Bienvenue sur le podcast Artisan Developer, l'émission pour les programmeurs qui veulent
vivre une carrière épanouissante. Prêts à passer au niveau supérieur ? C'est parti !
Aujourd'hui je suis avec Lilian Alvarez, Lilian bonjour.
Bonjour Benoît. Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?
Alors il faut que les gens qui nous écoutent le savent, ça fait une heure qu'on discute ensemble.
On fait le deuxième épisode à chaque fois qu'il y a le bonjour.
Ça fait genre qu'on vient de se rencontrer.
Oui mais l'auditeur l'a t'imaginer, il est en train de conduire, il est dans le bus,
il est dans son potager, c'est 8h, 9h, 10h du mat' et voilà, Lilian lui dit bonjour.
Alors que nous on est crevés, c'est la fin de journée.
C'est ça.
Ça il faut le garder Gilles, même la remarque, ce que je viens de dire, il faut le garder Gilles.
Gilles c'est mon monteur donc ce que j'aime bien faire c'est lui donner les indications
en voie en direct comme ça, ça permet de garder le truc.
Donc du coup bonjour les liens.
Bonjour Benoît.
Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots pour ceux qui ne te connaîtraient pas ?
Alors je m'appelle Yziens Levarez, je suis freelance AUS et je suis aussi formateur pour
indépendant.
Et tu me disais que tu avais eu des projets, tu avais mené des projets de sas et je trouvais
ça intéressant de partager ton retour d'expérience sur ça parce que c'est un peu une marotte,
c'est un peu un marronnier chez les développeurs, un peu cette espèce de rêve surtout chez
ceux qui sont indépendants ou voudraient devenir indépendants, cette idée de gagner
de l'argent finalement de notre travail mais sans que ce soit corrélé à notre temps
avec un petit peu ce fantasme de la semaine de 4 heures que d'autres, soit lesquels d'autres
ont écrit, ont bien diffusé comme concept.
Et en tout cas, personnellement je sais que c'est un challenge que j'aimerais remplir
dans ma vie professionnelle d'arriver à créer un sas avec un certain niveau de revenus,
il y a toujours cette espèce de truc psychologique des DICA, des DICA de MRR, tu vois c'est
un espèce de truc un peu qui serait sympa.
Déjà si j'ai atteigné les 1K de MRR ça serait déjà pas mal mais voilà le vrai
objectif ça serait plutôt les DICA.
Qu'est-ce qui t'as donné envie toi d'aller là-dedans, est-ce que tu peux nous parler
un petit peu de tes expériences là-dedans ?
Quand je suis arrivé à un école d'ingénieur, j'avais ce rêve, pour moi l'informatique
et la capacité à développer c'est un super pouvoir.
Je devrais pas dire un petit peu, c'est la chose la plus proche que l'on a en tant
qu'être humain d'un super pouvoir.
Parce qu'aujourd'hui on est en 2021, tu peux développer un truc avec un ordinateur
dans ta chambre, sur ton canapé, le chipper, déployer ça sur des stores ou en ligne sur
le web et potentiellement des milliers, voir des millions, peut-être même des milliards
de personnes vont utiliser ton outil que toi tu as codé avec tes 4 mains.
Évidemment c'est fantasmé.
Putain ça n'a 4 comme moi, j'en ai que 2.
J'ai dit 4 mains, tu vois que c'est la fin de la journée, je suis fatigué.
Tu comprends pourquoi je ne le janeux ?
Les liens fait partie de ces super développeurs, je comprends ton astuce, en fait il y a deux
mains de plus que tu caches.
Exactement, c'est pour ça que je suis trop proche.
Tu as deux claviers, c'est pour ça, tu es au level au-dessus.
Du coup j'ai oublié ce que j'étais en train de dire.
Que c'était fantastique parce que tu pouvais connaître ton truc dans ton canapé et satisfaire
des clients dans le monde entier et gagner ta croûte avec ça.
Absolument.
Et moi j'avais ce rêve-là, je l'ai toujours en moi cette vision rêvée.
Maintenant la réalité elle est beaucoup plus difficile, la plupart des projets SaaS
comme ça logiciels ils échouent, ils ne font jamais de revenus.
