Web3, bullshit ou révolution ?

Durée: 54m15s

Date de sortie: 09/03/2022

Alex nous fait découvrir le Web3 et nous explique les fondamentaux de ce web décentralisé prometteur. Retrouvez toutes les notes et les liens de l'épisode sur cette page : https://double-slash.dev/podcasts/web3/

Bonjour à tous et bienvenue sur ce nouvel épisode de Double Slash.
Je suis Patrick et comme d'habitude nous sommes avec Alex.
Salut Alex.
Salut Patrick, salut tout le monde.
Nous sommes en étant en train de regarder juste avant l'épisode 33.
Donc ça continue, on est toujours là.
Excellent, c'est une bonne nouvelle.
On peut plus occuper en ce moment tous les deux, mais on essaie quand même de tenir la régularité.
Et donc aujourd'hui on va parler d'un sujet qui te tient à coeur.
Ouais, en fait est-ce que c'est une tendance ou c'est quelque chose qui va, c'est une hype
ou c'est une vraie tendance qui va, mais c'est toute la nouvelle génération de web
3 avec cette blockchain, CNFT, tout ça.
Et ce qui est intéressant de peut-être de discuter, c'est déjà d'expliquer en fait
qu'est-ce que c'est, comment ça va jouer dans notre job et comment ça va impacter
en fait notre job.
Après, au-delà de parler de toutes les impacts sociétales ou peut-être qu'est-ce que ça
peut changer.
Nous en tant que devs, en fait, qu'est-ce que ça va changer.
C'est ça qui pourrait être intéressant de discuter de ça.
Ouais, ouais, ouais, ok.
Alors pour mettre le contexte, moi je suis peut-être déjà parti un peu trop loin.
Non, non, non, mais c'est qu'en fait pour bien situer le truc, toi t'es plutôt
fan du web pro machin, enfin tout ça.
Je pense que j'ai l'impression que tu es, voilà, t'es plein d'espoir, etc.
Moi c'est plutôt l'inverse, mais je peux changer la vie, c'est clair.
Pour moi, j'ai l'impression que c'est vraiment, enfin tout ce qui est quand j'entends
parler de CNFT, ouais pour moi, CNFT, tout ça, c'est vraiment tabouchi.
Et j'ai l'impression que c'est plus du marketing.
Les marketeux, ils ont tendance à essayer d'être sur les trucs trending, tu vois, pour
voilà, et souvent c'est pour vendre, pour vendre, etc.
Et en fait, c'est un peu ça, en fait, on parle des NFT et puis sans parler des
choses que d'acheter, enfin, voilà, c'est moi.
Assez plus sur les spéculations.
Ouais, plus sur les spéculations, on voit avec le Bitcoin comment ça parle.
Donc, en fait, tu vas me faire changer la vie.
En fait, le but, ce n'est pas de changer la vie, mais en fait, ce qu'il faut bien
comprendre, c'est qu'il y a un monde technologique et il y a un monde de
crypto-monnaies, de spéculation, tout ça.
Juste pour revoir, souvent, en fait, on fait un parallèle, souvent, qui est Bitcoin
égal à Blockchain, Blockchain égal à Bitcoin et tout ça.
C'est hyper grave de faire ça.
Ce qu'il faut bien penser, c'est que le Bitcoin est une crypto-monnaie qui est
basée sur un protocole, une technologie qui s'appelle la Blockchain.
Et donc, c'est cette technologie-là en quoi, en tout cas, moi, j'ai d'un team
conviction.
Après, les crypto-monnaies, on pourrait en parler.
C'est autre chose.
Ça peut solutionner plein de problèmes.
Ça va en amener d'autres.
Voilà, on va dire que c'est la suite un peu logique des choses.
C'est ce que c'est bien, ce n'est pas bien.
Par contre, la technologie de la Blockchain, pour moi, elle est hyper
intéressante parce qu'elle va, en fait, elle amène dans l'idéologie, en tout
cas.
C'est là où moi, je suis assez fan.
Elle amène beaucoup plus de sécurité, de transparence.
Elle amène un vrai consensus et un système d'antifragilité.
C'est, alors, on va pouvoir développer tout ça, mais surtout un système
de décentralisation.
C'est-à-dire, on évite de centraliser toutes les informations.
Un exemple typique, c'est une base de données.
Si la base de données se fait corrompre ou se fait hacker ou, justement,
où est détruite, toutes les infos sont perdus ou sont corrompus, ce qui amène
plein de problèmes de centralisation des données.
Et même, en termes idéologiques sur la Blockchain, c'est lutter
contre la centralisation des pouvoirs parce qu'il y a aussi cette notion
de gouvernance qu'on va aborder.
En fait, si on reprend tout l'historique de la Blockchain et du Bitcoin,
qui est la première crypto-monnaie basée sur cette technologie, c'est
qu'on remonte en 2008, Chris Deserprimes, en clair, ils ont vendu des
prêts tout pourris en disant que c'était trop bien, par un système
hyper opaque de finance et une personne ou un collectif, on ne sait pas,
l'histoire reste entière, décide de créer une nouvelle crypto-monnaie,
une monnaie virtuelle basée sur une technologie, la Blockchain.
Et de là, Bitcoin est le premier, après, il y a eu plein d'autres
crypto-monnaies qui sont venues, on connaît tous les terres, et après,
il y a plein d'autres protocoles qui se sont mis en place, qui utilisent
toujours cette Blockchain, mais il faut garder en tête que c'est
pour décentraliser.
Si on refait un petit historique, on a connu dans le web,
le web 1, où tout était statique, il fallait que nous, on déploie.
Ça, c'était le web 1, on va dire, le Wikipedia basique, où on a de l'information,
il n'y a que 1 ou 2 personnes qui peuvent...
Exactement, c'est que de la lecture.
Après, on a eu les ferversances du web 2, ou en fait 2.0, ou en fait,
chaque personne pouvait à la fois lire, mais aussi écrire.
