#28 — S.O.S au-delà de 8 000 mètres, avec Elisabeth Revol

Durée: 57m34s

Date de sortie: 18/03/2020

En 2018, après plusieurs tentatives infructueuses, les alpinistes Elisabeth Revol et Tomek Mackiewicz s’engagent à nouveau sur les pentes immenses du Nanga Parbat.

Gravir, en hiver, le neuvième plus haut sommet du monde est devenu pour eux une obsession.

Mais à 8 125 mètres dans l’Himalaya, l’épreuve peut vite tourner au cauchemar.

Les Baladeurs est une émission Les Others, supportée par Audible, l’application de podcasts et livres audio.

Cet épisode est signé Camille Juzeau, avec une composition musicale de Alice-Anne Brassac et un mixage de Laurie Galligani.

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Les baladeurs, une série audio, les hausseurs.
Des balades, des aventures, des mes aventures, en pleine nature.
Prêts pour le départ ? Prêts ? C'est parti !
Vivre, un mot tout court et si vite prononcé.
Vivre, un mot que murmure Elizabeth Revol quand elle met un pas devant l'autre pour gravir l'immensité d'une anga par battre.
Cette montagne qui l'a fait rêver depuis tant d'années, dont le sommet accroché au nuage au-delà de 8000 mètres d'altitude,
se dérobe si vite, selon la météo ou l'état de la neige.
Là-haut, c'est déjà un autre monde, un monde où le mot vivre prend un autre sens.
Là-haut, son compagnon de cordée, Tomak Makyevik et elle, y retournent en 2018 malgré les risques,
parce que c'est là, sur les parois des montagnes immenses, qu'ils se sentent vivants.
Vivre, quand le mot bat dans les tympans, quand son sens s'évapore pour n'être plus qu'une injonction.
Vivre furieusement, coûte que coûte, vivre le nonga par battre.
La première fois que j'ai vu cette montagne, c'était en 2008, et je partais sur le Balto-Rô.
Et en fait, cette montagne allait détacher du massif.
C'est la première montagne qu'on a après Islamabad avant d'arriver sur Skardou, et donc c'est une montagne qui est isolée.
Elle n'est pas partie d'une chaîne immalaïenne, comme on peut retrouver sur le Balto-Rô, où il y a le K2, le Brot-Pik-Gin-HG2.
Donc c'est vraiment une masse imposante qui est là, posée au milieu de nulle part, mais qui se détache de ces paysages vues d'avion.
Les arêtes sont magnifiques, elles sont déchirées dans le ciel des immensités glacières.
C'est l'immensité, je pense, de cette montagne qui a éveillé ma curiosité, vues du ciel.
Voilà, ça a été mon premier flash et la première envie que j'ai eu d'aller sur ce montagne.
Et après, finalement, ça s'est fait un petit peu bizarrement, parce qu'on a décidé...
Enfin moi, j'ai décidé de partir sur l'universal.
En 2013, donc j'y suis vée pour la première fois, on ne va pas au sommet, parce que voilà, je pense qu'en hiver, il faut répondre à beaucoup de questions,
et puis aller d'échecs en questionnement, et puis à la suite de 2013, j'ai voulu continuer.
C'est la quête de ce sommet m'a entretenu et j'y suis retourné plusieurs fois.
Thomas, c'est un grimpeur polonais que j'ai rencontré à Tchilas, donc au pied d'une engaie par batte.
Et tout de suite, quand on s'est rencontrés, il y a eu quelque chose de fusionnel.
Des fois, on ne sait pas ce qui se passe avec les gens, mais avec lui, ça a tout de suite accroché.
Et on s'est dit, pourquoi pas, si on allait faire cordée ensemble et qu'on passe du temps un petit peu sur ce montagne.
On se regroupait, on refaisait le monde, on en rigolait dans tous les sens.
C'est vrai que l'on aimait énormément échanger sur nos vies qui étaient complètement différentes,
où lui, il était en Irlande.
Moi, j'étais dans ma démarche en France où je m'entraîne, et puis je suis un peu dans ma bulle,
par rapport à ses préparations hivernales ou sur un 8000 classiques.
Et on acceptait de passer du temps en montagne, on acceptait d'avoir une tempête et puis de pouvoir continuer,
peut-être le surlande main.
Donc on était dans une démarche qui était complètement différente des autres partenaires de Grimes que j'avais eu,
où finalement, on y allait un petit peu à la méthode Escargot,
et on faisait un petit peu ce que la montagne nous autorisait.
Après, on avait aussi nos amis dans la vallée,
qu'on connaissait depuis pas mal de temps, donc on gagnait, on a mis.
Donc après, on échange aussi avec eux par rapport à leur vie, par rapport à...
C'est très bon enfant, généralement, le soir on se regroupe autour d'un feu,
et donc c'est une ambiance qui est très chaleureuse,
où des fois on chante, parce qu'il y a une ambiance qui est très calme, très posée, en fait, dans cette vallée.
Et il y a les enfants qui viennent aussi, au milieu de repas ou en fin de repas,
avec leurs petits yeux tout écartés, qui sont interrogatifs par rapport à,
à l'innocence quand on découvre le monde, et quand du coup, il y a des personnes étrangères qui arrivent,
et qui se disent, qu'est-ce que vous venez de faire là sur ce montagne,
même s'ils nous connaissent, parce que c'est des gamins de la vallée,
où on avait déjà quelques expériences avec eux, mais à chaque fois, c'est des choses extrêmement chaleuraises.
Et on fait aussi un petit peu des plans sur la comète,
et puis on est un peu dans l'espoir, à se dire, bah ouais, ça va être possible,
et puis à analyser un petit peu la météo, et faire voilà tout un tas de scénarios plausibles,
sur ce montagne.
En moi, autant, j'étais captivée par le côté esthétique,
et puis le côté, voilà, immensité de cette montagne,
et puis au mec, il avait un attachement spirituel, lui, en fait, à cette montagne,
où la première fois qu'il y allait, c'était en 2010,
et puis il était côté rupal de cette montagne,
et il y a une divinité, en fait, qui est présente, en fait, sur ce montagne,
il y a une légende qui est racontée par la population.
Lui, c'est imprégné, en fait, il est rentré dans ce légende,
et il a voulu découvrir qu'est-ce qu'elle représente, en fait,
cette divinité sur ce montagne, et rentrer en communication avec elle.
Donc c'était une démarche complètement spirituelle,
et une démarche un petit peu décalée, qu'on ne retrouve pas actuellement chez des Himalaïs,
ou en tout cas, moi, à présent, c'était assez fascinant d'échanger avec lui.
Ça m'amenerait dans un autre monde, dans tous les cas, qui m'est merveillé.
Puis après, on arrive au camp de base, et au camp de base,
c'est une ambiance qui est tout de suite plus froide,
parce qu'on arrive à un endroit de la vallée qui est plus encaissé,
où il y a toute la règle mazoneau qui empêche le soleil d'arriver, en fait, à ce camp de base.
Donc après, on arrive, en fait, dans les conditions de la montagne,
dans les conditions d'ascension, et ça ne va pas directement.
On a un camp de base qui est sous-tente, on a une tente messe,
où on a simplement un réchaud pour la cuisine,
et puis on a nos tentes après respective.
C'est quelque chose d'assez exigu et basique.
Mais c'est quand même un confort par rapport à ce qu'on vit dans la montagne,
et on aime bien revenir, justement, au camp de base, pour se ressourcer,
et puis pour dormir, si quel moment, à voir notre espace dans notre temps, notre intimité.
Donc le camp de base, c'est notre point chaud, et notre point d'attache,
et notre point de réconfort à chaque fois qu'on va partir en montagne et qu'on va revenir.
Il y a beaucoup de vent, donc là, ça s'est vraiment calmé,
mais c'est pas rafale, vent, neige.
