Travailler pour des clients étrangers avec Pierre Urban

Durée: 9m57s

Date de sortie: 16/04/2019

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Bienvenue sur le podcast Artisan Developer,
l'émission qui combine technique et agilité pour partager la passion du code.
Aujourd'hui je suis avec Pierre Urbain, Pierre bonjour.
Bonjour.
Tu veux que je le fasse ?
Allô ?
Oui, bonjour.
Ce qui m'intéressait dans le fait de te faire emmenir sur le podcast,
c'était ton expérience d'abord pour commencer avec des clients internationaux,
mais avant ça, vu que c'est la première fois que tu passes sur le podcast,
est-ce que tu peux te présenter en une minute ?
Oui bien sûr.
Alors, moi c'est Pierre Urbain, je suis principalement, historiquement,
un développeur full stack.
Et puis ensuite, j'ai transitionné vers tout ce qui était product management.
Et maintenant, je suis principalement consultant pour tout ce qui est produit en fait.
Ok, et tu me disais que notamment quand tu étais dev,
tu avais pu travailler avec des clients internationaux et c'est ça,
ça m'intéressait vachement parce que je trouve que on tire pas forcément
à ses profits du fait qu'on soit sur un marché international.
Et que ce soit super facile, enfin facile,
facile de communiquer, de travailler à distance.
Après, je pense qu'il y a d'autres barrières et c'est ça qui m'intéresse de voir avec toi.
Déjà, c'était quel type de client avec lequel tu travailles un international ?
C'était principalement des startups.
Alors après, il y en avait qui étaient avec des Vici et il y en avait qui étaient juste bout de strap-aid.
Ah, déjà, ça fait quelle différence pour toi dans le...
Pour moi, ceux qui sont avec des Vici sont plus dans un mode politique.
Et donc, dans les différents leviers que tu vas pouvoir avoir et utiliser,
ça ne va pas être les mêmes que quand en fait c'est bout de strap-aid.
Parce que quand c'est bout de strap-aid, en fait, le business est beaucoup plus orienté
sur des KPI qui sont pragmatiques, on va dire, ou en tout cas raisonnables.
Et quand c'est Vici, des fois, tu ne comprends pas trop les décisions,
tu as une décision qui est, tiens, on ne va pas faire de Ionic par exemple.
Ah, bon, d'accord, pourquoi ? Parce qu'on veut du natif.
Mais d'accord, mais c'est quoi l'avantage du coup ? Pourquoi est-ce qu'on fait face à ça ?
Et là, pas de réponse. Donc en général, c'est très politisé en fait quand tu pars sur du Vici.
Tu veux dire même au niveau des décisions techniques, c'est ça ?
Oui, oui, bien sûr. Technique, puis après, c'est encore plus aberrant sur tout ce qui est user experience.
Hum, intéressant. Et du coup, comment tu l'es trouvé ces clients ? C'est quoi, les canaux ?
Comment tu es rentré en contact avec eux ?
Il y a une partie qui venait de mon réseau, et donc ça, c'est principalement du bouche à oreilles en fait.
Et une autre partie, je dirais la moitié, qui venait de...
Alors moi, je faisais partie à l'époque d'un réseau qui s'appelle TopTal.
Donc TopTal, c'est comme Malt en France, ou comme Upwork, mais en version Helitiste.
Ou en gros, t'as que 3% des profils qui essaient de rentrer dans TopTal qui survivent.
Et donc du coup, ils se mettent vraiment en mode, nous, on match le meilleur freelance au monde,
qui travaille en remote avec les meilleurs clients au monde.
Cool. Et ton expérience, tu trouves que la promesse est tenue, ou il y a un peu de bullshit là derrière ?
Alors, c'était il y a combien de temps ?
Il y a 4 ans ou 5 ans, je sais plus.
Je pense que c'était il y a 5 ans.
Et donc du coup, ça a dû beaucoup changer depuis, parce qu'à l'époque, ils faisaient que les développeurs,
et maintenant je crois qu'ils font les product managers, les project managers, les designers,
je crois même qu'ils font la finance.
Donc, il y a de quoi faire.
Tu réponds pas la question, mais c'est pas grave.
Ce que je veux dire par ça, c'est qu'en fait, il y a des personnes, ça a déjà s'est évolué.
Donc de ce que c'était à l'époque, et de ce que c'est maintenant, c'est compliqué de dire.
Parce que de ce que c'est maintenant, ça ressemble plus du tout à ce que c'était à l'époque.
Et par rapport à ta question à l'époque, bah oui, en tout cas, c'était le cas.
C'est-à-dire que tu pouvais effectivement travailler avec les meilleurs sociétés du monde,
et les personnes avec qui moi, je travaillais à l'époque étaient très douées.
Ok. Et du coup, j'imagine que tu communiquais en anglais avec eux ?
Ah oui, oui, c'est que de l'anglais.
Et à quel point est-ce que tu étais à l'aise avec cette langue ?
Est-ce que c'était une barrière ? C'était un frein ?
Comment tu as fait pour te mettre au niveau ?
Ah non, en fait, je suis bilingue.
Donc du coup, ça n'a jamais été un frein à l'anglais, parce que c'est une langue que je maîtrise complètement.
Alors évidemment, il y a des mots que je ne connais pas, tu vois,
même en français, tu vois, il y a des mots que je ne connais pas.
