Vous allez ENFIN comprendre l’informatique quantique

Durée: 61m32s

Date de sortie: 17/05/2024

Martin Bruder, ancien enseignant à l’Université Carnegie-Mellon en Pennsylvanie, nous explique pas à pas, pourquoi l’informatique quantique est si puissante, à l’aide de l’algorithme de Deutsch.


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Écriture : Martin Bruder - Matthieu Lambda



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Pourquoi Banque Populaire est la première banque des entreprises ?
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Accompagner nos clients sur tous les territoires avec des solutions adaptées à leurs besoins,
c'est ça, être la première banque des entreprises, Banque Populaire, la réussite est en voulue.
Étude Quantar PMEP, mid-2023, Quatorze Banques Populaires, Première Banque des PM.
On a parlé quelques fois d'informatique quantique, mais jamais sous cette angle.
Je ne sais pas si t'avais vu les gens qu'on a déjà invité.
Vivien, justement, en Coutier de chez Microsoft, très intéressant.
Et Alice et Bob, je ne sais pas si tu connaissais...
Alice et Bob aussi. Je ne connaissais pas du tout, mais en fait, ce qu'ils font, c'est hyper pionné.
C'était super de voir.
En plus, ils ont réussi à vraiment vulgariser leur technologie assez unique.
C'est vrai. Je me souviens, ils étaient venus avec un genre de pendule.
C'est trop bien.
C'est tout à fait.
En fait, c'est bon parce que ça te donne parfois l'impression que t'as compris,
parce qu'il y a un objet physique qui bouge et tout.
Je pense que dans les faits, on n'a pas vraiment compris.
Mais c'est pas grave.
Tu es là pour ça.
Oui, exactement. Déjà.
C'est parfait.
C'était...
On va faire des analogies aussi qui seront très approximatives.
Mais c'est le principe de la mécanique antique après, oui.
En tout cas, bienvenue, Martin Bruder.
Est-ce que tu peux, avant qu'on se lance dans l'hygiène du sujet, nous expliquer ce que toi tu fais
et où est-ce que tu as enseigné, etc.
Tout à fait.
Alors, moi, j'ai commencé en mes études en France de manière assez classique avec la prépa
et ensuite les concours puis une école d'ingénieur.
Et en fait, mon école d'ingénieur offrait la possibilité de partir à l'étranger.
Donc, c'est arrivé à obtenir un diplôme dans une autre université.
Tu as remplacé ta troisième année de spécialisation.
Et tu as les faire ce diplôme.
Et donc, ça te permettait de déjà d'avoir une expérience internationale
et puis de spécialiser vraiment dans le domaine que tu voulais
qui n'était pas forcément disponible dans l'école d'ingénieur.
Et donc, je suis parti dans une université qui s'appelle Carnegie Mellon
qui n'est pas très connue en Europe, mais pour le coup en informatique,
ils ont fait vraiment plein d'innovations.
Et donc, j'ai passé deux ans là-bas, qui étaient vraiment des super années.
Et c'est là que j'ai eu l'occasion, en fait, de prendre un cours sur l'infocantique
parce qu'on a des électifs qui te permettent un peu de choisir.
Moi, mon domaine, c'est le machine learning.
Donc, rien à voir avec l'infocantique, mais je scrollais les cours
et puis là, je vois l'infocantique, je me dis, c'est marrant, ça va me prendre ça.
Et en fait, en école d'ingénieur en France,
j'avais déjà fait pas mal de mécaniques quantiques.
Donc, j'avais des bases que les autres élèves n'avaient pas forcément,
donc un peu plus de facilité.
Et donc, le prof vient me voir et me dit,
« Est-ce que ça te ferait plaisir de devenir mon assistant ? »
Donc, au début, c'est ce qu'ils appellent Teaching Assistant,
donc tu crées des quizzes, tu courageles de voir, etc.
Et puis, à un moment, ils me disent,
« Est-ce que ça t'amuserait de donner les cours ? »
Et donc, c'est comme ça que je me suis retrouvé, en fait,
à enseigner le cours, sur, sur pendant quelques temps.
Et voilà, c'était vraiment super intéressant.
Et j'ai vraiment pu plonger dans ce domaine
qui n'avait rien à voir avec ma spécialité de base.
Est-ce qu'il y a des ponts que toi, tu as vu,
avec ta formation machine learning into quantique,
ou pas du tout ?
Je dirais que le pont, il est plus sur les maths.
En fait, les maths qu'on fait en prépa, les maths théoriques,
ou tu te dis, en fait, ça sert à rien,
et quand tu fais de l'info quantique, ça sert.
Parce que dès que tu veux prouver que tes algorithmes y fonctionnent en vrai,
et bien, tu es obligé de faire des maths,
parce que c'est comme ça que tu prouve la théorie,
tu connectes la théorie de la mécanique quantique
avec le calcul, l'informatique, et ça, c'est des maths.
Donc je dirais que ça, c'était plus utile que le machine learning,
par exemple, qui est vraiment un domaine qui n'a rien à voir.
Et même si maintenant, ils font des raisons de neurones quantiques,
c'est le nouveau truc.
Oh, wow, t'as le nom de...
Mais ça part, voilà.
T'as le bonus de base world, là, il est assez dingue.
Je pense que tu peux lever pas mal d'argent avec ça.
Et juste pour replacer dans le contexte,
c'était en quelle année que t'as donné ces cours ?
C'était en 2020.
Ok, donc...
Ressent.
C'est parfait.
C'est assez récent.
Ok.
Ça reste assez frais.
Nickel.
Et justement, on s'est dit que c'était l'occasion rêvée
pour enfin comprendre des choses que...
On ne comprend pas forcément.
On a déjà parlé de t'ordinateur quantique, ça.
Mais il y a des trucs qui nous échappent un peu toujours,
parce qu'on ne prend pas le temps
de se poser et d'essayer de comprendre.
Et bien justement, on s'est dit que c'était parfait,
que tu étais le candidat pour nous aider à faire ça.
Et je fais mon petit...
Ma petite intro et on se lance dans le livre du sujet.
On a...
On a tous déjà entendu parler, au moins une fois,
de mécanique ou d'informatique quantique.
On sait construire un ordinateur quantique,
c'est un sacré défi.
Mais le jour où on y parvient,
on nous promet de faire des calculs beaucoup,
beaucoup plus rapidement,
trouver peut-être de nouvelles molécules,
des nouveaux traitements en médecine,
on pourrait casser les algorithmes de chiffrement.
Bref, les scientifiques n'attendent que ce moment.
Mais au fond, comment est-ce que c'est réellement possible ?
Par quelle magie, ou plutôt par quelle théorie,
peut-on effectuer un calcul mathématique
plus rapidement avec un ordinateur quantique,
qu'avec un ordinateur classique ?
Aujourd'hui, on va vous présenter un algorithme complètement inutile.
Il ne sert à rien.
Dans l'effet,
l'objectif,
enfin, il est inutile,
mais il a une vertu, c'est nous apprendre très simplement,
sans concept mathématique obscure ou abscond,
pourquoi, grâce à l'informatique quantique,
on va pouvoir faire certains trucs plus vite que d'autres.
Et à l'inverse, pourquoi l'informatique quantique
n'aura pas d'impact sur la puissance de nos jeux vidéo, par exemple,
ou de l'intelligence artificielle ?
Et pour enfin comprendre tout ça,
Martin va nous prendre par la main
de comment on évalue la complexité ou non d'un calcul,
à cette astuce apportée par l'informatique quantique,
qui justement change tout.
Martin va tout nous expliquer étape par étape.
Croyez-moi, aujourd'hui, on va enfin comprendre
l'intérêt de l'informatique quantique.
Parfait.
C'est la plus longue intro de ma vie.
J'ai l'impression maintenant avec une intro comme ça.
En plus, je vous ai rendu le truc à la fin,
dans une heure, vous avez compris.
Oui, oui, oui, oui.
Il faut viser la lune.
Attends, je vais s'étoile, n'est-ce pas, César ?
Donc déjà, merci beaucoup, Martin,
d'avoir accepté notre invitation
et de tant de paraît de cette tâche ardu, n'est-ce pas ?
Tu as été prof d'informatique quantique
à l'université Carnegie Mellon en Pennsylvania.
Tu vas nous faire notre tout premier cours
d'informatique quantique pour qu'on puisse enfin comprendre
pourquoi c'est si puissant.
Et pour commencer, je te propose de traiter une question.
Quelles sont les avantages de l'informatique quantique
face à l'informatique normale qu'on connaît nous ?
C'est une bonne question.
Quand on nous parle d'infos quantiques,
c'est un peu une technique magique.
On nous dit qu'on va faire tout super vite,
mais on ne nous dit pas concrètement qu'est-ce qu'on va faire.
Et surtout, c'est quoi la relation entre la mécanique quantique,
une théorie qui a été développée au début du XXe siècle
pour expliquer le comportement des particuliers, de la lumière
et l'informatique.
A priori, le lien n'est pas évident.
Et justement, il y a des scientifiques au XXe siècle,
dont on va parler parce que c'est eux qui ont créé l'algorithme d'aujourd'hui,
qui se sont dit que le comportement des particules,
de ces particules élémentaires,
il est tellement différent de ce qu'on connaît nous
à l'échelle macroscopique,
que ces propriétés, on va pouvoir les utiliser
pour pouvoir faire des calculs différemment.
Et c'est ce qu'on va voir.
Les comportements permettent de faire plein de choses en même temps,
que normalement, tu dois faire une par une
quand tu utilises un processeur classique.
Mais voilà, on verra plus en détail
quand on va parler de l'algorithme lui-même.