Donc à voir quoi, pour le sommet, s'il arrête, il y a plus de 40 kmh de vent,
c'est bien compromis.
Quand on part sur un 8000, on a une période d'acclimatation,
où nous, on est monté deux fois sur la montagne,
une fois on est monté à 6000 et puis on est redescendu.
Après, on est monté à 6000, on a dormi, on est monté à 6600, on a dormi,
et puis on est redescendu, après on s'est dit, ok, on est prêt,
c'est pas encore top, mais on peut tenter quelque chose.
8000, c'est l'altitude où volent les avions.
Donc en fait, c'est pas une altitude qui est viable à l'homme.
Il y a une zone qui est à 7500 qu'on appelle la zone de la mort,
où tout simplement, un humain n'a pas sa place là-haut et son corps se dégrade.
Donc pour pallier, en fait, à ça, déjà au-delà de 7500,
on sait qu'il faut pas passer beaucoup de temps en altitude,
c'est autorisé, mais on passe très peu de temps.
Et puis il faut préparer en fait son organisme en amont.
Il faut rééquilibrer un petit peu tous les liquides.
Et puis il faut qu'on fabrique aussi des globules
pour répondre à cette carance de manque d'oxygène qui est à la haut.
Donc c'est pour ça qu'on passe 15 jours pour s'acclimater,
à monter, redescendre sur la montagne,
laisser le temps à l'organisme de fabriquer ces globules,
repartir sur la montagne, se réacclimater, se redescendre, se reposer,
prendre le temps, et une fois qu'on a fait toutes ces étapes,
on est prêt pour aller au sommet sans exposer son corps
à un choc qui serait pas capable de supporter,
et on partirait tout de suite sur un Odem.
En fait le début de l'Odem c'est qu'il y a tellement un déséquilibre
de fluide à l'intérieur du corps
que sa réponse c'est d'aller engorger une partie du cerveau
ou les poumons et les organes vitaux se noire.
Tout simplement parce que là le corps il n'est pas assez acclimaté
pour cette altitude tout simplement.
Et quand on n'est pas assez acclimaté en hiver,
il faut savoir que le sang est plus épais
et donc on s'expose aussi à des gelures qui sont plus conséquentes
donc il faut vraiment aussi prendre une période réelle
pour s'acclimater, pour éviter les gelures
et que le sang soit un peu plus fluide.
Et après on a eu du attendre une fenêtre longue
où il y avait le jet stream qui s'était basé sur le Nanga Parbat
et pendant trois semaines on était en gros cloué au camp de base
et on a simplement monté à 6000 à ce moment là et pas plus haut
parce que au-dessus c'était tempête, tempête de vent tout simplement
et avec très peu de neige finalement cette année là
où on a eu quelques jours où ça brûnait un petit peu au camp de base
mais c'était pas des grosses quantités de neige
c'était surtout le vent qui nous gênait
et quand je parle de vent c'est du 150 km heure
donc c'est tout simplement, on ne peut pas mettre un pied sur ce montagne
surtout en hiver quoi.
Donc on a eu une longue attente et à partir du 19 janvier
il y a un créneau qui s'est dessiné
avec trois jours où le vent se calmait, il baissait à 30-40 km heure
et là il fallait qu'on tente quelque chose
et puis après il fallait qu'on affine un petit peu notre fenêtre météo
en fonction des possibilités de la montagne.
Il faut savoir qu'à là-bas on part avec l'objectif d'aller tenter quelque chose
là on partait pour tenter le sommet mais ça reste toujours une inconnue
il faut tout le temps affiner parce que la météo elle est voulue en permanence
et du jour au lendemain même ça peut évoluer.
Donc on partait sur la montagne un petit peu avec notre maison sur le dos
et on s'est dit on verra ce que la montagne nous permet.
Donc quand on quitte le camp de base c'est des conditions qu'on sent extrêmement froides
parce qu'on est parti c'était 4h du matin donc c'était de nuit
il n'y avait pas trop de vent et on était...
ouais on est dans le roi du monde là-haut parce qu'on est tout seul
et alors après c'est sûr que cette année on sentait vraiment engagé
parce qu'on était seul sur la montagne et les autres années il y avait tout le temps
quand même quelques prétendants pour tenter le sommet
mais après c'est ce qu'on est venu aussi chercher
c'est vraiment des conditions isolées du monde et puis vivre notre petite ville.
Il faut vraiment avoir ça au fond de soi pour aller sur l'universal
après voilà c'est les conditions je vais dire les plus extrêmes sur un 8000
donc après quand on a ce quête à l'intérieur de soi
mais c'est quelque chose d'extraordinaire.
On avait sommé un petit peu des choses par rapport à notre dernière acclimatation
et on récupérait ces petites choses en montant
donc bon on n'est simplement allés aucun un
et donc on a le gaz, on a la nourriture, on a nos paires de gants rechange
enfin plusieurs paires de gants
pareil pour les chaussettes et donc plusieurs couches en fait sur nous
plus après un petit peu de nourriture qu'on prenait pour se faire plaisir
on avait du pain, on avait quelques oignons, des choses comme ça
pour manger un peu de frais
on est partis avec 15-20 kilos à peu près chacun
plus après notre matériel de grain et pain
donc on y allait en raquette en fait jusqu'au pied du couloir
après on avait nos crampons
enfin voilà après on avait un petit à petit
on avait un petit peu tout le matériel à monter
ce qui s'oppose en fait à un style commercial
et un style d'expédition un peu plus lourde
qui a été le début de l'imalaisme
où les grands explorateurs partaient avec une caravane
et c'était une caravane de porteurs
où ils posaient des corps de fixe pour équiper l'itinéraire
parce qu'ils avaient monté plusieurs fois sur la montagne
ils devaient sécuriser les passages
donc ils avaient des porteurs des corps de fixe souvent de l'oxygène
qui demandent une logistique ou plus grosse
donc le style à pain c'est à dire qu'on part
avec tout notre matériel en fait sur notre dos
et tous les jours en fait on monte un peu plus haut
et on monte avec notre matériel
donc aujourd'hui on est le 20 janvier
et ils annoncent pas un peu moins de vent
le 24
donc on verra
et donc le 20 en fait on passe une première nuit au camp 1
qui a à peu près à 6000 mètres d'altitude au pied du Sérac
et là c'est une longue journée en fait
pas trop on dénivelé mais surtout on distance
parce qu'il y a à peu près 12 km pour rejoindre le camp 1
on part en fait du camp de base
on remonte un col, on redescend sur le glacier
et on remonte tout le glacier jusqu'à être au pied du glacier du diamant
puis après le lendemain on pouvait monter
donc on a franchi le Sérac
et on arrivait jusqu'au camp 2
à 6600 mètres, enfin le camp 2 qu'on avait utilisé pour s'acclimater
et là on a été bloqué en fait
pendant plus de 30 heures par une tempête
la tempête de vent on était à 120 kmh sur le glacier
donc c'était impossible en fait de continuer en direction du camp 3
donc on a passé une nuit, on a passé une journée d'attente
de nouveau une nuit et puis en verre midi ça s'est calmé
et donc là on a avancé un petit peu en cette fin de journée
pour atteindre en fait le camp 3
mais on n'a pas pu arriver en fait sur la rètre
il y avait trop de vent encore qui était exposé sur sa tarate
donc on s'est mis juste en dessous
dans une rime où on était protégé du vent
et là on a passé une nuit en fait au camp 3
où on était à peu près à 7000 mètres d'alstune
c'est la révolpe
c'est la révolpe sur ta rètre
ça m'était très très trop froid
même là on est en attente avec le soleil
et à chance qu'il fait encore moins de 20, 20 mètres
on n'arrive pas à se réchauffer
donc on verra la suite
maintenant en voyant en fait les nuages
qui arrivaient dans le ciel et la direction
on pouvait se dire
ok là il y a une grosse tempête qui arrive
c'est pas la peine de monter
ou là c'est simplement en fait des chiffres
la moins qui arrive
et ça va passer en fonction de la direction du vent
donc on avait notre oeil en permanence sur la montagne
et puis après on était aussi aiguillé
par des données météorologiques
mais c'est sûr que nous on avait un instinct
et une connaissance en fait sur ce montagne
qui faisait qu'on partait pas non plus à l'inconnu
et quand on voyait qu'il y avait un front noir qui arrivait
et qui arrivait de ligne de couche
il fallait redescendre
moi j'avais mon collègue à l'Udeville Jean-Bassier
qui me donnait les prévisions météo
le tomeil qu'il avait à sa femme
qui donnait quelques précisions
puis moi j'avais aussi Jean-Christophe Montmaris
qui nous aiguillait à chaque fois sur la fenêtre
et puis surtout là à partir de ce moment là
à partir du camp 2 en fait ils nous ont aiguillé
sur la quelle fenêtre était possible en fait
pour traverser le plateau et tenter le soumets
nous il nous fallait 3 jours en fait de beau temps
à ce moment là
et la fenêtre en fait elle s'est décalée
au départ la météo était annoncée bonne
pour le 22-23 et puis finalement ça a été plus 23-24
et au final ça a été 24-25
donc dans tous les cas quand on part en fait
au univers nal on s'adapte aux conditions de la montagne
aux conditions de dévolution qui nous permettent
de grimper dans des conditions relativement subortables
Jeep
aujourd'hui on est 23 janvier
au point du camp 2
6600 m
il y avait pas mal de vent
là il n'est déjà note un peu
on est en direction du camp 3
et il fait pas très beau
le vent s'est calué mais c'est pas facile quoi. On va essayer de poser le con à tout petit peu plus haut
et puis demain on va essayer de rejoindre le camp 4, à traverser, à être au pied de la pyramide.
