
Histoire d'un Flemmard
Durée: 16m44s
Date de sortie: 19/07/2021
Dans un village loin de tout, le troisième frère de deux marchands-gredins n’a qu’une seule ambition : dormir toute la journée. Mais le monde ne compte pas le laisser faire. C’était sans compter l’intervention de votre bonne Baba Yaga, la sorcière qui aime bien empêcher le monde de tourner en ronde.
Avec : Brice BORG, Baudoin SAMA, Garance THEVENIN, César FORGET, Grégoire LOPOUKHINE
Musique : Kamil TCHALAEV, Léo WESTPHAL
Hey ! Bienvenue dans mon podcast, les histoires passages de la Baba Yaga !
Ça va dépoter, vous allez voir !
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Voilà ! C'est ce que j'avais à dire !
Et maintenant, place l'épisode et place à l'aventure !
Bonjour ! Vous êtes bien sur la boîte vocale de la Baba Yaga !
Aujourd'hui, je ne suis pas disponible parce que j'ai un terrible rhum, des unés et des sourcils !
Mais ça va ! Enfin bref, je ne suis pas joignable !
Mais il n'y aura pas d'histoire passage aujourd'hui !
Au revoir les petits fouinards !
Bon voilà, voilà, voilà, voilà ! Ça suffira bien comme excuse !
Et maintenant, oui, maintenant, mon petit pain au choc, mon petit thé au jus de crapo,
mon gros oreiller bien moelleux !
Et voilà ! Je dors toute la journée !
Viens là, le petit chat ! Viens ! Viens là !
Oui, et on est bien là !
Ah la vache ! J'ai une de ces flemmasses aujourd'hui !
Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il a, le matou ? Qu'est-ce qu'il va pas ?
Dis-moi ! Parle !
Ah mais oui, je sais bien qu'il nous écoute les petits fouinards !
Ils s'en vont tromper des histoires tout seuls ! J'ai la flemme !
Ok, d'accord ! Ça va, pas la peine de me jeter ce regard !
Je sens qu'il va pas me laisser au pied, de toute façon !
Viens là, matou !
Bon, les petits fouinards !
Puisque vous êtes déjà là, c'est d'accord !
Je veux bien vous raconter une de mes histoires passages, mais à une condition !
Je reste dans mon plumare ! Bien au chaud !
Après tout, il n'y a rien de mieux qu'une bonne histoire depuis son lit !
Viens là, gentil matou !
Ah, il fait la tête !
Bon !
Ça tombe bien les petits farfouilleurs !
Parce que l'histoire d'aujourd'hui, c'est celle d'un petit gars, comme je les aime !
Un petit fignant, un petit flemard, qui, justement, parce qu'il a eu la bonne idée de plaire à la baba yaga,
a fini par conquérir le monde, par gagner le cœur des peuples,
et par faire trembler tous les rois, il est puissant par la grâce,
de sa flemme monumentale !
Il y a des hommes qui veulent tout, tout de suite, et maintenant,
même mon cher petit flemard, lui, ne voulait rien de particulier !
Et le plus tard possible, si possible !
Alors, ce jour-là, le jour du début d'une autre histoire, un jour de printemps !
Ah ! Ah ! Qu'est-ce que c'est...
Ah !
Il dormait au milieu de la cuisine, au-dessus du poil bien chaud !
Regardez-moi cette technique !
Écoutez-moi la précision de ce ronflement !
C'est magnifique, absolument magnifique !
Malheureusement, dans le monde, comme dans mes histoires,
un peu partout, on ne laisse pas les flemards vivre en paix !
Mais c'est pas possible !
Ces deux frères, deux marchands, avides, de biens, de travail et d'argent,
doivent partir ce jour au marché !
Il dort encore !
Bah, il a même pas entendu le réveil qu'on lui avait mis !
Et nous, pendant ce temps-là, on s'accoltine tout le boulot !
C'est indécent, il ne mérite pas sa part de l'héritage de papa !
Car oui, l'hiver dernier, le bon papa, le vieux père, le papa ounait,
c'était éteint après une longue vie,
laissant derrière lui notre bon petit flemard à la garde de ses deux frères,
mais les deux frères, nos deux gredins, ont de l'ambition,
et deux parts de l'héritage, ça ne leur paraît pas assez à nos deux escrocs !
