Bienvenue sur le podcast Artisan Developer, l'émission pour les programmeurs qui veulent
vivre une carrière épanouissante.
Prêts à passer au niveau supérieur ? C'est parti !
Aujourd'hui je suis avec Fabien Potentier, Fabien Bonjour !
Bonjour !
Est-ce que tu peux te présenter en une minute pour ceux qui ne te connaitrait pas ?
Bien sûr ! Je suis entrepreneur depuis une grosse vingtaine d'années.
J'ai commencé juste après mes études par créer une agence web.
En tout cas ce qui s'appelait une agence web à l'époque en 1998.
La première deuxième vague des agences web il y a quelques-unes en 1996.
On faisait du développement de sites internet.
Rappelement on est passé d'une société qui était très technologique à du web marketing,
à couvrir tous les aspects du web.
En 2005 j'ai créé un projet open source qui s'appelle Symphony qui est un framework
en PHP qui existe toujours aujourd'hui.
Les premières années de symphony d'ailleurs c'était vraiment un projet open source.
J'avais envie de comprendre comment ça se passait l'open source, comment était la
dynamique, est-ce qu'on était capable de faire un logiciel qui était utilisé par
le monde entier.
Ça me chacouille un peu.
On a utilisé ça bien évidemment pour une client chez Sensio.
Sensio qui était par la suite cendé en deux sociétés.
Extrainsensio sur la partie plus web marketing qui s'est un peu détachée de l'univers symphonique.
Et puis Sensio Labs une société plus technologique et basée autour des services, autour des symphoniques.
Ça c'était 2012.
Et on a continué comme ça pendant quelques années.
Plus récemment en 2018 Sensio Labs a encore été cendé.
Dans le sens où on a créé plusieurs sociétés de ce qu'on avait pu faire à l'inter de Sensio Labs.
Sensio Labs a continué à faire sa prestation de service.
Blackfyer une société en SaaS qui permet de gérer la performance des applications web.
Et Symphony qui est devenue sa propre société qui gère le projet open source et qui essaye
également de monétiser.
J'aime pas tellement monétiser mais en tout cas de voir comment on est capable de faire vivre un projet open source.
Tout en étant capable d'y dédié un temps plus que juste le soir et le week-end.
Ce qui est important pour Symphony puisque la communauté est assez importante.
Et que ça nécessite un travail assez régulier et important.
Plus récemment j'ai vendu Blackfyer à Platteur Message.
Platteur Message qui est une société qui fait l'hébergement de sites web pour faire cours.
Et donc aujourd'hui, je partage mon temps entre Platteur Message, je suis chief product officer et puis Symphony.
A la fois la partie open source et la partie société.
Voilà pour faire très très court.
Merci pour l'introduction.
J'ai déjà des milliards de questions à te poser sur rien que sur cette introduction.
Je sais même pas dans quel ordre de les prendre si.
Parce qu'en fait dans ton profil, il y a deux choses que je trouve passionnantes.
Il y a le côté entrepreneurial et il y a le côté sur le fond de ce que tu fais en fait.
Du coup je sais pas trop comment les aborder.
À les premières questions dans l'ordre où je les ai écrites.
Parce que Symphony j'ai quand même l'impression, je connais pas très bien l'écosystème PHP j'ai un peu lâché.
J'en ai eu fait dans ma jeunesse mais j'ai un peu lâché.
Symphony j'ai quand même l'impression que c'est un peu une référence dans le milieu.
Oui je sais pas si ça veut dire une référence mais en tout cas c'est effectivement...
C'est un des frais morts que j'ai parmi les plus d'utilisé ou je sais pas où c'est un biais que j'ai de...
Non non c'est pas un biais. Alors ça peut être un biais français francophone peut-être.
Mais c'est une vraie réalité.
On est signe qu'il y a à peu près 600 000 développeurs s'incombrant au monde.
Et en fait la spécificité de Symphony c'est que c'est un framework au sens full stack framework
dont on peut l'utiliser pour développer des applications web.
Il y a tout ce qu'il faut à l'intérieur.
Mais ceci une bibliothèque de composants.
Et en fait cette bibliothèque de composants est utilisée par la plupart des gros projets PHP voire d'autres frameworks.
Donc aujourd'hui dans le monde PHP il y a deux frameworks.
En gros la Ravel des Symphonies c'est les deux plus gros.
Et la Ravel utilise des composants Symphonies en tout cas un certain nombre des composants Symphonies.
Mais c'est la même chose si on parle de Drupal, si on parle de PrestaShop, si on parle de ShopWare, si on parle de Tipo3.
Enfin on peut citer tous les gros logiciels PHP.
Ils sont aujourd'hui à peu près tous basés sur Symphonies.
Deux exceptions mythales WordPress et Agentop.
Ok.
Oui donc c'est ce que j'appelle être une référence dans le milieu.
Qu'est-ce qui...
Moi je suis toujours fasciné par l'émergence du projet.
Qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné tu lances ce truc ?
D'où ça vient ? C'est quoi la genèse de Symphonies ?
C'est une double genèse en fait à la fois intellectuelle.
C'est-à-dire j'avais vraiment envie de comprendre le monde de la pen-source, de voir sa dynamique,
comment on était capables justement de percer ou pas, comment on était capables de faire de l'adoption.
Et donc j'avais commencé en 2003, 2002-2003 par publier quelques petites bibliothèques en perle.
Parce qu'à l'époque je faisais beaucoup de perles.
C'est pas grave j'en ai fait aussi.
Oui, je serais plus capables de faire de l'adoption.
C'est intéressant parce que j'avais mis des petites choses en open-source et du coup avant le podcast
j'ai regardé ce matin un peu où est-ce que ça en était.
Et il y a encore des bibliothèques qui ont été récupérées par des personnes et qui vivent encore.
Une source à génial, quasiment 20 ans.
