#20 — L'écho des alpages, avec Marc Namblard

Durée: 40m53s

Date de sortie: 03/07/2019

Début septembre, dans les hauteurs du Mercantour, l’audio-naturaliste Marc Namblard gravit le dénivelé qui le sépare d’une petite cabane.

Sous le soleil encore vif de l’été, il y rejoint un ami perdu de vue depuis plusieurs années, désormais devenu berger.

Intrigué par cette nouvelle vie, Marc a emporté ses micros dans son grand sac à dos, pour observer ses habitudes et enregistrer l’écho des alpages.

Les Baladeurs est une émission Les Others.

Cet épisode est signé Camille Juzeau, avec une composition musicale de Alice-Anne Brassac et un mixage de Laurie Galligani.

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Les baladeurs, une série audio, les hausseurs.
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Prêts pour le départ ? Prêts ? C'est parti.
En pleine nature, souviens-toi la dernière fois que vous avez vu le film.
Le brissement léger du vent, le chant d'un oiseau dans les branchages, le crispement des pas d'un petit mammifère,
le bourdonnement d'un insecte en pollinisation ou encore découlement tranquille d'une source.
Ces bruits qui bercent le somme de l'heure allongé dans l'air de paisible, dans une semi-conscience.
La biodiversité se compte aussi par les sons qu'elle produit.
Or les éco-acousticiens constatent un silence de plus en plus marqué de la faune.
Un tiers des oiseaux de France se sont tus.
Marc Namblar, audio-naturaliste, pose ses micros un peu partout dans le monde pour capter les champs de la nature.
Le bruit léger d'un seul animal ou le concert d'un troupeau.
Alors ses enregistrements sont des témoignages, sans prétention, des paysages sonores qui nous entourent et sa pauvrice.
Captivés par l'expérience d'un ami qui est devenu berger, il le rejoint dans un alpage du mercantot.
Et avoir de parole, il l'écoute, s'occuper des bêtes au jour le jour.
Mes premiers souvenirs d'enregistrement remontent vraiment loin.
Je ne sais pas quel âge j'avais exactement, peut-être 7 à 8 ans.
C'était les enregistrements que réalisait mon père, parce que mon père faisait de la prise de son de famille.
Il gardait comme ça, il collectait des ambiances de famille.
Surtout pendant les vacances, quand on partait un mois complet dans les sevens.
C'est surtout là qu'il faisait tourner son magnétophone.
Donc, mes premiers souvenirs, c'est ça, c'est les enregistrements de mon père qu'il nous faisait écouter de temps en temps.
Moi, j'ai commencé à enregistrer un peu plus tard.
Je devais avoir 10 ans, peut-être.
Je me vois avec un petit enregistreur à cassette, un baladeur, qui avait une fonction enregistrement,
ce qui n'était pas le cas de tous les baladeurs de l'époque.
Et j'enregistrais pendant les vacances, je m'apportais avec moi quand on partait en randonnée, en famille.
Et puis j'enregistrais les bruits que j'entendais au bourde du chemin, ou sur le chemin.
Les bruits de pas dans les pierres, par exemple.
Le son de l'orage au loin, du tonnerre.
Ce paysage, c'est vraiment des sons d'été qui me viennent à l'esprit.
Donc, principalement, les sons produits par les insectes.
Et je pense notamment à un insecte qu'on entendait très souvent et qui m'a toujours fasciné.
Au niveau du son, c'est un gros criquet, qui s'appelle le criquet bariolé,
qui est présent en moyenne montagne, dans pas mal de massifs, en France, pas uniquement dans les sevens.
Mais dans les sevens, il y a des lieux où il y a vraiment une grosse concentration.
Et il a un champ tout à fait étonnant qui m'évoque, moi, le son que fait un jouet mécanique,
que l'on remonte, le bruit du ressort lorsqu'on remonte le moteur, avec la détente du moteur.
Donc, c'est vraiment ce son-là qui, tout de suite, me vient à l'esprit quand je porte ce seven.
Et puis évidemment, c'est le son des troupeaux aussi, des clarines,
parce que les moutons déclochent bien particulière, avec une résonance bien particulière,
et avec l'orage jamais très loin.
J'avais déjà ces journées dans le mercantour, ça devait être début des années 2000, il me semble.
C'est une région qui m'attire, parce que j'aime la montagne, j'aime la haute montagne,
mais j'aime aussi le soleil.
On s'est fait en 2011, il me semble.
Du côté de J.A.L.O.R.G., alors c'est le nom du jour,
c'est dans le parc national du mercantour.
J'ai un ami que j'avais rencontré plusieurs années auparavant,
avec qui je vais travailler.
Au sein d'une association d'éducation populaire, on était tous les deux animateurs,
sur des classes, des classes de découverte dans les Vosges.
Et cet ami-là, donc je l'ai un petit peu perdu de vue,
en fait, il a un peu changé de vie, il est devenu berger.
