Négociation 5/5 - Ouis ou non

Durée: 10m41s

Date de sortie: 15/09/2023

Où on apprend à se méfier d'un "oui" et aimer le "non".


La boite à outil du leader craft : https://artisandeveloppeur.fr/tcraft/ 


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Salut, bienvenue sur le podcast Artisan Developer.
Cette année, j'ai envie d'accompagner les leadercrafts à transmettre à l'artisanalogiciel
au sein de leurs équipes sans se brûler.
Prêt à passer au niveau supérieur ? C'est parti !
Oui ou non ?
Toujours, toujours se méfier d'un oui.
C'est ce que Chris Vos nous rappelle dans son livre « Ne coupez jamais l'apport en
deux ».
Pour rappel, c'est le cinquième et dernier épisode de cette mini-série que je fais sur
ce livre en venant m'inspirer des techniques d'un négociateur du FBI pour voir comment
est-ce qu'on peut amener le craft dans nos entreprises, comment est-ce qu'on peut aider
les gens à adopter ça.
Si toi aussi tu es leadercraft et que tu as envie de pousser ces idées là dans ton
entreprise, ce livre est vraiment, je pense, une mine d'or et j'avais envie d'aller
chercher quelques-uns des outils qu'il utilise pour voir comment est-ce qu'on pouvait utiliser
ça pour notre compte.
Et donc toujours se méfier d'un oui.
Parce qu'en fait le oui peut être facilement contrefait.
En fait ce que nous explique Chris, et quand tu regardes bien dans la vie, en fait ça
fait beaucoup de sens, il y a trois types de oui.
Tiens le premier oui c'est le oui de politesse, le oui pour se débarrasser.
Probablement tu l'as déjà vécu, que ce soit d'un côté ou de l'autre.
Moi c'est un oui qui ne me parle pas trop parce que c'est question de politesse sociale,
de code socio, j'y suis un petit peu moins sensible.
Quand quelque chose ne me convient pas je préfère dire non simplement.
Mais visiblement je comprends que je fais partie d'une toute petite minorité et que
beaucoup de gens pour se débarrasser poliment de quelqu'un vont avoir tendance à dire
oui.
Ça c'est l'exemple typique où tu vas proposer quelque chose et on te dit oui oui
oui oui oui oui oui oui oui oui oui oui oui oui oui oui oui oui oui oui oui
Merci gars, salut à bientôt, on s'appelle, on se fait une bouffe quoi.
Ça c'est un piège, c'est un piège parce que toi tu crois que la personne t'as dit
oui, tu crois dans ton idée, tu amènes par exemple, tu amènes des idées, tu dis
ah ça serait bien qu'on mette en place une intégration continue et les gens te
disent ah ouais ouais ouais ça serait bien ouais.
Mais en fait ils pensent non mais ils n'osent pas te le dire en fait.
Là tu pourrais dire que c'est piègeux mais il y a pire, il y a le oui mou.
Le oui mou c'est la personne elle est sincèrement intéressée.
Ah ouais ça serait bien de faire une intégration continue t'as raison parce que c'est galère
quand même à chaque fois qu'on pousse entre eux, qu'on sait jamais si on n'a pas
cassé quelque chose, des fois on se rend compte de trucs qu'on a pété deux semaines après.
Ça c'est le oui mou, le problème c'est qu'il te donne vraiment l'impression que les choses
ont bougé et qu'en fait elles ne bougent pas.
Et puis tu vois le troisième oui qui est le oui d'engagement.
Là les gens sont motivés ils ont envie et on y va.
Et là la différence tu vas me dire comment est-ce que tu fais la différence entre ces trois
oui ?
Eh bien la différence principale, le oui d'engagement, celui que tu veux si jamais tu
essayes d'amener une idée et que tu as envie que les gens l'adoptent, ils se distocient
et ils se différencient des autres oui parce qu'on sait comment on va s'y prendre.
Donc imagine donc que tu es en rétro et tu te dis que quelqu'un dit que ça serait
bien de mettre en place une intégration continue.
S'il n'y a pas le comment qui va avec, tu sais que ce n'est pas un vrai oui.