C'est-à-dire il y a 20 ans après il y a des gens qui ont continué ton travail en fait.
Exactement. Et ça je trouve ça incroyable.
C'est incroyable.
Le fait que l'open-source ce n'est pas lié à une personne en fait.
C'est un moment donné on contribue, on le donne.
Et puis il y a une mécanique derrière qui fait que les gens se réapproprient et peuvent construire par-dessus.
Ça c'est la première mécanique.
La deuxième c'est que je suis entrepreneur, j'avais une société.
Et on développait des sites où il y avait une grosse société en France.
De type, joueur et autres.
Et en fait ces gens-là à l'époque chaque agent Sweb avait son propre framework.
Et donc c'était des espèces d'hilo et c'était très difficile de pouvoir changer l'agence en fait.
Et je faisais de l'assistance à maîtrise de vrage.
Il y a à chaque fois que je faisais une compétition et qu'on perdait un peu les réponses que ça s'appelle d'offre.
J'avais envie systématiquement de supprimer toutes les agences qui avaient un framework maison.
Parce que par définition on était scotché avec eux.
Et c'est là où je me suis dit mais en fait tout ça n'a pas de sens.
Et c'est là où j'ai eu envie de créer un framework.
Mais tu le crées déjà avec cette intention ?
Ou finalement tu prends votre framework maison et tu en as fait un standard ?
Non, on n'avait pas de framework maison à l'époque.
Donc c'était pas mal parce qu'on n'avait pas ce framework.
Il y avait d'autres agences qui avaient un framework.
Je me suis dit c'est quand même pas mal de pouvoir réutiliser.
Qu'est-ce qu'on peut faire ?
On faisait encore du Pair à l'époque mais PHP, elle est arrivée à PHP 5.
J'ai toujours refusé de faire du PHP.
C'était vraiment pas mon truc, j'avais pas envie.
Et PHP 5, je trouve que c'était un engagement assez intéressant.
J'ai regardé ce qui existait.
J'ai trouvé un petit framework qui permettait de faire du VDC.
C'était la base de ça.
Je te raconte une petite anecdote.
Noël 2004, on part en vacances avec mon associé.
C'est parément.
Et là juste avant le départ il me dit à Fab, on a un problème.
On doit faire un super e-commerce.
On vient de le signer et c'est super urgent.
Il faut qu'il soit terminé pour début janvier.
Bien sûr.
C'est sympa l'associé.
C'est sympa le pote qui a vendu la société commerciale,
qui a vendu le deal de merde juste avant de partir tes vacances.
C'est super cool.
Et en fait, l'été d'avant, j'avais toujours pendant mes vacances,
j'avais regardé un peu le framework.
Et donc là je me suis dit ok go, c'est le moment, il faut se penser.
Et donc j'ai développé à la fois le framework et le super e-commerce en même temps.
Et donc on a livré dans les temps.
Le client était très content et c'était la base en fait de la première version de simple.
Donc en fait tu crées vraiment avec cette intention d'en faire quelque chose de générique
et dès le début, tu crées à la fois le framework
et le premier projet qui utilise ton framework en fait.
Oui, tout à fait.
Et ça c'est un des fondamentaux de symphonie
et j'espère de beaucoup de projets pour le source.
Et en tout cas c'est ce qui a fait le succès de symphonie au démarrage.
C'est un projet au point de source qui a été créé pas par un étudiant,
pas pour la beauté de l'art, pas pour implémenter des designs pattern,
mais vraiment pour répondre à des problématiques business.
Et donc ça c'était je pense l'un des 8 décrées du succès initial des centaines.
Et donc là tu as créé, tu as posé ton framework,
tu es ton premier utilisateur et derrière qu'est-ce qui se passe ?
Comment tu passes de toi tout seul qui l'utilise à plus de monde ?
Alors en fait, on a cette première version qui s'appelle Sensio Framework
d'où le F à symphonie en fait.
C'est-à-dire que toutes les classes, c'est un peu technique,
mais toutes les classes étaient préfixées par SF, Sensio Framework.
Et en fait quand j'ai voulu mettre un open source,
je voulais pas que ça s'appelle Sensio Framework
parce que je voulais qu'il y ait une vraie différence entre la partie commerciale et la partie open source.
Donc pendant des années en fait, les gens ça n'avait pas s'est élué à une entreprise
et ça n'avait même pas que Framework était français en fait.
C'est ce qui était un des clés des succès aussi.
Je pense que si les gens avaient compris que c'était un framework très par des français,
je ne suis pas persuadé que l'adoption notamment aux États-Unis aurait été aussi importante.
Bref, je ne m'en rappelle plus de ta question du coup.
Comment tu passes de toi tout seul utilisateur ?
C'est intéressant ce que tu viens de dire sur le côté perception de l'étranger américain.
Il ne faut pas trop qu'on sente que ce soit local, on laisse le doute
et on laisse penser que ça puisse venir des US eux-mêmes en fait.
Exactement.
Donc en fait, le premier site web était complètement en anglais bien sûr.
J'ai passé trois mois à écrire avec quelqu'un d'autre toute la documentation.
Ça paraît évident aujourd'hui, le projet Open Source documentation à l'époque
c'était absolument pas évident.
Quand on est sorti, on avait un bouquin qui faisait quasiment 300 pages.
On avait tout documenté sans panier.
Donc ça, c'était pareil d'un moteur incroyable.
Et après, on a fait un peu de marketing.
Avec deux, trois astuces de l'époque, c'était l'époque de la JAX,
bel but sinon de la JAX.
Et en fait, deux mois après être sorti,
en fait, l'idée qu'on est sorti en octobre 2005, c'est qu'après,
on a essayé d'avoir très régulièrement des annonces.
Donc on avait un blog et on essayait d'alimenter ce blog très régulièrement avec des annonces.
