Partir à l'aventure, c'est confier son destin aux éléments, à son expérience et parfois même à son matériel.
Chez Back Market, nous comprenons l'importance de pouvoir compter sur son équipement au quotidien.
C'est pourquoi nous proposons des appareils tech de qualité reconditionnés par des professionnels.
Back Market est fier de soutenir les baladeurs.
Les baladeurs, une série audio, les hausseurs.
Des balades, des aventures, des mésaventures, en pleine nature.
Prêts pour le départ ? Prêts, c'est parti !
Si nous avions chacun un animal d'autème, celui de Thémo and Argyros serait un grand mammifère,
recouvert d'une fourrure épaisse et brune, une respiration profonde, le pas lourd quand il s'approche mais rapide,
s'il perçoit un danger à l'entour. Un cri sourd percerait alors d'une cache doracique énorme.
Julien Mavier, lui, a plus quelque chose de l'aigle. L'œil a fut thé aux lumières ochres de la fin de la journée sur la forêt canadienne,
flottant sur les couches d'air juste au-dessus de la surface de l'eau, de la rivière Yukon.
Thémo et Julien, deux amis qui se sont rencontrés à l'île Doré, s'embarquent dans une aventure
où la nature sauvage reprendra le dessus, à chaque coup de paguée, le long du Yukon,
à chaque campement sur ses rives, au bout milieu du règne animal.
Sauront-ils dompter la peur, oublier la fin et se fondre totalement dans le sauvage ?
Je suis étudiant vétérinaire et depuis que je suis petit, je suis vraiment passionné des animaux.
J'aime beaucoup la nature, mais ce qui me pousse souvent à partir, c'est d'aller voir
ce que je sais qu'il y a une espèce particulière à cet endroit-là,
comme le jaguar en Amazonie, le puma en Patagonie.
C'est ce qui me donne envie. Après, la plupart du temps, je ne les vois pas,
parce que c'est des animaux qui sont très très très difficiles à observer.
Thémo, c'est vrai que c'est le gars qui a une prestance, disons,
quand il est quelque part, tu vois Thémo.
Il avait prévu déjà de partir Yukon durant l'été pour aller observer des ours,
et c'est vrai que moi, j'ai toujours eu cette envie de partir en pleine nature
et Thémo a cette espèce d'âme de solitaire.
Il a fait plein de voyages, mais solo, il avait déjà fait le Yukon, il est parti en Patagonie.
En Yukon, oui, il y a quand même beaucoup beaucoup beaucoup d'ours, je crois qu'il y en a à peu près 12 000.
Mais encore une fois, ils sont difficiles à voir.
C'est la quête de l'ours, mais après, on peut avoir beaucoup de chances.
Par exemple, quand j'y étais à l'essage, on avait vu, mais ça dépend.
On ne sait jamais, en fait.
On ne sait jamais ce qu'on va voir.
Il fait les choses que toi, tu ne se pas faire et tu attends qu'on te booste.
Oui, ça, c'est cool, ce qu'il fait.
Julien, il est très motivé.
On se voyait tout le temps à l'île d'oreille, on rigolait beaucoup ensemble,
on n'était pas proches, potes vraiment très proches.
Mais on s'est toujours très bien entendu.
J'avais vu ces photos, je voyais ce qu'ils faisaient, je trouvais ça vraiment très beau.
Je sais qu'il est sportif, qu'il y a une super mentalité.
Je ne sais pas trop comment ça m'est venu, mais je lui ai dit, je suis à l'voi, je lui ai dit, ça te dit de partir avec moi.
Disons que j'étais pas prêt physiquement, mais en tout cas, je pense que mentalement, ça suivait.
J'ai cette envie de, je pense qu'on a tout ça au fond de nous, de vouloir connaître la vie sauvage.
Et surtout que le Yukon reste quand même une terre,
une terre où tu peux vraiment trop trouver seul et la population est à 200 km autour de toi.
Tu ne sais pas trop à quoi t'attends encore.
Ça s'est fait vraiment très vite parce que c'était fin août,
et on partait le 1er septembre.
On est à Paris, on a fait les courses en une journée en moto, c'était vraiment la course.
Et on est parti, un peu à la rache, avec le strict minimum.
On a atterri à la vie de Whitehorse.
Donc là, on allouait les canoés.
Et ouais, en fait, tu sens la culture un peu native américaine.