Je crois que j'avais lu une statistique sur les applications qui étaient téléchargées
sur l'app Store, seulement 1% étaient utilisées ou moins de 1%, je crois.
Ce qui est assez effrayant finalement, de te dire que 99% des gens qui déploient des
applications sur l'app Store, elles ne sont jamais utilisées.
Et un jour je suis chez mes parents, je venais de finir mon école d'Angers.
Et mon père me dit, écoute mon fils, j'ai une idée d'application pour les chasseurs,
mon père est chasseur.
Et il me dit, j'aimerais un outil qui nous donne la capacité de cartographier les territoires
de chasse et de partager ses limites, ses points stratégiques, etc. du territoire de chasse entre
chasseurs.
Et pourquoi est-ce que j'aimerais que tu fasses ça ? C'est parce que aujourd'hui les limites
des territoires sont très flous.
Les postes de chasse qui sont en fait lors des battus au sanglier, les chasseurs ils
se mettent à des endroits précis sur le territoire et ils doivent se positionner donc
à ces endroits-là.
Et il ne faut pas qu'ils se trompent parce qu'il y a toute une question d'angle de
tir et de sécurité.
Et très souvent, les chasseurs n'ont pas connaissance de l'ensemble de la position
de tous les postes sur un territoire.
Et bref, l'idée c'était de géolocaliser tout ça sur une carte et de permettre finalement
à chaque adhérent, voire même à des invités qui n'ont pas l'habitude de chasser sur
ces territoires de chasse-là, de se positionner très facilement et de se géolocaliser.
Et j'ai bossé sur ce projet-là.
Je continue de bosser un petit peu pendant près de quatre ans.
Ça m'a généré plus de 6 000 euros par an, je crois, un moyen de 6, 7, 8 000 euros par
an de chiffre d'affaires.
Et donc j'ai plus d'une centaine, c'est un système d'abonnement assez classique.
Je n'ai pas inové là-dessus.
C'est des associations généralement qui s'abonnent au service et qui mettent à disposition
de tous leurs adhérents.
Et j'ai plus d'une centaine de clients aujourd'hui en France, en Belgique, au Canada, en Suisse,
au Luxembourg, bref, un petit peu partout en Europe.
Et c'est un projet très…
Enfin, c'est une nouvelle aventure vraiment difficile, challenging, mais qui m'a fait
beaucoup progresser tant sur l'aspect, compréhension des clients, produits que sur l'aspect
de développement.
C'est-à-dire que tu vas développer une fonctionnalité, tu vas la mettre dans la main de tes utilisateurs
et tes utilisateurs ne vont jamais l'utiliser comme exactement comme toi, tu l'as pensé.
Ça, c'est la règle de base de l'utilisateur.
Exactement.
Règle de base.
Il y a ce même qui me fait toujours mourir de rire.
Je crois que c'est trois personnes.
Il y a une dame au fond qui a un ermet content, c'est le manager.
Il y a une autre personne qui essaie de s'expliquer, c'est le développeur.
Et l'autre personne devant, c'est l'utilisateur avec un mug, tu sais, un mug à café.
Et plutôt que de boire le café normalement, elle lèche.
Tu sais, le mug, tu sais, ça, c'est le software.
Tu vois, donc les gens n'utilisent jamais ton outil comme toi, tu pouvais y penser.
Tu l'as imaginé.
Exactement.
Et ça m'a fait beaucoup rire parce que c'est un petit peu ça.
Et je me suis retrouvé face à des bugs assez improbables qui m'ont fait énormément progresser.
Je pourrais te prendre un exemple assez anecdotique.
J'avais un formulaire d'inscription et quand les gens rentraient leur email, certains
ajoutaient sans faire exprès un espace à la fin de leur email.
Et je n'avais pas de fonction trim qui permettait justement d'enlever les espaces au début
à la fin, ce qui fait que dans la base de données, ça s'enregistrait avec l'espace.
Et lorsqu'ils essaient de se connecter, ils avaient des erreurs, mot de passe, etc.
Et du coup, j'ai des gens qui se plaignaient.
Et en regardant dans la base de données, j'ai compris ça.
Et en remontant le problème de fil en aiguille, je me suis dit, ah mais en fait, il y a un
problème.