Hé ! Oh, petit frère flemard !
On part pour le marché ! Et pour gagner de l'argent !
On prend ta part de l'héritage de papa !
T'es d'accord ?
Ça, ce ronflement de oui, ça !
Profite-on-en ! Prends-lui l'argent !
Mais pendant d'autres absences, petit frère,
tu obéis à tes deux belles soeurs, à nos deux épouses !
Sinon ?
Sinon, on ne te ramènera pas les bonbons pralinés,
mais en persil double fondant que papa te ramenaient à chaque fois du marché !
Hein ? Double fondant !
Ah, là, je crois qu'il a compris !
Hé, houtte !
Tu as intérêt à travailler au lieu de flemarder !
À travailler !
En avant que quand tu popoes, tu pognons !
Ah, il me fatigue les deux arnaqueurs à la petite semaine à parler de travail,
comme s'il n'y avait que ça dans la vie !
Je leur prépare une petite surprise sur le chemin !
Je leur envoie, moi, une de mes spécialistes de sexage !
Une des fameuses tempêtes de neige de la Baba Yaga !
C'est une tempête de neige ! On n'est pas du tout équipés !
Je n'ai jamais arrivé au marché !
Voilà !
Ça leur apprendra à vouloir mettre les gens au travail !
Pendant que nos deux crapules se dépatouillent dans la tempête,
notre bon flemard, fidèle à lui-même, dort encore !
Tout ça ne l'a pas effleuré !
Lui, il dort !
Mais pas pour longtemps,
car les deux épouses de nos deux arnaqueurs ne comptent pas laisser notre héros hiberner !
T'as vu comme il neige ?
En plein printemps, doit faire au moins moins trente !
Il faut encore aller chercher de l'eau pour cuisiner !
Mais par ce froid, oh là là !
Envoyons donc plutôt le petit frère flémard !
Il doit nous obéir, espèce de larve !
Tu te lèves maintenant, ça suffit, c'est plus possible !
Si ton pauvre père te voyait, non mais là, ça va, on en peut plus !
Ça suffit, le bouchon a été poussé trop loin,
c'est pas possible d'être un flémard pareil !
Non mais franchement, mais regardez-moi ce pet zouille-là !
Quoi ? Tiens, qui c'est ?
Car je suis d'accord avec vous, mes chers belles soeurs,
mais vous allez un peu vite et...
De l'eau, maintenant, pas plus tard, le saut, le lac !
Hop !
Ok, d'accord, pas la peine de crier !
Au lac !
Alors, le flémard, notre héros anesthésier,
sans se douter du froid qu'il fait,
notre bon petit flémard sort innocemment dans la neige,
en pantouf et en pyjama de printemps.
C'est quoi ça ? C'est encore le début du printemps quand je me suis couché !
J'ai pas hiperné jusque là quoi !
Il fait un fouin de pas mettre un flémard dehors !
Allez, je retourne directement dans mon lit !
Mes belles soeurs, c'est votre flémard adoré !
Allez, on se les cahille !
En plus, je suis encore en teu du tieste !
Tu rencroiras quand tu auras rempli ses sauts ! T'as compris ?
Alors, contraint et fort, c'est dehors enfermé par les deux cruels sans kikineuses,
notre flémard se met tant bien que mal en route dans la neige qui crise.
Sous ses pas.
La sieste que je vais me faire en rentrant !
Et finalement, après un trajet qui lui paraît une éternité,
il arrive au lac et plus vite est exténué.
Je sais pas si j'arriverai à remonter.
Vous trouvez ça normal vous ? A peine réveillé de sa sieste,
on lui demande d'aller crapper à hutter dans le froid
et de trimbaler dans la montée des sauts d'eau glacée ?
On ne peut plus laisser les flémardes flémardées en paix
dans ce monde devenu fou !
Allez, j'interviens, moi, la baba Yaga,
la diabolique patronne des fénéants, des indolents, des nonchalants.
Nous allons ensemble, mes petits fouinards, faire une expérience.
Nous allons donner à celui qui ne veut rien, ou pas grand chose,
ce petit flémard qui ne rêve que d'une sieste.