C'est l'émergence des blogs, des réseaux sociaux, de YouTube,
et tout ça ou...
Wikipédia, etc.
Exactement, où chacun va venir, va contribuer, donc il va écrire et lire.
Par contre, ça amène aujourd'hui des grosses centralisations de pouvoirs
dans le monde de la tech.
Aujourd'hui, les gaffames sont monstrueux.
YouTube décide de dire, en fait, toi, je n'ai pas envie de t'entendre.
Pour X raisons politiques, je sors, où tu...
En fait, ils font leurs propres règles, et ces règles sont plus ou moins opaques
et plus ou moins obscures.
Et donc, en fait, il y a une centralisation des pouvoirs qui est assez forte
dans le monde de la tech, mais dans le monde de la finance.
Aujourd'hui, si on veut transférer de l'argent, l'intermédiaire, la banque,
c'est elle qui va amasser le plus de pouvoirs, parce qu'elle est au milieu.
En fait, on va pu transférer de l'argent de Alex à Patrick.
C'est ma banque qui va émettre la vie de transfert, et ça va aller à ta banque.
En fait, l'argent, elle reste dans la banque.
Et en fait, la personne qui est au milieu devient hyper centrale
et gagne de plus en plus de pouvoirs.
Et d'autant plus qu'il y a beaucoup moins de transparents.
Enfin, le système financier, si c'était clair et transparent, ça se saurait.
Donc, alors, tu étais un train de...
Résumons.
Donc, la crypto monnaie, en quelque sorte, elle est apparue parce qu'il y avait une centralisation
de la monnaie par les banques qui faisaient n'importe quoi et qui nous foutaient dans la merde.
Puis, en même temps, on va faire un petit peu de BFM.
Et ce sont vides promises, contrairement à toute l'économie mondiale.
Enfin, nous, les personnes classiques, c'était plus compliqué pour nous, les emplois, etc.
Bref.
Et le Web 3, en fait, c'est un peu la même histoire.
En fait, c'est comme il y a une centralisation des pouvoirs au niveau des gaffes femmes.
Aujourd'hui, on essaie, en fait, de faire un système qui enlève ce pouvoir assez géant.
Donc c'est un peu la même histoire.
Exactement.
En fait, c'est exactement ça.
C'est en fait, c'est amener toute la technologie de la blockchain qui n'est pas uniquement technique.
Ce qu'il faut comprendre, c'est que cette blockchain, elle ne va pas être utilisée que dans les acteurs du digital.
Elle va être utilisée dans tous les acteurs de l'économie.
Un exemple typique pour la musique, par exemple, au lieu d'avoir des boîtes de production ou des maisons de disques qui payent des artistes
et qui encaissent l'argent des revenus et qui les redistribuent comme ils veulent.
Là, on pourrait émettre l'idée qu'avec la blockchain, en tout cas technologiquement, c'est possible.
Moi, j'écoute ma chanson.
Il y a un centime qui va au guitariste, un centime qui va à la réjison, un centime qui va ou une fraction qui va à l'artiste de la pochette.
Tout ça est inscrit dans un contrat, ce qu'on appelle des smart contracts, qui sont écrits dans un langage qu'on avendra tout à l'heure quand on parle un peu plus de techno.
Mais ces smart contracts sont écrits dans le marbre.
C'est vraiment écrit sur la blockchain qu'on peut visualiser comme une base de données mais permanente.
C'est-à-dire à chaque transaction, donc c'est des transactions.
C'est soit l'envoi d'un token, soit l'émission d'un smart contract, c'est une transaction qu'on vient rajouter sur la blockchain.
Donc, un ensemble de transactions créent un bloc.
Quand ce bloc est plein, on l'ajoute sur cette blockchain et c'est la succession de ces blocs qui forment la chaîne.
Et un autre point important, pourquoi est-il sécurisé ?
C'est inviolable parce qu'il y a un lien entre le bloc précédent et le bloc suivant.
Sauf que pour écrire un nouveau bloc, il faut qu'il y ait un consensus.
C'est-à-dire qu'il faut qu'il y ait un maximum de monde qui valide, qui regarde l'intégralité des transactions, qui regarde si c'est possible ou pas.
Là, j'essaie vraiment de simplifier au maximum.
Mais en fait, c'est pour ça qu'on connaît tous, oui, on a miné du Bitcoin, on a miné, donc ça veut dire.
En fait, on a validé la transaction.
Et donc, il y a plusieurs techniques, il y a plusieurs manières de faire.
Il y a le proof of work, il y a le proof of stack.
On ne va pas développer là, ce n'est pas le but.
Mais l'idée, c'est de valider ces transactions-là.
Et comme on a validé ces transactions-là, on va prendre un pourcentage de la transaction.
Parce que toutes les transactions qu'on va faire, on va payer des frais de transactions.
Pour écrire des choses dans cette blockchain, on va payer des frais.
Et le mineur, la personne qui a validé notre transaction, va avoir un pourcentage de ces frais.
Alors, première remarque, on voit qu'il y a des dérives au niveau du minage,
qui est spécialisé dans le minage, tout ça.
Il y a certains pays, même qui consomment énormément d'extricité pour le minage.
Et que la blockchain, après deux méconnéscences qui sont très limitées au niveau de la crypto,
la blockchain, tout ça, que plus la blockchain est grande,
et plus ça prend du temps, etc. et ça demande de la ressource.
Oui, parce que ça devient plus énorme.
Et je sais qu'en plus, c'est un moment donné, ça augmente le temps d'inscription dans la blockchain,
notamment pour la monnaie.
Et pour le bitcoin, déjà, au niveau écologique,
il n'y a pas un impact super négatif.
Et quand je lis que le Web3 serait basé sur la blockchain,
je me dis comment ça peut être possible sur le long terme.
Bien sûr.
