Partir à l'aventure, c'est confier son destin aux éléments, à son expérience et parfois même à son matériel.
Chez Back Market, nous comprenons l'importance de pouvoir compter sur son équipement au quotidien.
C'est pourquoi nous proposons des appareils tech de qualité reconditionnés par des professionnels.
Back Market est fier de soutenir les baladeurs.
Les baladeurs, une série audio, les hausseurs.
Des balades, des aventures, des mes aventures, en pleine nature.
Prêts pour le départ ? Prêts ? C'est parti !
Sur le logogramme de l'association Ciché Pert pour la défense des océans, on retrouve les côtes de la piraterie.
Une tête de mort blanche sur un drapeau noir, un bâton de berger et un trident ont remplacé les épées.
Pirate, c'est aussi comme ça que Lamia Esmel-Lali appelle Paul Watson dans le livre d'entretien qu'elle mène avec le fondateur de l'association qu'elle rejoint en 2005.
Celui qui est né au Canada dans un petit village de pêcheurs s'engage très tôt auprès des gares de côtes canadiens sur les navires météo.
En 1975, lors d'une campagne contre les balayniers soviétiques, il est frappé par le regard d'un cachalot arponnait juste avant de mourir.
Dès lors, il décide de consacrer sa vie à la lutte pour la défense des animaux marins.
Lamia Esmel-Lali, aujourd'hui présidente de l'association Sea Shepherd en France, vivra une expérience presque similaire en Antarctique dès 2005.
Les militants pirates fassent à l'immense bateau usine japonais, traquent et font perdre du temps pour pressuriser la pêche jusqu'à retrouver le géant tueur.
Notre mission consiste à naviguer en eau-trouble pour défendre ceux qui sont sans défense contre ceux qui sont sans scrupule.
J'ai rencontré Paul à Paris en 2005. Si je suis peur d'exister pas en France, Paul n'était pas très connu à l'époque, en France en tout cas.
J'avais repris mes études en sciences parce que je voulais justement travailler dans l'environnement.
J'avais fait de la collecte de fonds pour Greenpeace, j'avais fait un peu de bénévoles pour le WWF, donc les mastodontes qui ont pignon sur rue
et vers lesquels on se dirige spontanément quand on s'intéresse un peu à l'écologie et qu'on n'y connaît pas à grand-chose.
Quand j'ai rencontré Paul, son discours m'a touché profondément. Je me suis complètement reconnue dans ses mots, dans sa vision du monde, dans son éthique.
Ce qui m'a ébranlé et secoué, c'est de voir qu'il n'y avait pas que les mots. Il y avait aussi les actions qui y allaient avec.
Et ça, pour moi, c'était une première.
Je suis allée voir à la fin et je lui ai dit que j'avais envie de participer, d'aider Sea Shaper dans ses actions.
Et Paul m'a dit tout de suite si tu as du temps et que tu es prête à risquer ta vie pour une baleine, pousse-t-tu, et pourquoi pas.
Moi, j'avais jamais vu de baleine de ma vie à ce moment-là, mais j'étais persuadée profondément, je savais que oui, j'étais prête à prendre des risques
et potentiellement à risquer ma vie s'il le fallait pour une baleine.
Je suis allée voir à la fin et j'ai décidé de participer à la baleine.
J'ai postulé, j'étais sur le bateau en Floride, en partance pour une campagne anti-braconna, je vais gaer à la Pagos.
Je suis entrée à la rentrée pour ma rentrée scolaire à la fac.
Et en décembre, j'ai décidé de partir en empathique sur la mission baleineur.
J'ai séché mes partiels à la fac à ce moment-là.
J'en ai parlé à mes professeurs, je leur ai expliqué ce que je voulais faire, etc.
Ils avaient été extrêmement compréhensifs.
Ils avaient même adapté une date de TP pour que je puisse vraiment valider toutes mes yeux et passer mon rattrapage en juin et valider mon année.
Donc j'avais pas droit à l'erreur, pour le coup, c'était un one-shot au rattrapage en juin, j'ai eu mon année.
Mais c'était chouette de voir que les profs étaient extrêmement compréhensifs.
