2039-08 - L’impact de l’IA sur le monde réel avec Olivier Philip

Durée: 21m40s

Date de sortie: 04/12/2019

L’Intelligence Artificielle sera-t-elle le Frankenstein de l’humanité ?

Ca veut dire quoi faire de l’intelligence artificielle éthique ? Le RGPD est-il efficace pour protéger les utilisateurs ? Spoiler : c’est pas si sûr...

Toutes ces questions, on les abordera avec Olivier Philip dans l’épisode du jour.

Et toi ? L’intelligence artificielle te fait-elle peur ?


Olivier Philip

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Bienvenue dans la série spéciale développeur en 2039.
Mon but est de te faire réfléchir à notre monde d'aujourd'hui
en se projetant dans l'avenir.
Cette série comporte 20 épisodes que je t'invite à suivre dans l'ordre.
Prêt ? C'est parti !
Dans l'épisode d'hier, on échangeait avec Thomas Pirin autour de l'éthique.
On a vu que tenir une ligne d'éthique et agir en cohérence
n'était pas toujours évident à l'échelle individuelle.
Mais comment envisager cela à un niveau collectif ?
J'avais envie de revenir au rôle de Lya, l'intelligence artificielle.
Tu sais, Lya en ce moment, c'est un peu comme le nucléaire
dans la science-fiction d'après-guerre.
J'ai été surpris de lire le rôle central quasi-move
y accorde dans son travail et surtout dans son œuvre fondation.
C'était l'objet de tous les fantasmes et un peu l'arme ultime,
le God Will, le point God Will quoi.
Pour en revenir à l'épisode, je m'interroge sur les règles d'éthique
qui encadrent l'intelligence artificielle.
Et quelles seraient les impacts potentiels sur l'économie réelle ?
Comme dans sa précédente participation, Olivier ne mâche pas ses mots.
Alors, bienvenue dans l'épisode 8 de la série développeur en 2039.
Je te laisse profiter de mon échange avec Olivier.
Aujourd'hui, je suis avec Olivier Philippe de Haut-de-Quante.
Olivier, bonjour.
Bonjour, bonheur.
Tu me parlais en préparation de cet épisode des réelles
transformations principales qui étaient en train d'apporter
l'intelligence artificielle.
Et c'est vrai que c'est un petit peu dur de savoir comment trier les
informations qui nous arrivent.
Il y a des informations parfois un petit peu catastrophiques avec des
têtes à penser, un petit peu comme une lune messe qui met en garde
l'humanité contre le danger incroyable que ça représente.
À côté de ça, on croit qu'aujourd'hui, on est bien content de pouvoir
suivre son trajet.
Maintenant, je vois que Google est précis à la minute sur un trajet d'une heure.
Ça me fascine cette capacité à être précis.
On se pose des questions sur est-ce que l'IA va détruire l'emploi,
est-ce que ça va créer plus que d'emplois que ce que ça va en détruire ?
Qu'est-ce que tu en penses toi de cet impact ?
Qu'est-ce que tu vois arriver avec ton œil de l'intérieur,
de l'impact de l'IA sur nos sociétés ?
Alors déjà, le mythe de Frankenstein,
réellement, pour l'instant, peut-être qu'on l'aura, c'est possible.
C'est quoi que t'appelles le mythe de Frankenstein ?
C'est la machine qui dépasse, qui a servi l'homme ?
C'est ça, en fait.
C'est-à-dire le professeur Frankenstein, ça serait l'humanité.
On crée notre monstre, le monstre Frankenstein, qui serait l'IA
et qui prend le contrôle et qui le détruit, qui le tue.
Et donc notre monstre, l'IA, tuerait l'humanité.
Les discours à l'armi sont très souvent vers ça, vers les terminateurs.
Il y a ça et il y a aussi tous les enjeux liés aux données personnelles
et à la vie privée aussi.
Il y a les deux qui vont ensemble.
