Et en fait, il m'a fait rentrer en tant que volontaire, il m'a appris la photo là-bas et du coup,
ils avaient besoin de quelqu'un les week-ends donc je suis montée à bord, j'ai appris la photo et tout.
Et en fait, je me suis dit, c'est bon, c'est ce que j'ai envie de faire.
Bonjour tout le monde, et bienvenue sur De Vrévy, le podcast des voyageuses qui osent.
Je suis Anastasia de Santis et toutes les deux semaines, je vous invite à prendre un siège pour
écouter ma conversation avec une femme inspirante sur son parcours de vie.
Mélanque développement personnel et voyage. Et je suis tellement contente de vous retrouver ici,
j'ai vraiment l'impression que ça fait beaucoup trop longtemps que je suis partie.
J'ai fait une pause d'un peu plus de deux mois et vraiment c'est long.
En tout cas, j'espère que vous allez bien, que vous avez passé un très bel été et un beau
mois de septembre qui entre nous est quand même passé à une vitesse folle.
Cette pause de deux mois, comme je vous le disais, a vraiment été bénéfique pour moi.
Je vais vous raconter un petit peu ce qui s'est passé. Parfois, on fait les choses par
habitude ou par engagement et je commençais à sentir que c'était un peu ce qui allait se
passer avec De Vrévy. Mais comme dans toutes les relations de couple, parce que oui,
je me considère comme en couple avec mon podcast, on passe par des phases de remise en question.
C'est sain et ça veut pas du tout dire que c'est fini. Mais c'est bien de se poser des questions.
Justement, cette pause a vraiment permis de prendre du recul sur ce que je voulais faire
avec ce podcast. Pour ceux qui ne me connaissent pas, et désolé pour les autres,
vous avez entendu une répétition, j'ai quitté mon travail il y a deux ans avec la volonté
de partir et changer avec des femmes qui avaient osé choisir une vie différente.
Moi, j'avais vraiment envie de comprendre comment et surtout de prouver que c'était possible.
Donc depuis, c'est passé plein de choses, j'intervive plein de femmes hyper inspirantes,
j'ai voyagé énormément et puis j'ai trouvé un début de réponse. De mon côté,
j'ai créé mon entreprise, donc ce qui s'appelle Podcast Stories, où j'accompagne des
indépendantes à créer et développer leurs podcasts pour faire entendre leurs voix.
Donc le podcast, finalement, s'est transformé en métier, donc un métier un peu sur mesure
qui n'existe pas encore vraiment, mais voilà, j'ai réussi à créer quelque chose,
une entreprise qui à la base était une passion, finalement. Donc ça, c'est quand même super
satisfaisant. Bref, j'ai compris que tout ça, c'était possible. Qu'il y allait toujours avoir
des doutes, mais qu'en travaillant et en persévérant, c'était possible d'arriver à faire des choix.
Clairement, c'est ça, des choix qui allaient nous épanouir. C'est un petit peu sa lutte de
la vie, en tout cas, c'est ma vision de la vie. Alors, est-ce que Deuves Révie avait encore sa place
là-dedans ? J'ai bien réfléchi et je vous rassure, sinon on serait pas là. La réponse est oui.
Aujourd'hui, ce podcast, ce n'est plus uniquement le mien, entre guillemets. Je vous le disais,
au début, je l'avais vraiment lancé dans un but personnel d'aller interviewer des femmes
qui allaient m'inspirer moi et puis tant qu'à faire, autant le partager à d'autres personnes.
Mais aujourd'hui, ce podcast, c'est aussi la possibilité aux personnes qui étaient dans ma
situation il y a deux ans de recevoir une petite dose d'encouragement. Effectivement,
ma situation il y a deux ans, je m'en souviens très bien. C'est-à-dire que j'étais perdue,
je me sentais seule, j'avais plein de questions et clairement, ça m'a énormément aidé d'avoir
sa conversation avec ses femmes. Et donc aujourd'hui, j'ai envie de continuer à faire ça,
de continuer à vous donner l'opportunité à vous qui m'écoutaient et qui écoutaient
nos conversations, de rester inspirés, d'avoir cette petite dose d'espoir et en même temps,
d'oser. D'ailleurs, ce matin, j'ai reçu un message d'une auditrice. Donc, si tu m'écoutes,
merci encore pour ton message qui me disait que voilà, elle avait réussi à sauter le pas,
elle avait réussi à démissionner et à se lancer dans son activité en freelance. Donc,
bravo à elle et franchement, merci, merci pour ton message. Et d'ailleurs, si vous aussi,
vous avez ce genre d'histoire à me raconter, n'hésitez pas à m'envoyer un petit message
sur Instagram, ça me fait vraiment super plaisir de voir ça. Mais revenons donc à de vrai vie.
Aujourd'hui, je veux donner la parole à plus de femmes et à toutes les femmes. Je veux pouvoir
entendre et partager la voix de celles qui n'ont pas toujours été écoutées. Je veux donner le courage
à celles qui se disent que pour elles, ce n'est pas possible parce qu'elles sont trop soucis ou pas
assez ceux-là. Dans cette nouvelle saison, vous entendrez vraiment des parcours de femmes
différentes en mêlant toujours le côté aventure, voyage et épanouissement. Et on commence tout de
suite avec l'histoire de Julie. Donc oui, encore une Julie, décidément, il y en a plein. Avec Julie,
on a parlé de faire des expériences, notamment en bénévolat pour trouver sa voix. De ces deux
années de vie en Islande, de ses expériences en Australie avec les kangourous, arborecolles ou
encore au Canada avec les oursbrins côtiers de son nouveau métier de guide naturaliste et du retour
dans sa famille et la difficulté à trouver sa place. Avant de lancer cet épisode, si le podcast
vous plaît, je vous invite vraiment à me laisser une note et surtout un commentaire sur Apple Podcast
ou sur votre application des coups de podcast. Si vous n'écoutez pas sur Apple Podcast, c'est
complètement gratuit et en plus ça m'aide vraiment énormément à développer le podcast. Sur ce,
je vous laisse parce que j'ai déjà beaucoup parlé et je vous souhaite une très belle écoute.
Bonjour Julie. Bonjour Anaspasia. Comment ça va ? Oui ça va, ça va très bien, il fait très chaud.
On est dans un espèce de parc à Bordeaux. Par avance, excusez-nous s'il y a des petits bruits de
voitures ou de motos comme celui-ci. C'est très compliqué de trouver un droit au calme à Bordeaux.
Mais voilà, donc on va commencer. Déjà je suis ravie de t'accueillir sur deux vrais vies.
Oui, je suis contente d'être avec toi. Alors Julie, donc tu es guide d'expédition,
naturaliste, botaniste, amateur et photographe. Voilà, pareil, photographe amateur. Ça te fait beaucoup de
slash, oui, de titre. Justement ce que tu peux commencer par te présenter,
de te dire un peu plus sur toi, d'où tu viens, donc tes études et donc ne parler un peu plus de ton
travail aussi. Oui, pas de soucis. Alors du coup, moi je suis née à Cholet mais j'ai grandi dans
la région d'Antèse, voilà avec deux soeurs, une grande soeur et une petite soeur. Et puis j'ai
démarré des études, enfin j'ai un parcours scolaire assez classique et j'ai démarré des études
en biologie, végétale, d'où le vecchoie botaniste amateur aujourd'hui. En fait, ce qu'il y a, c'est
que quand j'ai fait mes études, je ne savais pas trop où je l'ai. Donc en fait j'ai tenté plusieurs
choses et au final ce qu'on peut conclure c'est que j'ai une licence en physiologie végétale et
génétique et en production touristique aussi. Comment tu t'es dit que je vais faire des études
là-dedans parce que c'est quand même original quoi ? En biologie. Et puis biologie. Ouais,
physiologie végétale. Voilà, ça c'est quand même particulier. Je voulais être chercheur, je pense.
J'ai toujours été très intéressée par la nature et je trouve que les plantes c'est vraiment un
milieu qui me calme beaucoup. J'étais quelqu'un de très stressé, je pense quand j'étais plus jeune,
j'adore passer du temps dehors. Ça match avec ma personnalité, je pense. Et en fait,
j'ai dû faire, à l'époque on ne donnait pas de nom à ça mais je pense que j'ai dû faire une
sorte de burn out durant mes études. Ouais, j'ai validé ma licence mais tout juste. Je savais pas
où j'allais, j'étais vraiment perdue. Donc j'ai fait une année de saisure et j'ai tenté des écoles
de communication et aussi une école de tourisme. Et je pense que je devinais que j'avais envie de
voyager quelque part. Je rêvais de partir en fait parce que quand j'étais jeune, je n'ai jamais
vraiment voyagé. Et du coup j'ai fait cette école de tourisme et j'ai eu la licence et je suis
partie directement après en Islande. D'accord. Ouais, j'étais sur Paris à ce moment-là,
je faisais mon stage de fin d'année à Paris et en fait c'était, je bossais pour une boîte qui avait
une filiale à Reykjavik en Islande et du coup je l'aurais écrit et ils m'ont pris directement.
