Vous écoutez les immersions sonores du podcast Les coulisses du voyage.
Dans ces épisodes, je vous emmène avec moi en voyage, dans des destinations que j'aime particulièrement.
Suivez-moi au large du Maroc, au Camarie, sur l'île de Ténérif, pour un itinéraire nature ponctué d'initiatives durables.
Cet épisode clôture, la série spéciale en quatre volets réalisait en collaboration avec l'Office de Tourisme de Ténérif.
En me rendant dans la plus grande île de l'Archipel, j'avais de nombreuses attentes.
Ayant déjà voyagé parmi ses voisines, j'espérais y retrouver la splandeur volcanique, l'hostilité des paysages ravinés et les côtes d'escarper.
A l'opposé du caractère bien trempé de la nature, j'attendais aussi de me louver dans une ambiance détendue et un climat doux.
Alors, dès mon arrivée, j'ai cherché des points de repère, des éléments de comparaison,
mais je me suis vite aperçu qu'à l'instar de chacune des sept îles des Canaries, Ténérif est unique et singulière.
J'aime particulièrement les premières minutes dans un nouveau territoire.
Ces instants où tout n'est encore que surprise et où toutes les émotions s'emmènent.
En rejoignant mon premier hôtel de séjour, je suis déjà surprise par l'arrédité du sud de Ténérif.
Quelques espèces végétales résistent à cet environnement peu hospitalier.
Elle déploie des trésors d'ingéniosité fascinants.
Si le paysage ne semble que sécher, il est pourtant le résultat de l'érosion par l'eau.
En s'écoulant ici et là, elle a façonné de multiples ravants.
Ensuite, plus le littoral s'approche et plus la présence de l'homme est flagante.
Des stations balnéaires dansent bord de la côte sud.
C'est la région de Ténérif qui accueille l'essentiel des visiteurs et des activités tournées vers la mer.
Pour cette première partie, je vais ici journer avant d'aller plus au nord.
Vous le verrez assez vite, voyager à Ténérif, c'est faire un voyage multiple, dans des univers bien différents.
Des voyages dans le voyage en somme.
Pour poser mes bagages, j'ai choisi un hôtel aussi beau que responsable, le Mind Hotel.
En faisant mes recherches, j'ai été séduite par ces différents engagements humains et environnementaux.
Au-delà de mettre en place de nombreux initiatives pour réduire son empreinte carbone,
établissement soutient des associations locales de préservation de l'environnement,
sur la protection des océans, le reboisement, et propose aussi à ces visiteurs de découvrir l'île sous un autre angle.
En arrivant à l'hôtel, le charme se confirme avec son design moderne et lumineux.
La bienveillance de l'accueil et le confort de ma chambre.
En pénétrant ici, j'ai tout de suite envie de ralentir,
prendre le temps de contempler le coucher de soleil depuis le rooftop
et d'éguster de merveilleux produits locaux sublimés par le chef du restaurant.
La cuisine canarienne est ici mise à l'honneur.
J'apprendrai aussi plus tard que de plus en plus d'hôtels et d'hébergement
développe ce type de démarche et correspondable à Ténérif.
Cependant, même si mon hôtel est un vrai cocon de volupté, mon esprit rêve d'espace naturel.
Il est temps pour moi d'explorer les écosystèmes préservés de l'île.
En préparant ce voyage, j'ai repéré des champs de lave,
des forêts de l'aurier luxuriant, des arches naturelles et des formations raufcheuses exceptionnelles.
Ils font partie des 48% du territoire de l'île sous protection.
Ténô, Hanaga, El Teide résonnent déjà en moi comme des promesses d'exploration naturelles inoubliables.
Je démarre mes aventures naturels dans le parc national d'El Teide.
Ce volcan culminant à plus de 3000 mètres marque le cœur de l'île.
Il a la forme parfaite que l'on attend de lui.
Une présence à la fois rassurante et inquiétante.
Tout autour de lui, que ce soit en randonnant ou en longant la route traversant le parc,
d'autres paysages volcaniques se déploient sous mes yeux.
Des calderas noirâtre, des champs de lave immenses, des collines rougeoyantes,
des rochers expulsés par le maître des lieux.
Il n'est pas d'autre endroit que celui d'un volcan pour se sentir si vulnérable vis-à-vis de la nature.
Du sommet du Teide, le souffle du vieil an s'échappe en de multiples fumerelles.