Alors, ce qu'il faut garder en tête, c'est que ces technologies, elles évoluent.
On sait très bien, nous, les devs, que la technologie, elle évolue super vite.
Et en fait, le concept, il a été fait en 2008,
basé sur la Proof of Work, donc il fallait faire des calculs pour valider la transaction.
Et plus il y a de transactions, plus la force de validation de transactions est élevée,
d'autant plus que la blockchain du bitcoin pour elle est limitée.
C'est-à-dire, il y a un nombre de blocs qui est défini.
Donc, le coût pour miner un nouveau bloc va être de plus en plus élevé.
C'est pour ça, en fait.
On va passer d'abord à l'Éterre.
L'Éterre, c'est la même chose.
C'est pour ça que le prix des transactions se sont envolés,
parce qu'il y avait de plus en plus de transactions.
Et le protocole n'a pas été fait, n'a pas été pensé pour supporter une charge comme ça.
D'où l'émergence de différents protocoles qui utilisent d'autres mécanismes ou des surcouches,
pour venir valider les transactions très rapidement, en millisecondes, et pour des prix ridicules.
Parce que là, on peut atteindre 40, 50, 60 dollars.
Selon le cours de l'Éterre, on peut avoir des prix astronomiques, même bien plus,
pour valider une transaction.
Et cette transaction, ça peut être n'importe quoi.
Je t'envoie à 10 balles, mais je vais payer 200 de frais.
Par contre, si j'envoie 1 million, payer 200 balles ou 300 balles de fraises, c'est peut-être pas gênant.
Mais en tout cas, ça pose un problème sur le coût.
D'où l'émergence de toutes ces nouvelles technologies qui sont en surcouches,
ou d'autres protocoles qui utilisent d'autres moyens de valider cette transaction.
Le coût énergétique et le coût de minage et le temps de réactivité,
on est totalement, mais c'est devenu quasiment dérisoire sur ces nouvelles technologies.
Par contre, les plus anciennes, Bitcoin et Ether,
aujourd'hui, sont toujours sur des vieux protocoles qui sont un peu plus chronophages
et un peu plus gourmand en technologie, même s'il est Ether a prévu de faire une migration
qui permettra de valider des transactions beaucoup plus rapidement pour des frais beaucoup plus intéressants.
Mais pour l'instant, c'est encore dans le process, donc ce n'est pas encore fait.
Ok.
Donc oui, c'est un fait.
On ne peut pas l'aligner que c'est un coût énergétique et écologique.
Par contre, l'optimisation de toutes ces technologies permet de réduire un coût.
La blockchain va évoluer et va déjà sûrement évoluer pour corriger tous les défauts.
Oui.
Après, bien malin de savoir quel protocole va sortir du lot et va s'imposer comme un standard.
Moi, j'en sais strictement rien.
Je crois que plus tôt, il y aura deux, trois majors, on va dire,
et chaque major aura des surcouches qui permettra d'avoir des facilités
et que ça soit un peu plus rapide.
Ok.
Donc web 3, web décentralisé avec la blockchain.
En fait, c'est une énorme base de données où chacun a une partie de cette base de données.
Ce qui fait que même si il y a une personne qui tombe, le réseau est résilient.
Mais l'idée, c'est qu'on n'ait plus de base de données comme aujourd'hui.
Toi, tu as une base de données.
L'idée, c'est de plus avoir de base de données.
Ou c'est l'idée de l'avoir un Facebook qui sera partagé.
Je ne vois pas.
L'idée, c'est mettre toute ta base de données sur la blockchain.
Je pense que ça va te coûter cher pour pas grand chose.
Ce qu'il faut comprendre, c'est où est l'intérêt.
Par exemple, pour un cadastre,
parce qu'il faut aller sur des choses pratiques,
on signe un deal,
moi je suis producteur de pommes et tu veux acheter des pommes.
Sauf que ces pommes, il faut les transporter, il faut les stocker,
il faut... il y a plein de traitements à faire.
Et pas phytosanitaire, j'entends.
Mais il y a plein de coûts qui sont associés.
On pourrait tous s'organiser autour d'un contrat
qui, au moment où le client paye,
chacun reçoit sa part.
Et le deal a été écrit et inscrit dans un smart contrat.
Mais là, tu vas me dire, oui, c'est ce que déjà fait Carrefour.
Carrefour est au milieu, il achète d'un côté, il revend l'autre.
Sauf que 1, c'est pas transparent.
2, la règle, le contrat dit qu'on paye à 60 jours.
Mais beaucoup d'entreprises ne respectent pas les propres contrats.
Là, c'est un programme informatique qui est exécuté.
Donc, à tel événement, il exécute tel code.
Et donc là-dessus, c'est imparable.
Un exemple typique aussi sur, par exemple, le retard des trains.
Le retard des trains, j'ai un remboursement de x%
à plus de 30 minutes de retard.
Le train arrive à 31 minutes de retard. J'ai un remboursement automatique.
Et je dois pas faire 20 000 passions.
Une réclamation, machin, machin.
Non, c'est la règle, elle a été écrite.
Il y a un programme qui s'exécute.
On va mettre beaucoup plus de transparence et automatiser plein de processus.
Plus il y a d'intermédiaire, plus il y a une possibilité de friction.
D'abus, de corruption, de tout ce que tu veux.
Là, on valide moi et toi
un smart contract et tout ce qui va se passer à tel événement
a été écrit et hyper important, c'est immutable.
On ne peut pas changer ce contrat. C'est pas possible.
Donc en fait, il peut y avoir un autre contract
qui abroge l'ancien, mais c'est un bloc qui vient rajouter un autre bloc.
Donc on peut remonter dans l'histoire,
mais tant qu'on n'a pas écrit que
notre contrat, on révoque nous deux notre contrat,
ça ne peut pas marcher. Donc en fait, c'est bien cette notion d'immutable
qui est hyper, qui est très, très important.