Je ne sais plus si c'est lui qui me l'a proposé,
ou si c'est moi qui lui ai suggéré,
mais je l'ai rejoint dans son cabanon d'alpages,
pendant quelques jours, peut-être 7-8 jours,
pour partager un petit peu son quotidien,
pour voir un peu comment il travaillait,
pour capter des sons aussi dans l'alpage.
Et j'en garde vraiment un très beau souvenir de ce petit séjour.
Je me semble que j'avais pris deux enregistreurs,
parce que j'aime bien faire des enregistrements en parallèle,
avoir plusieurs enregistrements qui tournent en même temps,
ça j'aime beaucoup faire ça.
Ça me permet de faire ensuite des montages,
de traverser un peu l'espace.
Donc j'avais deux enregistreurs,
deux Naga numériques,
et Ares BB+, que j'ai toujours d'ailleurs,
parce que c'est des enregistreurs stéréo qui sont très robustes,
et pour mon activité,
j'ai besoin d'enregistreurs robustes,
qui supportent les conditions du terrain un peu extrêmes.
Et je devais avoir deux couples stéréo,
des micro-sénisers,
qui me suivent depuis mal d'années maintenant,
des batteries,
des batteries qui me permettent de prolonger
l'autonomie de mes enregistreurs,
des grosses batteries en plomb à l'époque,
maintenant c'est des batteries lions,
mais c'est de les batteries en plomb à ce moment-là encore,
très lourdes, au fond du sac à dos,
et puis très pieds,
je devais avoir un ou deux très pieds,
une perche.
Donc rien que ça,
ça fait un petit peu de poids,
un peu de volume dans le sac à dos,
et puis après, la nourriture pour 7-8 jours,
le duvet, les affaires de toilette,
les affaires pour changer, fin bon.
Heureusement, je n'avais pas une longue marche à faire
depuis la voiture jusqu'à l'alpage,
il devait y avoir peut-être 5 km,
5-6 km, c'est pas accessif,
mais il y avait du dénivelé quand même,
un petit peu de dénivelé.
Je me souviens avoir pas mal de transpire dans la montée,
mais bon, j'étais content d'être arrivé au chalet,
où il y a un petit message qui m'accueillait sur la porte.
Puis il était en alpage,
quand je suis arrivé, j'ai dû arriver en milieu d'après-midi.
Il y a un petit billet en attention pour me dire
de rentrer dans le chalet,
de faire comme chez moi, de m'installer,
et puis de l'attendre tranquillement.
C'est vraiment un petit chalet,
une maison de berger au milieu d'un alpage très nu,
il devait être peut-être autour de 2000 mètres,
très minéral,
beaucoup de pierres, de la végétation rase.
On était en début septembre, je pense.
J'aime beaucoup ce genre d'ambiance,
autant j'adore la forêt,
c'est un milieu qui me fascine depuis l'enfance,
mais j'aime aussi les paysages nus,
comme on peut trouver en altitude,
ou dans certaines régions du nord de l'Europe, par exemple.
C'était vraiment un tout petit chalet,
avec un espace de vie au rez-de-chaussée.
Il fallait monter deux, trois marches pour y accéder.
On est arrivé dans un espace de vie, comme ça,
avec son lit, sa table pour manger,
ses réserves de nourriture,
son chien, c'est chien,
je crois qu'il en faisait rentrer un ou deux,
avec les autres dormis dehors.
Et puis moi, je m'étais installé à l'étage,
il y avait une sorte de mécanine
accessible par une échelle de menis.
C'est la taille d'une chambre, en fin de compte.
Quand j'ai vu Jérôme,
quand on s'est retrouvés, en fait, j'ai eu du mal à le reconnaître.
Il avait complètement changé par rapport
à l'image que j'avais en tête lorsque je l'avais quittée,
quelques années auparavant, à l'évouge.
Il avait à l'époque vraiment un visage
de... pas d'adolescent, mais vraiment de très jeune homme,
avec des dreads, des chelons, tracés,
en salopettes.
Et puis là, j'ai trouvé, j'avais l'impression
qu'il avait peut-être 15 ans de plus,
et je fais le coupé avec un béret, la barbe,
des très bien marqués,
comme beaucoup de gens qui vivaient au montagne.
J'ai vraiment eu un choc,
mais j'ai été très surpris de le voir comme ça.
J'ai mis un temps avant de reconnaître.
J'ai reconnu ses yeux.
Si j'avais pas oublié les crotettes des pâtous,
j'ai vécu l'armi.
Vous avez pas les crotettes du petit goût à Chikorajapam.
Voilà, puis ça vous voit bien sûr,
parce que ça vous a n'avait pas changé.
On a une belle journée.
Les premiers moments qu'on a passé ensemble
étaient assez silencieux, finalement.
On ne parlait pas beaucoup.
On avait été contents de se retrouver,
je pense qu'il était vraiment content que je sois là.
Ça lui faisait un peu de compagnie,
parce qu'il arrivait en mois de juin,
début juin, et il repartait en octobre.