On avait gardé des petites choses sous le coude.
Et notamment, il y a un moment donné, la JAX était vraiment la folie à l'époque.
Il y avait un site qui s'appelait Ajaxian, quelque chose comme ça.
C'était un peu la folie, tout le monde est là-dessus.
Et je me suis dit, il faut qu'on ait quelque chose sur le sujet.
Rubionnraze avait à l'époque une abstraction sur la JAX.
J'ai regardé le code Rubionnraze.
J'ai pris deux, trois heures pour le porter en PHP.
Je l'ai rajouté au framework et on l'a fait une avance.
Et c'était la folie immédiate.
Tout le monde est arrivé sur Symfony.
Ça, c'est le premier truc.
Donc attend, je récapitule, dans les éléments de la Secret Source,
tu fais un gros boulot de documentation.
Déjà, là, je pense que tu es allé arriver une tonne de projets Open Source
même aujourd'hui, c'est pas si évident que ça.
Donc, tu es plutôt précurseur à l'époque sur ça.
Tu es conscient que ça va être important.
Tu mets plusieurs mois, tu dis à le faire.
Donc, c'est quand même un sacré taf.
Une fois que tu as fait ça, tu as quand même cette vision marketing de dire
il va falloir montrer que le projet est dynamique,
donc tu en gardes un peu sous le coude.
Et tu as un peu en tête ce que tu vas pouvoir annoncer un peu et grainer au fil de l'eau.
Genre une annonce de quoi ?
Toutes les semaines, tous les mois, c'était quoi un peu le rythme ?
C'était quasiment tous les deux, trois jours.
Ah ouais, donc c'est un rythme assez soutenu,
tu annonces des trucs.
Mais là, tu as un bon outil pour faciliter l'adoption.
Tu as une stratégie de com,
mais si tu n'as personne qui t'écoute, tu n'as personne qui t'écoute.
Tu peux annoncer des trucs tous les trois jours,
il ne se passera rien.
Et c'est là que le support de la JAX,
tu sors sur une vague que tu sens bien
et là, la vague, elle prend.
Elle prend parce que je suis repris sur Ajax.
Je crois que ça s'appelait comme ça, le site,
qui est une audience incroyable.
Et donc, ça donne une visibilité au framework
complètement dingue.
Le deuxième truc, c'est qu'il y a un site,
je ne sais pas si ça existe encore,
digtankomdigg.com,
qui est un espèce de...
Oui, je suis désolé.
Je crois que ça me récabre quelque chose, moi-même.
Ouais, c'est un espèce de Reddit à l'époque.
Et ce n'est pas bien ce que je vais raconter,
mais je vais raconter quand même, il y a la prescription.
Donc, en fait,
pour remonter sur la homepage,
il fallait... Il y avait un algorithme qui regardait
combien il y avait de gens qui la haïkaient quelque part
dans les premières oeuvres.
Et en fait, quand on a commencé
à publier des choses sur dig,
on demandait à tous nos salariés de djialler.
Et il n'y avait pas trop de protection
par rapport à la vacité,
quoi que ce soit.
Et donc, on est remontés, on remontait très régulièrement
à la première place, en fait, de dig.
Mais genre, ça va être suffisée,
ou tu faisais un petit bot, ou tu venais cliquer expert ?
Rien du tout. Non, non, rien du tout.
Même pas de bot, même pas quelque chose de dol,
juste je demandais à mes salariés
djialler. Et vous étiez des centaines, ou quoi ?
Non, on n'était pas des centaines.
Et le web n'était pas le même à l'époque.
Et après, si tu veux,
on commençait à avoir une petite communauté avec Ajax.
Donc ces gens-là, ils reliquaient aussi sur dig.
Et ça, ça a été la deuxième vague.
C'était la deuxième vague assez importante
autour des synchronies.
Pour être complètement honnête, le boost trap,
il y a autre chose, maintenant je me rappelle,
qui a été important, et notamment en Japon.
En fait, symphonie est très important en Japon.
Délire.
Et ça date de 2005.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Qu'est-ce qui s'est passé ?
En fait, symphonie, la première version,
est basée sur un autre framework
à l'époque qui s'appelait
Moudjavi.
Et qui était très utilisée de Japon.
Et en fait, quand symphonie est sortie,
la philosophie était la même.
Et les gens se sont dit, wow, c'est vachement mieux
parce qu'il y a beaucoup plus de choses.
On avait fait un MOUERREM, on avait fait pas mal de choses.
Et donc, il y a beaucoup de gens de la communauté Moudjavi
qui ont basculé sur la communauté symphonie.
Ah, c'est pas mal ça.
C'est-à-dire que tu t'es appuyé
sur une philosophie un framework existant
pour l'étendre et amener plus de choses.
Et tu es embarqué quelque part,
une partie des utilisateurs de ce framework
qui a suivi le mouvement
et qui s'est dit, ah ouais, c'est Moudjavi en mieux quoi.
Ouais, complètement.
Très rapidement, alors ça, c'est un peu après,
mais je vais revenir après en 2005,
mais quelques années après,
un ou deux ans après, on a traduit la documentation
et l'une des premières traductions qu'on a pu faire
c'est japonais.
Parce que je savais très bien qu'au Japon,
sans documentation en japonais,
il n'y a pas d'adoption.
Et ça, c'était aussi quelque chose de très fort.
J'ai eu la chance d'aller au Japon
et en fait, quand tu vas dans une librairie japonais,
la partie informatique est très, très importante
parce qu'ils ont énormément,
je ne sais pas si c'est encore aujourd'hui,
mais il y a quelques années,
tous les bouquins sont traduits.
Et s'il n'y a pas de bouquin en japonais,
tu ne peux pas percer, c'est impossible.
Donc ça, c'était aussi un élément important,
mais c'était important.