Donc la magie, c'est de passer un peu du séquentiel au parallèle
si on devait lancer le mystère.
Déjà, qu'est-ce que ça veut dire ?
Aventages quantiques.
Qu'est-ce que concrètement, ça représente ?
Effectivement. L'avantage quantique,
on a cette idée de, on va prendre un algorithme
et on peut le faire plus vite
en informatique quantique qu'en informatique classique.
Mais déjà, il faut définir ce que ça veut dire plus vite.
Quand on a parlé un peu, il y a en informatique
une notion qui est très importante, ce qu'on appelle la complexité.
La complexité, c'est tout simplement le nombre d'opérations
qu'il faut pour résoudre ton algorithme,
en fonction de la quantité de données que tu as au départ.
Donc on prend un exemple simple, tu as un tableau de chiffre
et tu veux compter combien de fois
tu as le chiffre 5 dans ton tableau.
Tu vas regarder le premier élément, si c'est 5,
tu comptes 1, sinon tu comptes 0,
tu regardes le suivant, etc. jusqu'à la fin.
Donc tu as une opération pour chaque élément du tableau.
Si tu as n élément dans ton tableau, ça fait une complexité de n.
Donc quand c'est proportionnel comme ici, n,
c'est ce qu'on appelle une complexité linéaire.
Ça en général a un processeur moderne, il fait ça très bien.
Tu as un million d'éléments, ça te fait un million d'opérations.
Tranquille.
Ensuite, tu as une catégorie de complexité plus élevée.
C'est ce qu'on appelle la complexité polinomial.
C'est par exemple, il faut parcourir tout ton tableau n fois.
Donc tu vas avoir n fois n opération, n au carré.
Déjà, c'est un peu plus problématique,
parce que si tu as 1000 éléments seulement, 1000 fois 1000, 1 million,
on voit que ça augmente quand même beaucoup plus vite que linéaire.
Ça en général, ça reste faisable.
Et enfin, tu as la troisième catégorie,
on peut appeler ça les algorithmes maudits un peu,
c'est les algorithmes exponentiels.
C'est par exemple, à chaque fois que tu ajoutes un élément à ton tableau,
tu dois doubler ton nombre d'opérations.
Donc tu auras 2 fois 2 fois 2, etc.
Opération n fois, ça fait depuis 100 saines.
Depuis 100 saines, à partir de 30, déjà, ça fait 1 milliard.
Et à partir de 50, c'est impossible à résoudre.
Ça te fait l'âge de l'univers en termes de temps de résolution.
Donc quand on parle d'avantage quantique,
ce qu'on veut dire, c'est qu'il faut qu'on trouve un algorithme
qui a une complexité en classique,
qui est plus élevée qu'en quantique.
Donc par exemple, si on peut passer une complexité exponentielle
avec un processeur normal,
une complexité polinomial ou linéaire avec un processeur quantique,
ça, c'est un avantage quantique.
Et l'algorithme qu'on va voir aujourd'hui, c'est un exemple de ça, justement.
Très intéressant. Est-ce que avant qu'on enchaîne,
c'était un exemple d'algorithme avec une complexité n au carré, par exemple, ou...
Ouais, n au carré, par exemple, c'était de trier un tableau.
T'as un tableau de chiffre, tu sais, de trier, il faut de nombre.
Pas de précis, tu sais, tu te prends un peu comme un manche.
Ça va être en n carré.
Donc très vite, c'est un peu un problème.
Et exponentielle, il y a un exemple qui est très connu,
qui pour le coup a plein d'applications,
c'est ce qu'on appelle le problème du voyageur de commerce.
C'est à n ville, et tu connais la distance entre chaque ville,
et tu veux trouver le chemin le plus rapide pour connecter toutes tes villes.
Ça, c'est un problème qu'a plein d'applications concrètes en logistique, dans les GPS.
Et effectivement, à partir de 30 villes, 40 villes,
déjà, tu pourras jamais résoudre ton problème.
Donc dans les GPS ou les autres applications concrètes,
on utilise des algorithmes qui sont des approximations.
On triche, en fait.
On triche, exactement.
Qui ont des complexités plus faibles, souvent polynomial,
mais tu n'as pas un résultat exact.
Donc c'est pas idéal.
Si tu arrivais à les résoudres plus vite, ce serait parfait.
Et j'ai une question.
T'as dit, l'avantage quantique,
c'est de passer d'une complexité exponentielle à factor de l'angour.
Ou l'inère.
Est-ce que, avec le quantique,
c'est possible aussi de passer d'une complexité linère à un ?
Si tu y arrives vers, en théorie, ce serait un avantage quantique.
Parce que...
Ouais. Ok. C'est possible aussi.
Je spoil un peu, mais l'algorithme qu'on va avoir aujourd'hui,
tu passes d'une complexité exponentielle à un.
Ok.
Donc c'est encore mieux que ce que tu proposes.
Et justement, cet algorithme s'appelle Deutsch.
L'algorithme de Deutsch, ja, alors,
prononciation approximative, c'est un ongroi,
mais du nom de David Deutsch et Richard Ja,
qui sont les deux scientifiques qui ont développé cet algorithme.
Et alors, justement, qu'est-ce que...
qu'est-ce que...
qu'est-ce qu'il s'est luant et qu'est-ce qu'il fait, cet algorithme ?
Alors cet algorithme,
le concept, il est assez simple.
En fait, t'as une boîte noire.
Cette boîte noire, elle contient une fonction.
Mais comme toute boîte noire, tu ne peux pas l'ouvrir.
La seule chose que tu peux faire, c'est lui envoyer des requêtes
et elle, elle va te donner une réponse.
Et le but du problème, c'est de déterminer
des propriétés de ta fonction, à partir des tests que tu fais.
Tu vas lui donner une entrée, elle va te donner une réponse
et tu vas dire, ah, la fonction qui est dedans,
je pense qu'elle a telle ou telle propriété,
en fonction de ce qu'elle t'a répondu.
En fonction, on prend un exemple très simple.
On va dire que ta boîte noire, elle a un bit d'entrée, soit 0 soit 1,
et un bit de sortie.
Et le but du problème, c'est de déterminer
est-ce que la fonction, elle est constante
ou équilibrée.
Constante, ça veut dire que quel que soit l'entrée
que tu lui donnes, la sortie, c'est la même chose.
Donc soit il te donne tout le temps 0, soit il te donne tout le temps 1.
Equilibrée, ça veut dire que une des entrées,
un des bits d'entrée te donne 0
et l'autre, le bit d'entrée te donne 1.
Donc un exemple de fonction équilibrée, par exemple,
c'est ce qu'on appelle la fonction identité en mathématiques,
c'est en fait, il ne change pas l'entrée.
Tu donnes 0, il te renvoie 0, tu donnes 1, il te renvoie 1.
C'est équilibré, t'as une qui te donne 0 et une qui te donne 1.
L'autre cas de fonction équilibrée,
c'est ce qu'on appelle la fonction inverse,
où la porte nom en informatique, c'est ça te inverse ton entrée.
Donc 0 te donne 1 et puis 1 te donne 0.
Voilà, il y a des exemples ici.
La première question qu'on va se poser,
c'est en informatique classique,
tu as un processus en normal.
Combien il faut que tu fasses de requêtes
pour savoir si la fonction est constante ou équilibrée.
Tu vas tester 0, tu obtiennes une réponse,
ensuite tu vas tester 1, tu obtiennes une autre réponse
et tu vas comparer.
Si les deux valeurs sont les mêmes, c'est constant,
et si les deux valeurs sont différentes, c'est équilibré.
Donc si ta complexité, elle est de 2,
parce que tu as dû faire deux requêtes
pour pouvoir avoir la réponse.
En info quantique, on peut faire mieux que ça.
Et c'est là qu'on va introduire un concept
qui est important en quantique, je pense,
vous avez déjà entendu parler,
parce que c'est un peu le concept de base de la physique quantique,
c'est ce qu'on appelle la superposition.
Pour ça, on va prendre l'exemple le plus simple,
c'est l'atome d'hydrogène.
L'atome d'hydrogène, c'est l'atome le plus commun
dans la nature, le plus simple.
C'est un noyau avec un proton.
Et un électron qui tourne autour de ce proton.
Il y en a souvent l'image
d'une petite sphère
qui est en orbite autour d'une grosse sphère
à cause de la culture scientifique.
Exactement une planète.
Mais en fait, cette représentation, elle est assez éloignée
de la réalité physique.
Et une représentation qui est un peu plus précise,
ce serait un noyau, donc ça, ça ne change pas.
Et autour, en fait, un nuage.
Et ce nuage, il représente
des probabilités de position
de ton électron.
C'est-à-dire que ton électron, il n'est pas
en haut ou en bas, par exemple.
Il est partout en même temps
avec une certaine probabilité.
Et ce qui est très contraintuitif,
c'est qu'au moment où, par exemple,
Michael, tu t'ennuies, tu dis, je vais aller
regarder la position de mon électron.
Tu regardes, au moment où tu regardes,
tu fais ce qu'on appelle une mesure.
Et à ce moment-là, ton électron va littéralement apparaître.
Je mets des guillemets parce que le terme
est un peu imprécié, mais il va apparaître quelque part
sur une des positions possibles.
Donc s'il avait 50% de chances d'être en haut
et 50% de chances d'être en bas,
au moment où tu regardes, il apparaît soit en haut, soit en bas,
avec une probabilité de 50%.
Le problème, c'est que ce qu'on appelle
une mesure, là, on a pris l'exemple de quelqu'un qui regarde,
mais en fait, dans la nature, pratiquement
toutes les interactions physiques, c'est des mesures.
C'est un photon, par exemple, une particule de lumière
qui vient frapper ton atome.