Il restait 4 mois, je crois,
quelque chose comme ça, dans son alpage,
sans voir grand monde finalement.
J'étais vraiment dans l'observation.
Beaucoup, quand je suis arrivé,
je l'ai observé travailler,
parce que lorsqu'il est rentré,
on s'est salué, mais il s'est occupé de son troupeau.
Puis on a passé la soirée ensemble,
on a mangé, on a discuté,
on a dû évoquer certainement des souvenirs.
Et puis j'ai dû lui poser certainement
pas mal de questions sur sa vie à l'alpage,
parce que ça m'intéresse beaucoup.
La conversation a dû tourner
à un moment donné autour du loup,
parce que c'est un animal qui me fascine depuis longtemps,
et je rêve de pouvoir l'observer
dans son milieu naturel,
et je l'ai entendu une ou deux fois.
Le loup, lui, il le connaît bien.
Comme beaucoup de bergers, là-bas,
il a subi pas mal d'attaques.
C'était fluctuant en fonction des années.
Certaines années, il avait beaucoup d'attaques.
D'autres années moins.
On sent bien que la présence du loup est un problème.
Mais ce que j'aime chez Jérôme,
c'est que autant ça lui posait problème,
c'est loup, autant il cherchait des façons
de pouvoir prémunir son troupeau.
Il était à la recherche de solutions.
Avec le peu de marges de manœuvres qu'on lui offrait,
parce que, étant donné que son troupeau était dans un parc national,
il pouvait pas faire ce qu'il voulait, n'importe quoi.

Je crois qu'on s'est couché assez tard.
J'ai dû être réveillé par son réveil.
J'ai encore son réveil en tête.
Parce que je crois que je l'ai enregistré.
J'ai dû l'entendre dans un enregistrement.
Lui se lève très tôt, évidemment, pour s'occuper de son troupeau.
Alors, il commence par les soins.
Son troupeau est parqué près du baccabane, un petit peu dessus.
J'ai dû melever après lui, parce que je devais être un peu fatigué.
Donc, je les rejoins au moment où il soignait ses troupeaux.
Mais je devais déjà avoir mes micros, parce que je voulais pas perdre grand-chose.
Je savais que je ne restais pas très longtemps.
Je ne savais pas trop quel météo on allait avoir aussi.
Je n'ai pas perdu de temps.
J'ai rapidement branché les micros.
Je suis allé enregistrer le moment où ils soignaient les animaux.
Pour le premier jour, je l'ai laissé.
On ne s'est pas suivi sur la journée.
Il a dû partir seul avec son troupeau.
Et j'ai dû pournoyer un petit peu dans l'alpage pour faire des enregistrements.
Donc, je souviens d'avoir tourné pas mal dans l'alpage pour enregistrer les marmottes, par exemple.
L'ambiance de l'alpage me faisait penser à d'autres ambiances que j'avais rencontrées dans les Alpes du Sud,
dans le Mercantour ou dans le Keras, une région voisine que je ferai contregulièrement.
J'ai été embêté par la présence des avions, parce que malheureusement le Mercantour est un massif très survolé.
Je me souviens avoir passé pas mal de temps durant ces 7 jours à regarder le ciel.
J'en garde un souvenir un peu douloureux.
D'ailleurs, je crois que ma nuque...
Parce qu'en regardant le ciel, on peut anticiper, on peut voir les avions arriver de loin.
L'avion arrivait dans mon champ visuel.
J'arrivais à estimer, j'avais une minute ou une minute trente devant moi pour enregistrer avant que le bruit devienne perceptible.
Donc, je passais pas mal de temps à observer le ciel, comme je le fais régulièrement d'ailleurs,
quelque soit l'endroit où je me trouve, pour baisser l'arrivée des avions.
Et entre les bruits d'avions, voilà, j'ai collecté ce que j'ai arrivé à collecter,
notamment les laissons d'insectes, notamment ce criquet de Sibérie.
J'avais vraiment l'idée de faire des beaux orges souvent d'un tout petit criquet, qui vient d'attitude au-dessus de 2000 mètres,
on l'appelle aussi le criquet paupay, et j'adore son champ.
Il a un champ très pétillant, très joli.
Ça m'évoque tout de suite le soleil.
Je sais pas pourquoi, quand je pense au soleil, je pense à ce champ de criquet paupay.
J'avais pas réussi à l'enregistrer correctement avant, alors que c'est une espèce qui est relativement commune dans les alpaches.
Là, je l'ai enregistré dans des bonnes conditions, et notamment son champ ralentide, en fin de journée, son champ de cours également.
Son champ évolue en fonction de la température, comme beaucoup de criquets d'ailleurs, comme beaucoup d'orthopterre, de criquets de sotrêles.
Donc quand il fait très chaud, le champ est rapide, et puis, à l'un des nuages, il passe devant le soleil,
le champ ralentit, puis finit souvent par s'arrêter, et puis ça reprend une fois que le soleil revient.
