Le SaaS un chemin long et difficile avec Guven Urganci

Durée: 11m36s

Date de sortie: 11/05/2021

Développer une solution SaaS prometteuse, durable et source de business, ça demande quel engagement ? 

Quelles embûches te guettent au tournant ?

Quelles sont les normes, les exceptions, les marges de progression ? 

Güven Urganci, co-fondateur et directeur de No CRM, start-up ayant développé un logiciel de prospection commerciale en SaaS, nous livre les secrets de son succès et nous explique sa vision du produit et l’ADN qu’il a choisi pour son entreprise. 


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Bienvenue sur le podcast Artisan Developer, l'émission pour les programmeurs qui veulent
vivre une carrière épanouissante. Prêt à passer au niveau supérieur ? C'est parti !
Aujourd'hui je suis avec Guven Urganzi, Guven bonjour.
Bonjour. Est-ce que tu peux te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?
Alors je suis co-fondateur et directeur produit de NoCRM, donc un logistère de
aujourd'hui est disponible en sept langues. On a des clients en travers le monde,
on a plus de 11 000 entreprises clientes aujourd'hui et on fait un peu plus de 2 millions d'ARR
de revenus annuels. C'est des beaux chiffres ça, dans combien de pays vous êtes ?
On a des clients partout dans le monde et on a des collaborateurs, donc on a une entreprise
de 17 personnes actuellement et on est présents, on a des personnes partout dans le monde,
aux États-Unis, en Mexique, en Argentine, à Berlin, en Italie, en France, en Portugal,
une boîte internationale full remote. Il faudra qu'on reparlent de ça.
J'hésite même à faire l'épisode sur ça parce qu'on avait démarré, on se disait qu'on
avait trouvé une idée qui était de tuer cette espèce de mythe du sas qui explose en 24 heures,
en quelques semaines et tu me disais c'est trop rare pour compter sur ça, est-ce que tu peux
élaborer un petit peu sur cette idée ? On discutait un peu des différents podcasts
qui font un peu la promotion des entreprises qui réussissent. C'est vrai que quand je me présente
là comme à l'instant où ça fait rêver, un sas qui fait 2 millions d'ARR, mais l'histoire est
longue et avant d'arriver là il y a du travail et je pense qu'il y a beaucoup de... on voit des
entreprises explosées et qui représentent un peu un rêve inatteignable et des exceptions si
on veut, ce ne sont pas des règles de progression d'entreprise. C'est la réalité de start-up et
de sas qui évolue avec une croissance stable et assez saine et moins explosive. C'est quelque
chose qui représente vraiment la réalité des start-ups du sas. Donc finalement déjà,
ce qui me réconforte, c'est de dire si je galère à créer un truc qui décolle,
c'est juste normal, c'est plutôt la norme que l'exception. Et justement toi dans ton histoire,
ce que j'ai trouvé dingue, c'est que nos CRM, c'était même pas l'idée de base,
en fait, ce que tu peux nous raconter, juste histoire de se redonner, tu vois,
un peu de profondeur temporelle, c'est quoi les grands milestone de l'aventure ?
En 2008 avec Sony Paris, on crée U-Link qui est un réseau social de partage de lien et avec une
déclinaison en sas pour les entreprises, ça s'appelle U-Link Pro qui est un réseau social
pour l'entreprise, un peu le Facebook interne qui permet de partager des liens, des documents,
voilà la communication interne. Et on a vendu ce touti pendant plusieurs années avec plus ou
moins de succès, mais surtout on avait besoin d'un outil en interne pour gérer notre vente,
notre prospection commerciale. Et on a essayé les quelques CRM du marché et on se rend du compte
que nous on n'était pas des commerciaux, on était un éditeur de Jouisiciel et ce qui nous
interessaie c'est de signer des ventes, pas de remplir des formuleurs et des formuleurs dans un CRM.
Donc on s'est dit qu'on allait développer, qu'on allait faire un outil très simple qui nous
permettait de gérer nos prospects et de définir les échanges qu'on avait eus avec ces prospects
et avoir un rappel sur la prochaine action, savoir ce que je dois faire, est-ce que je dois
rappeler tel prospect, lui envoyer un devis etc. Et donc on a fait un copie-colleur de notre produit,
notre apyril, ce qu'on a vite fait bidouiller pour avoir ces deux trois fonctionnalités-là et on a
vu que ça marchait pour nous et Sunny, mon associé a senti qu'il y avait un avenir pour ce produit,
moi j'avoue que j'étais pas nécessairement aussi sûr que lui, mais on a fait une page de l'ending page,
j'ai un peu un teaser sur une seule page avec une phrase qui disait si vous en avez marre de remplir
des formuleurs dans un CRM et que vous voulez transformer vos prospects en client, laissez-nous
votre email et on vous contacte. Et après avoir acheté quelques adwords et avoir fait du venir
