#14 — L'appel des sommets berbères dans l'Atlas marocain, avec Stéphanie Bodet

Durée: 36m47s

Date de sortie: 10/04/2019

Depuis sa plus tendre enfance, Stéphanie Bodet tisse une relation incroyable avec la nature. Rapidement passionnée d’escalade, elle devient habituée des blocs difficiles et se révèle au contact des grandes voies mythiques : El Capitan au Yosemite, ou dans les vertigineuses parois de Madagascar ou du Pakistan. 

Pourtant, son coeur est resté accroché à un rocher particulier. Une histoire intense et empreinte de poésie. Au coeur de la pierre rouge du Maroc dans le massif de Taghia, la rencontre est à la fois minérale et humaine...

Les Baladeurs est une émission Les Others, supportée par Audible, l’application de podcasts et livres audio.

Cet épisode est signé Camille Juzeau, avec une composition musicale de Alice-Anne Brassac et un mixage de Laurie Galligani.

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Les baladeurs, une série audio, les hausseurs.
Des balades, des aventures, des mésaventures, en pleine nature.
Prêts pour le départ ? Prêts ? C'est parti !
Le corps en tension le long de la paroi.
La respiration calquée à celle imperceptible du venge ouant avec la roche.
Stéphanie Baudet s'élève, le regard bleu perdu vers le haut, à l'affût d'une incision invisible pour s'y suspendre.
L'appel du sommet, quel est-il ?
Quel est le moteur profond qu'il a poussé depuis ses 15 ans à déjouer la gravité et grimper ?
Dans une dangereuse danse avec le minéral jusqu'au nuage.
Peut-être ? Peut-être une partie de la réponse se trouve-t-elle au Maroc.
Là, dans la classe, Stéphanie est venue et revenue explorer les parois,
découvrir les lieux qui forment aujourd'hui une partie de sa géographie intime.
La montagne




J'ai eu la chance de commencer la montagne très jeune en grandissant dans un département,
ce ré-sova, je s'appelle Léo de Zalp,
et donc en famille, mais par an et beaucoup à marche.
Je n'étais pas du tout des sportifs forcenés, mais plutôt des gens qui aimaient la nature, des écologistes, naturalistes.
Donc on regardait souvent les petites fleurs avec ma mère, les sommets avec mon papa.
Et tout ça, ça m'a très vite éveillé à cette dimension un peu sauvage que j'aimais,
et qui me faisait du bien parce que j'étais aussi une gamine très fragile, asthmatique, toujours malade.
Et je crois que ça a été pour moi l'occasion de sortir un peu de ce carcan,
un petit peu de la douleur quand on est enfant,
pour aller vers un espèce de respiration la plus ample.
Alors je ne me souviens pas, finalement, des balades.
Je me souviens que ce que j'aimais profondément, c'était au contraire les haltes
quand on posait le fourgon, par exemple dans le kéra.
Souvent on s'installait, il y avait un petit bois de mélèzes, près d'une petite rivière.
Et j'adorais en fait que ce soit dans ce petit bois du kéra,
ou alors dans le près de Mme Karl, du côté des écrins.
J'adorais qu'on soit des minuscules cabanes de mélèzes avec des petites aiguilles de pain.
Je me souviens plus d'autres choses qui sont proches de la Terre,
qui sont dans les détails ténus comme ça, où on est dans une immersion.
Je pense qu'en tant qu'enfant, on est plus attentif aux toutes petites choses, parfois.
On se fait un univers avec très peu de choses.
Que ce spectacle grandioze des sommets autour de soi.
Donc je me souviens vraiment de ça, de cet amour du détail,
de regarder les petites choses de la nature.
Ce qui m'a amené finalement vers la montagne, je crois que ça a été le rocher.
Parce que, déjà, j'avais envie de progresser en escalade,
parce que je me suis dit, tiens, pour la montagne,
j'aimais beaucoup gravir des petits sommets,
puis j'avais envie de faire des choses un peu plus ambitieuses,
petit à petit, vers l'adolescence, on est plein d'énergie.
On était aussi un petit groupe de copains,
donc il s'est fait une belle émulation qui s'était créée.
Et je me suis dit, j'étais un petit peu à l'ancienne,
mais l'escalade, le rocher va me permettre d'être plus à l'aise
après dans des passages rochers en montagne.
Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
Aujourd'hui, on fait l'escalade pour l'escalade,
mais avant, on pratiquait souvent ça pour aller en montagne
et pour progresser en montagne.
Voilà un peu comme les anciens, qui grimpaient à Fontainebleau
pour aller après faire des grands sommets dans les Alpes.
Et donc c'est comme ça que je me suis inscrite,
enfin j'étais bien inscrite au CAF,
mais je me suis mise dans ce petit groupe de grimpeurs.
Et là, ça a été, je crois, un coup de foudre vraiment pour...
J'avais 14-15 ans, je me souviens plus très bien,
mais un coup de foudre pour la matière, la roche en fait,
ce calcaire ou alpine, moi c'était surtout suite de C.U.S.
sur lequel on grimpaient,
ou alors des falaises un peu plus au sud.