Le troisième facteur qui a géré l'adoption,
donc là, on est, donc le lancement,
c'est 15 octobre 2005,
c'est Noël 2005.
Là, ça demandait aussi un boulot énorme,
mais je savais que ça pouvait marcher.
Dans le monde perle,
il y avait, je sais peut-être que ça existe d'ailleurs encore,
le calendrier de l'aventure.
Donc en fait, pendant 24 jours,
il y a un article qui est publié tous les jours
sur une bibliothèque perle.
Et je trouvais ça génial.
Moi, j'attendais avec impatience Noël
pour avoir tous les jours cet article.
C'est un peu le Netflix de l'époque.
Et donc, du coup, je me suis dit
il faut faire ça pour St-Phoémy.
Et en fait, on a créé un tuto
sur 24 jours,
sur comment créer une application Web 2.0,
qui était le truc à la mode,
avec St-Phoémy.
Et on a publié,
vraiment concrètement,
on a pris un sujet, on s'est dit, bah voilà,
on va créer ce site-là
sur 24 jours,
et on publie un article tous les jours.
Et là, on a créé quelque part une attente,
et c'était le 3e facteur
qui a dérivé l'adaption.
Ce qu'il faut bien voir, c'est qu'à l'époque,
il y avait à peu près un framework PHP
qui sortait toutes les semaines.
Donc la compétition
était juste hallucinante.
Elle devait être assez violente, ouais.
Comment tu t'en sors
face à ces petits gens ?
C'est quoi les facteurs ?
D'abord, est-ce qu'ils étaient aussi
solides que vous ?
Qu'est-ce qu'ils font ?
Parce que,
vu tout le boulot que vous aviez fait,
est-ce qu'ils étaient vraiment inquiétants
ces frameworks qui sortaient ?
Ah bah, je vais pas recruter l'histoire,
je te garantis qu'à l'époque, on avait peur,
oui bien sûr.
Il y avait pas forcément d'enjeu,
mais je sais pas si c'était une compétition,
mais en tout cas, il y avait vraiment d'autres approches
qui étaient différentes.
Et il y avait plein de gens qui n'aimaient pas symphonie
à l'époque,
encore aujourd'hui, tu me diras,
mais à l'époque, il y avait des gens qui n'aimaient pas symphonie,
parce qu'on avait ce billet
un peu marketing,
et les gens appréciaient pas forcément
cet aspect-là de...
De mettre en avant le framework ?
Oui, complètement.
Il faut quand même se remettre, à l'époque,
on était dans une époque où l'open source
c'était encore une espèce d'utopie,
où des gens contribuent
gratuitement
pour la beauté de l'art.
Il n'y avait pas du tout d'aspect commercial.
D'ailleurs, c'est pour ça que j'avais dû séparer
la marque commerciale Sainte-Sio,
de la marque purement open source symphonie.
Je pense que ça a beaucoup aidé aussi,
mais c'était très mal vu
d'avoir une politique commerciale
autour d'un open source.
C'est absolument plus qu'un jour.
Non, parce que
l'open source est développée,
et que les gens comprennent bien que si on veut que ça
soit péran, il faut qu'il y ait
de l'argent, en fait, à un moment donné, ou un autre.
Oui, c'est ça. Ils ont compris
que les développeurs, à un moment donné,
ils devaient aussi manger, se leger,
faire des choses et pas que crever.
Ok.
Moi, ce que j'aime dans ton histoire,
c'est que, finalement,
c'est quand même beaucoup de boulot.
C'est beaucoup, beaucoup de boulot,
parce que je sais ce que c'est
d'écrire du contenu, je sais ce que c'est
que la codée.
Et, tu vois, nous, dans
un passage de notre histoire, on a eu
un cheminement un peu similaire sur
tout ce qui était ERP,
et on trouvait que ce qui existait était trop lourd.
Nous, on était sur du Rubien de Rails,
et on trouvait pas grand chose qui nous convenait.
Et on s'est dit, vas-y, on fait notre truc.
Et on le met en open source.
Et, ben, bizarrement,
ça n'a rien passé, parce qu'en fait,
on a juste créé notre truc, on l'a posé
en open source, et puis voilà, et voilà.
Et, ben, en fait,
personne l'a utilisé, et c'est juste normal.
Et vous, vous aviez fait tout ce boulot
qui n'est pas forcément le plus fin qui
d'écrire la doc, de
se taper tous ces outils qui aident à l'adoption,
de vraiment chercher à comment
mettre en avant le faire un effort marketing
pour mettre en avant le projet.
Et parce qu'il y a tout ce travail, c'est comme ça
que je le vois, mais après c'est facile interpréter, après.
Les hacks que vous avez pu avoir pour les
bonnes vagues que vous avez su choper,
elles ont eu un effet.
Mais souvent, je vois souvent les gens se tromper
en se disant, ah, ils ont eu de la chance,
ils ont eu quelques bon hacks, et c'est passé.
Non, c'est parce qu'il y a eu un boulot de dingue.
C'est parce qu'il y a eu un boulot de dingue, d'abord,
que la vague, ils ont su bien l'apprendre,
et que voilà, c'est une chance.
Là, oui, il y a un facteur de chance.
Je pense que c'est un facteur d'être
au bon moment, au bon endroit.
Ce qu'il faut bien voir, c'est que,
à l'époque, Zend,
qui était très fort dans mon BHP,
a annoncé son framework, Rubion Rails
était sur une vague.
Donc je me disais, il y a vraiment une fenêtre de tir,
il ne faut pas la louper. Si on part après Zend,
ça va être beau ou plus compliqué.
Donc il y a aussi cette notion de timing
qui est super importante.
Et puis après, c'est la durée, c'est la persévérance.
Donc ce n'est pas deux mois,
c'est des années.
Après, j'ai commencé
à faire le tour du monde
pour parler aux conférences.