du trafic sur cette page, on a lu que les gens étaient intéressés et on a tout de suite sorti
notre produit en 2014. Donc en fait, voilà, tu crées la boîte en 2008 sur cette idée
U-Link de réseau social. C'est ça. 2014, six ans plus tard, finalement, tu trouves cette idée là.
J'imagine que si vous continuez, enfin je sais pas ce qui est devenu U-Link, mais j'imagine que
vous n'avez pas trouvé votre compte, peut-être que vous n'avez pas trouvé votre marché. Et du
coup en 2014, six ans plus tard, vous dîtes tiens, il y a peut-être une opportunité avec ce truc-là.
C'est ça.
Quand on avait bricole pour nous en interne. Finalement, la landing page semble donner des signaux
positifs. Et derrière, 2014, donc là, on est six ans plus tard, vous arrivez effectivement à un très
beau résultat. Mais l'année une, c'est combien ?
L'année une, en ARR, oui, c'était en dizaine de milliers de euros.
Ce qui est à la fois beaucoup et pas beaucoup en fait ?
Voilà, exactement. Quand il y a des salaires à payer, on ne va pas loin à un coup d'abonnement à 10
ou 12 ou 15 euros par mois, il faut en empiler un certain tas avant de pouvoir payer des salaires.
C'est sûr.
C'est clair. Et après, la courbe d'évolution, elle est vraiment linéaire, tranquille, où il y a des
petites phases d'accélération, comment ça marche après ? Est-ce que tu vois un effet d'effet,
d'effet de boule de neige, où plus tu avances, plus tu es connu et plus la courbe accélère ?
Non, non, c'est plus une croissance stable. Il n'y a pas dans la courbe des points dans la timeline.
On se dit là, on a fait ça et on a une explosion d'une ongle d'inscrit ou une explosion du CA.
C'est vraiment stable.
Et comment tu expliques qu'il y a cette espèce d'image du overnight success,
qui a une espèce de peau dure, c'est incroyable. J'ai encore des gens qui sont en coûtier ou
en accompagnement qui rêvent de ça. Mes clients, en tant qu'éditeurs pour mes clients,
quand je leur pose la question, on sait bien, on va faire la v1 ensemble.
Mais derrière, comment vous avez prévu le financement de la v2 ? Ils disent,
« Avec des sous générés par la v1, oui peut-être, mais peut-être pas. »
On regarde les news, comme par exemple le site TechCrunch à l'époque,
qui mettait en avant les réussites des entreprises, toutes les devets de fonds
qui y a eu pendant les différentes bulles et les reventes extraordinaires.
On voit par exemple l'exemple d'Instagram qui est passé chez Facebook,
maintenant qui a été vendu chez Facebook. On a eu l'impression que ce truc était
une appli qui avait été construite un an avant et qui avait été vendue un milliard
à Facebook, alors que ce n'est pas du tout la vérité. Si on regarde l'histoire de l'entreprise,
ils avaient 4 ou 5 ou 6 ans et l'espèce d'explosion, même s'il existe,
même s'il y a des boîtes qui vont avoir ce genre de parcours, ce n'est pas la norme.
La norme, c'est toutes les autres entreprises qui se battent pour acquérir des clients
et qui ont une croissance bien plus réaliste si on veut, qui grandissent avec leurs clients, etc.
Donc c'est plutôt ça le rêve, je pense, parce qu'il est justement,
quand on travaille, on essaye, on travaille pour payer son loyer, bien vivre, etc.
à partir en vacances et le premier objectif, c'est ça, c'est pas jouer l'auto,
c'est éventuellement la chance de gagner des millions, mais on sait très bien qu'on joue
et qu'on ne va pas nécessairement payer son se sont loyer avec les résultats du lotto.
C'est un peu la même chose pour moi.
Oui, j'avais trouvé ça intéressant, tu me disais, quand on se lance dans cette aventure-là,
il ne faut pas forcément viser les x millions d'ARR comme l'objectif,
en fait c'est pas forcément l'objectif en soi, ça vient, chemin faisant,
mais comme si tu me disais, comme si le fait de poursuivre ça était un leurre un peu,
qu'est-ce que tu voulais dire par là exactement ?
On voit par exemple, tu parlais tout à l'heure de basecamp 37 Signals,
c'est l'entreprise qui développe basecamp, c'est une entreprise qui a un super succès,
et que finalement, quand on regarde la taille de l'entreprise et leur revenu,
c'est pas un Facebook ou un Twitter ou un LinkedIn ou un Slack ou un Sets Force,
c'est une entreprise qui veut rester, qui croit qu'elle peut vivre, continuer de grossir,
de façon stable et avoir assez de revenus pour embaucher des équipes à taille humaine,
où les humains à l'intérieur ont une vie agréable,
sans nécessairement rêver de la vente de l'entreprise et du retour sur investissement,
100, 1000.
Donc ce que tu dis, c'est que, qu'est-ce qui t'a rêvé toi dans cette aventure-là ?
Parce que finalement, encore une fois, comme tu dis,
il a fallu plus de 10 ans pour en arriver là où vous êtes.