Et j'aimais vraiment toucher le rocher,
sentir les prises, essayer de trouver mon cheminement sur des voies.
Alors c'était pas facile toujours, c'était assez ingrat même,
parce que je n'étais pas...
Je n'avais pas le sentiment d'être spécialement douée.
Par contre, ça m'a porté une paix.
Alors je ne m'étais pas ce mot-là à l'époque,
parce qu'en on est jeune,
on ne sait pas pourquoi on aime les choses,
et puis souvent on intellectualise un peu plus tard.
Mais je sentais que ça m'a porté quelque chose.
Puis il y avait tout un art de vivre que j'adorais.
Mes héros, c'était Patrick Ellinger, Catherine Destivelle,
Linille, des gens qui vivaient proches de la nature.
Il y avait ce côté un peu aussi bitnique des falaises
qui me plaisait énormément.
C'était aussi des gens qui étaient souvent,
je pense, assez lecteurs,
parce qu'il y avait des noms souvent quand on grimpe,
il y a des noms qui sont donnés aux voix.
Il y a une époque où il y avait des noms,
de livres, de nourrisie, tout ça.
Donc en même temps, ça m'a amené aussi,
moi je l'aimais lire,
ça lié les mots et les passages et les voix en fait.
Et j'adorais cette ambiance.
C'est vrai qu'après simplement ce contact avec le rocher,
je me souviens de la première grande voix
que j'ai effectuée dans le verscore,
dans la graville de Montaiguille,
par une voix normale, très facile.
Mais j'ai adoré me retrouver au sommet
de cette citadelle de rocher
avec ce petit prê qui était son tueux.
Il y a une fesse de petites prairies au sommet
où il y a des chinois.
Et vous vous retrouvez là-haut
après avoir gravie une face,
je sais plus combien elle fait, peut-être 150-200 mètres.
Et c'est magnifique.
Et c'est vrai que je me suis aperçue aussi
très rapidement, plus tard en faisant la dibona
dans les écrins, que j'aimais vraiment les grandes voix.
Et pourtant, je suis revenue un petit peu plus tard.
Je suis d'abord passée par finalement la compétition
parce que ce groupe de copains avec qui je grimpais,
on s'en était tous un peu à se mettre.
C'était les débuts de la résine,
ce qu'on appelle les murs artificiels.
Et quand on a 15-16 ans, qu'on est à peu près doués,
tout de suite dans un club, on vous inscrit à des compétitions
depuis moi comme ça marchait bien.
Et que c'était un moyen de progresser aussi.
Je me suis prise au jeu et j'en ai fait.
Mais on avait toujours cette pratique rocheuse quand même.
Moi, à Gap, il n'y avait pas de moues d'escalade.
Donc j'étais toujours en contact avec les falaises, avec l'extérieur.
Après des années, j'ai fait peut-être 5 ans
de la compétition à très haut niveau.
Et donc j'ai gagné la Coupe du Monde.
Et je me suis aussi rendu compte, en même temps que ces compétitions-là,
avec Arnaud, donc mon compagnon, Arnaud Petit,
lui, ce qui l'aimait, c'était ouvrir des voix.
Et moi, ce que j'avais envie, c'était de voyager.
Je me rendais compte un peu l'espèce de tunnel
et les œillères dans lequel me mettaient la compétition.
Et je sentais que j'avais besoin d'une ouverture
de revenir à la source de ma passion, qui était le rocher,
l'extérieur, être dehors en contact avec les éléments.
Et on s'est entendu là-dessus très rapidement
et on me mettaient toutes nos petites économies
avec nos primes de compétition de côté pour voyager.
Donc on a fait notre premier grand paroi à Madagascar.
C'était en 98, on avait une vingtaine d'années.
C'était un premier grand voyage.
Et suite à ça, on a décidé très rapidement,
je crois que c'était en 2001,
d'arrêter les compétitions pour vraiment nous consacrer
au voyage en fait et à la réalisation de rêve.
On feuilletait toujours les vieux livres d'escalade
à la recherche de belles parois autour de la planète.
Et on avait un ami, un vieux grimpeur,
un vieil alpiniste, il s'appelait Bernard Doménec,
qui était quelqu'un de formidable,
parce qu'il avait passé des années,
dans les années 70, je crois qu'il avait passé 2-3 ans
au Maroc à vivre et à faire des relevés topographiques
d'une région du côté du Haut-Atlas,
qui s'appelait la région d'Humgun.
Et il avait, avec des amis grimpeurs,
commencé à ouvrir des voix, un peu à l'ancienne,
évidemment, sur des belles falaises.
Il nous avait parlé de ces voix, de ces gorges d'Ottaria.
Et à l'époque, il y avait très très peu d'informations.
On avait vu aussi une petite photo,
dans une revue espagnole.
Et on savait que des Espagnols avaient gravie
une paroi de 800 mètres en esclaves artificielles.