Très difficile, parce que autant te dire
qu'au début, quand tu soumet quelque chose
pour un framework qui n'est pas connu comme St. Frémy,
et qu'il y a des dizaines de frameworks,
les gens, ils ont juste pas envie.
Ils n'étaient pas forcément dangereux
dans le sens où ils étaient peut-être
beaucoup moins solides que le vôtre,
mais en tout cas, ils occupaient l'espace,
ils captaient l'attention.
Et donc, j'ai réussi
à décrocher un talk
que je crois que c'est
comme fou,
je ne sais plus comment s'appeler PHP Québec
à l'époque, la Montréal,
où j'ai fait un talk en français et en anglais.
Je ne parlais absolument pas en anglais à l'époque.
Merci St.Fonis, ça m'a permis d'apprendre l'anglais.
Et il y avait Rasmus Lerdorf,
donc le créateur de PHP qui était en session.
Et puis j'en ai fait 2,
j'en ai fait 3 et je pense qu'à ce jour,
j'ai dû participer à plus de 200 conférences
donc l'évangélisation c'est clé.
Oui, tu as fait tout ce travail.
Et comment tu finances tout ça ?
Comment tu finances le temps que tu passes là-dessus ?
Tout se trafait ce qu'est un voyage,
c'est pas gratuit quoi, tu vois,
si tu pars de France, le Canada,
Québec, c'est vite en milliers de dollars,
je pense, donc comment tu finances tout ça ?
Alors, en l'occurrence,
il y a pas mal de conférences qui te
sponsorisent le biais d'avion
et l'hôtel.
Oui, donc j'imagine qu'il y a une grosse sélection.
Il y a quand même des frais,
mais ils sont beaucoup plus minimalistes.
Et j'avais la chance d'être
le patron de Sancio,
donc en fait, on l'avait mis dans le budget
parce qu'on a été persuadés
que ça allait avoir une influence
noteable sur notre business et ça réussissait.
Donc on s'est vraiment donné les moyens
humains et financiers
pour que ça réussisse.
Donc en gros, on pourrait quasiment dire que
pour toi, si tu réfléchis en termes de stratégie d'entreprise,
stratégie marketing de Sancio,
et pas de Sanfonie,
mais c'est que
vous avez une stratégie de contenu assez
hardcore basée sur la création d'un framework
et vous financier son adoption en fait.
Est-ce que ça a marché ?
Est-ce que Sancio en a
retiré quelque chose ?
Est-ce que ça a drivé le business ?
Est-ce que ça vous a aidé à trouver du taf ?
Oui, je pense que Sanfonie
a toujours été notre meilleur commercial.
Oui, c'est ça.
Oui, bien sûr, ça nous a beaucoup aidé.
Oui, oui, bien sûr, ça nous a aidé.
Pas autant que ce qu'on aurait pu l'espérer,
parce qu'encore une fois, pendant très longtemps,
les gens n'ont pas fait la lié.
Oui, c'était la question qui venait.
Comment tu faisais le Call to Action ?
Comment tu as amené les gens de Sanfonie ?
Et bien, si vous avez besoin de quelqu'un
pour développer votre titre, appelez-nous.
Comment tu fais ça en fait ?
Oui, c'est pour ça. Ça ne passe pas très bien au podcast,
mais ma tête faisait « ouais, en fait,
faire complètement ».
Mais non, non, mais c'est vrai que les premières années,
on a vraiment beaucoup investi sur la partie opale
sans arrière pensée du tout
sur la partie commerciale.
À quel point, que la première fois,
on a organisé une conférence physique,
puisqu'après, on a organisé nous-mêmes les conférences,
la première conférence, je crois, c'était 2009,
donc assez rapidement, au final,
au bout de 3, 4 ans, on a organisé la conférence,
on fait la première à Paris,
et les gens hallucinent.
Ah mais en fait, c'est un vraiment français.
Mais en fait, personne ne savait.
Donc je pense que l'impact
de Saïou sur Sainsio, il a pris du temps.
Et on n'a pas voulu
...
Trop en jouer, justement, trop être touché.
Trop en jouer, ouais. Même si on a eu,
et là, c'est un peu du bol,
mais en sorti en 2005,
début 2006, Yahu,
c'était énorme à l'époque, c'était le...
Yahu, c'était, ouais, c'était le...
C'était en Nd.
Yahu annonce qu'il sort un site
de questions-réponses, qui existe toujours.
En symphonie ? En symphonie.
Oh le ouf.
Ah ouais, un truc de dingue.
Une petite pub, un petit coup de pub,
là, comme ça boume.
Ouais, voilà, c'est ça.
C'est tout ça, donc il y a la foi du travail,
il y a des concours de circonstance,
il y a la chance.
Mais la chance, ça se provoque.
Exactement, ça va se chercher.
Si tu restes dans ton canapé,
à Maté Netlix,
tu peux avoir la chance de gontran,
il t'arrivera rien.
Ouais, et je peux dire que je me suis fait violence.
Tu parles pas anglais,
tu as Rasmus Lerdorf dans la salle,
et tu dois faire une heure en anglais.
Comment tu...
Tu trouves où ta motive, là, et...
Ouais, c'est quoi ton driver à ce moment-là ?
Ouais, si tu veux, quand j'avais 15 ans,
je savais que je voulais être entrepreneur.
Et en fait, je n'avais jamais voulu le salarié,
et j'ai cette espèce de folie
de toujours vouloir me dépasser
et essayer de faire des choses
qui me paraissent impossible.
Ah, c'est un peu vageant, quoi.
Ouais, c'est un peu...
Mark Twain, alors j'ai pu
la citation exacte, mais il dit un truc
du style...
Il pensait que c'était impossible,
du coup, il l'ont fait.
Personne savait que c'était impossible, du coup, il l'ont fait.
