Bienvenue sur le podcast Artisan Developer, l'émission pour les programmeurs qui veulent
vivre une carrière épanouissante. Prêt à passer au niveau supérieur ? C'est parti !
Aujourd'hui je suis avec Alex Oyes, Alex salut !
Salut non ? Est-ce que tu peux te présenter pour ceux qui ne te connaitrait pas ?
Bah écoute, je m'appelle Alex, je suis développeur et blogueur sur Alex Oyes.
Le sujet du jour c'est… j'ai pas eu ma dose de code, ça fait trop longtemps que je ne vais pas coder.
La dernière fois qu'on s'était parlé tu me disais que toi ton côté tu as faisais trois semaines
que tu n'avais pas codé et que ça commençait à te manquer ?
Ouais c'est vrai.
Où est-ce que t'en es par rapport à ça ? Est-ce que déjà tu as pu reprendre ta dose de code ?
Alors pour situer le contexte, en tant que chef de projet je m'écarte de plus en plus du code
et c'est quelque chose que j'aimais bien au début parce que c'est quelque chose de nouveau,
parce que tu apprends plein de trucs, parce que mine de rien c'est assez enrichissant.
Et plus j'ai avancé dans la carrière entre guillemets de chef de projet,
et plus je me suis rendu compte qu'en fait coder ça me manque beaucoup
et que je compensais un peu tu vois en codant le week-end
pour compenser le fait que je codais pas la semaine.
Et bah écoute, je code toujours pas beaucoup mais j'essaie de coder un peu plus
et je pense que mes choix de carrière dans l'avenir vont plus se porter vers les métiers où tu codes.
Donc vraiment commencer à délaisser la gestion de projet
et vraiment me refocus sur ma passion en fait qui est de créer des applications
qui fonctionnent, j'espère.
Moi à ce moment-là, quand on était entendés changer,
je te faisais la confession que ça faisait plusieurs mois que j'avais pas codé.
Et tu me faisais la remarque à ce moment-là,
ça avait pas l'air de me déranger autre mesure un peu comme si j'avais fait une croix dessus.
Ouais c'est un peu ça, c'est le sentiment que j'ai eu,
quoi que tu t'étais dit bon bah tu t'es passé à un peu autre chose,
tu vois un peu comme moi avec la gestion de projet tu vois,
t'as découvert d'autres choses qui sont tout aussi sympas
et ça te manquait pas à l'époque, j'avais l'impression.
Non je crois que je me rappelle à peu près à ce moment-là
et je crois que j'étais dans un mode, c'est comme ça,
c'est la vie, les choses changent tout ça.
Et je me rends compte qu'en fait c'est pas que ça me manque,
c'est que j'y repense tout le temps.
Et j'avais fait un espèce de deuil du truc,
je me t'ai dit bah non c'est pas grave.
Mais en fait vu ce que je fais avec Artisan Developer,
tout me ramène au code en fait.
Je vais pas faire un entretien d'embauche, je revois du code,
de temps en temps je discute avec les gars, on regarde un morceau de code,
avec Artisan Developer, des fois je fais des catas, je vois du code.
Et j'adore ça, à chaque fois que je revois du code,
je retrouve cette sensation, ce plaisir, ce truc.
Et si tu veux en ce moment, j'y repense souvent de me dire qu'est-ce que tu fais,
si tu recodais, allez tu fais chier, viens en recode un peu,
je me parle à moi-même, je suis nombreux dans ma tête.
Et là tu vois ça fait quelques...
En fait je réalise que ça fait quand même pas si longtemps que ça,
que j'ai vraiment plus codé, c'est de faire peut-être un an,
tu vois comme ça, plusieurs mois en tout cas.
Et ça me manque vraiment en fait.
Et alors j'avais mis ça dans un placard et puis je me dis,
allez tu passes à autre chose ?
Parce que dans la vie, enfin je vais essayer de revenir après mes...