En s'agrippant au matériel et en progressant,
simplement plantant des pitons et en mettant des échelles
pour monter, sans utiliser avant le rocher.
Mais c'était tellement difficile qu'ils avaient éteubli de faire comme ça.
Et pour nous, on s'est dit,
800 mètres ou 700 mètres d'orocher en calcaire,
c'est très rare en fait.
Par exemple, dans les Gorges du Verdon,
vous avez des parois qui font 200, 300 mètres maximum.
Et c'est déjà incroyable.
Et là, on s'est dit,
il faut qu'on aille voir ça.
On a tué le vertically,





Quand on arrive à Glacier Hanksal,
la place qu'on screams,
nous laisse.
Déjà ce qu'on découvre, c'est des magnifiques caisses bas en terre anciennes, un peu comme
on trouve aussi dans la vallée du côté de Ouarzazate ou dans ces coins là, qui sont
donc recouverts de terre, des briques de terre crues, recouverts d'enduit de terre, qui sont
très élégantes, très ciselés, c'est très, très, très, très beau.
On en a un petit peu pris le bus galéré pour trouver un autre petit camion qui emmenait
des villageois jusqu'à ce village.
Ensuite on a trouvé des multiers qui nous ont accompagnés jusqu'au village où il y avait
trois heures de marche, où il n'y a pas de route qui arrive, il s'appelle le village
d'Ottaria.
Et on suit la rivière pendant deux heures à peu près.
Et cette rivière, moi j'y aime beaucoup parce qu'au début elle est très souriante,
très agréable, on sent que Zauyan Sal, c'est un village dans lequel on a de la place,
la vallée est fertile, les chans sont coquets, les maisons sont bien apprêtés et on sent
qu'en montant petit à petit sur ce chemin qui est en train de devenir une piste actuellement
parce qu'il veut relier ça en village en voiture bientôt, on passe après dans des
gorges très étroites et beaucoup plus austères et on sent que Taria a une sorte de verrou
rocheux qui permet après d'arriver dans les gorges de Taria.
Et c'est assez marquant parce que tout à coup le vent c'est un petit peu plus froid,
ça s'engouffre et puis on sent qu'on arrive dans des territoires de montagnes, on a quitté
la plaine et la vallée et ensuite le sentier est très vertigineux, c'est très beau au-dessus
du ruisseau, c'est plutôt un torrent même parce que des fois même au printemps on peut se retrouver
avec une rivière gonflée qui est très impressionnante à passer, très souvent il fallait traverser en
bas dans la rivière, on passait, on se déchaussait, on remontait le pantalon, on est mûle passée d'abord,
on a même une fois renversé une mûle et le sac était parti à la dérive donc c'était un peu
compliqué pour les villageois aussi, on a compris à quel point ils étaient isolés.
Et ensuite quand on continue à nouveau à marcher qu'on sort de ce premier verrou rocheux,
on monte un petit peu et là ce que j'adore au printemps, il y a des coquelicots à foison
dans les champs, vous avez c'est le blé ou l'orge qui commence tout juste à être un petit peu dans
ce vert tendre à faire son apparition, les coquelicots comme ça qui ponctuent les champs c'est très
très beau et puis ces couleurs aussi assez fascinantes parce que c'est une vallée où la terre
est de couleur rouge, orange, c'est des ochres un petit peu et marier comme ça vers des champs c'est assez fantastique.
Et ça a été l'éluissement, vous pouvez imaginer un petit village avec ces maisons à toit plat qui prennent
la couleur qui sont faites vraiment avec, qui sont montées avec les pierres de la vallée,
c'est à dire que chaque, il y a même des veines par moment de terre qui sont couleur un peu violette,
un peu lisvin et les maisons ont la même couleur donc on sent que tout est harmonieux,
c'est très beau et puis vous avez ces parois immenses qui s'élèvent puis elles avaient des formes fantastiques.
Il y a un sommet que j'adore dès que je vois apparaître un petit peu son chapeau là je suis
toute contente j'ai l'impression d'être arrivée il s'appelle Houshdad, ça veut dire le mouflon et
c'est un sommet particulier parce qu'on dirait vraiment une espèce de petit chapeau au dessus d'une
citadelle de rocher, il est très étonnant, c'est fait un petit peu vraiment c'est une montagne de
rêve un peu pour moi, je me dis c'est comment ça peut exister, c'est tellement original,
tellement beau et puis sur les côtés il y a des murailles impressionnantes donc on arrive là,
il n'y a quasiment aucune voie qui n'avait été ouverte donc tout reste à faire et pour ce premier
voyage on s'est contenté de faire connaissance avec les lieux, de les apprivoiser aussi parce que
c'était intimidant et puis de faire connaissance avec les gens avec les difficultés que ça
implique dans un village comme ça perdu de montagnards. Il y avait un simple petit jitte
pour quelques randonneurs mais il y avait peut-être une poignée de randonneurs qui passait par an,
il y avait une dizaine de randonneurs je pense par an et donc c'était un jitte,
je crois qu'il y avait deux chambres à l'époque maintenant il y en a beaucoup plus,
ça donnait presque un hôtel, alors évidemment quand on est peu nombreux on a tout de suite une
proximité avec les personnes, on a mangé avec eux, on a donc ça y des Fatima qui sont aussi
devenus des bons amis, je me suis sentie attirée immédiatement par le berber en fait par la langue
et j'ai tout de suite commencé à noter des mots sur incarné et donc c'est avec Fatima et après
les enfants du village que j'ai appris un petit peu de berber donc je baragouille c'est pas du,
c'est pas de voilà je parle pas du tout couramment mais je peux avoir des petites
conversations sur des choses simples de la vie, je me souviens que les enfants m'avaient apprenait
en me montrant des objets, je demandais ça, c'est un goplico, une visabelle de frilo,
ça avait dit à la fleur et puis le problème c'est des ozotés, parce qu'il en manquait des dents,
alors j'avais parlé le berber en quelques temps en ozotant, alors les adultes me regardaient,
ils me laissaient froncer les sourcils mais qu'est ce que je voulais raconter ?
