L'interview de notre invité exceptionnel : Jamy Gourmaud

Durée: 51m1s

Date de sortie: 09/03/2023

Jamy Gourmaud, présentateur de C’est pas Sorcier et aujourd’hui de la chaîne Épicurieux sur youtube, est notre invité exceptionnel !


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Comment ça va, Génie ?
Bonjour Mickael, ça va très bien, bonjour Mathieu et bonjour Tiffanie.
Enchanté. Je pense que tu as marqué qu'il y avait une attente particulière autour de cette émission.
C'est tout simplement parce que je pense qu'on est tous autour de la table des viewers.
Des anciens spectateurs de tout ce que tu as produit, donc c'est un grand plaisir de t'avoir avec nous.
Actuel viewer aussi.
Oui, actuel viewer aussi.
Et c'est pas fini ?
Oui, il y a dit tout à l'heure qu'entre nous comme ça qu'elle ne dormait pas depuis une semaine.
Qui est totalement fausse.
Non mais attends.
Il est totalement faux, je le dis aux gens qui n'avaient pas dormi pendant une semaine.
Ils ont pas les mêmes yeux.
C'est vrai que j'ai jamais vu Tiffanie dans cette émission.
Qui est pourtant d'habitude très posée.
Non mais ça va être hyper intéressant.
On va pouvoir parler de plein de trucs avec toi.
En tant que tant qu'anciens spectateur, on aura plein de questions sur les coulisses de l'émission.
On espère que ça ne t'ennuie pas parce que c'est forcément des questions àquelles tu as déjà répondu.
Mais on sera trop content d'avoir des infos sur comment se passaient les missions dans les coulisses.
Oui mais on va voir.
Tu nous dis.
Juste quelques chiffres avant de commencer.
C'est pas sorcier, ça a duré pendant 19 ans.
Il y a 570 émissions qui ont été tournées.
C'est un chiffre qui donne le vertige quand même.
Donc ça a duré de 93 à 2014.
Et moi ce que j'ai remarqué c'est que l'émission a eu comme une deuxième vie ensuite après 2014.
C'est pas sorcier, c'est pas du tout arrêter.
On aurait pu se dire que ça concerne une génération.
Moi je pourrais être un peu la dernière génération qui a vécu avec c'est pas sorcier.
Mais en fait non, ça continue complètement grâce à votre chaîne YouTube en fait.
Ou vous avez commencé à publier en 2013 je crois à peu près.
Ce n'est pas ma chaîne.
Il y a une chaîne YouTube officielle.
C'est pas sorcier qui rediffuse effectivement.
Alors je ne sais pas s'il y a l'intégralité des numéros.
Je pense que tous ceux qui ne sont plus d'actualité parce qu'évidemment il y a des sujets qui vont vieiller.
D'ailleurs en 2013, 2014, ça ne fait pas 19 ans, ça fait 21 ans.
Mais en fait c'est tout simplement parce qu'il y a une émission qui s'appelait la première émission qu'on a présentée.
Qui s'appelait c'est pas sorcier, il n'y avait pas le camion.
Mais ça ça a duré un an.
Et c'est passé totalement inaperçu.
Là l'émission elle était connu de quelques uns.
Mais avec le camion ça a réellement démarré en septembre 1994.
Et puis ça s'est terminé en 2013.
C'est vrai que personne ne sait qu'il y a eu un s'est pas sorcier.
Il est sans camion.
Je ne savais pas.
Mais alors juste avant qu'on commence, est-ce que tu voudrais juste décaler un tout petit peu sur ta droite ?
Oui on fait nos cas là, on dirait que nous ne vous inquiétez pas.
Est-ce que tout va bien là ?
Vous me dites, c'est simplement les cadres qui sont...
Ah c'est parfait.
Bravo, bravo.
Et on a notre petit boitre.
Le charm du live.
C'est très bien.
Je demande en parler un petit peu de ces statistiques sur la vie de s'est pas sorcier.
J'ai fait une petite expérience.
Je suis la rigadeur sur Google Trends.
Comment évoluer les recherches et l'intérêt de s'est pas sorcier ?
Et vous allez voir le graphique.
C'est hyper intéressant.
Je sais pas si tu l'avais déjà regardé.
Non.
Et bah tu vas voir, c'est assez marrant de voir la saisonnalité au niveau de l'année,
des recherches, des recherches qui sont faites sur Google de s'est pas sorcier.
Je m'able le temps qu'on trouve notre slide.
Ça ressemble à ça.
Ah c'est très cyclique.
Exactement.
Et en fait c'est quoi les creux ? C'est l'été.
En gros...
Il n'y a pas les creux.
C'est quand on est plus à l'école.
Exactement.
Et alors, est-ce qu'il y a l'énorme pic là qu'il y a là ?
Eh ben c'est un mystère.
C'est un mystère.
Je crois que c'est en 2020.
Ah attend c'est pas le confinement ?
2019.
Ah !
Parce que là je vois 2021-2015.
Oui.
Ça pourrait peut-être un peu correspondre.
Ça colle bien.
C'est pas mal.
Ouais.

Super.
Et du coup, ça souligne que ce soit par les profs, ou que ce soit pour réviser les parents,
etc.
Visiblement, le coeur de l'intérêt c'est pendant l'année scolaire.
Oui.
Oui c'est vrai que c'est une émission qui est toujours utilisée par les enseignants.
Alors ça sert très souvent pour amorcer un sujet, pour amorcer un intérêt.
Et beaucoup d'enseignants, ce qui est marrant, alors c'était comme ça à l'époque où on
fabriquait cette émission, mais je pense que ça l'est toujours.
La même émission pouvait être à la fois utilisée par des enseignants qui enseignaient
en primaire, juste qu'à la fac.
Les émissions, on a fait des émissions sur le marketing par exemple, on avait inventé
toute une histoire autour des bonbons, la baisse de l'émission qui était regardée à la
fois en primaire, mais aussi qui était regardée en fac.
Des émissions aussi, je dirais, très, très servicielles, comme on l'a dit aujourd'hui,
autour des pompiers, des incendies, etc.
