Bienvenue sur le podcast Artisan Developer, l'émission pour les programmeurs qui veulent
vivre une carrière épanouissante.
Prêt à passer au niveau supérieur ? C'est parti !
Aujourd'hui je suis avec Franck Vu-Honk, Franck bonjour.
Bonjour.
Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots pour ceux qui ne te connaîtraient pas ?
Alors oui, je m'appelle Franck Vu-Honk, j'ai 49 ans, j'ai 50 l'année prochaine.
Je suis père de trois grandes jeunes filles et je suis chef d'entreprise, j'ai une
entreprise de services numériques que j'ai créée à Sophie Antipolis, il y a 13 ans
maintenant que ça s'appelle Epsilon.
J'utilise un petit peu comme un laboratoire pour faire plein d'innovations social,
organisationnelle, numérique également, puisqu'il y a un autre métier.
Et je crois que c'est un peu comme on va parler aujourd'hui.
Oui, en fait tu as précisé que tu avais trois filles et c'est pas comment mais je
pense que ça a toute son importance pour les auditeurs qui ne me connaîtraient pas
forcément bien.
J'aime rappeler que j'ai cinq enfants et je crois que dans la discussion qu'on va
avoir, ça va avoir une certaine importance surtout que mon grand commence à rentrer
dans sa vie d'adulte.
J'espère bien être grand-père un jour, ça fait partie des missions que je leur ai confiées,
la pression.
Cet épisode, je tiens à faire un petit disclaimer Franck vis-à-vis de l'audience.
Cet épisode est pour moi un petit peu spécial et donc je l'ai préparé, chose que je fais
rarement avec quelques petites questions.
Et c'est pas impossible Franck à certains moments, je veux dire peut-être un peu moins
agréable qu'à l'accoutumer.
Mais c'est pas de ta faute, c'est le sujet qui me tend un peu.
Et voilà.
Ça marche ? N'hésite pas.
Je suis une victime consentante.
J'ai accepté.
On va mettre les pieds dans le plat tout de suite.
Comme ça au moins on le met.
J'ai bien aimé ton positionnement, je suis allé regarder ton site et j'aimerais bien
que tu nous expliques un peu ce que tu fais.
Mais il va falloir que tu m'expliques quelle est la frontière entre ce que tu fais et
le greenwashing.
Parce que c'est un sujet qui m'énerve vraiment.
Et parce que le temps pour moi n'est plus au colibril qui a déjà cramé depuis un
bon petit moment dans la forêt.
Il est plus à éteindre la lumière et à éteindre les trucs qui sont en veille.
Il est à des solutions largement plus radicales.
Et du coup autant je trouve ton positionnement très intelligent.
Tout à fait pertinent.
Autant, je ne sais pas combien de trucs ce soit ce qui va nous sauver en fait.
Mais voilà, je t'ai un peu spoilé sur mon intention.
Moi, ça me fait du bien de le poser.
Et mais à toi de jouer, dis-nous un petit peu ce que tu fais et comment tu
tu luttes contre notamment tous ces problématiques de la transition et
du réchauffement climatique.
Écoute pour répondre à la première question, comment
quelle est la frontière avec le greenwashing?
Elle est dans la frontière.
On essaie de rester le plus loin possible de cette frontière là par
une forme d'intégrité et de presque de ténacité et de remise en question
permanente parce que nous, effectivement, on a une assez longue histoire avec, on va
dire, la transition sociale environnementale.
On a commencé par une transition sociale et une forme de management
innovant qu'on a mis en place à partir de 2015.
Inspirée.
C'est quoi que t'appelles la transition sociale en fait?
La transition sociale, c'est le fait de pouvoir laisser au salarié.
Alors.
Je vais d'abord donner pas pas le comment, mais l'objectif, la
transition sociale, c'est d'aller vers.
Vers une plus grande, une meilleure distribution de richesses, une
réduction des inégalités, une véritable égalité des gens,
en particulier dans notre métier d'hymérique, de.
Et également d'avoir une politique qui favorise le plus possible
inclusion et la diversité.
C'est ça que j'appelle la transition sociale.
Et je pense que pour sa partie, en particulier.
De de réduction des inégalités, elle a un lien direct avec la
transition écologique.
Après, on pourrait même aller plus loin dans un lien qui est presque,
on va dire ontologique ou philosophique sur le fait que le dans les
deux cas, on.
On ron avec une.
Un un système, une société de de prédation, de prédation des
ressources, des ressources telles qu'elles soient humaines ou
elles soient écologiques.
Voilà, si on a un peu d'avoir un débat, ce serait peut-être
une certaine poursuivre, j'ai peut-être un peu resoil, mais moi,
c'est les choses qui me touchent personnellement et que je traduis
très concrètement dans dans la direction.
Et l'organisation de l'entreprise pour essayer de.
Bah pour essayer encore une fois d'advertueux sur ces sur tous ces
aspects là et de faire en sorte qu'une entreprise des services
numériques, même si elle emploie, être des ingénieurs et que.
Elle elle vend leur leur prestation qu'on appelle intellectuelle.
Elle peut le faire dans le dans le respect des ressources humaines.
Je parle vraiment là en termes de ressources.
Et elle peut le faire également dans le respect des ressources
planétaires.
Donc si je comprends bien ton raisonnement, c'est de dire en
réduisant les inégalités et en travaillant sur sa dimension
sociale, on détient une clé peut-être de résolution du
problème de.
De ce qui nous attend devant nous en fait.
Alors oui, même si pour être très en intervient avec toi, c'est un lien
que je fais que tardivement.
Moi, pour moi, il y avait un lien.
La première vocation d'epsilon était une vocation humaniste.
Elle était pas environnementale pour dire la vérité.
Ok, d'accord.
Parce que j'ai vu, en tout cas, dans ce que tu mets en avant dans
ta sur ton site, tu mets en avant des choses.
Bon, c'est genre difficile.
On se connaît, on vient de se rencontrer depuis un quart d'heure.
Mais tu mets en avant des valeurs que je trouve tout à fait pertinente,
confiance, responsabilité, coaching, quête de sens.
C'est le chemin que j'ai fait aussi avec Agil Idée.
Et je confirme que c'est des choses qui sont extrêmement puissantes
et qui en plus sont épanouissantes pour les collaborateurs.
On peut dire aussi en étant un tout petit peu cynique, mais je le pense.
C'est juste de la bonne gestion parce que finalement, quand tu fais ça,
en fait, tes collaborateurs sont plus épanouis et l'entreprise performe mieux.
Donc quelle que soit ta motivation, ce qui est bien, c'est que c'est win-win
dans ce cas-là.
Mais du coup, la question, c'était quel rapport avec la planète.
Et du coup, tu l'as éclaircé.
Tu dis, ça, tu as commencé plutôt par ça et tu t'es rendu compte.
Après, que ça pouvait avoir un lien ?
Exactement.
Moi, d'un point de vue personnel en fait, ma conscience, je pense,
sociale et humaniste, j'ai l'aie depuis, je pense toujours.
J'étais élevé comme ça, c'est mes valeurs.
Les premiers pas dans le monde du travail ont été un choc
en termes d'exploitation, des ressources humaines.
Oui, parce qu'on ne peut pas dire que la normalité, ce soit l'humanité
dans l'entreprise.
Exactement.
Et en démarrage, en fait, même pour être très clair, je vais raconter,
je suis une formation ingénieure, je fais une grande école.
Je me souviens de cette promesse, plus qu'une promesse, en fait.
Je me souviens de la rencreie scolaire, la direction des tuits.
Tu me dis, vous êtes le futur élite de la nation externe.
On nous présente, on est gonflés.
Je ne peux pas dire que j'y croyais, mais surtout ce qui m'a frappé.
