
L'Iliade et l'Odyssée 4/6 : Ulysse et Calypso
Durée: 14m49s
Date de sortie: 22/06/2021
durée : 00:14:49 - Les Odyssées - La Guerre de Troie est terminée, Ulysse rêve de retrouver sa douce Pénélope et son fils Télémaque, mais il est le jouet du terrible Poséidon qui l'empêche de regagner son foyer depuis vingt ans. Parviendra-t-il échapper à la nymphe Calypso qui le retient jalousement dans sa grotte ? Le roi d'Ithaque n'est pas au bout de ses aventures...
Une fois encore, le poète s'adresse à la muse pour lui demander de lui envoyer un peu d'inspiration divine.
RAPONTE-MOI-MUSE LES AVENTURES DE L'HOMME AU MILRUS
Oh, ça rime !
Qui a prêt à voir s'accager la cité de Trois
À souffert en donner en voyageant sur les eaux ?
Cela fait dix ans que la terrible guerre de Trois est terminée.
De grands héros sont morts.
À Chile, Patrocles, Hector ne sont plus.
Quand aux vivants, oh oh, ils ne sont pas pour autant tirer d'affaires.
Ulyss, par exemple, est introuvable.
Sur l'île d'Itac, le trou n'est vide.
Sa femme, Penelope et son fils Télémax sont très inquiets.
Bon sang de bon soir, mais où est-il passé ce bougre ?
La vérité, c'est que le pauvre Lysse est perdu.
Poursuivi par Poséidon, il est sur la mer Méditerranée en proie de terrible danger.
Tantôt il lutte contre les Urragans, tantôt il affronte d'un freuze créature.
Mais peut-être que... oh, attends, attends, on dirait qu'il y a du nouveau !
Nous sommes sur le Mont-Olympe.
Profitant de l'absence de Poséidon, Dysse a réuni tous les dieux.
Oula ! Il allère sacrément en pétard !
La barbe, c'est mortel. Moi, je n'en peux plus.
Je vous les entendais parler. Et c'est à cause des dieux.
Et piapiapi et piapiapia.
Il n'arrête pas de prendre de mauvaises décisions et se serait de notre faute,
si ils ont des vies misérables.
Non, non, là, vraiment, ce n'est plus possible.
Athena observe son père.
Mais qu'est-ce qu'elle raconte ?
Ce deux mois de telle...
Il est en train de nous griller une cartouche ou quoi ?
Franchement, quel rapport avec la moussaka ?
Bon aller, ça suffit.
Les yeux de l'ADS sont noirs.
Elle est inquiète.
Oh ! Fou, pas pour son père. Ça lui arrive souvent de dérailler.
Non !
C'est pour le mortel Ulis qu'elle se fait du mouron.
Quand je pense au roi d'Itac...
Fini-t-elle par dire ?
Mon cœur se déchire.
Cela fait vingt ans qu'il a quitté son île.
Quand va-t-il enfin pouvoir rentrer chez lui ?
En ce moment, il est retenu prisonnier par la nymphe Calypso.
Elle aime. Elle rêve d'en faire son mari.
Alors elle lance torselle et tente de le séduire par tous les moyens.
Le pauvre n'en peut plus. Il souffre. C'est horrible.
Dis-moi, grand maître de l'Olympe, n'as-tu pas de cœur ?
As-tu oublié Ulis ? L'homme qui t'a honoré tant de fois lorsqu'il combattait à trois ?
Évidemment que non, Zeus ne l'a pas oublié.
Comment oublier un mortel tel que lui ?
Ulis est si malin, si vif, si rusé.
Mais... que faire ?
Posez-y donc sa charne contre lui.
Oh, le roi de Dieu réfléchit !
Cresce-toi le cibouleau à la petite cuillère.
Tu vas bien finir par trouver quelque chose.
Oh ! Ça y est ! Alleluia !
Chez l'aivre, Jean-Marthelle Romu, on dirait qu'il a une idée.
Hermès, puisque tu le messagesz des dieux, vite, va dire à la nymphe,
Calypso, que nous demandons le départ immédiat de notre cher Ulis,
son grand cœur, afin qu'il puisse rentrer chez lui.
Eh bien, voilà ! Oh, franchement !
Je n'étais pas si compliqué.
Ni une ni deux, Hermès, chaud, c'est sans dalle magique, hop !
Il s'envole.
C'est Soulier d'or de propuls à toute vitesse,
sur le dos de la mer.
Comment Gouello fou à la poursuite de succulents poissons,
il plonge et replonge.