On peut faire ça facile, comme on dit, très hard job.
C'est inconnue parce qu'en fait on part sur une traversée qu'on avait jamais faite.
Nous on était monté à 7000 huit sur cette montagne mais en remontant le glacier du diamant
on avait décidé de traverser un peu en dessous pour rejoindre la pyramide
qui est un itiraire beaucoup moins compliqué et beaucoup moins exposé au vent que la wabboule.
Donc à partir du moment où on est au camp 3 et qu'on part en direction du camp 4, c'est inconnue.
C'est inconnue en fait, il m'a réellement fasciné et t'aumait que aussi.
Parce qu'on l'avait étudié de loin, on avait vu qu'il y a cette ligne qui est possible
mais quand on arrive sur le terrain il faut toujours se réadapter.
C'est un petit peu à l'œil et un peu à l'instinct où on se dit que ça passe ou là ça passe pas.
J'aime beaucoup être devant en montagne et ça ne me dérange pas d'alterner non plus
mais là on s'est équilibré où lui portait un peu plus de poids et moi j'étais devant pour réelitiner l'air
et pour aller un petit peu à droite à gauche il fallait monter des centres, c'est moi qui le faisais.
Donc c'était un fonctionnement qu'on avait dans l'accordé et qui s'est instauré de façon tout à fait naturelle.
On ne se prenait pas la tête et chacun avait un petit peu son petit rôle dès là tout est fini.
Et c'est assez fou parce qu'à un moment donné en remontant le glacier,
là je dis à Tomac regarde ce brèche qu'il y a là je sens que ça passe derrière
et en fait on y est allé et ça passait c'est exactement le point d'entrée qu'il y avait sur ce traversé.
Là on était bien, on sentait d'avancer tous les deux donc on avançait en fait
en compuchant de ce que nous disait la montagne et ce que nous disait nos corps tout simplement.
S'il y en a un qui avait un peu mal à la tête ou qui n'était pas bien on aurait fait demi tour il n'y avait aucun souci.
Donc après on va en direction du camp 4 et au camp 4 on arrive et il y en a le blizzard complet donc c'est pas du tout bon arrive.
Moi je repère un entrée de crevasse et je dis bah on va voir.
Et en fait miraculeusement il y avait une descente de 6 mètres,
il y avait une plateforme en fait en dessous où on pouvait poser la tente
et on était protégé en fait et du vent et du blizzard et donc on s'est installé là pour la nuit.
Mais on n'a pas pu repérer en fait l'embroire parce qu'on n'y voyait pas à 10 mètres en tout simplement.
On attend là en fait on passe la nuit.
On a une nuit un petit peu je vais pas dire stressante mais en fait on se pose beaucoup de questions
parce que lendemain on me pense partir sur le sommet donc on fait un petit peu des plans à quelle heure on part
quand est-ce que les conditions vont être pas trop dures.
C'est un moment où on a pris pour bien s'hydrater, bien manger, bien se reposer, bien réchauffer nos extrémités,
être confort à ce moment là donc c'est un moment qu'on prend pour nous.
Et puis vers 3 heures en fait on décide de se préparer parce qu'on en peut plus.
Donc on commence à faire fondre de l'eau, on se mange une soupe, on s'hydrate
et puis Thomas commence à réchauffer ses pieds et puis là on se dit allez on va sortir et si on partait à 5 heures
en fait on tente et puis on va faire quelque chose.
Et en fait là on commence à partir et puis Thomas il a les pieds et qui sont extrêmement froid dès les premiers pas
donc lui il avait eu des problèmes de gelure en fait en 2015
et donc là on dit ok on prend pas de risque va te réchauffer les pieds on repart après.
Et après une fois qu'il a bien eu pris le temps de réchauffer ses pieds sur le réchauffe, de bien l'émasser
là on a pu partir et en fait cette opération ça nous a pris énormément de temps
parce que je pense qu'on a dû décoller vers 7h ou 7h30 au final du matin.
On part avec quasiment rien, on a une bouteille d'eau donc on a un litchaquin, on a les masques
pour le soleil, moi j'avais de la crème solaire, j'avais les nourrisses, quelques bars avec moi et puis une pharmacie de secours.
Donc on a vraiment super light, moi j'ai un tout petit sac en fait dans le dos, un petit sac en brandoulière
et au mec il avait même pas de sac en fait il avait tout mis à l'intérieur de lui.
Moi j'avais deux paires de gants aussi de rechange donc voilà c'est vraiment très light
on part sur l'idée d'aller au sommet et de redescendre forcément au camp 4
parce qu'on peut pas faire un camp au-dessus c'est trop haut.
Et après la météo aussi elle tient pas, donc je sais qu'on avait une journée pour le sommet,
une journée après pour rentrer faire la traversée et après il fallait qu'on soit au camp de base, la météo tournait.
Donc oui dans l'idée on part pour monter le plus haut possible forcément pour aller au sommet
mais il y a tout le temps une inconnue parce qu'en fait quand on est au pied de cette pyramide
c'est en fait une pyramide qui est immense
et finalement c'est une deuxième montagne à gravir dans cette montagne
et ça c'est assez incroyable parce que quand on regarde du camp de base
on a l'impression que c'est un tout petit triangle
et ce petit triangle il fait quand même 1200 mètres d'eau et c'est hallucinant quoi.
Donc il faut vraiment être au pied de ce montagne pour mesurer en fait
ce triangle et ce qui reste là-haut se trappèze
et bah c'est une nouvelle montagne à gravir et ça c'est assez incroyable ça.