Et puis ce qui est beau quand on grimpe c'est qu'on passe du temps dans un lieu,
je pense un peu comme les marcheurs, peut-être encore plus même que les marcheurs, on s'installe
et donc on y passe facilement une quinzaine de jours et on a le temps aussi de rencontrer les
gens qui sont, puis qui sont là-bas aussi des montagnards, c'est-à-dire que cette capacité
que nous on a à marcher à peu près dans les éboulis, eux ils l'ont dès l'âge de 3 ans donc
on a l'impression des fois d'être des grands alpinistes mais en fait comparé à ces gens qui eux
vivent la montagne au quotidien, on est des gamins, on est des marioles et ça te donne aussi
beaucoup d'humilité de se rendre compte qu'un berger ou qu'une petite berger grimpe pourrais
si elle en avait les moyens grimper aussi bien et j'ai rencontré une petite copine qui a maintenant
24 ans et que je n'ai jamais perdu du vue et on se revoit chaque année quand j'y retourne
et quand elle était toute petite elle avait une dizaine d'années la première fois que je
la rencontre j'étais en avec un groupe d'enfants et je vois arriver une gamine comme ça avec une
charge énorme aussi de je crois que c'était des plantes pour nourrir sa vache et laver ça dans un
foulard sur le dos et je vois une gamine avec des prunelles comme ça noires qui étaient brillantes,
une guétée et elle me prend d'autorité la main et puis je lui dis mais donne moi ton sac, c'est
beaucoup trop lourd pour toi, elle m'explique pas ça en français évidemment mais on me baragouine un
peu en berbère et puis elle rigole et elle m'emmène voir son petit moulin à pierre donc on rentre à
l'intérieur de ce tout petit moulin il faut que je me baisse et que je rentre à côté d'elle on a le
visage vraiment à 5 cm l'une de l'autre elle prend ma main et puis elle remplit de grains et
puis elle me fait verser ce grain sur la pierre et qui se met à tourner et puis elle est chanquée,
elle est heureuse de montrer que c'est elle qui détient la clé de ce petit moulin familial et je
comprends aussi le rôle des femmes en fait qui sont les gardiennes à la fois de la nourriture
du foyer et ensuite très rapidement les années suivantes elle m'a fait rencontrer toute sa famille
donc je suis montée chez elle et pour moi sa dia elle est liée à la maison dans la façon dont elle
prépare simplement le thé ou qu'elle le prépare un tagine ou le pain il y a une espèce de gravité
et en même temps ça relève presque du sacré parfois elle s'interrompt et puis elle va faire sa
prière et il y a quelque chose de quand je suis dans cette pièce chez eux où il y a simplement
des tapis au sol les poutres du plafond sont je crois que c'est du jeunévrier tu rifères c'est
cette espèce de jeunévrier très ancien qui envoie de disparition et qui est souvent coupé pour
faire les maisons qui sent une odeur un petit peu dansant il a un parfum extraordinaire ce
jeunévrier quand on sert le thé il ya il ya comme une espèce de le parfum de la membre qui s'élève
dans la pièce des choses toutes simples mais qui relève après du oui d'une forme de sacré
d'une des gestes simples de la vie essentielle mais qui sont faits avec tellement de grâce et tellement
de présence et d'attention qu'ils en deviennent différents quoi qui sont une forme de rituel
alors les hommes sont soit bergés soit ils partent très souvent à la ville pour travailler
dans les chantiers de construction ou alors ils s'occupent des chantiers aussi mais à la maison
par exemple il y en a qui sont qui vont qui vont travailler dans une petite carrière locale pour
arracher des pierres c'est vrai que le métier de berger il a aussi je pense que beaucoup d'anciens
faisaient ça ils font les jeunes c'est moins attractif les jeunes pour eux c'est une forme
d'échec de devoir faire berger en fait ils aspirent vraiment à autre chose ils veulent aller à la ville
ils veulent avoir un téléphone portable ils veulent là ils veulent ressembler aux touristes qui viennent
chez eux puis on peut comprendre aussi pourquoi parce que c'est plus facile et ils veulent avoir une
chauffeur de voiture c'est un peu leur rêve grâce au tourisme grimpeur certains d'entre eux se sont
mis à l'escalade et aujourd'hui ils peuvent par exemple devenir guide peut-être plus tard d'escalade
ou moniteur ou encadrer des même des arabes de la grande ville qui viennent de casat ou de
ou de rabat et qui ont des cultures très différentes parce que les berbères eux ont une
culture de paysans en fait ils sont vraiment considérés de presque de manière méprisante
par les gens de la ville et du coup ça inverse un peu les rapports que des gens de la montagne
soient capables d'enseigner quelque chose à ceux de la ville oui ça fait une sorte de petite revanche
qui chouette quoi
le premier voyage j'ai moi j'ai aimé aussi ce moment un peu d'acclimitation où on se
