Partir à l'aventure, c'est confier son destin aux éléments, à son expérience et parfois même à son matériel.
Chez Back Market, nous comprenons l'importance de pouvoir compter sur son équipement au quotidien.
C'est pourquoi nous proposons des appareils tech de qualité reconditionnés par des professionnels.
Back Market est fier de soutenir les baladeurs.
Les baladeurs récitent d'aventure et de mes aventures en pleine nature.
Une série audio du magazine Leosers.
Attention, le départ est imminent.
Le chaos a été accepté.
Aucse chose de l'absurde, c'est de se donner une chance de côtoyer le merveilleux.
L'obscurité nait la lumière et du désordre la liberté.
Les tornades ont trouvé, entre les grandes étendues de l'Oklahoma, du Texas et du Missouri,
les conditions idéales pour dévoiler toute leur puissance.
Lorsqu'elles se forment dans cette zone, que l'on appelle la tornado allée, il y a ceux qui fuient et il y a ceux qui restent.
Chasser les tornades, ce n'est pas seulement vouloir être témoin.
C'est une prise de risque, une envie irrépressible de maîtriser les éléments,
de s'approcher au plus près, de contrôler ce qui nous échappe.
En 2011, Tony LeBastard s'envole pour la première fois aux États-Unis avec deux compagnons de voyage.
Ils n'ont alors qu'une obsession poursuivre ces monstres météorologiques, enquêtes d'image,
à garder en tête et dans les cartes mémoires de leurs appareils photos.
Pendant des journées entières, ils sillonnent les routes à travers les grandes plaines jusqu'au matin du 24 mètres 2011.
Au premier lueur, le ciel n'est pas encore menaçant.
Tout est calme et pourtant, les prévisions s'affolent.
Raremment, le niveau d'alerte n'avait été aussi élevé.
Les tornades se préparent et s'annoncent des vastatrices.
Les orages me faisaient peur au début, sûrement comme beaucoup d'enfants aussi.
Ce qui me faisait peur, ce n'était pas tant les éclairs mais plus le tonnerre.
Ce bruit un peu fracassant, ça fait peur aux enfants.
La curiosité a pris un peu le dessus.
J'ai essayé d'apprivoiser mes émotions, commencer à regarder un peu plus l'orage,
et puis à me poser beaucoup de questions aussi, essayer de les élucider à ma manière.
Je me souviens être le soir après le repas, comme tous les enfants à coucher tôt.
Sauf que moi, je me levais discrètement pour regarder le bulletin météo
depuis le haut de l'escalier de la maison familiale.
Je pensais que mes parents ne le savaient pas, mais évidemment, l'escalier grincait.
Tout le monde savait très bien que j'étais caché à haut de l'escalier pour regarder le bulletin météo.
Mes parents m'ont fortement encouragé dans cette voie-là,
avec mon père qui m'a aidé à installer ma station météo à la maison,
faire mes propres relevés, qui ensuite m'a mis dans les mains mon premier appareil photo.
Ils m'ont toujours encouragé dans cette voie-là.
Au final, j'ai poursuivi après mon chemin,
et j'ai souhaité en faire de ma passion et mon métier, et au bout du compte, j'y suis rêvé.
Dans la météo, et notamment dans les passionnés d'orage,
il y a une communauté qui s'est beaucoup développée avec Internet.
J'ai eu la chance d'avoir Internet très tôt à la maison,
donc j'ai suivi un peu le développement de cette communauté.
Je me rappelle, j'avais peut-être 15 ou 16 ans,
donc ça m'a permis, on était quelques dizaines à peine sur Internet,
à être passionnés de météo, à échanger.
Et puis j'ai fait des rencontres comme ça,
j'ai fait quelques rencontres en vrai aussi, d'abord sur Internet, mais aussi après en vrai.
Donc ça a été l'occasion de nourrir cette passion,
de créer des amitiés aussi avec d'autres personnes qui avaient la même passion que moi.
Et puis il y a toujours un peu ce qu'il y a en tête quand même,
on se dit les orages en France c'est génial et tout,
mais on a tous en tête un peu ces orages américains dont on a déjà entendu parler.
Alors on pense évidemment au film Twister,
et on se dit, ben oui, mais finalement pourquoi pas moi un jour ?
Et donc j'avais un de mes copains, Vincent, avec qui j'avais noué d'amitié,
et puis lui il était déjà parti deux fois avec deux autres personnes expérimentées dans la Tornade Valley.
C'était donc en 2010, je lui ai dit bon ben ça ne dirait pas de repartir aux États-Unis.
Il me dit ben, banco, on trouve un troisième coéquipier, et puis on y va quoi.
Et c'est là qu'on a pensé à Christophe, et Christophe c'est joint à l'équipe.
Et donc on a commencé à construire notre voyage pour partir dans la Tornade Valley.