Dans lesquelles des émissions qui étaient bourrées de conseils, c'est aussi des émissions
qui étaient diffusées de manière transversale depuis l'école jusqu'à la fac, en passant
par les centres de formation, etc.
Moi je me souviens, Cépaçancé, c'était le truc que tous les profs adoraient à la fin
de l'année, quand tous les élèves sont intenables et qu'on ne peut pas non plus passer des films
ou des trucs comme ça, on avait toujours droit à du Cépaçancé, c'était la porte de sortie
universelle.
Alors nous on savait pas ça.
Ah ouais ? C'était trop bien.
Alors justement sur un petit peu les origines, où est-ce que tout ça a commencé finalement
parce que pour nous c'est un énorme travail, mais il y a un moment où vous avez bien dû avoir
l'idée de commencer le truc.
Comment est-ce qu'il y a eu l'idée ? Comment est-ce que c'est produit au début ?
En ce moment-là, j'ai l'impression d'être un vieux papy, un vieux papy-sourcié qui raconte
cette histoire.
Non, c'est une idée toute bête, mais je crois que comme toutes les bonnes idées, tout simplement
je vous l'ai dit, il y avait cette émission qui s'appelait Cépaçancé, mais qui n'était pas
tourné dans un camion, qui était tourné dans un studio à peu près comme celui-ci, dans
un décor, qui était une émission très classique, une émission de science destinée à un public
on va dire plutôt d'adolescent, avec d'airportage, un invité, et c'est une émission qui était
présentée par Fred, et dans laquelle j'avais petite intervention, voilà, je vous ai un peu
potiche dans cette émission, je t'ai sur le côté, puis de temps en temps j'intervenais
pour présenter des livres, pour présenter des choses un peu insolites, et puis au fur et
à mesure de la diffusion de cette émission, après chaque émission, avec Fred comme
on parlait beaucoup, et qu'on était très potes, et bien après chaque émission, évidemment
on débriefait, et puis qu'est-ce que t'en penses, machin, truc, le sujet, et très souvent
on avait le sentiment que bon, on avait passé un bon moment, mais qu'on avait par tenu
grand chose, qu'on n'était pas allé au fond du sujet, alors qu'on avait très envie déjà
à cette époque de creuser, d'expliquer, d'ailleurs au fil du temps, cette émission devenait un
petit peu plus de plus en plus concrète, avec de temps en temps des maquines, mais bon, le
dispositif était pas au point, et c'est comme ça qu'un jour, dans un délire, je me souviens,
c'était un soir, on était en train de dîner, pas très loin d'ici, à Boulogne, dans un
restaurant, et on se dit, mais non, il faut qu'on fasse une émission très pédagogique,
il faut en commencer à délirer, et à imaginer une émission avec un animateur qui serait
sur le terrain, et un autre qui serait ailleurs, alors à l'époque on savait pas dans quoi,
qui expliquerait les choses, voilà, ça a démarré comme ça, on avait tout noté sur
une nappe, j'ai gardé pendant longtemps mes nables, je dois encore la voir, je ne sais pas
où elle est chez moi, mais je sais que de temps en temps, je remets la main dessus, donc il y a...
Il faut l'encadrer, hein.
Mais il y a déjà tout le dispositif qui est écrit, voilà, ça a démarré comme ça, donc
tu vois, une question toute bête, toute simple, comment faire une émission efficace, donc on a écrit
notre projet, et puis on est allé le présenter à la chaîne, et là on nous a dit, ben pourquoi pas
bon co, on y va.
Et en fait ça n'existait pas tellement, alors aujourd'hui voilà, on est plus dans la culture
d'avoir de la vulgarisation scientifique, il fait que des sujets peuvent être rendus
accessibles justement à d'autres gens que les experts, mais c'était pas forcément
autant le cas.
Tout simplement parce que le paysage audiovisuel, médiatique, était totalement différent, il faut se replonger
dans une époque, barbe blanche, où il y avait 5 ou 6 chaînes, basta, ça s'arrêtait là, et un paysage
dans lequel, quand on parlait de science, il était assez convenu d'en parler en termes assez complexes,
de sorte qu'on s'aperçoit bien que c'était de la science, et il y avait presque une sorte de
snobisme, alors je parle il y a 30 ans, pour que sa face science, fallait que ce soit compliqué.
A la limite, j'irais qu'il y avait une émission, si dans une émission ça avait été bien costaud,
et que les gens disaient, j'ai rien compris, vous avez dit, ah bah, ça c'était de la science.
Avec l'expert qui parle avec des bruits.
C'était un peu, il y avait des précurseurs, il y avait des gens, je ne sais pas si ces noms vont vous évoquer quelque chose,
mais il y avait un journaliste qui s'appelle Laurent Broumed qui faisait des choses déjà fantastiques
sur France Inter, il y avait les frères Bogdanov, qui avait un petit peu tracé la route,
mais c'était en X, on était plus dans une espèce de prospection vers l'avenir,
mais bon, il y avait quand même un gros intérêt autour des sujets scientifiques,
et puis il y avait Jérôme Bonaldi qui faisait une émission, je s'appelais Dijérôme, qui était génial,
moi j'étais fan de Dijérôme, il y avait aussi Michel Chevalet, voilà,
quelques personnes, comme Saint-François de Closé, qui quand même essayaient d'expliquer les choses,
prenaient des maquettes, mais bon, il n'y avait pas forcément un gros engouement autour de ce genre de démission,
pour la raison que j'évoquais tout à l'heure, parce que je pense que c'était de la science, il fallait que ce soit un peu complexe.
Tu le disais donc au moment de aujourd'hui publier les contenus de Cépa Sartier,
il y en a certains qui sont moins d'actualité, mais quand on regarde, c'est quand même rare,
c'est-à-dire que la grande majorité des Cépa Sartiers sont encore visibles, on peut tout à fait les regarder aujourd'hui,
ça vient d'où ça ?
