Bonus S2 — Voyage fantasmé au coeur de la deuxième saison

Durée: 42m8s

Date de sortie: 18/09/2019

Pour clore cette saison 2 des Baladeurs, embarquez dans un voyage fantasmé au fil des douze derniers épisodes.

Dans les profondeurs sous-marines, agrippé aux parois vertigineuses de la montagne du diable ou de l'Annapurna, dans les glaces du pôle Nord ou les chaleurs du désert de Mauritanie, suspendu dans les airs au dessus de l'Alaska ou bercé par les cloches des brebis dans un alpage du Mercantour...

Êtes-vous prêts pour le départ ?

Les Baladeurs est une émission Les Others.

Cet épisode est signé Camille Juzeau, avec une composition musicale de Alice-Anne Brassac et un mixage de Laurie Galligani.

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Les baladeurs, une série audio, les hausseurs.
Des balades, des aventures, des mésaventures, en pleine nature.
Prêts pour le départ ? Prêts ? C'est parti !
60 jours sous la verticale de la atlasse marauté.
Descendre le salto angel en rappel,
long des rails au milieu du désert du Sahara,
dans un alpage au rythme du trombé amoureux sous la surface de l'eau.
Pour clore cette deuxième saison de balades sonores autour du monde,
remontons le fil qui tend chacune de ses 12 histoires.
Qu'est-ce qui pousse à l'aventure ?
Qu'est-ce qui fait qu'un jour, on se décide à partir ?
Partir, c'est risquer, chercher, à se sentir inadapté, intrus,
là où l'homme n'a pas sa place.
C'est être écrivain et avoir le fantasme du récit du voyage,
comme Miguel Bonnefoy en expédition vers le salto angel.
Et pourtant, les jours passants,
sentir ses propres limites se rappelaient à soi.
Episode 16.
Je me souviens de la présence des cascades,
de se manifester des cascades
et de se dire que la cascade est encore en train de tomber,
et que toi et moi, on disparaîtra et la cascade continuera à tomber.
Je me souviens de cette instance,
cette force télurique, organique, supérieure,
qui nous dépasse quoi qu'il arrive,
qui n'a pas besoin de pamphlets, qui n'a pas besoin de livres,
qui n'a pas besoin de grandeur, qui n'a pas besoin de marbre à être taillée.
Elle n'atteste qu'elle-même.
Elle vient d'une sordidiement, ce lac, mais un lac qui est plein de boue,
qui est plein de fange, plein de sentiers boueux,
plein d'insectes bizarres,
une végétation qui l'aide sans fleurs,
à moitié sèche et aride.
Et je me souviens de ces journées de marécage qui ont été difficiles,
avec l'eau jusqu'au genou,
donc avec les chaussures et les chaussettes qui étaient mouillées
pendant de longues heures,
à avoir le soleil qui te frappe et te dire,
mais imagine la quantité d'eau qui doit être en train de se déverser,
de l'autre côté, tu marches et tu marches et tu marches.
On s'est posé dans une sorte de campement
qui était une pierre un peu surelevée,
une pierre rouge qui nous laissait les paumes des mains marquées
comme ça, à chaque fois qu'on se posait dessus.
Et je me souviens d'avoir observé, comme ça, ces kilomètres de marécage,
et je me rends compte que je suis sur une sordide
au milieu d'une pierre rouge, comme un cœur, au milieu d'une anatomie.
En te disant, et la seule chose que j'ai devant moi,
c'est 48 heures d'une descente en rappel d'une cascade.
C'est... Seigneur...
Pourquoi ?
Je doute, et moi j'ai eu peur, et j'ai eu faim, j'ai eu soif,
j'ai été en colère assez, j'ai eu un moment de vraie colère
avec Hentry Gonzales, où au bout d'un moment je dis,
écoute, moi je suis un homme de bibliothèque,
moi je n'ai rien écrit des livres,
moi je comprends que vous trouvez ça extraordinaire de faire ces voyages-là,
mais moi c'est pas mon truc.
Et je me souviens qu'il m'avait dit,
écoute, il y a trois options,
soit tu fais le chemin de retour,
donc tu te refais les 14 jours en arrière
et tu refais toi-même tes propres campements,
tes propres feux, enfin tu refais tous les chemins balisés comme ça de ton côté,
soit on appelle un hélicoptère,
l'hélicoptère viendra te voir, mais du coup ce sont 3000 dollars,
moi je ne te les payerai pas,
il faudra que tu attendes ici pendant deux jours
que l'hélicoptère te voit dans cette pierre rouge au milieu des marécages,
soit mon amie, eh bien on continue,
toujours tout droit, il y a une cascade, et comme tout le monde,
tu la descends, et tu rentres à chez toi.
Je me souviens de ce moment comme ça,
où nous avons parlé, je te rends compte que tu es vraiment au milieu de rien,
et que tu n'as qu'une seule option, c'est de continuer.
Aurélie Calmet, dessinatrice, se confronte elle aussi
à la réalité froide de la Côte Est,
aride du Groëirland.