Du coup, moi, sur cette fibre entreprenariale,
il y a un truc qui m'a beaucoup plu dans ce que tu dis,
et qui résonne un petit peu dans ce que j'ai en tête,
et...
Tu dis, au début, il y a eu Sancio,
après, on a Split, Sancio en Sancio Lab
et Note Boite.
Xtreme Sancio.
Et ensuite, vous avez redécoupé Sancio Lab
en trois boîtes.
Si je comprends bien, j'ai l'impression qu'il y a un peu
un espèce de principe de... On rappelait
de Poupérus, où dans une structure,
tu héberges une activité
qui gagne de l'argent.
Avec cet argent, tu finances tes projets,
et quand le projet marche, tu le sors.
Là, je suis très curieux, parce que
j'ai fait cette opération, moi, personnellement,
il n'y a pas longtemps.
La mécanique juridique,
c'est quoi, à ce moment-là ?
Tu fais un Split de société
où tu rachètes un fonds de commerce,
où tu cèdes un actif.
Je suis très curieux de...
Est-ce que c'est toujours le même ? Est-ce que tu changes
selon les cas ?
Non, c'est une très bonne question.
Je dis Split pour...
Ça c'est l'action, ouais.
Mais en fait, effectivement, dans le point de vue juridique,
on n'a pas d'ailleurs fait la même chose
entre le premier et le deuxième.
Il y a plein d'aspects à prendre en compte.
C'est très compliqué.
Clairement, clairement.
Quand on a vu la complexité qu'on a fait
Extreme Sensual et Sensualized,
qui était quand même une boîte,
on utilisait les marques avant, mais c'était une seule société.
Quand on a créé l'activité Blackfired,
qui était incubée quelque part chez Sensualized,
assez rapidement,
on a mis des équipes qui étaient dédiées,
on a fait un PNL qui était dédié,
on a fait, d'un point de vue,
déjà purement
gestion interne et comptabilité.
On avait déjà bien structuré des choses
pour qu'elles soient un peu à part.
Donc ça, ça a beaucoup aidé après.
Donc effectivement,
ça peut être
ce qu'on appelle une scission.
D'accord, OK.
Mais la scission est très compliquée d'un point de vue.
Ah, je crois que c'est le plus extrême, ça, la scission.
Ouais, c'est compliqué.
Et il y a des risques
qui sont importants si tu ne le fais pas très bien.
Sinon, la pour-parcelles d'actifs,
c'est quelque chose qui est plus facile.
Et si c'est bien découpé,
c'est plus facile.
L'enjeu principal,
c'est à partir du moment où tu fais des ventes
qui dit ventes, dit éventuellement plus valus,
dit paiement de l'impôt,
et paiement de l'impôt sur quelque chose
que tu n'as pas puisque
tu te vois à toi-même quelque part.
Donc voilà, il y a plein d'astuces
si tu gardes vos actions quand
je ne vais pas donner des conseils juridiques ici
parce que c'est pas mon entier.
Non, il y a plein de montage, mais justement,
j'étais vraiment curieux de comprendre moi.
En fait, j'ai adoré...
J'ai trouvé ça
très intéressant chez Agilide,
ce mécanique,
puisque Agilide, nous, on était une petite ESN,
studio de développement assez
classique WebMobile.
Et en fait, j'ai commencé
à héberger l'activité artisan-développeur là-dedans.
Et au bout de quelques années,
au bout de
trois ans, je me suis dit, tiens,
ok, c'est plus qu'un petit site project.
Il y a un vrai quelque chose à faire tourner.
Comment est-ce
qu'on peut en faire une activité à part entière ?
Et là, j'ai split depuis Agilide.
Les modèles étaient différents,
tout était différent, le business model,
les structures de coûts, les engagements.
Il y a un monde où je me suis dit, ok, on va séparer
les choses pour éviter que les business...
Si j'ai un problème sur un des deux un jour,
que ça embarque l'autre, en fait.
Et puis, finalement, je me suis rendu compte que ça avait beaucoup plus de cohérence.
Et j'ai trouvé ça intéressant
comme démarche de dire, voilà, on crée un business,
on en fait un espèce d'incubateur,
j'ai bien aimé ton mot pour autre chose.
Et puis, une fois qu'il se développe,
on le sort et on en fait une activité à part entière.
Et là, toi, j'ai l'impression que tu as amené le truc
où moi, j'ai fait la manip une fois.
Toi, tu l'as fait deux fois
et tu as vraiment poussé le truc,
tu as vraiment poussé la logique et je me suis dit, tiens,
est-ce que ça peut devenir une espèce de rustique entreprenariat ?
Je trouve ça hyper intéressant.
Ouais, je pense que
rétrospectivement, typiquement pour Blackfayre,
on aurait dû créer tout de suite
au moins une filiale.
Je pense que ça aurait été beaucoup plus facile.
Tu ne le fais pas parce que tu te dis,
ah, tu as pris une filiale, c'est une structure,
c'est de la comptabilité, c'est des coûts.
Eh oui, tout intégrant d'interne,
tu optimises vachement
sur les coûts.
Et puis surtout, ça te permet,
tu vois, chez Saint-Solab,
tu as un développeur qui est un creux,
du coup, on peut travailler sur Blackfayre
ou un versement.
Donc, tu as une espèce de mobilité
qui est beaucoup plus
intéressante.
Mais c'est vrai que si ça marche,
il faut se plier assez vite,
parce que le plus t'attends, le plus c'est compliqué, le plus ça coûte cher.
Ouais, complètement d'accord.
Je suis passé par une session de fonds de commerce
qui est plutôt fait
pour vendre des
commerces en fait.
Et c'est hyper bien adapté pour nos métiers,
mais ça, c'est la même démarche.
Et j'ai trouvé ça d'une lourdeur, mais incroyable.
La session d'actifs est quand même vachement plus simple.