Trop bien. Du coup tu t'es peut-être dit, je ne sais pas ce que tu t'es dit, le seul moyen entre
de voyager ça va être de faire, de travailler dans le tourisme ? Ouais, je pense, ouais parce que
j'avais à l'époque se cliché, je ne sais pas si c'est un cliché, mais je me disais mais il
faut beaucoup d'argent pour voyager et je suis même pas sûre d'avoir un boulot qui me fait
gagner assez. Donc autant travailler dans cette branche-là, ça a fonctionné du coup et je suis
partie, j'ai vécu deux ans et demi en Islande. Et évidemment, j'imagine que tu as parlé à
beaucoup d'expat, c'est vraiment quelque chose qui change ta vie, qui te change complément et il y a
eu un avant et il y a eu un après, très clairement. Est-ce que tu peux, avant de revenir sur l'Islande,
nous en dire un peu plus sur tes métiers ? Parce que du coup, tu es guide d'expédition plus
natureliste, botaniste amateur, bien sûr, mais bon, on va le mettre là-dedans. Qu'est-ce que ça fait
exactement ? Un naturaliste, un botaniste et guide d'expédition, qu'est-ce que ça veut dire ? On
imagine, tu vois, on imagine ce que c'est. Ouais, alors du coup, moi je travaille pour une compagnie qui
a une flotte des bateaux et c'est une compagnie assez luxueuse, une compagnie française et moi si
tu veux, j'encadre les passagers, je donne des conférences sur le sujet, notamment moi,
ma partie c'est plutôt botanique, que je travaille en équipe en fait. Ça dépend du
nombre de passagers, mais on est au moins cinq guides, on est plus que ça, normalement,
on est 7, 12, une douzaine de passagers, ça dépend des destinations aussi. Et en fait,
on les encadre sur le terrain quand le bateau s'arrête en certains points, c'est nous qui les
guidons pour faire des randonnées ou des activités. Kaya, cool. Ok, donc c'est un bateau qui va de
point en point, c'est ça. Et ça, d'où est le point de tour, je dirais, c'est voyages là.
Ça va d'une semaine. Nous les guides, on reste plus longtemps parce que, mettons, si tu pars en
Antarctique, tu vas rester au moins trois mois là-bas, mais c'est vrai que les croisières s'enchaînent
et ouais, ça va jusqu'à trois semaines, un mois, je pense. J'ai jamais fait encore pour le moment
de grosse croisière, mais ça va, ouais, il faut le temps de prendre l'avion jusqu'à une la ville la
plus proche, jusqu'à, par exemple, en Antarctique, il faut que les passagers arrivent au Choya.
Ou Choya ? Ouais, c'est pendant Antarctique, c'est en Amérique du Sud. Et du coup, ils prennent le
bateau de la Dersi de Chilly et en fait, ils suivent les fjords et ils arrivent après, on a plusieurs
voyages différents là-bas, mais ils arrivent sur la péninsule, soit ils visitent d'autriles les
îles georgiennes ou les îles sandwichs, soit ils font vraiment la péninsule et après ils repartent.
Ah ouais, mais c'est génial. Donc toi, ton blow, c'est de les accompagner quand ils sont à l'extérieur,
pourquoi ? Alors du coup, j'ai partir de la croisière notamment, celle que j'ai faite au Costa Rica.
On s'arrête, soit on visite des parcs nationaux, soit activité kayak, plongée ou snorkeling.
Ah mais d'accord, donc masque que tu vas ? Voilà, c'est ça. Et puis les palmes. Donc c'est pour observer
les récifs coralliens et puis on surveille la nage quand les passagers veulent nager. Enfin,
on a plein de types d'activités, ça dépend encore une fois de la destination où va. En artiques,
ils s'arrêtent sur la banquise, ils cherchent surtout les animaux, les ours polaires, etc. Mais ça,
c'est pour les voyages qui sont de type expédition parce qu'après, ils ont des voyages plutôt
culturels et dans ces cas-là, ils prennent des guides sur place. D'accord. Déjà, ils n'ont pas
besoin de nous quoi en fait. Parce que nous, on a un petit côté là où on s'arrête, des fois on
ne connaît pas en fait. Et du coup, c'est à nous d'y aller en avance, ce qu'on appelle faire du
scooting et genre vérifier les lieux si c'est sûr, s'il n'y a pas d'aide d'ours polaire,
vous savez quoi. Il y a tout un processus quoi. Et en fait, une fois que cette activité allait passer,
on conduit les bateaux, les odiacs pour faire l'aller-retour et déposer les passagers. Donc on a
aussi ce petit côté marin, même si on n'a pas de formation. Il y a une formation, mais on n'est pas
des marins. On conduit le petit bateau. Et donc on donne aussi des conférences sur le bateau.
Et donc pour ça, tu dois te renseigner, j'imagine, avant chaque pays.
C'est le métier de guide. Le métier de guide, tu es envoyé dans les pays que tu connais pas,
il faut faire en sorte d'être spécialiste de la destination. C'est limite, tu passes plus de temps
en bibliothèque à préparer tes croisières. Normalement, une fois que tu arrives sur la
croisière, tu es censé être expert. Et puis, c'est pas que tu as pu la travailler, mais tu as déjà
fait le 80% du travail. Donc c'est un peu plus... Ouais. Ah ouais, c'est super intéressant. J'imaginais
pas ça du tout comme ça. Et bien quand j'étais étudiante, je ne savais pas que ça existait,
ce type de métier. Voilà. Donc sinon, je serais peut-être plus allée vers ça.
Non, je suis très contente. C'est pile ce qu'il me faut. Parce que ça, quand on parle de bateaux,
de croisière, en fait, moi, j'imagine surtout les grosses croisières avec les personnes de plus
de son 10 ans qui sont là, mais juste pour kiffer. Mais c'est aussi notre type de clientèle. C'est
totalement notre type de clientèle. C'est-à-dire que nos croisières sont assez chers, honneureuses.
Du coup, oui, c'est sûr qu'on a un peu plus de ce type de personnes, mais c'est aussi des gens
qui adorent voyager, qui ont voyagé toute leur vie. C'est super intéressant d'échanger
ce type de personnes. C'est un autre moyen de voyager. Et puis, bon, ils savent, oui,
c'est sûr que les randonnées qu'on fait. Ce n'est pas pour des personnes très aiguerries.
Enfin, ça reste correcte, mais non, il n'y a pas de soucis. En général, ça se passe bien de ce côté-là.
Et tu as tout de suite commencé par ce métier-là ou tu... Comment t'as trouvé ça, en fait ?
Ah ouais, non. En fait, quand j'étais jeune, j'ai fait un peu de tout. J'ai fait des jobs alimentaires,
c'est ce que je veux dire. Et puis, une fois que j'ai eu mon diplôme en touriste,
avec je suis partie en Islande, là, j'étais agente réservation dans une agence réceptive.
Je travaillais avec des partenaires français, entre autres, pas que, mais entre autres.
Ils faisaient voyager des personnes, les touristes en Islande, et nous, on est censés.
J'avais un rôle de concierge, en fait, sur place. C'est-à-dire que je les suivais, en fait.
Ils avaient un numéro d'urgence, ils avaient des questions ou des problèmes. En fait,
moi, j'étais censée les résoudre sur place. Et puis, des fois, vu que c'était l'Islande,
et que la météo, elle est plus que capricieuse, il y avait beaucoup de choses qui étaient annulées,
donc on essayait de les remplacer par autre chose. Donc, en fait, on gèreait le voyage.
Il nous déléguait, en fait. C'était toute cette masse de travail. On devait la faire.
Donc toi, t'étais sur place en Islande ?
Ouais, sur place.
Et c'était quoi ? C'était des passages français, c'est ça ?
Pour la plupart. On avait des Canadiens en suit, mais pour la plupart, c'était français.
Super intéressant. Tu disais que quand t'étais jeune, t'avais pas l'habitude de beaucoup voyager.
Du coup, ton premier voyage, c'était ce voyage en Islande ?
Non, pas tout à fait. En fait, j'ai fait deux voyages.
Un en Égypte et un en Norvège.
Et celui en Égypte, c'était tout organisé sur un bateau, avec deux amis.
Je parlais pas arabe. Et du coup, pour moi, ça n'a pas été...
Je le considère pas comme un voyage.
Mais mon vrai voyage, c'est quand je suis partie toute seule en Norvège,
durant juste quelques jours. Mais vraiment, j'avais presque pas d'argent.
J'étais partie parce que j'avais besoin.
En Norvège. Tu écoutes, tu sais, en Norvège.