Non mais il y en a qui sont obsolètes, c'est-à-dire que moi je trouve ça toujours très rigolo,
si vous regardiez là, si on diffusait par exemple la première émission qu'on a fait sur le téléphone,
je suis pétédri.
Oui, parce que le téléphone, il ne ressemblait pas du tout le téléphone que l'on a aujourd'hui,
c'était un appareil avec un barilier, et puis en tournage, j'expliquais dans cette émission
pourquoi quand on mettait son doigt au niveau du 5 et qu'on tournait,
ça composait le numéro.
Ça reste en train de se faire foutre.
Mais c'est totalement obsolète, ça n'existe plus, donc on peut regarder ça pour s'amuser.
Et puis même, je crois que ce qui a beaucoup changé aussi à propos du terrain,
c'est notre rapport aussi à la communication au téléphone qui a changé,
c'est-à-dire que aujourd'hui j'adore d'ailleurs cette aventure du téléphone,
parce que, évidemment, dans les années, la fin des années 90, début 2000,
le téléphone cellulaire individuel est apparu, mais c'était la deuxième fois qu'il était inventé.
Il avait été inventé une première fois dans les années 50 aux États-Unis,
et je trouve cette histoire fabuleuse, je ne sais pas si tu la connais.
Non, dans l'armée, non ?
Non, il avait été créé, je ne sais plus qui,
je pense que c'était Philippe, mais j'en suis pas sûr, il faut vérifier.
Mais disons que ça n'a pas pris tout simplement parce que, à l'époque,
quand on utilisait le téléphone, ce n'était pas pour appeler une personne,
c'était pour appeler une entreprise, une maison, on appelait chez les Watson,
et on demandait Monsieur Watson, madame Watson, éventuellement la fille ou le fils.
Mais on n'appelait pas John, c'était pas concevable,
même chose, on appelait une entreprise.
Donc ça n'a pas fonctionné, avoir un téléphone personnel, individuel,
ça n'avait pas de sens, parce qu'on n'était pas encore prêt
pour être joint à tout moment où qu'on soit.
Donc il a fallu attendre les années 90 pour que ce concept ait du sens,
prenne du sens, et là ça a fonctionné.
C'est ouf.
Alors justement, sur cette époque-là,
avant on va passer ensuite à ce que tu fais maintenant,
mais dernière petite anecdote que je pense que peu de gens savent,
c'est qu'en réalité, ce n'est pas sorcier,
n'est pas ton premier projet avant ça.
Tu as fait d'autres choses.
J'ai eu une autre vie avant.
J'ai découvert que, un de tes tout premiers reportages,
c'était lors de la chute du mur de Berlin,
ce qui est quand même fou, je trouve.
Parce que moi à l'origine, je suis journaliste, je ne suis pas scientifique,
je ne suis même pas journaliste scientifique.
Donc au départ, je suis journaliste, reporter d'image, J.H.R.I.
Et moi j'ai commencé à bosser en présécrité en radio,
à Radio France, on dit France Bleue.
Et puis après, l'histoire a fait que j'ai quitté,
et que c'était en 1989 que j'avais des copains qui vivaient à Berlin,
et que tout de temps en temps, on se téléphonait,
mais justement depuis la maison, on ne communiquait pas,
Internet n'existait pas, mais de temps en temps, on s'appelait.
Voir, on s'écrivait.
On s'écrivait encore, vous avez encore des cons?
Non, non, des cons.
Et donc au cours de septembre, octobre, il me dit,
tu sais, il se passe des trucs en ce moment,
à Berlin, en Czechoslovakie, il y avait déjà eu des trucs,
un peu des trains qui avaient circulé, et qui avaient franchi le rideau de fer.
Il me dit, il faut absolument que tu te prépares, et il faut que tu viennes.
Et puis de fait, le mur de Berlin est tombé.
Alors, je n'y étais pas le jour où il est tombé.
Moi, je suis arrivé 48 heures plus tard.
On m'avait prêté une caméra.
J'avais rien tourné, mais voilà, c'est Panasonic qui m'a prêté une caméra,
qui était très, très sympa à l'époque, parce que je n'étais absolument pas connu,
je suis allé les voir, et puis ils ont été très, très sympa,
ils m'ont dit, ok, on ne pas tu une caméra, mais à condition qu'on puisse utiliser le film.
Et ensuite, on a continué à travailler comme ça, ensemble, pendant un temps.
Donc chez nous, on fait.
Et donc, je suis parti, voilà, et tout seul, avec ma caméra, mon micro,
un tout petit peu d'éclairage, genre j'avais une espèce de, j'avais une mandarine,
c'est-à-dire un truc, là aujourd'hui on a des live-panels qui sont très, très facile d'image.
Je pense à qui était le lourd, c'est complètement dingue, je suis parti en train,
et je suis arrivé à Berlin, et voilà, j'ai assisté au démontage du mur.
Et de précieuses images.
Et surtout, donc, de le voir, déjà, c'est un truc assez dingue,
parce que, parce que, il faut bien s'imaginer, mais on ne va pas, on ne va pas raconter tout ça.
Ah, c'est gravement.
Moi, j'ai grandi dans un monde bipolaire, dans un monde où il y avait deux blocs,
et je suis né avec ces deux blocs, et en 1989, je n'avais connu que ces deux blocs.
La vision que l'on avait du monde, elle était bipolaire.
Et donc, voir ce monde s'effondrer, c'est déjà un truc assez génial.
Vous voyez ?
Comme événement.
Donc, vous pouvez imaginer le jour,
donc, il ne se passe pas des trucs en Russie, et que...
Voilà.
Imaginez.
Je vais vous aller voir ça.
Oui.
C'est... bon, là, c'est à peu près pareil.
C'est peut-être même plus important, parce que les gens pensaient autour de cette division du monde.
Et donc, rien que pour soi, c'est super intéressant.
Et puis après, bon, c'est le métier de journaliste, de J.H.R.I.,
de trouver un sujet un peu original, c'était difficile,
parce que, évidemment, que filmaient les journalistes ?
Qu'est-ce qu'on enregistrait ? Qu'est-ce qu'on photographiait ?