Elle est quand même omniprésente un peu partout et tu as des totems,
cette culture du canoé qui est quand même trop belle.
Whitehorse, du coup, moi je connaissais.
Donc c'est pas les mêmes sensations.
Normalement, on arrive le soir dans une ville,
on ne sait pas trop où on est, on ne sait pas trop où on va,
on pense à plein de choses, est-ce que ça va le faire,
est-ce que ça va le faire, est-ce qu'on va rencontrer une bonne personne,
est-ce qu'on va trouver les bon canoés,
est-ce qu'on va trouver les bonnes rivières,
est-ce qu'on va réussir à tout ça, on a beaucoup de doute.
Donc là, il y avait moins de ces doutes là, en tout cas, de mon côté,
parce que je savais un peu où on allait,
ce qu'on allait faire, comment ça allait se passer.
On se fait déposer à un lac qui s'appelle le Sandy Lake.
Donc là, on commence à pacter le tout dans le canoé.
Il fait très froid.
Déjà, c'est le premier truc que je me suis dit.
Et là, tout de suite, je me dis bon,
on va vraiment pas être équipés pour ça.
Et c'est vrai que,
quand tu commences à donner tes premiers coups de rames,
tu te sens directement,
en tout cas, dépayser totalement.
Tu sais pas où t'es,
j'appréhende beaucoup sur ce qui va se passer,
si je vais tenir,
parce que c'est quand même une trentaine de jours
à vivre seul.
Mais je pense que l'excitation prend de suite très, très vite.
On commence à paguer,
et on commence à pêcher,
le moment où d'un coup, on se retrouve seul.
C'est une sensation assez particulière, c'est vraiment agréable.
On se sent bien.
On se réveille assez tôt.
Donc, il y en a un qui va faire le café, par exemple.
Il y en a un autre qui range l'attente,
qui commence à ranger un peu le canoé.
On fait du café,
avec juste du café moulu qu'on met
dans une cafetière avec le bouillante.
Et en fait, on met un petit shot
de jouer la rivière dans la cafetière,
et ça fait redescendre tout le café.
Ça s'appelle le café de Koboy.
T'as la toute cette espèce de brume au-dessus de la rivière
qui te donne juste envie d'y aller,
et d'aller pas guayer.
C'est directement les paysages auxquels on s'attendait.
C'est-à-dire typiques canadiens,
des forêts de peintre, on a pu finir,
des montagnes magnifiques.
Nous, on est partis.
Autour du 6 septembre,
c'était le début de l'automne,
les arbres commencent à les boulots,
commencent à être très jaunatres,
toute la nature autour de toi,
et d'une beauté,
comme on avait du mal à s'imaginer.
Et on part assez vite,
parce qu'on essaie de partir tout le matin
pour essayer de vendre justement des animaux.
On a fait deux rivières.
Une rivière qui s'appelle Big Salmon River,
et après, tu rejoint la rivière principale
qui s'appelle la Yukon River.
Et donc ça fait à peu près,
je ne sais plus exactement,
entre 7-5 km de rivière.
On t'a le courant avec toi,
tu vas assez vite.
On faisait, je pense, entre 8 et 9 heures de canoë par jour.
Quand il pleuvait trop, on se posait.
On paguiait pas mal, c'était assez physique,
parce qu'il fallait, on avait une date limite,
malheureusement, on se disait,
il faut qu'on soit à deux zones assez de date là,
donc il faut qu'on fasse ça.
Ouais, physiquement, il fallait assez oublier.
Après, ton corps s'adapte assez vite,
parce que, je dirais que c'est comme un 6e sens
qui apparaît, et tu fais un peu un pass
sur tes douleurs,
et puis tu suis quoi.
Chaque tournant, en fait,
on peut tomber sur un ours,
ou sur un élan,
ou sur n'importe quel animal,
parce qu'il ne voit pas arriver,
il ne nous entende pas arriver,
parce qu'on essaie de pas faire de bruit,
justement, pour observer un maximum de choses,
d'animaux.
Des mots avant de partir,
mais on avait vendu ce projet comme
aller observer les ours au Yukon.
J'avais envie de voir un nom sauvage, bien sûr,
mais je n'avais aucune idée
de comment réagir face à un ours,
est-ce qu'un ours a aimé manger la vie en humaine,
est-ce que c'est plutôt passif par rapport à ça.