Mais vraiment, tu sais, la pub où la personne tourne le globe terrestre,
et pointe et fait, on parle là.
T'as fait ça ?
J'ai fait ça, je suis tombée sur Bergen, la ville de Bergen en Norvège.
J'ai bien.
J'ai pointé et je me suis dit, oui, trop bien.
Je suis allée chercher sur un peu de des images.
C'est super beau. Et quand j'ai vu les petites maisons qui salinent tout en couleur,
je me suis dit, ah ouais, je vais aller là-bas.
Et c'était super chouette, oui, Bergen.
Et tu es partie toute seule, du coup, ça, c'était ton premier voyage.
Je parlais pas anglais.
Ah ouais.
J'avais juste quelques mots.
Alors, ouais, j'ai parlé vite fait à des gens dans l'auberge de jeunesse
et en dehors, mais très succinctement.
Enfin, c'était pas.
Et ça, ça t'a donné envie de justement de reproduire cette aventure.
Complètement.
Pour faire plus, ouais.
Ouais, complètement.
J'étais hyper heureuse.
Donc, t'étais en Islande pendant, tu m'as dit, deux ans et demi, trois ans,
tout ça ?
Tu nous as un peu parlé, mais comment est-ce que tu t'es retrouvé là-bas ?
Donc, c'était un stage, c'est ça ?
J'avais fait un stage juste avant mon stage de fin d'année,
et du coup, c'était pour mon premier job, en fait.
D'accord. Et ton gardé, c'est là-bas où tu faisais ce premier job de booking à Genre ?
Ouais, à la grande réservation.
Comment s'est passé ton expérience là-bas ? Comment est-ce que ?
Bah, c'était génial.
Déjà, le premier point hyper important, je pense qu'elle a tout changé,
c'est que quand j'ai passé, donc j'ai fait mon interview par Skype,
j'ai bien accroché avec, du coup, mon patron.
Et en fait, bah ouais, il a tout réglé avant mon arrivée, il m'avait trouvé un appart.
Ah ouais, ça, c'est cool.
Ouais, et il avait payé le premier mois.
Non, mais...
Ça n'a pas, ce patron ?
Ouais, je pense qu'on a...
Je sais pas comment dire.
C'était comme un deuxième papa, en fait, en dehors de France.
Ouais, j'ai gardé contact avec lui, on se parle toujours, du coup.
Et puis, il m'a appris, en fait, j'ai tout appris sur le table.
Je ne connaissais pas la destination.
Si tu veux, c'était vraiment une petite agence assez multi-npote.
Enfin, il y avait vraiment des personnes, j'avais des collègues russes,
des polonais, hollandais, vraiment tout.
Et bah du coup, enfin ouais, c'était vraiment rentré dans une deuxième famille un peu.
Enfin, ça, c'est vraiment... Ça pouvait pas être mieux, en fait.
J'étais tout de suite prise en charge.
Et j'ai trouvé...
Enfin, mes collègues ont été mes premiers amis.
Après ça, je me suis trouvée des amis expatriés,
qui sont devenus aussi une deuxième famille quelque part,
et là, je suis toujours amie avec eux.
Ça a changé quoi pour toi, ce voyage, cette expatriation plutôt ?
C'est un peu sonné le début de mon indépendance totale.
Et le fait aussi que...
Tu vois, enfin, tous les week-ends, quand je travaillais pas,
je prenais une voiture, puis je faisais le tour de l'issue,
enfin, je voyagais tout le temps.
Ah ouais ?
Et en fait, ça m'a apporté un autre style de vie
qui me correspondait beaucoup plus.
Et bon, ça s'est pas fait du jour au lendemain, évidemment.
Ouais, j'ai commencé à comprendre ce que je voulais vraiment,
comme vie et puis comme quotidien, en fait, tout simplement.
Je savais que ça allait pas rester là toute ma vie.
Je le sentais.
Mais ça m'a aussi donné, par contre, l'envie de vivre dans un pays du Nord.
Donc là, c'est sûr aujourd'hui, je sais que je resterai pas en France,
c'est que je retournerai vivre.
C'est particulier l'Islande.
C'est vraiment un mélange de la Scandinavie, de la vie à l'Américaine,
parce que du coup, ils ont beaucoup été influencés par les Américains.
Ils ont une base là-bas militaire des Américains.
Ils ont la télé, ils ont les chaînes américaines.
Enfin, tu vois, c'est là où j'ai vu reportage sur une ville, c'est un immeuble, en fait.
Et tout le monde habite dans cette immeuble, je crois que c'est en Islande.
Oh, c'est bien possible.
Après, un immeuble, peut-être, peut-être.
C'est vraiment un immeuble ou t'as, je sais pas combien, logement,
mais c'est ça la ville, en fait, parce qu'il fait tellement froid
pour faire des économies de chauffage.
Ah oui, ça ressemble à la mise en place.
Ouais, c'est très possible.
Ouais, c'est vrai que ça surprend.
Bah, je sais pas si t'as eu l'occasion de voir une ville de Islande.
Non, jamais été.
Ça a l'air ouf.
Ouais, ouais, ouais.
Voilà, puis trois heures de vol de Paris, des baisement totale, quoi.
Ah ouais.
Je ne sais pas que c'était aussi prêt.
Puis ça surprend toujours les gens, parce que c'est vraiment...
Quand tu regardes la carte de l'Islande,
t'as plein de noms et tu te dis,
« Ah, bah y'a des villes, en fait, sur toutes les côtes.
» Et en fait, quand tu te pointes dans une ville, y'a une église et une ferme.
Ah ouais !
Ça fait un peu cet impression.
Mais pour eux, c'est des villes, quoi.
Ouais, bah ouais, du coup, ouais.
C'est trop drôle.
Et du coup, tu y étais...
Oui, bah oui, pendant deux ans,
donc t'as vécu les journées de cinq heures.
Enfin, je sais pas combien c'est.
Il est nuit et n'enfin.
En hiver, de mémoire, ouais, le soleil se lève
aux environs de dix heures, on va dire ça,
entre neuf heures et onze heures.
Et il se couche vers quinze, seize heures.
Et puis, l'été, c'est l'inverse, du coup, t'as quand même...
Ça, c'est pas trop difficile à choper ce rythme-là, justement.
Moi, ça m'a pas posé ceci.
Ouais, des collègues, des expatres à qui j'ai parlé.
Ils prennent de la vitamine là-bas quand tu n'as pas assez de soleil.
Ah, tu m'étonnes.
Ils ont leur...
Je sais plus, c'est l'huile de foie de morue
ou un autre poisson qui prenne tous les jours.
Moi, j'ai pas eu besoin de ça.
C'est trop bon.
Et tant mieux.
C'est ça.
Et du coup, tu me disais cette expatriation,
c'était un peu ouvert les yeux.
Et au début, quand tu y allais, tu t'es vraiment dit,
bah je vais faire ça.
Et après, je reviendrai peut-être en France travaillée,
ou pour toi, c'était vraiment,
dès le début, un mode de vie qui était possible
d'aller travailler à l'étranger,
revenir à l'étranger ailleurs.
Je savais que, ouais, je voulais pas revenir en France,
quoi qu'il arrive.
Après, repasser par la France, il n'y a pas de soucis.
Enfin, voilà, restez quelques temps.
Mais c'est sûr que je me voyais plus...
J'étais très attirée par le Canada aussi.
Je me disais, il faut que je fasse un bond
par-dessus l'océan et que j'aille là-bas
pour voir comment ça se passe.
Ouais, ça m'a un peu ouvert les yeux,
dans ce sens-là.
Mais je suis toujours dans le même état d'esprit aujourd'hui.
C'est top.
Ça va changer, ouais.
Ça va changer.
Ça tombe très bien.
On parlait de Canada.
Par la cité, donc tu vas aller au Canada
et tu vas faire un travail qui est un peu spécial.
Est-ce que tu peux nous dire ce que tu as fait là-bas ?
Au départ, j'étais partie...
Bon, j'avais fait beaucoup d'économies.
Donc je m'étais dit, je sais pas,
qu'est-ce que je fais, on verra sur place.
Et j'avais juste...
J'étais hébergée les premiers jours
chez une amie d'une amie.
Tu avais fait un kibbekiza vacances-travail,
en tout cas, ou pas ?
Oui, c'est ça.
Ouais, c'est ça, exactement.
Et donc voilà, et j'ai commencé...
Je voulais pas rester tellement dans la partie francophone, en fait.
D'accord.
T'es un peu plus intéressée pour aller à l'ouest.
Et du coup, j'ai pris le train, j'ai voyé j'en bus.
Enfin, c'était très long de distance au Canada.
Donc on fait pas ça en blabla, blabla carré.
Bon, j'ai dû passer beaucoup de paysages.