Et en fin d'après-midi, lorsque le soleil passe derrière la montagne, c'est un petit peu le même phénomène, le champ ralentit petit à petit.
Et puis, lorsque la température passe en dessous d'un certain seuil critique, j'imagine, pour se criquer, il s'arrête de chanter.
Parce que chanter, ça demande de l'énergie, et l'énergie, il la tire du soleil.
Donc lorsque le soleil disparaît, il rentre dans un mode d'économie d'énergie, comme nos appareils.
En fonction des sujets que j'enregistre, en fait, je ne fais pas... L'approche va être différente, et puis la technique utilisée va être un petit peu différente.
Pour les insectes, par exemple, il faut être vraiment présent, très proche de l'insecte.
Alors j'ai les micros quelques centimètres au-dessus, avec une perche.
Moi, je suis en général à genouiller ou à l'onger dans l'herbe.
Et puis il faut suivre, parce que ces petites bêtes qui se déplacent sans arrêt, le criquet potpay, par exemple, enfin le criquet de Sibérie, ils chantent.
Quand ils chantent, il est esthétique, il ne bouge pas. Donc là, on peut mettre les micros 4, 5 cm au-dessus de lui.
D'ailleurs, lorsqu'il voit arriver les micros, il se demande ce que c'est, il ne bouge plus, il met à certains temps en général à reprendre son champ.
Il faut plus qu'il n'y ait de mouvement, il faut plus que le micro bouge.
Alors il attend, une fois qu'il est rassuré, il commence par se nettoyer les antennes.
Et ça, c'est un signe. Quand je le vois, se nettoyer les antennes comme ça, ah ça y est, il est rassuré, il va se remettre à chanter.
Effectivement, derrière, il se remet à chanter. Crescendo, ça commence, ça démarre dans le silence, et tu te commets un boui de petit train comme ça.
Donc ça demande Crescendo, il fait une phrase, il s'arrête.
Parfois, il fait une deuxième phrase, il s'arrête, et une fois qu'il a fini sa première ou sa deuxième phrase, hop, il saute.
Et il peut faire un bon assez large. Donc il faut se relever, le suivre, replacer les micros au-dessus de lui, s'allonger à nouveau, se caler, attendre qu'il reprenne confiance.
Il faut que le soleil soit là, il faut pas qu'il y ait d'avion en ce moment-là, et on lance son registreur.
Voilà, il reprend son champ et on lance son registreur. Voilà comme ça se passe pour capter les soins des insectes, et notamment des cricquets.
Au bout de... Certains temps, on a mal aux genoux, on est courbatured, on est... C'est assez physique quand même, malgré tout.
C'est des petites bêtes, mais c'est des conditions de prise de son assez physiques.
Alors évidemment, quand j'enregistre le murmur d'un russe sous une moraine, alors là c'est très différent.
Il faut trouver le bon emplacement là où la résonance me convient, orienter les micros de sorte que l'équilibre stéréo me convienne.
Une fois que l'équilibre stéréo me convient, je lance mon registrement, et puis là c'est beaucoup moins fatigant, parce que je laisse tourner.
Je suis en train de le ciel, je compte dans ma tête le temps que j'arrive à obtenir 100 bruits d'avion.
Et une fois que j'ai compté 3-4 minutes 100 bruits d'avion, j'arrête le registrement et je change le placement de mes micros pour avoir un autre point d'écoute, etc.
Donc là du coup c'est un travail différent évidemment, qu'avec les animaux et notamment les insectes.
J'ai capté les marmotes aussi, alors les marmotes c'est encore autre chose, parce que les marmotes elles font du bruit surtout lorsqu'elles sont inquiètes.
Elles se mettent à siffler, enfin on dit qu'elles siffent mais en fait elles crient.
En plus elles ont des cris différents en fonction de la nature du danger.
C'est assez subtil, mais ça a été étudié un petit peu.
Si le danger vient du sol, par exemple des randonneurs, elles vont créer d'une certaine manière.
Si le danger vient du ciel, par exemple un rapace qui s'approche avant de crier d'une autre manière.
Donc là la technique consiste à déjà repérer l'étérien occupé, s'approcher,
placer des micros pas très loin de l'entrée, mais pas trop près non plus, trouver la bonne distance,
ensuite s'éloigner et attendre, donc laisser tourner leur registreur pendant une heure, deux heures.
Lorsque l'enregistrement est déclenché, je m'éloigne, je peux m'éloigner très très loin.
Si les micros ne sont pas trop proches d'un chemin de randonnée,
s'il n'y a pas trop de risque pour leur sécurité, je peux les laisser tourner et récupérer plusieurs heures plus tard.
S'il y a trop de risque, je ne suis pas trop trop loin, je m'éloigne peut-être 100, 200 mètres,
puis j'observe un peu ce qui se passe au jumel.
Et donc l'idée c'est d'attendre que les marmots sortent, que quelque chose les inquiète,
un randonneur loin ou un prédateur potentiel ou un pas tout de passage.
Alors ça c'est la terreur absolue évidemment.