Je pense que je n'étais pas dupe de ça, mais ce qui m'a frappé,
c'est qu'en rentrant dans le monde du travail,
on se retrouve, quand t'es ingénieur, la 50% des postes sont dans les océans.
Tu te retrouves dans un univers qu'on taxe souvent de marchand de viande
à juste titre et tu te dis, en fait, c'est ça le destin, en fait,
la dissonance entre la promesse d'avoir mené une espèce de voir
royal qui peut se retrouver, une mission dans un métier grotesque.
Ça, ça m'a tout de suite beaucoup frappé.
C'était à l'époque, en plus, quand je suis sorti,
parce que j'ai quand même un certain âge, comme je l'ai rappelé initialement,
il y a une matrice qui sortait.
J'avais vraiment l'impression, je me souviens d'aller en tasse,
de voir des lignes de code verte des civets devant moi et d'être dans une matrice infernale.
Tu as commencé quoi dans les données 90, non ?
Oui, c'est ça, en 97-98.
Et donc, je me suis dit, ça, ça m'a vraiment gêné quand j'ai créé Epsilon.
J'ai voulu créer, pas moi, j'ai fait, voilà, aujourd'hui, j'approche les 50.
À l'époque, je l'ai créé, j'avais 30, 11 ans,
je n'étais pas très loin de ma crise de quarantaine.
J'avais déjà mes trois filles, elles étaient toutes petites.
Et puis, je suis en train de me dire, bon, c'est plus possible, en fait,
je viens de faire une petite dizaine d'années dans un univers,
je crois absolument grotesque.
Il faut que je fasse autre chose.
Et puis, je pensais à faire le fameux truc, tu vas ouvrir un bar,
tu vas faire des choses, tu vas complètement changer de vie.
Et puis, après, il fallait quand même subvenir au Boson de sa vie.
Et là, tu t'es rendu compte que ça gagnait plutôt bien sa vie ?
Oui, et puis surtout que je savais le faire, en fait.
Moi, je me rendais compte que finalement, j'avais réussi à faire quelque chose.
J'avais, dans les bois, dans lesquels j'étais,
tous les gens qui me bossaient avec moi, je crois,
étaient me renvoyer quelque chose de positif sur le management que j'avais.
Et en fait, ce management, il était plutôt en résistance par rapport
au reste de l'organisation et en particulier toutes les pressions qui viennent du dessus.
Et donc, je crée un signe pour ça.
Et donc, ça pour dire que ce truc humaniste, il m'a vraiment habité.
Et comme tu le dis très bien, pour moi, c'est juste du bon sens et de la bonne gestion.
Il n'y a rien de...
Je n'ai pas l'impression de faire quelque chose d'extraordinaire.
Je voulais juste faire l'impression qu'il y ait quelque chose de normal
et qu'il y a du sens et qu'on est dans la normalité.
Et en revanche, la conscience environnementale,
t'as parlé des enfants et c'est vrai que la conscience environnementale,
elle est venue plus tard, elle est venue plutôt vers le Parlement, vers 2018.
Alors, puisque là, moi, j'étais un gars qui se disait, je pense,
et respectué de l'environnement, sans trop savoir ce que c'est voulu dire.
Et j'avais l'impression de bien faire les choses en éteignant la lumière
et en triant mes déchets.
Et c'était super, parce que je ne m'étais pas mal.
Je ne sais pas mon ordinateur en veille le soir.
Je suis un mec vachement virtueux.
Parfois, je triais mes mails.
Et donc, c'est un peu ça.
Est-ce que tu es empêché d'envoyer des emails rigolos ?
Non, ça, non, jamais.
Il ne faut jamais s'empêcher, comme dirais-tu,
jamais s'empêcher de faire une vanne, même si elle est mauvaise.
Non, c'était une mauvaise blague en rapport avec les conseils de notre gouvernement.
En plus, je ne sais pas si à vous que ça, je me coupe de l'actualité aussi.
Tiens, notre ministre de l'écologie qui a dit qu'il fallait arrêter les emails rigolos,
parce que quand même, c'est important.
Alors que les emails importants, en plus,
ceux que l'on tient, c'est là qu'on se rend compte entre les...
Et donc,
bah ouais, pas finalement en lisant, en écoutant,
et puis en ayant des filles qui arrivaient, moi aujourd'hui,
voilà, à l'année à la vingtaine,
nous êtes deuxième, va avoir dix-huit dans un mois.
Et il y a quelques années, trois ans, elles étaient à fond dans...
C'était des mini-grés tatoune-berge.
Et ça m'a touché, et ça m'a plus que touché, en fait.
C'est-à-dire qu'à un moment, ça m'a obligé à ouvrir les yeux.
Et en ouvrant les yeux, je me suis rendu compte en me documentant,
qu'on était très, très loin du compte.
Il y a falloir éteindre plus que l'ordinateur à nuit.
Il y a un truc qui m'a fait réaliser ça, c'est que c'est aussi une époque où,
du coup, l'organisation de l'angériel qu'on avait mis en place,
et peut-être qu'on en reparlera, extrêmement responsabilisant.
On est vraiment nous dans un système chez Epicelon,
où les salariés sont ultra responsabilisés,
mais gérés dans le bon sens des termes, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas infantiles.
C'est pas ils sont responsabilisés, c'est-à-dire qu'on leur file plus de travail pour être tranquilles,
c'est qu'on leur fait confiance.
C'est une boute permanente contre l'infantilisation.
Et pour illustrer le propos, aujourd'hui, la chose la plus saillante,
mais si je pense que c'est très, très loin d'être la plus importante,
la chose la plus saillante chez nous, c'est que les salariés,
ils déterminent eux-mêmes leur salaire.
C'est partie des façons de faire chez nous, qui ont mis du temps à se mettre en place
pour que tout le monde comprenne qu'elle était le...
Pourquoi c'est comme ça qu'il fallait fonctionner ?
Comment tu fais concrètement pour ça ?
Parce qu'il faut que tu définisses des règles du jeu,
il faut que tu définisses un cadre pour que ça marche.
Ouais.
Je peux pas arriver et dire, tiens, moi, aujourd'hui, je gagne ça.
Ça lui lingue à quoi ?
Le cadre, c'est le collectif.
Donc, en fait, c'est...
Fondamentalement, ce qu'on a coupé dans ce qu'on trouvait ridicule dans le management,
ce que je ne peux pas dire plus, c'est le management.
C'est toutes les prérogatives,
une management qui sont purement hiérarchiques,
c'est-à-dire les prérogatives de validation,
d'instruction, de sanction ou de valorisation,
même considères que voilà dans la vie,
mais il y a personne qui est au-dessus qu'on va voir,
qui est un bureau au coin et à l'étage avec la belle vue
et qu'on va voir, mais qu'on a envie de faire un truc pour savoir si on a le droit de le faire.
En écoute, je vais vous adulteré, c'est responsable dans nos vies.
On a beaucoup d'entre nous des enfants,
on gère énormément de choses et pourquoi quand on passe le palier,
on se dit qu'il faudrait suivre des instructions et se faire imposer un manager.
Alors pour autant, pour pas que ce soit totalement, justement, qui n'est pas de cadre,
ce qu'on a mis en place est un système d'équipiers que l'on choisit.
C'est-à-dire, chaque personne chez nous peut choisir deux équipiers ou équipiers
au sein de l'organisation.
Le son choix, ce n'est pas parmi un pôle de gens très sélectionnés
qui ont une étiquette, soit disons, plus responsable que les autres, c'est n'importe qui.
Et on en fixe trois contraintes,
ou trois règles au sein de ce trinôme.
Ce trinôme a en charge tout ce qui concerne l'évolution de la personne qui a choisi les deux hommes.
Et le cadre qui a été fixé, c'est une décision qui est comprise,
doit respecter trois choses.