En fonction de la position de l'électron,
le photon, il ne va pas être absorbé paris.
Donc c'est une mesure.
Un choc entre deux atomes, c'est une mesure.
Toutes les interactions sont des mesures.
C'est pour ça que c'est aussi compliqué
de faire des ordis quantiques en vrai.
Ça, vous la viens un peu aborder dans d'autres émissions.
Est-ce que, toi, quand tu fais
de l'informatique quantique, tu veux maintenir
cet état de nuage.
Dès qu'il y a une mesure,
tu repasses, en fait, dans l'informatique classique,
puisque ton électron, il apparaît
à un endroit précis.
En gros, cette interaction
le détermine.
Exactement.
Ça s'appelle la décohérence. C'est ça le terme technique pour ça.
Et c'est le fait de
mesurer de vouloir savoir, entre guillemets,
la position de l'électron,
qui fait qu'il va repasser
dans un état classique et apparaître
à un endroit précis. Avant ça, il est partout en même temps.
C'est moi, je n'avais jamais réalisé
que c'était...
Enfin, je n'avais jamais réalisé que c'était
ça qui
était l'origine de la complexité
de construire l'objet physique, en fait.
C'est ça. En fait, on veut maintenir
des chats de Schrödinger dans leur état
indéterminé.
Et on perd
s'ils se déterminent à un moment où on n'avait pas décidé.
En gros, c'est ça. Exactement. C'est pour ça, d'ailleurs,
qu'on dit souvent, les ordi quantiques, il faut les refroidir
quasiment au zéro absolu
à moins de
263-18 celsius.
C'est parce que, en fait, la température,
qu'est-ce que ça représente en physique, c'est les
chocs entre les molécules ou les atomes
dans une matière.
Et donc, à chaque fois qu'il y a un choc,
il y a une décoérence et tu perds ta superposition.
Donc, ce que tu vas faire, c'est que tu vas refroidir
ta... ton matériau, afin
que les atomes bougent quasiment plus
et il y ait presque plus d'interactions.
C'est ça, le but. Les gens disent souvent
c'est pour les superconducteurs, mais en fait, c'est pas vrai
parce que les superconducteurs, ça fonctionne
à des températures... peut-être un demi-Kelvin,
ça marche. Alors que
les ordi quantiques sont refroidies
à 10 000 K, des températures
beaucoup plus basses et en général, c'est à cause de ça.
Mais du coup, quand on est dans le zéro absolu,
l'électron continue
de bouger, j'imagine.
Mais c'est son mouvement qui a ralenti
ou c'est les interactions entre
les atomes, les...
C'est un côté des autres. Alors ce qui est ralenti,
quand la température, c'est vraiment les chocs
entre les atomes. C'est ça que ça représente.
En l'occurrence,
ton...
Déjà, tu ne peux pas attendre exactement les ordi absolus,
ça va être toujours, tu vas t'en rapprocher, plus tu vas mettre de l'énergie
pour refroidir, plus tu vas t'en rapprocher
mais c'est une limite, tu n'as pas d'un jamais.
Donc tu vas tomber à
des millis Kelvin
ou moins.
Et le mouvement de ton électron, en fait,
c'est pas vraiment un mouvement,
ça c'est là que ça rentre un peu dans ces
niveaux d'énergie.
Donc si tu lui donnes par exemple
un photon, ça va lui apporter de l'énergie
à ton atome donc ton
électron va bouger sur une zone d'énergie au-dessus.
Donc ça, ça c'est maintenu.
Le fait de refroidir ne gêne pas
la superposition pour répondre à ta question.
Et juste avant qu'on enchaîne,
est-ce que, là, cette
image, cette analogie
du nuage autour de
la molécule,
à quel point c'est éloigné de la réalité ?
Enfin, c'est quoi les faiblesses de cette
analogie ?
Alors les faiblesses, c'est que, par exemple,
il y a plein d'exemples, mais dans la théorie
quantique de base, c'est pas vrai pour ce qui a été
fait plus tard au XXème siècle, mais dans la physique
quantique à l'origine, la
distribution de position de ton électron, on appelle ça
la fonction d'onde. Cette fonction d'onde,
c'est du sui, les maths,
elle s'étend sur tout l'univers. Donc ça veut dire
que notre représentation, quand on a fait notre nuage,
en fait, notre nuage, il
prend tout l'univers, mais il ne pourrait pas le représenter.
Est-ce que ça veut dire
qu'il y a
une probabilité de chance très basse pour que
ton atome d'hydrogène que tu es en train de regarder
là, à un instant-té, son électron, il est
à des milliards de kilomètres ? Oui. Alors,
encore une fois, dans la théorie de la quantique de base,
oui, c'est-à-dire que tu peux mesurer ton électron, il est là.
Ensuite, il repasse en superposition.
Une seconde plus tard, tu le remesures, il a l'autre bout de l'univers.
Exactement, d'accord. Ça, c'est ce que montraient les maths.
Ils se trouvent qu'ils ont fait d'autres recherches
plus tard dans les années 40-50.
Parce qu'en fait, ça, ça a imposé un problème, c'est que ça
rentre en conflit avec une autre théorie en physique,
qui s'appelle la relativité. La vitesse de la lumière.
La relativité dit que tu ne peux pas aller plus de que la lumière
pour une particule qui est une masse positive.
Un électron, c'est une masse positive, donc il y a un petit
problème. Et en fait,
on diverge un petit peu, mais ils ont
développé un truc qui s'appelle la théorie quantique des champs
qui applique
des règles relativistes
aux électrons, qui fait de la quantique relativiste.
Et dans ce cas-là,
il y a des équations, un truc qui s'appelle l'équation
de Dirac, qui est une équation plus
générale que celle de la quantique de base.
Et là, ça, c'est plus possible.
Ok.
On a affiné le modèle.
On a affiné pour, et encore, ça
ne marche pas parfaitement.
Là, ça sort un peu de mon domaine de compétences, ça vient vraiment
de la recherche hyper moderne. Mais l'équation de Dirac,
ça ne permet pas de tout prévoir,
déjà. Et puis, c'est encore plus compliqué
que l'équation de base de la quantique.
Donc en général, quand tu fais de l'ingénierie, en fait, ça,
c'est un truc de matueux. C'est pour les gens qui aiment des trucs précis.
Les équations de base, ça marche très bien.
Ça marche très bien.
La probabilité qu'il apparaît sur le boule de l'univers,
de toute façon, en fait, c'est virtuellement ses héros.
C'est tellement faible que ça n'arrive pas.
Mais mathématiquement, c'est...
C'est une concevable...
Les équations, donc, théorie, ça marche.
Le savoir pour les faits, c'est...
On en revient à notre fameux
algorithme de Schor.
L'algorithme de Dutch,
c'est juste un truc, alors je ne sais pas si
on vous l'avait montré ou pas encore, mais ils ont réussi
à obtenir une vraie représentation
d'un nuage dont je parle.
Je ne sais pas si vous le remontrez.
Ça, en fait, c'est...
C'est un rendu.
Alors, comment ils l'ont fait, parce que vous allez me dire,
on ne devraient pas pouvoir le voir, ce nuage,
parce que dès que tu mesures, il apparaît un endroit précis.
C'est un atome d'hydrogène, là.
Et en fait, ce qu'ils ont fait, c'est qu'ils ont fait un canon à l'atome d'hydrogène.
Ils envoient un atome d'hydrogène,
ils mesurent la position de l'électron,
ça donne un petit point, on voit que c'est plein de petits points ici,
et ils le font sur plein plein plein d'atomes d'hydrogène.
Et en fait, du coup,
tes électrons, ils vont apparaître à tous les endroits possibles.
Et en fait, ta distribution statistique,
elle va converger vers la vraie probabilité.
Et donc, ça te donne
ton nuage comme ça.
Très marrant.
En fait, c'est comme l'impact d'un canon
d'une mitraillette à hydrogène.
Voilà, c'est une mitraillette à hydrogène.
Et tu mesures tous les points, et statistiquement,
ça te donne à la fin la distribution.
Tu fais avec des éléments plus lourds,
tu verras les différentes couches.
Exactement, sûrement.
Déjà, sur un atome d'hydrogène,
on voit qu'il y avait un peu les couches,
mais effectivement, ce sont des éléments plus lourds,
tu peux t'appuyer d'électrons.
Mais on va revenir au problème.
Si on revient à notre fameux problème,
est-ce qu'on peut faire
un exemple de ce que ça donnerait, du coup,
si on le résolvait
avec un ordis quantique ?
On va l'appliquer, exactement.
Notre principe de superposition, on a vu que
on pouvait être...
On peut avoir des probabilités d'état.
Donc dans notre boîte noire,
au lieu de lui donner soit 0 soit 1 à l'entrée,
on va construire un état superposé.
Cet état va être 50% 0 et 50% 1.
Et ça, on va l'envoyer dans la boîte.
Et la boîte, elle a le bon goût
de traiter chacune des états
indépendamment.
Donc par exemple, si la boîte, c'est la fonction constante
égale à 0, 50% 0,
ça donne 50% 0, et 50% 1,
ça donne aussi 50% 0,
puisque le 1 devient 0.
Donc ça te donne 50% 0 plus 50% 0.
Ça te donne 0, tout simplement.
On voit là un peu en haut.
Attends, j'ai pas compris.
Avec le visuel, c'est plus simple.
Je sais pas si tu vois en haut à gauche.
C'est une constante 0, ça veut dire...
Constante égale à 0, c'est la fonction qui est dans la boîte.
Donc ça, ça renvoie toujours
quelques soit l'input.
Donc on va traiter chaque élément
de notre état indépendamment. Le 50% 0.