contente de regarder, de contempler sans forcément tout de suite vouloir mettre nos matériels imposés
notre territoire, de dire cette compréhension de la géographie parce que c'est très complexe les
montagnes il y a des gorges profondes des canyons impressionnants on sait pas forcément où vont être
les descentes donc déjà nous serait que de marcher pour comprendre la géographie du lieu c'était
vraiment important et à peu près une dizaine d'années plus tard on est revenu avec un projet un peu
plus ambitieux que les voies précédentes qu'on avait déjà gravies qui était d'ouvrir une voie
assez directe dans une face qui faisait 700 mètres vraiment face au village une face nord avec un rocher
beaucoup moins adhérent une paroi beaucoup plus austère qui plongeait comme ça dans un canyon
assez effrayant et on avait envie de commencer tout en bas du canyon évidemment on essayait de
monter au sommet et là ça nous a pris 15 jours alors au début effectivement on rentrait tous les
soirs au village en fixant des cordes pour progresser sur la paroi et puis à un moment donné quand
il y a eu suffisamment de cordes et qu'on a senti qu'il s'était mieux de rester dans la paroi pour
continuer à ouvrir et en dormant dans la paroi on rentrait peu au village mais on était installé
sur la paroi pour une ou deux nuits ensuite on redescendait les copains prenait le relais et
puis on continue comme ça l'ouverture c'est un moment assez particulier
l'ouverture c'est un peu une aventure de gamin on est on est en bas de la paroi on regarde
au jumelle où est ce qu'on va pouvoir passer on en discute avec les copains on se dit là à gauche
ça a l'air pas mal oui mais après ça a l'air tout lisse alors on va pas y arriver donc on
ré on essaie d'anticiper un petit peu ce qu'il va y avoir au dessus alors parfois on se trompe et
puis d'autre fois quand même au bout de quelques années de pratique on a plus d'expérience et on
arrive à deviner aussi si une des sections vont être prises, c'est à dire vont être garnis de
prises qui nous permettront de passer et ça on a quand ça marche comme ça on a ce qu'on appelle
en libre c'est à dire qu'on passe à un simplement avec ce coffre le rocher on est très très heureux
c'est un peu notre jeu en fait on a une perceuse c'est assez assez étrange mais on essaie de
mettre le moins de points fixes possible et parce que c'est une c'est un rocher qui se prête pas
à la trou à la mise en place de coinceur si on veut faire des choses difficiles il faut recourir au
forage on va laisser des choses en place pour les suivants qui pourront à leur tour, on vient de
avoir une éthique de l'alpiniste on essaie de ne pas trop en mettre pour pas dénaturer la montagne
parce que sinon avec une perceuse et des trucs comme ça on pourrait faire un peu n'importe quoi
mais on a c'est le jeu des grimpeurs de jeu de l'escalade de dire on en met juste le minimum
pour que ce soit beau esthétique et que ça ressemble pas à une échelle et qu'on est aussi la
possibilité entre chaque point de vraiment d'être sur les prises du rocher de grimper en s'agrippant
juste à ce que se offre la pierre voilà et puis après il y a toute cette ambiance de la grande voie
où on invente notre propre timéraire on vit des petits moments de doutes et d'incertitude on passe
du temps aussi à vivre en paroi parce qu'on dort sur des vires rocheuses donc là on avait pas
porté de portaleige c'est quand suspendu on n'en avait pas pris mais on dormait simplement
sur des plateformes de rocher et il y en avait très peu d'ailleurs il y avait surtout un emplacement
qui était bon et ça c'est fantastique aussi parce que c'est à le moment où la paroi a une sorte de
faiblesse et on peut s'installer un petit peu parce que sinon elle est complètement vertigineuse et
très lisse mais il y a quelques endroits où il y a ces plateformes qui permettent de s'installer
pour une nuit ou deux et ça c'est des moments aussi assez magiques quand vous voyez par exemple les
quelques lumières du village encore saintier dans la nuit la présence dans l'ombre de ces grands
sommeil autour de vous la lune souvent c'est des moments sans relier à quelque chose qui nous
dépasse en fait c'est moi j'aime bien on entend brèronanne aboyer un chien puis après il n'y a plus rien
et puis on s'endort très facilement parce qu'on est fatigué juste par l'effort et en fait c'est
aussi peut-être ça qu'on aime quand on va marcher quand on va grimper c'est qu'il y a une sorte
d'apaisement dans l'action on a on est complètement à ce qu'on fait on est intensément présent en
fait dès qu'on est sur le rocher ou dès qu'on est concentré sur ce que le rêve a qu'on est en train
de de réaliser finalement quand on grimpe on en éveille à tout ce qu'il y a comme détail au
four de soi la moindre espérité prend une pro des proportions et on retombe dans ce rapport
