Victorine Brocher, héroïne de la Commune

Durée: 17m6s

Date de sortie: 06/07/2021

durée : 00:17:06 - Les Odyssées - En 1871, Paris ressemble à une cocotte-minute, le peuple a faim, il a froid, le travail manque, le peuple est à bout. Alors quand la France perd la Guerre contre la Prusse, les Parisiens prennent les armes, ils font la révolution. Victorine Brocher est l’une d’entre eux, son espoir construire un monde plus juste !

En 1871, Paris ressemble à une cocotte minute.
Oh, bien sûr, j'exagère.
Le ville ne fait pas pchit pchit quand le rotier est bien cuit.
Non, mais disons qu'il y a de la révolte dans l'air.
Depuis des années, le travail et le pain manquent.
Faute de mieux, les pauvres vivent tant assez les uns sur les autres
dans de minuscules appartements au porte de la ville.
Parfois, ils ne mangent rien pendant plusieurs jours.
Alors quoi ? C'est tout ce que la vie aurait à leur offrir ?
La faim, le froid, les pleurs et la misère ?
En 1871, la France perd la guerre contre les Prussiens et leurs alliés.
Qui sont-ils ? Eh bien, ce sont nos voisins.
Plus tard, ensemble, ils deviendront l'Allemagne.
Mais bref, là n'est pas la question.
C'est la catastrophe, la République française a capitulé !
Pour le peuple de Paris, trop, c'est trop.
Ils décident de prendre les armes.
Pendant deux mois, ces hommes et ces femmes vont se battre et tenter l'impossible.
Renverser l'ordre et inventer un nouveau monde, avec des règles plus justes, plus égalitaires.
C'était l'endu peuple, cette formidable tentative porte un nom ?
On l'appelle...
La Commune !
Tout au long de cette folle aventure, nous suivrons un guide extraordinaire.
Victorine, prochain !
Un trépide, vive, courageuse, comme les chats, elle a plusieurs vies.
Non pas une, non pas deux, mais trois fois elle échappera à la mort !
Superbien !
Et tu prêtes ? Et tu prêtes ?
Si ça la misère, oui à la joie, oui au bonheur !
Ensemble, nous allons tenter de faire la Révolution !
Qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il vente, Victorine marche vite, le regarde droit, elle garde les yeux ouverts.
Pourtant, le monde autour d'elle n'est pas si beau à voir.
Notre héroïne habite le nord-est de Paris, les habitants de son quartier en la vie durent, les femmes en particulier.
12 à 14 heures par jour, elle trine dans des ateliers, comme des forcenés.
Dans ses hangars, où la lumière du jour ne pénètre jamais, le bruit des machines est infernal !
Il faut aller vite, toujours plus vite !
Elle se crève la santé, et pourquoi ?
Trois petits pièces à se glisser dans la poche, même pas de quoi nourrir leur famille.
Ces femmes sont des ouvriers.
Parier d'une drôle de ville, pense Victorine.
Ici, le pain manque.
Là-bas, dans les beaux quartiers, ils se régale de délicieux rôties.
Le luxe et la misère, voilà ce qu'on trouve dans la capitale.
C'est injuste, révoltant.
Mais qui dit que ça ne change jamais ?
Bravo ! Tu vois, ça c'est Victorine !
Elle porte en elle la puissance et l'espoir !
Comme ses ouvrières, notre héroïne travaille dure, jusqu'à l'épuisement.
Il faut dire qu'elle n'a pas vraiment le choix.
Son fils est malade, et elle doit le sauver.
Les médicaments, les visites chez le médecin, tout ça coûte extrêmement cher.
Qu'importe, elle se démène.