Et le problème, ce n'est pas l'utilisateur qui met des espaces, c'est toi qui doit
anticiper le fait que l'utilisateur va faire n'importe quoi et donc d'enlever les espaces
au début à la fin de tes emails.
Et le fait d'avoir l'ancestruque, d'avoir commencé à avoir une niche, d'avoir des
clients, tout ça, ça ne t'a pas donné envie de creuser plus, d'aller plus loin,
d'en savoir plus, de développer ton produit.
Comment tu habites ? Qu'est-ce qui t'a donné envie de peut-être de t'y consacrer ou au
contraire, à un moment donné, de dire non, j'arrête de passer du temps là-dessus,
je passe à autre chose ?
En fait, il y a la viabilité économique qui n'a pas été à la hauteur de ce que je
pouvais attendre et même pour que je puisse en vivre tout simplement.
On parle de 7, 8 000 euros par an, ça ne fait pas, voilà, ça reste très limité en
chiffre d'affaires.
Et donc forcément, il y a la réalité qui nous rattrape et j'ai été obligé de prendre
des missions en freelance et c'est là vraiment que j'ai développé d'ailleurs mon activité
de freelance qui aujourd'hui me permet de vivre très bien, enfin de vivre très bien.
Mais effectivement, moi, j'ai voulu le pousser au maximum.
Maintenant, je me suis hâté à certaines limitations.
À un moment, je pense aussi qu'on s'épuise.
On se dit que voilà, l'effort qu'on déploie pour développer certaines fonctionnalités
ne reçoit pas le retour qu'on aimerait qu'il y ait.
Et donc, à un moment, on diminue notre investissement.
On se dit, voilà, je vais plutôt me mettre sur d'autres projets.
Si j'arrive à générer en une journée 600, 500, 700 euros en freelance, pourquoi est-ce
que je passerai deux mois à développer pour gagner 1 000 euros de plus par an ? Tu vois
sur mon projet SASS ?
Ah oui, non, c'est clair que l'ambition, c'est pas d'aller gagner 1 000 euros de plus
par an, c'est justement d'arriver à un moment donné à générer plus, voire beaucoup plus.
Moi, ce que je trouve le plus dur dans un projet de SASS, c'est de trouver l'accroche,
de trouver l'amorce, de trouver un marché qui soit viable en fait.
Et je suis moi-même chasseur, alors pas un grand chasseur dans l'éternel, mais en tout cas,
j'ai passé le permis, j'ai eu parfois pris mon timbre et compagnie, donc je connais un peu le milieu.
Mon père est chasseur et adore ça.
C'est des gens qui ont de l'argent.
C'est des gens qui sont capables de mettre des centaines d'euros, des milliers d'euros dans
leur passion. C'est un truc de passion et c'est des gens qui sont capables de mettre de l'argent.
Donc, intuitivement, je me dis, tiens, c'est une niche qui a de l'argent.
Et c'est une niche qui est encore assez représentative.
Les chasseurs en France, ils n'ont encore pas mal, même si intuitivement, je pense que ça baisse.
Je pense qu'ils devaient en avoir, ça doit se chiffrer en millions.
Donc, c'est quand même un marché non négligeable et qu'il y a des moyens.
Et tu vois, intuitivement, je me dirais, bon, peut-être que mon premier truc, il ne marche pas,
j'irais creuser plus loin, j'irais creuser autre chose.
Est-ce que tu as eu cette envie ? T'as essayé ?
Ou à un moment donné, tu t'es l'acé ? Ça t'as pas parlé ?
J'ai essayé plusieurs choses.
Aujourd'hui, c'était très, enfin, au début, c'était très axé à sécurité.
Puis, je me suis dit, j'allais faire un truc plus axé sur le chasseur lui-même,
avec ses statistiques, etc.
Qu'est-ce que j'ai essayé d'autre ?
J'ai essayé de passer directement parce que le modèle économique, en fait,
c'est vraiment la pierre angulaire d'un projet SASS.
Et dans mon cas, c'était les associations.
Et les associations, en fait, elles n'ont pas de temps d'argent que ça.
Non, les associations en France, elles n'ont pas de thunes.
