Bonjour à toutes et à tous, aujourd'hui vous allez écouter une nouvelle histoire d'envoler
comté, Elise La Bêtise.
C'est une histoire en un seul épisode et un peu particulière.
Elle a été imaginée avec la classe de grande section d'Anael de l'école Jean Moulin
de Rennes, en partenariat avec la radio associative locale CILAB.
Si les enfants ont réfléché au personnage, aux animaux, aux lieux ou encore aux objets
présents dans cette histoire, ils et elles ont également participé à l'enregistrement
de quelques voix, mais aussi au bruitage.
On vous laisse donc découvrir par vous-même l'histoire de cette pirate.
Bonne écoute !
Elise jette un coup d'œil au gros nuage.
Le vent s'engouffre dans ses cheveux bouclés et ses pieds tangent sur le ponton du bateau.
Un perroquet au plume multicolore vient se poser sur son épaule.
Ça ne m'étonnerait pas qu'on traverse une petite tempête mon papaille.
Répète le perroquet en lissant ses plumes avec son bec.
Elle attrape sa longue lue et la colle à son œil.
Papaille laisse échapper un petit cri.
Remarque Elise en retournant l'instrument.
Cela fait des années qu'Elise la bêtise a quitté la terre ferme et qu'elle navigue
sur son bateau de pirate avec son perroquet papaille.
Des tempêtes, elle en a vu des tas.
Et même si elle est un peu maladroite, ce qui lui a valu son surnom, elle s'en est toujours tirée.
Elle replie les troisiments se voile de son bateau en se servant de la pouce.
Elle barre à triboire pour se glisser dans le vent.
Elle sait qu'en cas de tempête, mieux vaut se laisser porter, se fondre dans les vagues qui se coulent le navire.
Tu te rappelles de ce que disait ma grand-mère, qui a déjà la cata ?
Ceux qui coulent sont ceux qui résistent.
Papaille laisse échapper un petit cri roque et bat des ailes.
La première grosse vague s'écrase sur le pont.
Elise tient bon et ne lâche pas la barre.
La tempête rugit puis se calme.
Une petite pluie fine ricoche sur le pont du bateau.
Elise et Papaille descendent dans la cabine.
Papaille déploie ses ailes et volette jusqu'à son perchoir.
Il cache sa tête sous son aile.
Elise s'approche et caresse les plumes de son perroquet.
Celui-ci ne bouge pas.
Elise demande.
Est-ce que tu as faim ? Est-ce que tu veux jouer ?
Mais le perroquet ne répond pas.
Elise soupire. Elle est un peu inquiète.
Voilà des semaines que Papaille n'est pas dans son assiette.
Il passe ses journées assis sur son perchoir à lisser ses plumes ou à dormir.
Il a l'air tout triste et rechigne même à manger.
Même une petite tempête ne lui a pas remonté le moral.
Pense Elise.
Soudain, elle a une idée.
Elle ouvre le plat caravésel et fouille dans les casseroles.
Je vais te préparer ton plat préféré.
Papaille ouvre un œil. Il est intrigué.
Elise ne fait jamais la cuisine.
Elle se contente de faire bouillir quelques pommes de terre de temps en temps.
Il faut dire qu'à chaque fois qu'elle touche une casserole,
une catastrophe se produit.
Elise sort la plus grosse marmite du placard et BOUM !
La casserole tombe à ses pieds dans un grand fracas.
Elle couvercle le rôle.
Elise se penche pour le ramasser.
C'est alors qu'elle aperçoit une vieille feuille jaunie sur le sol.
Elle l'apprend entre ses mains et la déplie.
Ça alors ? On dirait une carte au trésor.
Oh, c'est sûrement ma grand-mère qui l'avait cachée là.
Et comme je ne fais jamais la cuisine, je ne l'avais pas remarqué.
Sur la feuille, il y a des points, des flèches, des traits
et une grosse croix en haut à droite.
Papaille vient se poser sur son épaule.
Trésor, trésor.
Elise déchiffre les quelques mots écrits sur la carte.
Il merveilleuse.
Merveilleuse, merveilleuse.
Ah, ça a l'air de te plaire cette histoire.
Eh bien, c'est d'accord.
Nous allons partir à la recherche de ce trésor.
Il est censé être sur une île appelée L'île merveilleuse
au large du Cap de Bonnes Espérances.