Nous allons lui prêter un instant les pouvoirs,
infini de la baba Yaga.
Attention, ça va déménager !
Allez, mon deux petits flémards,
fais-nous ton petit trou dans la glace et regarde !
Regarde ce qui t'attend dans cette eau démoniaque !
Il plonge son saut dans le lac,
il regarde dedans,
mais qu'est-ce que...
et il voit un poisson dans mon saut.
Flémard, flémard, petit flémard,
écoute-moi bien, je suis la baba Yaga...
Non, je suis le brochet,
l'espai du cycle éternel de l'eau.
Mais oui, c'est un brochet.
Relâche-moi, flémard.
Et un brochet qui parle en plus.
Relâche-moi,
j'exhausserai le moindre de tes désirs.
Le moindre de mes désirs ?
Il te suffira de prononcer ces mots
par ordre du brochet
et sur ma demande et tôt.
Oui, tout sera exhaussé.
Relâche-moi.
Bon, je ne jamais trop aimer le poisson de toute façon.
Allez, hop, bon vent, mon petit brochet.
Merci, petit flémard,
n'oublie pas les mots magiques
par ordre du brochet
et sur ma demande.
Le moindre de mes désirs ?
Encore faut-il faire l'effort pour les formuler
tous ces désirs ?
Oh non, non, j'ai déjà fait beaucoup d'efforts aujourd'hui
et puis, je n'ai qu'une envie,
de me retrouver à nouveau dans mon lit bien chaud
et avec une bonne bouillote plus chaud
d'encore que mon lit.
Par ordre du brochet et sur ma demande.
Comme tu voudras, petit flémard,
maintenant c'est toi qui décide
et toc !
J'ai transport le petit flémard
dans son lit.
Et voilà pour toi,
une bonne bouillote bien chaude
et un petit chocolat chaud en prime.
Ah bah, efficace le brochet.
Et une brioche qui va bien pour mon petit flémard
et toc !
Ce brochet, je vais vous le dire,
est décidément un chic type.
Ah oui, je confirme.
Une bonne brioche et un bon lit.
Ah non, vraiment,
le sens du détail et du service.
Mais qu'est-ce qui fait là de retour ce flémard ?
Sans les saudots en plus.
Il est pas mort de froid.
Dommage.
Il faut faire la vaisselle, le flémard.
Il ménage, flémard.
Il faut couper le bois, flémard.
Pas de problème.
Restez calmes, je m'occupe de tout.
Par ordre du brochet et sur ma demande.
Braves sauts, remplissez-vous,
remontez la pente.
Et toi lâche, va donc couper le bois
et occupe-toi du reste.
Moi, je retourne dormir.
Et une fois tous ces soins prononcés
et grâce à la magie du brochet
slash baba-yaga,
les bûches coupées se rangèrent soigneusement
devant le feu et firent par excès de zèle
le ménage et la vaisselle.
Et ainsi le flémard, notre bon flémard.
Par ordre du brochet.
Organisait toute sa vie
autour de son seul objectif.
Et sur ma demande.
Flémard est au rôpillé
dans les meilleures conditions du monde.
Je veux un lit qui donne l'impression
de dormir dans un nuage.
Mais ce n'est pas tout,
car notre bon flémard au grand cœur,
fatigué de voir les autres travailler,
décida un beau jour d'abolir le travail
dans son village
et de faire régner une pleine sérénité.
Je décide que le travail se fera tout seul
et qu'il n'y aura plus d'hiver
seulement un tour et l'eau et nez.
Et quand on passait à l'orée du village,
on entendait les bruits de la félicité,
des danse et des ronflèments
des villageois, des paysans.
Et tout, tout aurait pu se terminer là.
Le village aurait pu vivre des milliards
d'années en liberté,
avec chaque jour une sieste
et minemment savourée.
Mais non, car il y a toujours,
toujours, toujours des enquiquineurs,
des empêcheurs de ronflets en ronds,
des fâcheux qui ne supportent pas les sourires,
et les partis de cartes entre amis au soleil.
Les deux frères, nos deux escrocs,
ne vont pas se tirer comme ça.
Jalou des pouvoirs attribués à leur petit dernier.
On va se débarrasser du fémar.
On va le balancer.