Je m'étais mis ça dans un placard, je dis c'est bon j'arrête.
Et puis je liais un bouquin sur le chemin de carrière de Developer,
en gros comment de devenir un tech leader.
Et la Nenal insiste beaucoup là dessus, elle dit mais en fait,
il faut vraiment laisser passer beaucoup de temps avant d'arriver au moment
où vous n'avez plus besoin de coder.
Si vous gérer une équipe, c'est quand même énormément d'avantage
à garder un peu les mains dans le code, même si vous êtes manager officiellement.
Et du coup je me dis merde, elle m'a un peu remuel servos tu veux ?
Et c'est vrai que je sens que sur cette discussion,
je deviens un petit peu moins pertinent, enfin je me dis même,
je me dis que je me mets loin du code, je vois bien que les techno bouches,
qu'il y a plein de choses nouvelles qui émergent.
Et en même temps je suis hyper partagé parce que mettre de l'énergie sur tout ça,
ok ça me plairait.
Et en même temps j'ai d'autres projets que j'ai envie de mener à bien
qui demandent d'accaparer beaucoup d'énergie.
Et il y a des fois, c'est un vrai tiraillement.
Ton problème c'est aussi que tu n'as pas assez de temps dans ta journée.
Mais comme tout le monde.
Ouais c'est clair ouais, mais c'est un faux vrai problème en fait.
Non on a tous 24 heures dans une journée, la question c'est question fait en fait.
Ouais c'est ça ouais.
Mais du coup tu t'es forcément obligé de te focus sur d'autres trucs.
Toi en plus t'as artisan développeur, t'as plein de projets à côté.
Et peut-être que t'as ce sentiment aussi,
alors je spécules mais tu vois, de pas perdre ton temps,
tu vois, mais te dire que tu pourras mettre plus de valeur ailleurs
et que peut-être que ton travail avant ne serait plus vite,
tu t'occupais pas du dev, tu vois ce que je veux dire ?
Alors il y a de ça clairement et puis il y a aussi l'idée
qu'à un moment donné c'est quelque chose qui nécessite d'être de ce...
vraiment de faire un effort pour s'obgrader.
J'ai l'impression sur un sujet d'être vraiment dépassé,
tu vois il faudrait vraiment un effort qui se tient en semaine pour progresser.
Et dans la balance je me dis bon ok d'accord tu peux progresser sur ça
et tu peux retrouver du code et Y note.
Mais en même temps tu peux aussi apprendre de nouvelles compétences en coaching par exemple.
Je coach maintenant des gens depuis plusieurs semaines,
enfin plusieurs semaines, plusieurs mois,
depuis septembre que j'ai commencé cette activité là.
Et je me dis ben ça c'est un truc où je pourrais me former,
être encore un meilleur coach.
En tant que chef d'entreprise je pourrais être un meilleur vendeur.
Tiens, ça vient en concurrence de plein de choses.
Alors moi je sais pas si je peux faire le parallèle avec toi
mais moi me concernant quand j'ai commencé mes activités,
quand j'ai commencé mon blog et quand j'ai essayé vraiment de...
de créer une activité autre que ma vie de développeur, chef de projet classique,
je prenais vraiment le développement, tu vois le fait de coder comme un plaisir,
comme un jeu, comme quelque chose à côté tu vois.
Et qui me faisait tellement plaisir à moi
que j'avais l'impression que ça faisait pas avancer mon business, mon truc, tu vois.
Je te donne une exemple 2Bets,
en discutant avec Raed il y a quelques semaines quand tu as sensé au téléphone.
Lui il a tout refait son site en XJS, tu vois.
Et il a kiffé faire ça, c'était vraiment un truc trop cool
parce que réacte, parce que j'avais ascript
et c'est quelque chose qu'on avait envie de faire tous les deux.
Et moi je me suis dit bah écoute je vais rester sur Wordpress
parce qu'au moins sur Wordpress tu peux faire tes petits articles, machin.