D'accord. Ok. Donc c'est écrit
dans le marbre.
Donc une utilité pour tout ce qui est transparent,
tout ce qui est légal, on peut imaginer les achats immobiliers,
tout ça, tout ces choses là en fait.
Il faut être hyper humble là-dessus. Je pense qu'on n'a pas encore
imaginé tout le potentiel
de trouver un usage pratico-pratique.
Aujourd'hui, ça reste encore assez obscur.
Et le seul truc qu'on voit, et c'est vraiment ce que je déplore,
c'est la spéculation.
Et c'est que du gambling.
C'est vraiment, je spécules pour me faire un max de pognon
avec des images de foot,
des paninis et collectibles.
Alors des NFT.
NFT c'est quoi ? C'est un non-fogible token. On prend un exemple typique.
Je te donne une pièce de 1€, tu me donnes une pièce de 1€, les deux,
on a la même valeur et les deux représentent
1€.
Oui, tu la touches, mais ça c'est pas gênant.
En fait, un NFT, il faut le voir comme un acte d'authenticité
pour quelque chose de digital.
En clair, c'est comme si tu venais certifier
l'exactitude des informations
et l'authenticité de ton JPEG.
Donc quelqu'un va avoir ton JPEG, par contre il n'aura pas le certificat
qui prouve que ce JPEG là est bien authentique.
Donc fort de ça,
le JPEG devient unique.
Et donc il y a des gens qui vont faire du trade,
et donc il y a plein de marketplace où on va troquer,
échanger, faire des enchères sur des NFT
de singe, qu'on achète les yeux de la tête et tout ça.
Là aujourd'hui c'est juste la partie art.
Par contre, ce qu'il faut voir, c'est tous ces NFT
potentiellement quelque chose de plus logique
par exemple pour des gamers. Un truc très simple.
Vous avez acheté un skin, je sais pas, l'apparence de Spiderman
dans un jeu vidéo.
Un metaverse.
On ne va pas parler de ça, mais
vous avez acheté le skin Spiderman,
vous pouvez le revendre, parce qu'il n'y en a que 2
dans le jeu où il est unique. Donc vous pouvez le revendre à quelqu'un
et lui-même aura le skin Spiderman.
Parce qu'il n'y a que une seule personne qui peut avoir le skin Spiderman.
Et puis, vous pouvez voir ton exemple, il est pas mal.
Autant dans le jeu où c'est un endroit fermé,
et tu vas acheter une arme ou une tenue, n'importe quoi,
et tu n'en auras que 2. Dans ce contexte,
c'est logique d'acheter ces deux tenues Spiderman.
Il n'y en aura pas d'autre. Il y a la limite, tu peux revendre.
Par contre, dans la vie réelle, acheter une image numérique
en NFT. Pour moi, l'image
est duplicable, etc. Elle peut exister
dans plusieurs versions. C'est là où j'ai du mal à comprendre
l'intérêt du NFT en dehors du jeu.
Je comprends, parce que le seul truc que tu vois,
c'est une image.
À la limite, là je vais me faire un peu l'avocat du diable.
En mode, tu prends la photo de l'âge au compte,
c'est bon, tu as l'âge au compte.
Sauf que être devant la peinture de l'âge au compte,
c'est pas pareil que de te prendre en photo
ou d'avoir l'âge au compte.
C'est totalement différent. T'as un mec qui prend une photo
derrière un yacht et t'as le mec qui possède le yacht.
C'est pas du tout la même chose.
Et du coup, je pense qu'il faut sortir de...
Oui, aujourd'hui, il y a un marché de l'art avec les NFT.
Par contre, potentiellement,
aujourd'hui, on voit plein de choses qui sortent,
mais qui sont encore expérimentales.
Mais ce NFT, par exemple, on pourrait largement dire
que ce NFT donne des droits à autre chose.
Je prends un exemple. Je vais au concert.
Mon ticket d'entrée, c'est un NFT.
Je n'ai pas de papier, d'accord,
où j'ai un QR code avec une image juste histoire de valider.
Mais en fait, c'est mon ticket d'entrée pour aller au concert.
Je rentre au concert, donc ça me donne accès au concert.
Sauf que vu que mon ticket est unique,
en fait, ce ticket-là me donne aussi accès
au backstage ou à quelque chose d'autre.
Ou je peux...
En fait, c'est tout simplement un objet
sur lequel tu vas pouvoir authentifier.
Donc, tu peux aller super loin.
Par exemple, de la musique aussi peut être mis sous NFT.
Par exemple, notre podcast, on pourrait dire,
on va lancer notre token qui s'appelle Double Slash
ou le Slash Coin.
Et en fait, pour écouter nos podcasts,
il faut que tu détiennes un token.
Donc, la personne, elle achète un token.
Et nous, en fait, la personne ne peut écouter notre podcast
que si il détient notre token.
Et donc, le token devient quelque chose
qui nous permet d'accéder à autre chose.
Tu comprends ou c'est trop?
Oui, je comprends.
Et là, les exemples que tu donnes,
c'est toujours, je viens au concert,
j'ai un ticket, machin, avec un QR code n'importe.
Mais tu vois, tu as le ticket. Il est unique, par exemple.
Ou j'ai un token.
Il est un peu un objet unique, en fait.
De toute façon, c'est toujours le concept
d'un NFT. C'est un objet unique.
Justement, c'est ce qui fait son authenticité.
C'est qu'il est unique.
Ou alors, il a été mis en 50 exemplaires.
Mais ces 50 exemplaires sont numérotés.
Tu vois, voilà comme une série limitée
de quelque chose. Il y en a que 50.
Oui, il y en a que 1.
Et donc après, tu fais ce que tu veux.
Je suis très biaisé, parce qu'il y a pas mal de dérives
tous en actuellement au niveau des NFT.
Mais bien sûr, mais 90% des usages d'UNFT aujourd'hui,
c'est pour faire du trade de photos de singe
ou de crypto-punk, de machin.