Ça, c'est autre chose parce que ça, c'est juste des humains qui se
servent de donner comme ils pourraient servir de notre outil
pour pouvoir en fait faire soit le bien, soit le mal.
Ça, c'est vraiment une question.
Oui, mais à une échelle qui est plus la même.
C'est par contre une échelle qui est plus la même.
Oui, mais ça revient même que après, on se demandait quand on a inventé le fusil.
Oui, puis après, on a inventé la métraillette, puis après, on a inventé le canon,
puis après, on a inventé la bombe atomique.
Ça revient même.
Attends, je veux dire que ce qui se passe en Chine aujourd'hui,
où quelqu'un peut être tracé quasiment à chaque instant,
toi, ça te ça te même pas peur.
Ah, si. Non, peur, non.
Peur non, parce que de toute façon,
Nous, européens avec notre passé et tout ce qui a pu se passer dans la seconde
guerre mondiale, si, c'est justement ça pose des questions et il faut se les poser
et correctement, en fait, la réponse entre autres européennes sur le RGPD,
c'est pas c'est pas la bonne réponse.
Il faut pas ne rien faire et il ne faut pas faire comme Chine comme en Chine.
En tout cas, c'est mon sentiment, puis c'est moi, c'est la façon de penser.
Il faut faire de l'IA éthique, bien sûr.
Le problème est le problème qui reste en fait entier, c'est c'est bien beau d'être
éthique. Mais si si par exemple, les Chinois font un logiciel de diagnostic
de cancer du colon qui marche très, très, très, très bien, en fait, mieux que
ce qu'on a fait parce que nous, on n'a pas fait les études parce qu'on n'avait pas le droit
d'accéder aux données.
Le problème, c'est qu'on va leur on va utiliser leur système parce qu'il est
meilleur que celui qu'on a.
Et quoi qu'il arrive, ça, il n'y a pas de soucis, ça se fera automatiquement,
parce que de toute façon, c'est très compliqué d'aller dire à quelqu'un,
oui, j'ai mes données qui sont sur un disque dur ou sur une clé USB, etc.
Je vais les garder en France ou non ? Si j'ai envie de me faire diagnostic
en Chine, suffit que je les envoie sur le net.
Hop, j'ai le diagnostic, ça revient, puis c'est fini.
Donc ce que tu veux dire, c'est qu'il y a un conflit d'intérêt fort entre l'éthique
qu'on essaie d'y mettre.
Et le fait qu'à un moment donné, il y a un qui va prendre une place de leader
et qui va du coup rafler tout le marché potentiellement et rendre en plus son
algo encore plus fort parce que du coup, il collecte encore plus de données.
Et donc peut-être qu'il n'aura pas été éthique le gars derrière,
mais ça sera le leader et ça va être très, très dur de se battre contre lui.
Donc après, oui, on peut le faire parce que l'Europe, c'est suffisamment fort.
La France, c'est peut-être un peu petit peu, on est bien, on est assez puissant,
on n'est pas suffisamment puissant pour s'imposer à cette échelle-là.
L'Europe, on peut mettre des garde-fous et on peut faire des choses
quand même intéressantes.
Mais il faut faire attention de ne pas mettre des garde-fous qui ne servent à
rien, qui en fait derrière, ça se font juste.
Ah bah tiens, il y a un gros qui l'a fait, puis le gros, en fait,
et que ce soit un Chinois ou que ce soit un Américain,
il a fait quelque chose et puis nous, on est en retard, on n'y est pas arrivé
parce qu'on n'avait pas les données, parce qu'on avait des blocages.
Et eux, peu importe comment ils l'ont fait de façon éthique ou pas,
mais en tout cas, ils l'ont fait.
Alors après, ça ne veut pas dire que tout est possible justement et que tout est
devré d'être fait.
Il y a beaucoup de recherches qui sont problématiques au niveau éthique
et qu'il faudrait ne jamais faire.
Parce que justement, dans les transformations telles que nous le
présentent un Elon Musk, c'est quoi les risques d'impact sur la société
si Nia n'est pas maîtrisée, si elle n'est pas encadrée ?