Après dix jours de portage entre les parois vertigineuses des glaciers,
la rivière gelée coupe la route.
Episodes 18
Il me dit bon, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle,
j'ai trouvé un passage pour atteindre le front d'Edouard Bellet,
mais il faut passer dans l'eau.
Donc au départ, tout le monde réfléchit,
on met une tirolienne, parce qu'elle est assez large,
avec du débit, quand même, c'est l'été,
toute marron, au milieu du sable, donc ça c'est vraiment assez étonnant.
On tend une tirolienne,
et en fait, bon, la tirolienne, elle va pouvoir faire passer les sacs,
mais pas nous.
Nous, faudrait qu'on passe à pied, dans l'eau.
Il ne faut pas vous mouiller vêtement, donc on se met en sous-vêtement,
et l'eau est à 0,1°C.
Et nous sommes deux petits modèles, on va dire,
tous les autres sont plutôt grands costauds,
les deux petits 1,6 mètres de kilo,
donc quand on voit les grands qui traversent,
à qui ça arrive, en haut des cuisses,
nous on sait que ça va être au-dessus d'une englure.
Donc on met les vêtements autour du cou,
les chaussures autour du cou,
on se retrouve, on se nette,
on s'en va avec les bâtons de marche,
pour, par rapport au courant,
parce que, voilà, donc là, trouille,
et on oublie la douleur du froid,
parce que, vraiment parce que c'est embarqué dans cette rivière,
qui va s'engouffrer sous le glacier apucinicajique.
Donc c'est juste le pire truc qu'on puisse imaginer.
On traverse,
et vite on va donner un coup d'air aux autres pour la tirolienne,
tous les sacs traversent et on les récupère.
Moi je dessine à ce moment-là,
la tirolienne, etc. Et voilà, je découvre le dessin quand on tremble.
Mais l'aventure commence avant l'imprévu, bien avant la fatigue et la lassitude. Encore
avant les merveillements. Elles commencent au jour de la décision de partir. Faire ce pas de côté,
décider de marcher en dehors de la trace de son quotidien, en temps et partir.
Je suis issu d'un milieu qui n'est pas du tout sportif, absolument pas intéressé par la
montagne, plutôt réticent à ce genre d'aventure qui est considéré comme étant inutile.
Episode 21, Laurence de la Faire-Hère à Alpineau. Moi, fille de bonne famille,
censée devenir une digne héritière et produire des enfants qui reprendraient le flambeau
familial. Bref, j'ai fait tout l'inverse. Et finalement, je pense que c'est une révolte qui
est issue du sentiment de ne pas me sentir à la place dans ce milieu. Et si je suis partie un
jour en montagne, c'est que j'avais envie de trouver un terrain d'expression. Je ne savais pas du
tout lequel. Et ça a été une révélation. Lorsque j'ai participé à un stage d'alpinisme sur le
versant italien du Mont-Blanc, j'ai découvert un endroit où je me suis dit oui, c'est là où je veux
vivre. Et sans imaginer un seul instant ce que j'allais en faire, ni qu'un jour je me retrouverais en
pas milieu de l'Antarctique. Mais je savais que c'était là où j'allais tracer mon chemin.
C'est un nom particulier, donc en Italie ? En Italie, sur le versant italien du Mont-Blanc. J'ai
quelque chose que je connaissais absolument pas. Je venais de passer mon bac et avec une amie,
on s'est dit on va fêter ça et on s'est inscrits complètement par hasard dans ce stage,
en sachant absolument pas à quoi on allait s'en tenir. Et c'était à la fois impressionnant,
terrifiant et en même temps merveilleux. En fait, c'était un mélange de vision, de regard. J'avais les
yeux complètement écarquillés devant un monde qui se découvrait à moi que j'ai n'imaginais
pas un seul instant et en même temps terrifié par le côté majestueux, immense. Le versant italien du
Mont-Blanc, c'est quand même très impressionnant, c'est très austère et en même temps pas du tout
préparé aux efforts physiques que ça demandait. Donc c'était difficile, on nous a emmené tout de
suite en altitude, on a fait des choses tout de suite assez sportives et j'en ai chié, mais vraiment
j'en ai bavé. C'est à bord d'un petit voilier polaire en hivernage au Groenland,
Coat West, que Aurélie Calmet se souvient du déclic qui l'a mené à devenir des sénatrices
d'expédition. C'est partie des rêves, donc on a les choses qu'on a envie de réaliser dans la vie,
on a envie de se donner moyen de réaliser. Et puis les rêves, ceux qui font du bien,
lesquels on aime se blottir, mais on sait qu'ils n'arriveront jamais. Moi je m'étais mis à lire
beaucoup sur des dessinateurs, des sénatrices que j'admirais, je me suis dit que j'aurais
aimé naître au 19e un homme et accompagner comme dessinateur sur les bateaux, à les découvrir.