Je pense que ça leur arrivait pas souvent une étudiante qui leur dit que je ne serais pas là au partiel,
parce que je suis en empathique, je vais essayer de sauver des baleines qui se sont arponnaies dans un sanctuaire baleigné.
Ça a été cool de voir qu'ils comprenaient la démarche et qu'ils la respectaient.
C'était un ancien bateau de pêche qui avait 50 ans d'âge, qui avait un vieux machin, mais qui avait une aura.
On était tous très attachés à ce bateau, il s'appelait le phare les mouattes.
L'anpartie qui est devenue un sanctuaire de même marge, c'est 95 minutes des années 90.
Les Japonais commençaient à chasser les baleines dès l'année suivante en utilisant un alébis scientifique.
Parce que la Commission Baleignière Internationale, qui régule tout ça, avait interdit la chasse commerciale.
C'est le moratoire de 1986, mais l'objet de leur recherche, c'était de démontrer qu'il y a suffisamment de baleines pour reprendre la chasse commerciale.
La toute première mission en antarcy, je crois que c'était en 2004, c'était un an avant que je rejoignent Sea Shepherd.
Cette première année-là, Sea Shepherd n'avait pas trouvé les baleignées.
La zone de chasse est extrêmement grande, avec un seul bateau, c'était très compliqué.
On était 45, je crois une vingtaine de nationalités, c'est très éclectique.
On n'était pas nombreuses en tant que filles, à ce moment-là, il y a beaucoup plus de nannas aujourd'hui.
Vivre à 45 sur un bateau, plus combien de cabines ont été...
Bon, à part le capitaine, le premier second officier qui ont leur cabine à eux, sinon on partage des cabines à deux voire trois.
Après, il y a les parties communes.
En fait, c'est étrange, parce que dans le même temps, on peut passer aussi plusieurs jours sans croiser certaines personnes,
parce qu'on fonctionne par shift, par car, et donc en fonction des heures de car, on ne peut jamais croiser telle ou telle personne.
Il peut y avoir ce sentiment de claustrophobie, parce qu'on est dans un lieu fermé avec beaucoup de monde,
et dans le même temps, un incroyable sentiment de liberté, parce qu'on est au bout du monde et qu'on peut aller où on veut.
Et quand même temps, on va à l'arrière du pont, et là, on n'a que l'horizon et les icebergs à perte de vue,
et c'est assez magique.
Il y a des icebergs qui font la taille de ville, des icebergs qui font la taille de Paris,
devant lesquels on passe, qui sont d'un bleu électrique incroyable,
avec des manchots, des focs, des baleines, c'est complètement dingue.
Émine Doriens, c'est rare de pouvoir passer comme ça deux mois sans voir aucune construction humaine.
Moi, c'était la première fois que ça m'est arrivé, et ça fait du bien.
Pour le coup, la solitude, aller surtout quand on va aux toilettes,
ou quand on est dans sa banette,
ou on va s'isoler avec un bouquin ou avec une série.
Les endroits de solitude sont quand même assez rares, sauf les voir un petit peu ce qui se passe à l'extérieur.
On reste pas une heure non plus, surtout si c'est juste pour méditer, parce qu'il fait froid.
Donc quand on travaille sur le pont, c'est encore autre chose, ça maintient le chaud,
mais sinon, c'est une organisation après.
L'objectif, c'est de neutraliser le nichine marou,
qui est le navire usine, qui est la pièce maîtresse,
parce que les harponneurs tuent les baleines,
les ramènent au nichine marou, qui les monte à bord via une rampe à l'arrière,
qui les dépaisse et qui les congèle.
L'objectif, c'est de trouver le nichine marou pour empêcher cette opération de hissage à bord.
À partir du moment où on fait ça, on paralyse toute l'opération de chasse,
parce qu'une baleine qui n'est pas dépessée et congelée dans les 36 heures,
la viande entre en putréfaction et devient propre à la consommation.
C'était l'objectif, ça a toujours été l'objectif de trouver le nichine marou.
On connaît à peu près la zone de chasse,
après il y a quelques indications qui nous sont données aussi par certains navires qui peuvent les croiser.
C'est extrêmement sérieux, ça peut être tendu par moment,
et en même temps, ça peut être aussi très détendu et très bon enfant.