Bah le problème, c'est qu'en fait, voilà, on part encore une fois,
ce sont des... c'est vraiment plus que l'anticipation parce que
on est si... un jour, on arrive à commencer à faire de l'IA généraliste.
Il faudra l'encadrer, oui, bien sûr, mais ça revient en même
que d'encadrer une voiture, même qu'elle soit autonome ou pas autonome,
peu importe, c'est la façon de conduire des gens.
Oui, on peut tuer malheureusement, d'ailleurs, on l'a vu, des voitures,
beaucoup de gens.
Et c'est juste la façon de l'utiliser.
C'est vraiment ça.
Donc en fait, l'IA, ça sera la même chose.
Il se seront juste des règles en disant, ben oui,
il y a des moments où on peut utiliser de l'IA et d'autres,
il ne faut pas ou alors il faut encadrer l'utilisation.
C'est tout.
Comment est-ce qu'on va se doter d'outils ?
Parce que ce que tu es en train de dire, c'est que chaque pays aura
plutôt intérêt à prendre de l'avance sur ces sujets-là.
Comment est-ce qu'on va créer un cadre restrictif mondial
qui va aller à l'encontre des nations ?
Oui, c'est très, très compliqué de le voir mondialement,
mais c'est ce qu'il faudrait.
Mais il y a très peu de chance que ça arrive dans les années qui viennent,
qui vont en fait voir apparaître beaucoup d'IA, en fait,
dans beaucoup d'autres, dans beaucoup de domaines.
Il faudrait que ces IA soient un peu encadrés.
Pour l'instant, en fait, on en est loin parce qu'on on est
encore sur des IA qui ne sont pas du tout généralistes,
qui sont sur des façons de...
Des process très particuliers.
Donc on fait une tâche et une seule,
on fait des fois des tâches un tout petit peu connexes autour,
mais c'est vraiment très, très précis.
Donc on ne peut pas encore dire on va lâcher une IA
et elle va déjà pouvoir faire beaucoup de dommages, etc.
Non, ce n'est pas le cas.
Oui, c'est important que tu me disais que quand même,
tu pensais que ça allait potentiellement détruire de l'emploi demain.
Alors oui, tout simplement parce qu'on peut détruire.
On va en fait transformer de l'emploi beaucoup.
Et il y a beaucoup d'emplois où en fait,
il va y avoir de l'IA en même temps que de l'humain.
C'est sans doute qui va arriver, qui commence à arriver.
On le voit dans le médical, on le voit dans le juridique, etc.
C'est-à-dire que l'IA vient assister à un humain et vient
d'écoupler sa capacité de prise de décision d'action,
de réflexion en fait.
Exactement.
Le problème, c'est qu'avant, cette aide se faisait par plusieurs humains.
Oui, mais comme quand tu regardes Apollo,
les computers au début, c'était des gens qui calculaient,
qui faisaient les calculs mathématiques et puis un jour,
ça a été un microprocéseur.
C'est pareil.
Voilà.
C'est une bonne analogie et ça fait à peu près la même chose.
C'est-à-dire qu'on peut remplacer certains travaux qui sont des travaux
maintenant cognitifs.
Je te demande avant des computers, c'était des humains maintenant,
c'est des ordinateurs.
Et certains, on peut aussi transformer, non pas par exemple,
on va dire on va pas enlever des médecins,
mais on peut enlever des personnes qui vont être diagnostiquées.
Parce que la machine va le faire mieux et plus vite, etc.
Elle va pas tout faire, mais elle va aider un médecin à le faire.
Et en fait, on va avoir besoin de moins de personnes derrière pour l'aider.
Voilà.
Donc ça, ça va être en transformation.
C'est déjà le cas dans le paralégal exactement.
Donc on va pas remplacer pour l'instant un avocat,
mais pour préparer son dossier, il a plus besoin en fait des personnes
qui étaient des 5, 6 ou 10 personnes qui faisaient les recherches pour lui,
qui allaient regarder, c'est-à-dire qui lui transmettait un dossier.