On photographiait tous les Berlinois de l'Est,
qui passaient à l'Ouest, voilà,
les gens de RDA, qui venaient en RFA.

Et, mais, mais, qu'est-ce que je suis ?
Je n'ai quand même pas fait la même chose,
parce que, bon, ma caméra, elle est un peu merdique.
Et puis, je suis tout seul, et puis, je trouve quelque chose.
Et là, souvent, on a les choses soulignées,
et je ne les vois pas.
Et j'étais avec mes potes, qui étaient médecins,
qui étaient jeunes médecins, étudiants,
et qui, tous les jours, allaient faire un tour à Berlin-Est
pour voir comment c'était, pour chercher du boulot,
parce qu'il y avait trop de médecins à Berlin-Ouest,
et donc, ils avaient envie de pratiquer,
donc ils étaient, et d'un seul coup, je me suis dit,
mais il est là, mon sujet, voilà.
Donc, un soir, ça devait faire 2-3 soirs que j'étais avec eux,
et que je les avais vus, déjà, partir, revenir,
et je me suis dit, je vais suivre des Berlinois de l'Ouest,
qui vont faire un tour à l'Est pour voir comment ça se passe,
et puis, peut-être pour bosser.
Et est-ce que c'est possible de le voir encore celui-là,
ou il est disparu ?
Je pense qu'il y a des...
Des archives.
L'intérilité doit être...
Je ne l'ai pas, moi, mais elle doit être à Alina, sûrement,
parce que dans la foulée, j'ai fait d'autres documentaires,
comme ça, dont un qui a été primé,
et que je n'ai pas, mais un journaliste m'a dit,
mais non, il a remis la main dessus,
et il l'a retrouvé à Alina.
Pour retrouver ça, c'est une ligne légendaire.
Quand on apparaît, je pensais que tu l'avais.
Ben, malheureusement.
Je ne l'ai pas, parce qu'à l'époque,
en fait, pour tout vous dire,
je n'aime pas trop les souvenirs, et je garde rien.
Donc, sauf que, ben, avec le temps, je me suis dit,
mais je n'ai pas ce reportage,
je n'ai pas le documentaire que j'avais fait
sur les mouroirs en Roumanie.
Il y a plein de choses que...
J'ai fait des documentaires aussi
sur la 1re guerre du Golfe,
où j'étais à Riyadh,
j'ai rien gardé.
Mais peut-être que, franchement,
Internet fait d'immirac.
Les gens font des copies, parfois,
parce qu'ils passent à la télévision.
Ce n'est pas impossible.
Je sais que le documentaire,
sur les mouroirs en Roumanie,
il est Alina, parce qu'il est primé, et tout.
J'ai une anecdote sur ce documentaire,
en préparant cette émission,
je suis tombé sur un papier qui relate ce documentaire,
et il y a une faute croissière à Jémy Gourmet.
Il y a marqué Jémy Ngoumet avec un O.
Et vraiment, c'est un artiste du monde
qui date, dit, à longtemps, du coup.
Et donc, le reporter, Jémy Gourmet,
et du coup, ça m'amuse.
Ça m'amuse.
On va demander des comptes.
Mais il y a encore des traces,
du coup, de ces quelques reportages.
Mais celui-ci existe intégralement.
Il est stocké.
En tout cas, je pense que peu de gens
savaient cette première vie
que tu as eue.
Je le disais, donc,
c'est pas ceci à durer pendant
un certain nombre d'années.
Et ensuite, tu as réussi
cette prouesse, quand même, qui est
d'arriver à t'adapter
à la nouvelle révolution
des contenus et des médias
qui étaient internet, YouTube, les réseaux sociaux.
Et aujourd'hui, tu as donc
ta chaîne YouTube,
tu as un média qui s'appelle Epicurio,
que je connais bien,
puisque si ça vous intéresse,
j'y apparaît dans une vidéo.
Quelques petites collabes, enfin,
on en a fait une pour le moment, mais il va y en avoir d'autres.
Eh bien oui, abonnez-vous.
Ça, c'est super bien passé.
C'était super cool. Donc abonnez-vous à la chaîne de Epicurio
pour plus de vidéos.
Et globalement, toi, cette transition,
comment tu l'as vécue ? Est-ce que tu as trouvé
ça dur de s'adapter ?
C'est jamais dur.
Je crois que si c'est dur, il ne faut pas le faire.
Moi, ce qui m'a toujours motivé,
c'est le plaisir
que l'on prend à faire des choses.
Donc si à un moment donné,
des gens essaient et que c'est trop dur,
bah, changer.
Il ne faut pas faire un métier,
une activité qu'on n'aime pas.
Alors je sais qu'il y a des gens
qui n'ont pas le choix, mais quand on
a le choix, voilà, il ne faut pas se forcer.
Qu'est-ce qui était différent alors, peut-être ?
Il y a des choses qui sont
très différentes. Attention,
quand je suis,
quand j'ai commencé, ça me trottait
dans la tête depuis pas mal de temps,
mais quand j'ai commencé,
je pense que j'étais mauvais
parce que j'avais pas les codes,
parce que quand
t'as fait de la télévision
pendant presque 30 ans
et que tu as appris
à écrire,
à penser
d'une certaine manière, enfin, je veux dire
penser, à
organiser un
sujet incontenu d'une certaine manière,
bah c'est extrêmement
difficile
de changer de pantoufles.
Et donc
c'est là où il faut se faire un petit peu violence
et se dire, bon, il faut être,
en fait, il faut être
lucide, il faut se regarder
dans le miroir et il faut être capable de se dire
non, ça va pas.
Faire autre chose, pas comme ça.
Mais le digital
à cet avantage,
c'est qu'on a le droit de se tromper.
Voilà, donc on se trompe,
on recommence, et puis on se dit
bah tout seul, tout seul, j'y arriverai pas.
Ok, de la même manière que tout seul,
je n'ai pas réussi
à faire ce que j'ai fait précédemment.
Donc je vais
trouver des personnes,
travailler avec des personnes
qui ont sa voire faire, qui ont cette compétence.