On est le 25 janvier
on est parti pour la tentative
sommet, sommet Gapardat
le lever de soleil est magnifique
sur la vâte Maserno
la pyramide sommitale
je suis extrêmement heureuse, cet homme est extrêmement heureux
par contre il fait vraiment froid à ce moment là
parce qu'on n'a pas le soleil, nous on est exposé vers son Ouest
et il fait extrêmement froid à ce moment là sur la montagne
donc on est un petit peu tous les deux dans notre bulle
où on marche un petit peu en automate
et là moi j'essaie de me réchauffer
ton mec il essaie de se réchauffer, on est dans notre bulle tous les deux
et on avance en trace quoi.
Les conditions de neige elles sont exceptionnelles
parce qu'avec le jet stream en fait tout a été balayé
donc on marche sur du quick ce qu'on appelle ça
c'est de la neige en fait qui est assez
où il y a simplement le crampon qui rentre dans la neige
il n'y a pas de glace vive
donc ce sont vraiment des conditions idéales
les crevasses elles sont bien ouvertes et donc on les voit bien
donc on a aucun risque donc du coup on a dit
ok on laisse la corde et on y va comme ça
simplement avec notre matériel
et puis notre petit sac et notre bouteille d'eau sur le dos
et au fur et à mesure en fait qu'on avance
on avance vite dans l'heure parce que là haut
il faut savoir que les pas ils sont extrêmement lent
et quand on fait du 100 mètres heure
ou du 150 mètres heure c'est le maximum
donc on a un rythme qui est beaucoup plus lent
donc quand on va aller sur un 4000 classiques
on a plus cette mesure aussi du temps
où on ne se rend pas compte que finalement
on a déjà passé 2 heures par exemple dans la traversée
et que ça fait 3 heures qu'on attend le soleil
et qu'enfin on l'atteint
donc c'est vraiment on n'a plus de notions en fait
là haut par rapport au temps et j'ai envie de dire
même par rapport à l'espace parce qu'on arrive
en fait dans des immensités
et cette pyramide on l'avait étudiée
mais des centaines de fois
autant dans la tête que sur la photo que du camp de base
avec nos jumelles
et quand on arrive en fait au pied des passages
on se dit mais c'est où au final
et tout est déroutant et tout trompe en fait là haut
parce que c'est une nouvelle montagne à gravir
et que c'est des immensités incroyables
et que finalement chaque petit rocher
il ressemble à celui qu'on avait vu du camp de base
mais est-ce que c'est celui là quoi
finalement là haut on se dit mais wow
ça passe par où
donc on y va un petit peu à laisser heureur
et à Thomas qui a son impression
moi j'ai mon impression on va un petit peu dans les zones mixtes
et là c'est plus sur le couloir
donc on s'accorde un petit peu tous les deux
mais c'est pas facile finalement de trouver le vrai chemin
et le chemin le plus rapide donc nous on a perdu pas mal de temps
à vous voyez un petit peu en ce terrain
le premier check en fait que j'ai fait de ce jour-là
on était à 90 mètres des sonnerres, on était à 1,36 mètres
et c'était à 17h15
je les ai un petit peu au feeling
à me dire ok alors doit être à peu près 7000-5 là
à peu près 7000-8 mais on sait jamais en fait exactement
j'ai jamais regardé en fait ma montre
parce que du coup s'il y a des couches qui sont à l'intérieur
il faut enlever la paire de gants et c'est tout simplement
en fait impossible là-haut
donc moi ce jour-là
parce que je commençais à voir en fait
à la rètre Maserno qui commençait à
tourner un petit peu à l'orange je me disais
tiens il doit être un petit peu tard donc c'est là que j'ai
pris la mesure je disais bah il faut que j'ai un phare en fait qu'on arrive
il doit commencer à s'inquiéter donc c'est pour ça que j'ai
du ménagerie que j'ai su l'heure en fait à ce moment-là
il est 5h
on va peut-être finir de nuit
mais je pense qu'on va finir
on va être carré
et c'est pas mal de niajo aujourd'hui
quand je vois que c'est 17h15
je me disais à ce qu'on va arriver au sommet avant la nuit
bah clairement non à ce moment-là
c'est tout simplement impossible donc ça veut dire si on continue
et qu'on prend la décision de continuer
c'est on prend le risque d'arriver au sommet en fait de nuit
mais après c'est des choses aussi qu'on a décidé
à deux moi je pense qu'il y a l'expérience
qu'à jouer aussi de mon côté où j'avais atteint
le sommet du lot c'était quasiment de nuit
et c'est des conditions en fait qui sont plus chaudes
quand on arrive en fin de jour et au début de nuit
que finalement au lever du jour
où on a des conditions plus froides
parce qu'on a eu toute la nuit qui a posé
tout son poids et en fait au lever du jour
c'est là où on a les températures les plus froides
alors qu'en fin de journée et début de soirée
alors effectivement il y a le froid qui est plus mordant
parce que du coup on arrive à la nuit donc forcément
ça appellent un peu plus
mais les conditions sont moins terribles qu'en début de jour
et ça je pense que c'est toutes ces petites choses
qui ont posé dans la balance à se dire
et si on est allés, on est ici, on n'est pas si loin que ça
et si on tentait quoi
et au mec je ne sais pas exactement en fait
ce qu'il a eu dans cet esprit à ce moment-là
mais au fond de lui il sent qu'il a envie d'y aller
il sent qu'il peut y aller et il a envie d'y aller
il y aurait eu un ou deux chorésité
ou qu'on aurait montré le moindre site en fait
d'hésitation ou d'interrogation en fait on aurait fait demi-tour
mais là je ne sais pas pourquoi en fait on est restés
tous les deux un petit peu sur notre position
même si on avait nos doutes
mais on a enfoui un petit peu ces doutes
et on s'est dit on y va quoi
quand j'ai allumé mon Inris
à 17h15 il y avait ce mer nuage qui arrivait
sur la rètre Mazornot et qui commençait
à englober en fait le bas de la pyramide
et là haut en fait quand le soleil
s'est couché derrière l'horizon
mais ça a été des couleurs orange
rouge
jaune
mais quelque chose d'exceptionnel
et on était au-dessus de tout
et il n'y avait que ce pyramide qui sortait du loup
c'était une ambiance
j'ai jamais vécu
d'aussi fort un coucher de soleil aussi haut
sur la montagne et aussi magique avec la mer nuage
qu'il y avait en dessous
c'était exceptionnel
qu'elle changeait d'être ici
c'était un moment qui était magique
et pour Tomac
et pour moi
et où on était bien tous les deux
un petit peu dans notre bulle
et on était vraiment en harmonie
et à la bonne place au bon moment
c'était assez incroyable
et on était deux petits êtres à la haut
et on était les seuls au monde
parce que la vie elle était beaucoup plus basse
elle était au plan de base
3000 mètres en dessous donc c'est assez incroyable
cette sensation là
on est au-dessus de tout, au-dessus des immensités
pour Suquem la montagne
c'est des sentiments qui sont incroyables
et on est au-dessus de tout

et il y a la nuit
il y a la nuit qui nous rattrape
forcément
après il y a le froid qui est de plus en plus vif
parce que jusque là
dans la pyramide on était protégé
du vent c'était un vent qui est arrivé côté Raqqiott
et au fur et à mesure qu'on s'approchait
finalement de cet arrêt
ça commençait un petit peu à tourbillonner
des fois c'est arrivé un peu de face
et puis souvent c'était de dos
il y a ce froid qui est de plus en plus présent
et ce vent qui est de plus en plus intense
j'attends régulièrement en fait tout le mec
à chaque fois c'est des brefes échanges
comment ça va ça va
on continue oui, voilà c'est simplement en fait comme ça
et par contre moi je l'attends beaucoup plus régulièrement
parce qu'il y a la nuit qui arrive
et donc il y a cette notion de pas m'éloigner
en fait de lui pour pas qu'on se perde de vue
et pas qu'on se perde tout simplement en fait là haut
même si on a les frontales ça reste dans tous les cas