Son fils, c'est sa joie, son bonheur.
Le dimanche, elle passe des heures à l'observer sous la fenêtre.
Lorsque le soleil caresse le sommet de son crâne,
ça lui fait comme une couronne d'or !
Elle le regarde et elle pense...
Comme les gens riches, tu feras des études.
Tu deviendras médecin ou avocat.
Et lorsque tu auras réussi, tu aideras les pauvres, le peuple, les gens comme nous.
Oui, Vectorina de grand projet pour son fils.
Elle vivante, jamais il ne travaillera, ni sur les chantiers, ni dans les rues à vendre les journaux.
Jamais il ne sera comme les petits enfants qu'on voit épuiser le regard triste.
Ils ont quoi ? Ça t'en a peine ? Et déjà, ils se tuent à la tâche.
Non, son fils ira à l'école, il sera instruit, il n'aura pas le ventrecreux.
Un soir, le petit a un accès de fièvre. C'est grave.
Vectorina doit acheter un médicament de toute urgence.
Mais...
Catastrophe ! Son porte-monnaie est vide !
Et dans le placard sous le linge !
Rien ! Plus un billet, plus une sainte pièce.
Que faire ?
Elle passe et repasse devant la pharmacie, la boule ventre.
Enfin, comme une tornade, comme un feu ardent qui éclaire les nuits les plus sombres.
Elle entre.
Mon fils est malade.
Sans médicament, il ne passera pas la nuit.
Je n'ai rien pour payer, mais je vous rembourserai dès que je pourrai.
Vectorina ne se supplie pas.
Alors ça, non, c'est hors de question !
Elle demande.
Le pharmacien, tout à la fois ému et impressionné par sa détermination, donne le médicament.
Il y a donc des gens bons dans ce monde.
Pense notre héroïne en rentrant chez elle.
Des gens bons ? Vectorine ?
Ou bien... des saucissants ?
Oh, pardon, cette blague est vraiment trop nulle.
Et puis, franchement, oh, mais il faut que j'arrête avec les saucissons.
Pour son fils, Vectorine soit un monde meilleur.
Depuis quelque temps, elle assiste à des réunions politiques.
Comme elle, beaucoup cherchent à améliorer la vie des ouvriers.
Et même plus, ils veulent changer la société !
Toutes les semaines, ils se retrouvent dans des cafés ou des salles de théâtre,
et des heures durant, les idées fuses, les discussions sont enflammées !
Vectorine écoute, les yeux pleins de passion, elle s'en grandit en elle,
des forces pour aider les autres.
On peut toujours faire quelque chose pour réduire la misère.
Pas besoin d'avoir les poches pleines de billets.
Il faut se serrer les coudes, se débrouiller.
Ensemble, nous pourrons faire des merveilles.
Vectorine est une femme de volonté, elle agit.
Près de la porte de la chapelle, elle ouvre une poulangerie coopérative.
Chez elle, on peut faire ses courses et payer plus tard si le porte-monnaie est vide.
Comme ça, oui, personne ne crève de faim !
Le 28 janvier 1868, son fils meurt.
Dévoré par le chagrin, elle reste pourtant debout.
Il y a tant de souffrances autour de moi.
Ma pitoyée sur mon sort, ce serait de l'égoïsme.
Pétard, j'aimerais tellement te dire que ça va aller mieux pour elle.
Hélas, il n'en est rien.
Le 19 juillet 1870, la France déclare la guerre à la Prusse.
Tu te souviens ? C'est sa voisine.
Deux mois plus tard, les soldats ennemis ont réussi à atteindre Paris.
Vite, on ferme les portes de la ville.
Pour rien entre une inusor, la capitale est en état de siège.
Combien de temps, la population est en état de siège ?