Les premières baleines que j'ai vues dans ma vie, je les ai vues dans ce contexte-là.
De voir leurs souffle loin, c'est déjà voir des baleines en soir,
c'est une expérience extrêmement forte.
Mais les voir dans ce contexte,
où on est au bout du monde, en Antarctique, au milieu des icebergs,
et dans un contexte où elles sont pourchassées par des braconniers,
c'est extrêmement fort.
En plus, je ne les ai pas vu forcément de près, c'était leur souffle.
Mais rien que voir leurs souffle dans ce contexte-là extrêmement fort en émotion,
c'est un animal charismatique.
Et si on s'attache tant à les défendre,
c'est qu'on se dit aussi que si on n'arrive pas à sauver les baleines,
on ne sauvera rien d'autre dans l'océan.
Ça va être compliqué de sauver les sardines si on ne sauve pas les baleines.
Mais effectivement, si je suis peur, c'est la défense de l'océan
et de la vie marine du cri l'eau baleine en passant par les requins,
les tons, on a fait des campagnes pour les concombres de mer,
mais ça parle moins aux gens.
Il y a des espèces comme ça qu'on appelle des espèces parapluies,
en protégeant des baleines, des dauphins, des focs,
qui ont un capital sympathique auprès du grand public.
Ça permet aussi d'alertés sur des problématiques qui touchent d'autres espèces.
Après, c'est vrai que C.C. Peard est très identifié au baleine,
mais au départ, c'est plutôt les focs.
La première campagne de C.C. Peard en 1977,
c'est pour les focs sur la banquise canadienne.
Et d'ailleurs, C.C. Peard, le nom vient des focs,
parce qu'en fait, c'était une campagne pour sauver les bébés focs,
les Blanchons qui sont donc tout blancs.
Et Paul trouvait que les Blanchons ressemblaient à des petits moutons sur la banquise.
Et donc, on est les bergers qui protégeont les moutons,
donc les bergers de la mer.
Donc, C.C. Peard, ça veut dire berger de la mer.
Donc, ça vient des bébés focs, en fait.
On s'est arrêté sur une des îles, d'ailleurs.
J'ai oublié le nom.
Beaucoup de morts chauds, des focs.
Et j'avais écrit dans mon journal,
comme...
En fait, je trouvais ça incroyable.
Nous, on arrive comme ça.
Ils sont là, on arrive chez eux, clairement.
Ils sont un peu curieux.
Ils sont presque accueillants.
Et en même temps, moi, j'ai l'histoire aussi.
Je sais que il y avait les restes d'une station scientifique.
Je savais qu'au siècle dernier,
l'homme qui tuait les morts chauds,
qui s'en servait en fait comme bûche pour faire du feu.
Parce qu'ils ont une couche graisseuse,
ce qui fait qu'en fait...
Et quand on les voit,
tout mignon, tout inoffensif, pas méfiant.
C'est vraiment ça, on n'est pas fiers de notre espèce.
Et dans le même temps, c'était assez magnifique
d'être dans cet endroit où
il n'y avait rien de superflu.
En fait, c'est vraiment la nature, la beauté brute
avec juste l'essentiel.
Et ça fait du bien à l'âme, en fait.
...
On suit aussi les déplacements de la flotte baleignière.
On est efficace,
même quand on n'est pas forcément à l'arrière d'une issue de maraud,
parce qu'ils passent leur temps à nous fuir.
Et en fait, pour tuer une baleine,
il faut qu'ils aillent à vitesse très réduite.
Donc c'est le jeu du chai et de la souris
et on leur fait perdre énormément de temps.
C'est comme ça qu'on mesure notre efficacité,
entre leur quota de baleine et le quota qu'ils atteignent
en notre présence.
Ils avaient un quota de 1035 baleines,
ils avaient réussi à en tuer à 330.
Et la meilleure année qu'on est faite,
mais on avait pu sauver 91% des baleines.
Il faut savoir que ça coûte très cher
une expédition d'Antartique.
Et eux, pour la rentabiliser,
il faut qu'ils en tuent au moins 700.
Donc en fait, la stratégie, elle était là aussi.
C'était forcément de sauver les baleines
et puis de les couler économiquement.
