L'Iliade et l'Odyssée 5/6 : Ulysse et le terrible cyclope

Durée: 15m21s

Date de sortie: 22/06/2021

durée : 00:15:21 - Les Odyssées - Délivré des griffes de Calypso, Ulysse cherche désespérément la route d'Ithaque. Après des jours en mer, il fait escale avec son équipage sur une île peuplée d'effrayantes créatures, des géants avec un seul œil au milieu du front. L'un d'entre eux, Polyphème, ferait bien son déjeuner d'Ulysse...

Lorsque les hommes font la guerre, ils perdent leur chaussette.
Mais non, la tête !
Durant la funeste à nuit où les grecs ont fait tomber la cité de Trois,
une folie destructrice s'est emparée d'eux.
Les yeux exorbités et à tour de bras, ils ont frappé, ils ont tué !
Les dieux vont-ils les laisser en sortir aussi facilement ?
Sur la main rosie par le soleil qui se lève,
Ulysses et ses hommes font roue de verretac.
Douze bateaux traversent la mer Régée.
Bientôt...
Oh ! Ça y est ! Ils aperçoivent le Cap Malle tout au sud de la Grèce.
Le Cap Malle...
Ulysses sait que c'est un passage délicat.
Derrière, c'est une montagne de rochers, c'est une autre mer immense, dangereuse.
De seul, c'est ce qui pourrait arriver.
Les navires avancent.
Le cœur du lice bat très fort dans ses poitrines.
Un, trois, huit, neuf, dix, onze et douze. Ouf !
Tous les navires ont doublé le Cap.
Le roi d'Hittac regarde le ciel.
Il est bleu et la mer.
Elle est calme.
Non d'une Formax !
C'est ce que l'aiment-t-il ?
Notre île n'est plus très loin.
Allez les gars, toutes voiles dehors ! On fonce !
A peine a-t-il prononcé ces mots, qu'un vent horrible se lève.
La mer gonfle pendant neuf jours, où Ragan et Tempete se succèdent.
Neuf jours ?
C'est largement assez pour se perdre.
Ulysses et ses compagnons ont basculé dans un autre monde, inconnue, qui n'est plus celui des humains.
Ici, vivent de drôles, de créatures.
Ici, la nuit est toujours plus forte que le jour.
Pour !
Derrière les nuages, une terre apparaît à l'horizon.
Nos aventuriers sont arrivés.
Au pays des lotophages !
À peine débarquée, Ulysses envoie trois hommes en éclaireur.
Allez voir les habitants de cette région et dites-nous à qui nous avons affaire.
C'est-on jamais ? Ils auront peut-être envie de nous croquer comme des poulet-grillers ?
Oh mais non, Ulysses, détends-toi, mon vieux !
Les lotophages ne coûtent jamais aux cuissons humains, non.
Ils se régadent une fleur au goût de miel, qui provoque l'oubli.
Ces trois camarades seront-ils résistés à la tentation ?
Je te le dis tout de suite. La réponse est...
Non !
Aussitôt qu'ils rencontrent les habitants du coin, ils se jettent sur leur fruit magique et, comme des gointres...
Ils les avalent !
Sans surprise, ils sont immédiatement enveloppés du redoutable brouillard de l'oubli.
Quel sensation étrange !
Elles ne se souviennent absolument plus de rien.
Ni de leur famille, ni d'Itach, ni, bien sûr, du chemin du retour.
La barbe !
Ulysses est obligée de les ramener au bateau par la peau du coup.
Elles sont lourds et puis, franchement...
Ah ! Mais ça fouette sous leurs aisselles !
C'est pas vrai !
Quel bombe de fromage a varié !
Ce n'est rien, vu notre héros.
Bon, allez, c'est pas tout ça ?
Jamais, il est temps de reprendre la mer !
Le vent fait rigoler les vagues qui poussent les bateaux et les portent jusqu'à une île que nos aventuriers ne sont pas prêts d'oublier.
Enfin...
Ceux qui en reviendront vivant, bien sûr.
Voyons voir.
Où vient-il de poser les pieds ?
Oui, les chèvres.
Oh, les biquettes ! Vous gâchez mon effet !
Jamais aucun humain n'ose s'y aventurer et pour cause, ici, vivent des géants terrifiants !
Qu'elles grognent ! Ils sont méchants !
Ils n'ont qu'un saleuil au milieu du front !
On les appelle les chécampes !
Que faire ? Le roi dit à K. Les yeux qui pétillent !
Il a sûrement une idée géniale !
Et si on commençait par piquer un gros roupillon ?
Hein ? Ça vous dit ?