On se laisse emporter par les vagues.
Wooohohoho !
Yopou !
Absolument délicieux !
Enfin, il pousse ses petits pieds sur l'île de Calypso.
Sans surprise, il trouve la nymphe chez elle, enfin, oui, je veux dire, dans sa grotte.
Calmement mais, fermement, il lui explique la situation.
Jalou ! Vous êtes des jaloux !
Lui répond alors Calypso à deux doigts de péter en lampion.
C'est toujours pareil avec vous.
Dès qu'un mortel et une déesse tentent de s'unir,
vous y opposez.
Qui est allé le sauver lorsqu'il était perdu dans le nombril de la mer ?
C'est vous peut-être ? Non !
Et maintenant vous voulez me le reprendre ?
Eh bien, soit !
Mais je n'ai pas le courage de le ramener chez lui.
En plus, ah oui, il se trouve que j'ai raté trois fois mon permis bateau.
Donc voilà, débrouillez-vous.
Immédiatement, Ulis commence à construire un radeau.
Durant quatre jours, il coupe, il assemble, il taille, il polie.
Alors qu'il s'apprête à prendre la mer,
la nymphe le retient encore quelques secondes.
Va !
Lui dit-elle, les jambes toutes changelantes.
Si tu savais comme moi les malheurs qui t'attendent,
tu choisirais de rester auprès de moi.
Ulis ne répond.
Rien.
Il fait glisser son radeau sur le sable
et dans un silence d'or, caressé par le clapotis des vagues,
il s'en va, poussé par le petit vendou,
que fait souffler la déesse.
Woohoohoo ! Pétard, c'est pas trop tôt !
C'est ce que la Mulis, fou de joie, on voyant le rivage s'éloigner.
Rien n'affiche de l'amour des déesses et maintenant on dirait que si on la maison.
Hélas, posez-y donc tout juste de rentrer du bout de la terre,
la perçoit sur son radeau de bois.
Le maître des mers entre dans une colère noire.
La vache, mais qu'a-t-il contre le roi d'Itac ?
Dans gestes rapides,
posez-y donc lève son tris dans les airs,
il rassemble les nuages et dans le même mouvement agitent les vagues et montrent hauts dans le ciel.
Des vents violents, venus des cinq continents se déchaînent.
La nuit tombe, elle est déchirée d'éclair.
Ulis tremble de peur.
Calypso, have raison, ça y est, c'est la fin, pour moi c'est quick.
Hélas, le pauvre n'a même pas le temps de finir sa phrase,
une immense vague s'abat sur lui.
Le radeau se renverse, Ulis roule dans la mer, il coule.
Comme on en choit à l'huile entouré de serres et couverts,
il se laisse porter, à la verticale, au milieu des algues.
Heureusement, le bon Ulis n'a pas dit son dernier mot.
Il cligne des yeux et, d'un coup sec, il remonte à la surface.
Il nage, il nage de toutes ses forces pour échapper à la mort.
Deux jours durant, il dérive,
de ci, de là, sur les flots, tout déchirait d'écume.
Le matin du troisième jour, surprise.
Il aperçoit une drôle de forme dans le lointain.
Que vois-je, une crêpe géante ?
Se demande-t-il.
Mais non, c'est un bout de terre ferme !
Son cœur bondit dans sa potrine, je crois qu'on appelle ça le bonheur.
Épuisé, il atteint le rivage, il fait quelque pas, puis il s'est vondre sur le sable.
Au même moment, Athena qui, sans qu'il ne le remarque, protège Ulis depuis son départ,
souffle des mots magiques à l'horaille de Nozika, la fille du roi des féassiens.
Car c'est au pays des féassiens, figure-toi que c'était chez notre enchoi.
Oups ! Oh pardon, je veux dire, notre Ulis !
Va Nozika, lavez ton linge près du rivage.
Fais du bruit, n'hésite pas.
Amène quelques amis, défoulez-vous, tu ne le regretteras pas.
Et ainsi Nozika se rend près du rivage.
Elle est en pleine forme, tout comme ses camarades d'ailleurs.
Elles sautent en l'air, elles font la roue, elles jouent au ballon comme des folles.
Lorsque Ulis enfin se réveille, il fait un bon.
Nus ? Je suis nu comme un verre, non de Zeus, mais qui sont ses femmes ?
Des déesses ? Des humaines ?
Vite, il coupe une branche pleine de feuilles pour se couvrir un peu.
Oui, voilà, ah c'est mieux.
Puis, il s'approche.
Nozika, qui lui trouve l'air fort sympathique, le conduit jusqu'au palais de son père.