La première, c'est l'unanimité.
C'est-à-dire qu'on n'est pas là pour vérifier,
mais ça donne une culture du consensus.
C'est-à-dire qu'il faut que les trois soient d'accord à la décision.
Et pour qu'elle soit validée, la deuxième, c'est qu'elle ne mette pas en péril
la périnité financière d'entreprise.
Et la troisième, c'est qu'elle ne dégrade pas le service qu'on remplit.
Mais on considère que dès qu'une décision est prise,
le trinôme a étudié ces deux faits-là,
qui ont la capacité à les suger parce que les comptes de l'entreprise sont communiqués régulièrement.
L'état est vraiment des financements d'entreprise, on est totalement transparent là-dessus.
Et donc, il est à aussi des projets.
Le trinôme a la possibilité de dévaluer l'impact de sa décision sur le service qu'on remplit
en ou sur la santé financière de l'entreprise.
Il n'y a pas sûrement aucune décision de nous dégrader, la décision est valide.
Et si par hasard quelqu'un le s'opposait à cette décision,
il doit apporter la preuve qu'il y a effectivement
une mise en danger de la pérennité financière d'entreprise
ou une dégradation du service ambitieux client.
C'est vraiment une responsabilisation, vous avez le droit, vous pouvez prendre les décisions.
En bon cas, il y a une espèce de contrôle par le collectif qui permet de...
Donc ça veut dire que toutes les décisions sont publiques, alors, au sein de l'entreprise.
Partagées.
Donc ça veut dire que, typiquement, en prenant le sujet le plus sensible qui est l'argent,
tout ce que tu décris, j'ai réussi à le mettre en place,
à l'exception près, de la rémunération.
Parce que c'est un sujet qui est toujours compliqué et sensible.
Mais ce que tu me dis, je me plais beaucoup.
Donc imaginons quelqu'un, un trinôme, disait,
je trouve que ça serait bien d'augmenter mon salaire.
Quelqu'un soit la raison, je trouve légitime d'augmenter mon salaire.
C'est-à-dire que les deux autres doivent être d'accord.
Et imaginons qu'ils se mettent d'accord tous les trois et que c'est oui.
Et sur quoi ils évaluent...
Tu vois, comment ils font pour évaluer que ce soit une augmentation,
qu'ils soient à corps avec, qu'ils se basent sur les salaires des uns et des autres.
Ils se basent sur les résultats financiers de l'entreprise
et sur une enveloppe d'augmentation qui est déterminée en fait,
par rapport au résultat de l'entreprise.
C'est-à-dire qu'ils sont déterminés par toi, par le collectif ?
Oui, par le collectif.
Donc le collectif dit, cette année, on a fait tant de résultats,
on a fait une bonne année ou une moins bonne.
Et du coup, on va se répartir entre nous telle somme d'argent.
Voilà.
Et ça, après, il y a du coup la machine des entretiens qui se fait.
Et ce qui se passe, c'est que si la somme d'augmentation dépassent l'enveloppe qui est déterminée,
il y a un visage proportionnel qui se fait
et qui permet de respecter à la fois l'enveloppe globale
et les augmentations de chaque trinôme à décider
en proportion de ce qu'ils ont décidé.
Il y a des dérives possibles, il y a des billets, évidemment.
Alors, on va savoir aussi que ça, ce fonctionnement-là,
il a été décidé collectivement.
C'est-à-dire qu'on fait, on a fait des ateliers d'intelligence collective,
on va dire, OK, quel système on a en place.
Donc c'est vraiment un système qu'on a conçu ensemble
et qui est mis en application derrière.
On peut lui trouver des billets.
Évidemment, il y a le billet, par exemple, de personnes qui vont volontairement avoir beaucoup d'augmentation
pour essayer de se dire, OK, mais même si ça dépassent,
de toute façon, quand ça sera lissé en proportion,
je conserverai quelque chose de plus important que les autres.
On ne peut pas empêcher ce phénomène-là.
Mais ce qu'on peut faire, c'est ça qu'on montre,
les années qui passent, que ça fait de l'année 2015 qu'on a en place,
c'est que là, c'est pas ce qu'on peut faire,
c'est qu'on se rend compte que si ce billet-là a pu exister,
il sait et il a exister.
Et du coup, on l'a laissé faire.
Parce que après, on peut dire qu'il y a des gens,
ils ont un petit peu abusé du truc.
Ça s'est régulé comment ?
Ça s'est régulé par l'intelligence collective
et par la prise de conscience de tout le monde.
Ça fonctionnait vraiment comme ça.
Et que donc, abuser du système et la jouer solo dans un système pareil
était quand même un truc qui, je pense,
c'est vraiment une conscience même individuelle.
Je pense qu'il y aurait un phénomène de régulation
où tout est autant transparent.
Il y avait d'autres phénomènes de régulation sociaux
dans les interactions entre personnes
qui vont bien montrer à la personne qui a un petit rêve sur la corne
qu'elle a un peu abusé.
Après, si tu veux, même tout le début,
il y a eu des gens qui ont tout de suite essayé de trouver deux potes
pour faire le max.
Ben ouais, je t'avoue que ça serait un peu mon réflexe en fait.
J'avoue que ça serait mon réflexe.
Mais qui est en phase de transition,
tu n'as pas encore la culture,
si on se met en place, c'est temps pas encore.
Et bien, il y en a qui ont essayé, qui n'ont pas réussi.
Au début, il y avait très peu de régulation.
Du coup, ils se retrouvaient à prendre un trinôme.
Ils ont fait un truc et puis derrière,
ils n'ont pas réussi à obtenir le consensus au sein du trinôme.
Et donc, ils ont changé.
Ils ont dit, je change.
Mais quand ils changent, l'appareil,
c'est collectivement qu'on se dit
qu'est-ce qui se passe quand on change le trinôme.
Quand on change le trinôme, ce serait pas mal aussi
que les nouveaux équipiers
et un petit entretien avec les anciens
pour juste signifier, au moins que ça se parle,
pourquoi ça se formule.
Et en fait, tout ça,
c'est ça.
Après, moi, je suis aussi,
c'est comme pour le greenwashing,
je suis hyper vigilant parce que
je suis posé la question,
et puis surtout en bouquinant,
il y a chaque système, il y a des reproches,
est-ce que tu ne fais pas porter la charge mentale
sur les salariés,
est-ce que c'est pas finalement
une façon un petit peu de...
comment dire...
De jeter le bifet à commiser de la façole,
ou alors exactement,
et puis de dire que les mauvais comportements,
ils vont être réglés par le collectif.
Et puis après, je me suis dit,
en même temps, si c'est le cas,
est-ce que c'est pas non plus...
OK, on peut reprocher un système-là,
mais c'est pas plus con
qu'un système,
ou finalement une bromigaleuse...
Alors je suis d'accord, la seule limite que moi,
j'ai pu rencontrer, et je suis curieux de ton avis là-dessus,
c'est que par contre, l'Etat,
il a une certaine conception des choses,
et la lutte des classes est inscrite
dans le code du travail.
Toi, je suppose que tu es
gérant, donc responsable et légal.
Oui, je suis le mandatère social.
Tu es le mandatère social, donc ça veut dire que
l'Etat, ton truc, il va te dire que tu es bien gentil,
Franck, mais pour moi, le responsable,
c'est toi, c'est ta pomme, c'est toi qui a la responsabilité pénale.
Donc comment tu concilises tout ça avec ça ?
Est-ce que tu as des espèces de coups de circuit
si à un moment donné tu vois un débordement ?
Tu vois, je ne sais pas, quelqu'un qui a un comportement
réellement inadapté, est-ce que...
Je vais te répondre par l'exemple,
et par l'effet en fait.