Donc, ouais, l'objectif, en tout cas, c'était d'observer des ours,
alors très, très vite,
dès qu'on est rentrés dans Big Salmon River,
qui est en fait une rivière très étroite,
en fait, on a vu des traces d'ours,
tous les jours, partout, à n'importe quel campement,
on s'est très dit, ah ouais, mais est-ce qu'on était
prêt à avoir autant de traces,
c'est ce que ça veut dire qu'on va avoir des ours partout.
L'ours, moi, c'est quelque chose personnellement
qui me passionne depuis toujours, je ne sais pas,
je ne pourrais pas l'expliquer.
Et c'est une espèce qui est quand même assez particulière,
l'ours, en tout cas le grizzly,
ou l'ours brin que même de Russie, d'Europe,
et le grizzly, donc en Amérique et au Canada.
C'est quand même un animal qui berne,
donc, en peu près de novembre à mars début avril,
quand il se réveille de Libération,
son seul but, c'est de manger assez
pour pouvoir passer le prochain hiver à Ibernet.
Quand on le voit comme ça, c'est tout pâteau,
c'est lent, c'est l'ours,
c'est la réputation d'être un peu le gros ours,
mais si par hasard il décide d'attaquer,
ou si par hasard il veut le fuir,
il court à 55 km heure,
donc ça rattrape un cheval,
ça rattrape un homme,
ça nage mieux que l'homme,
ça grimpe mieux aux arbres,
et si l'arbre est trop petit pour qu'il grimpe,
il peut le faire tomber,
c'est une super espèce.
Et moi je trouve ça vraiment très beau en plus,
c'est une espèce qui me hante un peu.
On est parti le 6 septembre,
et je crois que 3 jours après,
il a commencé à pleuvoir,
comme on n'a jamais vu de la pluie,
en tout cas sur l'eau,
et avoir de la pluie, on n'était pas près du tout.
Toutes nos affaires ont été mouillées,
parce qu'on avait oublié de mettre la bâche,
on n'avait pas des sacs étanges,
on avait des sacs basiques de voyage,
que tu mets sur le dos qu'est-ce que je suis à,
qui prennent toute l'humidité et l'eau s'il pleut.
On a étalé la bâche sur un premier campement,
on a posé ce campement parce qu'il commençait à faire nuit,
qui était tard.
On entre dans la rivière,
on se sent qu'on est vraiment seul.
C'est là qu'on a des traces de grésil partout,
des cons arrêtent.
On essaie de les suivre pour essayer d'en photographier,
parce que c'est quand même le but.
Toi, tu es là, tu n'es pas prêt,
c'est le début, tu es un peu désorienté face à la nature.
On étale la bâche pour faire un peu l'inventaire
de ce qui est sec et mouillé,
et donc moi je vois très bien qu'on s'occupe de couchages et mouillés.
C'est un peu le seul confort que tu as.
C'est-à-dire que tu as retrouvé dans ta tante,
lire ton petit bouquin,
nos chauds dans ton sac de couchages.
Je me suis arrêté le jour de cette nuit,
où j'ai dormi avec mes vêtements de pluie
pour ne pas être trop humide.
Et le lendemain, il a continué à pleuvoir.
On s'est fait un super bivouac, par contre,
avec une bâche en toit et tout.
Et en fait, on était là,
à sécher nos stacks de couchages,
de tous nos vêtements au feu,
donc tout a pu élevé le feu après.
Je suis souvent sur l'eau en faisant du surf à l'île dorée.
C'est côté là que j'adorais,
c'était de pouvoir être juste au fil de l'eau,
et tu te sens, je sais pas, assez fluide.
En plus, tu suis les courantes, et c'est calme,
c'est très, très calme.
T'entends juste les bruits de la paguée à l'eau,
enfin, on n'était pas comme des bourrins,
donc...
Et en plus, je trouve que franchement,
les paysages au bord de l'eau
prennent une autre dimension.
Le canoë, c'est particulier,
parce que c'est...
on suit vraiment la source de vie de la nature,
donc tous les animaux viennent à la rivière
pour boire, pour pêcher,
ou que ce soit, mais en tout cas, ils viennent,
tous les rivières, à un moment.
Donc c'est vrai qu'on suit et on suit se dérouler là,
pendant la journée, donc on voit le matin,
ce qui se passe, la journée, le soir,
même avec les aigles, les élan...
