Bonjour à tous et à toutes ! Vous écoutez Nala et la poussière de ciel, épisode 7.
Prêtes et prêts à retomber en enfance ? Le musée du jouet, situé à Moran-Temps-Montagne,
vous permet de retrouver vos poupées, voitures et tout pied préféré le temps d'une visite.
Les 6 espaces d'exposition offrent également une occasion unique de découvrir combien le
jeu et le jouet sont ancrés dans l'histoire et dans de très nombreuses cultures.
Ayant parlant du culture, c'est aussi l'occasion d'apprendre combien la tradition du jouet et
sa fabrication sont associées au jurat, et plus particulièrement au jurat. Là encore,
le boyer pour quelque chose, les artisans de la région étaient célèbres pour leur sens
de l'innovation et la créativité. Ces talents, bientôt reconnus par-delà des frontières,
assurent la renommée des jouets juratiens à l'international. Bref, au musée du jouet,
pétisez grands pour en apprendre en s'amusant. Retrouvez toute l'actualité de ce lieu sur
juramuse.fr. Bonne écoute !
Tic tac, tic tac ! Des valets au sommet, rien ne peut nous arrêter.
Par-delà l'espace et le temps, retrouvent celle qui nous a été enlevée.
Après un nouveau bond dans le temps, Mala et Granny ont exploré la maison de Louis Pasteur à
Arbois. Dans le laboratoire de l'éminence scientifique, une étrange musique résonne.
Cette ère ce n'est pas n'importe lequel. C'est la symphonie des jouets,
l'une des compositions favorites de Nona. Les deux femmes restent interdites, comme pétrifiées.
Autour d'elles, les visiteuses et les visiteurs continuent d'affluer comme si de rien n'était.
Brusquement, une vibration est quelque note au perché les sortes de leur torpeur.
Le téléphone de Granny est en train de sonner. Lorsqu'elle décroche, Granny est pour le moins
surprise. C'est Michel, le bénévole du château de Présie. Près inquiet de les avoir vus disparaître
dans un tourbillon de lumière, il s'est précipité vers la voiture de Granny pour chercher un moyen
de la contacter. Ouf, elles sont bien sénés sauvent. Sauf que la meule de comté lui est restée sur
les bras. Ils se proposent de leur ramener cet encombre embutin. Granny, un peu secouée par ses
péripéties, accepte volontiers. Michel fait son apparition moins d'une heure plus tard.
Il les rejoint dans le jardin de la demeure, tandis que Nala et Granny profitent d'un peu de
quietude et du beau temps. « Comment allez-vous mes amis ? » s'exclame Michel en les voyant.
« Vous semblez épuisé. Et puis je me suis fait un sans-dancre. Ce n'est pas tous les jours qu'un
vortex s'ouvre dans le donjon du château. « Michel, si vous saviez quelle aventure nous vivons ? » s'exclame
Granny. « J'ai même troqué un morceau de votre délicieux pain contre des informations. » ajoute
malicieusement Nala. « Le prisonnier à qui je l'ai donné s'est régalé. « « Un prisonnier ? Mais
où donc avez-vous atterri ? » « Au prison royal de Saint-Amour. Et le plus important,
ce n'est pas où, mais quand ? Nous sommes arrivés au XIXe siècle. « « Le XIXe siècle ? Mais c'est tout bonnement
incroyable. Je hâte que vous me racontiez votre périple. Peut-être en chemin ? Je vous ramène
jusqu'à votre voiture. Elle est restée au château. « Avant cela, nous aimeriez bien solliciter un nouveau
coup de main de votre part, si ce n'est pas trop vous demandez. Et évidemment, si vous avez le temps.
« Et en avant pour l'aventure, mesdames ! » Soudain, il s'arrête un peu interdit. « Elle nous
mène où, cette aventure, au fait ? » « C'est bien salant de nuit. Il faut déterminer notre prochaine
étape pour retrouver Nona. » précise Nala. « Dis, Granny, cette musique, c'était un indice,
n'est-ce pas ? » J'en mettrai ma main à couper. « De quelle musique s'agissait-il ? Valse ? Ça me
connaît. » dit Michel en entamant quelques pas de danse. « De la symphonie des jouets. » « Des jouets ?
