Partir à l'aventure, c'est confier son destin aux éléments, à son expérience et parfois même à son matériel.
Chez Back Market, nous comprenons l'importance de pouvoir compter sur son équipement au quotidien.
C'est pourquoi nous proposons des appareils tech de qualité reconditionnés par des professionnels.
Back Market est fier de soutenir les baladeurs.
Les baladeurs, une série audio, les hausseurs.
Des balades, des aventures, des mes aventures, en pleine nature.
Prêts pour le départ ? Prêts ? C'est parti !
En mer comme au désert, vivre cet avancé sans cesse, à travers un décor à la fois immuable et changeant, identique à l'œil et qu'on ne saurait différent sans le témoignage du sextant de la montre et de la boussole.
S'aventurer comme un taton sous les plus éclatants soleils.
Savourer, l'amertume de se sentir en pleine marche prisonnier, d'un espace pourtant sans barreau,
et plus étroitement confiné en cette libre immensité qu'aux plus étroits des cachots qui vuit, du moins, à une porte.
Ce sont les mots de Theodor Monot qui parcouruient les déserts pendant près de vingt ans dans les années trente.
Quelques décennies plus tard, Léo Coulonja, jeune voyageur épris de lecture d'aventure, se met en route, en boitant le pas des explorateurs d'antan.
Un andurant, il traverse les déserts du monde jusqu'au porte du Sahara.
Là, trouvera-t-il une réponse à sa quête dans la traversée de l'immensité pierreuse ?
Quels sont les visages poussiéreux qu'il rencontrera ?
Je cherchais des destinations à la base pour partir dans les déserts. Je faisais un tour du monde des déserts pour faire de la photographie.
J'étais tombé sur un article du fin fond d'Internet sur un train qui traversait le Sahara.
C'était vraiment un petit article. Tout était un peu flou et un peu salinterré.
C'était pour ça que j'ai choisi la Mauritanie. C'était pour l'intérêt.
Et le fait que ce soit un pays complètement fermé encore, mais qui n'avait pas de problème, c'était un risque assez mesuré.
Qu'est-ce que tu fais pour le Sahara ?
J'ai décidé de partir en septembre, qui est le pire mois, parce que c'est le moment où il fait le plus chaud.
On est au milieu de la latitude du Sahara où il fait le plus chaud. C'était un peu rude.
Je me rappelle de l'arrivée en particulier. J'ai pris l'avion depuis Paris.
En arrivant à Noix-chotte, qui est la capitale, j'arrive de nuit.
On longe une route qui va tout droit. L'arremport était un peu à l'écart.
On va tout droit, juste avec les fards de la voiture. Il n'y avait rien ni personne.
Et à un moment, il y a un lapin du désert qui traverse la route et la voiture éclate le lapin.
Je regarde le mec, je dis qu'est-ce que c'était machin.
Et le mec n'en avait absolument rien à faire. C'était normal.
Et ça a continué quand je suis arrivé à Noix-chotte, qui est la capitale, qui est une espèce de ville fantôme
où il y a un million d'habitants, alors que c'est une ville qui a été construite pour 8000 personnes.
Le taxi me dépose chez quelqu'un, chez qui j'allais dormir.
Il me dépose dans un chemin de terre derrière l'école française.
C'était le quartier luxuriant de la capitale.
C'était une expat, une Allemande, qui s'est dit qu'elle allait rester en Mauritanie
et qui bossait dans une boucherie. Elle s'appelait Sahara.
Donc déjà la première chose qu'on fait, c'est boire un thé comme au Maroc.
Je découvre la cérémonie maritannienne.
Moi je connaissais bien la Marocaine, mais j'ai su reprenait qu'elle était différente.
En fait, il renverse le thé dans des gobelets.
Il le fond pendant 20 minutes, une demi-heure, ça peut être hyper long.
Et ça fait de la mousse dans tout le verre qui tombe pas.
Et au final, il te met un fond de thé encore plus sucré comme au Maroc.
Et tu bois ça en... c'est un shot de thé, hyper sucré, et t'as attendu une heure.