C'est une région des États-Unis, donc située dans le centre des États-Unis,
entre les rocheuses et les appalaches.
C'est une zone des États-Unis qui est très plate, et qui est un peu au carrefour entre différentes influences atmosphériques,
notamment l'air humide et chaud du gold du Mexique qui peut remonter sur les plaines,
l'air froid qui peut descendre du Canada par les rocheuses,
et puis de l'air sec qui est sur les hauts plateaux, là plus à l'est vers les déserts du Nouveau-Mexique par exemple.
Donc c'est au carrefour de ces différentes masses d'air que se situe finalement la Tornade Valley,
et c'est là qu'on a tous les ingrédients nécessaires à la formation des Tornades les plus violentes de la planète.
Quand on part la chasse au Tornade, évidemment le point de chute, on ne le connaît pas vraiment à l'avance.
Disons qu'on s'est fixé une cible, là où on devait démarrer la chasse, mais après on ne sait pas où est-ce qu'on va finir.
Donc là on atterrit dans l'est du Colorado, et bien évidemment déjà pour Christophe et moi c'est tout nouveau,
c'est la première fois qu'on met les pieds aux États-Unis, donc déjà ne serait-ce que par découvrir un nouveau pays et tout ça,
il y a déjà, on en prend plein les yeux évidemment, et puis même déjà côté ciel aussi on en prend plein les yeux.
Donc les orages du Colorado ont la réputation un petit peu d'être particulièrement colorés,
alors c'est un peu l'ambiance un peu désertique de l'est du Colorado qui fait ça,
enfin voilà il y a vraiment cette caractéristique propre aux orages du Colorado qu'on retrouve déjà dans notre première chasse,
alors qu'on vient d'arriver aux États-Unis.
Les paysages des grandes plaines américaines, donc de la tornado allée, donc c'est très plat.
Si on prend toutes les régions notamment du Kansas, de l'Oklahoma ou du nord du Texas,
c'est vraiment des régions qui sont très faciles pour se déplacer, il n'y a pas beaucoup d'arbres,
beaucoup de chasse, des chasse, des chasse, des chasse, des chasse, des chasse, des chasse,
des chants et de céréales, je ne sais pas, des chants immenses, des grandes fermes aussi,
il peut y avoir toutes ces fermes Texan par exemple, il y a beaucoup de bétail, voilà.
Et puis donc c'est aussi des plaines qui ont présenté l'avantage pour le chasseur de tornado
d'avoir un réseau routier très particulier, c'est cadrillé, vraiment de manière très régulière
et du coup c'est très très facile pour l'observation d'une part parce que l'horizon est dégagé
et en plus parce que le réseau routier est très favorable.
Ça fait déjà une semaine qu'on est aux États-Unis et ça faisait déjà plusieurs jours aussi
qu'on a repéré un petit peu cette journée du 24 mai 2011,
cette journée qui promet d'être vraiment particulière avec tous les ingrédients
réunis finalement pour avoir un épisode de tornado, ce qui s'appelle le tornado outbreak,
sur les grandes plaines, voilà, enfin quelque chose de vraiment très violent qui se profil.
Et cette journée comme souvent elle commence un peu la veille aussi, alors évidemment les jours d'avant
on avait déjà vu ce qui se profilait et la veille, les modèles météo,
donc ce qui nous permet de faire la prévision météo confirment ce qui se présente,
que cette journée va être vraiment ornande.
Alors on se réveille le matin dans un hôtel comme on en voit beaucoup aux États-Unis,
un hôtel, alors on dormait tous dans la même chambre et on n'avait pas forcément bien dormi,
enfin au moins en tout cas je me souviens que je n'avais pas forcément bien dormi,
notamment parce qu'il faisait chaud, mais il y avait aussi un peu d'anxiété par rapport à cette journée,
d'anxiété et d'excitation aussi en même temps, et donc on se lève, donc voilà après avoir plus ou moins bien dormi
et on consulte les modèles et là rapidement on comprend que la journée va être vraiment particulière
et le service de prévision des orages violents donc qui est aux États-Unis,
donc qui fait partie du service national de la météo, a émis le risque maximal pour cette journée-là,
notamment sur l'Oklahoma, il les met au mieux une à deux fois par an et même en même temps,
certaines années on n'atteint pas ce niveau de risque-là, ils vont émettre donc ce qu'on appelle un tornado warning.
Et lorsqu'il y a un tourneur de warning, alors c'est assez fou en fait parce que ça ajoute un peu
l'ambiance un peu, qui peut y avoir cette ambiance un peu anxiogène presque finalement sous ces orages-là,
c'est que lorsqu'il y a un tornado warning, alors déjà on peut recevoir aujourd'hui un SMS sur le téléphone
lorsqu'on est dans la zone du tornado warning, où ça peut être sur les télévisions qui vont passer des messages,
où on interrompe leur programme pour dire attention, mettez-vous à l'abri, une tornado en train de sévire à tel endroit,
et puis aussi et surtout qui ajoute vraiment l'ambiance, l'ambiance pesante, c'est les sirènes,
les sirènes qui se mettent à hurler dans les villes et qui incitent les gens à rejoindre les abris en titan.