Mais c'est une spécialité de la région. » « Évidemment, je n'y pensais plus. Avec toutes ces
belles forêts, on a tout ce qu'il faut pour fabriquer des jouets en bois. » « Si bien,
ils ont même leur propre musée. » « Un musée consacré aux jouets à en bois ? » « En bois et à tous
les autres. » « C'est forcément là. Allons-y ! » Sexclame Nala tandis que Granny montre son
assentiment en mochant la tête. Au petit trou, le groupe quitte la maison de Louis Pasteur et
s'engouffre dans l'auto de Michel. L'intérieur de l'habitacle enbôme le comté. Le baladin a
précautionneusement installé la mule, allant jusqu'à l'entouré avec la ceinture de sécurité.
En chemin, Nala et Granny reviennent sur leur incursion dans le passé. Michel ne peut s'empêcher
de s'exclamer, poussant des O et des A de surprise tout en lâchant le volant. Confronté à cette
conduite pour le moins expressive, Nala grince des dents et souffle. Si ça continue, Michel va les
envoyer dans le fossé. Heureusement, le périple touche à sa fin. Les voilà à moirant en montagne,
face au musée du jouet. Face au bâtiment, le regarde Nala pétille. Cette architecture
bleue et jaune, relevée par des réos de verre, lui rappelle de gros légo. Elle a un peu l'impression
d'avoir été propulsée dans un de ses films préférés, Toy Story. Pendant qu'elle admire les
lieux, Michel s'est emparé de la mule de comté sous les protestations de Granny. Elle aussi,
elle peut la porter. Michel lui propose alors de se relayer pour charier l'encombre mutin.
La petite troupe pénètre dans le musée sous le regard interloqué des employés et du public. Et oui,
emmener son fromage en visite ce n'est pas habituel. Heureusement, à l'habitétrie,
personne ne lui facture l'entrée. Nala commence à explorer les collections tandis que Granny et
Michel sont à la traîne. Alors qu'elle arrive près d'une grande vitrine verte, un curieux
tintamar se fait entendre. Elle s'approche et stupeur. Les objets sont comme animés. Les flux
se zoulèvent en rythme, la peau des tambours vibrent, les crécelles se détachent de leurs
supports et tournois. En prêtant attention, elle arrive à identifier la symphonie déjouée. Oui,
encore elle. C'est un signe, comme elle s'empresse de le faire remarquer à sa grand-mère. Nala continue
sa visite. La fillette ne sait où donner de la thèse. Partout, déjouée, de toutes sortes,
de toutes les matières, de toutes les époques. Si seulement elle n'était pas protégée par
ses vitrines, elle pourrait bien s'amuser avec. Lorsqu'elle passe sous des coinoboris, des manches
à air japonaises en forme de carpes, les poissons se mettent à frétiller jusqu'au moment où de
leurs bouches jaissent des papiers colorés. On croirait des confétis. Des confétis qui continuent
leur route, comme portés par un courant d'air invisible. Nala entreprend de les suivre et en
joint Granny et Michel de l'imiter. Les papiers virvolent entre les espaces, telles des papillons
bigarrés. Au terme d'une course effrénée, ils finissent par ralentir pour se mettre à frapper
contre le verre d'une vitrine. À l'intérieur, une poupée au jour rouge comme des pommes d'amour.
Une sorte de chale recouvre ses épaules. Tandis qu'une jupe très volumineuse termine sa tenue.
Nala, toujours avide de comprendre le fonctionnement de ce qui l'entoure, se baisse et observe son
jupon. À sa grande surprise, il est constitué de centaines de feuilles de papiers.
C'est une poupée diseuse de bonne aventure, explique Granny Hordalen.
Nous avons de la chance de la voir. Comme elle est très fragile, elle n'est pas souvent exposée.
Une poupée diseuse de bonne aventure ? Ça veut dire qu'elle dit l'avenir ?
Interroge Nala un peu perplexe.
Oui, chaque petit bulletin est censé dévoiler une prédiction.
Précise Michel.
Ah bah, je serais curieuse de savoir ce qu'elle pourrait me raconter.
Granny se rapproche du présentoir tant le coup et se frotte le menteau.
S'en conteste quelque chose la chiffonne. Bientôt, elle explique quoi.
Plus elle observe le visage de cette figurine, plus elle trouve qu'elle ressemble à sa chère nona.