Oui, bon, j'avoue que je m'attendais à autre chose, mais bon, pourquoi pas ?
Le lendemain.
Ulis prend la parole.
Camarad !
Nous allons explorer cette nouvelle terre.
Par prudence, je partirai seul avec les hommes de mon bateau.
Allez ! En route, mon estroup !
Et ainsi, douze petits bons hommes s'élancent dans la forêt.
Ils marchent les uns derrière les autres en faisant craquer les épines de pain.
Et donc, on se voit dans la salle de la salle de la salle de la salle.
Tiens-tu un mé…
Qu'est-ce qui balance là ? Accrocher à la ceinture de notre petit Ulis ?
Oh ! Ça, par exemple, une gourde de vin !
Eh, dis donc, ma zette !
Oh, en jugée par l'odeur, monsieur ne boit pas de la vilasse !
Qui le crut que le roi dit à K. était du genre soifard ?
Rapidement, ils arrivent à l'entrée d'une grotte couverte de magnifiques louris roses.
Ici habite Polyphème, l'un de ces fameux géants effrayants, grand comme les montagnes.
Ulis, jette un oeil à droite.
Puis, à gauche.
Pas de cyclope à l'horizon.
Vite, on tronc !
La grotte est sombre, humide.
Oh ! Et surprise ! Elle est remplie de provisions.
Sur les étagères sont entreposés des centaines de fromages, des pâtets, des jambons !
Allez, Ulis, on pique quelques fromtons et hop, on se tient !
Propose lors de ses camarades.
Ma foire, il a diablement raison !
Mais, quelque chose retient Ulis.
Non, il ne veut pas partir pas tout de suite.
Il veut voir.
Qui est ce cyclope ?
N'a-t-il vraiment qu'un sale oeil au milieu du front ?
Souda, le sol se met à trembler.
Oh ! Partent tous les Zeus ! C'est lui, c'est le géant, il arrive !
Ma parole, mais il n'est pas tout sale !
Polyphème est accompagné par un troupeau de moutons.
Incroyable ! Le cyclope est bergé !
Lorsqu'il a fait entrer tous ses petits camarades à l'intérieur de la grotte,
il la referme, avec une énorme pierre extrêmement lourde.
Puis, il allume un grand feu.
C'est là, dans la lumière rouge et jaune des flammes, qu'il voit nos aventuriers.
Étranger ! Qui êtes-vous ?
Aide-vous des pirates ?
Très petit cœur se met à battre la chamade.
Ulis et ses compagnons n'ont pas peur. Ils sont terrifiés !
Nous sommes grecs et nous revenons de Trois où nous avons fait la guerre.
Explique le roi d'Itac.
Offre-nous l'hospitalité. Ainsi le voudrait Zeus.
En somme, tu vois, nous accueillir, c'est comme l'honorer.
Comment ?
C'est nerveux le monstre.
J'ai bien entendu !
Tu me demandes de respecter les dieux, mais tu es tombé sur la tête ou quoi ?
Chez les cyclopes, on se fiche des immortels car nous sommes plus forts que eux.
Mais dis-moi plutôt,
où as-tu jeté l'encre de ton bateau ?
Esprit ou loin d'ici ?
Tu as d'autres compagnons, j'imagine.
Ulis flère tout de suite le mauvais coup.
Mon bateau, lui est répondu, il en file autant bien comme il faut.
Eh bien, tu sais, il a coulé.
Les seuls survivants se trouvent là, sous tes yeux.
Enfin, sous ton oeil.
Et d'ailleurs, ça te fait un joli regard.
Tu sais, un peu étonnant, mais joli.
Parce que tu vois...
Ulis n'a pas le temps de finir sa phrase.
Les cyclopes attrapent de grec par les pieds et hop !
Il est glissé dans son gosier.
Le monstre croque.
Il mâche.
Il mastic.
C'est un spectacle à trosses.
Absolument répignant.
Oups ! Pense alors, Ulis.
Tout comptevé ?
Je ne sais pas si on a bien fait de rester.
Toute la nuit, son cœur brûle du feu de la vengeance.
Plusieurs fois, il sent sa main glisser sur son glaive, mais il se retient.
Les toilettes sont bouchées.
La porte est bouchée par cet immense pierre.
Si le cyclope meurt, nous sommes faits comme des rats.
Eh oui, bien vu, Ulis.
Sacrément bien vu.
Cette pierre est si lourde que seul le cyclope peut la déplacer.
Le lendemain,
Polyphème avale deux autres grecs au petit-déjeuner.
Puis, il s'en va faire pettre ses motons dans la montagne.
Ulis et ses camarades se regardent.
Pétard ! Ça urge !
Il faut faire quelque chose.