Le roi des féassiens s'appelle Alkinos.
Y a pas à dire, c'est un chic-tip.
Sans même lui demander son nom, Ilaka il le naufragé à bras ouvert.
Et pour lui montrer que les habitants de son pays s'y connaissent en raffinement,
Il fait organiser de grands jeux en plein air.
Lancé de disques, course, lutte, boxe, au péter, tout y est !
Très vite, les jeux se transforment en fête.
Des danseurs et des musiciens se meldent au sportif.
Ulis est émerveillé, il se sent tout à coup d'humeur, à se plonger dans le passé.
Cela tombe extrêmement bien car il vient de reconnaître dans la foule un poète très talentueux.
L'aveugle démo de Kous.
Alors il interpelle en lui lançant ses mots qui courent jusqu'à ses deux oreilles.
Euh, toi qui chante c'est bien !
Raconte-nous comment les grecs se sont emparés de la puissante ville de Troyes.
Et surtout, n'oublie pas la fameuse histoire de l'animal, je crois que c'est une grenouille ou une viche.
Ajoute le malin Ulis pour s'assurer du sérieux du poète.
Non ! Un cheval !
Réponds alors des mots de Kous, en fendant la foule.
Puis il se met à raconter, ou légèrement agacer par la ruse, mais ravi d'avoir été reconnue.
Et c'est ainsi que l'odyssée d'homère, pour un petit instant, nous ramène en arrière.
Youpie ! Nous allons enfin savoir comment se terminer cette drôle de guerre.
Des mots de Kous commençons récit à la toute fin du siège.
La nuit, lentement, vient de tomber sur le soir.
Les grecs, tiens tiens, ces étranges, sont remontés sur leur bateau.
Au même moment, un cheval de bois immense, magnifique, est arrivé devant les portes de la cité de Troyes.
Les habitants hésitent et puis, curieux, ils tirent l'animal qui passe les murailles de la ville.
Ça y est, le voilà à l'intérieur.
Et maintenant, que faire ? Le percer d'une immense lance, le jeter du haut d'une falaise,
ou bien l'honorer comme un cadeau envoyé par les dieux.
Hélas, c'est cette troisième idée qui l'emporte.
Malheure à vous, Troyes un naïf !
Les grecs n'ont pas mis les voiles, ils ont fait semblant de partir !
Ce cheval est une ruse, dans son ventre de bois, son cachet, huilé, et ses plusieurs de ses compagnons.
Lorsque les habitants sont plongés dans le sommeil, ils sortent de la bête, ils ouvrent les portes de la ville et font entrer leurs amis.
Pas un mias ou dans les rues, les grecs se fourfulent dans le noir, ils entrent dans les maisons, ils pient, ils tuent !
Les Troyes n'ont pas le temps de réagir, c'est un véritable carnage !
Troyes est tombée, les grecs ont gagné la guerre !
Etant dit que Démodocos poursuit son récit,
Ulis, qui n'a toujours pas révélé son identité, se met à pleurer.
Il pense à Agamemnon, à Menelas et à tous ceux qui sont morts.
Il revoit Penelope, Télémac et son palais à Itac.
Impossible d'arrêter les larmes qui coulent sur ses joues,
Ulis s'est transformé en feu, il a pu se faire croire.
Ils font haine !
Immédiatement, le bon roi Alquinos demande au poète d'arrêter.
Puis, il s'adresse à Ulis.
Étranger, dis-nous enfin ton nom et celui de ton pays afin que nous puissions t'y raccompagner.
Mais avant, délit à langue, dépose ton chagrin comme une pierre sur le sol.
Raconte-nous les malheurs qui t'ont conduit jusqu'ici.
Je le vois dans tes yeux, il y a au fond de tes pupilles,
des orages, des tempêtes, des créatures féroces et partout, la mort.
L'homme au mil ruse commence alors son récit.
Je m'appelle Ulis.
Je suis roi d'Itac.
Vous racontez mon histoire ?
Je veux bien, mais...
par où commencer ?
Accrochez bien vos sandales.
Je vous préviens, ça va décoiffer.
L'île de la nymphe Calypso s'appelle Ojiji.
C'est un endroit merveilleux et poussé de flûts de beauté.
Alors, évidemment, beaucoup ont essayé de la retrouver.
Certains l'ont cherché près de l'île de Malte, d'autres au large du Maroc,
d'autres encore bien plus au nord, à l'ouest de la Bretagne.
Ça paraît complètement fou !
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
Episode suivant:
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Lesodyssées
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