Frida Kahlo : peindre la vie pour oublier la douleur

Durée: 16m19s

Date de sortie: 08/12/2021

durée : 00:16:19 - Les Odyssées - Voici l'incroyable aventure d'une femme peintre dont le nom a traversé le temps et les frontières. Une femme audacieuse, courageuse et tenace, qui voulait être libre, vivre et peindre, de toutes ses forces !

Les Odyssey de France Inter avec Pronote, toute la vie scolaire en une seule appli,
pour les profs, les élèves et aussi leur famille.
En 1926, un événement extraordinaire se produit dans la ville de Mexico.
Alors qu'ils sont en train de réparer une partie du palais national,
des ouvriers décourent, enfouis sous la terre,
les restes de la Grande Pyramide, de Tenochitlal.
Au sommet de cette pyramide, on trouve une pierre étrange et impressionnante,
qui représente le Soleil.
Selon une très ancienne prophétie, le jour où cette pierre ressortira de la terre,
le pouvoir des Aztecs sera de retour.
Et ça, tu sais ce que ça veut dire ?
Il est temps pour les Mexicains de renouer avec leurs origines.
Dans les années 1920, le Mexique vit un grand moment de son histoire.
Le peuple vient de faire la révolution.
Les terres, jusqu'à présent exploité par de riches propriétaires,
sont redistribuées au paysans, les Mexicains plongent dans leur passé,
ils retrouvent enfin leur assis.
C'est excitant. C'est fou ! C'est en ivrant.
Dans les rues de Mexico, des paysans indiens venus de tout le pays,
et des artistes se pressent.
Parmi eux, il y a Frida Kahlo.
Frida a un visage et une allure qu'on n'oublie pas.
Le regard noir, les sourcils fournis.
Elle est fière de ses origines et elle le montre.
Ses magnifiques cheveux noirs, elle est très sens inspirant des sculptures Aztecs.
Son corps, elle habille des magnifiques robes traditionnelles.
Tijuana.
Le visage orné de fleurs, le buste, les jambes parées de broderies et de somptueuses couleurs.
On dirait qu'elle sort tout droit d'une peinture.
Rien d'étonnois, ça.
Frida est une immense artiste.
Toute sa vie, elle a peint avec rage, avec fougue, avec passion.
Audacieuse, courageuse et tenace.
Voici l'incroyable aventure d'une femme peintre qui voulait être libre et qui voulait vivre.
Vivre de toutes ses forces.
Voici l'odyssée de Frida Kahlo.
Au Syloacide à la ville de Mexico, dans le quartier de Coyoacan, il y a une maison.
Toute bleue.
Les fenêtres sont immenses et laissent passer la lumière.
C'est là que grandit Frida Kahlo.
Dans le jardin de la cour intérieure, elle regarde les cactus.
Les bougains villiers m'ouvrent et les lianes de l'immensiam grimpent les lumiens des murs.
Elle ouvre grand les yeux, le soleil tape fort.
Jamais elle ne craint de le regarder au sol.
Frida, à 6 ans.
Elle court, elle bondit, elle remet.
Un jour, elle ressent une horrible douleur en haut de la jambe droite.
On dirait un feu qui la grignote à l'intérieur, il descend jusque dans son pied.
Le médecin est formel.
C'est très grave.
La moelle épinière est touchée.
La petite pourrait rester paralysée, ou peut-être même mourir.
9 mois durant, Frida reste clouée au lit.
Elle lutte contre la maladie, elle s'accroche à la vie, elle guérit.
Tirée d'affaires, son corps est marqué pour toujours.
Frida est vivante, mais elle boite.
Les enfants de son quartier ne sont pas tendres avec elle.
Ils se manquent, ils la chaoutent, ils crèent.
Frida apprend la solitude.
Elle trouve refuge dans son imagination.
Frida s'occupe de son corps.
Dans sa chambre, chaque soir, les yeux ouvert.
Elle rêve.
Sur la buie de la fenêtre, elle dessine avec son doigt,
une petite porte.
Elle l'ouvre puis...
Elle se chante !
À Dieu la compagnie, Frida s'envole et personne ne la rattrapera.
Frida descend jusqu'au centre de la terre.
Là, elle retrouve son ami imaginaire, son double.
L'autre Frida est si guère, elle rit, elle est souple et elle danse.
Elle danse comme une plume, comme si elle ne pesait absolument plus rien.
La petite, à 12, 13, 15 ans.