Et malheureusement, j'avais besoin d'elles pour implémenter la solution
parce que moi, c'est un projet collaboratif.
Il y en a un qui va cartographier, qui va passer du temps.
C'est un certain temps de cartographier.
Moi, j'ai des gens qui passent des semaines entières sur l'application.
C'est un truc de dingue.
Et à partir de là, ils vont le partager aux autres.
Mais si tu n'as pas cette...
En fait, il y a beaucoup de sites,
il y a beaucoup de conditions pour que le projet soit un succès
au sein d'une association.
Et je pense que c'était trop de ci pour que ce soit un énorme produit,
qu'il y ait un énorme succès, en tout cas de la manière dont je l'ai conçu.
Et dont je l'ai pensé.
Donc peut-être que j'aurais pu faire...
Un moment donné, tu t'es dit...
Un moment donné.
Oui, non, mais qu'on puisse faire mieux, je pense que c'est...
Je pense que c'est pas la question, en fait, si je n'ai pas l'objet, c'était plutôt...
Est-ce que tu as eu envie de creuser comment tu t'y as pris?
Ou est-ce qu'un moment donné, ce que j'entends, c'est que tu t'es pris un peu des murs
et qui ont eu raison de ta motivation, tu t'es dit bon, attends.
Je pense.
Je vais aller bosser en freelance et au moins, je sais ce que je gagne,
je sais où je mets les pieds et à la fin du mois, j'ai de quoi bouffer.
Effectivement, maintenant, je suis toujours sur le projet,
même si actuellement, je suis en train de réfléchir pour le vendre.
Et je suis en discussion avec quelques acteurs, donc je ne peux pas donner le nom.
Mais...
Mais oui, effectivement, j'essayais plusieurs trucs.
J'essayais de le vendre aux fédérations directement, qui gèrent des départements.
J'ai été en contact, même récemment, avec l'une d'entre elles.
Mais je me suis pris tellement de murs qu'à la fin, je me suis dit, OK, stop.
Ouais, savoir arrêter, c'est quelque chose que je trouve difficile aussi.
En même temps, je me rends compte, moi, que les projets les plus engageants,
les plus gros, j'ai...
Peut-être, je sens parfois une certaine espèce de l'acheter
dans une espèce de statu quo qui est trop confortable.
Et tu vois, quand j'étais salarié à un moment donné, avant de me lancer à mon compte,
moi, je gagnais très, très bien ma vie.
J'étais très content et ça m'allait.
Et il a vraiment fallu que je me fasse violence pour quitter la boîte où j'étais.
Et j'ai attendu longtemps, en fait, qu'il y ait un truc qui se passe,
genre, qu'on me dire que la boîte s'arrête ou j'en sais rien quoi.
Mais...
Et par moment, je ressens un peu ce truc là, de dire,
bah si dans une situation qui n'est pas complètement satisfaisante,
mais confortable, je me rends compte que j'ai du mal à sortir de ça.
Et comment tu prends ta décision en m'embonner d'arrêter, toi ?
C'est une bonne question.
Tu travailles de moins en moins dessus, en fait, tout simplement.
Parce que j'essaye d'être rationnel parce que
pendant très longtemps, j'étais très passionnel là-dessus
sur comment est-ce que j'investis mon temps ?
D'ailleurs, je crois qu'on en a discuté la première fois qu'on s'est eu.
Et très souvent, j'avais cette vision un petit peu rêvée de me dire,
OK, il y a un potentiel qui est tellement grand avec zone de chasse
qu'il faut vraiment que j'investisse du temps, que j'y passe ma vie.
Et quand ça va exploser, ça va être incroyable.
Sauf que quand ça ne transforme pas et au bout d'un moment, tu dis,
bah voilà, j'investis du temps, du temps, du temps.
Et le ROI n'est pas au rendez-vous.
Tu dis, OK, il va falloir que j'ai peut-être une approche plus térataire.
Peut-être que je suis un peu trop rêveur sur ces aspects-là.
Et qu'est-ce qui, de manière factuelle, m'offre le meilleur ROI aujourd'hui ?
C'est clairement le freelancing.
Donc autant que j'investisse mon temps là-dedans,
peut-être que je progresse aussi techniquement,
peut-être que je m'urisse aussi d'un point de vue business.