A l'aide d'un crayon, Elise trace la trajectoire de son bateau sur la carte.
Puis elle met le Cap vers le sud.
Elle est peut-être mauvaise cuisinière,
mais elle a un très bon sens de l'orientation.
Pendant des jours et des nuits, le bateau vogue en direction de l'île.
Un matin, alors qu'Elise est à la barre,
elle aperçoit une étrange forme qui dérive sur l'eau.
Elle prend sa longue vue, dans le bon sens, cette fois-ci.
Ah, mais c'est une barque !
Qu'est-ce qu'elle fait ici, perdue au milieu de l'océan ?
Elle croit distinguer une forme humaine qui agite les bras dans la barque.
Mais...
Un éternument la saisit.
Elle fouille dans sa poche pour trouver un mouchoir et se mouche à grand bruit.
Juste avant de réaliser qu'elle vient de se moucher dans la carte au trésor.
Ah, non !
Se désolée, Elise.
L'ancre a coulé et la carte est complètement illisible.
Pas de trésor, pas de trésor !
Siffle pas paille.
Oui, la carte est inutilisable maintenant.
Pourtant, selon mes calculs, l'île ne doit pas être bien loin.
Bon, allons voir plutôt cette barque.
Le navire se rapproche de la barque
et Elise distingue un vieil homme coiffé d'un grand chapeau de paille
avec un gros chagri sur l'épaule.
Oui ! Oui !
Je tue bâton !
Ah, la l'aide !
Crie le monsieur au chapeau.
Qui êtes-vous ?
Et que voulez-vous ?
Lui répond Elise un peu méfiante.
Je m'appelle Sammy.
Je suis le jardinier de l'île merveilleuse.
Et lui, c'est Fluffy, mon chat.
À ses mots, Elise sera douce.
Sammy pourra peut-être l'aider à trouver le trésor.
Elle jette une échelle de corde à la mer.
Sammy et Fluffy grimpe sur le bateau.
On apercevant paille,
Fluffy se mette à m'yoler et à feuler.
Ses poils sérient sur son dos.
Mais papaille, lui, semble tout heureux.
Il agit de ses ailes et improvise une danse multicolore.
Ça, alors ?
On dirait que papaille est content d'avoir de la visite.
Pense Elise.
En voyant la danse du perroquet,
Fluffy se calme et se rapproche de papaille pour faire connaissance.
Elise se tourne vers Sammy.
Qu'est-ce que vous faites là ?
Tout seul sur une petite barque au milieu de l'océan ?
Demande-t-elle.
Le visage de Sammy s'assombrit.
Nous n'avons plus nul part à rouler.
Une terrible tempête
a ravagé notre île.
Mon magnifique jardin est complètement détruit.
Et les pauvres animaux de l'île n'ont plus rien à manger.
Est-ce que tu pourrais m'emmener sur l'île ?
Je pourrais peut-être vous aider.
Sugère Elise.
Mais en réalité, elle pense au trésor.
Elle s'imagine déjà couverte d'or et de diamants.
Sammy lui indique la direction à prendre
et il ne tarde pas à apercevoir la petite bande de terre au milieu des flots.
À mesure que le bateau se rapproche,
Elise ne peut que constater le désastre.
Les palmiers, les cocotiers, les bananiers,
tous les arbres ont été arrachés.
L'eau salée s'est infiltrée partout.
Bon, c'est un peu triste.
Mais cela me simplifiera peut-être la tâche pour trouver le trésor.
Sonche-elle alors qu'elle jette l'encre.
Sammy et Elise descendent du bateau avec leurs animaux sur l'épaule.
Elise sent le doux clapotis des vagues qui l'enveloppent.
Tous les quatre avancent sur l'île détruite.
Peu à peu, toutes sortes d'animaux apparaissent.
Une giraffe s'entache, un lémurien aux yeux bleus,
de petites coxinelles vertes,
tout son l'air perdu et affamé.
« Les pauvres ! » murmure Elise.
Sammy les regarde d'un air désolé.
« Je n'ai plus rien à leur donner à manger.
La tempête a emporté toutes mes plantations. »
Elise réfléchit.
Il lui reste bien quelques pommes de terre dans la cale de son bateau.
Sans réfléchir, elle remonte à bord et fait bouillir ses dernières pommes de terre.