Mais maintenant, ça se fait plus que quoi. Je rencontre Évraire Vendembourg qui m'invite à
l'accompagner pendant ses missions d'inventaire pour nature évolution, sa structure. Et voilà,
c'est possible en fait. On se dit bon, vivre un rêve aussi fort, est-ce que je vais pas être
déçu ? Est-ce que je vais être à la hauteur ? Est-ce que je vais réussir ? Parce que je connais
les Pyréne, les Sévennes, le Koss, le Larzac, où j'aime partir tout seul, faire des affus. Mais aussi
loin, je connais pas la faune, je connais pas le milieu, toute cette adaptation. Est-ce que physiquement
je vais pouvoir suivre ? Parce que là, c'est pas pareil quand même. Nous sommes partis de moi,
juillet, août, sur la côté du Groenland, dans le Scoresby Soud. C'est le plus gros système de
fior de monde. Il allait faire jour tout le temps. Comment j'allais vivre ça physiologiquement,
parlant ? Plein de questions. Plein de questions, l'équipement. Je savais qu'on allait porter
beaucoup, alors combien de carnets je prends pour deux mois, quel matériel, avec le froid. Et
une nouvelle partie. D'autres fois, il s'agit d'une simple conversation, d'une rencontre,
au même d'une lecture d'un article dans un journal pour déclencher une quête. Je cherchais
des destinations à la base pour partir dans les déserts. Je faisais un tour du monde des déserts
pour faire de la photographie. Et j'étais tombé sur un article du fin fond d'internet, un peu,
sur un train qui traversait le Sarah. Mais c'était vraiment un petit article, donc tout était
un peu flou et c'était un peu ça l'intérêt. C'était pour ça que j'ai choisi la Mauritanie,
c'était pour l'intérêt. Et le fait que ça soit un pays complètement fermé encore,
mais qui apparemment n'avait pas de problème, donc du coup c'était un risque assez mesuré.
J'écite de partir en septembre, qui est le pire mois parce qu'il fait, c'est le moment où il fait le
de la latitude du Sarah. Oui, c'est le plus chaud, donc c'était un peu rude. Le taxi me dépose
chez quelqu'un, chez qui j'allais dormir. Il me dépose dans un chemin de terre derrière l'école
française. C'était une expat, une Allemande qui s'est dit qu'elle allait rester en Mauritanie et
qui bossait dans une boucherie. Elle s'appelait Sarah. Moi forcément, c'est la première raison
que je lui bosse, c'est alors le train. Le train, je m'ai entendu parler qu'il est où, comment il va,
quelle vitesse, c'est quoi, etc. Et du coup, elle complète les infos que j'avais pas. Donc ce train,
c'est un train minier qui part d'une mine de fer qui est dans les terres, qui est au milieu du Sarah,
et qui va vers la côte pour ramener le fer. Il y a trois trains par jour, il transporte 17 mines
tonnes de fer. Par comparaison, la Tour Eiffel, je crois qu'elle fait 11 ou 12 000 tonnes. Donc le train
transporte une fois et demi la Tour Eiffel tous les jours. Il y a trois trains, donc c'est quelque chose
de colossal. Apparemment, ce serait le train le plus long. Il y a trois kilomètres de wagon,
deux kilomètres cinq. Le plus lourd parce qu'il y a 17 000 tonnes de fer, et le plus long parce qu'il
met, je crois qu'il va à 40 ou 50 kilomètres heure, parce qu'il est quand même lent en plein
désert où ça va tout droit. Mais bon, je pense que ça cause de l'inertie et du coup, etc.
Elle donne quelques infos et c'est parti quoi. Après, il n'y a pas vraiment d'infos, on y va quoi.
Partir à l'aventure et s'y plonger. Ce défer successivement des couches qui nous retiennent pour
appartenir au lieu traversé. Ouvrir les yeux sur le paysage et sentir le corps se fondre peu à peu
dans le milieu. Décoler dans les airs sur volant la Asca avec Dorine Bourne-Tou, épisode 23.
Moi, à chaque décollage, j'ai vraiment le sentiment dès lors que du moment où les roues
quittaient le sol, un sentiment de délivrance. Un sentiment de délivrance. Ça y est, on vole.
On est libre. Alors, ce n'est pas seulement parce que je suis handicapée et que je vis dans
un fauteuil roulant. Ce sentiment-là, je l'avais aussi quand je prenais mes premiers cours de
pilotage, quand j'avais 15 ans, et que j'étais valide. Ce sentiment de se dire, ça y est,
on est détaché du sol, on est libéré de l'appesanteur. Et puis, on a ce sentiment très vite de prendre
de la hauteur, de voir les paysages sous une autre perspective, sous un autre angle. Ça rend vraiment
humble. Il faut beaucoup d'humilité pour être pilote. Ça nous apprends l'humilité. Et on a ce
sentiment d'être porté par les filets d'air. On a le sentiment de caresser les filets d'air.
C'est très beau. On glisse. Il n'y a pas d'obstacle. Mais ce bonheur-là, ce plaisir intense, profond,
il se mérite. Et puis, il est fugace. C'est-à-dire qu'il ne faut jamais oublier que
on est dans la troisième dimension, on est en l'air, un élément où l'homme n'a rien à y faire,
et que finalement, il faut aussi rester très vigilant.