Bah, il se donne 50% 0
et le 50% 1, il donne aussi 50% 0.
Puisque ça renvoie tout le temps 0.
Donc à la fin, tu obtiens 50% 0 et 50% 0,
ça te fait 0.
Donc, ta fonction est appliquée
individuellement
à chacun de tes états superposés.
Et tout ça te donne
l'ensemble des résultats d'un coup.
Exactement.
Mais contenu dans la superposition.
Tu as calculé tous les états d'un coup,
parce que tu les as superposés, il va les traiter chacun tout seul.
Mais là, du coup, on va dire,
comment tu obtiens tes résultats
puisque tu as un truc superposé
et que si tu le lis, tu vas détruire une partie de l'infos.
C'est une excellente question.
Et en fait, quand on construira le circuit à la fin,
ce qu'on va mesurer à la fin,
ce n'est pas le résultat de la boîte, c'est autre chose.
Qui va nous donner notre réponse,
mais ce ne sera pas directement
la réponse de la boîte.
Parce que, comme tu dis, vu que c'est superposé,
si tu mesures tout de suite,
tu obtiens 0, 1 et tu n'auras pas ta réponse.
Parce que le fait
que ton état superposé passe dans la black box,
ne le détermine pas.
Ça ressorte dans un état superposé.
Non, c'est exactement ça.
On conserve cette superposition
tant que tu n'entends le circuit.
Donc l'observation à la fin, c'est elle qui va déterminer
la position.
Mais toutes les étapes avant dans ta construction,
ça reste superposé tout le long.
Tant que tu n'entends l'intérêt d'un d'indiquantique.
Un d'indiquantique qui peut faire des calculs
tout en gardant la superposition.
Alors que si tu le faisais avec un d'indiquantique classique,
dès que tu fais un calcul, ça mesure
d'où le parallélisme.
Exactement.
Là, c'était une image.
Il traite chaque...
Et à la fin, tu obtiens un état superposé.
Effectivement, quand on va le construire à la fin,
ce serait un peu différent.
Mais dans le concept, on voit qu'on a testé tout d'un coup.
Donc en fait,
sur une fonction constante,
pour reprendre l'exemple,
notre 50% 0 plus 50% 1,
il va nous donner soit 0 soit 1
en fonction de la fonction.
Alors que si c'est une fonction équilibrée,
il y a 50% 0,
il va nous donner 50% 0, par exemple,
si c'est la fonction identité,
il va donner 50% 1,
parce qu'un des deux donne 0 et l'autre donne 1.
Donc on obtiendra un état superposé à la sortie
qui est différent des fonctions constantes.
On voit qu'avec un seul calcul,
une seule requête,
on a pu déterminer si la fonction, elle était soit constante,
soit équilibrée à partir de l'état
qui sort de la boîte.
Et donc on est passé d'une complexité de 2,
avec un ordinateur classique,
à une complexité de 1.
Je peux poser une question,
ça va être naïf je pense,
mais parce qu'à ce moment-là,
dans les exemples que tu montres,
on n'a pas encore mesuré.
Donc en fait, quand l'état est superposé sort,
et que par exemple,
je ne sais pas si tu peux rebalancer un exemple
pour illustrer ma question,
mais par exemple,
on a 50% 0 et un 50% 1,
et en sortie, on a 50% 0 et 50% 1.
Si là par exemple,
on mesure et qu'on trouve 1,
qu'est-ce que ça veut dire ?
C'est pour ça qu'on ne va pas mesurer tout de suite.
Ok, c'est l'étape d'après.
C'est une super question, ça en fait,
c'est vraiment pour l'image,
pour qu'on comprenne qu'on va obtenir des états différents.
Mais quand on va...
On n'a pas fini la logique.
On n'a pas fini.
On ne va pas mesurer l'état que tu vois à la fin,
50% 0 et 50% 1.
C'est pas ça qu'on va mesurer.
On va mesurer un truc un peu différent.
Mais dans l'idée,
ce qu'on voit, c'est qu'en une seule requête,
on peut obtenir des états différents à la sortie
en fonction de...
si la fonction est constante ou équilibrée.
Et ça, on l'a fait avec un seul calcul.
C'est super puissant.
Donc là, on n'a pas eu une complexité de 2 à 1,
mais pour l'instant, on en voit déjà que
un seul beat.
Oui, je vais vous dire, 2 à 1,
on s'ennuie d'en faire un gros dit quantique,
c'est un peu désolant.
Mais sauf que là, on va passer au cas général.
Le cas général, c'est pareil.
Tu as ta boîte noire, tu as un beat de sortie,
ça ne change pas. Mais maintenant,
au lieu d'avoir un beat d'entrée, tu en as n.
Donc, une entrée,
c'est une combinaison de n bits.
Tu peux avoir 0,1, 0,1, etc. n fois.
Et le but,
c'est toujours de savoir si la fonction est constante
ou est-ce qu'elle est équilibrée.
Constante, ça veut dire quelles que soient ce que tu lui donnes,
elles te donnent la même sortie. Ça ne se change pas.
Équilibrée, ça veut dire
la moitié des entrées te donnent 0
et l'autre moitié, elle te donne 1.
Il y a un troisième cas possible,
ça pourrait être que ce n'est pas moître moître.
Pour avoir une entrée qui te donne 0,
toutes les autres qui te donnent 1.
On va dire que ce n'est pas possible.
C'est soit tout pareil, soit moître moître.
La première question, c'est maintenant,
on le voit un peu à l'écran.
Tu as n bits en entrée,
et puis, elle te fait un calcul,
et elle te sort un bit en sortie, soit 0 soit 1.
Donc la question, c'est
déjà combien il y a de combinaisons possibles
d'entrer sur ta boîte.
Elle a n bits,
le premier bit, ça peut être 0, 1.
Donc, c'est depuis sans scène.
2 fois 2 fois 2 n fois.
Maintenant, tu veux résoudre ton problème
avec un ordis classique.
Qu'est-ce qu'il faut,
combien de combinaisons différentes il faut tester.
Si tu testes la moitié des combinaisons différentes
et qu'elles te donnent toutes 0,
tu ne sais pas si c'est la fonction constante
ou si tu es tombé pile sur la moitié
de la fonction équilibrée,
tu n'as juste pas eu de chance.
Donc, tu testes une de plus,
et à ce moment-là, si c'est la 0 par exemple,
tu sais que c'était constant,
et si c'est un 1, tu sais que c'était une fonction équilibrée.
Donc, la moitié de depuis sans scène,
c'est depuis sans scène divisé par 2,
et plus 1, le détail on s'en tape un peu,
ce qui compte, c'est de voir que c'est exponentiel.
Donc, ça veut dire que ce problème-là,
à partir de 50 bits d'entrée
en info classique, c'est impossible à résoudre.
Jamais, tu as la réponse.
C'est marrant.
Parce que tu le vois comme ça,
tu te dis qu'il a l'air un peu inoffensif.
Tu te dis, c'est tout bon, tu testes et puis...
En plus, tu as que 2 sorties,
tu as 0 ou 1.
Et en fait, ça, on ne saurait pas avoir
la réponse.
Il ne peut pas, il n'y a pas d'algourite,
en tout cas, on ne le connaît pas,
qui permet de résoudre ça dans un temps raisonnable,
avec juste 50 bits d'entrée, ce qui n'est même pas beaucoup
dans un circuit.
En info quantique,
on va faire le même principe.
Tu vas prendre le premier état possible, que des 0.
Tu vas le superposer avec
le deuxième état, 1 et que des 0.
Tu vas le superposer avec le troisième état,
1, 1, 0, 0.
Tu vas prendre toutes tes deux puissances en état,
tu vas faire un bon gros nuage
d'états superposés,
tu vas balancer ça dans la boîte.
On a vu que la boîte, elle va traiter
chaque état indépendamment.
Donc si par exemple, la boîte, c'est la fonction constante
égale à 0,
chaque état va te renvoyer 0 avec les probabilités,
ça va juste te donner 0.
Si c'est la fonction constante égale à 1, pareil,
ça te donne 1. Par contre, si c'est une fonction équilibrée,
on a vu que la moitié des états te donnent 0
et l'autre moitié te donnent 1.
Donc en sortie, t'obtiendras 50% 0, plus 50%.
C'est un état différent.
Donc en fait, avec juste une entrée,
j'ai obtenu un résultat différent
en fonction de si c'est constant ou équilibré.
Donc je suis passé d'un truc
que tu ne peux pas résoudre.
Donc si tu as une entrée,
c'est instantané.
Tu peux avoir un milliard de bits d'entrée
en quantique,
j'obtiens instantanément mon résultat.
C'est dingue.
Parce qu'en fait, on a testé tous les états
d'un coup,
en les superposant.
C'est ça, en fait, la magie.
C'est que tu peux paralyser,
c'était le terme que tu utilisais,
qui est une vachement bonne analogie,
tu peux vraiment
paralyser le calcul de tous les états possibles
en une fois.
Et donc ta complexité, elle passe de 2 puissants saines,
impossible, à 1.
Donc ça répond à ta question de tout à l'heure.
C'est instantané.
C'est ça la grippe de Dutch.
On le rappelle,
pour qui il y a un débarque,
il ne sert à rien.
Il n'existe aucun domaine
ou ça tel quel est utile, mais
il sert à prouver que...
C'est effectivement apporter
d'esprit pour comprendre
qu'il existe
une gamme de problèmes
qui rentrent dans la sphère
de ce qui est possible de résoudre.
Et en fait, surtout, il sert à rien,
mais il te donne quand même une très bonne intuition
de quel type de problème
bénéficie de l'informatique quantique.