Donc tout le temps où elle a passé à préparer le thé, tu discutes et c'est pour ça que c'est super la culture d'idée.
C'est des mondes rends cons, des couverts, etc.
Moi forcément, c'est la première question que je lui pose, c'est alors le train.
Le train, je l'ai entendu parler, il est où, comment il va, quelle vitesse, c'est quoi, etc.
Et du coup, elle complète les infos que j'avais pas.
Donc ce train, c'est un train minier qui part d'une mine de fer qui est dans les terres, qui est au milieu du Sahara,
et qui va vers la côte pour ramener le fer.
Il y a 3 trains par jour, il transporte 17 000 tonnes de fer.
Par comparaison, la Tour Eiffel, je crois qu'elle fait 11 ou 12 000 tonnes.
Donc le train transporte une fois et demi la Tour Eiffel tous les jours, il y a 3 trains, donc c'est quelque chose de colossal.
Apparemment, ce serait le train le plus long.
Il y a 3 km de wagon ou 2 km 5, le plus lourd parce qu'il y a 17 000 tonnes de fer,
et le plus lent parce qu'il met, je crois qu'il va 40 ou 50 km heure,
parce qu'il est quand même lent en plein désert où ça va tout droit.
Mais bon, je pense que ça cause de l'inertie et du poids, etc.
On donne quelques infos et c'est parti.
Après, il n'y a pas vraiment d'infos, on y va.
Quand on arrive dans les oasis, il n'y a que ça, il n'y a que des palmiers et d'atiers.
Et les dates de Mauritanie sont une des meilleures de la région avec le maroc, etc.
Elles sont beaucoup plus sucrées que celles du maroc, typiquement.
Franchement, c'est une des seules choses qui est de l'exporter avec le fer et le poisson.
Et donc, du coup, c'est des champs tout autour.
En fait, ils n'ont rien à faire.
Ils ont aérigé un petit peu depuis la source d'eau jusqu'au palmiers.
Et ce sont des palmiers comme le notre coco.
Chez eux, ils sont plus bas, les datiers.
Et ils ramassent les fèves, ensuite ils les trient.
Ils enlèvent les mauvaises, ils les trient par couleur ou par taille.
Ça dépend du taux de sucre.
Et ensuite, ils les mettent dans des boîtes en carton et ils les vendent à marché.
Donc voilà, c'est simple et c'est ce qu'ils font beaucoup.
Ça s'appelle Loasis de Terjit.
Comme c'est un pays fermé au tourisme et l'économie n'est pas du tout développée,
les gens sont encore beaucoup à vivre traditionnellement dans le désert.
Et comment tu vis traditionnellement sans le désert, entre guillemets,
c'est de l'élevage principalement de Dormaderre,
ça donne de la viande, du lait, des peaux, etc.
Des chèvres aussi beaucoup.
C'est assez résistant les chèvres dans le désert.
Et des dates.
Les seuls endroits où il y a un peu d'eau, c'est des petites oises,
où il y a des sources d'eau.
Et c'est tout.
Donc en fait, les gens vivent de ça.
Et s'échangent des produits et après, ils vont à la ville la plus proche
qui est des fois à plusieurs jours de Dormaderre
pour acheter les besoins indispensables.
Ils troquent, ils vendent leurs produits au marché
et ils achètent ce dont ils ont besoin.
C'est hyper simple.
Et après, globalement, ils vivent, ils ont leur famille.
Des fois, ils sont quand même en communauté
pour faire des activités, etc.
Ils jouent des jeux sur le sable avec des pions,
des bouts de bois qui sont taillés.
Et les enfants jouent au foot.
Et les vieux, ils jouent ce type de jeu de dames.
...
Et la ville à côté du départ, ça s'appelle Attar.
C'est la ville où je suis parti prendre le train.
Et donc pour aller là-bas, je prends plusieurs bus et je rencontre un homme qui s'appelait
Marmoud qui m'a un peu intrigué parce qu'il était normalement, les gens te parlaient
énormément, ils viennent te parler extra et lui il était assez discret et je commençais
à discuter avec lui et c'était assez simple et du coup j'ai bien aimé cette relation.