Adhérez sur la paroi de la Tasse Marocain, épisode 14.
Stéph, je vais clipper la corde du haut et après, je te largue la première corde.
Stéphanie Baudé. Je vais défaire mon oeuf. Dans la paroi, comment se passe cette adhérence
comme ça vis-à-vis de la pierre, les moments où vous faites corps à corps ? Quand on me
grave, moi ce que j'aime aussi, c'est qu'on en éveille à tout ce qu'il y a comme détail au
de soi, la moindre espérité prend des proportions et on retombe dans ce rapport-là très infantin de
rechercher les choses toutes petites, de faire attention à des détails infimes, et parfois,
on doit se décider de pousser sur une prise de pied qui paraît, à priori, qu'il n'en paraît pas être
une, mais qui, quand on commence à bien l'observer, quand on osse pousser dessus et se redresser
dessus, ça devient quelque chose de tangible, de réel, de concret. Et moi j'aime bien cet équilibre
aussi qu'il faut trouver, parce que finalement, comme la marche de l'escalade, c'est une forme
de déséquilibre en mouvement où on cherche perpétuellement à retrouver une forme d'équilibre
au coeur même du mouvement. Et puis le rocher, je pense que je suis très attentive aussi à toutes
les formes de rocher parce que chacun a son âme, presque on dirait, son grain, ça a son caractère,
un calcaire. Quand je grimpe sur un calcaire, j'aime beaucoup se toucher assez doux. Je pense
que l'une de mes roches préférées, c'est le gré, mais on n'en trouve pas beaucoup en très
grande paroi, comme le gré de Fontainebleau, vous savez, c'est comme un papier de verre très
fin et où vous posez votre main et ça adhère juste parfaitement en mettant très très peu de pression
dessus. Et ce grain-là, j'ai l'aime particulièrement. Le calcaire, c'est un peu différent, il faut
au contraire rechercher les minuscules aspérités sur lesquelles on peut s'accrocher et puis il
prend des, il y a beaucoup de prises, ce qu'on appelle des gouttes d'eau, qui sont en fait des
petits trous comme ça qui ont été créés par des gouttelettes qui tombent. Et donc c'est
aussi un rocher de quelque part, une sorte de rocher de la mémoire, un rocher sédimentaire qui porte
un peu une forme de mémoire du temps et de la géologie. Alors que sur un granite, on a plus
des sensations comme ça de par même la morphologie, on va dire des pierres qui sont des jaillissements
de citadelles, de cathédrales, comme ça, très impressionnantes. On va peut-être même ressentir
davantage chez force thélorique et ça va nous donner une escalade beaucoup plus physique,
c'est être assez différent. On dit que l'escalade en quelque part ou sur des dalles, après les
dalles de granites, c'est encore autre chose. Il y a aussi des formes très subtiles qui sont comme
des méditations en mouvement pour moi presque. Si on n'est pas vraiment là, on risque de glisser
et si on est bien concentré vraiment à ce qu'on fait, on adhère mieux, en fait on adhère à ce
qu'on est, on adhère à ce qu'on fait. Sans foncer dans les profondeurs sous-marines,
appais par le bleu, le long du câble d'apnéiste, de Julie Cotier et de Guillaume Néry. Épisode 15.
Pour moi, une plongeant en apné, c'est de me retrouver avec tous mes membres, mes pieds, mes
jambes, mes bras en suspension, comme si j'étais dans l'espace. C'est ça que je vais rechercher sous
l'eau, c'est finalement ce sentiment aérien, comme si j'étais en orbite autour de la planète
et c'est magique de pouvoir aller dans l'eau et de revivre ces sensations. On a une sensation
vraiment de liberté. Alors la liberté, on a dès que l'on est immergé et que l'on sent que l'on
peut faire, on peut aller où on veut. On peut aller dans toutes les directions de l'espace. C'est un peu
le rêve de l'homme de pouvoir voler. On peut pas sur terre, sous l'eau on peut le faire. Donc les
premiers mètres, on continue de palmer jusqu'à arriver à la phase de neutralité où on monte
pas, on descend pas, on est là bloqué dans cette espèce d'espace en suspension. Évidemment,
c'est pas là qu'on reste. On continue, on dépasse cette zone et on commence à couler. Et c'est le
qu'on cherche et c'est ce qu'on veut faire durer le plus longtemps possible. Et c'est peut-être pour ça
qu'on essaie d'aller le plus profond possible, c'est pour faire durer ce moment. Et le moment
que je préfère, c'est le moment où ma flottabilité va s'inverser. Je suis libéré finalement de la
poussée d'archimètre qui me tient en surface et que je peux chuter. Je chute vers le fond, comme si
les profondeurs, les abysses, me hapaient et du moins c'est une sensation de vol, mais très douce. Le vol
sur terre, je fais de la jupe libre, c'est violent, c'est l'adrénaline. Le vent, on vient de fouetter
le visage. Là, c'est juste une caresse de l'eau. C'est un grand moment de perfection. Et on se laisse
appeler, on se laisse attirer, on se laisse aspirer par ce bleu. Et depuis toute petite, depuis que je
chasse, j'ai toujours été attirée par cette profondeur, comme si c'était comme un appel.