Vous n'en y avez l'exemple tout à l'heure en disant
ça sert pas à grand chose en 2024
d'avoir un PC quantique chez toi.
Parce que si tu joues à un jeu, par exemple,
donc on dit quantique, il va pas servir à grand chose.
Effectivement, quand tu joues à un jeu,
ce que fait ton processeur,
c'est d'afficher des images sur ton écran
et ça on affichie le plus possible,
50, 150 par seconde.
Afficher une image sur un écran,
intuitivement je dirais que c'est linéaire
avec le nombre de pixels, donc c'est une complexité en N.
Un ordis quantique, il ne fera pas mieux,
tu ne pourras jamais être instantané là-dessus.
Et même, il fera probablement ça moins bien
parce que tu auras moins de qubits dans ton ordis quantique
que de bits sur un processeur normal
pour des raisons d'ingénierie.
Donc ça, les ordis quantiques,
pour les tâches très simples,
il faut faire plein de fois, très mauvais.
Par contre, les problèmes où tu as une prédiction à faire,
mais que cette prédiction, elle dépend de plein de paramètres,
comme dans notre cas,
où tu avais 0, 1 à la fin,
mais tu as plein de paramètres d'entrée,
ça ils sont hyper forts.
Par exemple, on parle souvent de la météo.
La météo c'est exactement ça.
Tu as une prédiction, une fois par jour,
en gros, est-ce qu'il fait beau, est-ce qu'il pleut ?
Donc c'est presque un bit.
Mais par contre, est-ce qu'il fait beau, est-ce qu'il pleut ?
Ça dépend de plein de trucs.
Les courants d'air chaud, la pression atmosphérique,
j'en sais rien, t'as un million de paramètres.
Et donc tu vois que conceptuellement,
tu vas pouvoir faire la même chose.
Au lieu d'en prendre une combinaison de facteurs
et de les tester,
tu prends tous les paramètres possibles,
les combinaisons de paramètres possibles,
toutes les combinaisons de pression atmosphérique,
toutes les combinaisons de température,
ce que tu veux, et tu vas tout calculer en même temps.
Et donc tu aurais ta réponse instantanément,
pratiquement.
Mais du coup, pour craquer des codes, c'est chiant, quoi.
Pour craquer des codes, le cryptage RSA,
c'est à ça que je pense que tu fais une référence,
c'est exactement la même chose.
Le cryptage RSA, pour rappeler juste pour ceux qui nous regardent,
c'est qu'il y a un nombre très très grand,
ce qu'on appelle une clé,
et tu cherches à le décomposer en facteur premier.
C'est-à-dire que tu cherches de noms premiers et très grands,
donc la multiplication te donne ta clé.
Ça, c'est pareil, c'est exponentiel.
Sauf qu'avec un ordite quantique,
tu vas pouvoir tester plein de combinaisons de noms premiers
en même temps.
Dans le principe, c'est un poil le plus compliqué,
ce ne sera pas instantané, ce sera quand même polinomial.
Mais tu vois que tu vas pouvoir paralyser
le calcul, ton bruit de force,
quand tu vas tester plein de noms premiers,
tu vas en faire plein en même temps.
Et ce qui aujourd'hui, une clé suffisamment sécurisée
pour résister des milliards d'années,
pourrait rentrer dans la sphère
de ce qui est calculable.
Exactement. En fait, le cryptage RSA,
c'est depuis 100 ans de la complexité
avec la taille de ta clé en bit.
Donc on a vu, à partir de 50 bits
de longueur sur ta clé, tu ne résous jamais.
En quantique, c'est polinomial.
Donc avec un ordite quantique un peu énervé,
ça se fait très très bien.
Il y a un algorithme qui existe déjà,
vous l'en aviez parlé, ça s'appelle l'agoribre de Chor.
Ça fait exactement ça. Ça résout en fait RSA.
Parfaitement.
Donc en gros, l'algô de chiffrement
qui fait marcher et qui sécurise
l'ensemble d'Internet aujourd'hui,
a déjà la théorie, la version
de ce que vous avez vu à l'écran, mais en plus compliqué, évidemment.
C'est pour ça qu'on n'a pas pris un exemple.
La théorie existe déjà,
c'est juste l'ordite n'existe pas encore pour le faire tourner.
Je dirais qu'avec les ordi...
Je ne l'ai pas testé,
mais avec les ordi d'IBM, aujourd'hui,
ils ont 1000 qubits à peu près.
Il faut regarder.
Donc quelqu'un a déjà le pouvoir
de capter toutes les codes.
Quand tu as l'IBM, tu vois, je ne sais pas combien de milliards.
Attention à ce que tu fais.
Et donc tu as donné un exemple en météo,
je trouve ça hyper int...
Je pense que c'est vachement plus
clair maintenant pour
faire cette question.
Le chemin le plus court, j'imagine, aussi...
Le problème du voyageur de commerce.
Alors ça, je ne sais pas si un algorithme quantique existe,
parce qu'il y a toujours un challenge,
même si sur le principe, ça devrait marcher,
il faut le construire après ton circuit.
Je ne sais pas si quelqu'un l'a fait.
Mais sur le vrai,
c'est le même principe, c'est exponentiel.
T'as plein de commissions différentes,
tu devrais pouvoir tester un peu tout
en parallèle.
Tu sais pourquoi on prend souvent aussi souvent des exemples
dans la médecine
ou dans la découverte de matériaux,
des choses comme ça ?
La médecine, je pense tout ce qui est repliment de protéines.
À mon avis,
c'est un peu la même idée
sur...
T'as un nombre exponentiel
de manière de replier ta protéine
en fonction de sa structure, avec le nombre
de bras. Je sais que c'est un peu ta spécialité,
donc peut-être que tu sais mieux.
Mais...
Le problème des repliments de protéines,
c'est que...
Ce qui est super intéressant
dans ce domaine de recherche,
c'est que
souvent, on a la séquence des acides aminés
dans une protéine.
Mais le reu,
ce qui est intéressant dans l'activité d'une protéine,
c'est comment elle se replie spécialement.
Et ça, on a beau avoir
la séquence des acides aminés.
On a du mal
à reproduire
avec des ordinateurs
comment est-ce qu'elle va se replier
et comment on va pouvoir
prédire son site actif pour savoir quelle propriété elle a
et comment elle agit chimiquement
sur d'autres molécules.
Et du coup, pendant très longtemps,
on a essayé de prédire
les nuages électroniques autour de ces molécules-là
pour essayer de comprendre comment elle se replierait,
mais c'est souvent des hypothèses.
Et du coup, ce qui est très intéressant,
c'est des montagnes de calcul.
C'est super compliqué
de prédire la position
de chaque élément atomique
dans une molécule, parce qu'il y a beaucoup d'interactions
dans un champ électronique
entre les atos et les noyaux et tout ça.
Et donc,
je pense que c'est pour ça que ça a été
très difficile de le faire.
Physiquement, on peut les mesurer.
Ce qu'on fait, c'est qu'on produit
les protéines. On les fait produire
par des bactéries qui ensuite,
elles se replient biologiquement dans la cellule.
Et après, on les cristallise.
Donc, on les fige
dans l'espace.
On peut mesurer la position
des nuages électroniques
dans ces cristaux-là avec des machines.
On peut mesurer, donc on peut les voir.
Et c'est comme ça qu'on arrive
à définir la structure
d'une protéine dans l'espace.
Mais, en fait,
ça coûte super cher, c'est super dur à faire.
Et en fait, ce qui serait bien, c'est à partir de la séquence
pouvoir déterminer la structure de la protéine
sans avoir à passer par la cristallisation,
la cristallographie.
C'est comme si
on démultipliait
en mode budget limité, le nombre
d'expériences de teleurs.
Exactement. En fait, c'est super cher
de cristalliser une molécule et de la fixer
et tout ça, si on pouvait exister
cette table-là et juste
préviere le calcul grâce à
la compétitivité de l'algot
de la collection des interactions.
Ça nous fera gagner énormément de temps
juste pour comprendre ce qu'une molécule
fait, où est-ce qu'on s'est actifs et comment
elle marche et quelle
réaction chimique elle
catalise aux détruits.
Ça a bien l'air, en tout cas.
Ça ressemble à une prédiction
comment tu replies ta protéine.
Et en fait, ça dépend de...
c'est probablement une complexité exponentielle
avec le nombre de composants que tu as.
C'est typique.
Justement, tu mentionnais un ordis
qui est une société qui
s'est fait aussi un nom dans les domaines
de l'ordinateur quantique, c'est IBM.
Et justement,
tu nous as proposé de potentiellement faire
un live, un test
ou on construirait un circuit
dans le simulateur quantique de IBM.
Oui, alors IBM effectivement
c'est... alors, il y a plein de
beaux atteints dans le secteur, mais IBM
il y a beaucoup de gens qui considèrent qu'ils sont un peu leaders
actuellement parce qu'ils sont pris très tôt
et en fait, ils proposent
une plateforme, déjà ils ont leur propre librairie
pour coder, je crois que Microsoft a aussi leur propre librairie.
Alors, attends...
Tak...
Salut ! Si vous appréciez Ender Score,
vous pouvez nous aider de ouf en mettant
5 étoiles sur Apple Podcast,
en mettant une idée d'invité que vous aimeriez qu'on reçoive.
Ça permet de faire remonter Ender Score.
Voilà, telle une fusée.
Il y a beaucoup de choses. Ici,
ça c'est le plus important au centre, c'est mon réseau
quantique.
Donc là, j'ai 1, 2, 3, 4 qubits
et
j'ai ce petit C, là,
c'est le C de classique. Qu'est-ce que c'est ?