Et à la limite, après, je retrendrai des trucs.
Et là, il m'arrive de temps en temps de lancer des petites app pour essayer.
Mais je ne vais pas y passer plus de deux semaines.
Je vais recher les devs.
Je vais aller super vite.
Je vais tester le marché.
Je vais mettre 400 euros de publicité.
Je vais voir le ROI.
Et s'il n'y a rien, je cut et je vais au projet suivant.
Et de temps en temps, je vais lancer quelques petits projets comme ça.
Super intéressant.
Donc, ce que tu dis, c'est que maintenant, tu changes la manière de faire.
Tu vas aller beaucoup plus vite vers plus une logique de test, tester les choses,
voir si ça démarre vite ou pas.
Et si ça ne démarre pas si vite que ça, stop.
Next, exactement.
Il faut si ça ne prend pas tout de suite suivant.
Tu vois, il y a une part de moi qui trouve ça hyper pertinent.
Et une part de moi qui s'interroge sur est-ce qu'on laisse le temps
suffisant pour avoir un feedback qui soit probant.
C'est très dur parce que comment est-ce qu'on sait qu'un feedback
est probant ou pas ?
Alors en ABTES, par exemple, tu as des règles statistiques qui te le disent.
Lesquelles, par exemple ?
Alors je ne connais pas les formules mathématiques, mais si tu fais
un ABTES, par exemple, tu as des ratios, tu as des règles mathématiques
qui te disent, qui te donnent un niveau de confiance sur le fait qu'à un moment
donné, la solution A est vraiment supérieure ou inférieure à la solution B.
Mais pour atteindre ces niveaux-là, pour que ce soit statistiquement
représentatif, il faut atteindre des niveaux de conversion qui sont non négligeables.
C'est en centaines, tu vois.
Je vois.
Donc, faire de la ABTES quand tu fais 10 conversions,
c'est juste ridicule, ça n'a juste aucun sens.
Mais faire de la ABTES quand tu commences à avoir quelques centaines
de conversions des deux côtés de la solution A et de la solution B, là,
tu commences à avoir des formules mathématiques qui te disent, qui te donnent
un niveau de confiance de la pertinence d'une solution.
Donc ça, tu peux tester, tu peux avoir des indicateurs assez objectifs qui sont
d'ailleurs pas simples à atteindre.
Par contre, sur un projet intrinsèquement comme ça, te dire, voilà,
je lance une app, je donne deux semaines, je mets un peu de pub.
Tu vois, je m'interroge, je trouve la démarche hyper hyper intéressante
parce que ça te permet d'aller vite et de tester vite et avoir du feedback.
Je m'intéresse toujours, je m'interroge toujours sur est-ce qu'on lui a donné sa chance,
tu vois. Et là, c'est là que la pente devient églissante, quoi.
Tu as entièrement raison et j'ai peut-être deux réponses là-dessus.
La première, c'est quand je fais de la publicité, ma pub va être vue en général
par 100 000 personnes. En tout cas, c'est les stats que j'ai pu avoir.
OK. 100 000 personnes.
Est-ce que les gens téléchargent ou pas ?
Comment ça va en échantillon non négligeable ?
C'est pas mal. Tu vois, déjà, tu peux te dire, OK, bon.
C'est pas trois personnes et dont ta grand-mère et ta mère qui ont téléchargé
l'application, tu vois.
Elle a été exposée à un échantillon non négligeable.
Premier point.
Deuxième point, c'est que j'essaie de regarder les tendances.
C'est-à-dire que je vais aller sur l'app Store, je vais regarder des applications
stars qui marchent bien et je vais faire éventuellement un copycat
d'une de leurs features où je vais voir plusieurs apps et je vais fusionner
deux fonctionnalités en une.
Mais tu vois, c'est pas moi qui vais avoir une idée originale incroyable.
Je vais prendre directement du marché quelque chose qui a fait ses preuves.
Donc je limite quelque part le risque puisque je sais que si cette app
elle est numéro 1 de l'app Store, elle a 10 000 avis de notes, etc.
C'est que généralement, bon, tu peux fiquer ça, mais aujourd'hui,
ça reste très limité quand même.