Moi j'en ai une,
eux ils en ont, on va croiser
et on va tâcher de faire quelque chose.
Voilà, mais mais
ça démarrer comme ça, mais
c'est encore, tous les jours comme ça,
tous les jours.
Parfois je regarde
des vidéos et je me dis
bon, stop, faut arrêter, nos vidéos
elles sont tout le temps construites sur le même modèle,
faut changer. Et là
on s'appelle les uns les autres, on discute
qu'est ce qu'on fait, et puis on essaie
d'avancer.
Mais c'est ça que l'allie.
C'est ça qui est vachement bien.
Mais bien sûr, mais c'est ça qui est vachement bien.
Mais heureusement c'est un travail d'équipation
encore une fois, je crois que
tout nos jobs
eh bien
ils
réunissent
plusieurs savoir-faire,
plusieurs expertises et ce qui est intéressant
c'est de les croiser, ces expertises.
C'est un peu cette image
un peu du youtuber qui fait tout
de Hazed qui écrit
qu'improvise voire même pas ses vidéos.
Au début, c'est sûr qu'au début il y a un peu ça.
Et puis c'est sûr que
je crois que la différence
avec la télévision
ou la radio
c'est que
avec
Youtube par exemple
évidemment
il y a ce travail d'équipe
collégial
mais chacun a quand même
une part d'un pro
peut-être plus grande que sur d'autres médias
c'est-à-dire qu'on garde certains trucs
on peut malgré tout
se permettre
d'être
dans son pro, dans son truc
de faire comme on le sent
même si il y a eu un travail d'équipe
Et du coup ça t'a
fait plaisir
d'avoir ces changements
ces nouveaux avantages
et est-ce qu'au contraire il y a des trucs que tu
manques un petit peu que tu regrettes
des anciennes manières de produits entre y-mets ?
Alors non, ça me manque pas
pourquoi ça me manque pas ? Parce que j'ai la chance
de pouvoir continuer à faire
un peu de télévision avec le monde de Jamy
donc si tu veux
j'essaie de
prendre ce qu'il y a de bien
là où ça se trouve
je sais pas si je faisais que
si je faisais que du digital
peut-être que je le ferais différemment
je ne ferais que ça
donc je me consacrerais
100% Corséham
à cette tâche
mais là
il y a les deux
donc voilà
j'essaie de trouver mon bonheur
un peu partout
peut-être que la télé te permet aussi de faire des choses un peu plus ambitieuses
en termes de
de complexité d'un seul contenu
Alors c'est
marrant parce que
je ne les oppose pas
ils sont complémentaires
avec
à la fois des contraintes
et à la fois
des côtés
vachement
vachement enrichissant
quand on fait un documentaire qui dure
110 minutes
c'est long
c'est long
et donc il faut
des semaines
des mois et puis
parfois ça rime, parfois on tire à la ligne
on se dit merde 90 minutes
ce serait vachement
il faut aller à 110 minutes
parce que le programme il fait 110 minutes
ça c'est dur
parce que nous si on a envie ici de faire
arrêter maintenant
on fait 1h
on fait 1h10
personne ne viendra nous dire
quoi que ce soit alors que là on doit
rentrer dans un moule
ça
c'est difficile mais en même temps
mais ça
c'est nos cerveaux
qui nous permettent
de jouer avec ça et au bout du compte
de l'apprécier c'est comme quand on écrit
un livre au bout du compte
eh bien on
va bâtir une histoire
et on va s'apercevoir au bout du compte que
ah bah finalement cette histoire
elle est pas si mal que ça
et que s'il n'y avait pas eu cette contrainte
tu vois
bah
ça aurait peut-être pas fonctionné
je pense que
c'est la contrainte créé
si vous rencontrez des
peintres, des artistes et que vous
discutez avec eux
parfois ils prennent une grande toile
et puis parce qu'ils ont envie de peindre en grand
et parfois la toile est
trop grande ou elle est trop petite
et pourtant
il faut qu'elle rentre dans cette toile
c'est pareil
avec les formalons
sur la télévision, Mathieu tu avais une
petite question
tu parles vous parler
de tout avec vos équipes
oui, le travail collectif
tu parles vraiment de tous les sujets
il y a vraiment cette curiosité de
parler de tout, moi j'avais une question
c'est est ce qu'au fond
il n'y a pas
des sujets de prédilection, des sujets qui t'animent
plus, des passions
ou vraiment
ces sujets scientifiques
sont ce que tu préfères
tu suites toute l'actualité
qui peut se passer autour de ces sujets
bien sûr, il y a des sujets comme ça
mais je dirais que
les sujets qui me passionnent le plus
on va dire
le sujet qui me passionne le plus
c'est le sujet que je ne connais pas
déjà
première chose, je me retrouve
devant un sujet, je me pose une question
je n'ai pas la réponse, alors ça me excite
parce que j'ai envie
de recueillir
la réponse, voilà
première fois qu'on a travaillé ensemble avec Michael
j'étais très curieux
de savoir
ce qui avait été écrit, de savoir et j'ai appris
des choses, voilà et ça
ça me plaît et ensuite bon c'est la mise en forme
comment je vais rendre ce savoir
accessible, ludique
mais à côté de ça, c'est vrai
et il y a des sujets
qui
sont devenus de vrais centres
d'intérêt et il y en a
deux que je cite souvent mais je peux en citer
trois, il y en a un c'est
la volcanologie
c'est un sujet qui me
ah tu as fait des fois, moi j'avais vu un voyage
sur un volcan en activité
mais tu t'es fait plus du gendarmes
je n'en fais pas mal
mais les images me restent encore en tête
j'en ai fait pas mal et ça c'est vrai que la volcanologie
c'est un sujet qui me
passionne
alors ça va
au-delà de la volcanologie, parfois
c'est grave parce qu'on est dans
de la géologie, c'est aussi la tectonique
des plagues, tout ce qui s'est passé
récemment avec
le séisme
en Turquie et en Syrie
voilà c'est des mécanismes
qui me
passionnent que j'aime bien
comprendre
