Partir à l'aventure, c'est confier son destin aux éléments, à son expérience et parfois même à son matériel.
Chez Backmarket, nous comprenons l'importance de pouvoir compter sur son équipement au quotidien.
C'est pourquoi nous proposons des appareils tech de qualité reconditionnés par des professionnels.
Backmarket est fier de soutenir les baladeurs.
Les baladeurs, une série audio, les hausseurs.
Des balades, des aventures, des méaventures, en pleine nature.
Prêts pour le départ ? Prêts ? C'est parti !
Amasseur, Marie.
Les écrivains voyageurs ont tenté de mettre des mots sur les sensations que procure la vie sur les routes.
De capter entre les lignes la liberté ressentie au fond de soi.
L'immensité aussi du monde environnant, son frétillement, ses mille visages.
Un circuit d'allées et de venus qui dépasse le baladeur griffonnant sur son calpain,
des mots à la voler, des impressions éphémères, qu'il faudra retravailler façonné pour faire texte.
Joseph Kessel avait ce talent-là.
Ses livres à lui sont dans les bibliothèques de ceux que l'aventure travaille.
Comme Hugo Nazarenko, enfant, il se rêvait déjà journaliste dans les traces de Kessel.
Quelques années plus tard, il se met en tête de trouver un lieu rêvé, impalpable,
une ville de romans pour le confronter à sa part de réalité et l'appréhender par les yeux, les sons, les odeurs, les rencontres.
Une quête entêtante qui le tient plusieurs années.
Et tout commence en 2013.
Les grands voyages ont ceci de merveilleux que leur enchantement commence avant le départ même.
On ouvre des atlas, on rêve sur les cartes, on répète les noms magnifiques des villes inconnues.
Je me suis rendu en Biéromanie pour la première fois en 2013.
J'y suis allé parce que j'avais un fantasme autour du voyage.
C'était un pays qui venait d'ouvrir.
En 2011, auparavant, l'agente militaire avait complètement fermé le pays.
Ça correspondait à l'imaginaire que je me faisais d'un grand voyage,
avec un peu de clichés.
Aujourd'hui, je m'en rends compte, mais autour de l'aventure, etc.
J'avais dans mon sac à dos un livre de Joseph Kessel, La Valle des Rubis.
Quand je suis monté à Mandalay, une ville du Nord, j'étais sur un toit d'hôtel.
Il y avait la jungle de Haute-Biermanie, au coeur de laquelle se cache cette Valle des Rubis,
qui était à part de vue devant moi.
Là, je me suis dit que quelque part derrière les cimes,
il y a cette Valle cachée, un jour j'irai.
J'étais persuadé que j'irai, je ne savais pas comment à ce moment-là.
En tout cas, vraiment, c'était vraiment un rêve complet,
mais complètement fantasque, maghore, dans le sens où
je n'avais pas l'impression que des êtres humains y vivaient.
C'était vraiment un monde un peu perdu, un peu Atlantide, un peu château dans le ciel.
C'est une Valle qui a beaucoup existé à travers les récits,
d'écrivain voyageur, d'aventurier, etc.
Mais pour Libyrement, ce n'est pas forcément un endroit que le gouvernement met forcément en avant.
Donc en fait, assez peu de monde le connaissait.
J'ai vraiment commencé à aller chercher des contacts,
essayer de voir comment je pouvais me rendre.
En 2018, j'ai sur tourné un peu par hasard parce que
ma copine m'a proposé d'y aller parce que son père vit à Rangoon.
Donc on y va.
Et là, je me dis, il y a ce truc qui me trotte en tête depuis des années.
Et là, je commence vraiment à chercher des contacts
et on me parle d'une femme qui s'appelle la reine des ruis.
Bon, c'est son surnom, évidemment, de vendeuse.
Parce que c'est une vendeuse de pierre précieuse qui est à Rangoon.
Je vais la trouver au cœur d'un marché.
On demande à droite à gauche,
où est-ce que je peux trouver Ruby Queen, Ruby Queen, etc.
Il s'appelle Mingalabar, le marché.
Et ça ressemble beaucoup à un bazar marocain,
sauf que c'est en Mermanie.
C'est-à-dire qu'on y vend de tout, on y vend des tissus,
on y vend des chapeaux, des tapis, tout un tas de choses.
Et il y a aussi un certain nombre de stands de pierre précieuse.
Donc en faisant le tour, au final, j'ai réussi à la trouver.
Je l'ai reconnu assez vite parce qu'en fait,
elle portait une énorme bague avec un rubis sur le doigt.
Je me trouve, pour la première fois, face à un être humain
qui vient de cet endroit, qui pour moi n'existe pas vraiment.
J'ai lu uniquement des mots sur cet endroit
et je n'ai pas du tout conscience de sa réalité.
Là, pour la première fois, il y a quelqu'un qui est né là-bas
et qui travaille autour des pierres précieuses
et puis là, de fil en aiguille.
En fait, elle m'a fait passer simplement derrière le comptoir
et moi, j'avais énormément de questions en réalité à lui poser.
Et surtout, beaucoup de questions qui relevaient quand même du fantasme.
Il y a énormément de légendes autour de la vallée.
Tout est très mystique autour de cette vallée.
Donc vraiment, au début, c'était pour essayer de débroussailler le vrai du faux.