Tu fais une évaluation, une facture,
et puis c'est fini.
Donc oui, plus c'est tôt, s'il n'y a pas trop de clients, pas trop
d'actifs, tout ça, c'est beaucoup plus facile
à transiter.
Mais il y a toujours ce compromis de quand est-ce que je génère
des charges fix supplémentaires, parce que
moi, mon comptable, quand on est passé de l'une à deux sociétés,
il m'a fait deux fois le prix.
Et pourtant, comptablement,
en fait,
c'est le même taf, en fait,
il fait deux bilans, mais
le terme, en termes de comptabilité, c'était
le même taf.
Et
ce modèle-là, tu le vois comment aujourd'hui,
c'est quelque chose que tu as envie de reproduire,
ou tu le vois plus comme quelque chose d'opportuniste ?
En fait,
je ne sais pas si c'est opportuniste,
en tant qu'entrepreneur,
je ne sais pas toi, mais moi, j'ai des idées quasiment
tous les jours.
Quasiment tous les jours, je pourrais créer une boîte,
et il faut se rester un.
En fait, j'ai toujours eu beaucoup d'idées,
et dans ce sens-là, j'ai testé pas mal de choses,
et puis
on met à la courbelle la plupart des choses,
et ça sort d'un par temps.
Et puis, de temps en temps, il y a eu une idée,
où on se dit, tiens, là, ça vaut le coup de creuser,
c'est ce qui est arrivé pour Blackfyer.
On a creusé, on a creusé,
et puis on commence à mettre une personne,
et deux personnes, et trois personnes,
et là, c'est trop tard.
Au moment où on se dit, tiens, on aurait dû créer une boîte, c'est déjà trop tard.
Oui, mais en même temps, comme tu l'as dit,
t'as beaucoup d'idées qui partent à la courbelle, donc si tu t'amuses à créer
une boîte à chaque fois, tu t'en sors plus, en fait.
Ou alors, tu crées une boîte,
tu crées une boîte, tu sais plein de trucs dedans,
et puis le jour où il y a une idée qui marche,
c'est celle-là, tu le renommes la boîte
dans le nom du projet.
Oui, oui, c'est aussi une possibilité.
Maintenant,
moi j'aime bien ce modèle
d'être un peu fou fou,
d'avoir plein d'idées, de tester des choses,
et puis quand il y a un truc qui accroche
ou quelque chose où on dit, ah, il faut creuser un peu plus,
je pense qu'aujourd'hui, j'essaierais
de créer la société un peu plus tôt.
Parce qu'au final, oui,
ça coûte un peu d'argent
sur le contact, surtout ça, mais c'est quelques milliers d'euros.
Donc si tu as les moyens, je pense que c'est quand même mieux
de faire ça, quitte à fermer la boîte
au bout d'un moment ou deux.
Je pense que le coût total
supplémentaire, c'est peut-être 10, 15 000 euros.
Je pense que ça vaut le coup
par rapport à effectivement
une opération de cission, quoi que ce soit,
ou très vite,
si tu dois faire appel à un commissaire au compte
pour évaluer des choses comme ça,
ça va être un grand vide très cher.
C'est plutôt en dizaine de milliers, je pense, surtout.
Oui, c'est ça, c'est ça.
Et les avocats, ça va très vite.
Et tu n'es jamais complètement à l'abri,
qui n'est pas un acteur quelque part qui vient
de te taper sur les doigts et te chercher des poux.
Dernière question pour toi,
avant qu'on ferme la Timebox.
Comment tu gères ton temps,
comment tu réfléchis
de l'allocation de ton temps entre tes différents projets?
On peut souvent la question
comment tu fais?
Moi, par exemple, j'ai beaucoup de projets.
Je mène de front plusieurs projets
et en plus, j'ai des toutes petites équipes
et
il y a des fois, je me dis que ça serait mieux
que tu te consacres à un seul projet.
Parce qu'il y aurait forcément plus loin.
Mais je me rends compte que j'ai besoin de cette variété.
Donc aujourd'hui, j'ai Artisan Developer,
j'ai mes confrères à avancer dans leur carrière,
j'ai aussi ma petite activité de frilante
qui me fait kiffer, qui n'est pas du tout ce qu'elle a,
mais que j'adore faire.
Du coup, je continue là-dessus.
J'ai des idées de nouveaux business
qui me viennent en tête alors pas tous les jours,
mais assez régulièrement quand même.
Et à chaque fois, un peu comme toi,
je suis dans, maintenant, il faut choisir pas le temps.
Et je me dis, des fois, je me dis
il faudrait peut-être arrêter tout ça
et se focus sur un truc et je peux pas m'en empêcher.
Et là, quand je rencontre quelqu'un qui a l'air de faire plein de trucs,
je me dis génial.
Mais alors comment tu réfléchis ton...
Ouais, t'en as de la question de temps,
parce que je sais pas où tu en es,
mais t'as peut-être aussi une famille, tout ça.
Donc les journées durent que 24 heures.
Si tu veux passer un minimum de temps
avec un peu une vie perso,
ça en fait tout de suite beaucoup moins.
Comment tu réfléchis tout ça ?
J'ai deux...
Déjà, je suis quelqu'un
qui est capable de se concentrer
très facilement, très rapidement
et je suis assez productif.
Je connais des gens
qui ont eu des fautes dix minutes pour s'y mettre,
ils ont du mal.
Moi, je suis capable de passer d'un sujet un autre très rapidement
et d'être focus et productif très très vite.
Ce qui m'aide énormément.
Et en fait, dans une journée,
je vais passer d'un sujet un autre
en permanence.
Et je pense qu'au bout de 25 ans
d'entrepreneuriat, on a aussi appris
à basculer d'un sujet un autre très très rapidement,
à prendre des décisions très vite
et donc à être assez efficaces.