Le bruit de la ville surgit dans ses deux ombres.
Tous les matins, elle prend le bus puis le tramway
pour se rendre au lycée, dans le centre de Mexico.
Le 17 septembre 1925, il pleut sur la ville.
Le soleil a disparu derrière des pénuages.
Les ressemblent à certains fromages, il est...
Hum, tout frais.
Frida court pour ne pas louper le bus.
Les trottoirs sont trempés, elles montent.
Le toca roule vite, il attaque les dirages à droite, à gauche,
il bondit dans les rues.
Soudain, il percute un tramway.
Le choc est terrible.
Frida est projetée dans les airs, ses vêtements se déchirent.
Au même moment, le sac de paillettes qu'un passager tenait
entre ses jambes s'envole.
Quelques secondes plus tard, elle fera plus sol,
nu, le corps entièrement recouvert d'or.
Il est passager, paniqué.
Une immense part de fer le traverse, de part en part.
Frida pousse un urlement terrible.
Le monde est devenu sa douleur.
Transportée à l'hôpital.
Brisée en mille morceaux, elle est opérée d'urgence.
Les médecins n'ont jamais vu ça.
Personne ne pense qu'elle pourra survivre.
Frida pourtant se réveille.
Son corps, déjà abîmé, est désormais un champ de ruine.
Incapable de bouger, elle passe son temps au lit.
Elle a 18 ans.
Pour la seconde fois, déjà, Frida a failli perdre la vie.
Les Mexicains ont un rapport différent à la mort.
Ils s'en amusent, ils la célèbrent en musique, en danse et en blague.
Est-ce dans cette tradition qu'elle puise son incroyable vitalité ?
Je l'ignore.
Toujours est-il que Frida ne sombre pas.
Elle tient bon.
Pourquoi avoir besoin de pied lorsqu'on peut avoir des ailes ?
Frida se met à peindre.
Seule. Personne ne lui apprend.
Elle peint avec un vidité énergie.
Un matin, elle annonce à sa mère.
Je ne suis pas morte.
Et en plus, j'ai une raison de vivre.
Cette raison, c'est la peinture.
Sur le plafond au-dessus de son lit, ses parents font installer un grand miroir.
Frida observe son visage.
Ses bras blessés, ses jambes cassées.
Elle plonge le pinceau dans le rouge, le bleu, le jaune, le vert.
Elle répète.
Pourquoi avoir besoin de pied lorsqu'on peut avoir des ailes ?
Allongé, prisonnière.
Frida se bat.
C'est le mois de souffrance où on forgait son caractère.
Elle a assez d'appétit pour dévorer le monde.
Frida se bat, se relève.
Elle porte un corset et marche avec des béquilles.
Chaque pas la fait adrocement souffrir.
Elle se force à sortir.
Il y a quelques années, les Mexicains ont fait tomber la dictature.
Après la révolution, le pays tout entier est en train de se réinventer.
Dans les rues de Mexico, ça bouillonne.
Partout la vie est la qui-clette.
Frida se rapproche d'un mouvement politique qui s'appelle le communisme.
Elle aime bien leurs idées.
Comme, elle veut un monde plus juste et égalitaire.
Frida brûle.
C'est une tempête.
Oh, ou non mieux.
En démon !
Le démon doit gagner sa vie.
La peinture, c'est tout ce qui lui reste alors.
Tiens, pourquoi ne pas en faire son métier ?
Oui, mais comment savoir si son travail vaut quelque chose ?
Frida amire un artiste, très connu.
Il ne peint pas sur des toiles, mais sur les murs de grands bâtiments publics.
Il réalise d'immenses fresques pour qu'elle profite à tous les Mexicains.
C'est un artiste révolutionnaire.
Son nom, Diego Rivera.
En 1928, Diego peint au ministère de l'Éducation publique.
D'un pas à décider, c'est là que se dirige Frida.
Elle arrive et le trouve en haut d'un immense échafaudage.
Elle lève les yeux, pétard, 1,80 m, 150 kg, on dirait une montagne.
Frida est-elle du genre à se laisser impressionner ?
Oh non, sur mon pain.
Diego, descendez de là s'il vous plaît.
J'ai quelque chose d'important à vous dire.
L'anstelle, la voie très affirmée.
Sidérer la montagne s'exécute.
Comme vous, je pense.
Je voudrais savoir ce que vous pensez de mon travail.
Attention, je ne suis pas venu pour chercher des compliments.
Je veux un avis sérieux.
Diego accepte.
Le lendemain, il se rentre à la maison bleue.