là très infantin de rechercher les choses toutes petites de faire attention à des détails infimes
et parfois on doit se doit se décider de pousser sur une prise de pied qui paraît a priori qui
n'en paraît pas être une mais qui quand on commence à bien l'observer quand on osse pousser dessus
et se redresser dessus ça devient quelque chose de tangible de réel en fait de concret et moi j'aime
bien cette équilibre aussi qu'il faut trouver parce que finalement comme la marche l'escalade c'est
une forme de déséquilibre en mouvement on cherche perpétuellement à retrouver une forme d'équilibre
au coeur même du mouvement et puis le rocher je pense que je suis très attentive aussi à toutes
les formes de rocher parce que chacun à son à son âme presque on dirait son grain ça son
caractère un calcaire quand je grimpe sur un calcaire j'ai vraiment j'aime beaucoup se toucher
assez assez doux alors je pense que l'une de mes roches préférée c'est le gré mais on en trouve
pas beaucoup entre les grandes parois comme le gré de fontaine bleu vous savez c'est comme un papier
de verre très fin et où vous posez votre main et ça adhère juste parfaitement en mettant très très
peu de pression dessus et ce grain là je l'aime particulièrement le calcaire c'est un peu différent
il faut au contraire rechercher les minuscules aspérités sur lesquelles on peut s'accrocher et puis
il prend des il y a beaucoup de prises ce qu'on appelle des gouttes d'eau qui sont en fait des
petits trous comme ça qui ont été créés par les gouttelettes qui tombent et donc c'est
aussi un rocher le calcaire une sorte de rocher de la mémoire en rocher sédimentaire qui porte un
peu une forme de mémoire du temps quoi et de la géologie alors que sur un granite on a plus des
sensations comme ça de par même la morphologie on va dire des pierres qui sont des jaillissements
de citadelles de cathédrale comme ça très impressionnante on va avoir plus on va peut-être
ressentir davantage les forces théloriques et ça va nous donner une escalade beaucoup plus physique
c'est être assez différent on dit que l'escalade en calcaire ou sur des dalles après les dalles
de granites c'est encore autre chose il y a aussi des formes très subtiles qui sont comme des
méditations en mouvement pour moi presque si on n'est pas vraiment là on risque de glisser et si on
est bien concentré vraiment à ce qu'on fait on adhère mieux en fait on adhère à ce qu'on est on
adhère à ce qu'on fait quoi
Stéph je vais clipper la corde du haut et après je te largue la première corde
ouais c'est là je vais défaire mon nez et puis je la la ce qui est très bon en escalade c'est que c'est
à la fois une activité individuelle où on est seul face à la muraille face à rocher ou de prise
qu'on doit découvrir mais c'est qu'aussi on est accompagné on est en cet esprit de cordée moi
que j'aime profondément dire qu'il ya qui sont qui sont des valeurs qui sont belles puis qu'on
peut vraiment retranscrire dans la vie quotidienne et qui nous nourrissent je pense c'est le partage
de la solidarité essayer de on se sent plus fort quand on sent que l'autre est vraiment quand on
parle d'assureur celui qui nous assure on est à tour de rôle grimpeur et assureur les
rôles changent et quand on est en bas assurer son camarade on le fait mais vraiment en étant avec
lui dans l'escalade on l'encourage on va on vibre en fait presque en même temps que celui qui
est en train de grimper alors souvent on a très mal au coup parce qu'on reste des heures la tête
en l'air mais on est on est vraiment là et pour celui qui grimpe c'est une aide précieuse en fait
parce que parfois un copain va vous indiquer une prise de pied que vous n'avez pas vu parce que
vous étiez trop collé au rocher donc faut aussi retrouver un peu ce recul et cette vision un peu
panoramique et parfois les l'influence du camarade qui va vous indiquer une prise ou un truc que vous
n'avez pas vu une orientation va plutôt à droite va plutôt à gauche ça peut aussi vous aider et
parfois il le fait simplement pour pour être un peu optimiste et donner sans trop savoir ce qu'il y a
mais on se dit bon il faut lui un petit coup de main dans les parois dans les passages un peu engagés
et ça aide beaucoup et après il y a c'est ça c'est alternance de solitude et de partage de
groupes de voir ensemble ce qu'on va faire après de s'organiser un peu d'établir un peu
des petites stratégies tous ensemble et puis en même temps ce moment où on est seul et dont
moi j'ai vraiment besoin parce que je suis un peu une sauvage par moment c'est de me retrouver seul
face à voilà ce qui est devant moi et puis c'est très concret c'est très palpable le rocher
donc moi je suis un peu rêveuse et je suis tendance parfois à partir un peu dans mes petites
rêveries et là ça me ramène à quelque chose de waouh à la réalité la cité et pas ça marche pas