Mais c'est vrai qu'aujourd'hui,
je...
J'essaye de...
Pas de lever le pied,
mais en tout cas,
mon bureau de CIPIO
chez Pattern Message est très prenant.
C'est une société...
On écoute 350 personnes aujourd'hui.
On a annoncé une lever de 140 millions.
Le produit, c'est quand même un peu central
dans une société comme ça.
Donc aujourd'hui, je suis quand même
très très focus sur Pattern Message.
Et...
et tous mes petits creux
qui me permettent de gérer
Saint-François-Munis à la fois le business,
à la fois le consortium.
Et à la petite révélation,
je suis en train de travailler sur un autre projet.
Mais vraiment conjectant.
Vraiment conjectant.
Comment tu organises
ton temps en fait ?
Parce que c'est genre de telle heure à telle heure
je bosse en tant que CIPIO
et puis de telle heure à telle heure sur mon projet.
Ou je réponds au rush
et aux questions. Et puis quand je sens que
c'est les autres qui boss et que moi je suis un peu tranquille
tiens, je vais passer quelques heures
sur une chose. Comment tu fais
la balance ?
Déjà, j'ai beaucoup de rendez-vous
à EurFix.
J'ai plein de rendez-vous avec des gens
ou des réellements sur des sujets.
Ça permet de rythmer la journée
quand même énormément.
Et après
j'ai quand même beaucoup
de réactifs.
Je réponds à des urgences énormément.
C'est une grosse partie
de mon activité.
Et le vendredi, donc
aujourd'hui, parce qu'on a rougis ce podcast, un vendredi
c'est une journée un peu plus libre
où je me laisse
plus rêver
ce n'est pas le mot. Mais je me laisse
plus de liberté pour faire des sujets
que je n'ai pas le temps de gérer pendant la semaine.
Donc c'est là où je fais un peu plus open source
où je peux prendre
une heure ou deux heures à faire
de la veille,
lire,
regarder un peu ce qui s'est passé tout le monde.
Et aujourd'hui, quel rôle tu gardes
dans symphonie, dans l'orientation du framework, dans son évolution ?
Tiens, tu es encore impliqué là-dedans
ou c'est plus du tout toi qui t'occupes de ça ?
Complètement. Je suis lead dev,
toujours.
C'est moi qui fais toutes les revises,
c'est moi qui impulse la vision. Alors quand je dis
moi, c'est pas que moi, on a une core team,
ça c'est l'autre réussite de symphonie, c'est qu'on a
une core team d'un peu plus de 25 personnes.
Ce qui est énorme pour un project open source.
On peut encore parler de beaucoup de choses
qui font le succès de symphonie.
Mais l'un des succès, je pense,
c'est que depuis le début du framework,
depuis maintenant 17, 18 ans,
quasiment, je suis
la personne qui donne la vision et qui impulse
la direction.
Je pense que les gens aiment bien ça,
symphonie, on a une philosophie, on a une façon
de faire les choses et c'est la même depuis 18 ans.
Et on n'en change pas.
Je pense que c'est une grosse grosse force
par rapport à d'autres projects open source
qui ont changé
de leadership
et ça peut prendre des directions un peu différentes.
Si tu regardes nos projects open source
qui ont beaucoup de succès, généralement
il y a quand même une ou deux personnes
qui sont là depuis très longtemps et qui impulsent
nos dynamiques.
Je pense que c'est fondamental,
et c'est le rôle du leader
d'amener cette vision, cette impulsion.
Après, la question, c'est que je me pose
jusqu'à quel point tu es encore opérationnel.
Est-ce que tu vas jusqu'à lire des poules request
ou est-ce que tu t'appuies
sur ta corde team pour faire ce taf là ?
Oui, alors j'aime bien le faire
mais c'est vrai qu'aujourd'hui je le fais de moins en moins.
J'écris de moins en moins de codes
ce qui est frustrant.
Mais j'ai passé ces dernières années
à m'assurer que tous les gens de la corde team
comprennent ma philosophie, comprennent ma façon de faire,
comprennent ma façon
de review code
et moi, mon kiff c'est quand je regarde
une poule request, je vois les commentaires
et je me dis, ah, j'aurais dit
que c'est exactement la même chose
ou au contraire, ils ont même fait mieux
que ce que j'aurais pu faire.
Et là, je suis super content parce que
ça veut dire que je peux passer à autre chose demain
et le projet va continuer
et il y a beaucoup de gens qui ont compris
là où je voulais mener le projet
et c'est génial.
Quand je pense que l'état poule team
c'est d'arriver à transmettre.
C'est ça. C'est mon boulot depuis maintenant
quasiment 5-6 ans.
Merci Fabien d'être venu aujourd'hui.
Si les gens veulent te suivre, on s'en va plus
sur ce que tu fais, ils ne peuvent venir.
Twitter, FabPot
FADPOT
Et en fait FabPot, tu peux le faire
sur GitHub, tu peux le faire sur Twitter.
En gros, je suis sur Twitter et GitHub.
C'est les deux trucs où je suis.
Pas la peine de me chercher sur Instagram
sur TikTok
ou sur Twitter, je ne suis pas.
Donc, ouais,
c'est pas ça.
Ou sinon, directement par email, Fabien
et Saint-Penis.com
C'est plus simple.
Merci, c'était super. Merci Fabien.
Merci beaucoup.
Quand t'as toi, cher auditeur, j'espère que t'as kiffé
cet épisode. Si tu veux suivre un peu tout ce qui
se passe dans la communauté Artisan Developers
et toutes les ressources publiées, je t'invite
à venir sur companion.artisandeveloper.fr
et tu verras tout ce qui peut sortir
que ce soit sur les médias Artisan Developers
ou sur la veille partagée par la communauté.
Je te souhaite une bonne journée. Je te dis à bientôt.