La Vérif
La Vérif
La Vérif
La Vérif
La Vérif
Deux jours après, nous volions au-dessus de la Pyrmanie et de sa haute jungle.
Pendant des heures, végétation et mon sauvage passèrent sous nos yeux.
Puis, un immense serpent liquide, couleur des teintes fondues,
figurât l'Iraouati.
Quand sa morcée son delta, Rangoon apparut.
Rien n'est plus émouvant que le premier échange avec une capitale exotique
dont on ne sait rien, sinon parler ici et les livres.
On a juste avec bonheur ses notions abstraites
à l'éclatante vie que découvrent les yeux.
Et les images qui ne se laissent pas comprendre et déchiffraient délaborent,
enchantent l'esprit par tous les riches secrets qu'ils se prometsent de découvrir.
Ainsi, à mesure que nos inventions dans Rangoon, je me disais sans cesse.
Les visages ici prennent un autre sens.
Ils ne portent plus l'empreinte ardente et pathétique de l'Inde.
La structure des traits, la forme des yeux, la couleur de la peau,
la plasticité aimable de l'expression.
Tout annonce la Chine.
Un autre version de la zikomance.
Extrême Orion.
Elle est née à Mogok, à la grandie.
Elle me raconte justement cette enfance où elle se baisse, elle trouve un rubis
dans l'équivalent des égouts, si tu veux faire le petit allusion
qui coule le long de la route.
Elle me raconte un petit peu toute son enfance
et pourquoi elle a décidé de faire sortir toute sa famille de cet endroit.
Je ne comprends pas parce que j'essaye à tout prédire entrer.
Parce que le business des pierres est compliqué, c'est très aléatoire.
Tu as des mois où tu vas sortir une grosse pierre
qui va t'assurer plusieurs mois de prospérité.
Et puis tu as des mois où tu ne sors rien.
Et en plus il faut dire qu'aujourd'hui, après l'arrivée des Britanniques
au 19e siècle, alors qu'avant on creusait, on allait chercher les rubis à la main
avec des pelles et des pioches, maintenant tu as des outils.
Et du coup, la vallée est beaucoup plus pauvre en rubis, tout simplement.
Aujourd'hui il reste très peu de rubis, quand on sortait dans les années 60,
des kilos, des kilos tous les jours.
Aujourd'hui c'est très rare de trouver une très belle pierre.
J'ai jamais été un grand fan de pierres précieuses particulièrement.
Enfin, ce n'était pas ça qui m'a motivé, mais par contre,
Kessel parle d'une pierre très spécifique qui est le plus beau rubis du monde
et qui s'appelle le sang de pigeon, qui est d'une couleur un peu ocre,
mais avec des reflets un peu dorés.
Et en fait, moi je vais demander tout de suite ce que je pourrais voir
à sang de pigeon, et elle m'a montré un sang de pigeon
et franchement c'est assez éblouissant.
Parce que bon, alors il faut le regarder avec les rubis,
c'est vraiment les pierres précieuses en général, j'imagine, c'est un jeu de lumière en fait.
C'est vraiment comment la lumière va rentrer dans le rubis
qui va faire ressortir son éclat.
Et là, je me suis retrouvé face à une pierre intense et m'embrayante
et c'était très beau, mais plus parce que je trouvais quelque chose que j'avais lu quelque part
et qui m'avait fait rêver que l'objet en lui-même.
Je me disais, c'est un truc hyper précieux, elle a dû avoir le mettre dans un coffre fort.
Non, en fait, elle a demandé à son frère qu'il a sorti d'un petit pochon truc en plastique,
tout, enfin presque pas à la hauteur de l'objet qu'elle a mis dedans.
Ce premier contact m'a ouvert la porte à pas mal d'autres contacts,
et notamment des gens de la vallée, et donc là, ça a avancé beaucoup plus vite.
Alors c'est très difficile de communiquer là-bas parce qu'il y a un wifi très aléatoire,
un réseau tout aussi aléatoire.
D'un côté, les gens sont ravis que je m'intéresse à MoBock,
mais en même temps, tout le monde m'a dit que ça aurait été difficile d'y aller.
Il m'a dit, quand même, bon courage, il me dit comment passer,
évidemment, ils me donnent tous les adresses officielles.
Mais ça m'a quand même commencé à me débloquer des contacts avec des gens qui vivent là-bas,
et donc forcément qui ont accéléré les choses pour que je puisse trouver assez rapidement quelqu'un
qui pouvait me faire rentrer dans la vallée.
Parce que tout le monde n'a pas les contacts nécessaires aussi
pour pouvoir obtenir les autorisations auprès de l'armée.
Il faut quand même être en bon terme avec l'armée,
parce que c'est une vallée assez enclavée,
très difficile d'accès sur laquelle le gouvernement met vraiment la main,
en fait, garde vraiment jalousement cette vallée comme un objet aussi d'identité nationale,
et tout à fait économique parce que le gouvernement, jusqu'à il y a quelques mois,
taxait chaque pierre qui sortait de la vallée à hauteur de 30%,
donc on veut dire une vraie main financière.
C'était le début de mon aventure,
même si elle avait quand même commencé plusieurs années plus tôt,
parce que vraiment je m'étais dit, quand j'avais vu ces arbres, un jour giraient.
Et là je me rapprochais.
Après, j'avais toujours pas vendu le sujet,
parce qu'une fois qu'on a les autorisations, il faut les payer.