Mais parce que c'est le premier usage, en fait.
C'est le premier usage qu'on a vu instantanément.
Demain, il y aura beaucoup, beaucoup plus.
Un exemple typique aussi pour nous, Dev,
tu veux en fait avoir ton numéro de série.
Tu peux balancer ton numéro de série,
sauf qu'on sait que ça se craque,
ça se génère ou des choses comme ça.
En fait, mon logiciel, il va vérifier
que mon numéro de série, c'est un NFT.
Donc c'est un code n'importe quoi.
Mais en fait, c'est mon certificat d'authenticité.
Il est inscrit sur la blockchain.
Ça veut dire qu'on peut vérifier que telle account
a acheté telle NFT
et ce NFT permet d'utiliser mon logiciel.
Et donc là, en fait, on comprend tout l'intérêt
parce qu'il y a une sorte de transparence.
Ce NFT, je peux le revendre, je peux l'échanger,
mais peut-être que la personne qui a émis ce NFT,
on dit minté, il a mint ce NFT,
il l'a rendu non transferable,
c'est-à-dire que tu ne peux pas le transférer de propriété.
Il n'a qu'un seul propriétaire.
Il ne peut pas en avoir plusieurs.
Après, il y a plein de règles, comme ça qu'on peut venir écrire.
Mais en tout cas, ce qu'il faut comprendre,
c'est que l'usage, pour moi,
n'a pas encore été défini dans sa globalité
et il y aura plein de choses qui vont sortir
de cette techno-là,
mais bien malin celui qui sait sur quoi ça va exploser.
Aujourd'hui, c'est des cryptopunks
ou des singes wetmills.
Je pense que c'est ça le problème.
En fait, ton exemple de serial number,
il est pas mal, parce que c'est vrai
que, temps en temps, on utilise des logiciels.
On a un numéro de tiril qui peut être unique
et non transferable.
C'est un très bon exemple.
Pour l'industrie, il y a pas mal d'exemples.
Là, je comprends un petit peu mieux l'usage du NFT.
Donc, tu m'as fait un petit peu changer d'avis.
Non, c'est pas mal.
Déjà, je t'ai un peu convaincu pour les jeux vidéo.
Je ne suis pas gamer, mais je comprendais le concept.
Là, tu m'as donné des exemples qui sont pas mal.
C'est pas mal.
Après, tu vois, je vais me faire l'avocat du diable.
J'aime bien sortir le bâton pour me faire battre.
Mais quand t'étais gamin, tu vois, je ne sais pas
si tu collectionnais les cartes de foot
ou les cartes de basket ou les choses comme ça.
Et en fait, ça, c'est exactement pareil
en termes de collection.
Aujourd'hui, c'est bien ou pas bien,
mais beaucoup de gens,
beaucoup de plus jeunes ont des smartphones
et tout va être sur notre ordinateur.
Et donc, en fait, avoir une collection
de quelque chose de manière digitale,
ça peut largement supplanter les autocollants
qu'on mettait sur notre cahier, tout.
Alors, je ne dis pas que c'est bien ou pas bien.
Mais ce que je veux dire, c'est que beaucoup plus de gens
vont être prêts à passer au full digital,
parce qu'on va pouvoir peut-être voir autre chose
sur ces cartes qui étaient juste une image.
Peut-être que là, on aura une image,
une vidéo des informations à jour,
un lien, ou possiblement des rencontres
avec des joueurs ou des choses comme ça
avec des partenariats qui sont faits.
En fait, beaucoup plus de choses sont possibles
et je pense que tout reste encore à écrire.
Oui, oui, oui, carrément.
OK, donc, continuons.
Ce qu'on pourrait peut-être aborder,
maintenant, c'est le côté technique.
C'est ce que j'allais te dire.
On va passer à l'étape, qu'est-ce que ça change
pour nous en tant que développeur ?
Qu'est-ce qu'on va devoir...
Est-ce que ça va changer notre métier,
il va falloir s'adapter, il y aura des nouvelles technos.
Alors, oui, il y a des nouvelles technos.
Après, moi, je reste intimement convaincu
que si t'es développeur web,
passer sur du web 3, c'est une spécialisation.
Mais le gros de ton taf, ça va être la même chose.
Après, on est déjà spécialisé,
on fait du front, on fait du back.
Là, je pense qu'il y aura des gens qui vont se spécialiser
sur toute la partie blockchain.
Mais en fait, ça va rester du HTML, du CSS
et du JavaScript sur nos sites.
Par contre, à côté de nos bases de données
ou de notre backend,
où on va juste envoyer un email,
ça ne va pas changer.
Par contre, toutes les interactions
avec cette blockchain-là,
il nous faut en fait écrire des smart contracts.
C'est ce qu'on disait.
C'est l'exécution de cette transaction.
Elle va s'exécuter, elle va suivre un smart contract.
Ces smart contracts,
ils vont être écrits en différents langages
selon le protocole que tu vas utiliser.
Si t'es sur une blockchain solana,
ça va être du ruste.
Si t'es sur une blockchain ETER,
le contrat va être en solidity.
Aujourd'hui, la grosse partie des smart contracts
va être fait en solidity.
C'est le langage ou un langage ?
C'est un langage.
Le gros avantage, si tu viens de JavaScript,
tu peux...
C'est quand même très vite transferable.
Tu comprends le mécanisme.
C'est plutôt intéressant.
C'est hyper tippé.
C'est très, très, très tippé.
Du coup, t'es obligé d'être hyper explicite.
Et il y a énormément de tutos sur les nets
pour découvrir solidity et comment ça marche.
Du coup, tous ces smart contracts,
on va les envoyer sur la blockchain.
Soit tu vas lancer toi-même
ta propre machine
et tu vas devenir un nœud du réseau.
Soit tu vas t'appuyer sur des services qui font ça.
C'est la grande critique en ce moment.