Qu'est-ce qui t'as ? J'imagine qu'il y a eu des hauts et puis des bas.
Qu'est-ce qui t'as aidé à tenir dans les bas ? Et comment tu as réfléchi la suite ?
Notre ADN, c'est d'être un éditeur de logiciel où on voulait développer un produit,
et YouLink, YouLink Pro, le réseau sale entreprise, on faisait presque plus la conduite du changement,
on devait vraiment venir défendre l'intérêt d'un réseau social entreprise,
parce qu'en 2008, on n'était pas encore prêt en France à permettre aux gens de communiquer
en interne de façon transversale, etc.
Aujourd'hui, ça a peut-être changé, mais bref, on vendait à des grands comptes,
on était plus sur des développements spécifiques, etc.
Pour un produit qui finalement n'était pas utilisé à 100%,
on développait des fonctionnalités pour remplir un peu des caillis des charges,
mais finalement, c'était pas nous qui drivions le développement du produit.
Et notre ADN, c'était ça, c'est on voulait construire un produit qui plaît à des gens
qui répond à un besoin et qui, dans le modèle du SASS,
a un abonnement pas cher à la licence par utilisateur,
et donner nous notre vision du produit, c'est ça qui nous a drivé en faisant un océan.
C'est dans cet objectif-là qu'on a pivoté, voilà.
C'est de revenir à cette idée de nous, on a une idée sans un produit,
et on peut amener cette vision pour aider à résoudre des problèmes de nos clients.
Et bien, guv, je te propose que ce soit le mot de la fin,
on arrive à la fin de la Timebox. Merci pour tout ça,
si les auditeurs vont en savoir plus, ils peuvent venir où ?
Sur udantidecm.com, vous n'avez pas besoin de la CRM, udantidecm.com,
c'est notre site où ils peuvent tester notre optique gratuitement, simplement.
Bien, merci pour tout ça.
Quant à toi, chers auditeurs, j'espère que tu as apprécié également cet épisode.
Si c'est le cas, je t'invite à nous mettre 5 étoiles,
allons-y, Franco, sur ton outil d'écoute de podcasts préférés,
quel qu'il soit, ça aidera à faire connaître le podcast et à le partager avec d'autres.
Je te remercie et je te souhaite une bonne journée.

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