J'aurais pu être un artiste - EP13

Durée: 5m14s

Date de sortie: 21/02/2024

Lapin continue à rendre des services au voisinage et à croiser des connaissances. En apprenant ce que certains sont devenus, il réalise à quel point sa vie est moins bien que celle des autres. Mais pourquoi ?
La Chute de Lapinville
Lapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil.Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie.

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Conseillère littéraire : Noémie Landreau - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Wladimir Anselme - Assistante réalisation : Anissa Zidna - Comédiens principaux : Aurélien Gabrielli (Lapin), Saadia Bentaieb (Christiane) - Moyens techniques : Obsidienne, Rémi Durel, Julie Tribout, Alice Lebaube - Illustration : Roxane Lumeret - Musique originale : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous

Mon nom est Lapin, et il est maintenant de notoriété publique que c'est moi qui ai provoqué la destruction de la Terre.
Je cherche pas à être pardonné ou même compris. J'expose simplement des faits.
À cette époque, je rendais de menus services dans le voisinage.
Bon, celle-qu'elle votre chat, Madame Freducci ?
Celui avec des moustaches.
Celui-là ?
Non, l'autre, ça, c'est un écureuil.
Hein ?
Et il sait pas descendre d'un arbre.
Mais si, mais il fait ça pour me contrarier.
Bon.
Vous avez une pelle ou un truc que je peux lancer ?
C'était un deal avec mes parents en échange d'habiter dans leur garage.
Pour me remettre le pied à l'étrier, il disait.
En fait, l'étrier, c'était plutôt un piège à loup.
La chute de Lapinville, une fiction quotidienne en podcast.
Écrite par des milléniaux pour des milléniaux.
Et encore pas pour tous.
Épisode 13, j'aurais pu être un artiste.
Il y avait de plus en plus de demandes.
Ma mère les centralisait et m'envoyait des vocaux sur WhatsApp.
Un lit de frelons au 14,
des piles pour le babiffone au 17.
Au début, ça restait dans le quartier.
Mais le succès et d'ange m'aventuraient de plus en plus en centre-ville.
Et je continue à croiser d'anciens camarades.
Il faut que tu ailles au centre commercial chercher un...
Attends.
Un adaptateur USB vers USB petit tiré C.
Je répète, USB vers USB petit tiré C.
Aie !
Oh ! Dis pardon, Clémentine.
Non !
C'est pas parce qu'il a l'air triste qu'il faut lui foncer dessus.
Excusez-la, monsieur.
Pas grave.
On se connaît, non ?
Non.
Julie Delcourt, elle aussi,
une ancienne élève de l'école primaire Louis Ferdid dans ses lignes.
Allez, on y va.
Bruin, pommes, cerises, lisantia, luxromica.
On se les réchauffe.
Elle devait avoir bien réussi.
Ou fait un beau mariage.
Le premier arrivé, gagne un iPad.
La paix, changement de programme.
Le père Gabison a besoin de bamoussant au sel de Camargue.
C'est une urgence, sinon il peut pas faire ses soins.
Tu trouveras ça à l'Institut de beauté, bien-être 2000.
Bonjour.
Un bamoussant au sel de Camargue.
C'est pour des hemorroïdes ?
Je sais pas.
Vous voulez me montrer ?
Non, non, c'est pas pour moi.
Je comprends, vous en faites pas.
Vous direz à votre amie qu'il masse bien avec la pulpe des doigts,
en faisant un mouvement circulaire.
C'était encore Stéphane Vaillant.
Celui que j'avais croisé le jour de mon arrivée, puis à la mairie.
Celui du slip de bain pour ceux qui se fiment.
Il m'avait toujours pas reconnu.
Vous êtes déjà venu, non ?
Non.
Vous travaillez pas à la map ?
J'ai pensé qu'il était gonflé.
J'avais été son souffre d'houleur pendant tout le primaire.
Et aussi j'ai pensé...
Moi aussi j'aurais pu avoir une boutique.
Un truc à moi.
Et j'ai continué d'enchaîner l'émission,
et j'étais débordé.
Et ça me permettait d'oublier que j'avais toujours aucune idée
pour le concours de projet de podcast.
Une fouine m'a mordu la petite léa, vient avec un ratot.
Le chien de l'envah avec alcules. Il faut le ramener chez le vétot.
En fait, elle a toujours pas rapporté les protèges slips.
Tarte pas trop, sinon on pourra plus les échanger.
Qui, qui ?
Qui, qui ?
Reviens ici.
Reviens là.
Mais elle me regardait pas comme ça, il est pas à moi ce chien.
On se connait, non ?
Non !
Vous travaillez pas à la boutique Orange ?
Et j'arrêtais pas de croiser d'anciens condisciples.
Vous êtes pas livrant de pizza ?
Non.
Vous êtes célèbre ?
Non.
Hervé Morin était dans les assurances.
Lucie Jean était agent immobilière.
Vous êtes dans quelle branche ?
Je suis pas dans une branche.
Et je me disais que moi aussi j'aurais pu avoir une compagnie ou une agence.
Je vous laisse ma carte, on sait jamais.
J'en croisais de plus en plus.
Jérémy Brunion était flic.
Circulé, y'en a qui travaillent ?
Ouais, ouais.
Sarkis Mikaely en faisait la manche.
J'aurai pu être meilleur, jour meilleur.
On en rira quand on verra sous un jour meilleur.
Merci, jour meilleur, jour meilleur.
On en rira quand on verra sous un jour meilleur.
Moi aussi j'aurais pu être un artiste.
Tous des anciens de lui faire.
Et tous ils me narguaient.
Tous ils mettaient leur bonheur en vitrine.
J'allais pas supporter ça très longtemps.
Et puis un jour...
Ça alors...
Merde.
Mais qu'est-ce que...
Qu'est-ce que je fous ici ?
A suivre sur Arter Radio.
Demain, dans la chute de la painville.
Monsieur...
Monsieur...

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LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
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