Ça, c'est la machine qui peut le faire.
Et donc en fait, oui, malheureusement, en fait, des paralégaux,
pourtant, ce sont des métiers, en fait,
donc cognitifs assez bien rémunérés, ce sont des métiers plutôt qualifiés.
Et il y a une partie de ça qui vont disparaître.
On peut faire disparaître aussi beaucoup d'aides ou d'experts comptables.
On peut faire disparaître aussi beaucoup de banquiers, beaucoup d'assureurs,
parce qu'en fait, une grosse partie de leur métier, c'est de traiter de la donnée.
Et ça, en fait, on peut le faire avec de liens.
Un détail, on peut aussi faire disparaître dans quelques années,
beaucoup de data scientist.
On est très fort, nous, on arrive à se mettre au chômage tout seul.
Et en quoi tout ça va changer notre relation au travail,
tu crois, à l'échelle d'une société ?
C'est justement, en fait, si on perd ce genre de travaux,
ça va être c'est le même type de révolution
qu'il y a eu, en fait, avec l'arrivée de l'électricité,
qui a en fait changé la façon de voir le travail,
tout simplement parce qu'en fait, l'homme a eu une...
Ça a changé, en fait, la capacité physique de l'homme, l'électricité.
Ça a permis de lever des charges beaucoup plus lourdes,
beaucoup plus facilement, etc.
C'est-à-dire, c'était l'augmentation de l'homme physique.
Physiquement, en fait, on pouvait faire des choses,
pour lever plus de choses, on pouvait transporter plus de choses, etc.
C'est un peu que la même transformation.
Avec un plein d'essence, tu remplaces l'équivalent énergétique
de, je ne sais plus combien, de dizaines ou de centaines d'hommes
pendant plusieurs jours.
Voilà, exactement.
On va faire la même chose, mais pour le cognitive.
Au niveau cognitif.
Voilà, exactement.
Donc, oui, effectivement, c'est un très gros changement.
Et ça, c'est un vrai changement sociétal.
Il y a déjà commencé, qui ne devrait pas s'arrêter.
Alors, oui, certes, il ne faut pas être non plus complètement pessimiste.
Il va y avoir aussi de nouveaux emplois qui vont se créer certes.
Mais dans la balance, il y a de grandes chances quand même qu'on en perd.
Ah, toi, tu penses que, parce que jusqu'à maintenant,
les arguments, c'est-à-dire chaque révolution, on a peur que ça détruise
de l'emploi, mais finalement, ça en crée plus que ce que c'en a détruit.
Tu penses que ça va être le bilan, va être dans le même sens,
ou cette fois, peut-être que ça va obliger à revoir le temps de travail ?
On parle de revenus universels pour...
Voilà, donc ce sont des solutions sans doute comme ça,
qu'il faudra mettre en place.
Parce qu'il y a de grandes chances que, surtout avec la population mondiale,
en fait, grandissante, on va vraiment avoir un problème de,
non, il n'y aura pas assez de travail pour tout le monde.
Tout simplement, en fait, on va pouvoir, parce que c'est à moindre
coût, remplacer des travaux faits dont on parle des humains par des machines.
Et même le serein, ce que dit boss, c'est pas grave.
En fait, si on remplace la moitié de travail,
il y a toujours, on est à temps partiel, etc.
Oui, mais à temps partiel, il y a un problème ensuite de vie.
Il est possible, en fait, est-ce qu'on peut vivre avec la moitié de salaire ?
C'est peut-être pas évident, déjà, actuellement, avec un salaire plein.
Donc c'est vraiment une réflexion à faire au niveau de la société,
en se disant qu'elle va être le nouveau rapport au travail qu'on va avoir,
parce qu'on risque tout simplement de ne pas pouvoir donner de travail à tout le monde.
C'est même pas là de dire, il y a du chômage parce qu'on est économiquement,
en fait, dans un petit peu dans la mélasse et on va s'en sortir,
et puis on va redevenir au plein emploi ou on va être proche.