expliquer
et puis après
les volcans ça me plaît
parce que j'ai eu la chance
et j'ai la chance de pouvoir
m'approcher
des volcans en activité
et là je suis
directement en contact avec
les éléments, je pense que c'est ce que ressemble
un marin
qui se retrouve dans la tempête, moi je ne fais pas de voix
voilà je suis
plus sur la terre ferme
mais bon sur un volcan la terre ferme
parfois elle est moins ferme
et voilà j'adore ce sujet, j'adore
les volcans, j'adore me balader
sur un volcan, j'adore
voilà j'adore voir
la lave
même si parfois on se fait un petit peu peur
et
ça fait partie du jeu
donc ça c'est les volcans
ça se reméluer
après il y a la botanique, j'aime beaucoup la botanique
j'aime l'histoire des plantes en fait
j'aime
la la la
le lien entre
une plante
et son milieu
c'est à dire que j'aime les plantes
pas la plante toute seule
mais la plante prise
dans son ensemble, dans son milieu
si elle est là c'est parce qu'il y a
un sol
il y a un climat
il y a une altitude
il y a une latitude
il y a d'autres espèces qui sont là
voilà c'est tout ce monde
et puis les plantes aussi
c'est la végétation
les végétaux c'est l'histoire des hommes
qui sont, c'est une plante
pourquoi ça m'amuse les plantes c'est parce que
une plante tu la prof c'est statique, ça bouge pas
machin et pourtant
une plante c'est l'histoire
du mouvement des hommes qui sont allés
là-bas, qui l'ont ramené, qui l'ont
testé, tu vois parfois il faut pas la ramener
mais voilà
c'est tout ça
moi tu me mets une plante et puis je peux
il y a toute l'histoire derrière
il y avait une émission
je sais pas peut-être elle existe toujours d'ailleurs
non malheureusement
qui s'appelait
comme une envie de jardin
c'est bizarre comme dit
heureusement c'est tombé sur jardin
c'est mieux ça dure un peu plus longtemps
et du coup
le troisième de s'entendre d'intérêt
j'aime bien
j'aime bien
la chimie
de la gastronomie
que j'aime de l'éclair
juste avant de
vous rejoindre
là j'étais en train d'écrire
une vidéo sur un sujet
sur la maillonnaise
mais c'est un truc
extraordinaire
parce que sur le papier la maillonnaise
c'est un
un mariage contre nature
c'est
une maillonnaise c'est bien homogène
c'est bien lisse
la sauce préférée des français
sauf que une maillonnaise à la base
c'est de l'eau et de l'huile
déjà essayé de mélanger de l'eau et de l'huile
ça marche pas
et bien là ça marche
comment pourquoi ça marche
qu'est ce qui se passe
voilà et il y a des histoires fabuleuses
si vous voulez la réponse
si vous voulez la réponse ce sera sur la chaîne
et après je raconte pourquoi
comment on peut la faire monter
pourquoi parfois elle monte pourquoi elle parle
et tout ça c'est génial
parce que c'est de la chimie
c'est de la chimie mais de la chimie qu'on peut visualiser
et j'aime bien ça parce que
hum
on
on plonge dans l'infiniment petit
et on
comprend des interactions
moi j'ai souvent dit que la chimie c'était
pourquoi j'aimais raconter des histoires de science
parce que très souvent
la science
elle est théâtrale
il y a tous les éléments de la narration
qui sont néerratifs
qui sont réunis une réaction chimique
c'est un coup de théâtre
et vous avez des
protagonistes qui sont là au départ
il va y avoir
un événement et puis
les protagonistes qui
finiront
la scène ne seront plus les mêmes
que ceux qui sont là au départ
voilà
la chimie c'est ça
si on m'avait dit ça à mon cours
j'aurais peut-être mieux suivi
c'est à couteau tirer mais couteau de cuisine
salut si vous appréciez Endorscorp
vous pouvez nous aider de ouf en mettant
5 étoiles sur Apple Podcast
en mettant une idée d'invité que vous aimeriez qu'on reçoive
ça permet de faire remonter Endorscorp
telle une fusée
je ne peux pas m'empêcher parce que le chat
le réclament depuis tout à l'heure te posait la question
des maquettes
évidemment j'imagine ça revient tout le temps
qui est derrière ces maquettes
qui était
génie qui construisait ces maquettes
il y avait un maquettiste
David Maé
qui était un petit génie
je crois qu'il avait fait des études d'architectes
mais il était
il était toujours d'ailleurs original
d'une famille qui avait beaucoup travaillé dans le cinéma
dans la décoration
dans les décors de cinéma
donc il avait un certain talent
pour mettre en scène
les choses, pour les fabriquer, les dessiner
les colorer
et pour mettre en scène
ce qu'on lui expliquait
parce que
en fait
une maquette on lui disait pas
David on va faire
je vais faire une manip
sur l'effet de serre
débrouille toi
non je lui disais voilà
je vais faire une manip sur l'effet de serre mais voilà comment je vais la faire
je crois au départ
il y a
une zone étant avec Fred il va être
plutôt en enjou
donc là je vais plutôt déchanquer
un décor qui ressemble
je veux derrière
que tu me mettes, je veux avoir un support
dans lequel on va faire rentrer les choses progressivement
comme ceci ou comme ça
et David mettait tout cela en scène
mais il y avait un cahier
des charges avec l'équipe de Cépa
Sorsier qu'on préparait
et ce cahier des charges
était super important
parce que
pendant que David
fabriquait la maquette
moi j'écrivais mon texte
donc il fallait que tout ça on se voyait régulièrement
on suivait l'avancement
il me fournissait des schémas
on disait c'est comme ça
ok ça marche et j'adaptais
mon discours à ce que j'allais avoir
sous les yeux, le sort que mon histoire
pour raconter mon histoire
j'avais
un support
qui collait parfaitement
et ça durait combien de temps de faire une émission
à peu près ?
