
79 - Travailler En Remote Chez Redhat Avec Guillaume Vincent
Durée: 10m49s
Date de sortie: 02/10/2018
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Aujourd'hui je suis avec Guillaume Vincent, Guillaume bonjour.
Salut Benoît.
Le sujet d'aujourd'hui c'est le travail en remote.
Si j'ai bien compris chez Red Hat, tous les développeurs sont 100% remote.
100% d'ailleurs, ça sera une des questions.
Est-ce que c'est un vrai 100% ?
Comment ça marche dans ton quotidien ?
On prend à échanger puisque moi aussi je suis en full remote.
Mais c'est toi l'invité, elle leur dit nous raconte où.
Comment ça marche ?
Une entreprise parce qu'il y a 2-3 personnes chez Red Hat, non ?
Ouais, on est 12 000, ça fait un peu bouc.
Ça fait un peu bouc, non ?
Alors je dis 100% remote,
il y en a 100% de ceux qui ne sont pas à côté de locaux travaillant en remote.
Donc on des contrats spécifiques remote.
Mais tous les ingénieurs chez Red Hat n'ont pas des contrats remote.
Par contre, on a tous la possibilité de travailler à la maison en remote.
Et très souvent ceux qui habitent à côté de locaux Red Hat,
travaillent 2 jours, 1 jour, 2 jours, 3 jours à la maison.
Ok.
Mais il y a une vraie culture de travail à distance et de l'autonomie.
C'est une vraie culture chez nous de travail en remote.
Et tu me disais en lançant l'épisode, c'est un sujet d'avenir.
Et moi je te chattouillais en disant,
mais moi je crois pas que ce soit un sujet d'avenir,
je crois que c'est un sujet du présent.
J'ai envie de te dire, c'est les entreprises qui ne sont pas passées
encore qui sont en train de devenir des dinosaures pour moi.
Qu'est-ce que tu en penses ?
Oui, je crois que les entreprises ont pas encore compris
la valeur que pouvait avoir un travailleur en remote.
Il y a beaucoup d'entreprises qui sont encore très commandantes
de contrôle et qui ont du mal à déléguer de la confiance
à leurs employés.
Mais ça arrive petit à petit, ce qu'on voit de plus en plus d'articles
comme quoi les travailleurs à la maison seraient plus productifs,
mais que quelques jours par semaine,
petit à petit en fait, il y a beaucoup d'entreprises
qui pour des raisons soit économiques, soit de productivité,
soit de modernité ou de vouloir être,
enfin, paraître moderne, se mettre à faire un peu de remote.
Quelques jours par semaine.
Moi je connais en France, il y a souvent ça aux États-Unis,
mais en France des grosses entreprises
qui autorisent le full remote, je ne connais pas beaucoup.
Non, il n'y a pas beaucoup.
Après, la loi est en train de changer en France,
donc peut-être que ça va amener des prises de confiance,
mais je pense que culturellement, on en est encore très, très, très, très, très, très, très, très loin.
Mais ça viendra.
Qu'est-ce que ça t'apporte toi en tant que dev de pouvoir travailler en remote ?
C'est quoi pour toi les principaux bénéfices de ce mode de travail ?
Le principal bénéfice, c'est la concentration, le calme et les interruptions.
Je n'en ai plus du tout en travaillant en remote.
Parce que tu, finalement, comme il n'y a pas d'autre moyen de te joindre,
on ne peut pas venir te taper sur l'épaule.
Donc quand tu as coupé ton Slack et ton téléphone,
en fait, t'es fermé, t'es focus.
C'est ça. Alors nous, on n'utilise pas ça,
on ne pourra parler des outils après,
mais donc on a la possibilité de m'interrompre un impôt que le moment,
un peu comme si on était dans la même pièce.
Tu restes interruptible.
Mais je peux passer en mode Hermite.
Et des fois, quand je fais du design de code,
quand je fais un algorithme un peu compliqué,
quand j'ai besoin de concentration,
je me mets avec le casque anti-bruit,
un peu de musique et je me déconnecte.
Je reste sur un chat, mais le chat, il est sur une page à part
et que je ne vois pas.
Donc ça me permet cette partie-là.
Ça me permet aussi d'adapter certaines corvées.
Aller chercher un recommandé,
aller chercher les courses à un endroit donné.
Comme on nous donne de l'autonomie et qu'on nous fait confiance,
donc nous, on n'abuse pas, mais on optimise le temps.
Je travaille plus un peu l'après-midi et le matin,
je travaille le matin,
mais si j'ai besoin d'aller chercher quelque chose à la poste,
par exemple, je vais chercher mon courrier à la poste.
Du coup, c'est quoi ?
Tu as un certain volume d'heures à faire par jour.
Comment tu sais que tu as fini ta journée ?
Moi, j'ai plutôt le problème inverse.
J'aime tellement mon métier que moi, il est difficile de m'arrêter.
Oui, ou à l'inverse, comment tu te rends compte que tu en fais trop ?
Pas au sens de...
Ça, c'est souvent les proches qui le disent.
Le riz durable ?
Souvent les proches qui le disent.
Ta femme qui te dit, hey ho !
Alors, quand...