C'est-à-dire que moi, déjà, je me suis dit
un peu de nourrice, pas moi qui l'ai inventé,
cette phrase-là, ce que je vais dire, c'est que finalement,
les gens qui sont vraiment invisibles et qui peuvent venir à l'entreprise,
en général, ils représentent le 3-5,
ils pensent en tout en effectif.
Oui, je suis assez d'accord, c'est tout petit.
Mais ils ont une capacité de nuisance qui est phénoménale.
C'est phénoménal, en revanche,
je vais vous constater, c'est que souvent,
tu mets des règles pour empêcher
cette capacité de nuisance.
C'est des règles qu'il faut chier.
Qu'il faut chier tout le monde.
Qu'il faut chier les 95-98% !
Et en fait, je suis dit, il vaut mieux
laisser, faire confiance
à ces 95-97%-1,
et gérer séparément les cas, le verrou,
et ça arrivera.
Est-ce que c'est arrivé ?
Et c'est arrivé une fois.
Qu'est-ce qui s'est passé alors ?
Et c'est arrivé, et la personne,
elle a vraiment, mais c'est la même personne
qui avait cherché un phénomène, qui a commencé
à abuser sur les projets,
à savoter du matériel,
enfin, c'était chaud quoi.
Et en fait, en même temps, au début,
tu laisses les petits faire,
et puis elles se retrouvent isolées.
Les gens disent, non, mais nous, on peut plus.
Et en fait, finalement, quelque part,
c'est quand le collectif te dit,
on peut plus le gérer,
qu'il y a une certaine légitimité pour moi
à reprendre la main et à gérer le sujet,
mais sinon, je n'aurais pas fait.
Pour moi, il y a eu d'autres cas.
Je vous ai dit, c'est par exemple, il y a eu d'autres cas,
des gens qui vont vraiment aussi été un peu à la limite,
si on profitait du système,
qui n'ont pas franchi une ligne
que le collectif a trouvé abusée.
Alors que moi, à la limite,
j'aurais pu, et si je suis honnête,
je pense qu'à...
Dans ma vie d'avant, quand je suis quand même manager d'avant,
je me considère que tu es un manager très humaniste,
une mérouse que j'aurais dit,
mais là, non.
Mais là, en fait, si j'avais un système,
vous me disais, si il y a un consensus,
il y a deux personnes qui sont d'accord, je ne veux pas dire rien.
Et donc, du coup, ces gens-là, ils ont
joué à des limites comme ça,
ils ont bien profité du système, je pense.
Et puis, par eux-mêmes,
en plus, si je suis un monde cas,
il y en a qui ont finalement, à un moment,
je participe parce que peut-être,
je ne sais pas,
je ne vais pas demander pourquoi, en vrai.
Et surtout, ceux qui sont restés
sont entrés, en fait, dans un comportement,
à un moment,
ils ont changé. Ils se sont mis
au service du collectif,
ils ont arrêté de prendre le système à leur conflit.
Et honnêtement, je n'ai même pas eu la discussion avec eux,
parce qu'un autre truc, d'ailleurs,
c'est que moi, je m'interdis d'interagir
trop parce que je sais que chacune de mes interactions
est un truc
dans le système,
je parle souvent de système, parce que je...
Oui, mais le boss,
il le veuille ou non,
chaque fois qu'il le veuille la bouche, il y a un impact sur le système.
Voilà, voilà. Et j'essaye, en fait,
d'avoir une telle neutralité que je me suis interdit.
Donc, il y a eu un cas, effectivement,
on a été...
on a fait un licenciement,
il est à l'eau crudo, on a gagné,
voilà, tout va bien.
Mais ça a été un cas.
Il y en a d'autres où je peux considérer
que ça m'est arrêté pas, effectivement,
il n'y a un licenciement, il n'y a rien,
ça m'est arrêté éventuellement
d'un point de vue managerial classique
en recabrage, qui n'a jamais eu lieu.
Et je suis très content, parce que...
parce que peut-être le mec, il s'est bien servi
en termes de thunes et
j'en veux dire tant mieux pour lui,
j'ai une autre anecdote là-dessus, incroyable.
Dans son trinôme, le mec, en question,
je pense qu'il s'est très bien servi,
l'année où s'est arrivée,
il y a une fille qui faisait partie
de son trinôme, qui est venue me voir
un mois après pour me dire
ça a laissé passer
l'augmente de machin.
Et je lui dis,
non, c'est pas moi qui les aissé passer.
C'est toi.
Et elle me dit, bah ouais,
mais attend, on était 3,
il me prenait la tête, ça y est,
il était 14h, il fallait retourner machin,
on avait fini le truc.
La fois, il se mettait la responsabilité.
Et elle me dit,
et je me dis,
je lui dis, mais Franck, il ne sera jamais
passé ça.
Et je lui dis, t'as eu raison sur un point,
c'est que si on était dans le monde avant,
je n'aurais jamais laissé passer ça.
Mais ça n'a pas entendu un truc,
c'est que je n'ai pas le droit de veto.
Et ce jeu, elle me dit,
je pense que là, il y a une file dans ton système,
il faudrait que tu aies un droit de veto.
Et je dis, ah, mais justement, si j'avais un droit de veto,
il y aurait une énorme faille.
Je dis, si à la fin, ça marche comme ça,
sauf quand je ne suis pas d'accord.
Mais c'est ça, c'est le truc qu'il faut avoir.
Et donc, le mec, il s'y servit.
Oui, en fait, au-delà de...
ça a rendu service à tout le monde, en fait.
Parce qu'il a fait...
ça n'a pas mis tellement en danger la boîte que ça,
finalement.
Et ça a été hyper formateur pour tout le monde,
en fait.
Et donc, c'est long.
Et là...
Oui, il a fait du combien de temps pour que...
tu sais, c'est à mi combien de temps entre le moment
où tu avais commencé cette transition
manadériale et le moment
où ça arrive dans une espèce de régime
un peu stationnaire.
Trois ans pour arriver à un régime stationnaire.
Il y a deux ans de merde.
Mais vraiment, deux ans...
Faut tenir bon.
Ouais, faut tenir bon.
Trois ans pour régime stationnaire et je découvre
depuis... là, je suis dit, on est 2015.
Et je pense depuis maintenant
cinq ans
pour que... c'est même plus régime stationnaire,
pour que ce soit
intégré dans l'ABN de l'entreprise,
c'est-à-dire qu'en fait, ça soit dominant.
C'est-à-dire que... maintenant...
nous, trois ans,
c'est stationnaire, mais chaque nouvelle personne qui arrive,
il y a quand même un petit temps pour qu'elle comprend,
elle s'est compliquée, etc.
Et sans... il y a un truc, il y a un phénomène sociologique.
Je pense...
il y a que ça qui l'explique.
Maintenant, en fait,
tu rentres dans l'orgare
et je pense que t'es beaucoup plus vite de dire, par exemple,
parce qu'en fait, la majorité des gens
fonctionnent comme ça, c'est intégré.
Et donc... et donc, en fait,
tu deviens... tu te rends compte
que tu vas être très vite dissonant si tu faut de choses.
Alors, là aussi,
quelque part, tu te dis, bon, est-ce que c'est bien,
machin, mais je pense pas que ce soit mauvais.
Je suis assez vigilant quand même,
est-ce que ce ne soit pas un truc...
comment dire...
un peu consanguin avec...
tu vois, qui ne se rend pas une secte,
parce que ce n'est pas l'objet du tout.
Je pense que, pour moi,
il faut absolument que ça soit ouvert à tout le monde.
Il faut absolument que...
comme je pense que c'est ça,
c'est comme ça que ça doit marcher,
je pense que ça doit être ultra ouvert,
il faut accepter tout le monde dans la boîte,
il ne faut pas faire de la sélection.
