
Que Faire De Son Temps Libre Avec Thomas Parisot
Durée: 10m8s
Date de sortie: 14/06/2019
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Bienvenue sur le podcast Artisan Developer,
l'émission dédiée au programmeur,
qui parle de techniques bien sûr, de codes durables,
mais aussi du métier en lui-même, de recrutement, de développement personnel,
ou encore d'entrepreneuriat,
pour t'accompagner dans une vie de développeur épanouissante.
Alors,
est-tu prêt à passer au niveau supérieur ?
C'est parti !
Aujourd'hui je suis avec Thomas Pariseau, Thomas, bonjour.
Salut.
Je te propose qu'on parle du temps libre et de comment on l'explote,
surtout que toi tu as eu surtout ces derniers mois un mode de vie
où tu étais en itinérance,
où tu as pu aller à la rencontre de lieux, de communautés.
Tu me faisais pas aussi du fait que le travail en itinérance
t'obligait à être plus focus, plus concentré,
et du coup tu dégages du temps libre.
Qu'est-ce que tu fais de ce temps libre en fait ?
Eh ben j'ai envie de dire les trucs qui me plaisent.
Et parce que ce qui était intéressant,
c'était justement en vivant dans différentes villes,
à différentes époques de l'année,
ça m'a permis de me rapprocher de choses qui m'entousièsent mais pas mal.
Et je me disais,
« Tiens, pour préparer 2019 ou 2019,
j'aimerais consacrer de plus en plus de temps à des projets
qui ont un impact positif sur l'environnement.
Je me suis dit, « Tiens, je t'ai par exemple,
je t'ai dans un café et je disais,
je découvre une revue qui s'appelle Silence. »
Et je me dis, « Tiens, chouette, ils ont des sujets hyper intéressants,
ils parlent du supermarché coopératif,
ils parlent de vieillir autrement,
sans l'aspect des maisons de retraite hyper médicalisés,
assez violentes pour les personnes qui vivent. »
Et je me suis rendu compte que c'était édité
que les personnes qui font ce magazine n'étaient à Lyon
et j'allais me trouver à Lyon un 3 semaines après.
Du coup, il y avait plein de trucs comme ça qui étaient rigolos
et du coup je me disais, « Tiens, je vais envoyer un message en disant,
je viens dans Lyon pendant une semaine entre telle date et telle date.
Si j'avais une journée à passer avec vous pour
vous aider sur un truc qui vous bloque, qui vous ralentit,
quand est-ce que ce serait le meilleur moment.
Et en fait, c'est comme ça que j'entamais souvent les conversations
avec les gens que je trouvais faire des trucs chouettes.
Et du coup, sur cet exemple de Lyon, tu as fait quoi concrètement ?
C'est marrant parce que moi, j'arrivais avec ma casquette,
je sais faire du développement web, de l'agilité,
et tout ces trucs-là.
Et quand je suis venu sur place, je leur ai dit,
« Qu'est-ce qui est vraiment haut de votre liste de trucs
qui sont super compliqués et qui vous ralentissent dans votre travail ? »
C'était mettre les ordinateurs en réseau pour qu'ils puissent
pouvoir partager les fichiers plus facilement.
Donc, c'était assez marrant parce que je m'attendais pas à ce que
ce soit un problème.
Et au final, c'est un truc qui s'est réglé en une demi-heure
parce qu'en un peu plus longtemps, parce que certains ordis
étaient tous sur Mac, mais avec des versions de Mac,
qui étaient différentes.
Donc, du coup, ils ne se voyaient pas exactement de la même manière.
La config à faire n'était pas exactement la même.
Et du coup, j'ai appris à rendre des ordis visibles sur un réseau
sur Mac OS.
C'était un truc que je ne savais pas trop faire,
mais merci Stack Overflow et toutes les ressources publiées
sur Internet.
Ça a été assez facile aussi à faire.
Et après, on a discuté de trucs,
type de type chaîne de publication avec Word ou des logiciels
comme ça, qui s'utilisent pour faire leurs maquettes
et tout ou même des questions qui se posaient
par rapport à un autre logiciel qui leur permet de faire
la gestion d'adhérents qui étaient hébergés sur une machine.