Pour elles, elles se mettent à crier pour prévenir les autres membres de la famille,
parce qu'elles vivent en famille, du danger.
Alors quand c'est plusieurs cris répétés, c'est une façon de prévenir, attention, danger.
Et lorsque le danger est immédiat, c'est-à-dire vraiment là, il faut tout de suite se mettre aux abris,
c'est un cri, c'est un cri beaucoup plus intense que les autres.
Et là ça veut dire aux abris, on se taille.
La deuxième nuit j'ai dû tourner un petit peu autour de l'alpage pour écouter,
mais il se passait vraiment pas grand chose.
C'était très silencieux.
Pas d'insectes, trop froid.
Il commençait à geler la nuit, septembre, il commençait à geler.
Donc trop froid, beaucoup trop froid pour qu'il y ait des insectes, pas de oiseaux.
Et puis évidemment j'avais toujours un petit peu l'espoir d'entendre peut-être des loups au loin.
Mais pas de loups.
Un avion de temps en temps.
Rien d'autre, c'était très très silencieux.
Si le mur mur de l'eau, parce qu'il y avait un petit cours d'eau qui passait pas très loin du chalet,
sous une moraine, elle coulait sous un pierrier.
Donc avec une résonance très particulière,
qui m'a bien interprété, j'ai passé un certain temps à capter ce son là précisément.
Voilà, mais c'était très très calme la nuit.
Donc du coup je n'ai pas trop insisté les autres nuits.
J'en ai profité pour me reposer, pour dormir.
De tant plus que les journées étaient assez fatigantes,
parce qu'il y a le dénivelé.
Je ne sais pas combien de distance je parcourais par jour,
c'est très difficile à évaluer, parce que quand on est en mode enregistrement,
dans la montagne, on passe son temps à monter, à descendre.
Du coup on a beaucoup de difficultés à évaluer les distances qu'on parcourt.
Et puis le soleil, il fait très chaud le jour.
Froit la nuit, mais très chaud le jour.
Donc ça aussi, ça fatigue.
Hop !
Ah, viens !
Je veux dire qu'on est passé une journée complète ensemble,
avec le troupeau, dans l'alpage.
On marchait à distance, on n'était pas toujours côte à côte,
parce qu'en fait, lorsqu'il partait avec son troupeau, il était tellement concentré.
Sur la conduite de son troupeau, avec ses chiens,
que je crois qu'il était très peu disponible pour discuter.
Donc moi je le suivais un petit peu à distance,
je m'arrêtais de temps en temps pour faire des enregistrements,
de la résonance du troupeau dans la vallée par exemple.
Et puis de temps en temps, son troupeau s'arrêtait dans un coin de l'alpage,
et dans ces moments-là, on pouvait commencer à discuter,
parce qu'il avait son troupeau sur les yeux, qui ne bougeait plus beaucoup,
pendant quelques minutes.
Là, il est un peu plus disponible, donc on discutait dans ces moments-là,
de ce qu'on pouvait voir dans la montagne, de ce qu'on pouvait entendre dans la montagne.
Ah, stop ! Ah, mord pas !
Rien de plus, pas de monde. Ah, stop, pas bougé !
Mute, pas bougé !
Ah, c'est vrai, il s'enfonçait déjà.
Là, il rassemble, mais il tourne pas au niveau de son troupeau.
Il veut une protège, il parle sans sécrétés.
Là, c'est une bombe, une bombe,
il reste le troupeau, mais ça la voya,
il reste le contrôle du dorand,
il ne fila pas le cercle,
il fait un chien rouge.
C'était un gros troupeau, il avait peut-être 2000 bêtes,
donc très gros troupeaux, et du coup, beaucoup de chiens.
Je ne sais plus exactement, il devait avoir peut-être 3 ou 4 patous,
plus les chiens de conduite.
D'ailleurs, ce qui m'a marqué, lorsque je fais arriver au chalet,
ce qui m'a marqué le premier jour, c'est que,
sous le chalet, c'était les stocks de sacs de croquettes,
de stocks énormes.
Jérôme avait expliqué qu'il y avait tellement de sacs de croquettes
qu'ils avaient dû faire appel à un hélicoptère pour les livrer.
Parce que 4 mois à l'alpage, avec 6, 7 chiens,
ça représente des quantités non négligeables de nourriture,
même s'il croquait quelques marmottes par ces par-là,
en fait, les patous ont l'air beaucoup appréciés,
la chair de marmotte.
Bonjour.
Bonjour.
Ça va, d'accord ?
Ouais, on a un peu eu d'entraînement.
On va le lire comme ça.
Vous avez vu des bêtes ?
Un petit peu, on va surtout des marmottes.
Vous, il pourrait être un des marmottes.
Sinon, il y a des chamois.
Les chamois par là-haut ?
Ouais, en face.
Chamois mouflons, en face.
Ah, des mouflons aussi ?
Ouais, il y a plus beaucoup d'humour.
Pourquoi ?
Il y en a jamais eu tellement.
La neige, quoi.