Et parce qu'évidemment elles sont chères,
j'avais besoin aussi de trouver un magazine qui pouvait me prendre le sujet.
Donc je sens tout de suite quand même qu'il y a une crainte tant que j'y suis pas,
je peux pas dire que j'y suis.
Je sais que je suis pas loin, je sais que c'est possible,
il y a des voies pour y aller,
mais aucune garantie de pouvoir rentrer dans le Valais des Rubiques.
Et tout autour de la terrasse, sans un pouce d'intervalle,
gardé par des figures d'animaux mythologiques s'élevait,
par dizaines, par centaines, les chasses, les chapelles, les temples, les monuments,
et partout, dans toutes les attitudes, à travers toutes les étapes de son histoire et de sa légende,
des dizaines, des centaines d'images et de sculptures,
montrer le sourire et la sérénité de Pouda.
Sculpture en bois, bronze, pierre, marbe, toute ruisse lente de feuilles d'or,
et les yeux étaient faits de pierres précieuses.
De vieilles dames au maintien superbe et suivi d'une servante se prosternait à côté de pauvres,
puis elles allumaient un cigare long et noir, et continuaient en fumant leur promenade.
Les enfants couraient parmi les sanctuaires et des chiens paralytiques se chauffaient au dernier rayon,
sur les marches sacrées, et le bruit des pieds nus, frottant contre les dalles, se mêlaient à la voix des gongues.
Il n'y avait aucun éclat de la foi chez ces gens, si pieux, pas trace de frénésie, d'inquiétude ou d'extase.
Leur certitude était tout intérieur et pleine d'amitié pour le monde,
et le passant étranger, s'il rencontrait des yeux le regard d'un prêtre ou d'un fidèle,
n'y trouvait que la clartète tranquille de l'accueil.
On est en décembre 2018.
J'ai un contact pour Yalé, lui va pouvoir me faire rentrer, je lui ai expliqué le projet, il est partant,
mais évidemment dans la tente d'un payer,
truc qui met parce que c'est assez cher, en plus, une fois que t'as la personne qui peut te faire rentrer,
pour avoir toutes les autorisations.
Et à partir de là, je commence à contacter en certains domaines de rédaction qui pourraient potentiellement être intéressés.
Marie Claire revient assez vite vers moi avec un message assez marrant à 2h du matin,
je ne sais pas ce qui s'est passé là-bas, mais à 2h du matin, ils me disent,
oui, on essaie d'approcher ce sujet depuis longtemps, ok on y va.
Là, je suis ravi, etc.
Mais on est donc en décembre et j'en vais pas de nouvelles pendant un certain nombre de temps.
Et enfin, en mai, Marie Claire me dit ok, c'est bon, tout est réglé, on va pouvoir y aller.
Et là, j'envoie un message à mon contact.
Et là, il m'envoie un mail assez lapidaire, désolé, le gouvernement a décidé de refermer la vallée.
Il y a eu des échanges de tir la nuit dernière entre les mineurs et l'armée.
Je te tiens au courant.
J'ai dit, merde, maintenant ça marche et là, j'étais à deux doigts d'y aller, à nouveau, c'est trop compliqué.
Il faut savoir que la vallée rouvre, ferme, sans cesse, je laisse un peu ça de côté, je pars faire d'autres projets,
droite à gauche.
Et en septembre, je reçois un nouveau message, ok, la vallée est ouverte, on va pouvoir y aller, tu me dis quand on peut.
Et là, les étoiles s'alignent, Marie Claire me dit ok, c'est bon, pour nous aussi c'est toujours bon, va y, France.
Tout ça se fait très vite et en trois semaines, je me retrouve dans l'avion pour aller rassembler.
Je vais me poser au café où je m'étais posé six ans auparavant, où j'avais lu la vallée des rubis.
Évidemment, ce livre ne me quitte pas de toute ma préparation du voyage.
J'y retourne, à chaque fois que je vais en Bermanie, j'ai la vallée des rubis avec moi.
Et je me remets à relire la vallée des rubis au même endroit où j'avais lu la première fois en me disant, ça y est, là j'y vais.
Là c'est bon, je suis là pour ça, et ça c'était assez magique.
Je suis à Yangon, je n'arrive pas à dormir pendant les deux premières nuits, des cas lajeuraires, beaucoup de stress aussi,
parce que quand quelque chose qu'on porte depuis si longtemps est en passe de se réaliser,
je prends le bus pour aller à Mandalay, donc on a vu qu'il y a la ville au nord qui permet ensuite d'accéder à la vallée.
Il y a un truc assez marrant dans les bus bairmans, c'est qu'ils fonctionnent un peu comme un train, ils s'arrêtent à pas mal d'arrêts,
et à chaque arrêt, ou même parfois quand il y a un simple péage,
il y a des dizaines de personnes, surtout des femmes, qui rentrent dans le bus et qui te proposent des noix de cajou, des poulets vivants,
enfin tout un tas de trucs improbables, ça fait un boucan pas possible, les gens mangent,
et puis je ne parle pas Bommar à la langue biermane, mais il y a une espèce de...
les liens entre les gens, on l'aire tellement simple, c'est à dire que des gens qui ne se connaissent évidemment pas,
parce que lui il prend le bus, l'autre monte, il se parle comme si ils étaient de vieux frères, et ça c'est assez étonnant.