Ils ne comprenaient pas trop comment ça fonctionnait.
Donc, du coup, je leur ai donné, j'ai en gros vulgarisé
le fonctionnement de l'application et je commence un petit peu
à leur parler des générateurs de sites statiques
pour qu'ils deviennent autonomes sur les...
Elles, parce que c'était essentiellement des femmes,
pour qu'elles deviennent autonomes sur la gestion de leur site web,
mais ils avaient déjà commencé à travailler avec une agence.
C'était trop tard.
Et qu'est-ce que tu en retires, toi, personnellement,
tes expériences-là ?
Parce que tout ça, ça prend du temps.
Qu'est-ce que ça t'apporte ?
Oui, ça prend du temps, mais en fait,
ça ne me prend pas de temps au sens où comme c'est moi qui ai décidé
de le faire, c'est un temps que j'offre plus.
Donc, du coup, si ça ne se fait pas, ça ne se fait pas.
Et je me dis, ce que j'en retire, c'est que je me dis
que je suis content d'avoir été un médecin
qui est un petit utile, les avoir fait progresser sur un truc
sur lequel, finalement, ça leur bouffe du temps quotidien.
Et c'est un temps qui maintenant peut être...
Quel que soit le temps qu'ils aient utilisé pour faire
autre chose qui est vraiment leur corps de métier.
Et puis, du coup, j'apprends à connaître d'autres façons de travailler
et d'autres façons de penser et d'autres personnes
que je n'aurais pas forcément rencontré...
Bah que je n'aurais pas rencontré autrement,
puisque ce n'est pas forcément des réseaux qui se fréquentent.
Et comment tu fais, concrètement ?
Tu as une espèce de règle d'attribution.
Tu te dis, pour trois jours travailler, j'offre une demi-journée.
Ça marche à l'envie, à l'opportunité.
Est-ce que comment tu calcules ou pas, d'ailleurs ?
Eh ben, c'est marrant.
Bah ouais, en fait, je calcule un petit peu.
Je regarde, du coup, dans le logiciel comptable qu'on a,
je regarde où on en est au niveau de la trésor,
où on en est au niveau de la facturation.
Et je me dis, là, j'ai facturé assez pour me payer mon salaire.
J'ai honte à facturer à deux ou à trois suffisamment pour se payer
nos salaires le mois prochain et le mois d'après.
Bon, du coup, du coup, je peux prendre du temps,
une demi-journée pour une journée en fonction des...
Ouais, en fonction.
Donc, c'est vraiment...
Je regarde la trésor, je regarde les opportunités,
je regarde l'énergie que j'ai aussi.
Si j'ai fait beaucoup de trucs, j'ai prendre du temps pour moi, les marcher,
passer une journée à faire des raquettes dans le vercor.
Enfin, voilà, c'est vraiment...
Ouais, de l'envie de l'énergie.
Tout ce que tu me dis, me plaît et renvoie à des choses,
sauf que là, je sèche sur comment relancer ça.
Tu sèches.
Alors toi, du coup, comment tu ferais,
ce serait quoi le truc sur lequel t'aimerais passer une demi-journée
d'en facturer ?
Ah, merci de relancer comme ça.
Ben, artisan développeur, très clairement.
C'est-à-dire que même s'il y a un business model derrière
et à l'envie de, à un moment donné,
d'en faire quelque chose qui soit durable
et pour moi, quelque chose de durable, basse par un modèle économique.
Très clairement, aujourd'hui, si tu regardes le temps que j'y passe,
c'est sans commune mesure par rapport à l'argent que ça rapporte.
Donc il y a cette envie de partager parce que je suis convaincu
que l'artisan logiciel et les valeurs sous-jacentes
pourraient rendre notre petit monde meilleur.
Mais bon, après, ça, c'est le combat que je mène.
OK. Et si tu avais à faire ça avec quelqu'un d'autre,
en fait, que le projet de quelqu'un,
tu as une petite idée à qui tu proposerais justement l'artisan logiciel ?