Non, pas tel pouvoir résister.
Le combat fait rage. Les morts et les blessés sont nombreux.
Pour victorien, impossible de rester les bras croisés.
D'une façon ou d'une autre, je veux être utile à mon pays. Je veux aider.
Ni une, ni deux, elle devient ambulancière.
Attention, chaud de vent, on arrive !
Du matin au soir, elle se démène pour évacuer les blessés.
Poussez-vous !
Déjà, l'hiver est là.
Dans les quartiers pauvres, les épiceries sont vides.
La misère augmente, deux jours en jour.
Les enfants marchent pieds nus dans la neige,
on mange des soubes de paille, mélangées à du papier.
Et dans les quartiers riches, alors, comment ça se passe ?
Eh bien, il paraît que certains pays sont en état de vie.
Et alors, se pleignent de ne plus pouvoir se régaler d'huître.
Quel infamie !
C'est ce qu'elle a fait, victorien Hordel.
Pendant que nos soldats se battent le ventre creux,
pendant que nos enfants grolottent dans le froid,
maudis soient ceux qui ont inventé la guerre.
Tu sens la colère, comme elle grandit, comme elle gronde !
Les privations sont terribles.
Le froid, assassin.
Paris ne pourra plus tenir bien longtemps.
Les Prussiens sont désormais si proches
que les tirs de canons attaignent la population à l'intérieur de la ville.
Reudereine, victorien, manque de se prendre un morceau d'obus de la poitrine.
Notre héroïne vient de frôler la mort pour la première fois.
Le 28 janvier 1871, la France capitule.
La République signe la fête.
Pour les Parisiens, la défaite est insupportable.
Victorine, comme beaucoup, pleure de rage.
Après tout ce que nous avons enduré,
la République dépose les armes devant l'ennemi,
alors qu'on pourrait encore résister ?
A plusieurs reprises, le peuple sort dans la rue pour montrer sa colère.
On lui tire dessus.
Les Parisiens sont à bout.
Le chef du gouvernement s'appelle Adolf Tiers.
Il veut mater les rebelles.
Et puis surtout, il a peur
si le peuple se soulève.
Qui sait jusqu'où il pourra aller, jusqu'à la révolution ?
Adolf Tiers donne l'ordre de récupérer les canons de la ville.
La République veut désarmer Paris,
alors que Paris a défendu la République
avec tant de courage.
Et puis quoi encore ?
Pour les Parisiens, c'est un choc.
Le 18 mars 1871, le peuple ne contient plus sa colère.
Cette fois, il prend les armes.
Partout, on élève des barricades.
On se prépare au combat.
10 jours plus tard, place de l'hôtel de ville,
les Parisiens proclament au nom du peuple
un pouvoir parallèle qu'ils appellent la commune.
Victorino, tu penses bien ? Aide la partie !
Face à la révolte des communards,
Tiers prend ses jambes à son cou.
Et le rejoint les députés, qui se sont réfugiés.
Oula, depuis belle lurette, à Versailles.
Pour cette raison, nous les appellerons désormais les Frussards.
Mais non, je plaisante, les Versaillais !
Au sein du pays, deux clans s'opposent.
C'est la guerre civile.
Qui des Versaillais ou des communards
va finir par remporter la partie ?
Entre l'eau, je crains le pire.
Les fusils, pétards, n'ont pas fini de tirer.
Mais allez, on les coeur, nous n'y sommes pas encore.
Pour l'heure, les communards célèbrent leur victoire.
Quelle fête !
On a jamais vu ça.
Les cœurs sont pleins de joie, les gens s'embrassent, ils dansent.
Victorine n'en croit pas ses yeux.
Ça y est, après tant de souffrances, place au peuple.
Pariez-ta nous !
Vive la commune !
Et ça, tu sais ce que ça veut dire ?
Pour les plus pauvres, la vie va enfin changer.
Fini la misère !
Très vite, de nouvelles règles sont décidées.
École gratuite et obligatoire pour tous.
Réduction du temps de travail.
Séparation de l'Église et de l'État.
Oh, pétards, mais tout ça, c'est merveilleux !
Hélas, pendant ce temps, les Versaillais préparent la riposte.
Adolfetiers veulent récupérer Paris.
Le 2 avril 1871, ils lancent leur premier attaque, à l'Ouest de la capitale.
Près pas surprise, les communards ont du mal à contenir les Versaillais,
qui, petit à petit, gagnent du terrain.
Au combat, Victorine évite un oblut de très près.
Elle s'évanouait.
C'est la deuxième fois qu'elle manque de mourir.
Les communards se battent comme des tigres, mais les Versaillais continuent leur progression.
Le 21 mai 1871, ils entrent dans Paris.
Les quartiers de la ville tombent, les uns après les autres.
Victorine continue de se battre avec ses camarades.
Près de la Bastille, une balle à frôles de très près !
Pour la 3ème fois, elle échappe à la mort !
Dans le camp des communards, on ne compte plus les morts.
Paris trempe dans le sang.
C'est bientôt la fin.
Pange, Victorine.
Mais allez, pas encore !
Elle regarde autour d'elle. Il y a tant de blessés.
Vite ! Elle entre dans une pharmacie, dans l'espoir d'en secourir quelques-uns.
Il faut vous sauver, madame.
Lui glisse alors un ange gardien.
Si les Versaillais vous attrapent, vous êtes cuite !
Vite ! On lui prête un chapeau, un pantalon.
Elle se coupe les cheveux.
Déguisé en enfant, elle tente de sauver sa peau.
Elle se fouffile dans les rues, elle se cache.
Elle attend.
Le 28 mai 1871,
les dernières barricades tombent.
Les Versaillais ont repris la capitale.
C'est la fin de la commune.
Elle aura duré.
72 jours.
Et Victorine alors ?
Eh bien, elle a réussi à s'échapper, je te rassure !
Quelques mois plus tard, elle arrive en Suisse où elle refait sa vie.
Jamais elle n'oblira les communards, ici deux mois durant lesquels,
avec beaucoup de courage, le peuple s'est soulevé.
Il y ağini pour renforcer les близons entre lecamp et l'France.
La victoire directeункtere de François Am overwhelme.

Parmi les communards, il y avait aussi des artistes comme le grand peintre français Gustave Courbet.
Gustave s'est engagé coréame dans la commune. Bravo Gustave !
Hip hip hip ! Gustave Hurin !

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