Et on l'a vécu ça plusieurs fois aux États-Unis, c'est vraiment très particulier,
cette sirène un peu stridente, qui est ce ciel noir, qui est évidemment au-dessus de nos têtes,
et le ciel qui est prêt à se déchaîner, on se dit wow, ça y est quoi, c'est la fin du monde, c'est vraiment cette ambiance de fin du monde.
Alors les abris en titan nates, ça peut être un abri qu'un particulier à faire construire chez lui,
une cave, par exemple, souvent ça se résume à une petite cave, finalement, peut-être au milieu du jardin,
un petit abri dans le sol, pour se protéger, et puis après il y a des abris, plus ou moins publics,
il peut y en avoir dans les aéroports, notamment dans les écoles aussi,
des zones plus protégées, souvent c'est un peu au milieu des bâtiments,
ou des choses comme ça dans les bâtiments publics, où les murs sont un peu plus renforcés,
enfin c'est des zones qui sont censées être plus sécurisées, et qui permettent de recevoir du monde,
pour justement, en cas d'alerte autant d'âme, que les gens puissent se mettre à l'abri.
Et c'est toujours un peu surprenant, par exemple, quand on arrive à l'aéroport de Denver, dans le Colorado,
qui est dans la partie ouest des grandes plaines, au pied des rocheuses, qui fait partie aussi de la tornado allée,
lorsqu'on parcourt les couloirs de l'aéroport, on voit ces petits panneaux avec un petit dessin de tornado,
indiqué tornado shelter, donc l'abri en petit tornado au sein de l'aéroport, et là on se dit,
ouais d'accord, bon, on y est quoi.
Donc là clairement, on se dit, bon, bah ouais, c'est la grosse journée,
et jusque là, on a vécu quelques orages, quelques très beaux orages, on a même vu quelques tornadoes,
mais toujours un petit peu loin des tornadoes de faible intensité,
mais là on sent quand même qu'on va probablement franchir un degré supplémentaire,
et qu'il va falloir être très concentré sur ce qu'on fait, il va falloir vraiment faire très attention.
Et donc oui, on a l'estomac un peu noué, mais en même temps, une excitation au plus haut aussi pour cette journée qui se profite.
Notre meilleur allié, c'est clair que la voiture, c'est notre maison, c'est notre abri,
c'est notre outil qui permet d'approcher l'orage au plus près, donc clairement, oui c'est notre meilleur allié,
mais pas tout seul parce que Internet aussi, c'est devenu indispensable pour chasser les tornadoes.
Je pense qu'il n'y aurait pas autant de chasseurs de tornadoes aujourd'hui s'il n'y avait pas Internet,
c'est clair parce que avec toutes les données qui sont disponibles, les radars, les satellites, les stations météo,
enfin tout ça, ça permet quand même de produire une prévision météo qui va être précise
et qui va nous permettre d'approcher au plus près les tornadoes.
Donc on a notre petit trépied dans la voiture qui permet de fixer l'ordinateur au tableau de bord de la voiture,
donc c'est une petite cellule 3 ou 4G qui va nous permettre d'avoir Internet dans la voiture,
et puis les appareils photos, tout ce qui va avec, les cartes mémoires, les disques durs,
on mange un peu souvent dans la voiture, enfin oui, on fait un peu du camping aussi pendant ces quatre semaines.
Et donc on prend la route depuis King Fischer, qui est tout près d'Oklahoma City, dans le centre de l'Oklahoma,
et on prend donc la route pour une Ida.
Donc tout de suite on part sur les premières cellules orageuses qui se sont formées un petit peu à l'ouest,
et on voit clairement que tout de suite le potentiel de la journée s'exprime tout de suite face à nous.
On a déjà un orage qui est bien formé, bien structuré, d'habitude ça prend toujours un petit peu de temps,
l'orage se forme, et puis petit à petit, structure, ça prend de longues minutes, voire quelques heures.
Là rapidement il a déjà commencé à rentrer en rotation, ce qu'on appelle le mesocyclone qui s'est formé,
donc cette colonne rotative là où les ascendants de l'orage qui viennent nourrir l'orage se forment,
donc la colonne rotative elle est déjà bien en place, donc le mesocyclone est déjà bien dessiné,
et on choisit de se repositionner un petit peu plus à l'aise pour suivre cette cellule orageuse.
Et en fait rapidement il y a un incident technique qu'on n'avait pas du tout vu venir,
c'est qu'on perd la connexion internet.