des immensités il faut absolument pas qu'on se perde de vue
tu concentrais en fait sur trouver le cheminement
à la monter et je suis concentrée aussi à avoir
un oeil derrière moi parce que la frontale
elle ne soit pas loin
et je pense qu'à ce moment là il fallait finir en fait
simplement terminer rejoindre le sommet
et puis redescendre à un moment donné
je pense que les conditions elles commencent à être
vraiment sévères pour nous et vraiment difficile
et je pense que le cerveau il se met un petit peu
en mode atteinte de l'objectif
et puis après se replier
en fait dans un coco en fait un peu plus
supportable et puis se réchauffer
je pense qu'on est dans un mode un petit peu
automatique où là on avance
et c'est un petit peu notre cerveau
râtiment qui se marre
il faut avancer grimper
à un moment donné j'ai vu ce pieu là
c'est le sommet
je me suis approchée, je me suis mis à gemmant
parce qu'il fallait que je me protège en fait du vent
et je ne sais pas quelle température on était
mais c'était vraiment très très sévère
j'ai pas le temps
tout de suite les températures sont beaucoup plus négatives
et la sensation est beaucoup plus forte
quand il y a malheureusement
c'est vent en altitude donc voilà moi je me mets
un boule en fait à ce moment là je me tape les cuisses
et c'est de me réchauffer puis ça a été
un moment vraiment particulier en fait
où là enfin moi j'étais un petit peu
les pieds sur terre mais finalement un peu
là haut au ciel parce que c'est
des moments en fait qui sont
de plein études en fait absolues
où on atteint finalement l'objectif qu'on s'est fixé
et c'était un objectif qui était vraiment important
dans notre vie à tous les deux
et qui a été extrêmement long
c'était une journée extrêmement difficile
donc c'est un petit peu le relâchement
un petit peu tout ça en fait qu'on vit un peu là haut
mais on garde aussi les pieds sur terre
à se dire maintenant
à quoi je pense c'est à la descente
et à redescendre donc il y a un petit
peu ce moment en fait
où on part un petit peu
d'en dépenser assez bizarre
où on est un peu au ciel et puis
il y a nos pieds qui sont sur terre et qui nous disent
ok t'es là mais voilà il y a le vent
aussi qui me rappelait que j'étais
réellement en vie et qu'il fallait redescendre
donc il y a un petit peu ce mix des deux
et puis j'attends ton mec
il y avait sa frontale qui arrivait
je voyais pas exactement son visage
parce qu'il y a justement avec la frontale
il y avait simplement la moitié qui était éclairée
il était complètement gelé
comme moi je pense à ce moment là en fait
je me l'ai puis je veux l'accueillir
en fait dans mes bras comme
bah je suis heureuse en fait de le voir
et je suis soit simplement content
je suis par contre j'ai vite envie
de qu'il arrive parce que je me pelle
énormément
et je me suis dit que je vais aller
juste avant il a dit bah qu'est-ce qui se passe avec mes yeux
donc à peu près moi quand il m'a dit ça
je me suis dit bah il a dit se prendre
un bout de grésil en fait dans les yeux
simplement et puis en fait non quand il arrive près de moi
c'est là qui me dit bah je vois plus ta frontale
et je te vois fou
là à part sa bonne fin au moment là pour moi tout c'est cool
et je pense que c'est simplement
l'adrenaline qui s'est diffusée dans mes jambes
j'avais l'impression d'avoir les jambes complètement
cotonneuses et je pense que ça a tourné
dans tous les sens
dans ma cervelle
à me dire mais je sais pas comment je vais pouvoir redescendre
en fait
on est au sommet on est isolé de tout on est loin
comment je vais faire pour redescendre ton mec
moi je pensais tout de suite à la trèèère c'est après
je me suis dit si il voit pas je fais comment
je sais pas comment je peux être son guide
sur toute cette descente donc pour moi c'est que du négatif
à ce moment là et c'est que du désespoir
et après je pense
que je pense qu'il y a la vie qui reprend
et à se dire
ou un raisonnement en tout cas qui s'enclenche
à se dire ok maintenant c'est arrivé
qu'est ce que tu fais
il faut redescendre dans tous les cas
il est arrivé il avait des yeux complètement
d'enfants en fait perdus
où il savait pas ce qui se passait chez lui
il comprenait pas non plus je pense encore à ce moment là
donc ça a été un moment je pense extrêmement compliqué aussi pour lui
dans sa tête
là maintenant ça a été sauf qu'il peut en fait
à ce moment là quoi
après moi mon premier objectif c'était
d'atteindre le camp 4
et de fractionner donc le premier objectif
c'était de rejoindre le couloir
puis après descendre le couloir, passer la zone mixte
descendre les pentes negeuses etc
j'étais forcément focalisée en fait
sur le début du terrain
et puis sur Tomac l'équilibre qu'on devait
parce que du coup lui il était en appui sur mon épaule
donc en fait il fallait que je le guide
au niveau de ses pieds
au niveau de tout en fait
donc il fallait qu'on trouve une harmonie tous les deux
où nos deux corps en fait s'équilibraient
et que moi en plus j'anticipe le terrain
pour ne pas planter de chemin
vu que c'était nuit et que des fois la tracé canconte
était pas forcément là
en gros voilà c'était tac tac tac
comme quand on grimpe en fait
et qu'on va faire
de pieds, de piolets, se reposer de pieds, de piolets
on cadence en fait les choses
et les choses en fait se mettent en place en fait naturellement
où on est devant derrière devant derrière
à sentir aussi la
pression sur l'épaule, l'équilibre
en fait des poids je pense que c'est réellement un équilibre
qu'on a trouvé en fait tous les deux
et qu'a fait aussi que ça a fonctionné
donc Tomahawk il a eu une part qui était énorme
en fait dans cette descente
il commençait à rentrer un petit peu dans sa bulle
où il était fermé dans ses pensées
très certainement avec Féry
très certainement
avec ses enfants, avec sa femme
avec des choses comme ça il était dans sa bulle
il fallait que je le ramène sur cette montagne
donc moi j'ai échangé en fait en permanence
et quand j'étais trop concentrée forcément j'ai changé plus
j'ai essayé de parler en fait énormément
parce que déjà j'avais plein de choses dans ma tête
il fallait que je le motive en fait
et que je la mène à la vie et je la mène en bas
il s'est dégradé
toute la descente
en fait à partir du moment où il voyait plus
je pense que c'était un moment
où il pouvait moins bouger
donc forcément le froid ça a tout de suite attaqué
donc il n'arrivait plus à respirer
donc il avait un bœuf en fait un foulard qui m'était sur le nez
et vu qu'il arrivait plus bien à respirer
en fait il a enlevé son bœuf
et donc son nez il a commencé à geler
donc moi je me suis retourné plusieurs fois
je lui ai dit bah Tomahawk remets ton bœuf
parce que ton nez il est en train de blanchir
mais ça il n'arrivait pas à respirer
à un moment donné il m'a dit mais Ellie je ne peux plus respirer
donc à partir de ce moment là
je me dis mais il y a autre chose
il n'y a pas que simplement la vue
il y a autre chose
il y a un problème d'altitude donc du coup c'est pour ça
je me dis ok Tomahawk on se pose
et puis moi je tente de te faire une injection
d'examétasone donc c'est un corticoïde
qui est puissant pour les odèmes cérébrales
là je me dis il faut que son sang
il soit plus fluide que ça
parce que là ça va pas
s'il n'arrive plus à respirer
c'est un problème plus grave que simplement la vue
donc voilà moi je tente de le faire une injection
mais lui il avait son gore-tex donc du coup en fait
les vues elles s'est brisées ou contactent
du gore-tex mais heureusement on avait
des médicaments donc du coup après l'effet
est moins rapide
mais dans tous les cas
je lui avais donné 16 mg en fait