C'est particulier d'être en canoë,
parce qu'on arrive sur eux tout de suite,
ils n'ont pas le temps de nous voir arriver,
on ne nous entend pas, si on fait attention.
On a fait l'ouverture du Yukon avec un renard.
On a vu beaucoup d'élan.
On a vu des caribous.
Ce pas avec les caribous, c'est des rennes.
On a vu des marmottes, des loutres,
les loutres, c'est exactement comme tu l'imagines,
elles nagent sur le dos et c'est trop mignon.
On a vu, on se fait surprendre beaucoup par des castors
qui commencent à t'éclabousser avec leur queue.
On a vu beaucoup d'aigles.
On a surpris des aigles,
donc en fait, j'avais jamais entendu un aigle
voler à côté de moi et en fait,
t'entends la puissance de comment ça dégage de l'air.
Ça fait vraiment le...
C'est impressionnant,
ça c'était un beau moment aussi.
On a vu des gloutons.
C'est difficile à expliquer ce que c'est.
Je dirais que c'est Miur Smith Astor.
C'est tout petit.
Mais je pense qu'on a vu un coyote.
Le dernier jour de nos rivières, on avait un coyote.
Il y avait des mouvements dans les bosseils.
Je crois que c'était sur la droite.
Et là, on voit un coyote.
On croit déjà que c'était un loup.
On était à fond, on a été se poser, on a posé le canoë.
On s'est retrouvé à 30 mètres de lui et en fait, il n'avait pas peur.
On a pu l'observer pendant, je pense,
une bonne dizaine de minutes, des minutes qui paraissent des heures.
On sentait le regard qui se croisait.
Ça, c'était beau.
On a fait deux rivières.
Une petite qui s'appelle Big Salmon River, qui est vraiment un serpent.
Tu avances vers le nord et tu redescends radicales vers le sud.
C'est la frustration de cette rivière, c'est que tu n'as pas l'impression d'avancer.
Et après, il y avait la Yukon River, qui est très très très large.
Je pense qu'elle fait 200 mètres de large ou peut-être plus.
C'est vraiment énorme.
Et elle, qui est plus droite.
On a passé des rapides, des Five Fingers rapides.
Je pense qu'on ne l'a pas eu très rapide,
parce que c'était déjà le mois de septembre.
Mais elles sont assez impressionnantes,
parce qu'en fait, tu te retrouves à passer
un espèce d'énorme bloc de caillasses en plein milieu.
Et tu as une partie à gauche qui est très dangereuse,
ce qui avait écrit sur la carte.
Une partie à droite qui est un peu plus soft,
mais ça va un peu vite quand même.
Moi, j'étais à la barre.
Je n'ai rien été devant et que l'appareil photo la plupart du temps.
Dans les virages en canoë,
il y a la partie extérieure,
où le courant de la rivière est le plus rapide.
C'est par là que la rivière nous amène.
Il y a l'intérieur, où l'eau est calme.
Vraiment très calme.
Et avant d'arriver dans un virage,
il faut regarder dans le virage,
s'il y a l'extérieur,
il y a des rondes en bois,
des arbres qui sont tombés dans la rivière.
Il ne faut surtout pas passer par l'extérieur,
sinon la rivière nous amène droit dessus.
Il faut passer à l'intérieur.
On arrive sur le virage.
On voit un rond en bois à l'extérieur.
Mais il est loin.
On l'avait fait plusieurs fois.
Il n'y avait pas de soucis.
Là, je dis à Thémo, le tournant allait à l'aéreaide.
Si ça ne t'a pas besoin d'aide,
on fait ça à deux,
où je continue à faire des petites photos.
Et lui, il voulait se tester en canoë.
Je lui dis non, ça va le faire.
En fait, c'est un moment d'inattention.
On ne se rend pas compte de la vitesse de la rivière.
On se retrouve à 15 mètres du rondin.
On se rend compte que ça ne va pas passer du tout.
Là, je dis à Julien, il faut que je prends la paillette.
Sauf que là, si on était déjà à 15 mètres,
la rivière va tellement vite qu'on est dessus, direct.
Et du coup, Julien a manqué de se prendre le rondin dans la tête
et de se faire très mal.
Et surtout, on a dû éviter.
Et ça a tapé le canoë.
J'ai vraiment vu le canoë commencer à partir sur la droite.
Et à partir du moment où l'eau commence à rentrer dans le canoë,
c'est foutu parce que ça va de plus en plus et de plus en plus lourd.