Ils étaient en train d'attacher un Anne qui m'était à l'arrière du pick-up qu'on
allait prendre et donc je lui demande du coup qu'est ce que tu viens faire avec cette
Anne.
Il me dit qu'en fait il est bité sur la côte et il est venu au milieu du désert pour
acheter un Anne parce que chez lui il n'a trouvé pas de neuf.
Bon bah celui là il est neuf apparemment donc on peut y aller quoi.
C'est parti donc il l'attache, il lui met un filet dessus, cette notion d'animal comme
en fait un objet.
Moi j'étais là ok, doucement, on l'appelle Youssef et tout le monde s'est marré parce
qu'il y avait un mec qui s'appelait Youssef avec nous dans la voiture et du coup on l'appelait
Youssef, tout le monde était content.
Moi le premier du coup.
Ça a donné un peu d'humanité à l'Anne et donc on part.
Dans le pick-up j'étais assis à côté d'un autre homme qui s'appelait Ahmed qui
était assez passionnant aussi donc assis à côté on était trois devant à l'arrache
comme d'habitude dans le Maritanie.
Quelqu'un d'autre qui partait prendre le train et en fait il me raconte qu'il est ingénieur
pour la société de train et il va prendre ce train là pour aller rejoindre des chameaux,
il élève des chameaux.
Au milieu du désert du coup le train va le déposer à un endroit au milieu de nulle part
pour retrouver ses drogues matières donc des gens qui ont accès à la culture, à l'argent
qui sont toujours attachés au désert qu'hier viennent.
J'ai rencontré une personne similaire en Égypte dans le Sinaï c'est un ingénieur
à Réonautique qui avait fait ses études à Versailles et je l'ai rencontré au milieu
du désert du Sinaï il était en train de bouger des rochers et il me dit tu viens d'où
à Paris au Père à Gardalion et j'étais au milieu du désert.
Il m'explique qu'il était en train de faire un puits pour ensuite monter un espèce
de salon de bien-être au milieu du désert.
Donc les gens reviennent au désert.
Pour aller d'un point à un autre dans le désert c'est souvent des pick-ups, souvent
des 4-4 en fin de vie des pays européens qui récupèrent et qui emmènent les gens quand
il n'y a pas de route.
Typiquement en Mauritanie tu as une route donc dès que tu veux aller dans des villages
tu prends des pick-ups.
Donc souvent tu es obligé de partir au moins à deux pick-ups parce que si on a un qui
tourne au panne tu te retrouves au milieu du désert et si ça ne capte pas qu'au milieu
de deux.
Donc là on était deux pick-ups typiquement.
Du coup je rencontre les gens un peu à qui je vais voyager après dans le train jusqu'à
ce qu'ils nous déposent à la ville du train.
Là on attend, ils nous donnent des horaires de train, on attend 5 heures, le train ne
arrive pas.
Ils nous disent non en fait il faut attendre celui d'après qui arrive à minuit.
En fait il est temps retard je ne sais pas combien d'heures.
Je me rappelle avoir reçu une notification sur mon smartphone comme quoi les Français
n'étaient pas contents de l'SNCF et que c'était retard quelques jours avant c'était marrant.
Et nous on était là en train d'attendre 12 heures quand même.
Là on était au milieu du désert et on était chaud.
On était dans une petite ville il y avait peut-être 200 habitants et quand on attendait
il y a eu un vent qui s'appelle le Kamshin qui a un vent du désert où en fait tu as
du sable qui arrive comme une avalanche tout d'un coup et qui te met dans le brouillard
total.
Et des fois ça m'aimène des pluies et des orages, c'est des condensation météorologique.
Et dans le désert au milieu du Sahara ils disaient qu'ils plevaient une à deux fois
quelques gouttes d'eau.
Et là ils s'est mis à pleuvoir des cordes mais genre torrentiel.
Et on était dans une ville du désert donc toutes les maisons prennent l'eau et tout
le monde commença à crier parce qu'ils sont fous de joie quoi.