Décidèrent de prendre les choses en main.
Bureau des dénonciations, bonjour.
Et d'avertir les autorités.
Pour une dénonciation d'un voisin,
tapez 1.
Pour un cafardage sur quelqu'un de votre famille,
tapez 2.
Pour une délinque, ne quittez pas.
Un conseiller en cafardage va vous répondre.
À chaque acte, c'est conséquence.
Après l'immonde cafardage des deux frères,
le règne de bonheur éternelle
par notre fémar instauré
fut donc troublé par l'arrivée très tôt
dans la matinée d'un visiteur particulièrement casse-pied.
Ok, vite tout le monde en place.
Antenne dans 3, 2, 1, je suis bien coiffé.
On y va. Let's go.
Chers éliteurs, bonjour.
Je me trouve actuellement dans ces petits villages
en bordure du pays au milieu des champs.
Douhémane, selon nos sources confidentielles,
les rumeurs les plus étranges.
Dans ce village, les paysans auraient tout simplement
cessé de travailler.
Le terrible démon fémar aurait hypnotisé le village.
Pour vous, mes chers éliteurs, je vais entrer
dans la maison pour une interview avec ce génie du mal,
ce criminel, ce terroriste de fémar.
J'ai très peur, mais je me lance.
Monsieur le fémar, oh mon dieu, des bruits horribles.
Monsieur le fémar, répondez s'il vous plaît.
Monsieur le fémar, le tar notre bon roi,
souhaiterait s'entretenir avec vous.
Ressé-moi tranquille, j'ai beaucoup à faire.
Je dors.
Monsieur le fémar, s'il vous plaît, un instant, breaking news.
On me dit à l'instant dans l'Oriette que le Tsa a lancé
toutes les usines de la capitale
dans la fabrication de brioche et de bonbons
pralinéments de persils double fondants.
Mais pourquoi ne pas avoir dit ça plus tôt ?
Allez, on s'est parti par ordre du bon chers.
Et sur ma demande, les fidèles,
l'icompagnon de mes aventures en sommeillée,
transporte-moi la capitale,
mais pas trop vite, car j'ai du sommeil à rattraper.
Let's go !
Mesdames et messieurs, chers auditeurs,
j'assiste à un événement incroyable.
Le lit du fémar s'élève dans les airs.
Oh mon dieu, il a traversé le plafond.
Et oui, je crois bien que c'est ça.
Il s'élève tout doucement dans les airs.
Il vient de transpercer un band oiseau.
Il se dirige... Non, je ne crois pas me tromper.
Il se dirige tout droit en direction de la capitale.
Il y aura donc une rencontre entre le fémar et le tsar.
Et nous serons là pour vous le raconter,
car l'actualité, c'est notre métier.
Et notre bon fémar file sur son lit dans les airs.
Il file dans les nuages.
Il vole au-dessus des prairies, des pâturages,
et rond-flan, tranquillement.
Il n'a aucune idée du sort terrible qu'il attend.
Car le fémar part vers la capitale,
vers les griffes du terrible tsar,
qui fait régner sur le royaume la peur et le travail forcé.
En amour, notre héros yeux fermés part dans la gueule du loup.
Alors les petits fouinards, on aimerait savoir la suite.
On aimerait voir ce qu'il va arriver à notre glorieux fémar.
Il faudra attendre la semaine prochaine
pour que le secret sorte de la boîte.
Car parfois, comme nous l'apprends notre fémar,
il faut faire une bonne sieste,
plutôt que de se presser et de prendre une mauvaise décision.
Et d'ailleurs, en parlant de sieste,
ça suffit pour aujourd'hui.
Toutes ces histoires de flemas rines
ont fait que me clouer encore un peu plus dans mon lit.
Alors d'ici la semaine prochaine, les petits fouinards,
mettez-vous dans votre lit et savourrez.
Savourrez bien de pouvoir flemarder.
Sans que personne ne vienne vous enquiquiner
et sentez-vous au roi de votre royaume Tudouillet.
Et n'oubliez pas, la venue appartient à ceux qui s'élèvent tôt
mais à tous les autres aussi.
Mêle-toi à le vilain Matou.
À la semaine prochaine, les petits fouinards.
Episode suivant:
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