Un jour on actue présente, même pas vrai, le podcast.
Salut, c'est Sévrine, la journaliste qui te débarrasse des stéréotypes.
Les stéréotypes ? Mais tu sais, les clichés.
Enfin, les idées fausses qu'on se fait dans sa tête et qui nous empêchent de faire ce qu'on veut.
Heureusement, je ne suis pas seule pour les combattre. Je te présente.
Emma et moi, c'est Louis.
Ils m'ont invité dans leur classe pour que tous ensemble ont pulvéris un stéréotype astronomique.
Enfin, un chimique, quoi. Physique, technologique.
Un stéréotype sur les sources, tu veux dire ?
Même pas vrai.
Les podcasts qui t'aident à chasser les clichés.
Alors, tu as deviné quelles clichés on allait réduire en miettes dans cet épisode ?
Les sciences, c'est pour les garçons.
Non, d'une pipe en bois, qu'est-ce que ça magasque, en j'entends ça ?
Emma, Louis, dans votre classe, ils ont dit ce quoi ?
Moi, je pense que, des fois, dans les documentaires,
quand on regarde, par exemple, si c'est sur la science ou la chimie,
on va plutôt voir des hommes.
Peut-être les gens se disent que les garçons sont les plus capables de faire ça
et que les filles, beaucoup moins.
C'est peut-être parce que les premiers scientifiques ont été des hommes
et pas des femmes, justement.
Et si ça avait été des femmes, peut-être qu'ils auraient dit que les sciences, c'est pour les femmes.
Eh bien, oui, peut-être.
Mais bon, en attendant, vous êtes assez sûrs d'une chose dans la classe.
C'est qu'on a l'impression qu'il y a beaucoup d'hommes qui font des sciences,
moins de femmes.
Pour en savoir plus, vous pouvez interroger tous vos parents, vos copains-copines en classe aussi
et passer des appels à des scientifiques.
On va faire des recherches pour voir si aujourd'hui les garçons aiment plus les sciences
ou si c'est les filles ou les deux.
Exactement.
Dans la classe, vous me disiez que certains élèves avaient déjà des pistes.
On écoute leurs propositions d'enquête ?
Pour savoir si c'est vrai que les garçons préfèrent les sciences,
mais on pourrait demander, par exemple, une question dans la cour de récréation
ou qu'est-ce qu'ils voudraient faire comme métier plus tard.
On pourrait demander à tout le monde quel jeu ils veulent,
s'ils veulent des jeux scientifiques ou pas.
On pourrait regarder dans les livres de maths
s'il y a plus de filles ou de garçons qui sont représentés.
Bien vu !
Regardez comment on montre les hommes et les femmes dans les livres,
les dessins animés et les films.
C'est hyper important pour comprendre d'où vient ce stéréotype.
Justement, je vous ai amené des manuels scolaires de sciences
de la primaire jusqu'au lycée.
Math et Électricité, Sciences du vivant, Technologie.
Wow ! Tout ça ? Merci !
Je vous laisse les observer.
Bon, celui-là date de 2009 et je ne vois que des garçons à l'intérieur.
Hum, celui-là est plus récent.
Ça a l'air d'être plus équilibré.
Quand même, regarde.
Une fille, un garçon.
Une fille, un garçon.
Eh oui, vous n'êtes pas les seuls à avoir pris conscience de ce problème.
Si les filles ne voient pas d'autres filles dans les manuels scolaires de sciences...
Elles vont penser que ce n'est pas fait pour elles.
Exactement.
Et il reste encore des progrès à faire, vous allez voir.
D'ailleurs, ils en sont où dans leurs enquêtes les autres ?
Ils les ont terminés.
Alors, écoutons les résultats.
Quand on a questionné les parents, on s'est rendu compte qu'il y avait plus de papa,
des lèvres de la classe qui faisaient des métiers scientifiques que des mamans.
On a demandé à des enfants de l'école ce qu'ils avaient envie pour Noël.
Les garçons, c'était plutôt les légos et les jeux vidéo,
mais les filles, c'était surtout des livres.
Nous avons fait des recherches sur les ordinateurs en salle informatique
et nous avons vu que sur 100 prix Nobel, il n'y avait que 6 filles qui l'ont eu.
Ah, le fameux prix Nobel !
Le quoi ?
Le prix Nobel.
C'est une récompense donnée à une personne ou une organisation pour son action
en faveur du bien-être de l'humanité.
Beaucoup sont récompensés pour leurs découvertes scientifiques.
Tu connais sûrement Marie Curie.
Elle a eu le Nobel de science physique en 1903.
Et celui de chimie aussi.
C'est l'une des rares femmes à avoir été récompensée et la plus célèbre.
Elle faisait des recherches avec son mari, non ?
C'est ça.
Et en fait, elle n'aurait même pas eu le Nobel si son mari n'avait pas révélé
qu'elle était une brillante scientifique.
Wow ! Ça veut dire qu'il y a plein de femmes scientifiques qui ont été oubliées ?
Bah oui.
Et ça a même un nom, l'effet Matilda.
Toi aussi tu peux nous aider à mener l'enquête.
Ouvre l'œil à l'école, espione les jeux et les livres autour de toi
et sortes à l'oupe à la récré.
Plus on est dans Quêteur, plus on rit.
Hé ! Oh ! C'est moi, Marie Curie.
Dites, ça fait très plaisir moi être le modèle femme scientifique.
C'est vrai, j'ai découvert le polonium, la diome, mais pfff.