Là, je suis récemment papa, ça fait trois mois,
mais avant que je sois papa,
je me calais quand ma compagne rentrait du travail,
j'arrêtais le mon travail.
D'accord.
Mais on travaille un peu plus quand on est à la maison.
Quand on est passionné comme moi.
Mais il y a souvent de l'effet inverse.
Il y a des gens qui ont du mal...
On travaille à la maison,
qui ont du mal à avoir la motivation nécessaire
ou le contact social est nécessaire.
Donc ça, c'est un des aspects un peu négatifs du travail à la maison,
mais du coup, il faut aller chercher du contact social différemment
ou en dehors du boulot.
Et toi, c'est quoi les limites que tu vois,
ce modèle-là de travail ?
C'est quoi les trucs qui parfois te font dire ?
T'as finalement de pouvoir se prendre un café tous ensemble
ou une bonne réunion tous ensemble de travail
ou de pouvoir perprogrammer.
C'est surtout ça.
C'est partie-là, perprogramming.
Dans mon équipe, on essaye pas mal de choses.
On essaie de faire du mob programming.
Du mob programming, du travail en meute.
Où on travaille tous ensemble.
C'est un peu comme du perprogramming,
mais c'est toute l'équipe qui travaille sur un sujet donné.
Il y en a un au clavier.
En mode randorie, mais en fait, sur un vrai sujet,
pas dans un cata.
Exactement.
Pour de vrai, on prend des cartes dans notre backlog
et on les fait tous ensemble.
Il y en a un au clavier, il a le droit de parler.
Il y a un pilote qui lui dit qu'est-ce qu'il doit écrire
et puis il y a tous les autres qui parlent
et qui parlent de design, de code,
de comment on doit l'implémenter, etc.
Et ça, le travail à la distance,
il n'y a pas encore beaucoup d'outils
qui permettent de faire ça de manière assez efficace.
Donc on a des solutions un peu...
de la vieille école.
Des thémux avec des...
partages d'écran bizarres.
Enfin, c'est assez...
c'est des choses qui seraient beaucoup plus faciles
en entreprise.
Et voilà...
la différence près qu'en entreprise,
ça serait assez...
mal vu de voir tout le monde faire du moins programming.
Je ne sais pas si...
si le fait d'être à la maison...
nous permet pas de faire du moins programming...
J'imagine, la gueule du manager,
qu'est-ce que vous faites ?
On est en train de développer quoi ?
Mais assiste ?
Déjà que le père programming,
ça passe mal, mais alors du mob programming,
c'est...
énorme.
Je pense que tu as raison, je pense que le fait de le faire en remote
permet un truc qui serait difficilement...
acceptable dans les codes sociaux de l'entreprise traditionnelle.
Ou même évoluer.
Et du coup, c'est quoi votre stack d'outillage ?
Comment vous faites pour communiquer, pour échanger,
pour retrouver du lien quand même ?
Alors nous, on a...
on essaie de suivre une méthode...
méthode agile.
On fait un mix scrum crambant,
un truc qui nous voit bien...
à l'équipe, tous les jours, on fait des réunions,
des stand-up day-limiting, mais...
on est assis chacun d'un autre bureau, mais...
on utilise un outil qui s'appelle BlueJean,
donc qui est un équivalent de...
de Skype en ligne.
Qui nous permet de faire du partage d'écran...
assez facilement.
Toute la journée, on est câblé sur un outil
qui s'appelle Mumble,
qui est un outil pour faire de la voix
qu'est utilisée souvent par les joueurs de jeux vidéo,
qui nous permet de parler tous ensemble,
sans se couper.
Et sans que le son soit un peu bizarre.
Donc c'est dédié pour le son.
Et on le laisse ouvert, en fait,
on se met dans des...
dans des salles sur cette...
sur ce logiciel et quelqu'un peut nous interrompre.
On met un push to talk et...
et bonjour Intel, est-ce que...
je suis là et oui, je suis là.
J'ai un problème sur...
sur telle partie du code.
Est-ce qu'on peut travailler ensemble?
Et voilà, c'est comme ça que démarrent souvent les...
les interruptions.
Discussions. D'accord.
Et on utilise les chats de IRC.
Pas mal, un peu de Slack,
mais très peu, on a un peu...
la date, ça reste...
une grosse entreprise...
où il y a pas mal de...
de barbus, donc IRC,
et encore très populaire.
Même si j'aime beaucoup IRC, c'est pas...
Et voilà, à peu près les outils qu'on utilise.
Bah écoute, Guillaume, merci...
merci, je te propose que ce soit le mot de la fin.
Si les auditeurs ont envie d'en savoir un petit peu plus
sur ton travail et ce que tu fais,
ils peuvent venir où?
Ils peuvent aller voir mon GitHub.
GitHub.com, Guillaume Vincent, tout d'aché.
Ok, ça marche.
Merci. Merci d'être venu.
Et c'est en pris, merci à ton avis.
Quand à toi, chère auditeur,
j'espère que tu as apprécié ce podcast
et je t'invite à rejoindre la communauté des artisans-développeurs
sur artisandedéveloppeurs.fr.
Rejoins nos vites.
Je te dis à demain.
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80 - beta.gouv Avec Laurent Bossavit