Là, ça serait tout simplement le plein emploi, il est quasiment plus possible,
parce qu'on n'a plus assez d'emplois possible à donner à tout le monde.
Donc ça pose un réel problème.
C'est ce qui peut arriver.
Ce n'est pas encore une obligation,
mais il y a de fortes chances qu'on se dirige vers ce genre de choses.
Après, la réponse politique, parce que c'est vrai, c'est vraiment...
Oui, la réponse devient politique après.
C'est est-ce qu'on va mettre un revenu minimum universel ou conditionnel ?
Est-ce qu'on va juste descendre le temps de travail et sans baisser les salaires ?
Est-ce qu'on va juste taxer les IA et en fait,
c'est une des façons de...
De redistribuer ?
Générer, voilà, de générer suffisamment de revenus pour pouvoir avoir un revenu minimum universel.
Est-ce qu'on va faire...
Est-ce qu'on va interdire des IA à certains endroits ?
Ce qui est tout à fait faisable, on peut dire.
On ne veut pas dire quoi faire ?
On ne veut pas dire jardinier ?
Ah oui, on interdirait pour que pour laisser la...
En fait, on se priverait d'un gain et pour laisser la place aux humains.
Tout à fait.
Par contre, il faut le faire sur des zones,
enfin des travaux qui ne sont pas délocalisables, justement.
Ce sont en fait des choses qu'on doit faire sur place.
Si c'est délocalisable, quand j'ai dit le diagnostic,
c'est tout à fait possible d'aller le faire en Chine.
Hum, j'envoie mes radios, mon scanner et puis j'ai ma réponse.
C'est ça.
Par contre, conduire ma voiture, ma voiture, elle est ici.
Elle n'est pas en Chine.
Donc si je ne veux pas mettre d'IA dans ma voiture, pourquoi pas.
Mon jardinier aussi, en fait, il faudrait qu'il y ait un robot jardinier en fait,
en bas de chez moi ou en fait sur un espace public.
Si on dit non, non, ça sera un humain qui va le faire ou plusieurs humains d'ailleurs.
Bah voilà, on peut, il y a des solutions donc.
Mais ce sont des solutions politiques et c'est réellement sociétal.
C'est-à-dire la société devra décider.
Alors la société, ça peut être vraiment au sens-là,
ça peut être même au niveau de l'Union européenne.
Il y a des choses qu'on va dire, oui, OK, on fait.
Et ça nous intéresse en tant que société d'aller vers ça,
d'aller vers un diagnostic plus automatisé
parce que de meilleure qualité, d'aller vers de la médecine plus 4-0
ou de l'usine 4-0, effectivement,
travailler dans une usine, c'est pas forcément très agréable.
Et bien si on remplace les postes dans les usines par des robots,
c'est peut-être une bonne chose.
Sauf qu'il faut bien sûr que c'est les personnes qui étaient là.
En fait, il faut leur donner autre chose à faire.
Oui, il faut les occuper.
Quoi ? Voilà.
Quoi ?
Donc après, ça peut être, voilà,
c'est possible, il y a des idées comme le revenu minimum conditionnel.
Cette fois-ci, ils n'ont pas universel, en fait, ça ne rien faire.
Mais la condition peut être par exemple d'apprendre.
C'est une des idées entre autres qui fleurit pas mal
dans une partie des scientifiques qui font le lien.
De dire en fait, si une personne, en fait, on va dire,
c'est des learners, c'est des personnes qui apprennent à vie tout le temps.
Donc ça, mais c'est pas grave.
En fait, c'est bien pour la société que des personnes apprennent.
Et bien, en fait, ça suffit pour les pays où ?
Oui, on va trouver une utilité.
En fait, on va compenser l'argent par une forme de fonctionariat.
Exactement.
C'est ça, voilà.
Et ça peut être fonctionariat, ça peut être, comment vous disiez,
ben ça peut être, on s'occupe des espaces d'air,
on s'occupe des personnes ordinateurs ou des personnes de l'aide à la personne,
des personnes âgées, etc.