d'examétasone et ça suffisait
largement pour réactiver la circulation
faire que le sang est plus fluide
et du coup limiter le problème
au niveau respiratoire qui pourrait être une montée de liquide
en fait simplement dans les poumons
ou un problème de dames cérébrales
qui appuient sur la vue
on est très haut
encore je pense qu'on est à peu près au point
GPS que j'avais
checké moi en bas la montée
donc on doit être à peu près à 8000 m
donc on est très haut sur la montagne à ce moment là
et il fait de plus en plus froid
parce que le vent il s'est renforcé aussi
pendant ce descend et puis forcément les températures
elles deviennent de plus en plus négatives
au fur et à mesure qu'on monte dans la nuit
et c'est pas parce qu'on descend que finalement
la température était plus clément on est encore beaucoup trop
en hiver
pour l'instant je suis toujours dans l'espoir je me dis
bah les cachés dans tous les cas ils vont faire effets
moi j'avais des connaissances qui avaient déjà utilisé
en fait le dexamétasone et c'est quelque chose
en fait qui boost et qui permet d'en fait de repartir
et là il faut descendre le plus bas possible
parce que sinon après la machinelle ça arrête
donc là je... à partir de ce moment là c'est une fuite vers le bas
donc là heureusement on était dans le couloir
donc c'était un peu plus des bonheur même s'il y avait
des zones de vagues qui étaient un peu hautes
là on part tout de suite en fait
pareil la notion de temps
bah disparaît en fait complètement
je suis absolument pas... qu'est-ce qu'elle orsait
je sais que c'est très lent
quand on est très lent sur cette montagne, quand on descend très doucement
mais quand on descend
et petit à petit ok on est en bas du couloir on passe la zone mixte
ok on est dans la pente
on continue etc
au départ c'était des gelures au niveau du nez
puis après il a commencé à avoir des gelures au niveau des pieds
puis au niveau des mains
et c'est lui qui à un moment donné il m'a dit
eh bien je peux plus et il faut que je prenne un autre cachet
en fait dans notre formation on avait un cachet
il m'avait dit ce cachet tu le prends si t'arrives plus avancé
c'était simplement en fait un excitant
qui permet en fait d'être réveillé
et de pas s'endormir
et qu'à partir du moment où on commence à s'endormir en fait en montagne c'est la fin
donc je lui ai donné ce cachet
et à ce moment là en fait il avait ses mains
qui étaient en vallée de serre et il pouvait plus utiliser ses mains
donc il avait s'épiouler
je pense que s'épiouler à ce moment les ailes ils avaient plu
mais je sais plus exactement en fait quand il les a perdu
sur la montagne
moi je lui avais redonné mes gants chauds donc ça c'est quand je lui avais fait l'injection
en fait dès que ça m'étase
moi j'avais utilisé ces gants et puis je lui avais donné un peu mes gants chauds
pour qu'il est un peu plus chaud au niveau des mains
parce qu'en tout le cas il s'en est plein assez rapidement
et à je l'en commençais à geler parce que lui il bougeait pas assez
et que finalement il se submissait
simplement derrière moi
donc après c'est un engrenage
qui est quasiment
impossible
de descendre en fait
sensé qu'elle de s'essommer
parce que les conditions en fait elles sont tout simplement inhumaines
et qu'une erreur
et un problème
fait que ça va prendre des proportions
d'ingue parce qu'on est à 8000 et on est en hiver
jusqu'à ce que ils me disent
que je ne peux plus avancer
il faut que je me pose et là on n'était pas du tout au camp 4
parce qu'on avait la traversée il fallait qu'on traverse
et qu'on remonte
ton mec était incapable de marcher à plat
et d'en fonctionner en montée
il me suis dit en fait on ne va pas pouvoir traverser
là il faut que je déclenche quelque chose
même si on avait dit on est responsable sur cette montagne
et en 4 pépins on se débrouille tout seul

à partir de ce moment là
moi je me dis il est incapable de faire la traversée
s'il est incapable de faire la traversée ça veut dire qu'on est condamné
sur la montagne
oui je déclenche un SOS
donc je préviens le WJ en bassin mon routeur
je préviens mon mari
j'envoie un message aussi à Anna sa femme
et après il y a tout un groupe qui se met en place
derrière pour voir tout simplement ce qu'il est possible
de faire donc à Ludovic qui rentre en contact avec
Danieline Ardy qui a déjà eu l'habitude
de faire des secours sur un naga
avec Agostin Vlapolenza
il y a Anna qui contacte l'ambassade
polonaise donc il y a le K2
qui est l'expédé polonaise sur le K2
qui est tout de suite mis dans la boucle
donc voilà il y a tout un groupe en fait qui se fédère
avec les ambassadeurs
avec plein de monde pour essayer
de venir en aide en fait à Tomay
moi je suis dans ma bulle en fait à ce moment là
je suis juste avec Tomay qui a essayé de faire au mieux
et puis à prendre les bonnes décisions
quoi
j'étais tellement concentrée quand on est arrivé sur les cordes fixe
je me suis dit mais comment ça se fait qu'il y a des cordes fixe en fait
maintenant
parce que en hiver généralement
il y a eu la neige en fait d'automne qui a pris
en fait ces cordes fixe dans la neige
et en hiver après c'est pris dans les glaces
donc c'est balayé par des vents c'est pris dans les glaces
et on voit effectivement des cordes fixe qui peuvent être sous la glace
mais on ne peut pas les attraper
et là cette année en fait il n'y a pas eu énormément de neige
tout l'automne
donc du coup ça n'a pas mis ses cordes
en fait prisonnière de la neige
et elles sont restées parce qu'il y avait
aussi une expé coréenne qui était là
en septembre et qui avait posé ses cordes fixe
juste à l'entrée finalement
et c'était quelque chose qu'on ne connaissait pas sur la montagne
pour moi c'est tellement rassurant de pouvoir
déjà le vacher
qui tombe pas et qui ne nous embarque pas en fait tous les deux
et puis lui qui a un point de sécurité
et que finalement dans tous les cas moi je le vache systématiquement là dessus
et c'est une corde en fait à son endroit
où c'est pas très dur en fait techniquement
c'est pas en glace vive donc je sais qu'il y a pas de gros risques non plus d'arrachement
et il y a une présence en fait à ce moment là
donc vous voyez ça ramène en fait à la vie
la nuit elle pèse de tout son poids
ce qu'on est aux heures elle est plus froide de la journée
donc c'est au mec il peut plus avancer donc ça veut dire que moi il faut que je trouve une crevasse
pour isoler et qu'on passe en fait le reste de la nuit
je ne vois qu'on fasse un petit pas de remontée mais là c'est extrêmement compliqué en fait pour taux mec
donc on y passe en fait un temps de dingue
et la crevasse finalement on atteint ça doit être 4h du matin quoi
on descend dans cette crevasse on est enfin isolé en fait du vent et du froid extrême
et on je vais pas dire qu'on trouve un peu de chaleur mais en tout cas
c'est des conditions de suite un petit peu plus humaines
à partir des moments où on est dans un trou en montagne
mais forcément ça sauve
ça peut sauver des vies donc ça nous permet en fait de passer quelques heures à ce moment là
et puis thomac il peut enfin s'opposer et récupérer et puis se faire chauffer à minimum
il parle plus du tout après partir du moment où on est rentré en fait dans cette crevasse
il s'est reposé et puis moi je suis seule un petit peu avec mes pensées
à échanger un peu avec lui d'eau
il faut que je fasse un peu le point parce que ça a été trop intense en fait pour moi pendant tout ce que je descente
et puis là j'ai trop d'infos en fait qui sont donnés j'arrive pas à faire le tri
il faut que je me pose aussi à ce moment là
il y a un petit peu de cladrénaline qui retombe et tout un tas de...