Je l'avoue, beaucoup de régions qui doivent être splendides,
mais j'y retournerai un jour.
Et en fait, je me suis inscrite à Workway.
Oui.
Et j'ai découvert...
Enfin, je suis tombée sur une annonce,
du coup, j'ai écrit à la personne directement.
Et c'était un homme qui vivait à Bélacoula,
près de Vancouver, dans une vallée,
enfin, la vallée des ours, en fait.
Et ouais, en fait, il est guide,
spécialiste des ours brinque-cotier.
Et bah tous les jours, enfin, son quotidien,
c'est un peu...
Il descend une rivière sur ses canaux,
et puis il emmène ses...
Enfin, il prend des passages avec lui,
et puis on fait du bare-watching, quelque part.
Ah ouais, du regarder les ours.
Voilà, c'est ça.
On essaie de les surprendre gentiment.
Et puis, voilà, prendre des photos et tout.
Et en fait, oui, donc il s'appelle Fraser.
On est restés en contact aussi,
c'est quelqu'un que j'apprécie beaucoup.
Lui, sa façon de vivre, c'était vraiment...
Tu vois, alors je crois que la saison,
c'était de mai à octobre.
Il s'occupe de ça à Bélacoula.
Et puis une fois que la saison allait finir,
les ours ont se couché.
On prend son camion et son chat,
et il fait toute la côte,
il descend jusqu'en Californie,
et il va se bronzer les mois qui restent en Californie.
C'est génial !
Sa vie fait rêver, dis donc.
Peut-être qu'il m'a aussi un peu inspiré de se couper là.
Ah oui, donc il travaille la moitié de l'année, quoi.
Et après, la moitié de l'année...
Mais c'est vraiment genre tous les jours.
Ah ouais, ouais.
Non, stop.
Et du coup, après, il a des mois et des mois de vacances,
enfin tout le reste de la nuit de vacances.
Et donc son travail, c'est d'emmener des gens,
c'est des touristes, quoi.
Oui, ouais.
Qui prennent un bateau pour aller chercher les ours au brin.
C'est ça.
Et les observer, donc depuis l'eau.
Donc t'es pas à côté quoi.
Voilà, exactement.
Mais les ours, ça ne s'approche pas de toute manière.
Et ouais, c'est souvent des photographes d'ailleurs.
Et toi, tu as fait la même chose, toi.
Tu l'as accompagné là-dedans.
J'étais son assistante.
Ah, mais c'est génial.
J'étais son assistante, donc moi, je m'occupais de...
Tout ce qu'il aimait pas trop, genre les paiements.
Et puis, tu sais, t'as un petit speech à dire aux clients
avant qu'ils embarquent,
n'aimais pas de nourrir à bord du bateau, tout ça, tout ça.
Et je vais remettre le gilet de sauvetage.
Et puis, ouais, je conduisais le van aussi.
Enfin, ouais, du coup, j'étais son assistante à Titré.
Ça, c'est quand même ouf quand même de se dire que tu as fait ce boulot, quoi.
Mais c'était quand même du coup en lien avec ton activité de natureliste.
Ah oui, parce qu'il y a un morceau que je n'ai pas dit aussi.
Pourquoi je suis partie et tout.
En fait, quand je suis allée en Islande,
je suis venue superpote avec mon meilleur ami actuel,
qui travaillait sur les bateaux de Well-Watching,
donc en guide natureliste.
Et en fait, il m'a fait rentrer en tant que volontaire.
Il m'a appris la photo là-bas.
Sur les bateaux, parce que du coup, en gros,
les guides sont aussi des chercheurs
et ils prennent en photo la nageoire codale des Balan et des Dauphin.
Et c'est comme ça qu'on les identifie, en fait.
Ils ont besoin d'un photographe à bord pour faire des photos d'identification.
Et donc lui, il faisait ça ?
Il faisait ça.
Et ils avaient besoin de quelqu'un les week-ends,
donc je suis montée à bord, j'ai appris la photo et tout.
Et en fait, je me suis dit, c'est bon, c'est ce que j'ai envie de faire.
Enfin, pas forcément la photo, mais le fait d'être guide,
parce que je me suis mise à traîner avec toute sa bande de guide.
Et j'avais des étoiles dans les yeux à chaque fois que je les entendais parler.
Et en fait, du coup, quand j'ai quitté l'Issan et que je suis allée au Canada,
mon but, c'était vraiment de passer de mon travail de bureau
à un travail à l'extérieur, en extérieur, en tant que guide.
C'est la rencontre avec Guillaume qui t'a permis de trouver ta voix, finalement.
Ouais, ouais.
Parce que tu as voulu faire un truc de manière volontaire.
Et là, tu travailles encore en parallèle dans ton agence ou pas ?
Ou tu avais arrêté ?
Celle d'Islande ?
Ouais.
Non, je travaille plus.
Non, j'avais vraiment quitté.
Mais ça, c'est intéressant, tu vois, parce qu'on parfois,
on hésite à faire des choses gratuitement entre guillemets,
ou en tout cas, à faire des expériences qui ne vont pas nous rapporter d'argent.
Mais où tu vas tellement apprendre en faisant un truc, voilà,
où tu vas être volontaire, où tu vas aider dans une ferme,
et puis tu vas rencontrer des personnes et ces personnes-là vont t'aider
à trouver autre chose.
Et en fait, c'est...
Tu vois, je demande si c'est pas une mentalité française.
En tout cas, la mentalité anglo-saxonne,
elle accorde beaucoup d'importance aux volontariats ou bénévolaires, en fait.
À ce que tu fais à côté, parce que ça révèle vraiment qui tu es
et des intérêts.
Moi, clairement, c'est vraiment que le bénévolat et ces activités-là
qu'on construit ma vie professionnelle maintenant, quoi.
C'est génial.
Il faut le dire parce que c'est vrai qu'on hésite souvent.
C'est comme sur le podcast, par exemple.
C'est le moment où je te raconte un peu ma vie.
Vas-y, vas-y, je te laisse la parole.
Quand j'ai démissionné et qu'on m'a dit, tu vas faire quoi,
je dis, je sais pas, mais je vais dans un podcast.
On m'a dit, ah ouais, mais tu vas pour te remunérer avec le podcast.
C'était genre une des premières questions.
Et je dis, bah non, pas tout de suite.
Mon but, c'est pas ça.
Mon but, c'est vraiment d'aller m'inspirer.
Et effectivement, le fait de faire ce podcast m'a permis de rencontrer
des gens déjà absolument géniaux, de me faire des potes
et puis aussi de m'aider à trouver ce que j'allais faire de ma vie.
Et au début, tout le monde était là, ouais, mais attends,
comment tu vas gagner ta vie ?
Enfin, en gros, l'argent, c'était vraiment le truc principal, quoi.
Quitte à faire un truc que tu aimes pas.
Et en fait, quand je parle avec des gens, je me rends compte que
quand tu fais des expériences comme ça ou tu es volontaire
ou effectivement, sur le moment, tu gagnes pas d'argent ou tu fais un projet
qui est effectivement, tu ne rapporte pas l'argent de suite.
Après, ça te rapporte forcément un truc.
Et ça t'aide peut-être même à gagner du temps
et puis à trouver quelque chose qui t'épanouit.
Ouais, je suis assez d'accord.
Après, c'est vrai que, enfin, l'argent, on ne va pas se lorer,
c'est important aussi, c'est sûr.
On en a besoin.
Ouais, voilà.
Mais moi, ce que, ouais, si y a un conseil à apporter, c'est vraiment,
bah ouais, trouve-toi un backup ou un métier qui t'apporte de l'argent.
Mais enfin, vraiment, fais-le juste parce qu'à côté,
t'as autre chose qui t'intéresse.
Et je ne sais pas, moi, ouais, au bout d'un moment, ça porte ses fruits.
Qui d'apprendre un travail alimentaire, un moment.
Mais c'est vrai que je suis de la correctoire, on ne peut pas non plus vivre sans argent.
Mais par contre, on peut vivre avec moins d'argent.
Ah oui, bah c'est ce que j'allais dire, en fait.
Ouais, totalement.
Je suis assez d'accord avec ça.
Je ne sais pas si c'est juste moi.
En fait, je n'ai pas besoin d'énormément.
Je me rends compte que, bah, si déjà, t'as ton boulot qui t'intéresse
et que, vu que moi, j'adore être dehors et faire des activités en extérieur,
bah, ça ne coûte pas aussi cher que aller au cinéma,
manger au restaurant et tout ça.
C'est pas parce qu'on n'a pas beaucoup d'argent qu'on est malheureux.
Ouais, complètement.
On va continuer après le Canada, vient l'Australie.
L'autre côté.
Juste à côté.
Il va pas dire ça.
Pour du goût, là, faire aussi un travail qui est super originel,
puisque tu vas travailler avec une spécialiste des kangourous,
Arboricol.