On dit qu'on veut faire du web décentralisé,
mais on passe par des acteurs qui eux-mêmes sont centralisés.
Du coup, au final, on voit...
Sérieux, même.
Oui et non,
dans la mesure où tous ces opérateurs
ont pour but de grossir
et de venir multiplier les nœuds.
Donc clairement, c'est vrai,
mais en fait, c'est pas faux.
C'est un peu plus complexe que ça,
mais je pense qu'à terme,
on sera totalement et beaucoup plus décentralisés.
En tout cas,
on va écrire ce code-là.
Il va être envoyé sur la blockchain
via une infrastructure.
Et il va se passer des événements.
Ces événements vont venir interagir
avec ton site internet.
Donc il faut une librairie
pour pouvoir décoder ces événements-là
et pouvoir les interpréter
et pouvoir interagir entre notre navigateur
et ces infrastructures.
Donc il y a différentes librairies.
Et pour chaque contraint,
on va développer un peu
comme si on avait notre backend.
Là, on va avoir différentes structures
pour pouvoir écrire notre...
T'écris sous quelle forme?
Imaginez, si je veux écrire,
j'ai un contrat, une facture,
je vais l'écrire dans la blockchain.
Ça convertit en...
Tu vas écrire ton smart contract
qui dit, je vais émettre une facture.
Donc je vais transférer de l'argent de A à B.
Tu vas rentrer toutes tes specs
dans ton contrat.
Et après, tu vas appeler ton contrat
avec des informations, des inputs,
et il va avoir des outputs.
Et ça va écrire cette transaction.
Et donc dans cette transaction,
elle sera validée.
Et donc on retoura un événement
comme quoi elle a été validée.
Donc sur ton navigateur,
tu dois interpréter cet événement-là.
Et pour écrire dans la blockchain,
tu te connectes,
et puis t'écris dedans,
direct quoi, ou tu...
Non, justement, en fait...
Exactement.
En fait, toutes tes interactions,
et c'est là où ça peut changer.
Nous, souvent,
dans tout n'importe quel logiciel,
aujourd'hui, ça,
j'entends sur le web,
on va se connecter
avec mot de passe,
identifier en mot de passe,
parfois une double authentification,
ou quelque chose comme ça,
mais c'est toujours le même concept.
Là, en fait, tu vas te connecter
avec ton wallet,
avec ton portefeuille,
sur lequel tu as différents comptes.
Donc peut-être un compte Ether,
un compte Binance,
un compte de ton token.
Et si tu utilises
ton propre token
dans ton service,
il faut que la personne
est le compte associé dans son wallet
et c'est identifiant.
C'est un grand chiffre.
Un grand chiffre, c'est l'adresse.
C'est l'adresse publique.
Donc, en fait, on pourrait dire
que c'est un peu ton e-band, si tu veux,
pour un compte bancaire.
C'est la partie, la clé publique.
Donc si on peut envoyer
à cette adresse là,
et toi, tu as une clé privée
que tu gardes,
et dans ton wallet,
qui est ton portefeuille,
tu vas avoir ta clé publique
que tu vas donner aux autres
et ta clé privée
pour authentifier toutes les transactions
que tu vas faire.
Donc, on peut utiliser
des clés privées
que tu vas mettre sur ton ordinateur,
mais c'est super risqué.
Ou tu peux utiliser
des clés,
on va faire de la pub pour Ledger,
c'est pas grave,
boite française
et une sorte de clé USB
où tu viens stocker
ta clé privée
à l'intérieur.
Ce qui fait qu'à chaque transaction,
ils vont appeler
ton Ledger, ils vont regarder
si tu as bien ta clé privée.
Et ta clé privée n'est jamais exposée
sur ton ordinateur
ou sur Internet.
En clair, en termes de sécurité,
c'est une sorte de
c'est toujours sur USB,
toujours sur USB.
Oui, c'est toujours
je n'ai pas là,
mais j'en ai une.
Et du coup,
ta clé où en fait,
pour valider tes transactions,
tu vas faire une action physique
sur ta clé, ce qui rend
ta clé totalement orling.
Donc, tu peux pas...
Tu peux faire comme ça pour valider.
Là, tu diminues
tes chances de te faire haquer
ton wallet.
Ce qu'il faut comprendre,
c'est que ta clé publique
est donc publique.
Mais si toi, tu récupères
ma clé privée,
tu peux vider ton truc.
Parce qu'en fait,
sur ma clé, il n'y a rien.
Il n'y a pas de choses physiques.
Toutes les informations, elles sont sur le chaine.
Par contre, on dit
elles sont anonymes,
pseudonymes, tout ça.
Ce qu'il faut bien comprendre,
elles sont pseudonymes.
Elles sont derrière
une énorme adresse.
Et cette adresse là,
il faut la connecter
à une personne.
Et donc, il y a
une personne physique.
Et donc, il y a des systèmes bancaires
qui disent, nous, on veut bien vous donner
une adresse ETR ou Bitcoin.
Par contre,
vous nous donnez votre carte d'identité.
Donc, on peut faire
l'association entre
la carte d'identité
et cette adresse
Bitcoin. Par exemple.
Par contre, il y a d'autres services
où eux, ils s'en foutent total
de la carte d'identité.
Et donc, tu peux ouvrir un compte
ETR ou whatever.
Et ils ne demandent pas
les informations, on va dire, légales.
Ce qui fait qu'on ne peut pas
associer
cette adresse là à toi,
physiquement.
Et c'est là tout le système de régulation.
Parce qu'on est encore dans un système hyper
innovateur, enfin nouveau.
La régulation
va arriver. C'est une question de temps.
Après, je ne suis pas du tout expert là-dedans
pour savoir quelle tournure
ça va prendre. Par contre, ce qui est sûr,
c'est qu'il y aura plus de régulation.
Et plus de
fiscalité.
Et plus de... Voilà.
Ça, c'est le commun.