Et tous les enfants commencent à courir dans la rue, ils sortent les ballons et c'est
genre comme c'était le festival de Rio quoi.
Tout le monde était ravi et moi j'étais sous la flotte avec mon attaille photo.
Et c'était fou quoi parce qu'ils voyaient ça un peu souvent au temps d'eau quoi.
On pense que les déserts c'est principalement des dunes.
En fait c'est que 20% des déserts les dunes et le reste c'est des roches.
Donc la plupart du temps en fait il n'y a qu'un petit coussin de sable et c'est
quand même des roches.
La plupart du temps notamment en Mauritanie c'est plat.
Les endroits d'intérêt que généralement on va visiter c'est les canyones qui sont
plus intéressants mais la plupart du temps quand on prend la voiture et qu'on va tout
droit c'est plat quoi, il n'y a rien.
Du coup il n'y a pas de village où c'est des anciens villages de Delveur.
Probablement cette ville là c'était le cas.
Donc là c'est des maisons en adobes comme dans la plupart de l'Afrique c'est un mélange
de paille, de purin et de terre qui mélange, qui font sécher en brique et passe.
C'est des maisons donc c'est la des premières techniques de construction que tu retrouves
d'ailleurs dans tous les déserts du monde que tu sois en Amérique latine ou en Australie
alors que personne n'a jamais communiqué.
Et donc c'est que des maisons en adobes en terre.
C'est assez marrant, il y avait un poste qui captait un peu internet et du coup tout
le monde venait avoir des nouvelles du monde sur ce poste là quoi et il se trouve que
dans cette ville là il y avait des rails qui traversaient la ville.
C'est bizarre, des rails au milieu de vraiment de nul part quoi, on est à l'habitude de voir
des rails dans les montagnes, dans la jungle etc.
Mais là il n'y a rien quoi.
Donc tu comprends que c'est quelque chose d'industriel qui est effectivement fait pour transporter
des minerais mais les locaux voyagent sur le train, sur le minerais en fait.
Et c'est ça qui est hyper fort.
Les gens ils montent sur des cailloux, c'est des cailloux de fer, parafinés encore, ils
mettent leur marchandise dessus et ils voyagent au milieu du désert sur un train de frais.
Donc il y avait peut-être 50, 100, 100 personnes, non 50 personnes, composées leur marchandise.
Là-bas en fait ce que font les gens comme pour l'Anne, c'est qu'ils vont acheter des
marchandises dans le désert et le moyen le plus simple et en plus le moins cher de
rentrer c'est de mettre toute la marchandise sur le train de fer et de rentrer sur la côte.
Je me retrouve avec ces gens là à attendre, minuit ou le train de l'arrivée.
On est dans l'obscurité totale, il devait avoir un peu de quelques lumières dans le
village mais on était un peu à l'écart.
On est à côté des rails et à un moment on voit une lumière arriver au loin et un bruit
commence à accélérer et qui devient quand même très fort.
Là tout le monde se lève, j'ai l'impression que je vais me faire attaquer par un monstre
ou je sais pas quoi, il y a un bruit sourd qu'au milieu du désert ça fait longtemps qu'on
n'a pratiquement rien entendu, il y a des cris d'enfants et le train arrive et il s'arrête
pas.
Moi je comprends pas et en fait c'est comme il fait 3 km il met vachement de temps à
s'arrêter.
Donc au moment où il s'arrête.
Et là c'est le brand-bat de combat.
En fait le train s'arrête que 15 minutes à peu près et il faut monter toutes les marchandises
sur le train.
Et donc typiquement il y avait des gens, il y avait des centaines de caisses de date
à monter sur le train.
Et nous notre boulot avec Marmoud c'était de monter l'anne.
Donc je sais pas combien ça pèse un an, ça a pesé 200 kilos, 300 kilos.
Il avait attaché les pattes de l'anne pour pas qu'il bouge et pour le monter il avait
accroché deux bouts de corde, des deux côtés.
Donc deux bouts de corde pour porter 200 kilos c'est quand même compliqué.
Donc on y va à 3.