Et là clairement on devient un petit peu aveugle, alors on a toujours nos yeux pour voir ce qui se passe,
mais ces orages sont tellement immenses, la région est tellement immense,
les enjeux sont tellement énormes aussi sur cette journée que, pas le choix, on se replie,
on choisit de se replier pour plus à l'est, les orages se propagent en douest en aise,
donc on décide de prendre un peu les deux vents,
mais on ne peut pas se passer de la connexion internet,
c'est notre quatrième passager, clairement on ne peut pas s'en passer.
Mince, on ne peut pas rater cette journée-là, ce n'est pas possible,
ça fait déjà plusieurs jours qu'on attend cette journée avec impatience,
et là c'est un peu comme si tout s'effondrait devant nous,
parce que clairement on ne peut pas continuer de manière sereine sans connexion internet.
On se dit non mais c'est pas possible, on va trouver une solution, on va récupérer internet,
est-ce que ça vient du matériel, est-ce que ça vient du réseau qui est plus bon,
enfin on se pose 1000 questions, et heureusement la connexion internet revient relativement rapidement
et nous permet de continuer la chasse dans de bonnes conditions.
Mais on a pris un petit peu de retard quelque part,
disons qu'on a perdu du temps, on a perdu du temps,
donc on se replie un peu plus à l'est, on décide de se repositionner,
et là on repère une cellule orageuse qui a l'air quand même particulièrement violente sur les données radar.
Donc voilà on s'en rend compte en regardant d'une part les données,
ce qu'on appelle les données de réflectivité qui vont nous donner un peu la répartition spatiale des précipitations,
et ces supers cellules en fait, elles ont cette caractéristique d'avoir le mesocyclone,
cette colonne, la aspirante qui tourne sur elle-même,
et ça va en fait entraîner la cellule donc orageuse en rotation,
il lui donner une forme très particulière, une forme de crochet,
qu'on voit très bien justement sur les données radar.
Alors qu'on voit très bien quand la supers cellule est très bien dessinée,
mais là clairement le crochet on le voit, il n'y a pas de doute quoi.
On voit clairement qu'il y a une très forte zone de rotation,
donc le mesocyclone est vraiment très puissant.
Pour les EF0, généralement on a des dégâts qui sont très limités,
à peine perceptibles, des vents qui ne dépassent même pas les 80 kmh,
donc finalement c'est des choses qu'on peut rencontrer,
même nous en France, en dehors d'une tornado, donc rien d'extraordinaire.
Et puis petit à petit, à mesure qu'on monte dans l'échelle de Fujita,
donc qui va de 0 à 6, F1, là on commence à avoir des dégâts un petit peu plus significatifs,
mais on reste encore dans des valeurs que nous on peut rencontrer dans nos tempêtes ici.
Et voilà, on arrive, F2, F3, là déjà les dégâts sur les habitations
commencent à être assez significatifs, et après on arrive un peu dans les tornadoes
qui sont vraiment extrêmes.
Alors on considère qu'une tornado est de forte puissance à partir de F3,
donc déjà F3 est sur les tornadoes quand même qui sont remarquables,
et après on arrive sur les tornadoes de F4, F5, F5 donc là on franchit les 300 kmh.
Et là en fait c'est même pas imaginable en fait,
il y a des tornadoes de F5 qui ont produit des dégâts mais vraiment incroyables.
Alors ça peut être évidemment des fois des poutres en bois plantés dans des murs embêtants,
déjà vus en tout cas pas de mes propres yeux, mais en tout cas entendu parler de tornadoes
qui ont arraché le bitume de la route, donc c'est vraiment des tornadoes de F5
qui transportent des camions quoi.
Et là quand on a un mésocyclone puissant comme il est à ce moment là sur le radar,
il n'y a aucun autre possible, il y a une tornadoe dessous, et certainement une tornadoe très puissante.
Donc on choisit de passer devant cette cellule orageuse,
donc on traverse des zones de pluie, de pluie intense, on arrive finalement à lui repasser un petit peu devant.
On est un petit peu au sud et donc on choisit de la border, de remonter un peu vers le nord pour la border.
Donc là la foudre tombe un peu dans tous les sens, donc déjà l'ambiance est quand même assez extraordinaire.
Mais quelque part on s'approche mais c'est un peu particulier parce que c'est l'orageuse,
c'est super bien dessiné sur les données radar et tout ça,
mais visuellement bon c'est pas sensationnel en fait, il y a énormément de pluie.
Donc on voit oui une forme un peu du gris, des nuances de gris,
juste quelques nuances de gris, mais on se dit là il y a une tornadoe,
on ne peut pas louper le coche quoi, il faut qu'on s'en approche.
Alors moi je suis au volant, on se répartit un peu les rôles au cours du séjour,
c'est un peu chacun son tour, il y en a un autre qui est dédié à la navigation,
suivre, choisir le meilleur réseau routier, un autre qui va suivre peut-être plus attentivement
les données radars, minute par minute pour aider à s'approcher au plus près.