C'est normal. Par contre, on est sur des choses
émergentes.
Et donc, en fait, est-ce que
la régulation va venir casser toute l'économie.
Et en fait, quand le législateur
il prend en compte tout ça, il prend
en compte aussi tout l'aspect
économique.
Parce qu'il y a toutes des pans d'économie qui vont se
créer là-dessus.
Aussi bien pour nous les développeurs.
Parce que
s'il y a plus de choses
qui se font avec la blockchain, nous,
il y aura plus de boulot
pour nous.

ça va être régulé
dans quelle mesure.
Je ne sais pas.
D'accord.
Pour revenir sur le
technique pratique.
J'ai une dernière question. Attends, vite fait.
Tu parles de wallets.
Le wallet qui légère les wallets?
En fait,
tu vas avoir
différentes boîtes
qui... C'est des boîtes qui légère les wallets.
Des wallets. En fait, c'est comme si
tu achetais un portefeuille
et tu mettais tes portefeuilles dedans.
Donc chaque protocole
veut tendre
ou propose un wallet.
Parce qu'un wallet va accepter
différents
différents protocoles.
Mais peut-être
qu'il n'y a pas un wallet
qui accepte tous les protocoles.
Donc selon le protocole que tu vas choisir,
si tu es sur Ether, si c'est sur Binance,
si tu es sur Solana
ou autre,
tu vas avoir peut-être un
ou plusieurs wallets
qui vont te permettre
de gérer tes comptes là-dessus.
Donc ce wallet, si ce qu'on prend bien,
c'est une sorte de porte
pour rentrer dans la blockchain.
Tu passes par cet intermédiaire
pour inscrire des choses dans la blockchain.
Exactement.
Oui, en fait, c'est
tes identifiants.
En fait, c'est un gestionnaire
de login password, on va dire.
Mais en fait, tu as tous
tes identifiants
avec tous tes comptes
qui sont plus ou moins crédités de token.
Et ces tokens
valent plus ou moins d'argent.
C'est un passage obligatoire le wallet.
Oui, parce qu'en fait,
comment tu peux t'identifier
sur ce monde là?
Tu as aucune
identité.
Donc pour avoir
une identité, il te faut un compte.
Et ce compte là,
même si tu as zéro dessus,
mais au moins,
tu as un compte sur lequel
tu peux interagir.
Après, comment tu vas charger ton compte,
ça c'est autre chose.
Mais ça donne le pouvoir
à ces sociétés quand les wallets, finalement.
Non.
Parce qu'en fait,
elle gère juste
tes comptes, mais elle ne peut pas
interagir à l'intérieur de ton compte.
D'accord.
Mais elle vive de quoi après l'intermédiaire au transaction?
En fait,
un exemple typique
un wallet
qui est pour Solana.
En fait, c'est ton interface
avec Solana.
Donc si tu utilises
le protocole Solana,
il faut que tu utilises ton wallet.
Donc ils ont tout intérêt
à faire un wallet propre et ergonomique
facile, pas cher,
enfin gratuit pour que tu facilites
l'utilisation
de ce wallet, pour que tu puisses
faciliter,
facilement interagir
avec leur protocole.
Donc
la majorité des wallets
sont gratuits
parce que tu vas
interagir avec
des protocoles.
Donc les personnes qui créent des protocoles
ont tout intérêt
à l'utilisation.
Parce que là, on est en face d'adoption.
À tout à dire que c'est le prix.
Les gens qui créent le protocole, qui finance
les wallets, pour l'instant.
Indirectement, oui.
Mais ça va changer.
Un jour ça va changer.
Ça va devenir payant les wallets.
Indirectement ou directement?
Pourquoi ça serait payant?
Pourquoi ça serait payant?
Parce que bien qu'ils vivent, les mecs
qui font l'infrastructure, les gens qui travaillent dessus.
Je te rappelle que tous les protocoles
ils gagnent de l'argent
sur
un pourcentage
des transactions.
Oui c'est ça, sur le minage
dans la blockchain.
Et donc si j'invente un protocole,
les gens vont utiliser mon protocole
en fait, voient comme Visa.
À chaque fois que tu payes avec ta Visa,
Visa il gagne un pourcentage.
Là c'est pareil.
Sauf que c'est accessible
à beaucoup plus de monde.
Il y en a plus dans le marché.
Il n'y a pas trois sociétés de carte bancaire
qui captent toute la valorisation
de tout le monde.
Je comprends.
Et en plus, ce n'est pas redistribué.
Oui.
Et un autre aspect aussi,
c'est toute la partie
organisation
décentralisée
avec les tokens de gouvernance.
Avec ces assets là,
je vais pouvoir avoir
des votes,
un droit de vote.
Je vais pouvoir
orienter un choix stratégique
d'une boîte ou d'une organisation
de mon assaut, de ce que je veux.
Je vais pouvoir aussi
acheter des choses en commun.
Et en fait, j'ai une fraction
de l'objet que j'ai acheté.
Mais ça permet
de mettre de la transparence
de l'organisation et
de la gouvernance partagée
sur des actions.
OK.
Et un autre point
qu'on n'a pas abordé,
c'est toute la gestion des fichiers.
Oui.
Il y a un protocole
qui s'appelle
IPFS.
J'ai pas le
l'idée, mais en fait
c'est comme un AS3,
sauf qu'il est mutualisé
à plein d'endroits.
Ce qui fait que le fichier
il est splité
en différentes portions.
Il est plus...
Une fois qu'il est splité,
tu peux plus modifier, puisque ça correspond plus...
Ça peut plus s'assembler, c'est ça ?
Exactement.
Tu peux plus le modifier
et
tu viens le sauvegarder
à différents endroits
sur différents serveurs.
Il faut toujours plusieurs serveurs,
qui eut, contrôlent, tout.
Ça amène encore des problèmes
de centralisation.