On commence à tirer l'anne, on arrive à le monter d'un ou deux mètres à la moitié
du chemin.
Et il y a une corde qui lâche et l'anne s'éclate par terre.
Il fait pas un bruit, c'est très bizarre.
L'anne je l'ai pas entendu du voyage alors qu'on lui faisait subir des choses assez
atroces.
Et on se rend compte que tout le monde a été monté et qu'il nous restait peut-être
deux trois minutes avant que le train parte.
4-5 personnes descendent pour nous aider.
On raccroche un bout de ficelle en fait et là on était en devait être 5-6, on arrive
à tirer l'anne dessus.
Il bascule par-dessus le wagon et pareil s'éclate sur les bouts de pierre, c'est
des pierres de la taille d'un point, ça fait mal.
L'anne bascule, tout le monde est là, tout le monde est content et le train part.
Genre deux minutes après qu'on arrive ici.
Donc il faut s'imaginer qu'on a grimpé sur des espèces de monticules de fer.
Donc déjà il faut qu'on calme nos affaires, qu'on arrive à se trouver un endroit où
on peut être un peu correctement.
Et une fois que tout le monde a mis sa affaire, du coup là moi je commence à regarder ce
qui se passe.
Tu vois des lampes torches sur tous les wagons, je m'en rends compte qu'il y a des gens
sur presque tous les wagons.
Tu fais 3 km le train donc en fait il y a beaucoup de monde, il y a des gens qui montent à plusieurs
endroits et les gens sont contents.
Dans les lampes torches, j'arrive à voir des sourires sur les visages, les gens sont contents,
ils ont réussi leurs 15 minutes où il fallait pas qu'ils se râent.
Ils sont montés sur le train de fer pour faire 20 heures dans le désert jusqu'à la
mer pour entrer chez eux.
Donc Marmoud avec son âne et les trois potes qui nous avaient aidés à la fin, il sort
de son sac, il avait pratiquement rien, il avait juste une gourde et un sac et il sort
des bouts de charbon et en fait il se met à faire duter.
Il met du charbon au milieu des pierres et il arrive à allumer le truc et il fait duter.
Et il y a des étincelles qui commencent à sortir avec le vent dans le train, il y a
des vols et en regardant face de moi dans les autres wagons, il y avait ces étincelles
partout.
Donc c'était magnifique, c'était des étincelles dans le désert et on était sous la voûte
étoilée, tout le monde partageait le thé et tout le monde a tout partagé sur ce train.
Marmoud, je l'ai rencontré un peu avant mais les trois autres, je les ai aidés 15 minutes
et on est devenus hyper proches très rapidement discutes, on partage pas mal de trucs, tout
le monde parle pas forcément bien anglais donc on essaie de se traduire, eux c'est
pareil, ils rentraient chez eux après avoir acheté des dates.
C'est surtout Marmoud qui m'a parlé un peu plus de sa vie.
Donc en fait lui il travaille à Noyadibou qui est la ville portuaire sur la côte et
il est porteur de marché.
En gros il y a une charrette avec un Anne et il porte les marchandises que les gens
achètent jusqu'à leur maison, jusqu'au bus ou d'autres endroits et du coup il avait
un Anne trop vieux, il devait acheter un Anne neuf comme il dit, l'élevage était de
meilleure qualité dans les terres que sur les côtes ou les élevers, en fait je pense
que ce sont juste reconvertis à la vie de la ville.
Donc du coup ils font ça, ils vont acheter du bétail, il y avait pas mal de chèvre aussi
avec nous, pareil il y a encore pas mal de mergers là bas.
Et du coup il allait avoir un deuxième Anne parce qu'il sentait que l'autre commençait
à défaillir un peu donc c'était ça sa vie.
Il y avait 24 ans, il doit avoir toujours 24 ou 25 ans.
On dort sur le lépier face aux étoiles donc tu avais des familles, tout le monde dormait,
ils avaient plein de couettes, ils dormaient tous sérieux un contre les autres avec souvent
même des baches au dessus d'eux pour la poussière.