Puis elle les distribue aux animaux de l'île.
Elle entend une à Sammy.
« Merci. Je n'avais rien avalé depuis des jours.
Tu sembles être une personne généreuse.
J'aurais aimé partager avec toi la beauté de mon jardin.
Et ses fruits et légumes délicieux.
Mais il ne m'en reste plus rien.
Enfin, presque plus rien. »
Elise t'en l'oreille.
« Comment ça ? » Sammy semble hésiter à lui confier son secret.
« Eh bien, cette île recèle bien des trésors.
J'imagine que tu as remarqué que les animaux de l'île ne sont pas comme les autres.
C'est en partie pour cela qu'on l'appelle l'île merveilleuse.
« Nervueuse, merveilleuse »
Répète Papay.
À ses mots, Sammy retire son chapeau de paille et laisse apparaître un petit coffre en bois posé sur sa tête.
Elise sent son cœur battre dans sa poitrine.
« Le trésor »
Sammy attrape le coffre et l'ouvre précautionneusement.
Un éclat doré saute aux yeux d'Elise.
Des pièces d'or et des bijoux étins slants brillent sous le soleil.
Mais Sammy semble s'en moquer.
Il cherche autre chose dans le fond du coffre.
Il finit par sortir une petite fiol qui l'agit doucement.
Elise regarde la fiol avec attention.
À l'intérieur, il y a comme plein de petites graines.
Ce sont toutes les graines que j'ai réussies à insauver de la tempête.
Il y en a assez pour cultiver un magnifique jardin.
Mais je n'ai plus de terre.
Elise réfléchit.
Elle sait qu'elle pourrait prendre les pièces et les bijoux, remonter sur son bateau et laisser Sammy, Fluffy et les autres se débrouiller.
Mais à cette idée, elle a comme une petite boule dure qui se forme dans sa gorge.
Et si tu cultives tes plantes sur mon bateau ?
Il y a de la place sur le pont avant.
On pourrait même te construire une serre pour qu'elle pousse plus vite et qu'elle soit à l'abri des embrins.
Le visage de Sammy s'éclaire.
C'est vrai.
Ce serait incroyable.
Mais ils froncent les sourcils et se tournent vers les animaux.
Mais...
Mais eux, ils vont mourir de faim s'ils restent ici tout seul.
Papa il est s'échapper à un petit cri.
Et Elise, c'est ce qu'il lui reste à faire.
Les animaux n'ont qu'à venir avec nous.
Nous les installerons dans la cale.
Ils mangeront les légumes et les fruits que nous cultiverons et ils le verront du pays.
À ces mots, un vent de fête souffle sur l'île et les animaux sautent de joie.
Papa ils s'envolent en direction du bateau.
Avec nous, avec nous.
Elise sourit.
Sur cette île mystérieuse, elle a trouvé un trésor et des compagnons de voyage.
Son cœur se remplit de bonheur.
Sur les écarats, on danse au rire boîte, sur toutes les mères.
Sur toutes les mères.
Sur les chemins des cirelles, un chien sautre et les ors nous entrelent.
Sur les facets, sont les belles, il y a tous les mères.
Tous les mères.
Pas de rure, pas de barrières.
Sur l'océan, sur la finite des sainte-mère.
Au suivant, c'est nous les pirates, à drap tuer les écarats.
On danse au rire boîte, sur toutes les mères.
Sur toutes les mères.
Au sud, un crié des p'tits sautes et sautes pour un mert.
Gheur, un rocher, gheur, faute, roche et à l'attache.
Et à l'attache.
Et à l'attache.
Au mert et à la portage, il faut du grand.
Un grand duc, un du courage et du talent.
C'est nous, c'est nous les pirates.
À drap tuer les écarats, on danse au rire boîte, sur toutes les mères.
Sur toutes les mères.
C'est nous, c'est nous les pirates.
À drap tuer les écarats, on danse au rire boîte.
Sur toutes les mères.
Sur toutes les mères.
C'est nous, c'est nous les pirates.
À drap tuer les écarats, on danse au rire boîte, sur toutes les mères.
Sur toutes les mères.
C'est nous, c'est nous les pirates.
À drap tuer les écarats, on danse au rire boîte, sur toutes les mères.
Sur toutes les mères.
Sur toutes les mères.
C'est nous, c'est nous les pirates.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
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