Et après paradoxalement, donc tu as ces petits arrêts qui sont dans des villages où tout le monde qui monte,
et tu as d'autres arrêts qui sont dans des zones totalement désertées, des espèces d'immenses stations-services,
avec des restaurants à 1000 tables où il y a 15 personnes.
Et en roulant vers le nord, tu roules aussi vers les montagnes, donc petit à petit le paysage change,
parce que Rangoon est à la, c'est vraiment la côte sud, et là on monte vers le nord de la pyromanique,
il y a beaucoup plus montagneux, et donc par la vie de joueurs aussi, la balée sera prochée dans la structure géographique.
C'est très luxuriant, c'est très humide en fait comme pays, donc assez propice à des arbres, des plants de grâce.
On est en pleine saison des pluies, c'est une mousson quand même assez féroce,
c'est vraiment, il peut parfois pleuvoir toute la journée non stop, et des rideaux et des rideaux d'eau.
Le fait que ce soit la période des pluies, rajouter une pression supplémentaire aussi,
parce que qui dit pluie, dit évidemment pas d'accès aux mines,
est tout plus compliqué, rencontrer les gens, enfin tout se complique sous la mousson.
J'arrive d'abord à Mandalay, qui est cette grande ville au nord, qui était anciennement la ville des rois bièrement,
qui eux-mêmes étaient pareils de tous les bijoux de Moghok possibles,
et qui est aujourd'hui une ville un peu plus désirité, un peu moins au coeur,
parce que pas d'accès à la mer, coincé un peu dans les montagnes, etc.
J'avais un hôtel, le lendemain je dois prendre un piquet à pas 5h du mat,
et là je vais boire des BR sur le toit d'être un hôtel.
Et en plus, il y avait une fête assez incroyable du personnel de l'hôtel,
et évidemment ce sont des grands fans de caroquets.
Ils font très très mal pour la plupart, mais ils sont très fans de caroquets,
et donc c'était assez marrant.
Et puis j'ai pu rencontrer aussi mon photographe à cette occasion-là.
C'est un russe, déjà, d'origine portugaise.
Là il y a un petit décalage discret, parce que lui,
il n'a pas du tout conscience d'où on va.
Et moi, c'est un truc hyper important pour moi,
et lui je vois que ça lui parle pas en fait,
ça lui parle pas, il pourrait aller là comme faire un reportage à Paris,
ou quelque part en Thaïlande,
ça lui parle pas autant que de la ville,
mais après il se trouve qu'on s'entend très bien,
le film passe très bien et tout.
Soudain, il resta comme suspendu dans l'azur céleste.
La vieille aigle n'en avait vu de pareil.
Lui, qui depuis si longtemps chassait au-dessus du monde sans limite.
Elle avait la couleur du sang le plus vif,
le plus pur, le plus suave.
Et toute la lumière du jour semblait faite pour elle,
tant elle est insolée.
Voilà une nourriture aussi noble
comme mon propre sang, pense à la vieille aigle.
D'un seul coup, il repliait à ses ailes immenses
et se laissa tomber sur la proie merveilleuse.
Mais quand les serres impitoyables,
assérées et dures comme des griffes de métal
et qui traversaient sans effort les cuires les plus épées,
se furent refermées sur la chair éblouissante,
il leur fut impossible de l'entamer.
10 fois, 20 fois,
le vieille aigle s'acharna sur cette substance inconnue
qui avait la teinte du cœur à vif, en vain.
Il se demanda si l'âge ne lui avait pas enlevé ses forces.
Mais quand il les essaya,
les oiseaux les plus rapides et les bêtes les plus résistantes
tombèrent sous ses coups furieux,
alors le vieille aigle compris.
Ce n'était pas un quartier de viande
qui s'intignait dans l'herbe ou de la colline,
mais une pierre miraculeuse et sacrée,
une pierre comme il n'en existe nul par ailleurs,
pétris du feu et du sang de la terre.
Le vieille aigle saisit respectueusement la pierre énorme
et l'emporta dans son refuge inaccessible,
au sommet de la plus haute, la plus haute montagne.
Et la vallée où il avait trouvé cette matière prodigieuse
était la vallée de Mogok,
et la pierre était le premier rubis du monde.
Voilà pourquoi c'est à Mogok seulement qu'on les peut découvrir.
C'est mon fixeur qui vient me chercher,
un birement qui est né et agrandi dans la vallée des rubis.
Je projetais pas mal de trucs par rapport au roman de Kessel.
Il a aussi une espèce de fixeur,
un mec qui s'appelle Julius,
qui connaît tous les secrets de la vallée,
et tout de suite j'identifie Jordan à Julius,
ça devient mon Julius.
Et puis bon, je parle un peu avec lui
et je me rends compte que c'est une Bible,
il connaît vraiment tout sur la vallée,
que ce soit le commerce, la géologie,
mais on a aussi une deuxième personne qui est avec nous,
une birement qui s'appelle Nienne.
On comprend très vite qu'elle est la guide du gouvernement.
Là, avec mon photographe, on se regarde, on se dit bon,
alors ne parlons pas trop pour l'instant,
parce qu'en plus, il se trouve qu'avec mon photographe,
on communique en anglais puisqu'il est russe,
et qu'elle parle très bien anglais aussi.
Donc voilà, on n'a pas une langue qui nous permet de passer entre les mailles.