Voilà.
Est-ce que quand tu as reçu, tu savais que ça existait les kangourous ?
Non.
Je ne sais pas ce que c'est d'ailleurs.
Personne ne parle de...
C'est une espèce de kangourou, mais qui vit dans les arbres, du coup.
Ah, c'est ça, l'arbre ?
Ouais, totalement.
C'est la famille des kangourous,
mais ça se rapproche un peu d'Ecoalade, en leur façon de vivre trop bien.
Bah, j'en avais jamais entendu parler non plus.
D'ailleurs, quand j'ai parlé à des Australiens, après ça,
il y en a qui savaient pas ce que c'était non plus.
Tu les trouves vraiment dans une région du Nord-Est de l'Australie,
ben, autour de Kernes, en fait.
Ok.
Donc, Queensland.
Puis, t'en as aussi en Indonésie et en Nouvelle-Papoisie.
Comment t'as trouvé ça, en fait ?
Ben, du coup, j'étais à Melbourne,
j'avais rejoint une connaissance là-bas,
et je savais pas trop ce que j'allais faire encore une fois,
vu que j'organiserais un.
Et je suis tombée sur une annonce.
Je crois que c'était sur un forum, sur Facebook.
Voilà, ben, elle disait que c'était assez urgent,
qu'elle avait besoin de mains supplémentaires pour l'aider à gérer le refuge.
C'était nettoyer les cages, de la manger au kangourou,
puis y participer au sauvetage des fois aussi.
Et du coup, j'ai dit que j'étais dispo et prête à l'aider tout ça.
Et ça devait...
Au départ, je m'étais dit, bon,
c'est pas rémunéré, donc je vais rester peut-être deux semaines,
un truc comme ça, et je vais essayer de me trouver autre chose.
Puis au final, je suis restée 7 mois.
Ah ouais ?
Oui.
Je lui ai dit, au bout d'un moment, ça commence,
ça fait un mes économies, en fait, et commence un peu.
Oui, parce que tu n'étais pas du tout payée à aucun moment.
Ben non, parce que je suis restée 2 ans sans être payée,
voire même un peu plus d'ailleurs.
Oui, j'avais fait des sacrées économies.
Donc ça te cusent tes économies, oui.
Oui. Et du coup, elle m'a dit, bon,
ben écoute, j'ai vraiment trop besoin de toi, en fait.
Elle avait une caravane dans son jardin,
donc moi, je dormais là, et elle m'a dit,
bon, écoute, tu manges pas,
t'es pas quelqu'un qui mange énormément,
je peux te nourrir, en fait, et si tu restes plusieurs mois,
le temps que je trouve quelqu'un d'autre, ça m'arrangerait,
donc j'ai fait OK.
Et puis...
D'accord. Donc tu travaillais dans ce refuge tous les jours,
genre de quelle heure à quelle heure ?
C'était... Alors, j'avais le choix de commencer à l'heure que je voulais,
mais je voulais commencer tôt, du coup,
je me semblait qu'en général, je commençais à 7 heures du matin.
D'accord.
Et je finissais autour de 14 heures.
Ça, c'était le temps de nettoyer les cages et de donner le petit déjeuner.
Oh !
Oui. Et ensuite, je recommençais,
enfin, de 14 à 17 heures, je l'étais tranquille.
Et puis, après, de 17 à 18, on donnait le dîner.
D'accord.
Ça, c'était quand il n'y avait pas de sauvetage.
Donc, ouais, ça prenait pas mal de temps,
mais voilà, moi, j'aime bien les activités un peu physiques.
Et là, tu étais dans la nature,
ou c'était quand même...
Ah ouais, non, c'était...
En fait, elle et son marine, donc c'était Karen et Nils,
et en fait, ils ont acheté des hectares de forêts.
La forêt primaire, là-bas.
On peut acheter de la forêt ?
Ben, là-bas, ouais, par contre.
Enfin, ouais, du coup, c'est des terrains toutes et privatives, je pense.
Enfin, c'est un endroit où tu as quand même
de l'exploitation agricole, des fermes et tout.
C'est très vert, le Queensland.
Et en fait, eux, ils ont choisi d'acheter des hectares de forêts
pour ne pas y toucher et pour préserver, justement,
ces lieux, puis les animaux, plutôt qu'ils l'habitent.
Et donc, on était à l'auré de la forêt.
Oui, j'ai vu peut-être deux fois des cassoires,
comment tu dis en français ?
Alors là...
Tu sais, ça ressemble à des émeux.
Ouais.
Ça se dit cassoir ?
Oui, c'est cassoir, en anglais.
Donc, c'est des cassoires.
C'est des oiseaux immenses avec une corne sur la tête, un peu.
Un casque, plutôt.
Je n'ai jamais...
Je n'en ai pas parlé de ça.
Il faut que j'aille les photos.
Et ça peut être dangereux.
Enfin, ils n'ont pas peur des humains, en tout cas, dans tous les cas.
Et des fois, ça peut être dangereux, mais bon, là, pour le coup,
ils traversent à notre jardin, puis ils continuaient...
C'est trop bien.
...à la forêt.
C'est genre l'animal privé historique, quoi.
Un peu, mais totalement.
Ça ressemble vraiment à un vélocyraptor.
C'est vrai, là.
Et en fait, oui, c'est pareil.
Enfin, il y avait des serpents des fois qui s'invitaient dans ma salle de bain.
C'est l'eau scolier.
Mais j'ai trouvé qu'en fait...
Enfin, ça m'a fait beaucoup prendre de recul sur les animaux sauvages,
parce qu'on dit toujours que l'Australie, c'est vraiment le berceau des animaux les plus dangereux.
Et en fait, on se rend compte que, en fait, ils ont autant peur de nous que nous,
on a peur d'eux et ils étaient pas si dangereux que ça envers les êtres humains.
Enfin, en tout cas, les serpents que j'ai croisés et tous ces animaux,
les gros araignées et tout, franchement, non, jamais eu de soucis.
Il y a des fois, mais je nettoyais une cage,
je me retournais et je voyais qu'un serpent me regardait,
mais genre, il n'approchait pas, quoi.
Il faisait son sa vie, il y a eu son chien.
Et du coup, au bout d'un moment, j'avais plus peur de rien.
J'ai l'impression, j'étais assez immunisée comme une vraie australienne.
Ah ouais, genre, tu chopais les araignées comme ça, à l'île.
Elle peut être une part.
Mais disons que avec mon tirato, là, je l'ai poussée.
Ah mon dieu.
Je l'ai poussée un peu.
C'est pas mal, ça, pour quelqu'un qui a peur comme moi, par exemple.
Ouais, je devrais aller en Australie, ça diminiserait totalement.
C'est vrai que, déjà, en Asie, il y a des fois,
quelques trucs où t'es là, au début, tu crises.
Quand tu en trouves dans ton lit, par exemple.
Et puis après, t'es là, bon, dégarde.
Allez, poussez-vous.
Exactement.
OK, super.
Et donc, les kangouis, avant école,
après ça, c'est juste après ça,
que tu vas devenir guide sur les bateaux de croisière,
donc au Costa Rica et au Panama aussi.
Ouais, c'est ma première croisière que j'ai faite.
Je vais traverser le canal de Panama.
Et donc, là, j'imagine que ça faisait deux ans que c'était pari-ménéré.
Tu t'es dit, peut-être un moment donné, j'ai plus d'écolony.
Ben, c'est surtout que, en fait, mon ami Guillaume
et d'autres connaissances que j'avais d'Islande,
ils se sont tous faits recrutés par cette compagnie.
D'accord.
Et du coup, je me suis dit, je vais tenter ma chance.
Et j'étais prise.
Je suis encore débutante.
J'ai le même poste que les gens que je vénérais en Islande.
Donc je suis très, très heureuse.
T'as dit fêter quand t'as eu l'armée pose.
Ah ouais, j'étais très contente.
J'étais super contente.
J'étais en France à ce moment-là,
j'étais revenue, du coup, après l'Australie.
Ouais, très, très contente.
Et c'est surtout que quand j'ai passé mon entretien et que j'ai succéité,
ok, la personne, elle m'a déployé tout mon emploi du temps
qu'ils avaient programmé pour moi pour toute l'année 2020.
Je devais partir.
Je devais pas souvent revenir, en fait.
Et 2020.
C'était...
Je me suis dit, ça va être la meilleure année avant tout ça.
Tu devais voyager tout le temps, en fait.
Tu devais enchaîner les...
Et puis vraiment, dans des endroits, je devais faire...
Après le Costa Rica, je devais aller en Amazonie,
après, aux Valbard, donc une province près du Pôle Nord.
Enfin, et je devais faire l'Antarctique en fin d'année.
Et voilà, tout a été balayé.
Donc avant de revenir là-dessus, comment est-ce que ça marche, ce métier ?