alors là à peu près vers le autour du 15e jour on est arrivé au sommet de la parois et
on était avec des amis et celui qui était en train de grimper il voit arriver à sa hauteur
deux petites bergers et qui était quasiment en train de grimper à ses côtés alors que lui
il n'avait pas encore atteint le sommet et on comprenait pas vraiment ce qu'elle faisait là
haut on savait pas si c'était des aïtata donc c'est de tribu qui passe du temps sur les plateaux
parce qu'en fait il y a une alternance et quand les aïtata doivent quitter le sud donc l'été
il y a une sorte de décret qui a été fait entre les berbères du bas et les berbères dans haut
on va dire les aïtata seulement eux ont droit au pâturage tandis que ceux d'en bas n'ont plus
droit donc on savait pas vraiment si ces bergers étaient d'otaria ou d'ailleurs et avec mon petit
il met quelques petits mots de bervers j'ai pu comprendre qu'elle est d'un village proche d'otaria
et en fait elle passe à peu près une semaine seule dans la grotte elles sont ravitéées une fois
par semaine par un parent mais la petite elle qui avait 11 ans allait tous les jours à l'école
donc elle faisait trois heures de marche par jour et puis elle retrouvait les nés qui avaient 14 ans
dans la grotte le soir et ce qui m'avait marqué c'était le dénument absolue ils avaient un sac de
farine un bouteille d'huile d'olive un bidon d'eau qu'elles allaient remplir au torrentre était
la 1 quart d'heure 20 minutes de marche au fond du canyon et elles n'avaient absolument rien
il y avait un petit peu de bois pas très très loin mais c'était voie d'imaginer ces gamines dans
un dans une petite grotte au milieu de ces falaises vraiment impressionnantes les canons noster
on a envie d'être on est content d'être plusieurs parfois mais parce que ça rassure un petit peu
c'est tellement inhumain après on les a suivi à la descente elle nous a emmené jusqu'à leur grotte
elle m'a montré un petit peu comment elle vivait et ça c'était un moment fantastique et toujours
pareil ce rapport à se dire cette montagne qui habitait ou nous on est de passage mais il y en a
qui vivent en fait et c'est toujours ça en tout cas ce que j'aime profondément maroc c'est cette
ce côté très humain même dans l'austérité cette capacité qu'on les gens à vivre dans des
lieux qui a priori pour nous sont vraiment inconfortables et quand on arrive au sommet il y a toujours
de la joie après quand on fait une ouverture on pense qu'il y a une chose c'est revenir pour
gravir la voie de la paroi en libre donc sans cette voici en essayant de gravir tous les passages
donc c'est qu'une étape le premier sommet parce qu'on a toujours à coeur d'y revenir et d'essayer
de le faire parfaitement bien en utilisant que les prises mais évidemment c'est surtout une joie
et puis de se dire aussi qu'on a qu'on offre un nouvel isinéraire à d'autres grimpeurs qui vont
passer et puis oui à une fierté mais après voilà la fierté elle est quand même vite éclipsée
quand vous voyez les deux gamines arriver à vos côtés vous dites bon il y a aussi voilà c'est
ce que j'aime au maroc finalement c'est que ça te ramène à plus d'humilité
c'est un silence qui quand même habitait par plein de bruit vous avez le vent toujours
ce être humeur du vent qui est assez constante dès qu'on arrive un peu sur des sommets autour
là c'est pas très haut en altitude mais on est quand même autour de 2000 presque 2005 2006 et donc
c'est ça commence déjà à être un petit peu en altitude mais c'est des petits
des petites montagnes c'est pas des très hautes montagnes après il y a le saut il y a d'autres
types de sommets qui sont beaucoup plus les sommets alpins ou les jeux sont différents là c'est
moi j'aime beaucoup ces sommets marocains puis avoir des vieux vénévriers qui sont complètement
tordus comme ça on sent qu'ils ont pris dans leur dans leur écorce toutes les toutes les vibrations
à la fois du vent des éléments tout ce qu'à ils se sont façonnés au gré du vent comme ça et ça
c'est très beau voilà j'aime bien finalement j'aime bien les montées à l'humaine aussi vous voyez
quelques rares insectes des petites fleurs et après j'aime aussi beaucoup les les sommets qui sont
voilà beaucoup plus inhumains et beaucoup plus vierges encore mais je pense que le il y a un silence
peut-être qui se fait aussi à l'intérieur de soi ou une forme d'apaisement et ensuite le vrai
silence dans la nature n'existe pas mais c'est un silence qui est bon pour pour l'homme ça nourrit le
silence moi j'ai eu un problème finalement au sommet de la paroi parce que j'ai on avait fait le tour
pour finir de faire on voulait faire un petit peu de film par le haut dans une dernière longueur
à ouvrir et en fait j'ai je suis tombé avec mon sac à dos dans une section facile qui était pas de
c'était pas un sentier mais c'est pas non plus de l'escalade mais en fait j'ai failli me tuer en