C'est vrai que je me sentais appelée par ces profondeurs.
Résistée avec Sidney Léa-Lebo au coeur du volcan Kawae-Jen en Indonésie.
Épisode 17. Et ce qui est assez impressionnant, c'est que vraiment,
quand on est au milieu de ces canalisations, vraiment, c'est là où les nuages toxiques
sont les plus denses. Pour moi, je n'ai jamais été en contact avec ces nuages-là. J'étais souvent
en périphérie. Mais eux sont vraiment dans ces nuages en permanence. Et là, plus importe que le vent
vienne de l'est de l'ouest du nord ou du sud, plus importe, ils sont vraiment dans le nuage
ultra toxique. Moi, j'avais un masque à gaz. Et même avec les masques à gaz, quand on se retrouve
dans le nuage de souffres, c'est ultra dur de respirer. En fait, on sent le souffre qui se dépose
dans le zoophage, tout au long de la gorge. On a l'impression qu'on va étoffer. J'ai essayé de me
mettre en apné pour essayer de respirer le moins possible et avaler le moins de souffres possibles.
Mais quand on se retrouve dans un nuage la première fois de souffres, quand le vent tourne et qu'on se
retrouve dans un nuage, c'est assez flippant. Les premières fois, c'est vraiment très impressionnant.
Et donc à répit, quand ils voyaient que j'avais du mal à m'extraire parfois, quand ça durait un peu trop
longtemps, ils venaient me prendre par le bras, ils essaient de me sortir de là parce qu'on
voit plus rien en plus. C'est des roches volcaniques et tout. Donc après, pour marcher, c'est pas
forcément évident. J'ai posé la question à Aripin quand t'es exposée à ces fumées toxiques.
Comment est-ce que tu le ressens physiquement ? Lui, Vlade écrit comme des millions de déguits
qui lui rentraient dans le corps. Ça lui brûlait les yeux. Pendant plusieurs jours,
il ne pouvait plus ouvrir les yeux et il était aveuglé. Tout son corps était comme brûlé en fait.
L'aventure, ça a aussi le goût du défi. Repouser les limites, aller au-delà des frontières,
vivre dans les forts, sentir l'attention d'un corps qui se tend dans un milieu qui le rejette.
Le désert glacé du Pôle Nord, l'océan et ses tempêtes, la mer en colère. Le fin fond d'une grotte
enterrée vivant sous la surface du sol. Cela, partie explorer les dernières frontières de la terre
et d'eux-mêmes. Comment survivent-ils ? Comment persévérer ? Coutes que coutes.
On voit qu'on passe à la altitude, chaque degré, nous sommes à 82°, tout ça pour arriver à 90°.
Quand vous passez en dessous du 89°, vous dites que vous n'avez plus qu'un degré.
Un degré, c'est 111 km.
Episode 13, François Bernard, alpiniste et explorateur.
On se dit que 60 minutes, 11 km. Il n'y a plus qu'à bien moins lourde.
Nous restons assez en nourriture. On commence à y croire.
Au début, on ne se pose pas de questions. On ne calcule pas.
On n'est pas là à calculer combien de kilomètres.
On sait qu'il faut marcher. Il ne faut pas se poser de questions et on fera le compte un peu à la fin.
À 14 km de l'arrivée, on s'est trouvé face à un terrain complètement fracturé de partout, de l'eau partout.
Tout de suite, ça nous a remis un gros doute à dire.
Mais ce n'est pas gagné. Jusqu'au bout, jusqu'au bout, cette banquise va nous défier.
On remettait les traîneaux côte à côte.
On monte sur le traîneau pour traverser ses brados en pagayant avec nos skis.
Après, on a revoit les poulquins, on avait de la cordelette, plus de 50 mètres.
On retirait les traîneaux pour passer.
Jusqu'au bout, à 14 km de l'arrivée, on ne se dit pas que le vent se lève.
On dit que jusqu'au bout, ce n'est pas gagné l'histoire.
On a plus beaucoup de marches de nourriture.
Il faut vraiment que ça se termine vite.
Ce n'est pas gagné.
Surtout en vouloir être en autonomie.
On avait cette échéance de 56 jours de nourriture.
Absolument qu'on arrive au Pôle Nord, dans ce créneau.
C'est un échec. Pour nous, c'était un échec de se faire habitailler.
Même si il n'y a pas beaucoup d'expédition.
Ce côté dur du Pôle Nord, c'est de faire une autonomie.
C'était vraiment un objectif.
Ça vous met la presse.
C'est une expédition.
Par rapport à l'Evres, j'ai trouvé vraiment très dur.
Les deux jours de l'ascension, les deux nuits à 8000 mètres.
Le sommet, on passe une deuxième nuit à 8000 mètres avant de descendre.
J'ai trouvé vraiment très dur.
Mais c'est court.
Après, à l'Evres, c'était quand de base, il y a des semaines de récupération.
Vous avez tout ça. Le Pôle Nord, c'est dur tout le temps.