Puisque j'imagine que tu es sur un bateau pendant 2 semaines, 3 semaines.
T'es contientin comme travaillant tout le temps.
Finalement, tu peux pas avoir de jour off,
ou tu fais un peu ta vie.
Sur le bateau, non.
Donc comment ça se passe ? Tu vas bosser genre 2 semaines,
tu as 2 semaines de repos, comment ça organise ?
Alors ce qui nous dit, en fait,
parce qu'encore une fois, j'ai fait qu'une croisière de 2 semaines,
mais quand tu pars dans les pôles, par exemple, tu pars plus longtemps,
eh ben en fait, techniquement, ils peuvent t'appeler,
mais même 2 nuits, tu vois, parce que durant les pôles,
tu peux être réveillée pour les horreurs boréales.
En fait, souvent, tu fais un mois de croisière,
tu as un mois de repos.
D'accord.
C'est techniquement sur le papier ce que tu devrais avoir.
Après, ce n'est pas forcément le cas.
Est-ce que tu sais, tu as un statut de frillance ?
Il y en a qui peuvent être...
Enfin, il y en a beaucoup de guides comme moi,
soit ils font...
Moi, c'est mon activité principale,
mais il y a d'autres personnes, c'est des chercheurs, par exemple,
ou des ingénieurs, donc ils ont vraiment leur métier,
et de temps en temps, ils sont recrutés sur des bateaux
pendant leur vacances, j'imagine, tu vois.
Et du coup, ces gens-là, ils ont peut-être une croisière par an.
D'accord.
En fait, ils te demandent, et si toi t'acceptes,
c'est bon, t'es pris.
Et du coup, moi, je leur avais dit qu'au contraire,
j'en voulais le plus possible, que je voulais dans ce métier.
Et donc, c'est pour ça qu'ils m'avaient prévus sur autant de croisières.
D'accord. Donc oui, ce n'est pas un statut CDI,
CLED, vu que tu es en frillance,
c'est un peu à toi de gérer ton envol du temps.
Si tu veux tout faire, tu as peut-être moins de congés,
mais du coup, tu voyages en même temps, mais ce que tu travailles,
c'est ça.
Et justement, est-ce que tu considères que,
quand tu travailles sur tes bateaux,
est-ce que tu considères que tu es en voyage, en fait,
que tu peux voyager ?
Alors non.
Pourquoi, du coup, on est au service du passager ?
Toi, je suis photographe amateur,
enfin, j'adore prendre des photos et je le sors vraiment très rarement mon appareil,
parce que si tu veux, c'est un peu mal vu aussi.
Enfin, ce n'est pas mon voyage, ce n'est pas mes vacances.
Enfin, je considère que je suis au boulot.
Donc évidemment, il va y avoir une ambiance particulière sur le bateau.
Tu t'entends avec tes collègues de boulot.
Donc forcément, il se passe des choses, tu crées des souvenirs,
tu vois l'extérieur.
Mais tu vois, d'ailleurs, je me suis faite la réflexion.
Quand j'ai passé le canal de Panama, c'est immense,
le canal de Panama, c'est incroyable de voir ça.
C'est vraiment une des plus grandes entreprises que l'humain a construite.
En fait, j'avais un espèce de filtre comme si je n'étais pas en mode.
Je m'esclame.
Tu ne t'entends pas, peut-être, apprécier ?
Peut-être pas, ouais.
J'étais moins dans la découverte.
En fait, le truc, c'est que mes voyages solos, c'est vraiment ma façon de voyager.
Quand je suis avec des amis, je profite de mes amis,
mais je ne me considère pas comme un voyage.
En fait, c'est vraiment quand je suis toute seule et que je n'ai rien organisé,
quand c'est vraiment la page blanche, que là, je me dis que je suis en train de voyager.
Donc tu vas voir des trucs vraiment magnifiques,
mais tu ne vas pas prendre autant de plaisir quand tu es seule entre le découvrir.
Surtout quand je voyage, j'écris beaucoup et c'est limite une excuse,
en fait, pour écrire le fait de voyager.
Et du coup, quand je travaille, je ne peux pas apprendre le temps de sortir
mes fichiers de décrire.
Mais après, la compagnie nous autorise parce que c'est elle qui nous paye les billets d'avion, en fait.
D'accord.
Et en fait, quand on quitte le bateau, quand la croisière est arrêtée,
on a le droit de rester.
Il me semble que c'est deux semaines de plus dans le pays.
Et au bout de deux semaines, alors soit tu leur dis,
écoutez, vous ne vous occupez pas de moi, je fais ma vie.
Soit je leur dis, prenez-moi mon avion et mets dans deux semaines.
Du coup, je garde deux semaines pour des vacances.
Et ce qui est aussi super cool avec cette compagnie, c'est que on peut partir
et revenir absolument n'importe quel aéroport dans le monde.
Donc je peux aller vivre où je veux.
Je peux continuer à voyager entre mes croisières et me dire,
vous me reprenez là, puis vous allez plus causer.
Franchement, c'est un métier pour les gens qui sont nomades.
C'est un métier, mais incroyable.
Donc si tu veux, tu peux prendre un billet d'avion Canada,
Nouvelle-Zélande, ou je d'imagine que c'est assez cher.
Peut-être que peut-être France, Nouvelle-Zélande et ça passe.
Ouais, après, normalement, sur le papier, c'est bon.
Après, il ne faut pas non plus abuser.
Ouais, ouais.
Il faut être OK pour ne pas prendre de taxis,
deux choses comme ça, ce qui est très cher.
Enfin, c'est déjà une chance d'être sur les bateaux.
Ouais, ça a l'air quand même pas mal.
Après, ça, c'est une vie complètement...
A part, est-ce qu'il y a des gens qui ont des vies de famille,
par exemple, qui ont des maris,
enfin, une soeuriste qui n'en a qu'un petit ami, quoi,
qui travaille par l'analyse ?
Oui, bien sûr.
Après, voilà, c'est tellement un univers, c'est bateau.
En fait, oui, pour ceux qui font des croisières,
comme je te le disais, genre une fois par an, ça, c'est des gens.
Mais pour ceux qui sont un peu comme moi et mon amie,
du coup, toute la vie tourne un peu autour des bateaux.
Pour les vrais guides qui font que ça, entre guillemets,
c'est la vie de famille très difficile.
Et j'ai déjà parlé, moi,
enfin, j'ai eu ce genre de discussion, notamment avec les Expédition Leaders,
donc les managers des équipes de guides,
qui nous disaient que d'un côté,
il rétait un peu d'avoir choisi cette vie,
dans le sens où ils n'avaient pas vu leurs enfants grandir,
quand c'était le cas.
Mais bon, après, c'est un choix, c'est comme ça.
Est-ce que toi, justement, tu avais valié les deux
par rapport à ta famille aussi ?
Par rapport, tu reviens régulièrement,
mais ça, que en tout cas, avoir une relation de couple,
comment ça se passe ? C'est un peu du mal.
Moi, j'ai commencé à travailler pour cette compagnie en février, cette année.
D'accord.
En fait, vu que tous mes contrats ont été annulés à cause du Covid.
Et oui, tu n'as pas vraiment pu...
À cause de la Covid, d'ailleurs.
Et bien, du coup, je ne peux pas vraiment te dire encore.
Après, moi, je ne suis pas dans une relation sérieuse en ce moment.
Enfin, ça me pose, je n'ai pas de souci.
Peut-être que dans deux ans,
tout à fait, ça ne sera plus la même chose.
T'as beaucoup, je ne sais pas.
Les gens, autour de toi,
c'est... Y a tout âge, ou c'est plutôt des...
Ouais, y a vraiment tout âge.
Ouais.
Y a pas plus jeune que moi, j'ai 30 ans.
En général, c'est plus vieux,
mais y a de tout dans les métiers, y a vraiment de tout.
Ça a l'air quand même pas mal.
Ouais.
Ça me rend vite.
Et bien, on va parler justement de ce fameux Covid.
Donc, le Covid est venu frapper à la porte,
en tout cas, assez rapidement, puisque tu as commencé en février.
Ouais.
Qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là pour toi ?
T'étais en voyage ou t'étais revenue du coup ?
J'étais entre deux croisières.
J'étais revenu.
Ouais, j'étais en train de potasser pour la deuxième croisière,
qui arrivait celle d'Amazonie en Amazone.
Et du coup, je sais pas, elle a été annulée une semaine avant,
quelque chose comme ça.
D'accord.
Et puis après, en fait, j'arrivais pas trop à réaliser.
Comme tout le monde, j'imaginais, j'arrivais pas à me projeter.
Je me disais, peut-être que dans deux mois, ça sera bon.
Voilà, donc j'étais très, très déçu,
mais pas plus que ça.
Je me suis dit, j'ai prendre du temps pour moi, je sais pas, je veux voir.