C'est une activité qui est subventionnée, en fait.
Économiquement, elle n'est pas viable.
Et donc on creuse le déficit
en leur faisant perdre du temps
et en sauvant les baleines aussi.
...
Voilà, on est au bout du bout du monde.
C'est partie des mères les plus dangereuses du monde.
On a essuyé plusieurs tempêtes,
notamment avec ce bateau.
Alors ma première tempête,
c'est un an impressionnant
parce qu'on a vraiment le sentiment
d'être une coquille de noix
et qu'on peut être broyé d'un moment à l'autre
par une vague, donc une houle.
En fait, partout, on regarde tout autour,
c'est des miredos et donc on se sent extrêmement fragile,
extrêmement vulnérable.
On sait qu'on est au bout du monde
et que pour être secouru, c'est même pas la peine.
Et en même temps, je crois que ça donne
une énorme leçon d'humilité.
Et moi, vraiment,
ça m'a fait grandir, en fait,
de se sentir aussi humble face à l'océan.
Ça nous restitue un peu dans ce monde.
On peut soit se sentir écrabouillé,
soit se sentir grandi.
Je pense qu'il faut être grandis
et collaborer avec humilité, avec respect
et avec fierté aussi de faire partie de ce monde,
avec reconnaissance.
Je me souviens que je recevais des messages
de gens qui me disaient
parce qu'on passait Noël les jours de l'an,
quand même, du coup, loin de nos familles,
au bout du monde, dans le froid.
Les gens nous disaient merci de votre sacrifice
et pour moi, en fait, c'était déplacé
parce que j'avais le sentiment d'avoir
énormément de chance d'être là.
C'est ambivalent parce qu'en même temps,
on se dit qu'on n'a pas envie d'être là
parce que si on est là, c'est parce qu'il y a du braconage.
Et en même temps, sachant qu'il y a du braconage,
il n'y a aucun autre endroit où on a envie d'être.
Et tous les efforts qu'on peut y mettre,
parce que c'est extrêmement physique,
c'est extrêmement fatiguant, c'est long,
effectivement, on est loin des siens,
on est récompensés au centuple.
...
...
...
On a trouvé le nichine marou, c'était le lendemain de Noël,
c'était un jour de tempête en plus.
C'est la fois où j'ai vraiment cru que c'était fini,
enfin, qu'on allait y passer.
Pour le coup, là, c'était le baptême du feu
parce que le nichine marou, le navire usine,
qui fait 8000 tonnes, qui est dix fois plus gros que nous,
nous, on en faisait 700.
...
Et en fait, il nous fonçait dessus.
Il nous fonçait dessus, il y a une houle de 8 mètres de haut,
et Paul dit, on bouge pas, on bouge pas,
on reste sur le... si on bouge, j'ai pas autant rentré à la maison.
...
Le nichine marou qui fait raisonner sa sirene d'alarmes,
en disant, dégager, et nous, on bouge pas.
Donc on est tous en conduit de sauvetage, de survie.
Le premier officier, c'était Peter, à l'époque,
à Morssted, qui nous dit, bon, bah,
collision dans deux minutes.
On sait que si on est percuté par le nichine marou,
bah, on poulent la pique.
Et on a à peu près 30 secondes d'espérance de vie dans l'eau.
Collision dans deux minutes, bon, va très bien,
on va, c'est fini, quoi.
...
Veximent, Paul m'avait posé la question à Paris.
Est-ce que t'es prêt à risquer ta vie pour une baleine ?
Bah voilà, il faut assurer derrière.
...
Pour moi, ça a été un test aussi,
parce que même si j'ai eu peur, on a tout su peur.
Mais à aucun moment, j'ai regretté d'être là.
À aucun moment, je me suis dit,
mais dans quoi je me suis embarquée, pourquoi je suis venue,
c'est complètement dingue.
Non, non, non, pas du tout.
Je me disais, je suis contente d'être là.
Heureusement qu'on est là.
Et il faut ce qu'il faut, quoi.
...
...
Le capitaine du Nifin Marou a viré de bord au dernier moment.
Par contre, il a reçu le message 5 sur 5,
que c'est pas un slogan,
quand on dit qu'on est prêt à risquer nos vies pour sauver des baleines.