On prend la route, entre Mandalay et la vallée,
il y a à peu près 7 heures de route,
parce que c'est vraiment, c'est pas très loin,
ça doit être à 150 km, comme ça,
mais une route assez peu goudronnée pour la plupart,
pendant des kilomètres,
il y a des montagnes calcaires incroyables,
totalement improbables pour la Viermanie.
On roule comme ça pendant 3 heures,
et on arrive au check point.
On reste dans la voiture, eux ils apportent les documents,
et ça dure 10-12 minutes,
donc bien le temps quand même de se dire,
on peut être un problème,
parce qu'on va pas réelé, parce que là,
sinon c'est demi-tour et retour à Yangon et Guava, Paris, etc.
et finalement, ça marche, les papiers étaient bons, on repart.
On commence à monter, donc la route change,
on passe vraiment, ça devient vraiment délacé,
ça devient la montagne, vraiment une autre route,
et là, il commence à pleuvoir des trompes,
et en plus c'est que de la boue,
enfin que de la terre, c'est une région très terreuse,
donc ça devient de la boue, le sol est en rouge,
mais vraiment avec un doublé d'un brouillard total,
donc là je me dis, c'est la merde,
je ne vais pas pouvoir faire de photos,
ça va être une catastrophe,
et ça va pas l'air de se dissiper,
et là je me tourne, et mon photographe, il dormait,
il s'en foutait, il n'était pas du tout dans la même logique que moi,
ce n'est pas qu'il s'en foutait,
mais moi j'étais là, j'approchais, j'étais de plus en plus stressé,
et lui, il faisait une sièce tranquille.
Et ça dure deux heures, quand même la pluie,
sachant qu'il y avait trois heures de route
pour monter encore jusqu'à Mogok,
c'est à 1200 mètres d'altitude,
c'est quand même une ville de montagne,
après il fait quand même doux,
et là genre la brume sort un peu,
et alors on ne voit pas vraiment,
tu n'as pas l'image de toute la vallée d'un coup,
à la sortie d'un virage,
parce que tu montes, tu montes, tu montes,
et à un moment tu redescends,
et là tu arrives sous un panneau,
Welcome to Rubiland,
et là, ok, j'ai passé les portes,
ça y est, je suis à Mogok,
et là, incroyable, incroyable,
je suis ravi, et mon photographe dort toujours,
je ne sais pas l'alvéer,
mais j'ai envie de lui dire, mais mec, on est à Mogok,
genre vraiment, c'est exceptionnel,
mais lui, ça n'a même pas trop ce qu'on faisait là,
et là, je kiffe,
pleinement, je suis en mode ravi,
ravi, ravi,
et je touche enfin cette vallée
qui n'existait pas, et elle existe maintenant,
j'y suis.
La ville est vraiment sain d'éande de parties,
donc Mogok West et Mogok Est,
les mines sont à Mogok West,
et nous, on arrive par Mogok Est,
dans la vallée des Rubis de Kessel,
on est en 55, et il y a
à peine 10 000 habitants, c'est un tout petit bout,
enfin, ça ressemble vraiment à un,
c'est minuscule, il n'y a même pas de route pour y aller, etc.
Et là, moi, j'arrive quand même dans une ville
assez conséquente,
sur les deux villes cumulées,
il y a 120 000 personnes, donc j'arrive quand même
dans une grosse ville avec des stations-essences,
des supermarchés,
si on peut appeler ça comme ça.
Je regarde les visages des gens, et tout,
parce que je t'ai vu pas mal de vagues d'immigration,
notamment
beaucoup de Chinois, d'Indiens,
de Népalais qui sont venus s'installer,
des millions de visages différents,
dans ce si petit espace
qui concentre un peu tous les visages d'Asie,
je suis assez émerveillé, mon photographe dort toujours.
On traverse donc dans un premier temps Mogok Est,
qui est la partie vie sociale,
les commerces,
restaurant, etc.
qui n'est pas la partie des mines,
et en fait les mines en les verra vraiment que le lendemain.
On s'arrête devant l'hôtel,
on pose nos bagages avec le photographe,
on dit merci Jordan et à Nienne,
et là on va un peu se balader,
il fait nuit,
mais c'est assez éclairé.
Et là on voit des petites taches sur la montagne,
avec des espèces de bâches,
on sait pas trop quoi.
Et là le photographe,
il a bien dormi,
il a eu le temps de prendre un peu conscience de où on était,
et je le raconte un peu,
j'essaie de le témoigner aussi de mon fascination
pour cet endroit.
Et donc il se prend un peu au jeu,
et là on se dit ok, c'est des mines ça se trouve,
et on commence à monter,
on a une petite lampe frontale,
et on arrive là haut,
en fait c'était des toutes petites mines,
et on commence à regarder un peu dedans,
est-ce qu'on veut trouver un rivier,
et toi tu fais quoi si tu chope un rivier,
et tu le gardes, ou tu le rends ?
Et nous-mêmes on était des chercheurs de rivier.
Donc le lendemain matin on commence vraiment à découvrir la ville,
on la voit pour la première fois de jour,
et en fait donc Jordan,
notre guide,
nous amène au marché,
en fait c'est un marché,
et là c'est assez déroutant,
parce que tu as 400 étales,
et sur chaque étale
des centaines et des centaines de pierres,
bon après il se trouve qu'il y en a un certain,
un certain nombre qui ne valent pas grand chose,
tu as même des gens qui font passer
telle pierre pour telle autre,
mais les pierres se comptent par millions,
c'est incroyable, c'est vraiment incroyable.