Et ce jour là donc c'est moi qui suis au volant, Christophe qui est juste à côté de moi
qui m'aide à suivre le meilleur réseau routier, qui prend aussi, qui filme,
qui saisit un peu tous ces instants, et Vincent qui est derrière,
qui suit lui le radar de manière très attentif, et notamment pour l'approche de cette supercellule.
Et donc on s'approche, je me rappelle c'est longues minutes où on s'approche,
on se retrouve sous une pluie, mais battante quoi, mais vraiment à pas y voir à 50 mètres.
Alors quand on est au volant c'est un peu particulier, parce que clairement
là il faut faire confiance à ces copains qui sont à bord, parce que moi je fonce dedans,
mais je vois pas forcément où est-ce qu'on va, c'est surtout Vincent qui est derrière,
qui a le radar sous les yeux, qui est capable de dire, non mais là c'est bon les gars,
on est en sécurité, on peut continuer avant cette pluie.
Et donc je me souviens cette pluie, vraiment battante, avec un vent qui souffre très très fort
sur le côté, qui bruit, mais vraiment assourdissant dans la voiture,
on a l'impression presque qu'il grêle tellement le vent est fort,
et que la pluie tape très fort sur les vitres du côté de la voiture.
Et puis ce ciel qui est de plus en plus sombre à mesure qu'on s'approche,
et là d'autres chasseurs qui sont là aussi, très hésitant,
on se garde un petit peu au bord de la route, on attend, et là qui sont juste devant nous,
on regarde le radar, on se dit bon, on peut encore avancer un tout petit peu,
enfin il y a vraiment une approche très lande qui se fait,
et clairement on sait qu'on approche une bête, un monstre,
enfin voilà il faut prendre toutes nos précautions.
Et on voit même des chasseurs qui choisissent de faire demi-tour.
Alors est-ce qu'ils font demi-tour ? On se pose la question,
est-ce qu'ils font demi-tour pour des questions de sécurité,
parce qu'ils sentent que non mais là c'est pas possible,
est-ce qu'ils font demi-tour parce qu'ils disent que cet orage,
ils n'en vaut pas la peine, parce qu'il y a trop de pluie,
on n'arrive pas à avoir, donc ils décident d'aller sous un autre oral,
on le sait pas à ce moment là, mais forcément c'est un store un peu le doute,
donc il y a vraiment une tension qui est très forte dans la voiture,
on est tous aux aguets à regarder ce qui se passe dehors,
enfin essayer d'apercevoir quelque chose,
mais à ce moment là on voit rien, clairement on voit rien.
Je pense qu'il y a une forme de compétition qui s'est un peu engagée quand même
avec les réseaux sociaux, les choses comme ça,
où il y a un peu la course à l'image la plus folle,
et d'ailleurs bon, il pourrait y avoir un jour,
un accident à cause de ça, finalement,
peut-être des risques inconsidérés, alors en 2013 on a perdu une équipe de chercheurs,
trois chercheurs sur le terrain qui ont pris des risques,
pourtant des chercheurs qui étaient très aguerris,
même qui étaient reconnus comme étant les plus aguerris,
et peut-être même presque les plus prudents,
et ils ont fini aussi par se faire prendre par internet,
et oui, on peut redouter finalement que ça se reproduise
avec cette forme d'entraînement qui peut y avoir des différents chasseurs,
cette stimulation à vouloir aller toujours plus près,
essayer de faire toujours plus,
mais bon, sauf que la tornado ça reste un phénomène dangereux,
et voilà, on peut très bien se faire emporter aussi, comme n'importe qui.
Et à un moment on se dit, on voit une masse un peu plus sombre,
nous passer devant, mais difficile de savoir si c'est la tornado ou pas,
et quand même le ciel a l'air un peu de s'éclarcir sur le côté,
alors il pleut toujours très fort, le vent est toujours très fort,
mais on sent que le ciel est plus lumineux sur le côté de la voiture,
et donc là on comprend, même en regardant le radar,
que la tornado a dû passer sur notre chemin,
finalement en tout cas nous passer devant,
et on se dit, bon, on va peut-être pouvoir,
finalement en arrivant par derrière, à réussir à l'observer.