C'est, ben, à la fin quand j'aurais fini tout mon calcul quantique
il va falloir que je fasse une mesure.
Cette mesure, je vais l'envoyer sur un bus,
sur un... un... un élément
classique et j'ai 4 bits classiques
pour mesurer. Donc on va
simplifier, on va
mettre un seul qubit au début,
pour que ce soit un peu plus simple. Tak...
Et ce qubit, je vais le mesurer sur un bit
classique. Ça c'est le... le...
le calme plus simple. Ensuite, à droite
j'ai... ce qu'on appelle
KSM, c'est la librairie
en fait, enfin, quiscit pour être précis,
c'est la librairie de d'IBM pour développer.
Donc si vous voulez faire du code, vous pouvez
écrire ce code-là. Et ce qui est trop bien,
c'est que c'est dynamique, c'est-à-dire que si je...
si je glisse un truc là, vous voyez que ça a rajouté une ligne.
C'est trop bien. Donc ça permet de faire...
un peu joujou dans le... C'est un peu le scratch
de la programmation quantique. Exactement, c'est le no-code
et après, une fois que tu progresses,
tu peux passer avec du vrai code.
Ensuite, là, on a 2 représentations. Alors
celle de droite, c'est la Q-Sphere, on ne va pas
trop en parler. Ce qui est important, c'est à gauche.
À gauche, c'est quoi, c'est le résultat de ma simulation.
Donc on voit qu'actuellement, j'ai
1 qubit et ça marque 100% 0.
C'est-à-dire quoi, ça veut tout simplement
dire que mon qubit, il est initialisé sur 0.
Donc, pour l'instant, rien de très spécial.
Ok. Alors, il y a 3
portes logiques
dont on va avoir besoin pour
l'algorithme de Deutsch. La première
porte, c'est celle-ci. C'est une porte non
en informatique normale. Donc ça
inverse mon bit et on voit que au moment
que je l'ai mis, je suis passé de 0 à 1. Donc jusque là,
vraiment, ça inverse mon bit. Rien de
très particulier. L'autre porte
qui est importante, c'est
cette porte I. Il s'est pour identité.
En fait, ça fait rien. C'est juste
pour pouvoir exprimer que
on passe dans une porte identité, mais on voit que
ça ne change pas à l'entrée. Et la dernière porte,
parce que pour l'instant, on n'est que dans du
classique, c'est une porte quantique, c'est la porte H.
Ça s'appelle une porte d'Adamard.
Et qu'est-ce que ça fait ? On voit que quand je la mets,
je passe à 50% 0, 50% 1.
C'est superposé.
J'ai superposé, exactement.
C'est ça qui va nous permettre de faire des trucs
un peu intéressants. Et cette porte,
elle a bon goût de nous permettre
de passer de la classique à la quantique,
de créer une superposition, mais également
l'inverse. Si je remets une deuxième porte H,
on voit que je repasse à 0.
Donc elle inverse son propre rôle.
Elle te permet de passer de la classique
à la quantique et ensuite de la quantique à la classique.
Mais elle ne change pas l'état.
Elle transforme ton état au début
à 0, ensuite
une fois que je suis ici.
Là, c'est pas un vrai ordinateur quantique.
Non, là c'est un simulateur. Et après,
à la fin, tu peux l'envoyer sur un vrai ordinateur quantique
si tu veux. On va pas pouvoir le faire aujourd'hui.
Malheureusement, j'ai regardé ce matin, il y a 5 heures d'attente.
Donc le vrai ordinateur quantique, on pourrait le faire
c'est un 5 heures d'attente, mais le simulateur
te donne le même résultat moyennant un peu de bruit.
Donc ça permet de tester plus vite.
Donc voilà, notre porte H, elle permet
de passer en quantique
et de redescendre dans un état standard.
Est-ce que si je secroulais un peu sur les cons,
on va le bas ? Le bas, ah oui mince.
Ah, raté. Ah, flûte.
Ça m'a...
Je sais que le pad...
Non, je pense que c'est pas possible.
Je pense que c'est pas possible.
C'est pas possible. C'est pas possible.
On voit à peu près qu'il aime le 0 et on refrappe.
Je pense que les gens voient
en gros à gauche et à droite c'est 1
pour les cons.
Donc, on va repasser sur
mon truc simplifié.
Alors cette fois,
je vais mettre un 2 qubits.
Vous allez me dire pourquoi on a 2 qubits ?
Dès l'heure, on a vu notre porte.
Dans le cas simplifié, on a un bit d'entrée,
un bit de sortie. On doit avoir un seul qubit.
Malheureusement, on peut pas
faire ça en informatique quantique,
parce qu'il y a un truc hyper important,
ce qu'on appelle la réversibilité.
En fait, la réversibilité, c'est
l'idée que si tu regardes, tu te places
à la sortie de ta boîte, tu regardes ce qui sort
et tu connais la fonction
qui est dans la boîte, tu vas pouvoir recréer
l'entrée à partir de la sortie.
Par exemple, si c'est la fonction identité,
ça marche si je reçois 0 et je sais que c'est identité,
je sais que l'entrée c'était 0.
Par contre, si c'est une fonction constante,
ça marche plus, parce que si je reçois 0,
je sais pas si c'était 0, 1, non ?
Ça écrase l'input, en fait.
Ça écrase l'input, exactement. Ça en info quantique,
c'est pas possible.
Alors pourquoi c'est pas possible ?
En fait, la nature, elle est réversible.
L'information, quand il y a une transformation
d'information dans la nature,
cette information, elle va quelque part.
Y compris quand tu fais de l'informatique classique,
disons que tu as une porte ou, par exemple,
tu as deux entrées, une sortie et ça te fait le ou
entre tes deux bits.
Tu vas dire, il y a une sortie pour deux entrées,
tu as forcément une paire d'informations.
Mais en fait, ta information, elle n'est pas perdu
à l'échelle de l'univers. Elle est quelque part.
Ça peut être ton transistor qui chauffe,
ça peut être un autre fil électrique qui passe
pour créer ton transistor et l'info va quelque part.
Mais l'info, elle est quelque part dans l'univers.
Alors en info classique,
on s'en fout, on la met à la poubelle
l'information et nous, ce qui nous intéresse,
c'est juste le résultat de ton calcul.
En quantique, tu peux pas faire ça parce que
quand tu mets un truc à la poubelle,
ce que tu fais, c'est que tu le mets au contact de l'univers.
Si, par exemple, ça chauffe ton transistor,
ton information, elle est mise au contact de l'univers.
Si elle est au contact de l'univers, elle va être mesurée,
à un moment. On a vu, il y a les photons,
c'est des mesures, on a les chocs, c'est des mesures.
Si c'est mesuré, tu perds ta superposition.
Et ça, c'est une catastrophe.
Parce que nous, quand on fait de l'info quantique,
on veut rester dans cet état superposé,
dans ce nuage, le plus longtemps possible,
jusqu'à ce qu'on ait fini notre calcul.
Et là, nous, on va faire une mesure, mais c'est au moment
où on veut, c'est notre mesure à nous.
Si il y a une mesure qui s'effectue avant, à cause d'un photon
de parasite qui vient nous ennouiller,
eh bien, tu perds tout l'intérêt.
Mais je n'ai pas encore compris pourquoi il y avait besoin
de 2 qubits à cause de ça.
Eh bien, on a besoin de 2 qubits parce que ce qu'on va faire,
c'est qu'on va avoir notre porte, notre boite noire
et ensuite, on va avoir un autre qubit dans lequel
on va stocker l'entrée.
L'entrée de la boîte, si tu prends l'exemple de la fonction constante,
tu vas avoir 0, ça, c'est la sortie de ta boîte.
Et ensuite, ton entrée, tu vas la stocker dans le qubit du haut.
Et du coup, moi, je suis à la sortie,
je vois juste à lire mon qubit du haut,
je vois que c'est 0, 1 et je sais ce que c'était mon entrée.
Sans faire la mesure sur le premier.
Ok.
En gros, le truc de tu prends l'info et tu jettes
à la poubelle, c'est pas possible.
C'est pas possible parce qu'il va être mesuré.
Et donc, tu le stockes quelque part.
Donc, en fait, pour ne pas qu'il soit mesuré,
il faut le garder bien au chaud dans notre circuit.
Pour le garder bien au chaud, on va rajouter un qubit
dans lequel on va stocker l'information.
Comme ça, elle sera bien stockée, bien dans notre circuit.
Elle n'est pas au contact de l'univers, si tu en faisais quantité
qu'il est bien fait. Et à la toute fin,
quand on va mesurer, on peut la mettre à la poubelle,
c'est bon, on a terminé notre calcul.
C'est pour ça qu'on rajoute un qubit.
Parce que c'est clair.
Et du coup,
ce que tu mesures,
pourquoi tu mesures l'osre ?
Pourquoi tu re-mesures l'entrée ?
En fait, tu vas mesurer, c'est-à-dire que
là, si je prends l'exemple de mon système,
le qubit du haut, le Q0, ça va être le résultat
de mon calcul. C'est ça, à la fin que je vais mesurer
pour savoir si ma fonction est constante ou équilibrée.
Ça, c'est l'information.
Le qubit du bas, il sert juste à stocker l'entrée
pour pas que l'entrée soit perdue.
Ok, compris. Tout simplement.
Ok. Ça permet, en fait,
une fonction constante.
Tu peux la rendre réversible en la mettant
sur plus de bits. Tout simplement.
Ça marche. Je vous explique.
Donc, ça, c'est la base pour notre algorithme.
Donc, on va simuler la boîte noire
avec un bit d'entrée et un bit de sortie.
Et le qubit du haut, c'est celui qui va nous intéresser.