Ben, j'ai envie de te dire avec les sociétés que j'accompagne,
les clients que j'accompagne déjà aujourd'hui.
C'est du mal à voir comment je préfère
en fait la dimension bénévole.
Je la vois par le, par tout le côté, par tout le contenu que je crée.
Ben, le temps qu'on est en train de passer, par exemple,
tu vois, à faire ce podcast, il va falloir le monter.
C'est environ une heure et demie de temps par épisode.
Ben, on en est à 130 épisodes, je te laisse faire le calcul.
Donc ça fait, voilà, ça fait du temps.
C'est ma manière à moi de contribuer.
Tu vois, je ne me vois pas faire comme toi d'aller contacter des boîtes
ou des communautés ou de leur dire, c'est pas un réflexe que j'aurais.
Vous voir même, de la part d'une société,
je trouverai ça un normal, enfin, étrange pour moi dans mon mode de pensée.
Mais c'est ma manière de penser.
C'est pour ça que j'adore l'échange qu'on a,
parce qu'il me permet de voir les choses différemment.
Mais spontanément, je me dis,
étant si il y a une société qui a un problème,
elle fait appel un professionnel, elle le paye.
Et c'est ce qui fait que l'économie tourne, tu vois.
Mais après, je comprends aussi les boîtes qui,
tu sais, quand tu as Skywoo dans la chaussure, qui ça fait mal,
ça te gêne au quotidien, mais tu as fini par t'habituer.
Et puis tu n'as pas forcément même l'idée de te dire
que tu pourrais le régler en faisant un pal à quelqu'un.
Donc ce que je trouve intéressant dans ta démarche,
c'est que ça crée des choses très spontanées, en fait.
En tout cas, de ce que j'en perçois.
Et je ne sais pas, qu'est-ce que tu en penses ?
Est-ce que c'est...
Ouais, c'est rigolo, parce que du coup,
moi, je le fais plus avec des assauts ou des coopératives
qui ont justement des moyens économiques assez faibles.
Et en fait, je me rends compte que quand j'écoute,
que je le fais beaucoup en tant qu'individu,
mais avec la casquette de j'ai la liberté de gérer un peu mon temps
comme je veux. Du coup, je ne suis pas en disant, tiens,
je suis de telle société, mais je suis plutôt,
je suis une personne, je m'intéresse à ça et je sais faire ça.
Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
Qu'est-ce que je peux faire avec vous, en fait, surtout ?
Oui, est-ce qu'ils posent la question de l'accès des associations,
de leur financement, de leur business model et de comment
est-ce qu'elles accèdent à des outils qui sont,
qui peuvent être onéreux quand même,
parce que globalement, le temps d'un développeur,
écoute, je trouve super cher,
quoi tu vois, je n'ai pas mon plein d'argent,
j'en suis le premier à en bénéficier,
mais c'est clair qu'il y a toute une partie
des organisations qui n'ont pas accès, quoi.
Ouais, et après, c'est vrai que dans ma logique,
justement, ce que je proposais à chaque fois,
c'était toujours en temps court.
Tu vois, la dernière fois,
j'ai proposé deux heures pour travailler
avec la salarié du Nassau,
et la fois d'avance, c'était une heure,
une journée avec la revue Silence.
C'est dans l'éventualité qu'il n'y aura pas de suite,
donc c'est un truc qui doit être vraiment
c'est à user story et il faut bien la choisir, quoi.
Justement pour éviter ce côté ressources illimité.
Ecoute, Thomas, merci pour ce partage et ce retour d'expérience.
Si les gens veulent en savoir un petit peu plus
sur ce que tu fais et qu'ils veulent te contacter,
ils peuvent aller où ?
Ils peuvent aller sur mon site oncle-tom.io.
Il y a pas mal de liens vers des photos
ou des articles que j'écris et tous les Twitter et compagnie.
Ouais, voilà.
Merci d'être venu aujourd'hui.
Merci d'avoir invité.
Quant à toi, chers auditeurs,
j'espère que tu as apprécié cet épisode également.
Je t'invite à nous rejoindre sur artisan-developer.fr
et je te dis à demain.
Episode suivant:
Les infos glanées
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