Donc on continue notre chemin,
et là on fait à peine quelques centaines de mètres,
ou kilomètres, que là, qu'est-ce qui se passe,
c'est qu'on se retrouve avec une ligne électrique en plein milieu de la route,
une ligne électrique, un fil de barbelée,
et là on comprend qu'on arrive finalement sur les traces de la tornado,
la tornado est passée par là,
et rapidement on comprend que tout a été dévasté,
on se lalome un petit peu entre les fils électriques,
avec la voiture, tant bien que mal,
et puis là on commence à regarder un petit peu,
et puis en fait on voit qu'il y a des bâtiments, des maisons,
mais qui sont complètement rasées,
tout est mis à ça, qu'il n'y a plus rien,
et là clairement l'ambiance elle a changé,
il n'y a plus vraiment un mot dans la voiture,
et là on se dit, enfin, il y a des sentiments un peu particuliers qui nous parcourent,
on se sent un peu, c'est bête,
mais on se sent un peu presque coupable en fait dans ces moments-là,
on se dit, ah ouais, nous on suit un phénomène qui nous fascine et tout,
et on en est presque des fois espérés,
une super tornado et tout,
mais là on est rattrapés un peu par la réalité,
la réalité du phénomène,
qui est un phénomène destructeur et qui peut emporter des maisons et des vies surtout,
et là on s'en, ouais, c'est un peu particulier,
il y a un côté, on a l'impression d'avoir une passion un peu malsaine,
alors pourtant on n'est aucunement responsable de tout ça,
mais voilà, il y a ce sentiment un peu particulier,
quand on est chasseur d'orage ou de tornado,
on a un phénomène, forcerie,
enfin ce qui nous plaît c'est la beauté du phénomène,
le côté extrême qui peut y avoir,
mais certainement pas ce côté destructeur,
et voilà, ça ça nous affecte un peu quand même.
Donc on repart,
et là on prend la direction plutôt d'Oklahmo City,
alors c'est un peu particulier parce que chasser dans ces régions-là,
lorsqu'on arrive près des villes c'est un peu délicat,
parce qu'on va être confronté à la circulation,
le risque d'être pris éventuellement dans des embouteillages,
donc bon, on y va,
mais bon on dit que c'est peut-être pas la meilleure zone de chasse non plus,
et pourtant il y a encore des cellules orageuses
qui sont très violentes à l'ouest et qui s'approchent,
et clairement le potentiel il est encore là quoi.
Donc Vincent, avec son expérience,
nous guide un peu dans cette banlieue d'Oklahmo City,
notamment à l'est d'Oklahmo City,
et là, je continue au volant,
et on traverse des zones de pluie,
de la pluie, de la pluie, il y en a un plus finir,
et on se dit, enfin moi je me dis au fond de moi,
mais où est-ce qu'on va ?
Toujours en gardant un petit peu cette tornade en tête
qu'on vient de manquer,
mais on a vu les dégâts,
c'est un peu spécial,
cette deuxième partie de chasse-là,
où il y a toujours cette tornade qui nous trotte un peu dans la tête,
et on continue donc vers l'est d'Oklahmo City,
on est toujours dans la banlieue,
et là Vincent, il est plutôt confiant,
lui sur la suite,
il nous dit que bon bah il y a un cycle orageuse qui progresse,
on va sortir bientôt de la pluie,
c'est assez prometteur ce qui se profile derrière,
avec une supercellule qui approche,
et il semble que le potentiel est plutôt bon
pour les heures qui voulaient en tout cas les minutes qui viennent.
Et donc on continue, on continue,
et puis il nous dit quand même de garder un œil un peu,
celui-là est derrière,
il ne voit pas tout ce qui se passe autour de lui,
il observe comme il peut,
il demande à Christophe de regarder un peu ce qui se passe par la fenêtre,
moi aussi, enfin voilà,
et Christophe il dit non mais là les gars il y a un truc qui est en train de se produire,
il y a un truc qui démarre,
il y a une tornade qui est en train de se former.
Juste à quelques centaines de mètres à droite de la voiture,
on voit le nuage qui commence à rentrer en rotation de mer très rapide,
et puis un petit tuba qui commence à descendre,
et clairement,
là il y a une tornade qui est en train de se former tout près de nous.
Donc ni une ni deux,
faut appuyer sur le champignon,
moi je fonce et tout,
et puis il faut se dégager en plus,
parce qu'il y a des arbres qui nous gènent dans l'observation juste à droite,
on ne peut pas s'arrêter là où on est,
c'est très compliqué de s'arrêter,
donc on accélère,
et là on arrive dans une zone un peu plus dégagée,
et là, clairement on voit,
il y a déjà une tornade qui est en train de tout dévaster à quelques centaines de mètres de nous.
Donc on sort de la voiture,
et on essaye d'immortaliser l'événement.
Donc chacun Christophe est vin sans film,
moi je filme un petit peu,
je prends quelques photos,
mais voilà, tout va très vite en fait,
et on se rend compte que la tornade,
elle avance très très vite aussi,
on est encore un peu en sécurité,
mais on sent que là on est déjà dans le feu de l'action,
on n'a même pas eu le temps finalement de se poser
que déjà on a une tornade que devant nous,
et là c'est complètement incroyable,
on a une tornade qui est très fine,
et qui se déchaîne,
on voit juste,
on est près du sol,
on voit juste des branches qui commencent à voler,
des arbres même qui commencent à voler tout près de nous,
et on se dit bien, c'est complètement fou,
l'air qui rentre en mouvement de manière aussi rapide et tout,
et puis on se rend compte que la tornade,
elle vient dans notre direction.