Il rappelle le cœur brûlant qui sommeille en lui.
La lave gluante qui l'ordre des dernières éruptions a formé le paysage tout autour.
La matrice de géologie que je suis se délecte aussi des formations rocheuses en cathédrale de Roques des Garcia.
La nuit, un autre spectacle se révèle dans le ciel
où des millions d'étoiles apparaissent magistralement, tel un tableau pointilliste.
...
Une nouvelle journée démarre en arrivant dans le parc rural d'Anagha, tout au nord.
J'ai l'impression d'avoir été télétransportée dans un autre pays.
Les paysages rocailleux ont laissé la place à une forêt luxuriente de Laurier, la Lauricilf.
Des arbres tortueux recouverts de mousse velus et de chevelures vertes me rappellent les décors oniriques des films de Burton.
Ils règnent ici une humidité maximale.
L'air est saturé d'une brume enveloppant les moindres interstices arborets.
Au regard du reste de l'île très sec, cela semble être une aberration, une fantaisie de mer nature.
Les nappes nuageuses, gorge et d'humidité poussées par le vent du nord viennent séchoer contre ce massif volcanique.
La forêt est donc constamment vaporisée.
Je ne le sais pas encore mais j'ai aussi voyagé dans le temps.
Je la prends grâce au guide qui m'accompagne.
Il m'explique que cette forêt pris historique recouvrait à l'époque tout le bassin méditerranéen.
Aujourd'hui, c'est le dernier endroit où résiste ce genre de forêt.
Le territoire est d'ailleurs reconnu comme réserve de biosphère par l'UNESCO.
Pour m'accompagner, j'ai choisi l'agence Anaga Experience.
Elle propose des visites personnalisées avec 100% de guides locaux.
Leur démarche permet aussi une expérience authentique qui soutient l'économie locale et respecte le territoire.
Grâce à eux, j'ai notamment fait la rencontre d'un personnage local dans le village de Tabornou.
C'est un collectionneur insolite, un pirate botanique.
Son trésor, ce sont des milliers de graines d'espèces endémiques ou rares capables de s'épanouir ici.
Il les plante dans son jardin et invite les agriculteurs et habitants à faire de même.
C'est sa manière très poétique et très concrète de lutter contre l'uniformisation des cultures.
Une démarche militante qui me touche en plein cœur.
Anaga Experience fait aussi partie d'un réseau de prestataire d'activités,
signataires d'une charte de durabilité favorisant les bonnes pratiques.
Toujours dans la partie nord de l'île, j'ai aussi eu le coup de foudre absolu pour un autre parc rural, celui de Ténot.
Déjà, la route pour s'en approcher est grandiose.
Je dis approcher car dans l'optique de préserver ce site, la pointe de Ténot n'est pas accessible en voiture personnelle.
Pour y aller, j'embrinque donc simplement un bus depuis Buena Vista del Norte.
A Ténérif, le réseau de transport en commun est bien développé et permet de manière générale de se passer de la voiture,
même pour atteindre des sites naturels.
Sous mes yeux, se déploie une pointe volcanique d'un noir profond.
Seul un phare, quelques barques colorées de pêcheurs et une maison, marquent la présence humaine.
De ce littoral obscur, s'étire les falaises de l'os gigantesse.
Elles décroissent progressivement pour se perdre dans la brume apportée par la calima,
ce vent du Sahara qui charit des particules de sable.
Dans ce décor minéral, s'accroche des bouquets de cactus.
Ils me font penser à des concombres gigantesques défiants le ciel.
D'autres ressemblent à des entrelades raquettes picantes.
Une diversité de succulente en rosace ravie aussi ma curiosité botanique.
Leur verre, tant aux pastels, tant aux francs, tranche avec l'ébène de la roche.
J'emprunte le sentier du littoral, je côtoie l'intensité de l'océan.
Ils fouettent, claquent, attaquent sans pitié les parois rocheuses.
Son va est bien et typnotisant.
Il invite à la prudence et à l'humilité.
Je choisis donc la petite plage rocheuse abritée par une digue pour me baigner.
J'ai rarement nagé avec un nocibo panorama sous mes yeux.
Du pur bonheur.
A Ténérif, j'ai été appée naturellement par l'appel du Grand Larche.
De nombreuses espèces de cetace évoluent tout autour de l'île.
Je connais déjà le fond du Grand Larche.