de simplement se dire voilà qu'est-ce que je fais
où j'en suis maintenant comment ça peut se passer
et parce que je sais pas ce qui va se passer quoi
au début du jour là j'ai dit je vais essayer de récupérer en fait le cancat pour trouver du ver tente et puis...
et puis de la nourriture donc après en même temps j'ai changé en fait avec lui d'eau en parallèle
donc il y a eu finalement toute la matinée et le début de l'après-midi
où moi je suis entre des échanges en fait avec lui d'eau et à essayer de retrouver ce cancat
donc là je suis en fait en fait en parallèle

et à revenir aussi pour ton mec parce que je suis... j'ai peur en fait pour lui
et je vais pas le laisser trop longtemps en fait
il y a toute une zone un peu de flottement où il y a un flottement déjà dans l'attente par rapport au secours
de part c'est secours et lico puis après c'est peut-être secours terrestre plus c'est lico
puis après il faudra que tu peut-être que tu descends de ton côté pour qu'on puisse revenir récupérer ton mec
donc voilà il y a tout un tas d'échanges en fait qui se mettent en place
et une chronologie qui... qui est compliquée en fait à comprendre
où moi je dois faire un petit peu le compte un petit peu de tout ça
et puis faire le mieux pour retrouver du confort et pour trouver finalement
un moment viable dans ces conditions qui sont inhumaines quoi
tout ce temps moi je suis concentrée à être avec ton mec et à lui apporter la chaleur
à essayer de sortir la creva à un moment donné
où je vais pas peut-être passer deux heures en fait à essayer de le sortir
pour lui donner un peu de chaleur parce qu'il est extrêmement froid à ce moment là
ce qu'en 4 en fait je suis pas arrivée à le retrouver parce qu'on est sur une zone immense
où en fait il y a des crevasses qui se ressemblent
voilà c'est une immense zone à explorer
et finalement sur la rètre moi j'avais toujours l'impression que c'était le point carastric
qu'on était arrivé puis finalement c'était jamais le bon parce que ça ressemblait à un autre point
qui était exactement pareil 20 mètres au-dessus puis 50 mètres au-dessus etc
donc c'était extrêmement compliqué de retrouver ce qu'en 4 à partir du moment où on avait plus nos traces de pas
et là c'était super chaud et nous quand on devait monter au sommet on devait simplement rejoindre après nos traces
et puis arriver au qu'en 4 mais avec ce qui s'est dépassé pendant la nuit
c'était tout simplement impossible je suis pas arrivée à tomber sur ce courbe de niveau
qui m'a amené un bon trou quoi
mais parce que aussi j'étais déconnectée et j'étais dans mes questions
et dans les images aussi de ton mec et dans toutes les images flash que j'avais à ce moment là
de sa condition quoi
c'était pas simple
il y a une zone de fou par rapport à Stélico, c'était la petite tue qui peut être atteinte ou pas je sais pas
c'est pas sûr qu'en fait ça monte on est en hiver donc il y a moins d'importance
après cette journée là il n'y avait pas encore trop de vent donc je me dis bah voilà c'était possible
donc Ludo lui dans ses genres elle me disait bah faut peut-être que tu descends
il y a une caravane terrestre qui monte et qu'on récupère ton mec
mais dans tous les cas dans les paramètres que j'ai c'est effectivement
il y a un peu de récupération qu'une personne à cette aptitude
dans tous les cas jamais de quoi
j'ai un message comme quoi bah il me dit la team secours dis descend en fait à Cynil
et puis un hélico qui monte à 7000 euros récupérer ton mec
je reçois un message de mon mari, un message de Ludo où il y a tout qui se coordonne
et puis un message d'un arme aussi qui me dit est-ce que tu descends
il y a 4 messages qui arrivent à peu près en même temps à peut-être une demi-heure d'écalage
et là je me dis bah c'est bon il y a l'hélico qui arrive et moi il faut que je descends
parce que sinon on pourra pas récupérer ton mec
et donc du coup à ce moment là j'enclenche et ça doit être à peu près
12h30, 3h00 de l'après-midi quoi
c'est par jamais en fait d'un partenaire de Cordée
sauf que c'est l'unique solution et donc je dis t'inquiète pas les secours arrivent
mais je pense j'allais chercher la tente déjà je m'éloignais de lui je m'éloignais trop
donc après effectivement là je me dis bon bah je me sépare de lui de 2-3 heures après on revient
sinon je serais jamais redescendue
j'avais pas eu une communication téléphonique aussi
où on m'aurait dit exactement ce qui se passait
moi c'était simplement des échanges et des petits SMS de 160 caractères
effectivement la team secours ils ont voulu que je descends dans tous les cas
là ça fait un grand moment en fait voilà que moi j'ai pas dormi
après effectivement ni manger ni boire
après moi je décide de descendre en fait par la voie kinshofeur
parce que pour moi c'est la voie la plus direct et je mets là un moins de temps mec
mais c'est une voie que je connais pas c'est une voie technique
et je sais que je peux atteindre le K3 et après au-delà je suis condamné
donc après moi c'est une phase en fait de survie par rapport à moi même
c'est plus simplement la survie de tomax et maintenant la propre survie qui s'en planche
je descends jusqu'à l'altitude demandée à 6006 finalement c'était le deal à la fin des échanges
et quand j'arrive en fait à 6006 là le dos il me dit je t'y tiens pour en pour la suite
mais il n'y aura pas de secours aujourd'hui les illicaux pourront arriver que demain
entre 10h et 11h du matin donc là il y a de nouveau tout qui s'écroule
où je me dis mais pourquoi je suis descendue, qu'est-ce que je fais là, pourquoi on m'a demandé de me séparer
tout je me sent trahi en fait envers tout le monde et j'en veux à la terre entière
à ce moment là j'en veux à le dos je comprends pas pourquoi il m'a dit ça
là je me sens isolée de tout isolée du monde, isolée...