Et t'as pas besoin, t'as pas forcément besoin d'aller plus loin.
Et lui c'est dit exactement la même chose que moi.
Et quelques mois après il s'est dit ok c'est bien cool tout ça.
Je sais que c'est pas forcément productif pour mon business
mais je vais quand même le faire parce que ça me fait grave plaisir de le faire.
Et tu vois il y a un peu de sentiment de culpabilité
où tu te dis bah c'est pas forcément nécessaire, je pourrais m'en sortir sans.
Mais j'ai envie de m'évader, j'ai envie de coder, j'ai envie de me faire plaisir,
j'ai envie de retrouver ce sentiment où t'es trop content,
où ton code marche, t'as fait du code propre, tu le pousses, y'a la CIA,
enfin tu vois en tant que développeur c'est vraiment quelque chose qui m'attire énormément.
Le fait de créer de nouvelles choses et pour moi c'est un besoin.
Et ouais je reviens sur ce que je disais y'a demain.
Si pendant trois semaines je code pas tu vois je me sens pas bien,
je me sens pas moi même, je sens qu'il manque quelque chose tu vois.
Un peu comme les gens tu sais qui sont accrosse pas.
Je sais pas si on peut faire le parallèle.
Tu penses qu'on peut être accro aux codes mais je pense.
Parce que clairement quand on code, moi quand je code,
il y a des bouquets hormonaux qui se trimballent dans le cerveau,
qui sont proches de ce que tu peux avoir dans le sport
ou même dans des substances plus ou moins légales
ou ça va venir toucher sur tes neurotransmetteurs.
Quand tu prends ton shoot dans d'Orphine ou de dopamine ou de...
Ouais c'est clair et puis on a tous cet état mais parfois tu es vraiment dans le flow.
Tu es dans ton truc et tu tapes du code et t'as l'impression d'être dans une série américaine,
ça va vite, tu réfléchis ta page, ça marche du premier coup tu vois,
t'es vraiment là dedans et je pense que les hormones jouent
parce que tu es super content de ce que tu faites,
c'est à vraiment une sensation de satisfaction.
Et j'ai même plus loin que ça,
des fois je suis tellement dans mon monde que les gens me parlent tu vois.
Je pense à tout le monde.
Pire encore, je leur réponds.
Mais avec des vraies conversations.
Mais des vraies conversations.
Comment tu le sais parce que j'imagine qu'à ce moment-là,
tu ne t'en rends pas compte que tu le fais.
C'est très compliqué.
Comment dis-tu que c'est un élvré du faux parce qu'on dit
si tu m'avais dit ça à machin et tout.
Et du coup tu ne sais pas si la personne est...
Faut vrai que tu t'enregistres pendant que tu codes,
histoire de t'assurer que...
Ah mais du coup, je suis souvent là à la réflexion avec ma copine.
Et elle me dit si tu m'as dit ça, c'était OK pour dimanche et tout.
Tu n'as aucune idée de quoi tu parles, tu vois.
Et parce que j'étais vraiment dans ce truc-là de...
Ouais, réponse automatique un peu tu vois.
Alors ça j'ai appris à le juré.
Autant vous l'envolo...
Ouais, j'ai appris à le juré.
Je peux te...
Mon type c'est quoi ?
Si ma femme me parle pendant que je suis dans l'ordi,
la réponse maintenant elle est automatique,
tu sais c'est comme un tub, je ne t'écoute pas.
Ah ouais ?
Tu lui dis je ne t'écoute pas ou tu dis oui oui ?
C'est pas pareil ?
Non je lui dis je ne t'écoute pas ma chérie.
Ah d'accord.
Ça c'est fort.
En fait, maintenant si tu veux,
j'ai appris à me reprogrammer une réponse par défaut quand je suis concentré.