Avec tout le matériel, en plus, qui était vraiment de côté.
Et appuyer sur le rondin de l'autre côté.
Et j'ai vraiment vu l'eau à 1 cm sur le point de rentrée dans le canoë.
Donc là, j'ai eu vraiment peur.
D'abord, j'ai eu peur pour Julien,
parce que je ne savais pas trop si c'était pris le rondin dans la tête.
Et après, j'ai vu le canoë qui, comme ça veut dire,
toutes nos affaires à l'eau, nous à l'eau...
Enfin, on se retrouvait nu comme des verres sur le bord de la rivière.
Il y a un soir où je n'étais pas très à l'aise.
On avait galéré à la rame parce qu'on avait une espèce de tempête.
Ce n'était pas une tempête de sable, mais il y avait un peu de sable sur le bord de la rivière.
Du coup, on avait tout pris, il y avait du vent.
Donc on a dû poser le campement un peu au dernier moment,
trouver un petit tileau.
Il y avait beaucoup, beaucoup de vent.
Il était 19h30.
En plus, il était vers la fin.
Là, c'était le moment où la nuit se couchait tôt.
Il commençait presque à faire nuit.
Il y avait vraiment pas mal de petits tiles,
avec beaucoup de vent, le sable qui faisait comme des mini-tendades.
Vraiment beaucoup, beaucoup de vent.
Là, j'ai dit à Julien,
il faut qu'on se retrouve à un endroit,
que ce soit bien ou pas bien.
Il faut qu'on se pose, qu'on se retrouve à un endroit,
parce qu'il va faire nuit, ça va être vraiment trop compliqué.
Donc il y a une île avec une forêt.
On va voir comment c'est.
C'est vraiment en glauque.
C'est vraiment une forêt pas agréable,
avec des ronces partout, des arbres morts,
des grands arbres.
Et du coup, là, ce campement, je sais pas,
je le sentais pas, du coup.
Et donc on pose ce campement tranquille.
En plus, on l'aménage pour se mettre bien,
on coupe tous les onces.
On était vraiment à l'aise.
On t'en oublie un peu, vous t'z.
Il commence à faire un nuit, on va se coucher.
T'es maud, il faut savoir que c'est le gars
qui, lui, dort comme dans le meilleur délit
en pleine nature, rien de le réveil.
Alors que moi, c'était tout l'inverse,
en tout cas pour ce voyage.
Ton oreille, en vie sauvage,
elle est deux fois plus puissante.
Enfin, je sais pas, t'entends tout.
Lui, quand il est seul, il dort pas.
Enfin, il est comme moi, sur qui vive.
Mais il profite du fait qu'il y ait quelqu'un avec lui
pour, genre, comme réveil.
J'étais un peu son alarme,
parce que moi, les premiers soirs,
j'entendais des casse-tors, et je trouvais que c'était des os
qui traversaient la rivière.
Ou alors même un petit écureuil qui passe à côté.
Enfin, tu l'entends tellement bien,
parce qu'il y a tellement de bruit incident,
en tout cas de la ville où il mène.
Tu l'entends tellement bien, le petit écureuil
qui est peut-être à 3-4 mètres de ta tente,
que tu crois que c'est un...
La nuit, tu te viens parano un peu,
mais c'est vrai que tu crois que chaque bruit est un ours.
Et en pleine nuit,
je me réveille, et...
J'entends un bruit énorme couillère dans la forêt,
et ça s'arrête pas.
Moi, la première fois que j'étais allé dans le Yukon,
j'avais un peu cette peur qu'il y avait Julien de l'ours,
parce qu'on en parle beaucoup
pour les attaques, on voit les vidéos un peu sur Internet,
des attaques d'ours.
Je commençais à me redresser,
à chopper ce qu'on avait des bombes au poivre,
ce qu'on appelle le bierspray.
T'as vraiment pas envie de l'utiliser,
ce que c'est à dire, que c'est vraiment un dernier recours.
Il faut un petit peu savoir comment réagir,
parce qu'une situation qui n'est pas dangereuse,
avec un ours qui est face à nous,
peut s'avérer dangereuse
si on ne réagit pas de la bonne façon,
si on n'arrive pas à vraiment bien dire son comportement.
Je me souviens, je t'en ai mis mon bierspray,
et je sentais un peu...