C'est une question qu'on me pose souvent,
et je pense que tu sais...
Ah, oui, alors qu'on va y arriver,
forcément, parce que tu parles d'équité salariale,
comment tu fais pour avoir 50-50
hommes-femmes dans un business
où il y a peut-être 10% de femmes.
Explique-moi, c'est quoi ta recette magique ?
Eh ben, je...
alors, c'est un sujet ultra...
euh...
Alors moi qui me tiens énormément à coeur,
peut-être parce que j'ai trop vie, et que...
voilà, j'ai eu...
voilà, je pense que ça tient aussi à mon histoire.
Euh...
Il n'y a pas de quotas, on n'a rien fixé,
il se trouve que c'est comme ça.
Je crois, véritablement,
mais ça m'embête,
je pense qu'il faudrait plutôt interroger
les...
les gens de féminine au sein de la boîte,
parce que je... pas très légitime, je pense,
pour parler en son nom.
Euh... mais la... l'hypothèse que je formule,
et que on m'a plutôt confirmé,
mais je pense encore une fois,
je parle avec beaucoup de réverbe,
c'est que... il y a une telle...
là aussi, ça...
là, pour le coup, ça, c'est dans la déhaine de la boîte
d'épicerie longtemps. C'est-à-dire que pour moi,
la lutte contre les...
euh...
les stéotypes de genre, c'est vraiment...
et les stéotypes...
ethniques, sont deux sujets
sur lesquels je suis...
en fait, c'est mes causes, peut-être...
euh...
les plus ancrées.
Et donc, je crois que...
euh...
une...
voilà, et une femme qui vient
faire mon prétient chez nous,
je pense qu'elle...
sans même qu'on ait à parler du sujet,
j'ai l'impression, en tout cas,
que... ça se passe différemment.
Il n'y a pas ce truc de la gêne,
il n'y a pas ce truc de l'armar,
il n'y a pas le truc du regard, il n'y a pas...
j'imagine que c'est ça.
Une fois, j'en ai parlé à quelques-unes,
qui m'ont plutôt confirmé ça, mais maintenant,
et c'est pas non plus...
elles m'ont pas dit non plus, ouais,
c'est jour et la nuit, c'est...
c'est réel.
Et quelque part, je pense que ça influe,
et qui fait que, mais il y a...
je suis sûr, c'est en fait, on le fait,
et on constate avec les chiffres.
Et...
et il n'y a pas de recette, c'est...
peut-être aussi qu'en face de le recrutement,
on a... je crois, c'est même pas peut-être, ça, c'est sûr.
Concrètement, absolument aucun préjugé,
et nous, on ne soit...
on n'a absolument aucun préjugé,
on a zéro filtre à l'entrée,
mais on est des gens qu'on reçoit.
Donc... et ni filtre,
ni préjugé.
Donc...
et quelque part, moi, je pense que
la notion de préjugé, je pourrais être très long là-dessus,
mais les préjugés ethniques,
les préjugés de genre, c'est tellement fort,
c'est tellement...
Ce que tu veux dire, c'est que ça peut...
ça peut se sentir même...
même de manière... enfin, même,
ça peut se sentir de manière très subtile, et que,
comme chez toi, tu as le sentiment que c'est totalement effacé,
ces choses-là.
Ça se sent quand les femmes,
enfin, quand l'agente féminine vient chez toi.
C'est la seule hypothèse que je peux formuler,
parce que je peux juste dire que,
non, mais pas de quota,
que c'est comme ça, et que...
et qu'au final, au bilan, c'est ça qui se passe, quoi.
Donc...
J'ai vu que tu avais un parent à l'acte aussi,
et c'est... qu'est-ce que c'est ce truc exactement ?
Tu dis un deuxième parent,
pendant quatre semaines ?
En fait, c'est d'avoir les mêmes droits,
ou congés maternités
pour le père,
ou pour l'autre conjoint,
si c'est un couple...
qui n'est pas un couple homme-femme,
et c'est pour le conjoint...
Et que dit la loi ?
Que dit la loi, et qu'est-ce que tu fais de pas de plus ?
Alors, quand on l'a mis en place,
la loi n'a pas dit rien,
donc ça, si elle disait,
il y avait le congé patte,
11 jours, versus le congé maternité traditionnel.
Donc, nous, on les a
alignés,
et un homme peut prendre
un congé paternité,
qu'on prend à notre charge,
et je crois que la loi s'est alignée
là-dessus. C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
en fait, il y a la possibilité
pour l'homme aussi,
et il me semble que c'est passé dans la loi,
après, je sais pas si il estgré d'advocation,
mais je sais qu'il y a eu les choses assez...
Parce que le congé maternité,
c'est plus que quatre semaines, non ?
C'est quatre semaines, quand j'ai le congé maternité ?
Le congé légal,
il est pas...
Après, il peut être prolongé,
mais non, c'est un peu plus que quatre semaines,
je sais que le chiffre est exact, mais...
Je sais pas si c'est bien, mais il y reste 6 ou 8, tu pense ?
Oui, c'est ça, et c'est de pouvoir
que le conjoint bénéficie
de la même puissance.
Donc, ça veut dire que si
une femme a un bébé,
alors qu'elle est employée chez toi,
à la 100 congés matues traditionnelles,
et si c'est un homme qui est employé,
quand bien même sa femme n'est pas dans ta boîte,
là, par contre lui, il a le droit, c'est 4 semaines.
C'est ça, exactement.
Et tu prends en charge la différence de
coups que ça peut avoir.
Ok, ça, je trouve que c'est un vrai...
C'est un vrai...
C'est un vrai truc.
Tu vois, je voulais te raconter un truc
sur le serotype de genre,
qui a l'air de rien,
mais on l'a reporté, en fait, tu vois.
C'est...
des femmes qui disent qu'il y a des boîtes
qui sont juste,
après la naissance,
qui leur demandent
quand elles reviennent, comment tu t'es
organisé pour la garde.
C'est une question qui n'est jamais posée
à l'homme.
C'est juste ça.
Je sais que je... Par exemple, ça, c'est un truc,
moi, je suis sensible à ça.
Ça, ça me donne... Si je suis sensible à ça,
et je fais gaffe, en tout cas, je pense
que j'ai assez à transmettre. C'est-à-dire,
on ne sait pas... Non, on ne demande pas
d'une femme, comment elle s'organiser pour la garde.
Parce que ce qui n'est pas...
En tout cas, t'es genre,
c'est que t'es vite demandé ou c'est que tu demandes aux deux ?
Parce que moi, j'aurais tendance à demander aux deux, en fait.
Ah bah, tu fais... Parce que je sais que ça,
c'est un sujet compliqué, en fait.
Tu fais soit l'un soit l'autre, moi, en général,
je demande aux deux, mais en fait, ça dépend,
parce que pour ça, je me disais, ah, finalement,
tu vois, c'est assez intrusif, en fait.
Ouais, c'est vrai. Ça dépend aussi de le niveau de proximité
que j'ai avec la personne.
Moi, le fait, c'est parce que c'est des gens avec qui on partage
des choses un petit peu personnellement.
Personnellement, tout à fait.
Mais je ne coups sière pas quand on t'embrasse.
Je sais à connaître la réponse, et encore moins,
il réserve la question, la jante.
Ouais, ok.
Mais c'est des petites choses, tu vois.
Mais voilà,
l'idée, ça me vient,
parce qu'on parle des choses.
Donc, on a pas mal balayé le côté innovation sociale,
et je trouve que c'est chouette.
Si tout ce que tu me dis est vrai,
je suis assez impressionné.
Je te le dis.
Comment est-ce qu'on fait la transition alors
avec la consommation,
tous les enjeux énergétiques,
tous les enjeux de changement climatique ?