Quand quelqu'un me parle,
alors ça ça a été, je l'ai surtout remarqué avec ma femme
parce que pareil, pris en flag et en mode...
Mais si chérie tu avais dit oui pour ce week-end,
ok, quand ?
Alors tu vois après j'avais appris à investiguer,
mais si on était dans la cuisine,
j'étais pas devant l'ordi, si tu étais devant l'ordi,
ça compte pas.
Tu vois maintenant il y a une espèce de règles,
si je suis devant l'ordi quand tu me demandes un truc,
la réponse ne compte pas, n'est pas éligible.
Et moi, conscient de ça,
j'ai appris à me reconditionner, à me reprogrammer
et la réponse automatique c'est je ne t'écoute pas.
Mais tu sais que c'est super fort
parce que ça, il faut le conscientiser,
il faut se dire, ah merde on est en train de me parler.
Tu vois, rien que ce truc de dire putain,
quelqu'un est en train de me parler,
c'est super chaud.
En fait dans ma tête,
j'ai pris du recul sur ce qui se passait,
quand je suis dans le flow comme ça,
je suis hyper concentré sur ma tâche.
Ouais.
Et c'est comme s'il y avait un buffer qui...
Tu vois qui avait...
qui faisait montrer l'info,
c'est comme s'il y avait un buffer secondaire
que je venais destaquer de temps en temps,
quand il y avait le CPU et baissait un petit peu
et qu'il y avait un peu de marge,
ou alors en mode réponse automatique,
tu vois, je sais pas,
ça doit être le réptilien qui parle tout seul ou quoi.
Et j'ai appris à...
ouais, à...
à reconnaître ce moment où on te parle
et à changer la réponse.
Bah écoute, franchement félicitations
parce que je vais essayer de mettre ce genre de pratique.
De toute façon, il y a une espèce de...
Quand je dis oui, oui,
généralement c'est que j'écoute pas.
Ouais mais le problème c'est que de l'autre en face,
il peut en profiter en fait.
Je pense que c'est comment dire.
C'est une vraie vente, je sais pas.
C'est une stratégie d'aller demander quelque chose
quand t'es devant l'ordi parce que...
Ah non mais c'est clair, surtout...
ta copine ou ta femme, je sais pas,
elle a sûrement appris ce pattern-là.
Oui.
Et donc plus ou moins consciemment,
elle sait que si elle va venir te parler
alors que t'es devant l'ordi,
elle a un oui principe.
Ouais, c'est ça.
On se marie chérie ?
Oui, oui.
Ah c'est clair, après tu dis ça marchait pas
mais t'es foutu quand même.
Donc là on parle de quoi ?
On parle du fait que quand tu es devant l'ordi,
tu es dans cet espèce d'état d'eux
et efficace et que t'es à fond,
tu es dans cet espèce d'état de conscience modifié
qu'on appelle le flow,
qui est extrêmement satisfaisant
et qui provoque des effets secondaires
dans ta vie bizarre.
Ouais, c'est exactement ça.
Et tu vois, je dirais pas que je recherche cette sensation
parce que coder c'est aussi mon métier, tu vois.
Mais quand je code pour le plaisir,
quand je code pour mes projets perso,
je suis davantage dans cet état-là.
Parce que quand tu codes pour toi,
généralement, tu fais des trucs un peu plus plus,
tu vas t'essayer de mettre en place des tests,
de la CI, tu bosses sur des techno plus récentes.
Enfin, quand tu bosses dans une boîte,
tu es vraiment sujeté au techno qu'on te propose,
tu es sur un projet avec une techno, c'est du PHP5,
bah écoute, pas de bol, tu vois.
Alors que quand tu es sur vraiment tes projets perso,
tu vas pas te dire je vais lancer un projet PHP5, tu vois.
Tu fais quelque chose d'un peu plus plus, tu vois.
Tu ne dis pas je prends une vieille techno genre cobble
juste pour m'amuser, tu vois.