Mais c'est clair que ça n'a jamais été un frein pour moi, parce que j'ai toujours été à l'aise.
Tu vois, une discussion qu'on a actuellement, je pourrais l'avoir en anglais sans aucun problème.
Comment tu as appris à l'école, tes parents ? T'as un déparent qui est anglophone ?
Non, c'est principalement...
Moi, j'ai fait le truc classique à l'école qui est LV1 anglais, classique,
enfin je veux dire, il y en a qui font allemand, mais moi j'ai fait anglais.
Mais je ne pense pas que ce soit ça qui m'est grandement changé d'un,
je pense que c'est plutôt le fait d'être vraiment en mode passionné par tout ce qui est tech
et de vraiment lire et consommer énormément d'informations en anglais, en fait.
C'est un coup d'un moment, cette forme.
Et puis après, c'est juste une rigueur, par exemple, moi j'ai fait Epitech.
Et à Epitech, on apprend que l'anglais est essentiel.
Et moi je suis promo 2011, donc c'est plus le Epitech que je dis à maintenant.
Une fois, ça a changé depuis que je fais mon vieux papy.
Mais en tout cas à l'époque, on avait ce qu'on appelle des suzis.
Les suzis, c'est en fait, tu dois être avec un natif qui est anglophone
et qui parle avec toi autour de sujets de conversation.
Et puis après, tu as le toïque que tu dois passer et puis tout est en anglais.
Donc vraiment, tu es baigné là-dedans et moi, du coup, j'avais tout configuré.
Par exemple, j'ai configuré mon système en anglais, mon téléphone en anglais,
je regarde des séries en anglais, je vais voir les films en anglais,
je vais voir en sous-titré anglais, tout est anglais.
Ok, c'est cool. Merci pour partager sur le tour d'expérience.
Et si tu devais noter quelques éléments principaux, est-ce que tu as vu des différences ?
Est-ce que tu as constaté des différences entre des clients français
et des clients nord-américains ou des clients d'autres typologies ?
C'est quoi les différences principales que tu as pu constater ?
La plus grosse différence, c'est pour ceux qui sont bootstrapped et donc pas ceux qui sont vici-backed
parce que ceux qui sont avec des vici, en fait, c'est pas tellement leur argent
et encore une fois, c'est très politisé, c'est particulier.
Donc que ce soit en France ou à l'étranger, c'est un peu le même délire, je trouve.
Même s'il y a évidemment des différences.
Mais pour moi, les différences plus flagrantes, elles se trouvent surtout chez ceux qui sont bootstrapped,
c'est-à-dire qu'en France, un entrepreneur bootstrapped, il a moins de moyens
et donc, du coup, il est plus réservé sur sa façon de dépenser ses sous.
Et le seul entrepreneur que j'ai trouvé en France qui était un client
qui avait les mêmes dynamismes, les mêmes réflexes que les Américains,
c'était vraiment une exception parce qu'il avait passé tout son temps à l'international
et il était français, mais ça faisait longtemps qu'il n'était pas resté en France.
Ce que tu dis, c'est que l'entrepreneur qui s'auto-finance à l'international,
et notamment l'Amérique du Nord, il aura plus de moyens à mettre sur la table
qu'un entrepreneur français, c'est ça ?
C'est ça et donc, du coup, en fait, il est beaucoup plus à l'aise à dépenser.
Par exemple, moi, ce que je faisais, c'est que j'en caissais avant de faire la prestation.
Donc, du coup, ça, c'est un truc que quand tu essaies de faire en France, en général, ça ne passe pas.
Ça ne passe pas bien, c'est mal compris.
Ce qui est une aberration parce que quand tu regardes à côté, par exemple, dans la construction,
tu as toujours un avoir ou un apport, tu vois, c'est quand même quelque chose dans les autres disciplines
où c'est normal. Par exemple, l'éducation, c'est pareil.
Quand tu fais une école, en général, tu payes avant.
Une formation, tu payes avant, c'est clair.
Donc, c'est assez étonnant, mais voilà, c'est des réflexes français.
Et puis, c'est encore une fois, je pense, lié au moyen.
C'est-à-dire qu'un Américain, en général, quand il se bootstrap,
il a peut-être 500 000 sur la table.
C'est sûr que c'est pas pareil qu'un Français qui se lance avec 50 000.
Oui, encore quand ils ont 50 000, c'est déjà pas mal.
Tu fais déjà pas mal de choses avec 50 000.
Là, où c'est plus gênant, c'est quand je vois des clients qui veulent concurrencer Google
avec un budget bootstrap de quelques milliers d'euros.
Il va falloir appeler tes copains de la BPI ou de tout comme ça parce que ça va pas suffire.
Faire du love money.
Yes.
Bah écoute, je te remercie, je te propose que ce soit le mot de la fin.
Si les gens, les auditeurs veulent en savoir plus sur ce que tu fais, ils peuvent venir où ?
Ils peuvent venir sur LinkedIn, sur Pierre-Urban et sur Facebook, Pierre-Urban aussi.
Génial, je te remercie.
Merci d'être venu.
Merci, Boudard.
Quant à toi, chers auditeurs, j'espère que tu as apprécié ce podcast
et que j'ai été envie de te rejoindre dans la communauté des artisans-développeurs
sur artisand-developpeur.fr.
A demain.

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