C'était la pression,
personne n'y viendra en aide, à part toi.
Je commençais à avoir des espèces de l'arme
de peur.
Je pleurais pas, mais tu as une sorte de pression,
mais tel que de la drenaline.
Un ours qui a peur, qui est surpris par l'homme,
il faut plutôt avoir une réaction calme,
et apaiser, même s'il charge,
il faut essayer de rester calme.
Mais par contre, un ours qui vient
sur le campement directement,
c'est un ours qui sait très bien qu'il y a un homme à côté,
il sait qu'il y a de la nourriture à côté,
il sait souvent qu'il veut profiter,
voir ce qui se passe un petit peu.
Et là, il faut plus lui montrer qu'il doit pas être là.
Je réveille des mots, je suis aimé,
j'ai entendu un bruit, c'est pas normal.
Donc c'est deux comportements
à avoir qui sont différents,
et il faut mieux ne pas se tromper
dans ce comportement en fonction de la situation.
Mais la plupart du temps,
encore une fois, les ours nous évitent,
et c'est quand même rare qu'ils viennent sur un campement.
Là, ils se réveillent, il faut le bruit recommence.
Il y a même des mots, je ne sentais pas de très, très serein.
Là, il y avait un gros truc
autour de la tente
qui marchait, mais
vous voyez que c'était une forêt
avec beaucoup de ronds,
beaucoup d'arbres morts,
c'était vraiment très gros,
comme un ours,
c'est lent, ça marche.
On commence à ouvrir la tente,
à prendre un atlant de torche
et un peu à regarder à droite, à gauche.
Finalement, on ne voit rien.
On essaie de se rendormir,
mon thémau lui se rendore tout seul,
je ne me suis pas rendormi tout de suite.
Et là, j'entends
encore ce bruit, pas dans la forêt,
au bord de la rivière, qui galopent,
et là, je fais, mais là, c'est chaud.
Enfin, il se passe quoi,
il faut faire quoi.
C'est pas pour
venir attaquer l'homme du tout,
mais c'est pour juste
voir s'il n'y a pas d'air à es,
ou un truc à manger.
L'animal a traversé la rivière
et s'est barré, je pense qu'il nous a senti.
Et le lendemain, j'étais au bord de la rivière,
et effectivement, il y avait
des traces d'ours.
Et effectivement, on en a maintenant
se réveillé, il y avait
des grosses traces,
d'un très très gros d'ours qui était
vu tout autour du campement.
Je pense que c'est le seul moment
où vraiment, je me suis dit, qu'est-ce que je fous là,
quand je serais vraiment
mieux chez moi.
Il faisait nuit vers 20h,
en tout cas, c'est l'époque
là, à 19h, il fallait qu'on soit
là sur le campement, et qu'on commence
à préparer,
à mettre le canouille sur la rive,
d'effaire toutes les affaires.
Moi, je me souviens, je jetais
mon sec de couchage dans l'attente à ce moment-là.
Et
on entend des louches chanter dans les montagnes.
Et ça paraît totalement irréel,
en fait. T'entends des louches,
peut-être j'entends des louches pas dans les dessins animés,
ou dans les films.
Et tu crois pas vraiment, le temps s'arrête,
enfin, tout se fiche, et tu écoutes
jusqu'il se passe.
T'as même pas peur, en fait.
Donc, tu en oublies vraiment,
le danger, tu apprécies
tellement ce qui se passe,
et ça, ça paraît tellement irréel.
Cette meute de loup, en fait,
nous a pas suivi, mais en tout cas,
il y a dans la même direction que nous.
Et avec les échos, par rapport à la rivière, les montagnes,
je pense, on les entend plus,
toute la semaine jusqu'à la fin, quoi.
En fait, c'était tabersseuse du soir.
Je pense qu'il communiquait entre eux,
ce qui était en Aveyon, qui était vraiment loin,
qui était beaucoup plus loin que les autres,
et après, tu avais l'autre meute,
et tu sentais une communication entre eux,
tu t'endors pas de la nuit,
tu les écoutes juste.
C'est assez perturbant,
parce qu'en fait, on sait pas
ce que ça va faire de voir un ours,
enfin, on sait pas comment tes yeux voient un ours en réel.
C'est assez étrange.
Donc, en fait, on était en écycle sur la Yukon,
donc on était sur la Rive gauche,
et là, on voit une espèce de tâche
qui commence à se déplacer,
donc je prends mon télopjectif,
je regarde, je dis putain mec, c'est un grizzly.