Il faut même pas réfléchir,
il faut remonter dans la voiture,
il faut reprendre nos distances,
et pendant ce temps là,
Vincent continue à filmer par la fenêtre la tornade
qui s'approche,
et voilà chacun est dans son rôle à ce moment là,
moi je suis concentré sur ma route,
parce que je me dis aussi,
mais voilà, j'ai mon rôle à jouer,
il faut mettre les copains en sécurité,
voilà je me concentre sur ce que j'ai à faire,
dans ces situations là,
les limitations de vitesse non plus court,
il faut se mettre en sécurité,
et là Vincent dit,
c'est bon, on est en sécurité,
là les gars on peut s'arrêter de nouveau.
Alors le déplacement des tornades est toujours un peu imprévisible,
mais pas vraiment,
c'est à dire qu'elle va toujours suivre plus ou moins
l'orage qui lui a donné naissance,
mais voilà, il y a toujours des incertitudes,
toujours ce risque qui est dévié un petit peu de sa trajectoire,
et cette tornade là, elle a l'air un peu particulière,
parce qu'elle se tortille un peu dans tous les sens,
elle est toute fine,
tout allongée,
on sent qu'elle peut d'un moment à un autre,
presque sauter par-dessus,
par-dessus un bois,
et puis presque atterrière devant nous,
donc oui clairement,
on n'est pas en sécurité totale à ce moment là,
et on garde un œil très vigilant sur cette tornade.
Et là on sort,
et là c'est complètement fou,
la tornade, elle est assez rapprochée,
et là, elle s'apprête à traverser l'autoroute
sur laquelle on est,
à quelques centaines de mètres de nous,
et en fait elle traverse l'autoroute,
là exactement,
où on était juste quelques secondes avant,
et là c'est fou,
la tornade, elle est immense,
immense, pas tant pas sa largeur,
mais sa longueur,
ça fait ce qu'on appelle une tornade,
on appelle ça dans le jargon,
un peu des chasseurs de tornades,
une tornade en forme de trompe d'éléphant,
et c'est vraiment ça quoi,
c'est une immense tornade,
une immense corde qui part depuis le nuage,
et qui vient s'échouer sur le sol,
et à sa base,
mais la vitesse de rotation est complètement incroyable,
quand on voit le tourbillon tourner
à une vitesse folle,
et donc qui s'apprête à traverser l'autoroute,
et en plus,
enfin, pour ajouter ça au tableau,
qui est incroyable,
c'est qu'on a le soleil qui commence à se coucher derrière,
une ambiance un peu orangée,
enfin c'est vraiment,
c'est complètement incroyable,
et donc la tornade finit par traverser l'autoroute,
et là, elle commence à y avoir une pluie de branchage
autour de nous,
ça tombe dans tous les sens,
on commence à avoir des débris aussi,
et puis on s'empare en sécurité,
et donc là on dit,
il faut regagner la voiture,
et puis au moment où on regagne la voiture,
donc la tornade, elle finit de traverser l'autoroute,
et là, elle percute de plein fouet un camis,
qui était justement à ce moment là,
de l'autre côté,
sur l'autre voie en face,
et là tout vole en éclat,
la remord qui vole en éclat,
enfin, avec des morceaux qui partent
à plusieurs centaines de mètres,
dans les airs,
avec un fracas aussi assez énorme,
enfin, l'enzyme,
donc là, il faut absolument partir de là,
enfin voilà,
et pas en sécurité quoi.
On voit de l'autre côté de la route,
des gens qui font demi-tour,
sur l'autoroute,
enfin évidemment, c'est un peu la panique,
tout le monde,
voilà, face à cette tornade,
personne n'est serein,
et en fait, la tornade se dissipe très vite,
une fois qu'elle a traversé l'autoroute,
le phénomène a duré peut-être,
je ne sais pas, 2 minutes, 3 minutes,
a parcouru peut-être 2 km, 3 km maximum,
mais a été d'une intensité vraiment remarquable,
ou en tout cas,
visuellement, clairement,
il y avait quelque chose,
il y avait une puissance incroyable
qui se dégagait de cette tornade,
et au bout du compte,
cette tornade, elle a été classée
EF2 par le service national météo,
c'est une tornade qui est de puissance assez remarquable,
mais quand on pense que quelques minutes
ou quelques heures auparavant,
on a échappé, entre guillemets,
à une tornade EF5,
ou en tout cas, on est arrivé
sur les dégâts d'une tornade
qui a été classée EF5,
qui, on le saura plus tard,
donc qui a aussi emporté 9 vies.