Et l'autre truc surprenant dans ce marché,
c'est que je vois des mecs
qui se baladent avec des casques comme ça,
de réalité virtuelle,
je me rapproche un peu,
j'essaie de m'enseigner, en fait je comprends
que c'est essentiellement les chinois qui achètent,
et donc ils envoient des émissaires
qui vont pour leur patron,
sur les marchés choisir les pierres,
donc ils portent la pierre au casque,
pour que leur patron puisse
voir la pierre, dire non en fait celle là,
non celle là oui, ok tu la prends,
tu la négocies, et donc ils sont reliés avec
un écouteur, et ils ont un micro,
et puis en fait ils sont vraiment émissaires,
et donc ça je me disais que
qu'est-ce qu'elle n'avait pas dû voir ça.
Là j'ai compris assez vite qu'en fait tout la vallée,
vraiment toute la vallée, les 120 000 habitants de la vallée,
je pense sans exception, travaillent
dans la pierre, d'une manière ou d'une autre,
après tant d'actes qui sont fermiers,
tant d'actes qui font d'autres trucs,
mais les pierres sont là,
en fait partout, partout, partout, donc
tout le monde
ramasse une pierre, tant de sa chance.
Il y a plein de pierres différentes,
tu as du rubis, tu as un peu de sapphire,
tu as du lapis lazuli,
de péridote, qui est une espèce de dérivé,
je crois que c'est celui précieux de
l'Hemrod, je crois qu'il y a de
l'opal, onyx,
et puis jusqu'à peu on pensait que c'était
vraiment le seul endroit au monde où existait le rubis,
en fait, on a découvert d'autres mines,
mais voilà, ça concentre quand même
80% des rubis
du monde.
La façon dont la ville est construite
est conditionnée par l'histoire
de la vallée, et évidemment
donc l'histoire du rubis, par exemple
au milieu, t'as un immense lac,
enfin immense, t'as un très grand lac
qui est au milieu, et qui en fait
qui d'ailleurs est chargé de mystères,
on dit que des sorcières le hantent,
qu'est-ce qu'elle parle des sorcières en fait
aujourd'hui, eux ils croient moins
aux sorcières, mais ils croient plus au fait que
c'est les esprits des mineurs qui ont été morts
dans les mines, qui revivent dans
l'ac, etc. enfin c'est un lac chargé
de mystères, mais qui en réalité
n'existe que depuis à peine
à peine 100 ans, parce qu'avant
c'était l'emplacement de la mine
créée par les anglais.
Donc la rubimine compagnie qui était
l'immense exploitation des anglais qui
ont colonisé la Pyrmanie.
La plupart des maisons sont installés
de façon à ce que
les rayons du soleil
le matin traversent au mieux
les rubis pour rendre
leur juste valeur au rubis quoi. Donc
c'est-à-dire avec la terrasse orientée
pour que le soleil
du matin puisse au mieux
rendre justice au pierre qui vont vendre
par la citre.
Les maisons deviennent
comme transparentes au coeur de la journée.
Bon du coup nous
ce qu'on a envie d'aller voir
c'est les mines, je ne vais pas se mentir
c'est incroyable de se dire
que à plusieurs centaines de mètres
sous-père t'as des rubis quoi.
Et puis le lendemain
on se relève là on va
où on doit aller aux mines
il pleut des cordes,
des cordes, des cordes, des cordes.
Donc on patiente un peu, on va
visiter une pagode et tout.
Moi je commence à m'impatienter, je me dis bon
puis au bout d'un moment je dis bon
écoute on y va
on voit.
Donc on l'attente
on l'attente, il pleut, dans la voiture il pleut
bon ça sent pas bon du tout et puis vraiment
s'approche de là-bas et là ça s'arrête
de pleuvoir.
Le temps qu'on arrive vraiment au pied des mines
il fait beau. On rencontre d'abord
des femmes qui s'appellent les Canassies
c'est des femmes qui vivent dans
des villages un peu plus ruraux, là on est un petit peu
encore plus loin que Mobock West
elles gagnent leur vie
très chichement
en récupérant
des poussières de rubis qui tombent
500 mètres plus bas des mines
pour faire remonter le rubis
dans les mines, on injecte de l'eau
donc cet eau ensuite va recouler
à travers la montagne et parfois charriers
encore déper précieuses
elle se balade avec un tamis
et elle récupère comme ça
des
franchement des poussières de rubis, elle doit gagner
3 euros, 3, 4 euros par jour
et
elles n'ont pas de poche
le longuis qui est le vêtement
traditionnel birement, il n'y a pas de poche
donc qu'est-ce qu'elles font ?
