Je hante ma vie - EP12

Durée: 4m49s

Date de sortie: 20/02/2024

En rendant des services à droite à gauche, Lapin croise d'anciens camarades d'école qu’il aurait préféré oublier. Va-t-il réussir à écourter les conversations, ou devra-t-il les subir en serrant les dents ?
La Chute de Lapinville
Lapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil.Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie.

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Conseillère littéraire : Noémie Landreau - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Wladimir Anselme - Assistante réalisation : Anissa Zidna - Comédiens principaux : Aurélien Gabrielli (Lapin), Saadia Bentaieb (Christiane), Philippe Vieux (Christian) - Comédiens silhouettes : Mario Bastellica - Moyens techniques : Obsidienne, Rémi Durel, Julie Tribout, Alice Lebaube - Illustration : Roxane Lumeret - Musique originale : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous

...
La chute de Lapinville, une fiction quotidienne en podcast.
Avec des épisodes parfois une égaux, mais c'est la moyenne qui compte.
Episodes 12, je hante ma vie.
Ma mère était décidée à se débarrasser de moi.
Et pour cela elle me cherchait des espériments du travail.
Coucou, c'est l'heure des cookies.
Encore ?
Pour mon chiris, t'habites sous mon toile, la moine des choses c'est d'accepter mes cookies.
Ouais, j'ai déjà accepté la semaine dernière. Faut le faire combien de fois.
Tiens, je t'ai entouré des annonces dans le courrier Lapinvilleois.
Il y a des choses intéressantes.
Ouais, merci. Je regarderai quand je vois le temps.
Ton ancien école cherche quelqu'un pour changer une ampoule. C'est bien, non ?
J'ai pas de formation technique.
Mais t'apprendras vite. Et puis c'est tout près, ça te laissera du temps pour tes projets.
J'ai pas de projet.
Il faut bien commencer un jour.
Pour donner le change, il m'arrivait de lui rendre de menu service.
J'ai acheté ses protèges slips pour ton père, mais il n'en a finalement pas besoin. Tu pourras aller ramener à Hyperu ?
Il n'en a finalement pas besoin ?
Non, je t'ai pas dit. Je me suis enfin mis au flux libre instinctif.
Je l'ai dit, je crois que mes parents essayaient juste de me faire partir de chez eux par tous les moyens.
Tu visualises ta prostate et tu imagines que c'est une anémone qui se déplie et se replie au gré des courants.
D'accord.
Parfois ça m'aide d'imaginer d'autres prostates qui font comme une danse, seconde flante, tout à tour, pulsant comme des poumons, comme des méduses.
Ok, j'y vais à tout à l'heure.
Et dehors je croisais d'anciens camarades d'école qui se pavanaient dans leur vie simple et réussies,
tandis que je me débattais dans la mienne. Tortueuses et ratées.
Tiens ! Mais c'est euh... Comment vas-tu ? Ça fait longtemps !
Salut.
Qu'est-ce que tu deviens ? La forme ? Qu'est-ce que tu as là ? De protège slip ?
Parfois j'essayais de leur faire la conversation. Je leur donnais une chance.
Et t'imagines des prostates qui se gonflent ?
Excellent.
Mais ces gens faisaient seulement semblant s'intéresser à moi pour me donner des nouvelles de leur famille, dont j'avais rien à foutre.
Et qu'il y en a eu deux ans en septembre et Dénéris, la grande, va sur ses cinq ans. Ça pousse vite hein. Tu l'avais ré maintenant ?
Et bien sûr, eux non plus, n'en avaient rien à foutre de ce que je leur répondais.
Mes yeux ne distinguent pas le vivant de la matière inertes. Pour moi, tout n'est qu'une continuité de forme grise.
Il faut que tu viennes à la maison un de ces jours. On a des petits remarrangés, des jeux de plateau, on pourrait se mettre bien.
Non, merci, j'ai plutôt crevé.
Bon, et bien ça m'a fait plaisir de te croiser. Allez, à tout bientôt.
Et plus ça allait, plus je les détestais.
Va mourir.
Ciao ciao.
Je les haïcais.
Je les ai.
Je me sentais comme les didis, à la fois une célébrité et un fantôme.
Et je hantais ma vie.
Je hante ma vie.
Je nomme. Pourriez vous me donner un coup de main avec mon portable ? Je n'arrive plus à sortir du clavier des émouillis.
C'était bon la paix madame.
Oh ben ça y est, ça remarche. Merci beaucoup.
J'étais pourtant pas plus stupide que tous ces cons. Qu'est-ce qu'il y avait pu foirer dans ma vie ?
À l'âge que j'avais, comment est-ce que je me retrouvais de retour à la case des porcs ?
J'étais à terre. Et même plus bas que terre puisque je vous le rappelle, je vivais dans le sous-sol de mes parents.
Pourquoi ?
Pourquoi tout ça ?
Et pourquoi moi ?
Ne reste pas dans le passage mon chéri, je suis hors tarot que l'homme.
Aujourd'hui, je regarde par le hublot de ma cellule.
Et je vois passer des fragments du monde que j'ai détruit.
Je repense à la danse des prostates que décritait mon père au cookie de ma mère avec leurs pépites grosses comme des astéroïdes.
Déjà à cette époque, j'avais raté ma vie. Mais je l'avais fait qu'à l'échelle ultra-locale.
Maintenant, je suis un looser à l'échelle du cosmos.
C'est con, mais ça donne un sentiment d'accomplissement.
Enfin bon, ça s'est pas fait d'un jour à l'autre.
Pour le moment, le destin ne m'avait pas encore poussé à bout.
Il n'allait pas tarder à le faire.
A suivre sur Arte Radio.
Demain, dans la chute de la painville.
Vous êtes dans quelle branche ?
Je suis pas dans une branche.

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LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
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