Bienheureusement, le chauffeur du camion
s'en est sorti
avec quelques petites blessures,
et je pense surtout,
une grosse frère,
et finalement, mon 7 tornades
aura fait quelques dégâts,
mais pas de dégâts majeurs,
sur quelques bâtiments,
mais rien de bien majeur
par rapport à ce que l'autre tornade
qu'on avait pu voir auparavant.
Alors, aux États-Unis,
on ressense en moyenne,
on va dire grossièrement,
1 000 à 1 200 tornades,
tous les ans.
Donc, sur l'ensemble des États-Unis,
pour la plupart,
sont concentrés sur les grandes plaines
du centre des États-Unis,
ou sur le sud-est des États-Unis.
Et sur une journée comme celle-là,
qui est très particulière,
cette journée du 24 mai 2011,
et je pense que beaucoup d'Américains,
et notamment de chasseurs de tornades,
s'en souviennent encore,
on avait relevé
plus de 100 tornades
sur cette journée-là.
Et c'est même tout un épisode,
il y a eu plusieurs jours consécutifs
où les tornades se sont enchaînés
sur les grandes plaines,
et malheureusement,
il y a eu aussi beaucoup de dégâts
et de victimes,
surtout sur ces journées-là.
Le chasseur de tornades,
il ne s'arrête jamais de chasser les tornades,
le chasseur de rages,
il ne s'arrête jamais de chasser les orages.
Je pense qu'on est toujours en quête
de cette image qu'on aimerait faire,
cet événement qu'on aimerait voir,
et on se dit,
« Bah, finalement, pourquoi pas aujourd'hui ? »
Alors, bah, allez, on y va,
on part en chasse,
et ce sera peut-être aujourd'hui
qu'on va le voir, ce phénomène.
Donc, oui, il y a toujours un peu ça au fond de nous,
et cet espoir, finalement, au fond de nous.
Donc, on n'est jamais rassadis,
on en veut toujours plus,
et au bout du compte,
on continue la chasse quand on se dit,
« Bah, pourquoi pas une autre tornade, finalement ? »
Et puis, au-delà de l'image,
c'est aussi des sensations, en fait.
C'est des choses qu'on ne peut pas
toujours se transcrire par l'image,
c'est cette communion un peu avec la nature,
parce que voilà, ça reste la nature,
cette communion avec les éléments,
voir l'atmosphère se mettre en mouvement,
comme on le voit pendant un orage,
c'est purement extraordinaire,
et en plus, chaque orage est différent, en fait.
On ne se contente pas des tornades,
en fait, on a des orages qui sont vraiment très puissants,
dans des ambiances vraiment extraordinaires,
au coucher du soleil,
moi, je pense à ces orages dans les déserts
un peu de l'ouest américain,
enfin, dans les plaines,
mais au pied des rocheuses, là,
des déserts, des zones très arides,
avec beaucoup de poussières et tout,
et cette poussière, en fait, le soir,
quand le vent soulève cette poussière,
avec le soleil descend,
va donner des couleurs complètement incroyables,
avec des rouges et oranges très vifs
qui vont mettre en relief tous les nuages, leurs formes,
enfin, on peut avoir des arcs en ciel,
enfin, des éclairs qui viennent se mettre
dans tout ça, enfin, des ambiances purement incroyables,
et c'est un peu tout ça qu'on est venus chercher aussi.
C'est un peu toute cette beauté du ciel
qui est capable de fournir des moments incroyables,
à un moment de purférer,
en-delà de la violence que peuvent susciter les tornadoes,
voilà, il y a aussi toute la beauté derrière des orages,
et même une tornadoe peut être belle,
en plus d'être impressionnante.
Donc, c'est infini.
Je pense que c'est infini, on en trouvera toujours quelque chose,
on en trouvera toujours une satisfaction dans l'orage,
alors on en trouvera aussi beaucoup de frustrations,
souvent c'est beaucoup de chasses pour pas grand chose,
notamment lorsqu'on chasse les orages en France,
c'est les orages qui sont un peu sourd noirs,
un peu capricieux, qui ne donnent pas toujours ce qu'on aimerait,
mais on sait qu'on arrivera peut-être le jour
où on va réussir à voir ce qu'on voulait voir,
à faire l'image qu'on voulait capter,
et puis, voilà, mais c'est pas pour autant qu'on va s'arrêter de chasser.
Les Balladeurs, une série audio-léosers.
Vous venez d'écouter un épisode corréalisé par Thomas Fyrre et Clément Sacar,
avec la musique originale de Nicolas de Ferrand et le mixage de l'Originigani.
Un grand merci à Tony LeBastard pour sa participation
et à Christophe Asselin pour les extraits sonores enregistrés pendant le voyage.
En attendant de vous retrouver dans 15 jours pour un nouvel épisode,
n'hésitez pas à nous mettre des étoiles sur Apple Podcast
et à parler autour de vous du retour des Balladeurs.
A bientôt !