Oh là, on se dit, faut qu'on vaille dessus.
C'est large, le Yukon.
Une rivière, on va très vite.
Du coup, on pagaie, on pagaie, on pagaie,
et là, vraiment, on arrive sur lui,
donc il ne nous voit pas arriver,
et donc on n'est vraiment pas loin du tout.
Et en fait, le course, c'est mis sur ces deux pattes,
et bah pour nous renifler.
Parce que ça n'a pas une super vue,
ça n'a pas une super oreille, mais c'est un flair incroyable.
Donc il se met sur ces deux pattes,
derrière, et tu sens le...
C'est un monstre, hein.
Je pense que celui-là était vraiment gros,
et je pense que ça peut être clairement
faire 3 mètres debout, quoi.
Tu le s'entres niffler, et il s'est barré
dans les montagnes, parce que
les ours se barrent la plupart du temps, quand même.
Là, j'ai eu le coeur qui battait vite.
Là, clairement.
Là, je me suis dit,
et Thémo est assez
à cette étude là-dessus,
il aime bien aller à la front des animaux.
C'est vrai que là,
je ne savais pas trop ce qui était le projet
de ce qu'on va sur la même berge que lui,
et normalement, c'est pas une très bonne idée, je pense.
Il y avait un petit mont, et Monti nous
royaille nous observe pendant un petit moment,
et de façon la près, on n'en a emporté pas l'arrivière.
Mais on en a vu un bien.
...
...
...
Et on pagait, on pagait, on pagait,
et on doit arriver à cette date-là, donc on a pas le choix.
On se gagne beaucoup,
et on perd toute notre grèce.
À la fin, on n'avait plus que du riz.
On pêche, mais
vu qu'on est 8 à 9 heures
sans le canot et tous les jours, on n'a pas forcément le temps de pêcher,
donc si ça ne mord pas,
on ne peut pas rester des heures à pêcher.
Donc on n'a pas du tout du poisson tous les jours.
Tu remarques que ta fin,
quand tu commences à parler que de nourriture
avec ton pote,
il fait le plus en plus froid,
la tente gèle,
mais il gèle à l'intérieur,
il y a des petites gouttes qui tombent tout le temps.
À la fin, on partait
très tôt le matin
pour beaucoup pâquer dans la journée.
Du coup le matin, il faisait très très froid.
On n'avait pas de
on n'avait pas de gants.
Je pense que j'ai perdu
7-10 kilos, j'étais vraiment tout maigre.
Mais je vous creuse
après
on avait eu la chance
d'avoir croisé un petit village.
Ça s'appelle Fort Selkirk
et c'était sur la Yukon.
C'était un des premiers villages du Yukon.
Il y a énormément de chasseurs
qui viennent là-bas
à la période de septembre,
parce que c'est la saison de chasse.
Et donc la gentillesse de nous filer
un stack énorme
et ça a fait que ça nous a réchauffé le coeur.
On savait qu'on arrivait
mais ce qui restait peut-être
moins d'une semaine avant d'auçon
mais on avait vraiment plus de force.
On était vraiment fin, on était assez
heureux d'arriver.
On est partis tôt le matin
très tôt, il faisait très très froid.
On s'est dit,
lever pour lever, on part.
On n'avait même pas de gants pour les mains.
Quand tu es sur la rivière
et que tu touches l'eau à 6 degrés tout le temps
et qu'il fait 0 ou 5 degrés
tu le sens vite passer.
On ne parlait même pas.
On était juste en train de subir notre sort
à rammer contre le froid
et à puissantir tes doigts de pied.
Et c'est là où en fait
quand t'arrives
pieds à terre, en fait tu relèches tout.
Tu relèches tout et
t'es mo et tu es malade directement.
Moi je suis tombé malade
un trois jours après.
Et puis c'est des belles maladies.
T'as de la fief.
En fait ton corps a tellement
pris sur lui
pendant le temps
de ton voyage
qu'à un moment il se dit
maintenant je me pose et il se lâche.
Cette sensation de
liberté tout simplement.
Une face avec la bête puissante.
Ce nouvel épisode
des baladeurs est signé Camille Juzo.
La musique est composée par
Alisson Brassac et le mixage est de l'Ori Galligann.
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rêvé, ou vous êtes évadé un instant
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Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org