Et tout ça, ça participe un peu au plaisir,
tu vois et ça renforce la sensation de
qu'est-ce que tu es bien quand tu codes.
Non mais clairement, tu parles de cette sensation de craie
qui te donne beaucoup de plaisir
et c'est quelque chose que je ressens aussi
qui est clairement un enjeu majeur
et quand on est en train de faire ce podcast,
quand je crée une vidéo,
je retrouve cette sensation de craie, quelque chose.
Mais ?
Il n'y a pas de mais et même,
j'ai envie de te dire,
même moi je suis extrêmement surpris de ce que je vais te dire,
mais j'ai même pris du plaisir maintenant
à lire des bilans comptables.
Oui, oui, c'est possible.
Mais parce qu'en fait quand je lis mon bilan
ou quand je lis les éléments comptables, en fait,
j'ai le sentiment d'être en train de développer ma boîte,
de créer ma boîte, de la faire avancer.
Tout le sentiment de création et...
Ok, donc il y a toujours ce sentiment de création.
Alors par contre, c'est clair que
tu as des échelles de temps qui sont complètement différents.
Tu vois, là, on est en train d'enregistrer un podcast,
il va être publié dans plusieurs mois.
Le feedback qu'il va y avoir va se construire sur plusieurs années
parce que l'audience pour qu'elle soit contente,
fidèle, que tu amènes quelque chose,
c'est en année que ça se compte.
Bien sûr.
Quand je travaille sur mon bilan,
c'est un truc qui se...
qui paraît sur des échelles de temps en année
parce qu'en fait une décision de gestion que tu vas prendre,
le temps qu'elle ait son impact que les équipes,
enfin, ça dépend lesquelles,
mais en général, tu vas le voir de toute façon
sur l'exercice au mieux,
sur l'exercice en cours,
plus probablement sur l'exercice suivant.
Donc c'est entre plusieurs mois et plusieurs années
que tu vois les impacts d'une décision de gestion.
Alors que c'est clair que quand tu es dans le code,
tu vois l'impact de ta décision
et de ce que tu viens de faire tout de suite.
Ouais, c'est un sentiment de satisfaction immédiat.
Ouais.
Mieux encore, tu vois, enfin,
là, les décisions que tu prends, tu vois,
est-ce que les décisions que tu prends,
tu vas te lire des bilans comptables,
est-ce que ça te procure vraiment le même plaisir
que de coder quelque chose, de le déployer par exemple,
et voir que ça marche bien,
voir que les gens s'y intéressent,
voir cette sensation de satisfaction de te dire,
OK, mon code, il est public sur GitHub,
tout le monde peut aller le voir,
et mon code, il est propre, mon code, il est beau,
venez regarder mon code.
Tu vois, est-ce que tu retrouves un peu,
tu vois, cette sensation d'être fière de toi,
cette sensation un peu d'accomplissement,
dans ces tâches-là,
ou c'est vraiment différent quand tu produis quelque chose en code ?
Franchement, maintenant que tu le dis comme ça,
sur cette sensation d'accomplissement,
oui, clairement, elle y est,
puisque justement, à un moment donné,
les chiffres, c'est ce qui vient sanctionner
la réussite ou pas d'un projet, tu vois.
Ouais.
Une entreprise, à un moment donné,
elle a besoin de chiffres pour vivre.
C'est pas un objectif en soi, c'est une nécessité.
Par contre, c'est un proxy de la mesure du succès.
Tu peux aider beaucoup de gens,
si ta boîte, elle est pas rentable et que tu perds de l'argent,
elle est vouée à mourir, en fait.
Ouais, clairement, ouais.
Donc, c'est aussi une mesure du succès,
et en tant qu'entrepreneur,
personnellement, j'ai choisi de pas être dans l'associatif,
donc, j'ai envie de gagner de l'argent, tu vois.
Donc, ça nourrit de ça aussi.