Il y a trop de neige.
Il y a d'hiver, son truc.
Il y a deux hivers, ou quoi ?
Ils se font croquer un peu.
Ouais, puis je pense que...
Il y a des loups ?
Je pense que loups, il doit faire un peu de ménage.
Il n'y aura pas eu de loups maintenant, pour moi.
Il n'y a pas de dimanche-jardin, dimanche-avant.
En montant la Morgan, je l'ai vu quarante ensemble.
De mouflons ?
De mouflons, dans le vallon de Morgan.
Ce qui est marrant, c'est qu'il y en avait un qui était...
blanc et beige.
C'est incroyable.
Il y en avait un qui était tout blanc en vinaus.
Ah ouais.
Un jeune.
Là, du ski ?
Non, c'est...
Vorder, croisé, verger australien.
Ah.
Vorder, coulis ?
Monsieur.
Avec un dangle.

Merci.
C'est une grande mouche.
Merci.
Ils sont à Redbaw, en général.
Ouais.
Voilà, la mer est bêve-géro-straime.
Ah voilà.
Bonjour.
Bonjour.
Je suis aussi dégénéré qu'un border.
Pourquoi dégénérer ?
Vous pensez à voir que j'ai vu une con ?
Ouais.
Il n'y a que les gouttons-soupons, tout court.
C'est pour moi, en tout cas.
C'est pour moi, justement.
Pour prendre des sons.
Bonjour, toi.
Mais c'est curieux, comme chez un bêve-gérant,
c'est un charrette carassoyen.
Je ne vais pas te piquer des moutons.
Je ne peux pas les toucher.
Ah, barrages, ouais.
Ils sont bon gardien.
Moi, j'ai une grosse ronde.
Tu comprends, t'aimes ça.
Il ne te laisse pas toucher.
Il ne te laisse pas toucher.
Ouais, mais ça, c'est des bordards collants.
Voilà.
Voilà, voilà, voilà, voilà.
Moi, je suis première de son.
Mon ami est bien.
Ah, d'accord.
C'est vous, le berger ?
Qu'un métier, c'est formidable.
Ouais.
Ah, oui ?
Vous êtes là jusqu'à...
Octobre.
C'est octobre ?
Ouais, non, du 8 octobre plutôt.
C'est le début de octobre.
Non, le fin octobre, on sera dessus d'avoir beaucoup d'herbes.
Ouais.
Et après, vous allez où ?
Et après, on repart dans le hovard, après.
Ah oui, c'est plus sec.
Côté, ouais, côté de Ragnan, quoi.
Ah, d'accord.
D'accord.
Mais avec les moutons ?
Ah ouais, avec les moutons, ouais.
Les bonnes biens, ils viennent de là-haut.
Vous, vous les amenez comment, là-bas ?
Et elle repart en camion.
En camion ?
On est venus à pied, mais on...
On est venus à pied, ouais.
En parentement, ouais.
Et vous en avez combien ?
Voilà, il en reste 1000...
Hein ?
1200.
Oui, que si.
Il y a des loups ici, non ?
Oui.
Oui.
C'est vrai ?
Ah, faites attention, regardez, on a tué 2, il y a.
Non, mais tu n'as pas...
Non, mais vous êtes obligés de les...
de les rentrer la nuit, là.
Ouais, il y a du loup, hein.
Il y a du loup, hein.
Ouais, il y en a.
Voilà, cette année, c'est...
Alors vous, vous dormez dans le...
Au jit, là ?
La cabalon boire, hein.
De Jialorg.
Il y a des chaussettes qui sèchent, là.
Voilà, ouais.
Vous êtes bien, et pas de nos soraires et tout, là ?
Ouais, ça va, ouais.
On va l'équiper.
C'est grand luxe, cette année.
C'est le luxe ?
Cette année, encore, ils ont encore fait des projets.
Ouais, il y a des...
Des années, c'est pas pareil, ouais.
Ouais, il y a des années, c'est une caravane illiportée.
Ah, bon ?
Il faut aller chercher l'eau, hein, 200 mètres sous la caravane.
Et l'eau qui coule devant votre chalet, elle est buvable ?
Ouais, ouais.
Allez, on est, il est courage, on est tout.
Bon, vous verras peut-être au retour ?
Ouais, peut-être.
Wow, c'est grand, vous arrêtez au col, on va y monter.
On va y monter, nous aussi.
Ah, venez boire quelque chose avec nous ?
Ah, voilà.
Voilà, ils ont tous un peu de gnolles ou des trucs comme ça.
Ah, ça, vous savez parler au berger, vous.
Ça, c'est bon.
Alors, j'ai également enregistré le troupeau, évidemment,
qui était pas si sonore que ça.
Il y avait beaucoup d'animaux, donc peut-être 2000,
mais très peu de cloches.
Quelques-unes seulement.
Par contre, ce qui est beau, c'est le mur-mur,
alors ce que les animaux se déplacent,
ça cronde, ça fait raisonner le sol,
des pierres qui roulent dans la pente,
enfin, tout ça, ça m'intéressait beaucoup de pouvoir capter ça.