À la fin, quand on va le mesurer,
si on mesure 0, c'est que la fonction
est constante. Et si on mesure 1,
c'est que la fonction est équilibrée.
Si vous voulez, la formule mathématique,
ce qu'on va mesurer, c'est f2, 0,
xor, f2, 1.
En fait, si f2, 0, f2, 1 sont les mêmes,
ça fait 0. Et puis, si son différent, ça fait 1.
Voilà.
Ce qui répond à ta question de tout à l'heure.
On va pas mesurer la sortie. On va mesurer f2, 0, xor, f2, 1.
Donc, ce sera toujours 0 et toujours 1.
Alors, la première chose qu'on va faire,
c'est que je vais mettre
cette porte non sur mon qubit du bas.
C'est juste que ça va inverser. Donc, on voit que, au début, j'étais en 0, 0.
Je le remets pour qu'on voit bien.
Parce que mes deux qubits sont initiés à 0.
Je vais mettre ça.
Et on voit que le qubit du haut,
ce qui correspond à mon Q1, il passe à 1.
Là, je suis en 1, 0.
Ça, c'est juste pour mon initialisation.
Ce n'est pas important. C'est pour simplifier le calcul.
Et puis, pour que ce soit joli, je vais mettre
ma petite porte identité. Ça, elle ne change rien.
On a dit. C'est juste pour que ce soit bien aligné et bien joué.
Pour l'instant, on a un état 1, 0.
On est en informatique classique.
Rien de spécial. Le but, c'est qu'il y ait de faire de la quantique.
Donc, qu'est-ce qu'on va faire ?
On va être sur notre porte H. On a vu la porte H,
elle permet de passer en superposition.
C'est ça qui nous intéresse. Donc, je vais prendre ma porte H.
Je vais la mettre sur mon Qubit du haut.
Qu'est-ce qu'on voit ? On voit que le Qubit
est à droite.
Mais, heureusement, vous ne verrez pas sur le live.
Mais, en fait, on passe
à 50% 0 et 50% 1
pour notre deuxième Qubit.
Ça, c'est bien. Mais moi, je veux superposer
les quatre états possibles.
J'ai quatre états, la 0, 0, 0, 1, 0, 1, 1.
Je vais avoir une superposition de tout ça.
Donc, je vais mettre une deuxième porte H
sur mon Qubit du bas.
Et là, on obtient
une superposition des quatre états possibles
avec 25% de change chacun.
Donc là, j'ai un bel état.
Ce qu'on a dit tout à l'heure, on va superposer
toutes les positions possibles.
C'est exactement ce que je viens de faire.
Là, j'ai un quart de chance pour chaque état.
Les quatre possibles. Donc ça, c'est notre initialisation.
On a terminé. On est content.
Je vais mettre
ce truc-là. Ça, c'est juste un séparateur.
Ça, c'est absolument rien. C'est juste pour que ce soit joli.
On est compris que ça, c'est notre initialisation.
Ensuite, on est censé
mettre la boîte noire.
Le problème, c'est que la boîte noire,
on ne peut pas l'exprimer telle qu'elle.
On l'a vu de tout à l'heure à cause de la réversibilité.
Il faut forcément que j'ai une fonction réversible.
Donc, on va être séguis d'une autre fonction
qui va servir d'interprèteur, un peu pour notre boîte noire.
Cette fonction,
en informatique, on appelle ça un oracle.
Oracle, parce qu'il interprète
la volonté de la boîte noire, un peu comme l'oracle.
Il interprète la volonté des dieux, tu vois,
en mythologie grecque.
Il y a une formule qui permet de passer
de la boîte noire que tu veux
à l'oracle. La formule, elle est un peu pénible
à expliquer, honnêtement. On ne va pas rentrer
dans les détails, on peut peut-être l'afficher
en haut à droite, dans la vidéo,
pour ceux qui aiment bien faire des maths
et comprendre tout en détail. Mais ce qui compte,
ça, c'est la formule, on ne va pas passer du temps
dessus. Mais ce qui compte, c'est que si on veut simuler
une fonction constante, en fait, mon oracle,
je vais le laisser vide. Et on peut le vérifier
avec la formule. Donc là, je ne vais rien mettre.
Ça, c'est ma boîte noire. Et ça devrait simuler
une fonction constante. Donc on s'attend, parce que
sur mon Q8 du haut, je mesure zéro. On avait dit
que c'était ça le résultat que l'on s'attend.
Bon, on est passé de
classique à quantique. On a fait notre calcul
avec notre boîte noire. Maintenant, il faut repasser
dans le monde classique pour faire notre mesure.
Comment on fait pour repasser dans le monde classique ?
On l'a dit tout à l'heure, on remet des portes d'Adama.
Je vais remettre
une série de portes comme ça.
Tac, tac. Et je me retrouve, en fait,
avec un sandwich
un peu d'Adama
où on démarre en classique, on monte
dans le monde quantique, on fait nos calculs,
et après on revient
dans le monde classique. Et à la fin
je vais faire ma mesure.
Ça, c'est le petit truc gris que je bouge, c'est notre mesure.
On va venir mesurer le Qubit du haut.
Et je me rends compte de quoi, c'est que
sur mon Qubit du haut, le deuxième
ici, je mesure zéro à 100%.
Donc c'est bien que j'ai simulé
une fonction constante.
Si je voulais simuler une fonction équilibrée,
il faut un oracle qui est différent.
Encore une fois, on ne va pas aller dans les détails,
mais si je mets ça là, ça simule une fonction équilibrée.
Si je le mets, on voit que maintenant
je mesure 1 sur mon Qubit du haut.
C'est beaucoup !
Est-ce qu'il y a des questions ?
Moi je veux dire, il y a un truc
où on n'est pas assez vite dessus, c'est
comment on passe du schéma
du début,
où on parallélise
et à la fin on obtient un état
qui contient tous les résultats
qui nous intéressent.
Comment on passe de ça,
ou de ce que tu avais dit,
si c'était 0,5,
ça voulait dire que c'était...
50% 0, 50% 1, par exemple ?
Oui, mais si le résultat
c'était 50, 50,
ça voulait dire que c'était une fonction équilibrée.
Et si c'était 0,1,
c'est-à-dire que c'était une fonction constante.
Et donc,
on ne peut pas, tel quel,
le mesurer comme ça, par définition.
Et donc,
ça fonctionne autrement.
Et en fait,
c'est pas 50, 50,
d'un côté 0, 1 de l'autre.
On passe à 0, d'un côté,
et 1 de l'autre. Je n'ai pas bien compris
comment ça se fait ça.
Comment on fait, ça c'est la partie maths.
Donc, on va pas...
On va aller m'aider ça avec toi.
Et ça, c'est une règle générale, dès que tu fais des algos quantiques,
tu ne peux pas faire les trucs directement.
Tu ne peux pas juste dire, je vais faire ma boîte,
puis elle va me calculer des trucs.
Tu es toujours obligé de faire des équivalents,
d'avoir une approche,
par exemple, ici avec l'oracle.
L'oracle, c'est exactement ça.
Il simule la fonction de la boîte,
mais ce n'est pas la fonction de la boîte,
c'est une fonction qui est différente.
À cause de la réversibilité,
à cause de fait que les phénomènes sont différentes,
et toujours obligés de faire les trucs un peu différemment.
C'est pour ça qu'ici, plutôt que de venir mesurer la sortie de la boîte,
en fait, on mesure
le f2, 0, xor, f2, 1, dont je parlais,
grâce à ce système.
Pour prouver que ça marche,
je serais obligé de faire des maths.
En gros, c'est un moyen de
savoir
quelle était la superposition
sans pour autant faire une mesure.
Tout à fait.
Tu vas mesurer
ton état.
Tout à l'heure, on parlait par exemple
si c'est constant, tu obtiens 0, 1,
puis si c'est équilibré, tu obtiens la moitié.
En fait, cet état a superposé,
tu pourrais le retransformer avec une autre porte.
Tu pourrais dire que je crée
une porte logique, qui fait que si c'est 0, 1,
ça m'envoie sur 0,
et si c'est 50%, ça m'envoie sur 1.
Ça, ça peut être une porte quantique.
En fait, on va rajouter cette porte à la fin.
Du coup, à la fin, tu vas mesurer soit 0, soit 1,
et ça te dit si c'est
constant ou équilibré. C'est une manière de le comprendre.
J'ai bloqué sur un truc,
et c'est peut-être
ma question, je suis désolée.
Si tu peux remettre l'ordi.
Parce qu'à un moment, tu nous as dit
que le deuxième qubit est là
pour sauvegarder
l'information de la
superposition. Et là,
à quel moment est-ce que
le deuxième qubit
est-ce que
l'information est passée ?
Elle est passée parce que
elle n'est pas vraiment passée.
C'est juste que parce que tu as un deuxième qubit
dans ton circuit, tu vas pouvoir créer
une version de ta boîte noire qui est réversible.
C'est juste ça.
Si tu avais qu'un seul qubit,
il n'y a juste pas de manière de simuler
ta boîte en info quantique
parce que ta boîte n'est pas forcément réversible,
et toi, tu as besoin de la réversible.
Donc tu ne pourrais pas, quand tu fais les maths,
tu ne pourrais pas trouver d'équivalents quantiques
à ta fonction, à ta boîte noire. Alors que si
tu es sûr que de deux qubits, tu peux trouver un équivalent,
et c'est l'oracle.
Et est-ce que, ça veut dire que
le cas actuel,
à savoir qu'on
simule une fonction qui a un input
et une sortie,
mais pour autant, on a besoin de deux qubits
pour la raison de t'expliquer. Est-ce que ça se généralise ?