Mais quoi ? Pas de panique !
Le Wadidak a un plan.
Et cette fois, crois-moi, il ne s'agit pas de faire un gros dodo.
Tout au fond de la grotte, Ulis a repéré une immense massue en bois d'olivier.
Cette arme, c'est leur porte de sortie.
Grâce à elle, les grecs vont crever l'œil du géant.
Toute la journée, ils aiguisent l'immense bâton jusqu'à le rendre extrêmement pointu.
Alors que le cyclope est de retour, alors qu'il est en train de croquer...
Oh non, encore !
Deux humains pour le goûter.
Ulis s'approche de lui.
Polyphème, dis-moi. C'est un peu sec la viande d'humain, non ?
Pourros et ton rapatien, bois ce merveilleux vin que j'ai apporté avec moi.
Oh, ça perd les poids de poêtes, la gourde !
Evidemment, elle n'était pas du tout pour lui.
D'entrée, le monstre boit le liquide.
Il adore, il en redemande.
C'est moi, étranger. Et dis-moi ton nom.
Car j'ai moi aussi un cadeau pour toi.
Mon nom ?
Réponds, Ulis.
Eh bien, mon nom est...
Personne.
Alors, le cruel polyphème ajoute ?
Je mangerai donc personne, en dernier.
Ça, c'est mon cadeau. C'est mon cadeau.
Pui, il s'effondre par terre.
C'est le vin, ça fait roupiller !
Hélas, la digestion est difficile.
Le cyclope fait...
Des normes rototons !
Oh non, mais c'est pas vrai, mais quel porc !
C'est ce que la mulisse, au bout du rouleau.
Mais allez, vite, il n'y a plus une seconde à perdre.
Il faut mettre le plan à exécution.
Le roi d'Itac fait chauffer la pointe de son arme sur le feu.
Lorsque les brûlantes de chez Bruelante,
ils l'enfoncent dans la pupille de polyphème.
Le monstre poussillon le manque terrible,
qui fait trembler les montagnes jusqu'au bout de la terre !
À mon avis, en rire, au moins jusqu'au salpe suisse !
Non, en fait, j'exagère, c'est impossible.
Disons que le cri a raisonné très loin,
assez loin pour alerter tous les cyclopes de l'île.
D'ailleurs, la porte de la grotte, tous veulent savoir ce qui se passe.
Qui est en train de lui faire du mal ?
C'est personne !
Réponds polyphème.
Je meurs et personne me tue !
Ah bon ? C'est personne ?
Bon, bah, si c'est personne, que peuvent-ils bien faire ?
Rien.
Alors, ils s'en vont aussi rapidement qu'ils sont arrivés.
Ouh, pas vraiment fut fut cette bande de cigogne, eux...
Ha ha, cyclope, pardon.
Dans sa caverne, polyphème continue de se tordre de douleurs.
Ils exagent à droite et à gauche.
Ils ne voient plus rien, mais s'il a encore ses mains, partout, ils agitent.
Va-t-il attraper nos aventuriers ?
Non, non, non, ce filou du lycée a tout prévu.
Les gracs se sont cachés sous le ventre des moutons.
Accrochés à leur épaisse laine, ils attendent le lever du jour.
Fais pas un peu chaud, là ?
Et ainsi le lendemain, lorsque polyphème fait sortir son troupeau,
sans qu'il ne se rende compte, ils libèrent tous nos aventuriers.
À toute vitesse, ils courent jusqu'à leur bateau !
Bah, Ulysse, tout d'un coup, ça arrête.
Que se passe-t-il ?
A-t-il oublié quelque chose ?
Son pisamain ?
Son slip ?
Une pierre de chaussettes ?
Oh, Ulysse, t'en prêts, ce n'est pas le moment !
Tu en trouveras d'autres, des sous vêtements de qualité.
Hé, le cyclope !
Très-t-il alors à s'en faire éclater les poumons ?
Si on te demande un jour qui t'a crevé l'œil,
n'oublie pas de répondre que c'est Ulysse !
Oh, vanité, vanité, tu fais faire tellement d'erreur aux humains !
Le cyclope, évidemment, est foudrage !
Quand dit que les gracs se préparent à mettre les voiles,
polyphème appelle son père à la rescousse.
Oh, rien !
Pensez-y donc !
Fais-ple voir une avalanche de malheur sous le mot de Ulysse !
Et ainsi depuis ce jour,
vos aides ont poursuit Ulysse,
de toutes sa fureur !
Ulysse est extrêmement intelligent.
En fait, il est bien plus que ça.
Il est malin, il est finant, il est roussé !
Cette qualité très particulière,
les gracs de l'Antiquité lui donnaient un nom.
Il l'appelait La Metis.

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