Je me frissons d'apercevoir au loin un aileron et fleuron loup,
la brune d'un évent ou la frappe puissante d'une nageoire.
Rengontrer des dauphins et des baleines est toujours pour moi un moment d'une grande intensité.
Je me hâte donc à rejoindre le ponton du port de Los Regantes,
point de départ de cette épopée océanique.
Dès le départ, le temps est donné.
Les falaises colossales, obscur et volcaniques inaugurent un moment de pure contemplation.
En s'éloignant de l'arrive, notre guide en profite pour nous sensibiliser
sur la biodiversité marine et les manières de l'observer dans le respect.
Pour moi, il est primordial de choisir un prestataire respectueux des règles
d'éthique d'observation.
Ces règles concernent notamment les distances et les méthodes d'approche,
ainsi que la durée passée autour des cetacés.
Par exemple, il ne faut pas poursuivre les animaux pour s'en approcher,
mais plutôt rester à distance et espérer que ce soit de eux qui viennent à nous.
Il est important aussi de naviguer en parallèle et à vitesse réduite
pour éviter tout risque de collision.
Tenerife a mis en place une charte de qualité spécifique
sur les activités d'observation des cetacés
pour renforcer l'engagement des différences signataires.
Elle comprend 15 actions qui vont de l'implication
dans le nettoyage des océans, à la participation
aux activités scientifiques, la présence d'un guide formé
ou bien la qualité de l'accueil et de la sécurité à bord.
Je n'ai pas besoin d'attendre longtemps pour distinguer au loin
le front bombé caractéristique des globiscéphales.
Tout un groupe se rapproche de nous.
Ils convoient de délicieux poissons, tout comme les oiseaux pélagiques
semblant faire la course avec les dauphins.
Les labes élégants, avec leur corps fuselés,
nous passent à toute allure sous le nez.
Je dois regarder partout pour ne pas manquer quelques spécimens de dauphins
qui passent sous le bateau. Ils évoluent avec tant de grâce.
Alors que je pense avoir atteint le paroxysme de ce spectacle aquatique,
une tortue pointe son museau en reprenant sa respiration à la surface.
Moi aussi, j'inspire profondément après ce voyage ponctué de paysages
à couper le souffle.
Assurément, Ténérif m'en a mis plein les yeux
et a su faire vibrer tous mes sens durant l'intégralité de mon séjour.
Je repardrons qu'avec des papillons dans le ventre et des étoiles plein les yeux.
Si cette immersion sonore vous a donné envie de découvrir l'île de Ténérif
de manière authentique et éco-responsable,
je vous invite à aller découvrir mes différents articles sur la destination
ainsi que le site de l'Office de Tourisme de Ténérif.
Vous y découvrirez aussi plein d'autres spots naturs,
d'activités de plein air mais aussi des lieux ou ces journées.
Pour trouver des hôtels engagés, n'hésitez pas à utiliser des plateformes spécialisées
sur les hébergements durables.
Je vous en ai parlé dans un épisode spécifique sur le sujet.
Regardez aussi en détail les sites internet des hôtels qui vous font de l'œil
pour connaître leur démarche.
Sur le site de l'Office de Tourisme de Ténérif,
vous pourrez aussi découvrir les maisons bioclimatiques
dont la philosophie est d'être autosuffisante en CO2.
Ces hébergements insolites sont également des prototypes d'architecture passive
testant de nouvelles solutions pour les futures constructions à venir.
En illogent, vous contribuez donc à développer une architecture plus vertueuse.
L'Office de Tourisme vous suggère aussi des maisons rurales
qui sont autant de belles alternatives pour vivre des expériences authentiques
hors des sentiers battus.
Côté prestataire, vous pouvez privilégier ceux adhérents à la Charte des activités nature
et ceux qui respectent celles de l'observation des cestacés.
Ce sont des indicateurs de sérieux et d'engagement concrets.
Vous trouverez les liens pour consulter ces chartes et les prestataires
impliqués en description de l'épisode,
ainsi que toutes les autres sources utiles que j'ai mentionnées.
Je vous remercie énormément pour votre écoute.
Comme d'habitude, pour nous soutenir, vous savez ce qui vous reste à faire.
Des pluies, des toiles sur Apple Podcast,
des commentaires à un an plus finir, là où vous pouvez le faire.
Et je vous dis à très vite pour de nouveaux voyages,
de nouvelles immersions sonores, ici ou là-bas.