Elles prennent les pierres qu'elles trouvent
et elles les placent sur leur langue
et donc parfois, évidemment pour les photos
elles sont toutes là attirées la langue
avec les pierres qui brillent
ça c'est fou
on est au pied de la montagne
on monte
le long de la montagne
on doit bien monter au 400 mètres
et là ça y est, on voit des mines
donc en gros la mine c'est assez simple
c'est un trou dans lequel descendent
les hommes et des sauts
pour faire remonter le rubis
par exemple, il y a des mecs qui ont mis en place
un système avec
le moteur arrière du rubis
et puis il y a un moteur qui tourne
et à laquelle ils ont fixé la corde
pour pouvoir faire remonter les sauts et les hommes
évidemment à 300 mètres de fonte
avec une oxygène très très très réduite
donc il faut leur envoyer de l'air constamment
et là, Chaucan
il y a des grandes poches de plastique
avec de l'air
dedans
qui envoient comme ça la repression
mais c'est vraiment des trucs
si ça se trouve tout le monde est mort en bas
c'est vraiment des conditions
de précarité
totale et puis ils y passent
à partir du moment où ils ouvrent la mine
il faut qu'ils y restent nuit et jour
tant qu'ils n'ont pas refermé
donc voilà ils y passent des heures
des heures avec
un résultat
totalement aléatoire
parfois ils trouvent, parfois ils trouvent pas
ils se font des relais de 12-15-16h
et ils reviennent ensuite
c'est leur vie en fait
c'est leur vie donc
quand ils pleuvent ils ferment la bâche
pour que l'eau ne rentre pas
même s'ils peuvent pas éviter que l'eau pénètre un peu par les sols
mais parce qu'en bas, quand ils creusent
il faut remonter cette eau
sauf qu'il faut qu'il y ait toujours quelqu'un
qui soit en train de creuser pour que l'eau puisse s'évacuer aussi
et donc en fait il est arrivé plusieurs fois
que des mecs se retrouvent noyés parce qu'il était tout seul en bas
et donc en fait l'eau monte trop vite
et il se fait
noyer par l'eau qui monte
enfin c'est des travaux hyper dangereux
il y a des morts, les deux semaines
trois semaines
j'ai qu'il comprendre qu'il y avait une forte consommation
de drogue aussi pour pouvoir tenir
j'ai intervoué à la fois
des jeunes et des moins jeunes
et le discours est totalement différent
les jeunes ils y ont vraiment de bons coeurs
parce qu'ils croient
une possibilité de devenir riche
vraiment alors que
ce qu'ils font ça depuis 40 ans ils savent très bien
qu'ils ne se rendent jamais riches
et qu'ils font ça pour ramener à de quoi bouffer
à leur famille
et voilà t'as ces problèmes d'oxygène
ces problèmes d'eau qui remontent
il est arrivé aussi que des
hommes meurs parce que
mauvaise gestion
avec l'eau
du coup on fait redescendre le saut
ou le saut n'arrive pas à remonter jusqu'en haut
il retombe et il y a un mec en bas
il se prend 300 mètres de chute
d'un saut chargé
j'avais jamais travaillé sur les mines opéramment
j'avais jamais vu de mines et c'est vrai que c'est quand même
très choquant de voir
la différence entre
le fait que
cet endroit soit chargé
de richesse inestimable
et le fait que ces gens vivent dans des conditions
terribles
qui gagnent rien sur ce qu'ils vont remonter
que ce sont eux qui prennent tous les risques et qu'au final
il y a des gros propriétaires qui vont s'enrichir
sur leur travail
et voilà donc on allait
rencontrer ces mineurs
alors on n'a pas pu rentrer dans les mines parce que c'est trop dangereux
en fait déjà les installations
sont une précarité totale
mon compagnon alors
a peu là a mis voie à un homme que je n'avais pas distingué du rock
auquel il se tenait à appuyer
tellement il en avait pris la couleur
sa veste lâche, son pantalon flottant
et vasée du bas
son chapeau de toile, ses mains, ses joues, son front
tout en était recouvert d'une poussière grenue
pareil à une cendre de pierre
mais sous les vêtements habituels du mineur
il y avait une vitesse de mouvement singulière
redoutable
et le regard étrangement nu dans le masque de poudre grise
montrait une attention constante
dure
une vigilance d'homme de main
le neveu lui s'étant assis sur un morceau de rocher
allongea les jambes
alluma une acre et noir chiroute
puis il me dit
pour rejoindre votre ami, suivez cet homme
le coulis
déjà filé rapidement
silencieusement le long du sentier creux
qui épousait le mouvement de la falaisse
ses pieds nus touchaient à peine le terrain rues
des coupants
j'avais parcouru avec difficulté
quelques centaines de mètres
qu'en soudain il se plia en deux
serra les épaules et s'évanouit
comme dévoré par la colline
arrivé au même endroit
je me baissais à mon tour et découvri un orifice
très étroit, découpé irrégulièrement
dans la pierre
il donnait sur une pente qui glissait vers un trou
de ténèbres
comme j'hésitais, une lumière se balança dans l'obscurité
la voix du coulis, roc et brève me
est là
je m'engageais dans la fissure
mais j'étais loin d'avoir sa souplesse de coule oeuvre
et je dure ramper sur les genoux
et corcher mes épaules aux arrêtes
de Sylex avant de pénétrer dans la grotte
que la lampe tempête du coulis
est clairée faiblement
elle était si basse de plafond qu'un homme
de taille normale avait à si tenir
voûté et si réduite de dimension
que les murs semblaient un étau
un trou, béant au milieu
s'enfonçait dans les entrailles de la terre
et par ce chenal