Mais dans l'idée, c'est d'utiliser
ces protocoles-là
pour toujours éviter de centraliser
au maximum.
Parce que quand je le mets sur un AS3,
il est à un endroit sur le AS3.
Ouais,
surtout le fait de pas pouvoir
un acte notarial imaginant
t'achètes un truc, un terrain, un porte,
un acte, machin,
et le fait de plus pouvoir le modifier,
une fois que c'est créé,
ça peut être très intéressant.
Là, je vois vraiment l'usage au niveau
de l'instratif.
Par contre, ce qu'on pourrait aussi voir,
c'est ton PDF.
Tu l'édites,
tu le mint,
ça devient NFT.
Ce fichier PDF,
tu le stock sur un IPFS
et tu viens écrire
la transaction avec le hash
du fichier, donc il est minté.
Et cette transaction, tu le mets sur la blockchain.
Donc si on vient modifier
le PDF,
il est plus bon.
Ça correspond plus du tout
à l'information.
Et après, on peut remonter
et chercher
dans la blockchain
l'interaction que tu as eue
avec ce fichier là ou avec cette personne là.
D'où mon introduction
sur un autre aspect
est en fan de GrafQL.
Je me suis intéressé à un protocole
qui s'appelle de Graf,
qui lui a pour but d'indexer
toute cette blockchain.
Pourquoi?
Parce que toutes les
blockchain, à chaque fois que ça
rajoute des infos,
pour aller rechercher
des informations, c'est super
difficile.
Et par définition, plus agro-ci,
plus il faut aller chercher les infos, plus c'est compliqué.
Et donc eux, ce qu'ils font, ils mettent une sur-couche
et ils viennent
créer une API GrafQL
pour aller interroger les bons protocoles
avec les informations que
tu lui as données.
Donc donne-moi
toutes les interactions
avec tel adresse,
tel account. Et lui, il va sortir
toutes les transactions
automatiquement via une API GrafQL.
C'est un projet qui me parle
parce qu'il vient indexer
toutes les
blockchain. Et toi-même, si tu crées
un protocole,
tu peux venir facilement
indexer
toutes tes transactions
avec the graph.
Tu vas permettre
d'aller faire des requêtes
et de questionner
le moteur de recherche
de la blockchain. C'est un truc qui
me parle totalement.
Avec GrafQL.
Et tu parles avec ça.
Ok.
Intéressant.
C'est bien.
Je vois déjà les choses différemment.
C'est cool. C'était le but.
Tu m'as ouvert l'esprit.
Je vais peut-être m'intéresser un peu plus.
Après, on n'a pas parlé salaires.
Mais apparemment
les salaires sont
plutôt très élevés.
Parce que c'est une d'envers qui est
le...
Pour quoi ? Pour les devs web 3
ou pour les personnes qui travaillent là-dedans ?
Oui, pour les devs
qui ont une spécialité blockchain.
Par contre,
vu que c'est quelque chose de nouveau,
il n'y a pas beaucoup de seigneurs.
Donc,
plus on commence tôt,
plus on est seigneurs rapidement.
Mais il faut aussi le temps
que ça se mette en place et d'apprendre
toute cette technologie.
Après, il y a une grosse communauté
Open Source, une grosse communauté
d'apprentissage.
Il y a beaucoup d'events sur le net
où ils expliquent
comment amorcer,
comment débuter, comment comprendre
les systèmes.
Et au niveau des smart contracts,
il y a aussi beaucoup
de smart contracts
qui sont Open Source.
Parce que, chaque fois qu'ils sont audités,
en fait, ce qu'il faut comprendre,
c'est que vu que tout est transparent
et tout est public,
il y a plein d'informations.
Si on peut hacker
un smart contract
qui a mal été écrit,
on peut peut-être retirer des tokens
qui correspondent de l'argent
ou donner des droits de vote
ou on peut hacker
un programme informatique.
Donc, il y a une grosse communauté
d'Open Source qui valide
et qui auditent
tous ces smart contracts.
Et donc, partir de ces smart contracts
pour créer nos premiers projets
à titre expérimental,
pour nous,
pour rire le Web3,
c'est un très bon départ
parce qu'on minimise nos chances
de se faire hacker,
mais surtout,
on comprend
et c'est plus facile de lire du code
que d'écrire du code au départ
et pour écrire demain du code,
il faut d'abord le lire.
En tout cas, il y a des très bons contrats
Open Source qui existent.
OK, on mettra tous les liens de façon
dans les notes là.
Il y aura beaucoup de liens, je pense.
On fera une blockchain de lien.
Ça marche.
Cool.
Super intéressant.
On a...
Je ne sais pas, tu vas rajouter quelque chose encore?
Non, je ne vais pas...
Je n'ai pas rajouté.
L'idée, c'était vraiment de discuter
tranquillement
et de voir en fait
tous les fervessances
de ça.
Je pense que pour l'instant, on est encore sur une hype.
Demain, ça sera un petit peu plus concret.
Par contre, je pense que en tant que dev,
on a une belle opportunité
de se spécialiser.
En tout cas, moi, ce qui me parle,
ce n'est pas la spéculation des NFT
et des singes,
même si j'adore les singes,
mais c'est plutôt
la transparence.
La décentralisation est d'éviter
de concentrer trop de pouvoir à un endroit.
Ça, c'est des choses qui me parlent.
Et donc, éthiquement,
je ne peux que adhérer à cette technologie là.
Et pouvoir l'utiliser
dans des applications
web.
Moi, ça me parle
et ça m'anime.
C'est déjà pas mal.
Ok, super.
C'était le mot de la fois.
Parfait.
Merci Patrick.
On remercie tout le monde d'être restés jusqu'au bout.
Pensez à nous mettre un petit pouce,
un petit like, partagez l'épisode
à vos collègues.
Je me dis que je le casse la gueule.
Parce que tester, c'est douter.
Merci à vous.
Ciao ciao.
Merci à tous.

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