C'est pas très dur, mais c'est très dur tout le temps.
Par rapport à l'Evres, c'est très très dur, mais vraiment un temps très court.
Le Pôle Nord, c'est très dur tout le temps.
C'est vraiment ce que je retiens tous les jours.
Ça dure 56 jours.
C'est pas un rate de 10 jours ou 30 jours.
C'est 56 jours.
Pour moi, en tout cas, 56 jours, c'était quand même long.
C'est vrai qu'on était devenus un peu des machines à la fin.
Des machines à marcher.
Ça demande de trucs.
C'est pas technique.
C'est vrai que c'est rien de technique.
On parle matériel.
À ce moment-là, j'étais tellement omnibulé par la course que je ne regardais rien.
Épisode 19, Éric Loiseau, marin.
C'est trop étrange parce que je m'occupais uniquement du réglage des voiles.
Je regardais l'horizon pour savoir de m'élevant et comment ça allait se passer.
Je n'étais absolument pas dans l'observation des choses.
J'étais tellement monumagnac sur la performance et sur le bateau.
D'ailleurs, c'est drôle parce que quand j'ai arrêté la course,
je me suis dit que, de toute façon, si je devais de la montagne, je ferais différemment.
D'abord, je m'intéressais un peu plus aux gens parce que, à part mon équipage, je ne m'intéressais à personne d'autre.
Dès qu'on arrivait dans un port, à Cape Town ou à Auckland, d'un pour tout d'ailleurs,
je ne m'occupais que du bateau.
J'ai dû faire dans ma partie maritime, du coureur.
Je suis pas combien d'endroits au monde que je n'ai jamais revisé.
J'ai rien de genre, je n'ai jamais sorti du bateau.
À Cape Town, je ne connaissais que les quais.
Au clan de pareil, je n'ai pas pris une journée pour visiter comme ce soit.
J'étais omnibulé par mon bateau, comment faire pour l'améliorer, etc.
Et en mer, c'était la même chose.
Mes observations étaient uniquement faites pour que ça marche mieux sur le bateau.
C'est drôle parce que maintenant, j'en ai beaucoup plus quand je navigue.
Là, je fais beaucoup de missions sur un bateau où il n'y a pas de stress justement,
parce que c'est un bateau solaire où il n'y a pas de voile, on n'est jamais inquiets.
Là, vraiment, je regarde les choses, je regarde autour de moi, je me serve les oiseaux.
En fait, ce point de tournure du monde est rentré dans une baleine, mais bon,
c'est un caron fêché.
Putain, qu'est-ce qu'elle foutait là ? C'est une conne de baleine.
Je ne suis pas du tout intéressé, même qu'elle était coupée en deux,
ça m'était même pas mon problème.
Le seul truc, si mon bateau était rendu, je me demandais si j'avais pas du tout envie d'arrêter la course.
C'est un peu ridicule, mais c'est comme ça.
Interactualité.
18 juillet 1962.
Un spéléologue de 24 ans, Michel Cypher, est descendu lundi après-midi
dans le gouffre de Scarasson, dans le massif du Margraith,
situé à 10 km à l'est du col de Tonde, à 2100 mètres d'altitude.
Il a atteint une grotte glacière à 130 mètres de profondeur,
où il conduit, seuls, pendant deux mois, sans revenir à la surface.
A l'issue de cette expérience, le Centre d'études et de recherches de médecines aéronautiques
étudiera les conséquences sur l'organisme humain de ce séjour prolongé sous terre,
dans un milieu très humide, où la température ne dépasse pas 4°C.
Un groupe de CRS restera pendant deux mois, à l'entrée du gouffre,
relié par téléphone avec le jeune spéléologue.
Episodes 24.
Quand je descends, à l'époque, on descendait dans les gouffres,
non pas sur des cordes, mais avec des échelles,
en câbles d'acier, avec des barreaux d'aluminium.
Je descends, dans les jours précédents, dans ma descente,
une décorde qui, pendée dans le puits de 40 mètres tout près du glacier,
avait été sectionnée par un éboulement.
On savait quand je suis descendu qu'il y avait des éboulements.
Là, j'ai failli reculer quand même.
J'ai failli me dire, bon, je descends pas Michel, tu es fou.
Faut pas descendre, tu vais y rester.
Mais bon, les a minimisé.
J'étais pris dans le système de la fierté,
de s'être engagé, à fait que je suis descendu.
Il n'était pas question de refuser ces marches-créves.
Du moins, c'était le concept que j'avais de la vie.
Ça marche, ça marche.
Tu as pas de peau, tu meurs.
Je suis descendu.
Les copains m'ont ramené, le dernier matériel qui restait,
ils m'ont ramené sous terre, puis ils sont remontés.
Là, vous vous retrouvez...
Je suis assis sur un bloc de la moraine au bas du Puy, de 40 mètres.
J'entends le dernier gars, ce pédéon qui monte.
J'entends le clic-tip des échelles.
Puis, ils arrivent au sommet du Puy, ils me disent au revoir.