C'est-à-dire que, est-ce que pour tous les problèmes,
si on voulait résoudre des algos
quantiques qui ont
16 bits en input, en fait, il en faudrait
dans les faits 32 ?
Plus 17, plutôt.
Par exemple, là, si on... Là, c'est le cas un bit d'entrée, un bit de sortie,
si on veut faire le même truc avec le cas général
en des étalers où tu as n bits,
en fait, tu vas en mettre n plus 1 dans ton circuit.
Ah oui, parce qu'il y a juste le...
Il y a juste le bit intrigué qu'il faut...
Oui, alors vous allez me dire
comment tu stockes l'information
de n bits ?
Ça, c'est tout
la partie mathématique,
où tu vas stocker un équivalent
et ça, en fait, juste avec
un seul bit, en plus, tu peux rendre le truc réversible.
Et donc,
ça, typiquement, si on voulait le faire,
on va pas le faire parce que c'est un peu long, mais si on voulait faire le cas
sur n bits, disons,
1000, tu rajoutes
je vais faire 1000, 1 qubit,
je vais mettre des portes d'adamard,
des H partout,
donc j'aurai une superposition de tous mes états possible.
Ensuite, je vais faire mon oracle,
la formule pour faire l'oracle, c'est un peu plus compliqué,
mais c'est le même principe.
À la fin, je remets des portes d'adamard
pour terminer mon calcul
et je mesure mon qubit du haut,
en l'occurrence, et je obtiendrai, pareil, 0
si c'est constant, ainsi c'est équilibré.
Et donc, ça sera instantané,
puisque j'aurais fait qu'un calcul.
Et on aura résolu un problème
qui aurait pris 1 milliard d'années
avec un processus normal.
Oui, j'ai une dernière question,
parce qu'en pratique, tu disais,
on détermine la position
quand il y a un contact avec un atome,
ou un photon,
et ce que du coup,
pour des mesures comme ça,
il faut refaire plusieurs fois
l'expérience au cas où,
parce que j'imagine que les ordinateurs quantiques
ne sont pas complètement hermétiques
à des photons
qui seraient un peu parasites.
Du coup, est-ce que ça nécessite
quand même de faire plusieurs fois
l'opération pour être sûr ?
Exactement.
Malgré tous les efforts qu'ils font
pour refroidir à 10 000 l'EVIN,
pratiquement au zéro absolu,
pour isoler des vibrations, la lumière, tout,
malgré ça, t'as plein de bruit.
Dans les faits, quand on dit
IBM, ils ont un PC à 1000 qubits,
en fait, c'est des qubits logiques.
Pour chaque qubit logique, t'as à peu près
1000 qubits physiques derrière.
Donc ton ordinateur a 1 million de qubits,
mais ce qu'ils font, c'est qu'ils prennent
1000 qubits physiques,
et ils font
un vote de majorité.
Ils vont dire, bon bah y'en a,
il y aura du bruit, mais si on en prend suffisamment,
en moyenne ils auront raison.
Et donc c'est comme ça que tu limites ton bruit.
Tu dois faire plusieurs fois la mesure
pour être sûr d'un résultat quand même.
À peu près 1000 fois par qubit.
C'est l'un des gros problèmes, c'est pour ça que c'est aussi dur.
Ça rajoute de la complexité.
Ça rajoute de la complexité, et c'est pour ça qu'on dit
mais pourquoi ils ont mis le QB, disons qu'il y a un...
en mettre 2000. Bah non, en fait, disons 1 million,
voire plus.
Mais il y a tellement de bruit.
Et donc c'est tout le challenge, et on passe un temps fou
à juste essayer de limiter.
Mais en fait, le problème c'est que dans la nature,
t'as tellement... Là on a parlé de la lumière,
mais t'as un truc par exemple
qui s'appelle les rayons cosmiques.
C'est des particules de très haute énergie
qui se déplacent pratiquement avec tes ailes lumières.
Qui traversent tout. Ils sont émis par les étoiles.
Et comme elles sont énergées, ils traversent tout.
Et ça, ça te fait des mesures.
Donc t'as un challenge de fou pour arriver à isoler...
T'as un truc de bas avec des énergies cosmiques.
Ça c'est pas assez beau.
Ça te montre qu'isoler un système de l'univers
c'est vachement compliqué.
En fait, il y a des phrases un peu killer comme ça
dans toute ta présentation du ciel.
Une fois que t'as à mesure l'information, elle est dans l'univers.
Ou t'as des rayons cosmiques qui viennent...
On peut faire un best-of.
Des meilleures phrases. C'est génial.
Pour ceux qui sont intéressés, c'est en particulier
ce problème qui limite la progression
de la pharmatique quantique.
Il existe beaucoup de labous
qui travaillent sur cette question, notamment un certain
qui s'appelle Alice et Bob.
On avait interviewé justement et qui avait
une possible solution
pour ces problématiques de correction
d'erreurs, justement,
que vous pouvez aller voir dans cette vidéo.
Oh là là.
C'est cool tout à fait.
C'est un effet spécial
à ne pas reproduire chez vous.
C'était hyper intéressant.
Heureusement qu'on a pris l'algo
le plus simple de l'histoire.
Parce que déjà, c'est pas si simple
à comprendre.
Si on avait lancé dans short,
j'imagine même pas.
On pourra mettre
en dessous de la vidéo YouTube
si il y a des gens qui veulent...
Il y a un papier que je peux vous passer
qui est 5 pages et ça t'explique vraiment
tout comment ça marche.
Merci.
Non, pour partir
des maths complètement, mais toi,
justement, qu'est-ce qui affecte
que tu es passé du machine learning
qui n'a quand même pas grand chose à voir
à ce domaine-là de recherche
et d'apprentissage, quoi ?
Qu'est-ce qui affecte
ma piquette à curiosité ?
En fait, ce que j'ai trouvé
passionnant, c'est que
de tous les domaines que j'ai fait
parce qu'on prépare, on t'est
plein de domaines de la physique,
c'est le domaine où tu peux le moins
utiliser ton intuition.
Quand tu fais du machine learning,
par exemple des réseaux de neurones,
ou dernièrement, tu développes une intuition.
Tu sais que si j'ai rajouté une couche à mon réseau,
il va probablement ce qu'il dit overfit,
je sais pas comment dire en français, mais il va devenir
trop précis.
En info quantique, en général, même quand
t'es un craque, quand t'essayes d'intuiter
des trucs, tu te plantes complètement.
Et c'est
un côté intéressant qui est toujours en train
de découvrir des nouvelles choses, plus tu creuses et plus
tu trouves des phénomènes, mais ça a aucun
sens. Je me suis dit
que je peux faire un petit anecdote, c'est marrant.
C'est un cas où il y avait un étudiant qui vient me voir,
on avait vu un algorithme et il vient me voir et il me dit
mais j'ai testé l'algorithme avec
une autre entrée, un autre input, et
j'ai trouvé ça, ça a aucun sens.
Je me dis que ça a pas de sens.
Donc je me dis, il a dû se planter dans son calcul,
ça arrive, on refait et je trouve la même chose.
Bizarre.
Je me dis, je reviens vers toi.
Je vais voir le prof titulaire, celui qui m'a
écruté, lui, ça fait des années qu'il est en
scène ça, il croule sous les papiers scientifiques,
c'est une machine. Je lui dis, je lui montre,
on a passé une heure dans son bureau,
essayé de comprendre pourquoi c'était ça le résultat.
Et en fait, au bout d'un moment, il a abandonné,
il m'a dit, ça n'a aucun sens,
intuitivement, mais c'est ça.
Et te dire qu'un mec aussi fort
admène que son intuition va pas
l'aider et qu'il met juste son intuition,
il la met dans une petite boîte comme ça,
et il fait confiance à la théorie,
c'est vachement beau.
C'est déroutant même.
Et juste, rapidement une question,
je sais pas si tu peux faire une réponse rapide,
mais quelles applications
d'intelligence artificielle ? Parce que t'apparais
de réseaux de neurones quantiques, je sais pas si c'est un rapport,
mais est-ce qu'on pourrait utiliser
le quantique avec l'intelligence artificielle ?
Alors, je connais quelqu'un
qui fait une thèse là-dessus,
mais je ne connais pas le contenu de sa thèse.
Donc, je vais pas vous révoire ta question,
mais je sais que c'est un peu
les réseaux de neurones, quand tu entraines
un réseau de neurones, c'est un peu pareil.
T'as plein de couches, tout est connecté.
Donc, c'est un polynomial
en fonction de nombre de neurones,
plus ou moins, tu pourrais te dire,
il y a bien un moyen d'utiliser la quantique
pour passer ça en linéaire ou une autre classe de complexité.
Et la thèse, c'est sûr des réseaux de neurones quantiques, c'est ça ?

Quelle spoil.
Quelle tasse, quelle teaser.
Trop intéressant, merci vraiment
pour ce qui était littéralement
un cours complet
pour notre pure plaisir.
Il n'y aura pas d'examen à ce cours.
Heureusement.
Vous n'avez pas payé pour ce cours,
mais il était là pour vous.
Juste, vous avez quand même motivé
un mercredi soir
à 21h00, le fait du travail.
Un jour fêlée.
De vous d'avoir
de l'informatique quantique, donc bravo.
Est-ce qu'on peut de...
de te suivre ?
Actuellement, sur la quantique...
Qu'est-ce qu'on peut regarder au sur
si ça nous intéresse et on va aller plus loin ?
Il y a, je dirais,
des cours qu'on a registrés
et puis, comme je le disais,
des papiers qu'on pourra partager.
Je n'ai pas les liens comme ça
à l'Ouerval, mais on pourra les mettre en dessous.
Trop cool.
...

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