Et en fait, on suit quelques temps après,
on a appris que pour cet été, ça se faisait pas.
Là, j'imagine que c'est parce que c'est la période où il y a le plus de touristes,
peut-être, en été.
Ouais, ouais, ouais, ouais.
En fait, oui, je sais que nos bateaux sont sortis,
mais c'était vraiment en toute petite communauté.
Il n'y a pas eu beaucoup de guides qui sont partis.
Moi, je ne suis pas partie, j'ai pas été appelée pour ça.
Après, je devais faire des croisières autour de la France cet été.
Et à chaque fois, les bateaux sur lesquels j'étais,
il n'y avait pas assez de demandes, en fait, pas assez de touristes.
Du coup, elles étaient annulées les un après les autres.
Donc, j'ai vraiment été vraiment sur le grand huile.
Du coup, pendant très longtemps, je ne savais pas si je devais prendre un job alimentaire.
Et en fait, durant le confinement,
j'avais envoyé des candidatures, mais bon, le confinement, ça n'a pas aidé.
Jusqu'à assez récemment, en fait, j'étais persuadée,
je devais partir le 3 octobre.
Il y a quelques jours, j'ai appris que ce n'était pas possible non plus.
Je suis en charge de job alimentaire en attendant,
mais j'ai beaucoup de mal à me projeter parce que je ne sais pas si les prochaines,
ce sera pareil.
Est-ce que c'est celle-ci quand on travaille dans le tourisme ?
Enfin, normalement, il n'y a pas de soucis, mais quand il y a une pandémie,
ça arrête tout.
Et là, l'économie, concrètement, du tourisme,
c'est en Berne, j'imagine que...
Ah ouais, pas mal.
J'ai beaucoup de connaissances qui travaillent dans le milieu de tourisme,
mais c'est difficile.
Ouais, c'est assez difficile.
Et puis, en plus de ça, j'ai cette frustration d'être sortie de plus de 2 ans de voyage
où je n'étais pas payée et j'allais enfin être payée une année.
Ah pff, pff.
Et en plus, je débutais.
Enfin, je dois me faire encore au métier, tu vois.
Ouais, c'est une frustration de ne pas pouvoir travailler.
T'as fait tes... Ouais, je suis enfin prise, etc.
Trop bien.
Puis, sans compter que dans ma famille,
on a beaucoup connu ce mode de penser, de...
Enfin, semble reprocher, en fait, mais juste qui sont inquiets pour moi parce que...
Ouais, t'as fait 2 ans de bénévoles là.
Déjà, ça, ce n'était pas terrible dans le sens où je n'étais pas payée.
Et là, du coup, c'est à l'ordre de raison, quelque part.
Parce que tu vois dans quelle situation tu te retrouves.
Et ouais, c'est un peu difficile aussi.
Il y a ça qui se rajoute au reste, quoi.
Faut juste ne pas perdre d'espoir.
Là, justement, on va en parler.
Décidément, on n'arrête pas d'enchaîner.
C'est magnifique.
Du coup, tu m'as contacté et tu m'as dit que tu voulais parler, justement,
de la place, de ce mode de vie au sein de la famille, puisque, justement,
tu sors des clous, en fait, tu sors des chemins battus et...
Te monde ne le comprend pas.
Pourquoi est-ce que c'est important pour toi d'en parler ?
J'imagine que c'est lié à ce qui se passe.
Ouais, c'est beaucoup lié à cette situation.
C'est vrai qu'en voyageant, je me suis rendu compte qu'il n'y avait beaucoup
un des gens comme moi, finalement.
En fait, on ne s'en rend pas forcément compte.
Ma famille habite plutôt en campagne.
Et peut-être qu'il y a vraiment une mentalité qui change entre la ville et la campagne.
Je ne sais pas trop.
Dans tous les cas, dans ma famille, c'est sûr que j'ai pas eu le modèle de l'attente
ou l'oncle un peu, tu vois.
Il faut pas te faire rire.
Ma mère, elle est assistante paternelle et mon père, il travaille à la banque.
D'accord, oui.
C'est assez traditionnel.
Oui, du coup.
Et encore une fois, je ne fais pas un procès à ma famille.
C'est ce que je veux dire.
Enfin, et après, je me le reproche pas forcément consciemment.
Mais je me sens, en fait, j'arrive pas à retrouver ma place.
Et en fait, ce que je voulais dire, c'est que le voyage, ça change beaucoup.
Une personne, quelquefois, ça la change vraiment beaucoup.
Et quand on revient au sein de sa famille, on se rend compte qu'on n'a plus le même
type de pensée, de conditionnement quelque part, je ne sais pas trop.
Et quand on revient au sein de sa famille, on n'a plus vraiment le même type
de jugement ou de, je ne sais pas, de quoi de penser.
De raisonnement.
De réseau de banque.
Et du coup, quelquefois, on n'arrive plus à retrouver sa place au sein de la famille.
Et on a un regard tellement extérieur aussi aux choses.
Enfin, il faudrait que je te donne des exemples.
Moi, je comprends complètement.
Je pense que les personnes qui vont à côté de ce podcast comprendront aussi.
Puisque la situation, on l'a vécu plein de fois.
En fait, toi, tu évolues parce que justement, tu t'enrichis en content
d'évoluer la personne, en voyant des trucs de ouf et même en changement de vie.
En plus confiance en soi aussi.
Et beaucoup de...
Et ceux qui ne bougent pas, en fait, parce que tu parles de la famille,
mais c'est pareil avec les amis.
J'ai eu ça aussi.
En fait, il reste un peu, même si évidemment, les années passent,
mais il reste dans ce mode de vie au même endroit.
On voyonne les mêmes choses dans le même travail.
Et du coup, ils ne vont pas évoluer la même façon.
Exactement.
En fait, ce n'est pas qu'ils n'évoluent pas, mais ils n'évoluent pas de la même façon.
C'est vrai.
Toi, tu as eu des remarques où tu disais tout à l'heure sur...
Ben, en fait, simplement le fait que j'évolue pas dans un modèle préétabli,
dans le sens où je n'ai pas un copain avec lequel j'aime marier,
qui projette d'avoir des enfants et puis le boulot, le CDI ou ça.
Et en fait, le fait que...
Rien que le freelance, du coup, on ne sait pas...
C'est très instable, oui.
Pour s'acheter un appartement ou autre.
On n'a pas le dossier le plus facile à vendre, en fait, dans la société, je trouve.
Et en fait, je dois encore être un peu influencé par ça.
Et il y a plein de fois où j'ai des doutes, où je panique, où je me dis.
Mais en fait, bon, je fais ça deux ans et après, je me range.
Parce que tic-tac, alors là,
il faut senser ce que je me souviens de ce que je veux vraiment.
En fait, ce qu'il y a, c'est que je trouve que ce qu'on souhaite pour nous,
nos désirs, ce qu'on rêve de faire, ça soublie tellement.
Ça devient tellement tenu et ça disparaît presque quand je reviens en France, en fait.
C'est plus aussi marqué, c'est bizarre.
C'est vraiment, j'ai l'impression que je ne sais plus c'est quoi que je veux vraiment.
Mais c'est parce que je suis encore trop influencé par ce qui m'entoure.
Mais c'est bien que tu dises, justement, ce truc, parce que moi aussi,
je le vis encore, ce truc de se dire, d'avoir des doutes, en fait.
Oui.
C'est une vie que j'ai choisi, oui, je l'assume et oui, je suis très contente d'avoir fait ce choix.
Mais clairement, il y a des jours où t'es comme un grand doute parce que, oui,
effectivement, ce n'est pas le truc le plus sûr du monde.
Mais en même temps, c'est ce qui te rend heureuse.
Ouais.
C'est un peu compliqué d'être un peu le cul entre deux chaises, l'impression de...
Exact.
Mais il y a aussi des modèles de personnes que je connais autour de moi qui sont frilances,
qui voyagent, mais qui arrivent à gagner bien leur vie.
Mais c'est vrai que le freelancing de toute façon, de toute la manière, c'est un stab.
Mais cela dit, si on le rapproche du CDI, quand tu vois, justement, par rapport au Covid,
plein de gens ont perdu leur glow.
Est-ce que c'est pas un stab aussi quelque part ? Tu peux le faire virer ?
Ah mais de toute façon, il n'y a pas de solution, je pense,
où tu t'es protégé de des événements extérieurs.
Non, c'est sûr.
On n'a pas de solution.
Il n'y a pas de solution idéale.
Mais c'est vrai que c'est intéressant d'en parler et de se dire,
bah ouais, clairement, parfois, j'ai des doutes.
Même si t'as beau être sûr de ton choix,
surtout quand tu reviens, surtout quand tu es proche de ta famille et amie,
moi, je comprends maintenant ce que tu veux dire.
