,
mais ça, ce sera dans 2 semaines,
les amis. En tout cas, merci beaucoup
Benjamin, de vous avoir étalé
toute ta vie, tout ton parcours,
il y a plein de choses, et en plus, on n'a pas tout dit.
Ah non.
C'est un épisode un peu hors série pour le coup celui-ci,
parce que du coup, on parle d'abord, on veut mieux te connaître,
on veut que les gens te connaissent mieux pour bien comprendre
ton parcours, et que dans l'épisode
prochain, là, on va parler
effectivement de ce que tu as fait pour les parcs, et on va voir
en quoi justement, ce parcours que tu as eu
influencé tes créations actuelles,
celles qu'on connaît, et
qu'on entend plus ou moins, selon l'habitage
d'hutre.
Merci d'expérience, parce que, oui, ça nous a
donné de chois de choses.
Bref, on en parle dans 2 semaines, les amis en attendant,
n'hésitez pas à nous suivre sur tous les réseaux sociaux,
comme d'habitude. Comme d'habitude,
levet-se au amirai-puissance-parcs.fr, vous connaissez
les bonbais, on a obsace l'épisode déjà
beaucoup trop long. On se retrouve dans 2 semaines
pour la suite. Ciao tout le monde.
Au revoir. Au revoir.

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