Vraiment. Il s'est rendu compte qu'il aurait dû nous couler
pour nous faire dégager.
Et là, ils ont compris aussi la force de notre détermination.
C'était très important aussi pour la suite.
Et on s'appel avait raison.
...
La première mission que j'ai faite,
elle était extrêmement frustrante,
dans le sens où déjà, on avait qu'un seul bateau.
Et en plus, on n'avait même pas les fonds
pour financer le carburant
de toute la saison de chasse,
qui dure de décembre à mars.
Et donc, au bout de deux mois, on a dû rentrer.
Je me souviens qu'on avait coupé le chauffage
à bord du bateau
pour économiser une semaine de carburant,
donc on dormait tous avec des bouillotes.
Et c'était extrêmement frustrant.
De voir que nous, qui avions la volonté
de rester, d'intervenir, de s'interposer,
et de faire toute la saison, on n'a pas pu le faire.
Parce qu'on n'avait pas les sous.
...
En fait, le plus dur, ça a été de se dire
que pendant deux mois,
les baleines sont restées seules face aux harponneurs,
face aux baleignées.
Parce que l'organisation qui avait les moyens d'être là
n'avait pas la volonté,
et ce qui avait la volonté n'avait pas les moyens.
Et donc, un sentiment d'injustice.
...
Après, j'avoue que quand on est arrivé
en Afrique du Sud à Cape Town,
on était tous contents d'aller au bar
pour voir un coup.
On l'a pressi vraiment.
Quand on rentre de campagne,
le premier verre qu'on va boire,
ça fait du bien.
...
Et toutes les missions qu'on a faites,
on a gagné en force,
on a commencé à être un peu plus connus,
on a eu plus de gens qui nous ont fait des dons,
et donc on a réussi à financer plus de bateaux
et à faire des campagnes qui duraient
sur toute la saison de la chasse.
...
J'y suis retournée en 2000,
l'hiver 2009-2010.
J'ai fait la première phase de la mission,
et je suis rentrée parce que je préparais la campagne
sur le Tongouge en Méditerranée.
C'était moi la chargée de mission,
le Steve Irwin,
qui revenait à qui pour recharger en carburant,
donc moi je suis descendue à ce moment-là.
Et ensuite, qui repartait.
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Il y a eu des câbles de Wikileaks
quelques temps plus tard qui sont sortis.
Et c'était des échanges entre le Premier ministre japonais
et le Premier ministre australien,
parce que ça s'est passé en zone Antarctique australienne.
Le Premier ministre australien rassurait
le Premier ministre japonais en lui disant
que le japonais sortirait blanchi
de toute enquête sur cette collision.
On s'y attendait.
C'est là qu'on voit qu'en fait, on est...
les dés sont pipés.
On est face à un système qui est complètement partisan
et à ce niveau-là, on ne fait pas le poids.
Notre force, c'est qu'on a une certaine notoriété maintenant
et qu'on a le soutien de l'opinion publique
et donc on ne peut pas non plus nous écraser comme ça
sans que ça fasse de vague, sans que ça se sache,
sans que ça choque et que ça révolte
et du coup c'est notre meilleure protection.
Finalement, au bout de 15 ans d'année,
ils ont été poursuivis devant le tribunal international de l'AEI
par l'Australie suite à des années de mobilisation,
d'opinion publique en Australie.
On avait nos bateaux hackés en Australie
pendant toutes les missions Antarctiques.
La cour internationale de l'AEI a statué sur le fait
que ce qui faisait été du braconnage,
que la Libye scientifique ne tenait pas.
Et donc le Japon pour sauver la face en disant
« on n'est pas un pays brigant, ok, on va se plier à ça ».
On va refaire un autre programme scientifique.
Ils ont divisé par trois le nombre de baleines
qui sont descendues à 333,
qui est étonnamment le nombre de baleines
qui les arrivait à tuer en présence de ces chaperones.
Et en fait, c'était surtout une façon de sauver la face
parce que pour eux, faire une mission en Antarctique
avec 333 baleines, ça coûte trop cher.
Donc ils l'ont fait une année de plus
et ensuite ils ont décidé de claquer la porte
de la Commission Baleignière Internationale
et de renoncer à aller chasser en Antarctique.