franchissant une barre on devait dormir dans la paroi et le soir même donc j'ai eu suis tombé j'avais
un hématome énorme j'arrivais plus de toi marcher et on s'est installé dans une petite grotte de
berger et ça a été une nuit très particulière parce que je j'avais un peu peur d'avoir une
numérologie je pouvais de façon on pouvait pas appeler des secours et puis en fait il faut se contenter
de faille faut s'abandonner minimum à ce qu'on est en train de vivre et et accepter qu'on ne peut pas
faire autrement qu'il faut juste être patient et attendre et je me souviens de ce moment voilà où
c'était aussi un moment de où j'avais cette vigilance un peu aigu parce que finalement quand on
on s'en sort d'un accident on pensait rester dans ce coup on a l'impression que nos sens se déploient
de manière démesurée on est en éveil je me souviens très bien de ce parfum justement de bois on
faisait on avait fait un petit feu parce que moi j'étais allongé sans pouvoir bouger et Arnaud et
un autre ami qui était avec nous m'avait fait un petit feu pour me réchauffer et il y avait cette
odeur merveilleuse pourtant il y avait des crottes de bic partout autour mais j'avais dit à
doré ce odeur c'était un peu assis et ça ressemblait vraiment à l'odeur de la vie de la terre et
j'ai bêblé j'ai bêblé je m'ai bêblé ce moment et ça m'a fait un souvenir merveilleux
lorsque c'était un truc dramatique donc ça aurait pu être dramatique ça c'est pas dramatique du tout
finalement mais c'est c'est toujours aussi ce paradoxe où parfois il faut des choses un petit peu
qui vous bousculent qui vous qui pour vous remettre debout et vous et vous dire bah oui vie et vie
profondément et profite de chaque instant aussi que tu vis quoi et après ça en plus ce qui était
marrant c'est qu'on est descendu par la barois comme je pouvais pas marcher et qu'il y avait
4 heures de marche on s'est dit on va faire des rappels et en cours de rappel on a on a changé
d'avis on s'est dit ben ne descendons pas jusqu'en bas on peut continuer à grimper donc on a
repassé une nuit donc je suis arrivée au village que deux trois jours plus tard après ma chute
on finalement n'est en même regrimpé dans la paroi avant même d'avoir remarché et ça a été
vraiment une journée une expérience très particulière en tout cas et après aussi ce retour
parce que les villageois je savais que j'avais un accident donc mes amis qui étaient tellement
content de me revoir alors après ça a été on m'a gavé de gâteau de peintes, d'huile d'olive
de toutes sortes de bonnes choses et après j'ai passé un temps merveilleux aussi où j'avais abandonné
l'idée d'aller grimper juste de passer du bon temps avec mes amis
on peut pas s'empêcher en tant que grimper et dans un lieu qu'on aime et dans lequel on a
passé tant d'années de continuer à regarder les parois et puis à chercher un autre projet
c'est un peu je pense c'est un peu naturel et en même temps moi je suis peut-être moins
incline que carnaux par exemple mon compagnon qui est beaucoup plus dans le projet suivant moi des
fois je me contente de vivre un peu plus tranquillement et puis je suis très contente aussi souvent à
la fin d'un voyage ou pendant une journée de repos de faire une grande balade je me souviens
par exemple à rencontrer un jour un vieux monsieur avec son mûlé il avait cette noblesse un peu
cette simplicité puis ses yeux comme ça vous sentez des gens qui sont habités en fait qui habite
leur corps et qui sont vraiment habités aussi par quelque chose d'autre en fait un rapport à la
vie qui a dans ces choses les plus simples les plus essentielles en fait
ces aventures de grimpe stéphanie bodé les a magnifiquement racontés dans le livre à la verticale
de soi elle vient également de publier un nouveau et premier roman délicieux sur fond de
montagne qui s'intitule habité le monde les baladeurs une série audio leosers
ce récit est signé camille juso la musique est composée par alissane brassac et le mixage est
de l'oreille galiganie ce n'est que le début de la saison alors si vous voulez que d'autres
découvre ces histoires laissez-nous des étoiles ou des commentaires sur vos applications
et dans 15 jours nous traverserons la surface de l'eau pour découvrir une histoire de profondeur
dans les entrailles de la mer à bientôt

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Récits d'aventures et de mésaventures en pleine nature. Avez-vous déjà poursuivi un loup dans les étendues sauvage d'Alaska, greloté au beau milieu des icebergs ou dormi le long d’une paroi d’escalade à plusieurs centaines de mètres de hauteur ? Tous les 15 jours, découvrez des récits et témoignages d'aventures et de mésaventures en pleine nature. Un podcast du magazine Les Others (https://www.lesothers.com).  Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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