Il laisse vagabondé ce regard de peinture en peinture.
Quelque chose, Frémi, à l'intérieur de lui.
Oh bah, c'est sûrement le burrito de midi qui ne passe pas très bien.
Et non, ce n'est pas ça, c'est autre chose.
Mais quoi ?
Soudain, ça lui saute visage.
Ça, perlipoit-poit, ça vient des toiles.
La jeune fille qui se tient là devant lui
et qui le regarde avec des yeux de feu
est une véritable artiste.
Comme lui, elle brûle d'un feu intérieur et mystérieux.
Comme lui, elle a besoin de peindre, comme de l'air pour respirer.
Diego regarde Frédin.
Frédin regarde Diego.
Le monde autour de disparaît.
Il croit entendre des éclairs.
La pièce tourne.
Elle est remplie d'une force incroyable.
Cette force est rouge.
C'est la couleur de leur amour.
Après ça, Frédin et Diego se revoient tous les jours.
Elle a 20 ans, il en a 41.
Lorsqu'il marche côte à côte, on dirait une colombe et un éléphant.
Ils décident de se marier.
Marie et femme, Frédin et Diego se cherchent et s'affrontent.
Par le regard, ou bien dans les mots.
Un jour, qui lui lance...
Frédin, tu sais que tu es un petit peu une tête de chien.
Elle lui répond du tac au tac !
Et ouais mon petit pote, mais c'est toujours mieux qu'avoir une tête de crapo, tu crois pas ?
Entre ces surs, c'est l'amour.
Bah l'amour va choix.
Le couple voyage beaucoup, principalement aux États-Unis,
où Diego est souvent invité pour peindre des fresques.
Ils fréquentent de grandes intellectuels et des révolutionnaires du monde entier.
Frédin veut incarner la vie, les couleurs.
Elle chante son apparence.
Elle porte désormais les longues robes à volant des indiennes Tewana
et se coiffe avec de magnifiques fleurs, de la région du Yucatan.
Ces apparitions sont spectaculaires,
où qu'elles se rendent, on l'admire.
Frédin, subjuge.
La jeune femme, hélas, n'en a pas fini avec la douleur.
Les tempêtes se succèdent.
Avec Diego, voilà, il y a de l'eau dans le gaz.
Entre nous, le bonhomme est insupportable.
C'est un oeuvre. Tout ce qu'il veut, il le prend. Bam !
Il se sépare, il divorce et puis, il se remarie.
Depuis des années, une autre douleur, plus terrible encore,
creuse comme un tunnel et envahit tout son être.
Frida ne peut pas avoir d'enfant.
Au plus mal, de nouveau, c'est la peinture qui la sauve.
Frida peint et dessine sans arrêt.
Son art change.
Sur ses toiles, elle représente ses blessures et sa colonne vertébrale, brisée.
Elle entoure ses personnages d'objets inquiétants,
de grandes feuilles, de fleurs et d'animaux étonnants.
Frida commence à être reconnue.
Sa santé est fragile, mais elle tient bon.
Jusqu'au moment où elle ne peut plus.
En 1944, Frida est opérée de la colonne vertébrale.
Puis, sa jambe droite s'infecte.
Pour lui sauver la vie, on doit la couper.
La peintre marche désormais avec une jambe de bois.
Bon, c'est pas terrible, mais au moins, ça fait pirate !
À Mexico, en 1953,
une grande exposition est organisée en son honneur.
Frida, trop faible pour marcher, se fait transporter dans son lit.
Ma parole, elle est incroyable, elle ne l'a jamais rien !
Un an plus tard, elle tire pourtant sa révérence
dans la maison bleue de Coyoacan.
Sur sa dernière peinture, quelques mois avant sa mort,
Frida fin de magnifique pastèque sur un fond bleu, éclatant.
Au bas de la toile, bien au centre, elle écrit
« Vive à la vida ! »
Au début de l'Odyssée, je t'ai parlé de la pyramide Tenochitlán.
Tenochitlán, mais, que zako !
Eh bien, c'est l'ancien nom de la ville de Mexico,
lorsqu'elle était encore la capitale de l'Empire Aztec,
avant que les afres conquistadors espagnols
ne décident de les envahir.
Tu as envie de prolonger le voyage ?
Bonne nouvelle !
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Retrouve Calamity Jane,
le monstre du Loch Ness, Marco Polo
et bien d'autres fantastiques aventures
dans un livre magnifiquement illustré.
Une coédition francinterre.

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