Après, alors,
cette transition-là, nous,
au bout de trois ans,
on était dans un modèle social qui commençait à fonctionner,
et qui a fait un peu écho,
la Sofia, donc il y a des gens qui nous ont demandé
d'intervenir dans des écoles,
dans une entreprise.
Je suis allé porter un peu un témoignage
sur son mode de management.
Et donc, il y a une fois,
à la sortie d'un témoignage,
quelqu'un que je connais de c'est bien,
et que j'apprécie énormément d'ailleurs,
est venu me voir me félicitant,
parce que je connaissais pas trop ce qu'on dit dans la boîte,
et je savais pas que ça, c'est extraordinaire,
ce que tu fais en termes de RSE.
Et moi, je lui dis, je crois pas que je fais de l'ASE.
Je crois pas que je fasse de l'ASE,
pour moi je fais du management, je fais de l'orgas,
je fais pas de l'ASE.
Et le mal ici, si tu fais de l'ASE et tu fèmes de l'ASE assez avancé,
qui va voir,
parce que je sais que c'est quelqu'un qui est très engagé socialement,
donc je me suis dit quand même, je vais quand même aller regarder,
je suis allé voir les frais morts, les RSE,
les doulits virtifs, les phérentiels,
les oeuvres 26000, les biccordes, etc.
Et donc, je ne suis plus constaté que
sur la partie sociale, effectivement, c'était plutôt des choses
qui étaient vraiment l'intérêt d'impulsion,
d'avancer, mais je pense pas.
Je peux m'évaluer.
Et là, si là, on s'est rendu compte,
un truc assez dingue,
on a regardé égalité des gens,
égalité des salaires, égalité de l'accès,
responsabilité, réduction
des inégalités,
si tu prends l'écart
entre salaire mariais et le plus haut salaire,
et qui était en...
On a renoncé à posteriorisme,
il y a 4 ans après,
tous ces indicateurs-là, on les a refaits,
et ils étaient tous, en fait,
dans la bonne trajectoire, alors que ça n'avait pas été
un point
de vue.
C'est-à-dire que ça a émergé,
en fait, c'est-à-dire que
le fait que les gens se sentent bien,
on s'est venus aller dans le bon sens
de ces référentiels-là.
Et puis, d'une part, ils se sentent bien,
et puis ils ont le pouvoir
de redistribuer tout ça, en fait, c'est simple.
Et donc, on s'est dit, putain, non seulement,
il y a des référentiels qui existent,
effectivement, on fait de l'RSE, en plus, on est bon,
donc je suis hyper profond, et avant,
dans les référentiels-là,
on a fait une évaluation d'éventuellement,
et là, pareil, on remplit en cauchemar, on répond,
il y aura un score médiocre,
parce qu'évidemment, comme on disait que
le papier a l'imprimante,
et on a un score médiocre.
Et là, ça m'a vraiment
fait une alerte, parce que,
comment plus le modèle, tu te dis,
tu peux pas prendre la moitié du modèle, on a dit,
c'est super cool, tu vois, super cool, on est super bons,
et puis, jeter l'autre moitié, tu dis,
bah, du coup, ça m'a interpellé,
je me suis dit, bah, non, mais ce modèle,
il faut qu'on accrécisse,
et donc, ça,
ça a été vraiment décisible, on a pris
de la conscience, il devait me dire,
ma maman, il fait pas du tout assez.
Alors, la première chose qu'on a fait,
c'est qu'on s'est formé un,
enfin, on n'a pas appartiqué de prendre
le sujet, et le bout par lequel on a pris,
c'est un atelier que ça s'appelle la fresque du climat,
qui est peut-être un atelier de sensibilisation,
ou un phénomène de recherche conclimatique,
et voilà, on a pris le bout par ce bout,
on a pris le sujet par ce bout-là, plutôt
par recommandation d'une personne qui
m'a dit, vas-y,
chez cet atelier,
tu vas voir, ça va déclencher des choses,
et effectivement,
gros déclenchement de,
c'est pas juste,
c'est pas, on en fait pas assez,
non seulement on en fait pas assez, mais même si on vous a
à fond, ça serait pas assez, donc
qu'est-ce qu'on fait, et donc
ça va être compliqué,
on s'est mis du coup à faire
un, on a fait notre bilan
carbone, on a fait un plan de réduction
des émissions,
et puis après on a réfléchi, on s'est
mis, mais c'est quand même le numérique, donc
on s'est renseigné, on s'est éduqué,
on s'est formé sur
l'impact environnemental du numérique,
pas que l'impact carbone,
environnemental, l'impact ressource,
l'impact social aussi d'ailleurs du numérique.
Tu dis que ça pose problème de couper
des collines pour fabriquer toutes nos ordinateurs ?
Oui, il paraît,
il paraît.
Il paraît que ça pose problème
de renouveler nos terminaux
tous les deux ans, il paraît que ça pose
problème qu'on est tous
dits téléphones qui ne marchent pas
dans nos tiroirs, il paraît que ça pose
oui, il paraît qu'il y a beaucoup de choses
qui posent problème, et donc on s'en rend compte.
Et donc on travaille
à l'éco-conception, on travaille
à la réduction,
enfin au numérique responsable, on vient
d'ailleurs de l'habéliser
par le label Lucie, on fait partie
de 30 premiers en truc que nous en France,
on va avoir le label numérique responsable,
mais on a que le niveau 1, on cherche le niveau 2,
enfin voilà, on travaille à tout ça.
Et puis
et puis on s'est dit
moi je me suis dit
ce truc qui a été déclenché chez nous,
je rappelle, ah oui c'est ça que je voulais dire,
on s'appelle Epsilon, si on s'appelle Epsilon
c'est pas pour rien, c'est parce que
dans ce truc de la grosse machine
et la matrice, moi je trouvais ça infernal,
je me suis dit écoutez, on va se mettre de côté, on va faire
un petit truc, où socialement
ça va être voilà, une petite boîte humaniste
j'avais pas trop de vocation à faire
un autre truc. Et donc à un moment tu te dis
c'est bien, ce qu'on fait,
mais on n'est pas beaucoup grossi, tu vois
nous on est une cinquantaine de collables, on est pas
une très grosse boîte, c'est super bien
si on fait en est virtuel et encore
il faut qu'on mette les watts pour aller virtuel
d'un point de vue environnemental, de mon vie numérique
mais ce qui est surtout important
c'est d'embarquer tout le monde, parce que si on te laisse
ça tout seul dans notre coin, ça marche pas. Et donc
bah on s'est dit, ce qui a marché pour nous
on va essayer de le faire pour les autres
donc moi je me suis formé à l'animation
de pas mal d'ateliers, la fresque du climat
la fresque du numérique, de tonne
qui est un atelier pour savoir comment tu réduis
ton impact carbone
à la fois en entreprise et
individuellement
je me suis investi
dans ces assos là
je suis
au conseil de l'administration de de tonne
et je suis référent sur le 06
pour la fresque du climat
je suis devenu animateur pro
et formateur, donc je vais
et puis je vais maintenant
faire ces ateliers
chez nos clients, parce que
tu en parles et du coup
en fait on a un modèle où
je fais des ateliers découvertes
au sein de la boîte, là dans les locaux
on est une fois par mois, j'invite
pour les gens qui sont d'honneur
d'ordre au sein des boîtes
qui ont un petit peu bougé, qui ont un peu de conscience
ça ne faut pas reprendre le sujet, je les invite
tu vas dire voilà il y a ça, si vous voulez
on peut aller...
et tu me ferais bien, d'un point de vue marketing
je trouve ça fantastique
mais le truc qui est balèze
c'est que au début tu le fais
et alors c'est là que tu vas
répondre à ton truc de grainwashing
tu le fais
en plus il y a peut-être un truc
en termes de...