Elle n'a pas fini sa phrase, qu'un son évoquant à sanggène, une sorte de sifflet utilisé
lors des fêtes et des carnavals, se fait entendre.
Là, une pluie de cotyons jaillit. Un personnage en émerge.
De sa cape païtée, sort une tête de souris coiffée d'un chapeau haut de forme.
Dès qu'en blanc empoignent une baguette et des foulards, il a tout l'air d'un magicien.
D'un magicien, Mio ne m'y rongeur, mais d'un magicien quand même.
Il se frotte les moustaches et entame une révérence.
– Ça, par exemple ? – souffle Nala.
– Prête à mettre un peu de magie dans votre quotidien ?
En deux temps, trois mouvements, vous pourrez retrouver votre grand-mère.
– dit-il en désignant la vitrine. – Attendez, cette poupée.
– C'est nona ? – rugit Granny.
– Ha ha ha, cela va sans dire. Vous comprenez ? J'adore les jouets.
Je retourne régulièrement au musée de la bois salerie pour essayer d'apprendre comment sculpter le bois.
Mais je n'y parviens pas !
Ha ha ha, mes créations sont toujours en dos sale, mes espérances.
Alors, j'utilise mes autres talents.
– Grâce à ma magie, je transforme les gens.
C'est très pratique pour étoffer ma collection.
Et puis, quand j'ai vu votre nona au musée, j'ai trouvé qu'avec son visage agréable et ses cheveux en dulé,
elle serait une poupée absolument parfaite.
Je l'ai donc aveuglé de sceurs magiques et hop !
Je suis ressortie, ni vu, ni connu avec une diseuse de bonne aventure sous les bras.
Ha ha ha ha ha ha ha ha.
Mais enfin, ce n'est pas bien de faire ça. C'est ma nona que vous avez métamorphosée.
Nous nous sommes faits beaucoup de soucis et pas question qu'on reparte sans elle.
Le magicien plie son museau et roule les yeux en quête d'une idée.
– Hum, j'en conviens. Ha ha, ce n'est pas très correct.
Mais j'aime la compagnie de mes jouets.
Ou presque autant que le fromage.
Ha ha, et puis, j'ai eu quelques remords quand même. Je vous ai laissé des en dix.
– Tout de même, vous nous avez causé bien des frayeurs.
Et nous avons arpenté une bonne partie du jour à cause de vous.
Le Musée de l'ABI, la Maison du Comté, le Château de Précilie,
les Prisons Royales de Saint-Amour, la Maison de Louis Pasteur, et maintenant, le Musée du jouet.
– Le magicien se torlait main en barassée.
Quant au fromage, nous savions que c'était votre péché mignon.
Une vache nous a dit que vous demandiez souvent du Comté en guise de Ransom.
– Ha ha ha, Saint-Gréme-Argrit, elle ne peut pas tenir sa langue.
Remarquez, elle n'a pas tort.
– Si on vous donne cette mule, vous nous rendez nona et se formulez, mais évidemment.
– Allez, marchez conclu !
– dit-il entendant la main.
Lala s'avance vers lui, mais s'arrête juste avant d'accepter l'offre.
– Une dernière chose, vous avez l'air de drôlement vous ennuyer.
Si vous nous assurez de ne plus qu'il n'a pêqué que ce soit,
nous irons visiter la Maison du Comté tous ensemble.
– Le magicien saute de joie.
Il tiendra parole.
De nouveaux amis, c'est plus précieux que n'importe quelle collection.
Dans un mouvement du poignet,
il entame une série de cercles avec sa baguette magique et pousse de petits cris aigus.
De la fumée, n'imble la vitrine.
Soudain, un pop retentit, comme si un ballon de beaux-de-ruche explosait.
Lorsque le nuage se dissipe, Nona est là, en chair et en os.
Grannie et Nala lui sautent dans les bras et l'embrasse.
– Quel soulagement !
Michel, le magicien qui sont tout attendris, assiste à ses retrouvailles émouvantes.
Une fois ses larmes séchées, Nona suggère d'aller se décourir les jambes.
Plusieurs jours sous la forme d'une poupée, ça donne la boujotte.
Et pour y remédier, rien de mieux que d'aller visiter le reste du musée,
en compagnie de sa famille et de ses nouveaux amis.
Vous venez d'écouter une histoire d'envoler comté,
une création originale écrite par Clémence Simon.
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À très vite !