Et en fait, de dire, en fait, ce seront des travaux conduits.
Ben il suffit de...
D'un tel République, donc...

Oui, tout à fait.
En plus de ces conditions-là.
Pourquoi pas ?
Ça peut être...
Voilà, c'est la question.
La question, en fait, c'est pas qu'elle va se poser,
c'est que la question se pose maintenant.
Comment ça, je suppose ?
Parce que les emplois ne sont pas encore impactés par ça.
Si, on commence déjà.
Donne-moi un exemple.
On commence déjà à voir.
N'importe qui qui va travailler de chemins dans une usine,
il voit bien qu'en fait, on a besoin de beaucoup moins de monde.
On se dit, ben oui, c'est...
Même ça, c'est toujours de la robotisation.
Oui, elle a toujours été là.
Sauf que la robotisation, en fait,
il y avait des choses qu'on ne pouvait pas faire par les robots
parce que justement, c'était trop complexe.
Il y a remplace ça maintenant.
De plus en plus, un robot va faire de mieux en mieux les choses
parce qu'en fait, il est piloté maintenant par une IA.
Ok.
Et ça, tu dis, ça, c'est aujourd'hui.
Ça, c'est pas dans 10 ans, c'est pas dans 20 ans.
C'est déjà commencé.
C'est aujourd'hui, ça a déjà commencé.
Aux États-Unis, le paralégal,
c'est très compliqué maintenant d'être paralégal aux États-Unis
parce que ça a été remplacé par beaucoup, par de l'IA.
En fait, on prépare un dossier.
C'est une IA qui a lu à peu près tout ce qui existe
en termes de décision légale.
La puissance de frappe qu'elle a, la lia par rapport à un humain
dans sa capacité à stocker,
elle connaît toutes les juristes prudences, elle est capable de...
Et juste de faire remonter parce qu'en plus, c'est pas très difficile.
C'est-à-dire, un humain peut le faire et bien, en fait,
il met juste plus de temps.
Et un humain, en fait, il se fatigue,
il fait ça parce que c'est en plus un bouleau fastidieux,
il faut lire beaucoup de choses, il faut mémoriser beaucoup de choses.
Ça, ce sont juste des tâches que la machine est très, très bonne à faire.
Elle s'est très bien mémorisée, elle s'est très bien recrachée,
elle s'est très bien faite de la reconnaissance de paterne, etc.
Donc, faire du travail comme ça.
Et tant qu'on lui donne à manger électriquement,
justement, elle fonctionne.
Donc, elle peut fonctionner 24 heures sur 24, etc.
Ce qui n'est pas le cas d'un humain.
Donc, je ne dis pas que c'est pas qu'elle est supérieure à l'humain,
c'est juste qu'elle est plus adaptée pour faire ce type de travail.
Eh bien, écoute, sur ces perspectives fort questionnantes
que l'on va se laisser, je te remercie Olivier d'être venu aujourd'hui.
Si les auditeurs vont aller en savoir plus sur ce que tu fais,
sur Odequante, ils peuvent venir au...
Sur le site Odequante, 3doules.au2, le chiffre qant.com.
Et puis, j'espère qu'on va pouvoir transmettre
quelques liens intéressants sur ton site
pour ceux qui veulent en connaître un petit peu plus.
Avec grand plaisir, je te remercie.
Au revoir Olivier.
Merci à toi, au revoir.
La technique ira le plus loin possible.
Comme le dit Jean-Marc Jean-Covici,
tout ce qu'on pourra faire, on le fera.
Et j'ajouterai, pour le meilleur, comme pour le pire.
Donc, la réponse ne sera pas technique, elle sera politique.
Mais je pense qu'on ne régulera pas.
Car la course est mondiale et personne ne voudra la perdre.
Tu vois que même en France, on voit la reconnaissance facile à rêver.
Et devine quoi ?
Un des arguments est justement de rendre nos industriels compétitifs.
Quand l'État fait la promotion active de ce genre de technologie,
tu sais que rien n'arrêtera son développement.