je vais répondre complètement à grainwashing
au début tu t'es dit peut-être pas
en termes de business, en termes de marketing
parce que du coup
tu embarques les gens
tu leur donnes
un sentiment
de faire du bien
parce que s'ils travaillent avec toi
ils disent que ça fait du bien
donc c'est clairement bien positionné
c'est facile de
quelque part tu leur permets de s'en racheter une conscience
en travailler avec toi, ils rachètent leur confiance
mais
quand ça marche
tu te dis mais attention
parce que le but
c'est pas ça
le but c'est de réduire
et là
on est maintenant à cette étage
alors j'ai vu ton rapport
j'ai vu ton rapport de réduction
qui est aujourd'hui essentiellement centré sur la
en tout cas les actions que j'ai pu lire
sur les déplacements des collègues
qui a l'air d'être un gros poste
moi j'avais une question sur le...
ce qui me paraît être
encore une fois intelligent quand c'est bien mené
j'avais une question sur les co-conceptions
de ce que j'en ai compris
de ce que j'ai lu notamment sur ton site
il y a cette envie de
de réduire ce qui est strictement nécessaire
notamment tout ce qui va être
produit numérique
ce qui est pas mal parce que c'est vrai qu'on a une certaine
une certaine tendance
dans les projets, les donneurs d'or dans une certaine tendance
à s'enflammer
et du coup j'ai l'impression que cette démarche est extrêmement vertueuse
parce qu'elle permet de réduire le budget
réduire la complexité, réduire le gaspillage
tout ça tout ça, je trouve que c'est top
par contre
quand même même tu as un site
qui est super light ou une app qui est super bien évaluée
enfin super line
tu contrôles pas les égaux de la système
donc ça c'est toujours à la merci d'un Apple
d'un machin qui va péter une rétro-compatibilité
et tout ça c'est beau
à quel point tes clients tout de suite
parce que gérer la trichurie
de la rétro-compatibilité d'OS mobile
parce que gérer une rétro-compatibilité
sur 4-5 niveaux ça coûte une fortune
justement
on le fait pas
alors, juste pour dire, aujourd'hui
le truc du bilan carbone
pourquoi c'est centré sur la partie
des placements ?
parce que dans un premier temps c'est tout ce qu'on a été capable de calculer
en tout cas c'est pas tout mais en tout cas c'est
dans ce qu'on a calculé
c'était la partie la plus importante
et surtout calculer les impacts
d'induit de tes produits sur numérique
ça veut dire quand même aller chez tes clients
regarder comment il exploite, regarder comment il utilise
etc. et leur demander des trucs qui sont pas prêts de donner
et donc on est conscient
je suis pas sûr qu'il soit capable de donner
sauf que du coup
sa pose un problème parce que là du coup
moi je n'ai pas envie de comme je disais
c'est quoi la frontière de gérer une machine si tu arrêtes là
et pas loin
tu sais pas du gérer une machine
tu as un pied dedans
si tu commences à mettre ça en avant
et du coup on est dans la salle
on intègre
nos clients
dans ces réflexions là
parce qu'on peut pas le faire seul
c'est pour ça que je te parlais des psyllons trop petits
on peut pas le faire seul sur le numérique
on doit le faire avec nos clients
et nos clients ils s'appellent quand même
il y en a un des plus gros, ils s'appellent la madéhous
si on n'en a autre qui s'appelle orange
c'est pas des madéhous et ils vendent des billets d'avion
alors là-dessus
pareil
c'est un client historique
c'est notre premier client
ça a toujours été le plus gros client
aujourd'hui comment...
comment tu fais ?
pour avoir ta conscience
quand tu fais des ateliers
parce que le moindre vol
t'éclate et deux tonnes quasiment
comment je fais ?
on est devenus sociétés à la mission
tu connais un peu le dispositif de société à la mission
je viens tu le rappelle
c'est de la loi pacte
de 2018 sur l'évolution
des entreprises pour la transition
c'est un dispositif
qui te permet d'inscrire
d'avoir un statut de société à la mission
tu inscrives dans tes statuts
tes objectifs sociaux et environnementaux
de la même manière que tu as des objectifs financiers
et ceci sont contrôlés
tous les ans
par un...
et c'est quoi l'avantage de faire ça ?
alors l'avantage c'est
d'oubliger moi en tout cas je le vois comme ça
il y a un avantage horrible
c'est qu'il y en a plein qui le prennent pour grignocher
moi je me suis dit en fait ça c'est un outil
qui est... j'étais pas obligé de le faire
mais en regardant je suis dit
il y a un truc intéressant
dans le...
comment bien formuler ça ?
c'est... fais le bien
et du coup tu pourras communiquer dessus
un peu comme le restreur que je pense
qu'il y a un vrai avantage concurrentiel à avoir si c'est bien fait
donc... de base
j'ai besoin de deux avantages
du coup un d'obliger à le faire bien
tu fais propre et deux ça peut devenir
un avantage concurrentiel
ok, réponds la question sur les billets
comment tu fais pour continuer à avoir un client
qui est...
qui est dans une industrie qui détruit la planète ?
ouais
tout à fait, eh bah ce que je fais
c'est que dans la société à mission
on a ce qu'on appelle un comité de mission
qui est le comité
à qui tu en fait
qui fait que tes objectifs
deviennent opposables à qui
tu présentes tes...
tes actions et tes objectifs
et tes challenges
là dessus
eh bah j'y intégrer mes clients là dedans
c'est à dire que j'ai fait venir à la MADUS
dans ce comité là, j'ai fait venir en range dans ce comité là
j'ai fait venir m'exigir dans ce comité là
pour leur expliquer quelles sont mes intentions
pour leur expliquer qu'il y a une partie des trucs que je peux faire
mais c'est un truc que je peux pas faire pour seul
que si eux qui ne mettent pas la main
ils y vont pas aussi
on pourra pas avancer
et aujourd'hui
je suis content parce que j'ai réussi à avoir
et après j'ai à d'autres personnes dans le comité de mission
j'ai réussi à avoir des gens de l'université de Nice
de la métropole de Nice
parce que je veux pouvoir
sensibiliser
c'est un levier de sensibilisation pour dire moi
où on fait des trucs
on va faire le plus possible
de notre chaîne
si on peut le faire on peut pas le faire sans vous
et forcément ça va faire réfléchir
et là
c'est récent ça
ça fait un an que c'est comme il existe
et du coup
est-ce qu'il paye le double ou le triple
pour être rétro-compatible sur 3-4 versions en arrière
pour l'instant non
mais c'est quelque chose
j'espère que ça arrivera
tu vois
c'est un objectif vraiment
mais là je peux pas te lâcher
mais c'est
je
j'espère
enfin
il y a un vrai sujet même de décrochance
c'est d'arriver à se mettre d'accord avec eux pour dire
il va falloir faire moins
et je vais dire direct
il va falloir faire moins et tant qu'à faire moins
c'est pas mal de le faire avec nous
c'est mon objectif
mais non
si tu le prends dans le bon sens
si tu le prends dans le sens que tu le prends
c'est-à-dire de le faire par une conviction
qui amène à du business
c'est plutôt ça
sauf que
sauf que je peux me cacher la gueule
parce que
et c'est ça mon challenge
de maintenant
qui est un client qui claque la porte
et qui dit vous me gonflez avec vos trucs
c'est ça ce que c'est la gueule
ou même que
ou que rien ne change
et qui dit super
mais du coup on va faire de la prestage
et epsilon parce que ça m'achète une bonne conscience
mais dans le fond on réduit pas
on paye pas plus cher la rétrocompatibilité
dans le fond on fait pas ce qu'il faut