tout cet espoir que j'avais et cette espérance dans le secours elle tombe et ça m'entend dans un gouffre
et après c'est à moi me remobiliser pour me dire bah là ça va maintenant tu remontes
mais en fait je peux pas remonter parce qu'il fait nuit, ma frontale y'a plus de batterie
donc je trouve jamais pareil ton mec ni le coeur ni rien
ousoi je passe une nuit ici et j'essaie de trouver un endroit pour me protéger
en cherchant j'arrive à rentrer enfin dans un trou où il y a une petite vie qui me permet
de m'asseoir à me protéger un peu du vent et de m'isoler
ça se paraît c'est admirable parce qu'en froid il y a même pas une zone en fait
où on peut se protéger
faut pas s'endormir parce que c'est terminé avec le froid sa anesthésie
et puis simplement sans dort et puis on savait plus
donc moi je suis alluité pour pas m'endormir mais sauf que la fatigue elle est là
le cerveau quand il a été privé de sommeil privé de nourriture privé d'eau privé de tout ce qu'on veut en fait il se met dans un espèce de rêve
paradoxale mais ça voulait comment ça arriver et nous on est présent en fait
physiquement mais on est dans un mode rêve quoi j'ai des phases en fait où c'est un peu voilà rêve
éphémère hallucination
enfin c'était impossible que je survivre finalement reste nu là quoi c'est impossible
que quelqu'un survivre à nuit seule en montagne sans tente et sans rien quoi c'est donc je sais pas ce qui s'est passé aussi
je me réveille en fait de cette nuit là et après je passe en fait la journée pareil à échanger dans l'espoir des secours
et à la fin en fait j'ai plus d'espoir à 5 heures du soir à 5 heures et demi je me dis qu'en fait il n'y a personne qui va monter sur cette montagne
échappe toi en fait de cette montagne
il y avait des cordes-fils en fait au dessus et pourquoi il n'y aurait pas des cordes-fils en panne sous et si je descendais quoi
et je me suis dit bah va voir
je vois des filaments qui arrivent aussi dans le ciel et là je me reconnecte en fait à la réalité et mon mari m'avait dit
soit au camp de base le 27
parce qu'après il y a une tempête qui arrive et là en fait il y a tout qui se reconnecte à ce moment là je me dis mais qu'est-ce que je fous encore sur la montagne
quoi qu'est-ce que je fous à attendre quelque chose qui n'arrivera peut-être jamais je commence à descendre et je suis alluiteur
pour pas m'endormir
et à un moment donné je vois des faisceaux de lumière arriver et là je me dis qu'est-ce que c'est qu'il se passe, qu'il sait quoi
dans les échanges je savais qu'il y avait l'équipe colonais qui arrivait
à l'ido il m'avait dit qu'il y avait Denis qui faisait partie l'équipe
donc je me suis dit bah c'est très certainement Denis après je savais pas que c'était le deuxième en fait c'était Adam
Adam et Denis ils étaient pour partir sur l'ivernal en fait du cadeau donc c'est un déceau mètre qui n'a jamais été gravé en hiver
c'est le seul même qui a été gravé en hiver
Adam il a déjà réalisé deux hivernales Denis aussi
il connaisse la montagne pour avoir été déjà sur le manga par bat plusieurs fois donc Adam il avait tenté une fois
puis il n'avait jamais pu passer le mur qu'une chauffeur
et Denis il a été pareil une fois sur la montagne puis il connaît en ivernal et il connaît aussi la voie normale donc il connaisse parfaitement les tinnéraires
et là comme ils disent en fait ce qui a été miraculeux c'est que les cordes fixes qu'on mette si peu de temps finalement à monter
parce que normalement il faut beaucoup plus de temps que ça quand la voie n'est pas équipée
eux ils pensaient pas que j'étais descendue moi je pensais pas qu'ils montaient
et en fait on s'est rejoint sur cette montagne grâce au corde fixe alors qu'on aurait pu très bien passer à côté sans se croiser si il n'y avait pas eu ces cordes fixes
mais c'est pas possible ils sont montés comment ils ont fait c'est pas possible
j'ai dû répéter le mot miracle je sais pas combien de fois Adam
on avait aussi échangé par rapport à l'état de taux mec
tout de suite Adam il m'a dit bah écoute Alice tu veux qu'on le sauve
il faut dès qu'on soit cis avec de l'oxygène donc c'est clairement pas possible
il y a eu tout un tas d'échanges et de décisions qui ont été prises moi par rapport aussi à mes gelures
et par rapport à la métaux qui tournaient
c'est un moment finalement où moi je suis extrêmement heureuse et on se sert dans les bras
on pleure on est heureux et puis il y a ce moment qui ramène aussi à l'arrêté
en disant bah ouais mais taux mec on pourra peut-être pas aller le récupérer
mais moi je suis encore dans l'espoir finalement à me dire bah ouais mais le lendemain il y a peut-être un hélico qui va encore arriver
la tempête arrive et les conditions sont de plus en plus compliquées en fait sur la montagne
on est tous les trois dans un petit bout de tente
c'est en pète à l'extérieur, des vents violents, c'est la neige qui balaye
et puis on attend de lever du jour pour ont l'archer à la descent
là je me fais en fait descendre comme une marionnette en fait
sur eux ils ont été extraordinaire, moi j'avais simplement à descendre avec mes pieds sur la glace
et puis j'étais pas censée utiliser mes mains parce que j'avais extrêmement mal en fait aux extrémités
donc oui moi après j'avais des gelures au niveau des mains au niveau des pieds
par contre ils avaient les médicaments en fait pour contrôler gelures
et puis après pour l'aspirine pour fluider fiel sang etc
donc après moi j'ai tout de suite été dans l'hélico puis médicalisé sur Islamabad pour avoir les traitements sur les gelures
moi c'était un moment compliqué en fait dans l'hélico où finalement on est dans la sécurité
mais moi j'étais avec Tomac en fait à ce moment là toujours pareil un petit peu dans l'espoir
et dans cette espérance qui est pour mon fleur le plus rapidement possible
et qu'on le sorte en fait de cet endroit là
oui je suis en vie mais je suis sur le nangac encore
j'avais pas pris la mesure qu'en fait pour Tomac c'était terminé
et ça je me rendrais compte dix jours après à mon retour en France
où là après tous les espoirs de ce cours qui a eu par rapport aux fenêtres météo et des choses comme ça
il n'y avait plus du désespoir parce qu'il n'y a pas eu de fenêtre et personne n'a pu remonter
en fait je suis fâché en fait avec la montagne
je pense que quand on descend de ce type d'expérience on a pu du tout envie de mettre un pied dessus
et puis finalement quelques jours après mon retour je sais que quand je sais qu'il n'y aura plus d'espoir pour Tomac
je sais que mon retour moi par contre se fera par la montagne
que je dois y retourner parce que finalement la montagne allait pour rien à ce moment là
c'est nous qui avons fait des erreurs sur la montagne ce sont des erreurs humaines
et c'est pas la montagne qui a fait une erreur
on dit que c'est la montagne qui est tueuse alors j'aime bien parce que la nanga parbat on appelle ça la montagne tueuse
ça veut dire quoi en fait c'est pas une montagne qui est tueuse
c'est l'humain qui fait des erreurs au milieu et c'est l'humain qui fait des fautes
pendant un an j'étais vraiment au fond du trou et puis ma renaissance elle s'est passée
en partant après sur l'Evres tout là j'ai repris contact on va dire avec la personne
qui avait complètement disparu sur le manga avec la personne qui est restée sur le manga
et il y a toujours une partie de moi en fait qui restera sur le manga je pense
c'est pas possible de faire autrement mais depuis je suis heureuse de vivre
et sur la vraie je me suis de nouveau reconnecté avec moi-même grâce à la montagne
grâce au dépassement de soi et grâce à cet univers qui reconnecte avec soi-même l'essentiel et l'univers
un an après son retour d'une enga parbatte et l'isabette écrit elle m'est démo sur les émotions
revient sur les souvenirs avec simplicité vérité comme un exutoire
son livre vivre apparue chez harto en octobre 2019
elle termine par ses mots à tomec
tu es passé dans ma vie comme un courant d'air qui m'aura insufflé l'énergie de ta montagne
tu m'as donné cette grande et belle énergie que j'emporte aujourd'hui avec moi
tomec au-delà d'une enga tu resteras pour moi une exceptionnelle et inoubliable rencontre
une rencontre au goût de rêve et d'aventure une rencontre en toute simplicité
une rencontre qui garde à jamais le goût à la fois à mère et doux de la liberté
Les balladeurs une série audio leo'sers écrit et réalisé par camille juso
la musique est de ali sainte brassa qui est le mixage et de l'origalganie
pour découvrir d'autres histoires sur les routes dans des paysages lointains mais aussi à côté de chez nous
ouvrir la belle revue leo'sers au graphisme soigné et regorgeant de photographies poétiques
il y a aussi des articles et de multiples contenus pour apprentis aventuriers
et même pour les plus confirmés sur le site internet
et nous vous retrouvons dans quinze jours pour une nouvelle ballade sonore
au loin le cri des chimponsés des mondes de la lune résonne déjà
à bientôt

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LesBaladeurs

Récits d'aventures et de mésaventures en pleine nature. Avez-vous déjà poursuivi un loup dans les étendues sauvage d'Alaska, greloté au beau milieu des icebergs ou dormi le long d’une paroi d’escalade à plusieurs centaines de mètres de hauteur ? Tous les 15 jours, découvrez des récits et témoignages d'aventures et de mésaventures en pleine nature. Un podcast du magazine Les Others (https://www.lesothers.com).  Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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