J'ai plus ou moins réussi à le faire,
parce que c'est pas facile non plus.
Ce qui m'intéresse aussi, c'est de varier un peu
les ambiances en fonction de l'espace,
trouver des bonnes distances, m'approcher,
m'éloigner du troupeau.
J'avais la chance de pouvoir faire ça,
parce que les patous m'avaient accepté dans le troupeau.
Parce que vous allez dans un alpage,
vous voulez faire un enregistrement d'un troupeau,
et à partir du moment où tu commences à faire quelque part
en direction du troupeau, t'es vite rappelé à l'orbe.
Les patous viennent te hurler dessus,
et ils peuvent être très agressifs et ça peut être dangereux.
Donc il faut vraiment faire très attention.
Là, j'avais la chance d'avoir été accepté par les patous,
parce que Jérôme leur a fait comprendre
que je ne représentais aucun danger pour le troupeau.
Donc du coup, j'ai pu faire des enregistrements
à distance, mais aussi de proximité enregistrés,
les animaux en train de manger, en train de dormir,
des sons de grande proximité.
Et les patous n'étaient jamais très loin,
ils me surveillaient quand même.
Parfois, ils étaient juste à un mètre de moi,
assis à m'observer.
Ce jour-là, ils étaient préoccupés.
Ils avaient perdu un de ces chiens.
Un de ces patous qui avaient dû s'écarter,
il avait disparu depuis un moment déjà.
Ça s'est bien terminé, le patou est revenu, je crois,
dans la soirée.
Il avait disparu quand même assez longtemps,
ça semblait assez inhabituel.
Ces séances de soins le matin,
ça m'a beaucoup interpellé,
parce que j'étais loin d'imaginer ça,
à quel point ces animaux nécessitaient un soin très régulier,
très assidu.
Parce que la moindre petite blessure
sur la pâte d'une groubille,
un petit caillou,
une petite blessure,
peut devenir très vite une grosse blessure,
c'est-à-dire s'infecter.
Il arrivait à repérer les moindres comportements
un petit peu bizarres au sein de son troupeau,
la 2000-2000 groubilles,
qu'il observait en permanence.
Il arrivait à repérer une démarche un petit peu différente
des comportements qui lui indiquaient
qu'il y avait potentiellement un problème.
Et ce qui me fascinait, c'était de le voir repérer
ça dans la masse du troupeau.
Ça s'est bien fasciné.
Repérer les animaux qui avaient des soucis,
les attraper,
il avait une longue canne avec un crochet
qui lui permettait de saisir les animaux par les pattes.
Ça, c'était un mouvement un peu brusque, un peu violent,
qui était à l'origine souvent d'un mouvement un peu panique
dans le troupeau, mais ça se calmait très rapidement.
Et après ce mouvement un peu brusque comme ça,
beaucoup de douceur dans le soin,
il m'attenait déjà l'animal
d'une telle manière qu'il puisse pas se débattre,
évidemment, et puis d'une manière à la paiser.
Donc il apportait ses soins,
il curait des pattes qui étaient abîmées,
il mettait des produits pour désinfecter.
Ce qui était fascinant aussi, c'était de le voir
conduire le troupeau.
Je savais qu'une conduite de troupeau, c'était aussi un métier.
Mais alors là, c'était absolument fascinant
de voir la façon dont il arrivait
à conduire ses chiens,
parce qu'en fait la conduite du troupeau, c'est avant tout
une conduite des chiens.
Par telle mot, tel sifflement, telle geste,
qui faisait comprendre
à tel ou tel chien qu'il nommait,
qu'il fallait se placer à tel endroit du troupeau,
le contourner de telle manière, sur la gauche,
sur la droite, par au-dessus, par en-dessous,
jusqu'à tel endroit, à telle vitesse.
C'était d'une précision absolue.
Et moi ce qui est fasciné, c'était de voir
comment les chiens réagissaient, dans l'instant,
à la ou elle leur mettra,
dans l'instant, le temps que le son se propage
dans l'espace, qu'il arrive
à leurs oreilles, à ce moment-là, précisément,
tac, le chien modifiait son comportement.
C'était instantané.
C'était incroyable, incroyable.
Parce qu'on a l'habitude de voir des chiens
répondre à leur mettre,
et à côté c'est absolument ridicule,
parce que là, il y avait vraiment une coordination
immédiate,
et d'une précision absolument inouïe.
Et ça, c'est ma fascinée.
Eh bien, tu te rares.
Et trois jours à la tâche, ça le fait, hein.
Mais ok.
Tu te rares, pas ça, lui-même.
Elle passe, passe, passe.
Encore, écarte à gauche.
Encore, encore, encore, à gauche, à gauche.
Je trouvais qu'on l'a regardé en travaillant,
qu'il était absolument passionné par ce qu'il faisait.
C'était absolument évident qu'il était fait pour ça.
Je l'avais trouvé vraiment sa voix.