et du coup
comment tu le tiens ça
là pour le coup
c'est grâce à ce comité de mission là
et c'est un vrai truc
que
c'est une vraie éthique
qu'il va falloir qu'on ait
d'être capable à un moment de nous
de dire on va arrêter de bosser avec eux
et ça c'est l'étape d'après
ça c'est l'étape à laquelle on est
il faut trouver l'équilibre financier
il faut quand même qu'on
et bien sûr il ne reste pas évident
et c'est pas évident
mais moi je veux être capable d'aller jusque là
ce qui fait que en attendant
on diversifie notre portefeuille client
et maintenant les nouveaux clients qui rentrent
on les sélectionne
et pas ce qui bosse
pas ce qui bosse dans des secteurs
soit le social soit la santé
là on cherche vraiment
à donner du sens
et on prend plus de clients
qui sont isolants
pour tout te dire
mais c'est ironique
même pas une blague ça va paraître une blague là
mais pendant les vacances
on a eu une réunion de prospection
avec une start-up de Sofia Blanti Plus
qui voulait faire le hubeur de Jet Privet
bon elle ça a été court
ça a été court
tu as pu lui dire
non écoutez désolé
on lui a pas dit désolé
mais on a honnêtement présenté tout ce qu'on faisait
bon il nous a pas rappelé
là c'est tout
et bien il y a un peu de la situation qu'ils étaient dégoûtés
ils disaient putain mais ouais
l'agilité, le truc, les techno magia on est à fond
le modèle un peu
de partenariat
parce que on est très près
après si on est vraiment le concret
sur les façons dont on bosse
on intègre à fond les parties croyantes
de la même manière qu'on est en confiance avec nos salariés
on est en confiance avec nos clients
donc c'est tout le temps transparent qu'on est en confiance avec nos clients
et là c'est pas du marketing
on sait pas faire autrement
mais c'est un problème
c'est à dire qu'il y a des clients
et ceux qui aiment la relation
qui ont besoin d'un sœur
ou tu mets la pression à ton sœur
ça marche pas avec nous
et c'est pas que ça marche pas avec nous
on est incompatibles
et là
c'est le bien de Jetriver on n'a pas le temps
mais
maintenant
je sais que
je ne pense pas du tout qu'on se va arriver
on va dire à fond dans le chemin
il est ultra
énergisant
et ça fait du bien de faire ça
mais en même temps je sais très bien que
la réussite
ça sera encore une fois d'arriver
et on peut embarquer
les gros du territoire
et faire basculer d'autres acteurs du territoire
et des acteurs importants
et à Madaeus sur le territoire
dans le numérique c'est le plus important
mais ce qu'on y arrivera
pour l'instant
j'essaye de faire c'est de faire basculer un bout
d'un Madaeus qui est celui avec lequel on travaille
qui est la partie d'innovation
ça tombe bien en plus parce qu'ils sont plutôt dans les nouveaux produits
dans les nouveaux usages
et c'est des gens qui sont aussi très conscients
et qui travaillent du coup
au futur business model
d'Amadeus
c'est eux que j'essaye d'amener
un peu partiant
c'est pas forcément un hasard si on s'entend bien
avec eux ailleurs
parce que je pense qu'ils ont le bon état d'esprit
mais je ne sais pas là du tout la prétention
de te dire c'est sûr ça va marcher
et surtout je suis pointu que si ça ne marche pas
il va falloir qu'on soit capable de retirer nos billes
parce que sinon
au final
on contribue juste
à faire tourner la machine
et même si on est un peu plus vertueux
voire même beaucoup plus vertueux qu'un concurrent
on ne fait pas bouger le système
tu ne changes pas le système
systémiquement ça ne change pas
et ça c'est mon ambition
voire même
ça peut le gros piège
c'est de le renforcer le système
oui parce que tu es un alibi
c'est un alibi
et ça moi je ne veux pas l'être
donc c'est un sujet
mais voilà
c'est de l'existence
mais tu sais
c'est comme l'organisation
le management quand je t'ai dit
il a fallu trois ans pendant deux ans
en fait il faut maintenir le cap
il y a un moment
où c'est facile de te dire
à cette époque là je me dis
mais non reprendre la main ça m'a
c'est pas possible en vrai
tu peux pas dire
ça n'a aucun sens
il faut changer de métier
mais là c'est pareil
c'est au milieu du négage il faut aller au bout
c'est ce que j'arrête de dire
en interne
de toute façon
soit on va au bout
soit
il se resarrêtera
mais il n'y a pas de chemin sur les côtés
c'est le but il est là
et si c'est pas ça
ça va
d'autres façons d'être utiles
d'avoir de l'impact
essayons là à fond
on n'a rien à perdre
parce que penser qu'on a à perdre
que l'entreprise se pète la gueule
ou que ça se pète la gueule
on a beaucoup ça
j'ai la vie c'est assez excuse
on s'en fout
mais
sa vocation
vaut le coup
et sa responsabilité
on la vit jusqu'au bout
et qu'on fasse tout pour réussir
ce projet là
et si on échoue on fera un autre projet
pas grave
je me suis régalé dans cet entretien
merci Franck de ton
discours d'onaté
et de ta lucidité aussi
c'était super
merci pour ton écoute
est ce que tu aurais envie de te dire un dernier mot
aux auditeurs
si des auditeurs veulent en savoir plus sur vous
sur ce que vous faites ils peuvent venir vous joindre
alors on est à sofia
il faut peut-être y aller
on travaille localement
ça c'est un truc
on a très peu d'interventions
au début c'était
un peu par circonstance
mais désormais c'est un vrai choix
parce que je considère que
là aussi par rapport
aux défis qu'on a
c'est l'impact territorial
que vous prenez c'est que chacun
sur son territoire aie de l'impact
donc on est plutôt sur
il faut venir venir dans le sud
mais on y est bien
après
il y a nos coordonnées
soit sur notre site
sur LinkedIn
moi je suis choignable aussi
mais coordonnées elles sont ouvertes
donc hésitez pas
si vous êtes intéressés pour manger
les échanges
et surtout si vous avez la volonté
de contribuer
à cette transition là
moi je... on a besoin de
euh...
mon objectif c'est de créer un écosystème
en vrai plus il y aura
des gens qui sont habitées par ça
plus on a de chance que de faire basculer
je crois à cette histoire
de... tu vois la sociologie dont je parlais
qui a fait basculer la boîte
et que c'est maintenant cette identité
c'est beaucoup plus ambitieux que de la faire
sur le territoire pour le... on va dire
d'écosystème numérique de Sofia
mais euh... mais j'y crois
pour une fois qu'on entend parler de
points de bascules dans un sens positif
croisant les doigts, je crois de les doigts pour toi
Franck, merci beaucoup Franck
de cet échange
de cette... ça m'a donné du bon mot au coeur
et presque de l'espoir
parce qu'il n'y a pas gagné
merci merci merci
merci à toi et bravo pour ton
travail, moi j'adore
j'adore ta chaîne, j'adore ton pot de casse
et j'ai eu très très content, j'étais vraiment content
qu'on puisse avoir ces choses en lavée
on a des essorges qui remontent il y a quelques mois déjà
et qu'on puisse enfin parler
c'est un vrai... c'est un vrai qui...
plaisir partagé, merci
je prends les compliments, ça fait toujours plaisir
merci Franck, à bientôt, quand t'as toi cher audito
cher auditeur, j'espère que t'as kiffé
cet épisode, voilà t'as vu je t'ai
entendu, tu m'as dit d'arrêter de mettre une timebox
à 10 minutes, je pense que là on est pas loin
de l'heure, dis moi si ça t'a plu
benoîtrobasartisandeveloper.fr
pour me joindre, sinon tu peux me joindre sur LinkedIn
assez facilement et ben sinon tout simplement
je te dis à bientôt, allez ciao