Et puis là, je commence à entendre des sons qui s'affaiblissent, qui s'affaiblissent.
Puis, je me retrouve seul dans le silence absolu.
Là, ça m'a foutu un coup, quand même.
Ça m'a foutu un coup au moral.
Je me suis dit que tu tiendras pas.
Et puis, la volonté, je suis quand même un homme de volonté.
Tu peux pas échouer, tu es descendu.
Tu peux pas ne pas le faire et tu peux pas ne pas réussir.
C'est pas simple quand même de rester des mois sous terre,
hors du temps, sans aucun très peu de conversation.
Vous êtes face à la solitude absolue.
17 août, jour 32.
Il y a eu un gros éboulement hier.
J'avais la tête entre les mains, les jambes en tailleur au milieu de mon sarcophage de pierre.
Ça résonnait dans ma tête.
J'ai cru que ça ne finirait pas.
Mon heure peut-être était arrivée, mais non.
J'ai du mal depuis à me calmer.
Je suis terrifiée, nerveux.
J'ai des tremblements et du mal à me déplacer.
Je me sens dépoussolé.
Il faut que je reprenne des forces pour tenir encore 50 jours.
Il faut que l'expérience réussisse à tout prix,
même si j'en deviens.
Dépasser ses limites, oui, mais jusqu'où ?
Le moteur vous pose toujours à repartir.
Vous êtes repartis juste après une expérience aussi terrible,
vous êtes repartis plein de fois après pour des choses extrêmes.
Qu'est-ce qui pousse ?
Je pense qu'aînée une passion,
de ces expériences aînée une passion,
et cette passion est liée avec ce sentiment de liberté.
La France de la Faire Hier, alpiniste.
Et le sentiment que je m'appropriais ma propre existence.
Après, au fur et à mesure que vous faites des choses
que vous reconnaissez certaines compétences
et que vous reconnaissez certaines compétences,
ça ouvre des horizons sur d'autres possibles.
Et au fur et à mesure des expéditions,
dans le fond, vous gravissez des échelons.
Et à un moment donné,
il y a une curiosité énorme qui s'instore
et qui vous fait dire qu'est-ce qu'il y a derrière ?
Il faut vraiment avoir une très grande volonté
pour se dire non, stop.
Maintenant, instinctivement,
je dois considérer que j'ai atteint les limites du raisonnable.
Il faut que je m'arrête.
Et ça, ce qui a été pour moi un moteur
pour respecter les limites que je ressentais,
c'est le fait d'avoir des enfants.
Parce que, au sinon,
il n'y a rien qui aurait pu m'arrêter de continuer.
Et quelque part,
ce sentiment de toute puissance naissant
à travers la première expédition
devient de plus en plus important.
À chaque fois, vous vous dites que c'est incroyable,
ce dont je suis capable de faire.
Et finalement, vous vous apercevez
que les limites que vous croyez être ne sont pas
et que les franchirs sont beaucoup plus faciles
que ce qu'on pourrait imaginer.
Et que, du coup, vous vous enrichissez
de toute cette progression
et vous n'avez pas envie de stopper ça.
Mais, voilà, j'ai eu des enfants
et ces enfants, cette conscience d'enfants,
même si on m'a reproché d'avoir eu des enfants
et de continuer à faire des expéditions,
il n'empêche que ça m'a permis
de mettre un terme
à un certain nombre de choses.
Et c'est comme ça qu'à un moment donné,
j'ai arrêté de partir dans l'Himalaya.
Et ensuite, je suis partie en Arctique et en Antarctique.
Mais après ma deuxième expédition en Antarctique,
j'aurais pu repartir.
Et c'est très tentant,
parce que quelque part, c'est difficile de revenir aussi,
de revenir dans la vie de tous les jours,
de faire du quotidien
quelque chose de normal,
de constructif et d'exaltant.
Donc c'est difficile.
Mais là, je me suis dit, non, il faut que je m'arrête.
Et ça m'a obligé à focaliser
et à mobiliser mon énergie sur d'autres sujets.
C'est la raison pour laquelle j'ai accepté
de diriger la base française
de Dumont-Durville en Terre-Adélie.
Alors là, vous passez de la solitude
la plus extrême, à la collectivité la plus extrême.
Et c'est tout aussi compliqué.
Mais ça aussi, ça a rééquilibré
ma perception des choses.
Il boucle tellement.
Il boucle les boucles.
Elle n'est pas terminée, elle peut s'agrandir,
mais elle est orientée vers les autres.
Le Loup, tu disais que tu l'attendais,
est-ce que tu l'as entendu ?
Le Loup,
ne s'est pas manifesté pendant ses jours.
Alors quelque part, tant mieux pour Jérôme
et pour son propos.
Moi, j'aurais aimé l'entendre.
Épisode 20, Marc Namblard, audio-naturaliste.
Mais j'étais pas venu pour ça.
Honnêtement, j'étais pas venu, non,
dans cette idée-là.
J'avais vraiment envie de passer tout ce temps
avec Jérôme et de le voir travailler.
C'est vraiment ça qui m'a
qui m'a fait monter sur l'alpage.