Et donc, oui, quand je suis en train de lire,
par exemple, mes bilans comptables intermédiaires,
ou tous les mois, une mise à jour de la balance,
de la balance comptable,
oui, j'ai un sentiment de progression et d'achèvement.
Alors évidemment, de satisfaction si les chiffres sont bons.
Et moins de satisfaction si les chiffres sont pas bons.
Mais un petit peu comme quand tu essayes un truc,
et que tu vois que tu es dans une impasse,
tu essayes un truc,
le test que tu es en train de faire passer,
il est censé passer, il ne passe pas.
Il y a cette petite frustration,
cette petite colère qui vient,
et tu l'attraides sur l'instant,
ben, mais c'est exactement pareil.
Vraiment, en termes de sensations,
c'est de plus en plus proche,
en tout cas pour moi, dans ma conception.
Maintenant, c'est vraiment une question d'échelle de temps,
encore une fois.
Et c'est vrai que du coup, avec le code,
tu vas plus vite, tu fais plus,
et tu as probablement plus fréquemment
cette sensation de satisfaction que tu peux avoir.
Ouais, probable, oui.
Mais est-ce que, du coup, tu te décrirais comme passionné du code,
ou juste t'aimes beaucoup ça ?
Ah non, je crois que j'ai toujours la passion du code, ouais.
Je l'ai toujours.
C'est juste que cette passion-là,
elle s'exprime de manière différente aujourd'hui.
Ok, c'est-à-dire que le fait de faire une vidéo
où tu parles de code,
c'est pas la même chose,
mais ça se rapproche du fait de coder pour toi.
Dans l'acte de le faire,
il y a l'acte créatif,
mais par contre,
Artisan Developer me nourrit beaucoup plus
sur quelque chose que j'ai du mal à retrouver dans le code,
c'est le sens de ce que je fais, en fait.
Artisan Developer, ma mission,
c'est d'aider les autres développeurs à s'épanouir.
Et enfin, ma mission de la boîte, c'est ça.
Et ça, c'est quelque chose qui est extrêmement gratifiant pour moi.
Quand je reçois des messages de gens qui me disent le podcast,
m'a aidé à vraiment prendre conscience de plein de choses.
Grâce à ça, j'ai changé ma vie.
C'est, tu vois, c'est fort pour moi.
C'est là, on touche à quelque chose qui est de l'ordre de la mission de vie, en fait.
Donc quelque chose qui réalise.
Ça transcende le code, en fait, c'est pas...
Ouais, voilà, un moment donné.
Le problème que j'ai en discutant, c'est que coder,
si je sais pas,
si j'ai pas une finalité qui me porte derrière,
ça fait plus trop de sens.
Quand j'étais jeune, codé, je codais pour le plaisir de coder.
Aujourd'hui, j'ai toujours le plaisir de coder,
mais il est devenu insuffisant s'il n'y a pas
un pourquoi faire qui fasse du sens derrière, en fait.
Pas une super phrase de conclusion.
Moi aussi, au début,
je prenais beaucoup de plaisir à faire des Hello World, tu vois.
Et ça procure du plaisir.
T'as un truc qui marche où tu passes un week-end
à configurer Webpack à la main,
parce qu'il faut au moins un week-end pour apprendre des Webpack.
Minimum.
Quand t'es bon, les autres, il leur faut trois ans, comme moi.
Et t'as une sensation de satisfaction,
mais c'est clair que c'est pas du tout les mêmes
que d'avoir fait une appli qui est utilisée par des gens,
que d'avoir fait un site qui est lu par des gens,
que d'avoir des retours positifs,
que d'avoir écrit un article que les gens lisent,
ou les gens qui te laissent des commentaires,
de même qu'une vidéo YouTube.
Et je pense qu'avec le temps et le fait d'évoluer là-dedans,
je pourrais pas voir l'un sans l'autre
et je pourrais plus coder pour pas pour rien,
mais juste par plaisir en fait, sans but.