un bruit sourd et monotone arrivait jusqu'à nous
je ne pu retenir une exclamation
quoi devais-je vraiment me confier
à cette frais-le-perche de bambou
traversait à l'onze intervalle par des bouts de roseau
juste assez large pour un pied nu
et qui oscillait dangereusement
au-dessus d'un noir précipice
l'amour propre seul me décida
au bout de l'horrible descente
s'est tiré une succession de niches
qui étaient reliées l'une à l'autre
par des couloirs tellement étroits
qu'il fallait s'y traîner à plat ventre
ou par des tiges de bambou
affreusement légères et vibrantes
jetées sur d'invisibles abîmes
dans chacun de ces alvéoles
à la lueur blême des lampes tempêtes
tant au debout, tant au hajounouillé
un homme gratté les parois et le plafond
avec une griffe de fer
pour en détacher la sombre argile
qui tombait dans un panier dosier en forme de saut
on eudit des termites au fond de l'enfer
le jour de la fin
de la fin de la fin
contre des sangnémines on va manger des nouilles
il est 4h d'après-midi parce que du coup
on a eu cette chance qu'il fasse beau
donc on est resté aussi longtemps que possible
avant d'aller manger
il est 4h, l'heure où les birements ne mangent pas du tout
et on commence à manger
et là Jordan il m'arrête
il me dit mais attends tu devrais venir chercher des rubis
toi t'as trop de chance
il montre le 4x4 qui est à l'extérieur
il me dit ce 4x4
c'est le 4x4 de cette propriétaire de mine
donc quelqu'un m'a parlé mais je ne la connais pas
donc on va aller voir
c'était la propriétaire de mine
maïi shi ti
voilà
elle est la grandit dans la vallée
ses parents étaient propriétaires
et elle nous donne rendez-vous le lendemain matin
à peu près pas très très loin
des premières mines qu'on avait visitées
elle nous dit bon bah
je vais vous montrer ma mine
on arrive super tôt, 8h
là il faut encore plus grimper
et là on arrive
et...
c'est vraiment grandiose
incroyable pour le coup
c'est une partie de la vallée
qui est encore totalement préservée
au niveau notamment des arbres
on a une vue sur 360°
avec
des montagnes d'itemple
des pagodes à perte de vue
c'est vraiment sublime
en fait t'as des gros moteurs, des grosses turbines
avec deux culs d'eau
qui renvoient constamment de l'eau vers
des espèces de canaux en bois
et en fait
tous les 15 mètres
tous les 15 mètres
en contrebâte un mineur qui
arrête l'eau, récupère les rubis
les met de côté, rouvre
et ainsi de suite histoire de rien perdre
et à la fin t'as un dernier mineur
qui est en équilibre
sur une plateforme
au-dessus de 50 mètres de vide
mais vraiment sans protection
au cul, il a un casque
mais bon si tu tombes de 50 mètres
il ne sert pas grand chose
et lui il tri les derniers
baillons et il essaie de récupérer
comme ça
ce qu'il trouve
on passe la matinée là bas
et là on travaille
une heure et après
on se pose et on profite
de cet endroit incroyable
qui ressemble à tout ce que j'avais imaginé
avant de venir dans la vallée
des rubis
et puis au bout de quelques jours
on a vu tellement de rubis
que ça fait plus rien
les premiers franchement, c'est fou
et puis là, tu sors un énorme rubis
tu le regardes avec curiosité
mais pas du tout avec
le même émoi qu'au début
si j'avais pas vendu le sujet
et que j'avais pas
même que je ne m'étais pas présenté en tant que journaliste
parce que les seuls autres
j'ai croisé des vendeurs
de pierres précieuses Sri Lanker
et sinon la plupart des gens qui viennent
sont des gémologues
il n'y a pas de voyageurs qui passent par là
parce que ça demande
un investissement de temps
très important et puis un investissement financier
aussi conséquent pour pouvoir payer
plus de les autorisations etc
Joseph Kessel
dans un sens quand j'étais plus jeune a été
une espèce de sortes de figure un peu paternelle
enfin, en tout cas un modèle
un modèle masculin
donc évidemment
évidemment marcher sur cette trace
était quelque chose d'important pour moi
après
on n'était pas dans la même démarche
non plus quand on y allait
lui était déjà installé
enfin moi j'ai fait plusieurs autres partages avant
mais lui était déjà Joseph Kessel
au moment où il y allait en tant que Joseph Kessel
c'était ma source d'inspiration
une source de travail aussi
parce que évidemment
il y a énormément d'informations
notamment sur toute la partie un peu plus historique
sur qu'est-ce qui a pu être la valet
comparé un peu à aujourd'hui
voire aussi que
je disais tout à l'heure qu'il y avait beaucoup de choses qui ont changé
mais il y a aussi énormément de choses qui sont toujours
qui sont figées et qui n'ont pas du tout évolué
on est quand même
on est quand même au XXIe siècle
et tant mieux en vrai
parce que tu sais tu as toujours ce truc quand tu arrives en voyage
ou tu veux
d'ailleurs mon tout premier voyage en Bermany
je m'efforçais de ne pas utiliser la wifi
j'allais dans les cybercafés tous les 4-5 jours
pour envoyer les mails dont j'avais besoin
parce que ça correspondait
au mythe que je me faisais
des grands voyages
du voyage tout simplement en fait
et en réalité maintenant
je ne sais beaucoup plus
je préfère voir ce qu'il existe en fait
que d'essayer de projeter une image
mystifiée
et donc 15 jours prévoyez vos affaires les plus chaudes
pour une expédition vers le sommet du Nanga Parbat
au dessus de 8000 mètres d'altitude
dans l'Imalaya
à bientôt