C'était une bataille qui était loin d'être gagnée d'avance
et de longue haleine, d'autres 15 ans de mission.
Et c'est face à la troisième plus grande nation économique mondiale.
Et puis surtout, on était seuls.
C'est ce qui m'a vraiment choqué
de voir qu'en fait, c'est un sanctuaire baleigné international
et en fait, on était les seuls.
On essayait de protéger les baleines,
sur place, il n'y avait personne.
Et aucun pays signataire de sanctuaire
n'a jamais voulu bouger le petit doigt.
C'était des condamnations diplomatiques,
un petit comique et de presse.
Oui, il n'y avait que C.C. Bern.
Pour le cas de la France,
chez Porte France, on a du pain sur la planche,
parce que la France, c'est la deuxième plus grande surface maritime au monde.
On est les seuls à être présents sur tous les océans de la planète
et on est catastrophiques en matière de protection de l'océan.
On a un lobby de la pêche qui est très important.
On a une opinion publique qui a encore largement déconnecté des réalités.
La consommation de poissons, elle a doublé en France
sur les 50 dernières années.
On est le pays qui tue le plus de dauphins en Europe,
un des pays qui en tue le plus au monde.
On a des espèces protégées qui ne sont protégées que sur le papier.
Il y a un laxisme, des contrôles, des sanctions,
c'est catastrophique, la France a été condamnée
à payer plusieurs millions d'euros d'amende il y a quelques années.
Pour le laxisme de ces contrôles.
Et en même temps, il y a aussi un vrai engouement.
Si chez Porte France, c'est une des antennes les plus fortes
au niveau international.
On a une vraie base de soutien, de sympathisant,
qui sont loyaux, qui sont vraiment derrière nous.
Il y a un très gros challenge et en même temps,
il y a des raisons d'y croire.
Quand on a lancé Cichépeur en France,
moi franchement, je pensais que ça restait un truc
complètement embryonnaire.
Je me suis dit, en fait,
Cichépeur en France, ça ne marchera jamais
parce que c'est beaucoup trop combatif.
Surtout en matière d'écologie, on n'est pas bien vaillants en France.
C'est plus anglo-saxon que latin.
Sur la question, en tout cas,
sur la question animale,
et sur la question environnementale,
on bousculait un peu les chiquis associatifs.
Je pensais que ça ne prendrait pas qu'on allait effrayer tout le monde
et qu'on allait être vivis et pendés dans les médias, etc.
Et en fait, on l'a été un petit peu,
mais pas autant que ce que je pensais,
et puis surtout, il y a eu un vrai écho.
Auprès du grand public, assez vite,
pour le mode d'action, pour la philosophie.
Le fait aussi que, maintenant,
Cichépeur soit plus connu,
notre son de cloche,
notre version aussi des événements,
elle passe.
Les enfants adorent Cichépeur,
et ça, c'est vraiment chouette.
Il y a l'imagerie du pirate, forcément, qui plaît aux enfants.
Mais il y a aussi, je pense, le côté combatif.
Voilà, c'est pas juste signer des pétitions,
même s'il arrive occasionnellement qu'on m'en fasse,
c'est pas la finalité.
On sauve littéralement les animaux.
Ça, ça parle beaucoup aux enfants.
Aujourd'hui, Cichépeur de œuvre
a l'arrêt de la chasse aux dauphins au Japon
et l'arrêt de la capture dans les filets
des dauphins dans le golfe de Gascogne, en France.
A la protection effective par les États des réserves marines,
comme sur les îles Galapagos,
à l'arrêt de la chasse aux focs au Canada,
à la protection des requins,
à l'arrêt de la chasse à la baleine,
à la protection du ton rouge en Méditerranée,
à l'arrêt de la chasse des globis séphales noires
aux îles ferroées,
à la fin de la captivité des sétacés dans les parcs animaliers.
La situation fonctionne sur un système de dons.
Si vous êtes concerné par cette histoire,
n'hésitez pas à les soutenir.
Les Balladeurs, une série audio-léosaurs
écrite et réalisée par Camille Jeusot,
avec la musique de Alice Ambrassac
et le mixage de l'oregaliani.
A bientôt !
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