ça durait
alors
on va dire deux mois
mais pas deux mois plein de temps
l'émission entre le moment
on décidait de faire l'émission
mais le moment était prêt à diffuser
deux mois pouvait s'écouler
mais évidemment on ne travaillait pas
à plein temps dessus pendant deux mois
c'était par petite franche
mais il y avait une certaine immersie
pour fabriquer les choses
et aussi je pense que quand on ne connaît pas trop
le processus de production
d'émissions comme ça
on pense peut-être que c'est... il y a des dates de sortie
et puis produisait les émissions
une par une
mais évidemment ça se passait comme ça
en fait
on travaillait en permanence
sur
9 émissions enregistrées par vague de 3
6 émissions en même temps
3 émissions qui étaient au stade
de préparation
d'écriture
3 émissions qui étaient au stade
de tournage
et 3 émissions qui étaient au stade de montage
donc on passait en permanence
Coca-lan
et avec un calendrier
pas trop pire
parce que c'était une émission
c'est ce que je vous disais c'est une émission hebdomadaire
donc on signé un certain nombre
d'émissions dans l'année
et tous les ans
avant de partir en vacances
au mois de juillet
on faisait un rétroplanin
c'est à dire qu'on prenait le calendrier
l'agenda de l'année suivante
donc en juillet 2005
on prenait l'agenda de 2006
juillet 2006
et on disait bah voilà pour diffuser
quelle émission sur ce thème là
il va falloir qu'elle soit tournée

les plateaux de jamais dans le camion
sont retournés là
il va falloir que l'écriture soit terminée
là, il va falloir que le journaliste
commence à travailler là etc
et on le faisait pour les 30 émissions
de l'année
et après il fallait respecter
mais scrupuleusement
cet agenda
pour pas faire des faits dominés
une question
qui est revenue souvent c'est
est-ce que c'est déjà arrivé
que tu montres toi des émissions
que tu avais produite donc de s'épasser
à tes propres enfants
pour leur faire découvrir ce sujet
c'est une question que tu fallait
moi je me l'ai posé aussi
en fait
mes garçons
regardaient l'émission
mais je ne les ai jamais obligés
à les regarder
parfois il y a sûrement eu
de temps en temps
un truc qui comprenait pas
je me disais regarde plutôt ça
mais je pense que c'est arrivé assez rarement
parce qu'en fait on parlait
de l'émission tous les jours
et on m'entendait parler de l'émission
voilà
d'un truc que j'avais vu en tournage
une question que je me posais
et il baignait dedans
est-ce que du coup
mais je les ai jamais obligés
à regarder l'émission
mais est-ce que du coup de ce fait-là
ils ont reçu cette culture
scientifique est-ce que
eux-mêmes aujourd'hui
j'en sais rien dans leur étude etc
sont imprégnés de cette même passion
pour la science
je crois que si je pense
mais c'est à leur poser la question à eux
mais je pense que ce qu'ils ont retenu
c'est qu'avant-ontairement
encore une fois c'est que
ces disciplines scientifiques
que l'on présente souvent comme étant inaccessibles
bah
c'était tout à fait accessible
attention ça ne veut pas dire que la science
c'est simple c'est un jeune enfant
pas du tout
et
vous en êtes
l'appre vivante et vous le savez très bien
faire des études de science
bah ça demande un certain
investissement, une certaine exigence
que ça ne se fait pas comme ça
ou claquant des doigts comme d'autres études d'ailleurs
mais en science on ne peut pas improviser
quand on fait des études de science
donc
mais pour autant
ils ont
trouvé de l'intérêt
à ces sujets
je parlais de chimie tout à l'heure
moi je me souviens quand ils étaient petits
je racontais des histoires de chimie
avec des légos
voilà, oui parce que c'est un peu ça
donc
mais voilà ils
ont été
baignés
dans ce
jula
tout à fait
naturellement
de manière naturelle
sans aucune obligation
mes enfants seraient devenus littéraires
ça ne m'aurait absolument pas
dérangé d'ailleurs ils aiment beaucoup
les coulis
il y en a un qui à un moment donné
a hésité
mais
et je crois que ce qu'ils ont
gardé c'est ce truc là
c'est que
on pouvait s'épanouir
avec la science
ça c'est super important
donc ils ont bien continué
parce qu'ils ne m'ont pas parlé par mot
ils ont bien continué
dans des carrières scientifiques c'est hyper intéressant
et
à notre anecdote que je pense
très peu de gens savent
je ressort les dossiers
est-ce que vous saviez qu'il y a eu
des jeux vidéo de c'est pas sorcier
est-ce que tu m'aimes toi même
tu t'en souviens ? ah mais oui je m'en souviens
et moi je peux vous dire que quand j'étais petit
j'ai joué au jeu vidéo
de c'est pas sorcier
avec des modélisations 3D
des personnages etc
sur des CD-ROMS
c'était comme ça
exactement
c'était vos voix donc c'était vraiment
un truc officiel
c'est à dire qu'on planchait
sur le scénario
et puis on
bossait sur les dialogues
on allait enregistrer les voix
c'était super moi franchement
j'ai trouvé mais il y avait des enquêtes
il y avait des enquêtes
il y en a une sur un volcan
il y avait un petit côté
c'était un escape game
avant l'œil
voilà je vous dis
j'ai passé des erreurs
c'était super bien
je vous propose que tout doucement
on se rapproche de notre troisième partie
d'accord
j'aurais pu rester
on a tout plein de questions
je peux t'en accorder une dernière
si vraiment tu...
c'est plus une question de rédacteur
on va dire ?