Et tu en as fait combien de les expériences comme ça à petite échelle?
Deux ou trois, je crois.
Et ça a donné quoi concrètement?
Est-ce qu'il y a des choses qui ont rien?
Non, ça n'a pas du tout marché.
Et OK, qu'est-ce qui te fait dire que ça n'a pas du tout marché?
C'est à quel niveau?
J'ai pas fait de vente.
Enfin, j'ai fait très peu de vente.
T'as pas fait de vente, t'as pas fait de download.
T'as pas tu dire.
J'ai réussi à faire des downloads, mais ça ne convertissait pas au niveau
du paiement pour...
Il y en a une, j'ai très peu fait de téléchargement,
malgré le fait de faire de la pub.
D'accord. Donc là, tu dis, la sile là peut aller même pas télécharger
aux éros chance?
C'est ça. C'est la proposition de valeur qui n'est pas bonne.
Qui n'est pas bonne, oui.
Et la deuxième, j'ai fait du téléchargement,
mais le modèle économique, je pense que je me suis planté.
J'ai fait un seul abonnement à 9 euros par an,
plutôt que de faire des petits tu sais, par mois,
en me disant, OK, les gens en tête,
ils vont prendre à 9 euros directement.
Grosse erreur, j'aurais dû faire au moins deux paliers,
tu vois, un euro par mois à 9 euros.
Et les gens, ils auraient pris le 1 euro,
tu vois, truc psychologique de base.
Et je l'ai pas fait.
Et je pense que c'est pour ça que ça n'a pas converti.
Maintenant, il faudrait que j'y repasse du temps, que je refais des tests.
Et je t'avoue que je n'ai pas eu ce niveau de persévérance là
pour être transparent.
Est-ce que tu as quand même appris des choses dans ces expériences là?
Oui.
À quel niveau du coup?
Niveau tech, au niveau market, au niveau biz?
Plutôt au niveau biz et market, je pense.
C'est que finalement, pour tester une idée,
tu peux faire ça beaucoup plus vite que ce qu'on pourrait croire,
surtout pour les apps.
Tu peux faire une petite vidéo, des mots de ton app,
faire une pub sur Snapchat.
La pub sur Snapchat marche très bien.
En tout cas, elle a bien marché pour moi,
ou sur TikTok.
Et voir le niveau de téléchargement assez rapidement grimper.
Moi, ce que je faisais typiquement,
c'est que je ciblais plutôt une population assez jeune,
les 15-17 ans ou les 14-17 ans,
dans des villes très riches.
C'est-à-dire que ceux qui déjà ont des iPhones,
généralement, ils ont un niveau social
qui est un peu plus supérieur parce que ça coûte cher.
Et donc, j'allais cibler par exemple à New York,
les jeunes de 15 à 18 ans qui ont le dernier iPhone.
Et donc, je me disais, là,
c'est une population qui a les moyens de dépenser 5 valles
dans une application un peu plus...
S'ils ne font pas, c'est que ce n'est pas l'argent de problème.
Exactement.
Et donc, très rapidement, en faisant une segmentation ultra précise,
je peux avoir une idée de est-ce que cette application-là,
elle a un avenir ou pas,
parce que je vais aller vraiment choper le 0 au 0 1% des utilisateurs
qui a une propension à payer, qui est quand même assez forte.
Hyper intéressant comme retour de lien.
La boîte de temps est mangée.
Merci pour ton partage.
Si les auditeurs veulent en savoir plus sur ce que tu fais,
ils peuvent venir t'écouter où ?
Sur ma chaîne YouTube, Lilian Alvarez,
ou sur mon site internet, directement, je vous invite à suivre Manusletter.
Et mon site internet, c'est LilianAlvarez.com.
Eh bien, écoute, on mettra tous ces liens
dans la description de l'épisode.
Quant à toi, chère auditeur, si ça te dit d'aller plus loin,
si tu as envie de te professionnaliser, de gagner en compétence
tes compétences, tes skills de devs et apprendre à écrire du code durable,
eh bien, je t'invite à venir rejoindre le cursus artisan développeur
dans la maison des compagnons.
Je te mets le lien dans la description.
Je te remercie et je te dis à bientôt.