Ça fait 100 ans qu'on citait que moi,
alors que copine, moi on a voulu plein.
Mart Gautier, Tien Chi Mou, Joseline Bell,
et toutes ces femmes qui te lavailent dans la science aujourd'hui.
Elles aussi, super fortes.
Hé, c'est Vrine. C'est qui toutes ces personnes ?
Des scientifiques. Leurs points communs, elles ont subi l'effet Matilda.
Ah oui ?
Joseline Bell, par exemple. Elle a fait des découvertes très importantes sur les étoiles.
Et devine qu'elle obtenait le plein Nobel ?
Son directeur.
Euh oui, merci Marie.
C'est vraiment important d'en apprendre plus sur elle alors.
Oui, c'est essentiel d'avoir plein de modèles de femmes scientifiques.
Et nous, Céverine, on pourrait pas rencontrer une ?
Si, bien sûr.
Téléphonons à Amandine Mayim.
Elle est ingénieure en robotique au Centre national de recherche scientifique.
Elle conçoit des robots grâce à la formatique.
Emma, Louis, vous êtes prêts à lui poser toutes vos questions ?
Prêts !
Bonjour.
Bonjour.
Pourquoi vous avez choisi ce métier ?
C'est ça que vous vouliez faire quand vous étiez petite ?
C'est une très bonne question.
Je l'ai pas vraiment choisi,
vu que c'est mon professeur de maths qui m'a dirigé vers l'école d'ingénieur.
Et ensuite, c'est le laboratoire où j'ai fait mon stage qui m'a proposé la thèse.
Et en fait, de moi-même, je n'aurais jamais pensé à faire ça.
Eh, Céverine, c'est quoi une thèse ?
C'est un travail qui prend plusieurs années
et qui permet de faire avancer la recherche scientifique.
Et combien il y a de filles et de garçons dans votre travail ?
Dans mon équipe de recherche, on est une trentaine de personnes.
On est trois filles.
Une des raisons pour laquelle je pense qu'il y a moins de filles qui vont vers les sciences,
c'est par exemple quand on est petit.
Donc je crois que c'est en train de changer avec les générations maintenant.
Mais on offre plus d'élégaux à des garçons qu'à des filles, par exemple.
Sauf que des métiers comme ingénieur, c'est savoir créer des choses,
construire, être curieux, apporter des solutions à un problème.
Tout ça, n'importe qui peut le faire, garçons ou filles.
Mais c'est des compétences qu'il faut éveiller, qu'il faut travailler.
Ça vient d'où, votre goût pour les sciences ?
Je pense que c'est grâce à ma maman qui nous a toujours éveillé la curiosité par rapport à tout.
Donc par exemple, pendant les vacances scolaires, on allait à la Cité des sciences, à Paris,
ou au Palais de la Découverte.
Ça sensibilise, je pense, à l'esprit curieux et critique
et c'est au final des éléments importants quand on fait des sciences.
D'accord.
Merci.
Alors, vous en pensez quoi de cette interview ? Super inspirante, non ?
Oui, c'est clair. J'ai bien compris ce qu'elle voulait dire.
Si on ne donne pas le goût des sciences aux filles, pas étonnant que ça ne les intéresse pas.
Et dans notre classe, Sarah veut faire le même métier qu'Amandine.
Alors ça, c'est une très bonne nouvelle.
Mais vous avez entendu, il y a seulement trois filles dans son équipe de recherche.
C'est pas gagné.
Alors justement, vous proposeriez quoi, vous, dans votre classe,
pour que tout le monde puisse faire des sciences ?
On pourrait inviter des femmes scientifiques en classe pour qu'elles nous racontent leur métier.
Sur les boîtes de jeux scientifiques, on pourrait faire apparaître plus de filles.
Il faudrait offrir des jeux ou des magazines,
en fonction des goûts, des enfants, et pas de leur sexe.
Les parents et les professeurs peuvent encourager les enfants à faire des sciences,
en particulier les filles.
Toi qui nous écoute, si ça te plaît, n'hésite pas à utiliser ces bonnes idées.
Il n'y a pas de raison que des sciences se soient un truc de garçon.
Les sciences, c'est juste une matière qu'on choisit d'étudier ou pas.
Et puis, si on décide qu'on préfère la littérature,
l'histoire, la géographie ou la musique, c'est très bien aussi.
L'important, c'est que tout le monde puisse choisir ses études et le métier qui lui plaît.
Alors, résiste, ne te laisse pas enfermer dans une case pour une matière.
Suis-t-il goût, tes envies ?
Aimez-les, télés, au tiffotabli !
Tu viens d'écouter, m'aide pas vrai, le pot de caste qui chasse les clichés.
Merci à Emma, Louis et à tous les élèves de la classe de CM2 de Mme Poublan,
de l'école Jules Julien à Toulouse.
Vous êtes au top !
Si ce podcast t'a plu, mets-nous plein d'étoiles sur ta plateforme préférée, parles-en autour de toi.
Si tu veux en écouter d'autres, c'est facile.
Tu cliques sur le site d'unjourunactu.com et tu retrouves tous nos épisodes.
Et si toi aussi, tu veux te transformer en détective, en classe ou à la maison,
t'es décharge le kit d'enquête.
Un jour un actu vous a présenté, même pas vrai.
Un podcast produit par Qude avec Miliya Legaza pour Milan Presse.
Écrit par Marie-Hitsberger et mis en voie par Severine Clochard.
Suivi pédagogique Catherine Gagné, direction éditoriale Aurélia Guerrero.