Tu sais que ce n'est pas un oui qui va arriver au bout parce qu'en fait la réalité du quotidien
va s'imposer à nous étant qu'on n'a pas défini le chemin qu'on allait prendre ou
qu'on allait essayer de prendre puisque peut-être que tu te trompes.
Mais au moins on a mis les moyens en face.
Ah bon, ça serait bien de mettre une intégration continue.
Tout le monde est d'accord.
Ah ouais, ça serait bien.
Ok.
Comment on fait ça ?
Tu vois la question, elle est basique.
Si tu as un oui en face de toi, pose cette question magique.
Comment ?
Ok.
Comment on va s'y prendre ?
Comment ça ?
Comment on va s'y prendre ?
Bah oui.
Qui s'y colle ?
Par exemple, qui s'y colle ?
Combien de temps ?
Est-ce qu'il y a de la formation à faire ?
Est-ce qu'on se forme ?
Comment est-ce qu'on fait cette formation ?
Comment on finance cette formation ?
Le comment, c'est vraiment la question magique dès lors que tu veux de l'engagement.
Parce que à la gueule, le oui de politesse, celui-là, il est un peu perdu.
Mais tu n'arriveras pas forcément à un engagement.
Mais au moins, en posant la question comment, tu pourras le démasquer.
Mais le oui mou, tu pourras vraiment peut-être transformer cette espèce de oui mou en
oui d'engagement.
Ce n'est pas que la personne n'a pas forcément envie de te faire d'efforts.
Bien souvent, elle ne sait juste pas comment s'y prendre ou que ça sollicite trop de
choses et que rien que d'y penser, on est fatigué.
Alors que si tu attaques, cette question du comment, au moins tu fais réfléchir tout
le monde.
Donc la prochaine fois que tu as un oui en face de toi, que ce soit en réunion, et que
ce n'est pas forcément un oui à toi, c'est-à-dire que ce n'est pas forcément un
oui à une de tes idées, observe ça.
Regarde ce qui se passe quand il y a une espèce de consensus qui émerge, quand il
y a une décision qui est prise ou quand il y a un sujet qui est abordé.
Et quand les gens inquiètent, essaye bien de distinguer.
Est-ce qu'on est un oui de politesse ?
C'est-à-dire que tu peux le repérer aussi sur le non verbal.
Qui est-ce qui est réellement intéressé ou pas ?
Est-ce que c'est un oui mou ?
C'est-à-dire un oui qui a l'air motivé mais sans action concrète ?
Ou est-ce que c'est un oui d'engagement dans lequel on inclut le comment ?
Et s'il n'y a pas le comment, pose la question du comment.
Et surtout quand tu poses cette question, observe ce qui se passe.
Observe la réaction des gens et là tu auras une mine d'information.
Par contre, il n'y a qu'un nom.
Autant il peut y avoir plusieurs oeilles, autant il n'y a qu'un nom.
Et le nom, bien souvent, fait peur.
On propose une idée, ça serait bien de mettre en place de l'intégration contenue.
Ah ouais non, on n'est pas très chauds.
Et franchement, le chapitre où il parle de ça,
personnellement,
c'est un des chapitres qui m'a le plus remué le cerveau.
Rien que pour ce chapitre,
je suis reconnaissant d'avoir lu ce livre et
il fait vraiment partie de ces passages qui ont transformé ma vie parce qu'ils
ont transformé mon regard
notamment sur le nom.
Jusqu'à maintenant, je pense comme beaucoup de gens,
je prenais un nom quand je proposais une idée ou quand j'essayais d'amener
quelque chose, un petit peu comme une défaite,
comme quelque chose à vaincre.
Ah, il m'a dit non, on va le contourner, on va le dépasser, on va le convaincre.
On va vaincre ensemble.
Il n'a qu'il parle de résistance au changement.
Alors qu'en fait, un nom, c'est juste une limite.
Et quand quelqu'un met un nom,
en fait, il met ce nom pour se mettre en sécurité.
Et quand on accepte le nom de quelqu'un,
quel message est-ce qu'on lui envoie,
ok, je te respecte et je respecte ton besoin de sécurité.
Parce qu'un nom, en fait, c'est juste une manière de dire je ne me sens pas d'aller