Moi j'avais acheté une coête toute pourrie pour essayer de me poser sur des pierres
en fait, tout simplement.
Et donc bon bah voilà tu te dors pas très bien mais t'es content.
Et surtout le matin quand le soleil se lève que là tu te rends compte dans quoi tu t'es
embarqué parce que là tu es au milieu du désert, tu as un train qui va tout droit,
tu as des dunes au milieu autour.
Le vent s'ouvre sur un côté du train et du coup il y a un voile sur un côté, c'est
des poussières de fer qui s'envolent qui sont en fait gris rouge.
Avant que ce soit raffiné en fait les pierres sont grises et rouges pour le faire.
Surtout un côté du navire il y a cette voile là, le levier de soleil c'est des couleurs
très chaudes aussi, c'est rouge orange donc ça fait des lumières roses violettes, c'est
assez dingue.
Et je découpe tous les gens qui sont là et qui ont tous mis des draps sur leur visage
pour justement se protéger des poussières.
Et au frein mesure qu'on va voyager dans ce train les gens, moi-même on va se transformer
avec la poussière et on va devenir de plus en plus sale et de plus en plus gris et de
plus en plus on va faire partie du minerai quoi.
Et à la fin on va être un peu tout gris.
La nuit il faisait pas trop chaud, il y avait du vent mais à partir de 11h30 ça commence
à taper sévèrement donc là ça commençait à être plus difficile.
Mais ça allait tout le monde avait beaucoup d'eau, tout le monde partageait toujours.
Donc ils savent ce qu'ils font les gens.
Ce qui est plus dangereux dans ce train c'est qu'il y a des gens qui passent de wagon
à wagon et en fait des fois le wagon il saute et ça fait un énorme bruit au début, ça
fait un peu peur, ça fait un clorche et c'est des wagons qui passent des tonnes qui sentent
le choc et où des fixations se remettent entre elles donc ça fait un bruit pas possible.
Et du coup des fois il y a des gens qui passent de wagon à wagon et c'est vrai qu'il y a des
gens qui tombent.
Et là quand tu tombes tu te retrouves au milieu du Sarah il y a pas de route donc en fait
tu peux pas trop t'en sortir.
Donc il y a des gens sans doute qui doivent alerter mais le temps qu'ils arrivent là-bas
c'est compliqué parce que tu dois allonger une ligne où il y a pas de route donc même
avec des 4x4 je pense que tu mets beaucoup de temps donc c'est plutôt sale danger et
tous les uns il y a des morts.
On voyage sur un train de frette où c'est toléré de grimper d'ailleurs au fait il s'arrête
juste parce qu'il y a un wagon passager par train que d'un train sur les trois d'ailleurs
et en fait le wagon passager il y en a un sur les centaines de wagons.
Il est bondé genre les gens ne peuvent même pas s'asseoir pendant les vingt heures du
trajet.
Donc ça aurait été aussi une bonne expérience que j'aurais bien voulu vivre parce que c'est
Mais du coup le voyage sur le train était quand même irrésistible à faire.
Et ouais c'était un beau mélange de plein de personnes.
Ils n'avaient pas l'air plus surpris que ça que je sois là en fait c'était assez étonnant.
Ils t'acceptent comme quelqu'un qui voyage comme eux en fait.
Tu as besoin de prendre le train pour aller dans un endroit ou un autre.
D'ailleurs en pleine Mauritanie c'est le pays des morts c'est l'entre-deux entre
l'Afrique Noire du Sénégal et les berberles du Maghreb donc du Maroc.
On traverse le désert toute la journée et franchement on voit vraiment pas grand
monde.
On voit au bout d'un moment des postes de frontières parce que le train longe un petit peu la frontière
sud-sud du Sahara occidental qui appartient au Maroc.
Donc il doit y avoir deux trois postes de frontières mais franchement il n'y a personne.
Et je crois que j'ai vu une ville, une espèce de pseudo-ville où il devait avoir 50 habitants
sur le côté.
Et après quand on se rapproche on voit qu'on s'en approche il n'y a toujours rien.