Quand je t'écoute, je me rends compte que même le...
le produit en lui-même devient insuffisant.
J'ai vraiment un sentiment, un besoin fort
que ce soit à éliminer entre l'action que je mène,
le produit que je mène et la mission de la boîte qui est derrière.
En fait, la mission du projet, la boîte ou le projet qui est derrière.
Et du coup, j'ai rien trouvé d'assez fort
qui justifie de refaire du code,
parce qu'en général, en plus, maintenant, j'ai envie de le faire à plusieurs.
Je remarque, aujourd'hui, de plus en plus,
j'ai envie de faire des choses à plusieurs.
Et du coup, dans l'eau, il y a toujours un développeur qui fait ça mieux que moi.
Donc, et moi, j'amène de la valeur ailleurs.
Donc, il n'y a plus le rationale, en fait,
à ce que ce soit moi qui code aujourd'hui,
dans les projets professionnels que je mène.
Et ouais, je comprends bien.
Et est-ce que quand t'as commencé,
parce que j'imagine qu'il y a...
t'as commencé à artisan développeur tout seul ?
Qu'est-ce que tu veux dire par tout seul ?
Bah, tout seul.
Est-ce que t'as lancé le projet toi tout seul en tant que devant ?
Ok, bah voilà, c'est ça.
Et donc, du coup, en lançant ton projet tout seul,
comment dire ?
Tu pouvais déjà pas compter sur les autres,
parce que, de fait, t'étais tout seul.
Mais c'est surtout
le plaisir, l'alignement de tes valeurs, tu vois.
T'allais forcément vers ce qui te faisait plaisir.
Enfin, j'imagine que c'est comme ça.
Moi, j'essayais vraiment de t'en vers ça.
C'est que dès qu'il y a un truc qui ne me plaît pas, tu vois.
Je ne vais pas vers ça.
Donc, c'est-à-dire que si je n'ai pas envie de coder
quelque chose qui ne me plaît pas,
de fait, dans ma boîte, je suis obligé de le faire.
Mais pour moi, je ne suis pas obligé de le faire.
Donc, ça rajoute une notion de plaisir et d'accomplissement.
Enfin, c'est décuplé, en fait.
Tu fais quelque chose qui est utile pour toi,
qui va dans le sens de tes valeurs, qui est utile pour les autres.
Et en plus, tu prends du plaisir.
Et c'est là où moi, je définis la passion, c'est que
je suis passionné de coder des trucs qui servent aux gens.
Je suis passionné de coder parce que j'aime le code.
Et l'ensemble de ces choses-là fait que ça ne devient pas ma mission de vie,
tu vois, mais presque.
C'est un peu abstrait, mais...
Non, ça fait du sens.
Mais je sens qu'il y a un alignement que tu évoques là que je ne ressens pas forcément.
Mais en tout cas, c'était une belle phrase pour servir de conclusion.
Je propose que ce soit le mot de la femme,
parce qu'on a littéralement défoncé la Timebox.
Si les auditeurs veulent en savoir plus sur ce que tu fais,
ils peuvent te suivre où ?
Je suis pas mal actif sur Twitter et sur mon blog.
Bah écoute, on mettra tous les liens en description.
Merci à Alex d'être venu aujourd'hui.
Merci encore pour cette invitation.
Je t'en prie avec plaisir.
Quant à toi, chers auditeurs, j'espère que t'as apprécié.
Comme d'habitude, je t'invite à nous mettre une super note
dans ton émission de podcast favorite,
de faire connaître cet épisode à quelqu'un d'autre que tu aimes bien,
que tu penses que ça lui ferait du bien d'entendre ça.
Parce que je pense que c'est un épisode qui peut remettre en question pas mal de monde,
notamment tous les chefs de projet qui ont abandonné le code Proto.
Et je te souhaite une bonne fin de journée.
Salut.