vas-y prends le cours
en direct
combien de temps
et combien de fois tu peux repasser
sur un script de vidéo
pour être sûr que c'est juste
que ça va passionner les gens
à quel point tu passes du temps
et de
de reformulation
sur ces scripts
ma question est pas du tout claire
si si complètement
je peux passer beaucoup de temps
beaucoup de temps parce que
moi je suis un amoureux
des mots
j'aime les mots justes
j'aime les phrases
pour moi un mot ça exprime une idée
une phrase exprime une idée
donc dans le choix des mots
de la ponctuation etc
de la longueur de la phrase
pour moi ça participe
de la pédagogie
donc
quand je
travaille un texte
soit c'est un texte que j'écris moi-même
et là
j'avance petit à petit
et puis je peux revenir
sur quelque chose
une fois, deux fois, trois fois
quatre, cinq
pour refaire, pour refaire
pour que ce soit clair, pour que ce soit conceptualisable
parfois
évidemment il y a une équipe qui bosse
sur les épitoyeurs
donc il y a des dossiers
qui sont préparés par les journalistes
donc
moi je fais
une première
une lecture et je peux
dire non pour moi ça c'est pas clair
c'est pas la phrase est trop long
il faut couper, il faut faire un truc
il faut casser, il faut qu'il y ait une intervention
du jami2 ici ou cette intervention
du jami2 n'apporteria etc etc
voilà
donc ça peut
je peux lire un texte
je peux lire un texte
quatre, cinq fois
et y retoucher
parfois il m'arrive des choses
je sais que ce ne sera pas la version finale
parce que quand je le lis je dis non
on ne peut pas dire des choses comme ça
je dis je dis les choses ainsi
ce n'est pas accessible
c'est pas comme ça qu'il faut le dire
alors t'as pas forcément
t'as pas forcément l'idée
tout de suite
parfois il m'arrive
de buter sur un truc
mais c'est comme ça pour le monde
de jami, pour les épicureux ou quand j'écris un bouquin
et parfois je ferme
je me barre faire un truc
et j'ai le machin en tête
la magnonèse
ça c'est pas bon
parce qu'en général tu ne trouves pas
les mots et tu faut oublier
c'est mieux le lendemain
et puis un moment
tu reprends le truc
il faut être frais
et même parfois il m'arrive de me revenir
et je me dis comment j'ai pu écrire
ça va vraiment tout le monde
j'aimerais juste
inverser les deux trucs c'est plus clair
mais pour ça je pense qu'il faut
toujours se mettre
à la place de celui qui regarde, qui lis
ou qui écoute et se dire
mais finalement
donc c'est presque schizophrénie
parce que tu es en train d'écrire
et tu t'imagines
devant un écran
en train de
de regarder
ce que tu es en train d'écrire
sauf que
quand il arrive
tu sais si ça marche ou pas
non non cette phrase
il n'y a pas les clés pour le truc
c'est vrai que quand on écrit
souvent on se dit
on a l'info
on sait que c'est juste
on l'écrit
on se dédouane
j'ai dit ce que je savais
ou lâche leur notion
c'est validé
par un scientifique
sauf que
il faut se dire est-ce que c'est compréhensible
comment ça sera reçu
il faut faire ce travail
de mouliner
pour être long
merci beaucoup
Tiffany je voudrais pas que tu parles de cette émission
avec tes regrets sur des questions
que tu n'aurais pas posées
si tu as encore une question
si si
parce que j'en avais plein
je vais en poser une seule
après l'émission
je pourrais t'embêter
mais j'avais une petite question
quel est ton meilleur souvenir de ces passors-ci
alors
je vous en ai déjà un peu parlé
parce que vous m'avez interrogé
sur les sujets de prédilection
et je vous ai parlé
des volcans
je crois que mon meilleur souvenir de ces passors-ciers
parce que de temps en temps
je sortais
je sortais du camion
c'est notre tournage
sur Letna
c'était en 2001
me semble-t-il
donc en Sicile
Letna qui n'était pas entrée en éruption
depuis
pas mal d'années
je crois que c'était 1976-77
un truc comme ça
il me semble
toujours est-il que lorsque nous sommes
sur Letna
au bout de 3 ou 4 jours
le volcan
entre en éruption
à un moment, oui
on nous a assisté
et c'était extraordinaire
parce que les volcanologues avec qui on bossait
nous avaient dit d'attendre un petit peu
parce que les volcanologues
sentaient le truc machin
ils nous disent je t'appelle ce soir
si ça démarre et tout
donc on traînait au resto
un petit resto qui n'était pas loin du cratère
enfin pas loin
à 5-6 km
et puis Bingo
à 23h30
il m'appelle
et passe nous prendre
dans les 4-4
et on part vers le volcan
on roule avec des volcanologues
et on s'est retrouvé
avec le cratère
devant nous
il faut imaginer
un cratère qui fait 500 mètres de hauteur
Bon, Letna est déjà un volcan très très haut
mais sur cet énorme volcan
il y a plusieurs bouches
et donc une qui est active
donc il y a un cratère
tac, là il y a deux bouches
le cratère
et il fait 500 mètres de hauteur
nous sommes à 500 mètres
et
ça commence à partir
500 mètres
ça je l'ai vécu en direct
pendant toute une nuit
toute une nuit
je sentais
l'odeur du souffle, la chaleur du volcan
et il faut imaginer que
donc
cette règle des 500 mètres
le volcan
le cône
nous on est à 500 mètres de distance
et au moment de ce que l'on appelle le paroxysme
de l'éruption quand on a une fontaine de lave
lorsqu'elle est la plus
plus puissante
elle-même faisait 500 mètres de hauteur
donc c'est un
le feu d'artifice
c'est un truc de ouf
donc
je pense que c'est ce qui m'a donné
ce qui m'a
qui m'a donné envie
ce qui m'a fait aimer les volcans
et ce qui m'a donné envie
de repartir
sur les volcans
c'est magnifique
magnifique en évident
c'est fabuleux
parce qu'on est presque au paroxysme
la fontaine de lave
qui monte
impressionnant
et nous on était juste à côté
de ce bunker
ah oui ok
à la brille
on l'a chier
c'est vrai ça
ça va être un peu stressant
il y a des moments où tu t'es déjà sorti en danger
dans les tournages de tes émissions
alors sur un volcan une fois
deux fois on va dire mais bon si je vous raconte
après il y aura mon art
si on a le temps après
ça vaut le temps

j'ai pas le temps
mais c'est un peu trop
j'ai pas le temps
je vais me dire
je vais me dire
je vais me dire



je vais me dire
je vais me dire
je vais me dire
je vais me dire
je vais me dire

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