On se dit mais quand est-ce qu'on va avoir quelque chose quoi.
Et à un moment on plonge une route et on fait wouah incroyable, il n'y a personne,
il n'y a pas de voiture.
Et en fait on est dans une route qui passe la frontière au Maroc.
Et c'est là où on rentre sur ce banc de sable où il y a la dernière ville de Mauritanie
au Nord qui s'appelle Noir-Dibout.
On ne rencontre pas de zone industrielle, il n'y a rien.
La gare elle est au bout de la ville et honnêtement il n'y a rien quoi.
Je ne sais même pas s'il y a un truc qui arrête le train, il y a des rails et il sait
quand s'arrêter.
On arrive et il y a par contre là il y a plein plein de voitures et de camions qui sont là.
Et en fait ils attendent que les gens déchargent pour les emmener ces espèces de taxi ou les
familles qui viennent chercher tout le monde.
Donc là rebrand le batte combat mais dans l'autre sens.
Et donc pareil on descend une des affaires, on s'entraide, je leur donne des affaires
que je n'avais pas besoin et donc c'est là qu'on s'est quitté.
Et voilà, j'ai dit au revoir Marmoud, j'ai pris son numéro de téléphone et j'ai l'espère
Il se trouve qu'aujourd'hui du coup les déserts avancent.
Donc typiquement ces 100 dernières années le Sahara il a avancé de l'Italie et de
la France combinée en 100 ans et ça s'accélère forcément.
Et le désert a gommi un peu moins mais c'est quand même assez violent.
Donc la cause c'est le rechauffement climatique mais aussi la mauvaise exploitation des sols
des hommes.
Et donc il se trouve que ces personnes là sont les premières personnes à être confrontées
à l'avancée des déserts quoi.
Et les observer, évoluer, revenir à des méthodes traditionnelles parce que c'est aussi ce qui
se passe beaucoup.
Il y en a qui fuient forcément, qui vont vers les villes et il y en a qui reviennent
à des méthodes traditionnelles.
Parce qu'en fait ils se rendent compte que pour amener des matériaux de construction,
la nourriture etc.
Ça coûte hyper cher parce que tu es au milieu de nulle part.
Mais en fait ils se disent mais ma grand-mère m'avait expliqué que pour arrêter la dune
qui est en train d'en sauvegarder ma maison, si je plante des arbres juste devant ça va
arrêter la dune.
Ou alors je vais faire un système de canalisation ou de toilette sèche et finalement faire des
techniques de permaculture.
Des choses que nous on est en train de faire en Europe alors qu'eux en fait ils font naturellement
parce que en fait produire localement ce qu'on sait produire etc.
C'est la logique quoi.
En fait ils n'ont pas le choix.
C'est un truc où ils n'ont pas d'argent.
Donc soit ils fuient vers les villes et ils perdent leur culture, leur famille et leurs
amis.
Soit ils essaient de s'adapter et ils consultent un peu les anciens.
C'est les vieux sages.
On trouve des nomades et des bédouins qui sont dans leur habitat comme il y a des centaines
d'années quoi.
Et moi je ne l'avais pas vu ailleurs clairement parce que les autres déserts ils sont tous
un peu reliés par des routes où des touristes arrivent et la technologie arrive etc.
Mais là il y a des endroits typiquement où il y a des regroupements de gens qui font
des courses de chameaux de drôme adhère typiquement et on va prendre du thé toute la journée
et c'est des choses hyper simples qui sont gardées et que l'on peut encore voir là-bas.
De cette expérience au coeur des déserts, Léo tire la conviction de vouloir poursuivre
une vie sur les routes du monde.
Il publie également un bel ouvrage photographique, Formes des Ertes pour lequel il requiert en
ce moment la participation de ceux qui supportent sa démarche.
Si ça te parle, le lien est à retrouver sur nos réseaux sociaux.
Les Balladeurs, une série audio-léoseurs signée Camille Jusot avec la musique de
Alison Brassac et le mixage de l'oreille calicanië.
Et dans 15 jours nous vous retrouvons suspendu dans les airs.
A bientôt !