dans cette direction, je ne me sens pas d'y aller quoi.
Ou j'y en ai pas les moyens ou je pense que c'est pas une bonne idée.
Ça dit quelque chose de ce que la personne ne veut pas.
Et du coup, aujourd'hui, pour moi, le nom est devenu un ami.
Parce qu'en fait, le nom permet de définir ce qu'on veut en définissant ce qu'on ne veut pas.
Il permet d'accueillir l'autre et de le respecter dans son besoin de sécurité,
de ne pas aller plus loin, de rester dans cette zone-là.
Et du coup, le nom apporte du temps
et maintient un espèce de statut coup le temps nécessaire à l'évolution.
Donc en fait, vraiment, le nom permet de comprendre la limite
et de travailler les conditions pour arriver au oui.
Parce que si tu proposes à quelqu'un de binommé,
tu lui dis, il vient, ça serait cool qu'on binomme.
Et qu'il n'en a pas envie.
Fondamentalement, tu peux bien essayer de le forcer,
ce ne sera pas une expérience agréable surtout du binommé, tu vois.
Si on propose quelque chose comme l'intégration continue
et que les personnes en face pensent que non,
il vaut quand même mieux qu'ils le disent,
que ça soit posé.
Parce que si quelqu'un te dit que quand tu proposes une intégration continue,
tu vas dire que ça serait bien de composer une intégration contre.
Ah ouais, ça serait une bonne idée, on se fait une bouffe, on se rappelle et on en parle.
Tu pars avec ça.
En fait, tu as perdu mais tu ne le sais pas.
Alors que si il te dit non, si il te dit,
ah non, je le sens pas, là tu peux engager la discussion.
Ah bon, tu le sens pas?
Qu'est ce qui fait que tu le sens pas en fait?
Peut-être que la personne a essayé, peut-être qu'elle a des a priori,
enfin, quelles que soient les raisons qu'il a poussées
à forger cette croyance, elle est là.
Alors autant la cueillir, autant la mettre à jour et travailler avec.
Donc je t'invite à aller chercher le nom.
Le nom comme une limite, en fait, comme la limite que la personne accepte
et dans laquelle elle se sent en sécurité,
dans laquelle elle a besoin de rester, le temps que les choses bougent.
Voilà, c'était le dernier épisode de cette mini série.
Alors si tu as essayé, si tu as essayé,
si tu as aimé cette série,
je te recommande vivement d'acheter et de lire le livre de Kierry.
Je te recommande de ne couper jamais la porte en deux.
Il y a évidemment beaucoup plus de choses que dans ces cinq épisodes.
Et je suis sûr que ce sera riche d'apprentissage pour toi.
En même temps, tu remarqueras que c'est la première fois, je crois que je fais ça,
une espèce de mini série comme ça, sur une semaine, cinq épisodes.
Je suis vraiment curieux de ton retour.
J'ai adoré faire ça, j'ai adoré travailler sur ce livre,
piocher, voir comment est-ce qu'on peut y prendre des idées pour servir la cause.
Si c'est quelque chose qui t'a parlé, en moment un feedback,
ça me donnera sûrement envie de continuer, si tu es envie que je continue sur ce format-là.
Et puis, si tu veux découvrir la trou saoutie du leadercraft,
en attendant notre prochaine série,
viens sur artisandeveloper.fr.
Sur artisandeveloper.fr slash tcraft, la lettre tcraft.
Certains outils sont gratuits, certains outils sont payants.
Tu y trouveras, j'espère, ton bonheur pour faire avancer ton équipe sur le chemin du craft.
Je te dis à bientôt.

Episode suivant:


Les infos glanées

Je suis une fonctionnalité encore en dévelopement

Signaler une erreur

ArtisanDéveloppeur

Artisan Développeur est un podcast destiné aux développeurs qui veulent bâtir une carrière épanouissante. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tags
Card title

Lien du podcast

[{'term': 'Technology', 'label': None, 'scheme': None}, {'term': 'Technology', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}]

Go somewhere