Ça faisait aucun doute.
Enfin, quand je vois que c'était pas un peu



un peu ce qu'il voyait travailler, pour moi,
ça faisait aucun doute.
Il était tellement à l'écoute de ce qu'il se passait
dans son troupeau, que c'était évident.
Ce que j'ai beaucoup aimé aussi,
c'est une façon dont il lisait le paysage,
dont il s'inquiétait aussi, quand même,
je ne suis pas sûr que ce soit le cas
de tous les bergers, malheureusement,
il s'inquiétait quand même de l'impact
que pouvait avoir son troupeau sur l'alpage.
Par exemple,
il allait repérer les plantes un peu rires,
un peu protégées,
pour opérer les endroits
où il allait pas amener son troupeau.
Et puis,
je sentais bien aussi qu'il avait conscience
que la présence de ces pâtous
a des longues semaines dans l'alpage,
même si il le nourrissait principalement
avec des croquettes.
C'est sûr qu'après plusieurs semaines
d'une alpage comme ça, la population de Bermote,
par exemple, s'en trouve bien diminuée.
On a une vision un petit peu caricaturelle
du berger quand même.
Je pense que, comme partout,
il y a du tout des bergers qui sont sensibles
à l'impact qu'il peut avoir
sur l'environnement.
Je pense que c'est le cas de la plupart d'entre eux,
puis il y en a d'autres qui sont contre-fishes un petit peu.
Le loup ne s'est pas manifesté pendant mon séjour,
alors quelque part tant mieux pour Jérôme
et pour son troupeau.
Moi, j'aurais aimé l'entendre,
mais j'étais pas venu pour ça.
Honnêtement, j'étais pas venu dans cette idée-là.
J'avais vraiment envie de passer tout ce temps
avec Jérôme et de le voir travailler.
C'est vraiment ça qui m'a fait monter
sur l'alpage.
J'ai eu la chance de pouvoir
entendre le loup ailleurs,
plus tard, dans les Alpes et puis en Espagne aussi.
J'ai dû quitter Jérôme
un matin et j'ai eu le même souvenir.
Je crois que la pluie a arrivé.
Je demande si ça m'a pas un peu hâté
à redescendre dans la vallée.
J'ai dû le remercier pour tous ces moments
de passer ensemble.
Et puis,
c'est quitter de manière très simple.
C'est pas éternisé.
On avait chacun notre chemin à suivre.
Il avait son travail à faire.
Moi, je devais repartir
traverser l'éveil du Rhône,
partir pour les Seven, pour d'autres.
D'autres aventures, on va dire.
La période du Bram
qui s'annonçait. J'ai dû passer
le Bram dans les Seven.
Donc, ça s'est fait de manière très simple.
Quand je registre, je suis
complètement absorbé parce que j'écoute
et que je capte toute mon attention,
tous mes sens
et toutes mes pensées,
mais en général, les pensées
se réduisent à pas grand-chose dans ces moments-là.
Ou à des préoccupations
un peu techniques, comment
placer mes micros, ou comment me déplacer
sans faire fuir l'animal, sans lui faire peur.
Tout va converger vers le moment vécu
vers l'observation, vers la captation.
Tout converge vers ça.
Et c'est un état un petit peu particulier.
On peut être saisis aussi par des émotions
dans ces moments-là.
Et j'ai toujours du mal à en parler.
À traduire mes émotions.
Autant j'arrive à décrire des scènes,
mais décrire des émotions,
c'est très compliqué. J'ai toujours du mal.
J'espère, d'une certaine manière,
que mes enregistrements,
que mon travail le fait un peu à ma place.
Marc Namblar continue ses balades,
les oreilles ouvertes au bram du cerf, autant qu'à la pluie qui tombe.
Il signe les bandes sonores de plusieurs films animaliers,
comme le dernier documentaire de Vincent Munier,
oure ce simplement sauvage.
Un autre magnifique documentaire
sur son expérience de preneur de son de nature
est sorti au printemps dernier.
L'esprit des lieux de Stéphane Manchmatin
et Serge Steyer est une bulle de grâce.
Les baladeurs, une série audio-léoseurs
signé Camille Jusot,
avec un mixage de l'Origaliagni.
Et un grand merci à Marc
de nous avoir partagé ses très beaux enregistrements de terrain,
que vous avez pu écouter tout au long de cette histoire.
Et dans 15 jours, nous vous retrouvons au coeur de l'Himalaya
pour une expérience de survie,
forte en frissons.
À bientôt.

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LesBaladeurs

Récits d'aventures et de mésaventures en pleine nature. Avez-vous déjà poursuivi un loup dans les étendues sauvage d'Alaska, greloté au beau milieu des icebergs ou dormi le long d’une paroi d’escalade à plusieurs centaines de mètres de hauteur ? Tous les 15 jours, découvrez des récits et témoignages d'aventures et de mésaventures en pleine nature. Un podcast du magazine Les Others (https://www.lesothers.com).  Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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