Quand tu es entouré de personne, là, quand tu es sur ta croisière,
tu es avec d'autres personnes qui pensent la même chose que toi.
Ce n'est pas quand tu en voyages, donc c'est beaucoup plus facile.
Quand tu reviens dans un environnement qui n'est pas forcément adapté pour toi.
C'est très difficile.
Exactement. Et je me dis, je me rappelle,
au dernier repas de famille, c'est vrai que quelqu'un,
donc une personne de mon âge, finalement, un cousin, avait fait la remarque.
Je ne sais plus c'était quoi exactement la discussion,
mais c'était de toute façon, c'est comment ça se passe.
Enfin, il va rencontrer quelqu'un, il va voir des enfants,
et du coup, on partage tout ça.
Et moi, j'étais vraiment, j'étais invisibilisée.
J'existais pas.
Ah ouais.
Ma situation, elle n'existe pas dans leur tête.
Après, j'imagine que je ne jette pas la pierre.
Je ne dis pas que la façon de vivre des gens, ça apporte rien.
Ils ont tort, etc.
Non, non, ça a des bons côtés.
Ils ont aussi, j'imagine, leur doute, etc.
Mais c'est juste que j'ai l'impression d'être invisible,
ou un peu, ou de me tromper,
juste parce que ça me rend rose de vif comme ça.
On te le fait comprendre.
Oui, mais là, je ne suis pas l'empêche de la solution.
Je cherche de l'expanser quelqu'un à la solution.
Qui nous dise.
Je pense que c'est juste une histoire de...
Il ne faut pas douter de toi.
En tout cas, pas juste par la parole des autres.
Il faut toujours se rappeler pourquoi on fait les choses.
Je pense que ça, c'est important.
Est-ce que parfois, on peut l'oublier parce que tu vas,
moi, ça se paraît, ça fait deux ans que j'ai démissionné.
Et parfois, je me disais, est-ce que ce serait pas plus simple, finalement,
d'avoir un boulot ?
Ah, mais c'est sans doute plus simple.
Il ne faut pas choisir la voie la plus simple.
Ce n'est pas le cas à la solution.
Je ne pense pas du moins.
Non, mais c'est un débat très intéressant que deux ans plus tard,
on est toujours en train de...
Oui.
Mais je pense, quelque part, il faut se dire qu'on aura toujours des doutes.
C'est juste comme ça.
Et voilà, on traverse des périodes où ça ne grapera pas.
Et puis ça reviendra après.
Est-ce qu'il y a un important...
C'est pour ça que j'aimerais bien aussi interviewer des personnes,
je ne sais pas, quand 50 ans, 60 ans,
c'est pour avoir des leçons de vie par rapport à ça.
Oui. Et j'en ai rencontré des personnes nomades à 60 ans.
Oh, je n'ai pas leur contact, par contre.
Mais j'en ai déjà rencontré plein dans des pays.
Oui, c'est des gens.
C'est possible, quoi.
Oui, bien sûr, c'est possible.
C'est ça qu'il faut aussi dire.
Et c'est aussi possible de changer de vie, de switcher.
Si pendant 10 ans, tu as envie de t'installer quelque part
et de ne pas bouger, pas de zéro, mais puis après, tu rejures après.
Oui, c'est bien de voir que la vie, elle est ni belle ni moche,
elle est neutre et c'est à toi de gérer les choses.
Et c'est important de s'écouter, comme tu dis, effectivement.
Si, avant de donner, tu as la marre de voyager.
Tu es...
Bah, ne te force pas, en fait.
Parce que je trouve qu'on a tendance aussi à s'identifier,
à se mettre des étiquettes encore une fois, même quand tu sors des cases.
Tu vois, genre, tu quits ton boulot, tu quits tout pour voyager.
Voilà, tes voyageuses.
Oui, ah oui, oui, les étiquettes.
Et tu vois, du coup, voilà,
en termes d'étiquette, c'est la voyageuse de la famille.
Et tu dois avoir des drains et faire de ce qu'il faut.
C'est ça, oui, il y a un peu de...
Il y a des stops, etc.
Bon, c'est possible, mais tu n'es pas obligé de faire ça
et tu n'es pas non plus obligé d'être voyageuse tout le temps.
Et tu peux être sans voyageuse, en tant
entrepreneur, de temps en temps, salarier, enfin.
Oui, puis ça libère un peu,
du coup, de se dire que c'est possible.
Finalement, on n'a pas à choisir une case plutôt qu'une autre.
Faudrait que tu interviewes, je pense, des personnes qui valent les gens.
Familles aussi, ça peut être super.
C'est prévu.
Ah, génial, trop.
J'attendre.
Oui, ça fait des uns, ça fait de faire tous les âges.
Parce qu'effectivement, j'ai beaucoup de personnes jeunes,
enfin, de notre âge, à peu près, tu vois.
Et c'est vrai que la question se pose souvent et revient souvent
pour par rapport à la vie de famille, par rapport
à l'éducation des enfants, ce genre de choses.
Si tu veux des enfants, si tu n'en veux pas d'ailleurs aussi.
Bon, OK, super.
Écoute, j'ai des petites questions de fin.
Ah, j'ai d'accord.
Sauf si tu as encore des choses à rajouter à ce sujet.
Bah écoute, en fait, c'était juste un message pour dire
à des personnes qui se ressentent un peu des doutes comme ça, qui ressentent des doutes.
Bah de tenir un petit peu et puis de tenir pour eux et de se rappeler que
de ce qu'ils veulent vraiment.
D'accord. Et ça tombe bien parce que c'était quel conseil tu donnerais à quelqu'un
dans ta situation ?
Voilà.
Donc voilà.
En fait, moi, je dis vraiment de trouver des personnes qui ont le même style de victoire
et vraiment de passer du temps avec eux parce que ça fait vraiment du bien.
Moi, je suis content d'avoir mes amis qui soient comme ça.
Ça permet de te ressourcer et de faire ce qu'il faut.
Voilà. Je pense que ce n'est pas négligeable.
Super. Parfait.
Quelles sont tes prochains projets ?
Du coup, ça me fait peut-être un peu flou, mais je crois que tu me parlais
d'une croisière à moi qui a été décalée.
Elle a été annulée celle du temps.
Annulée complètement.
Après, j'ai postulé notamment en Finlande.
Tu sais, la Suède, elle fait un passé porte.
Elle a une autre politique, un peu de gestion de cette crise.
Et du coup, c'est plus facile d'aller voyager là-bas.
Et la saison libérnale,
à toute la région de la Laponie qui est ouverte avec plein d'activités à faire là-bas.
Donc j'ai candidé.
Pour la Laponie Finlandaise.
Pour faire quoi, du coup ?
C'est guide safari.
Ça s'appelle guide safari.
Du coup, on va voir si je vais la faire.
Je le rappellerai bientôt.
Et après, j'ai aussi candidé pour des jobs alimentaires en France.
On sait jamais.
Et puis, pour quoi part, faire un work-away.
Si jamais ma compagnie me rappelle pas tout de suite.
Donc tu as quelques...
quelques bobines d'idée.
Oui, oui.
Trop bien.
Ok. Et du coup, on arrive à la fameuse question fin
que tu as préparée, je crois.
C'est quoi pour toi, la vraie vie ?
Tout à l'heure, je disais que tu vois, la vie, elle est ni belle, ni moche,
elle est vraiment neutre.
Et toi, c'est à toi de te battre, en fait, pour faire ce que tu as vraiment envie de faire.
On peut voir la vraie vie, ce que tu appelles la vraie vie comme ça.
C'est juste une vie qui te ressemble et dans lequel tu t'épanouis.
Malgré les événements extérieurs, tu as quand même une partie tu peux contrôler.
Et voilà, fait avec.
Et fait en sorte qu'elle te ressemble.
Super.
Ouais. Trop bien.
Merci beaucoup Julie.
Ben merci.
Tu es ravie d'avoir ça de commencer avec toi.
Ouais, moi aussi dans cet endroit.
Magnifique.
La purestique c'est parfait.
Sans partie.
Tu n'as pas de réseau social, toi ?
Enfin, ou tu veux qu'on te suive quelque part ?
Ouais, après, j'ai un compte Instagram.
Alors après, c'est super spécifique.
Je fais de la photo de Forêt.
Ok.
Donc pour ceux que ça intéresse.
Voilà, si on veut te suivre.
Ouais, c'est Julie Photographie.
Forest.
Julie Forest.
Ah ben, je le connais t'attends.
Julie, pour un forest, pour un photographe.
Pour un photographie, photographie avec Y.
Et donc tu as une spécialisée dans la photographie de Forêt.
Voilà, c'est ça.
C'est effectivement original.
C'est comme tout le reste en fait.
Trop spécifique.
Ouais.
Trop bien.
Et ben génial.
Merci beaucoup.
Merci à toi.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org