J'ai eu la chance de pouvoir
entendre le Loup ailleurs, plus tard,
dans les Alpes et puis en Espagne aussi.
Parce que là, dans la phase de l'écoute,
je réécoute les choses qui se révèlent,
peut-être que t'avais pas entendu.
Alors, curieusement,
je réécoute assez rarement
dans la foulée.
C'est-à-dire que quand je fais un enregistrement,
j'en garde la mémoire.
Mais je ne le réécoute que très rarement,
tout de suite.
C'est-à-dire que je suis qualifié,
qu'il est dans le registreur,
qu'il est sur la carte mémoire.
Et le temps de l'écoute
de l'enregistrement
vient en général beaucoup plus tard,
c'est-à-dire,
maignes fois que je suis rentré chez moi.
Je suis installé dans mon bureau,
enfin dans mon petit studio, voilà.
Et c'est là que je vais vraiment rentrer
dans l'écoute de ce que j'ai enregistré.
Donc on est dans un temps très différent,
déjà parce qu'on n'est plus dans le même lieu.
Alors, lorsque j'ai réécouté ces enregistrements,
c'est vrai que je suis souvent
reprojeté sur les lieux.
Ça, c'est la magie du son,
pouvoir nous transporter comme ça,
dans le temps et dans l'espace.
Mais très vite,
je finis par m'en alloigner un petit peu
et rentrer dans le son,
dans la matière sonore,
dans ce qu'elle me propose,
et du coup, là,
on se dirige vers un autre travail.
Toi, le but que tu as,
à partir comme ça,
est-ce que c'est le moment, justement,
de l'enregistrement,
ce moment d'écoute très particulier
de la nature qui est en train de se défiler
sous tes oreilles ?
Est-ce que c'est témoigner d'un paysage
qui aussi change,
évolue, etc. ?
L'enjeu, en fait, finalement,
qui te pousse tout le temps à repartir, en fait.
Alors, on me demande souvent
quel enjeu il y a derrière,
qu'est-ce qui me pousse toujours
à repartir, à passer autant de temps
sur le terrain,
à capter des sons, à écouter.
Ça m'a toujours un peu étonné,
parce que c'est... comment dire...
Le fait qu'on pose la question,
d'une certaine manière,
c'est presque une façon de considérer
que c'est quelque chose d'incongru,
de...
presque d'anormal,
enfin, je sais pas.
Alors qu'en fait, c'est très simple
si je continue à faire ça,
c'est parce que j'ai pour un énorme plaisir à le faire.
Parce que je me sens
nulle part aussi bien que
lorsque je suis dehors en train de faire ça.
Alors si, il y a d'autres endroits, je me sens très bien
auprès de mes amis, auprès des gens que j'aime, évidemment.
Mais c'est complètement différent.
Je me pose pas trop la question, je ressens
cet immense plaisir
à chaque fois que je vis ces moments-là.
Et donc pour moi, c'est une évidence qu'il faut continuer
et tant que le plaisir est là,
tant que je suis dans cet état-là,
malgré les difficultés que je peux rencontrer,
mais ça fait partie aussi de...
ça fait partie du truc aussi, les difficultés.
Voilà, tant que ce sentiment est présent,
je continuerai,
et je me poserai pas trop la question, en fait,
de savoir pourquoi je fais ça.
Je suis pas certain d'en avoir la réponse,
et puis je suis pas certain de vouloir la connaître aussi.
Chacun de nos 12 aventuriers
continue d'arpreunter le monde pour de nouvelles histoires.
Vous pouvez retrouver toutes les informations
sur leurs parcours, leurs démarches et leurs projets
sur le site The Ozzards,
à picorer sans modération.
Nous les remercions pour leur confiance
et la générosité de leur témoignage.
Merci aussi à toute l'équipe des baladeurs.
L'oreille galiganie qui mixe chaque épisode
pour que les voix sonnent claires et juste à vos oreilles.
Alison Brassac, pour sa musique
qui recompose des paysages lointains,
ainsi qu'à toute l'équipe des Ozzards,
qui permet de vous faire découvrir
ces belles histoires et d'autres sur les réseaux
et dans le très beau magazine papier.
Un merci particulier à Thomas et Nicolas
pour leur confiance.
Pour son soutien, nous remercions également
Audible, qui a cru en ce format dès le début
et supporte tous les épisodes de la saison 2.
Et il y a vous qui nous écoutez,
à qui nous devons de continuer d'exister.
Merci pour votre fidélité.
Si vous appréciez toujours ces histoires,
continuez d'en parler autour de vous,
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sur les applications et les réseaux.
Vous nous permettrez ainsi de revenir
avec de nouvelles histoires d'aventure très bientôt.
En attendant, vous pouvez redécouvrir
les 24 épisodes déjà en ligne
et vous replonger dans la lecture des Ozzards papier,
fournillant de passionnements de l'exploration terrestre.
Et moi, Camille Juzot,
qui signe ces épisodes, je vous dis tout le cas bientôt,
pour de nouvelles aventures
et mes aventures en pleine nature.
...

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