Donc on ira le plus loin possible
et on réfléchira aux conséquences en suite.
Bon après, il faut regarder les choses en face.
Si l'intelligence artificielle met des gens au chômage,
c'est peut-être pas si grave que ça.
De toute façon, il va nous falloir des millions de paysans
pour prendre le relais du pétrole si on veut que tout le monde mange.
Il faut se souvenir qu'avant l'énergie abondante,
quel pétrole, deux tiers de la population vivent à la campagne ?
Quand le pétrole deviendra rare,
il faudra bien retourner dans les champs, produire la nourriture.
Et non, arrête de croire que les tracteurs fonctionneront en l'énergie solaire.
Il n'y aura plus de tracteurs ou pas beaucoup,
ou ils marcheront au gaz.
En tout cas, il n'y aura beaucoup moins qu'avant.
Et quand bien même, il y aurait encore des tracteurs,
on peut se poser des questions sur les camions qui alimentent tout ça.
Car eux non plus ne rouleront pas l'électricité.
Donc la bonne nouvelle de tout ça,
c'est qu'il faudra du monde à la campagne pour produire de la nourriture,
alors que plein de monde se retrouvera au chômage.
Toute la question reviendra sur le timing.
Croisons les doigts pour que ça se passe en douceur.
Bon, je m'emporte, je m'emporte.
Alors, histoire de me tempérer un peu,
je suis retourné voir Thomas Gerbault.
Lui aussi est data scientist.
On a déjà parlé avec lui et j'avais envie de lui poser la même question.
L'IA détruira-t-elle de l'emploi ?
Sa réponse est aussi directe que la question.
Mais il apporte en même temps un éclairage différent.
Je ne suis pas sûr que ce soit rassurant,
mais la perspective est différente
et il nous parlera de ces jobs que l'intelligence artificielle
est déjà en train de détruire,
mais aussi en train de créer dans son giron.
D'ici là, vient d'inscrire dans la communauté des Artisans-Developpeurs
sur artisan-developpeurs.fr
et je te laisse maintenant avec l'épisode 8 de la fiction
« développeurs » en 2039.
À demain.
Hé, doucement.
Hum, ho.
Pensez, mais qu'est-ce que je fous là ?
Chut, calme-toi.
On est à l'hôpital.
Hein ?
Qu'est-ce que je fais à l'hôpital ?
Tu as été retrouvé dans les quartiers éteints,
avec une balle dans le ventre.
C'est un miracle que tu sois encore en vie.
Alors je t'en prie.
Calme-toi.
Hum.
Ça me revient.
Je venais d'avoir un entretien avec cet enfoiré d'hortèse.
Il m'a viré ce connard.
Quand je suis sorti, j'étais effacé.
Plus rien, plus d'argent, de métro,
de transport, de carte pour me repérer.
J'étais complètement paumé et bien énervé.
Mais t'as pas eu l'idée de te demander ton chemin ?
Ah, si, justement.
J'aurais pas dû.
Chut.
Tout va bien.
Ça fait combien de temps que je suis là ?
Deux semaines.
Oh.
Et toi, ça va ?
Comment va le bébé ?
Oh lui, très bien.
Qu'est-ce qu'il cloche ?
Bah, ma boîte va licencier.
On devient trop cher.
Pour l'instant, je suis protégée par mon statut de gestatrice.
D'ailleurs, je peux te porter sur mon contrat d'ailleurs,
c'est déjà une bonne nouvelle.
Mais une fois que j'aurai accouché,
je ne me fais pas d'illusion.
Merde.
Eh, pour l'instant, tout va bien.
Et ma sporta merveille, je vais bien.
Le bébé aussi.
Et tu reprends des forces.
Le docteur dit que tu vas t'en tirer avec une simple rééducation électrophysique
et des injections de nanobots.
Donc tout va bien.
Et comment on va faire ensuite ?
On verra.
Pour l'instant, tu dois te reposer.
Et puis, on a encore quelques mois pour réfléchir.

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