Vous avez dit Galette ?

Durée: 15m42s

Date de sortie: 31/07/2021

Un jour, une vieille cuit une galette pour son vieux. Et c’est là que la Baba Yaga intervient et donne la vie à la petite galette pour qu’elle puisse courir et chanter sur les chemins à la recherche de sa liberté ! 

 

Avec :  Emmanuel REHBINDER, Laetitia LEBACQ, César FORGET, Grégoire LOPOUKHINE

Musique : Kamil TCHALAEV, Léo WESTPHAL

Hey ! Bienvenue dans mon podcast, les histoires passages de la Baba Yaga !
Ça va dépoter, vous allez voir !
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Voilà ! C'est ce que j'avais à dire !
Et maintenant, place l'épisode et place à l'aventure !
Ah ! Encore raté !
Ratté !
Ah ! Ratté !
Encore raté !
Encore raté ! Mais qu'est-ce que j'ai aujourd'hui ? Je râte tout ce que je fais !
Ah ! Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a le matou ?
Non, c'est pas l'heure de manger ! Arrête de me harceler ! C'est pas possible ! T'es un ventre sur patte !
Ah ! Qu'est-ce que... Qu'est-ce que... Qu'est-ce que c'est que cette odeur de pneus brûlés ?
Oh mais c'est pas vrai ! Ça vient de la cuisine, bon sang ! Mais elle est en train de cramer là !
Vite ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
Oh lala ! Oh lala ! J'ai laissé ma tarte brûlée !
Arrête !
Bon, c'est pas grave le matou ! Elle peut encore être sauvée, notre tarte jambon, rognon, crèche !
Un petit coup de grattoir et puis c'est bon ! Allez !
Bon, ça marche pas du tout ! Allez fichu, c'est un bout de charbon cette tarte !
Accuré ma fenêtre ! Ah, ça va pas du tout, y'a un tout qui rate aujourd'hui !
J'en mets pas une dedans ! Je me sens pas du tout dans mes basquettes le matou !
Oui c'est vrai ! Mais même ce matin je me suis levée du mauvais pied !
Tu sais, j'ai passé la nuit à faire des rêves sans qu'une ni tête !
Non mais rends-toi compte le matou !
J'étais en train de discuter chiffon avec le portail et tout d'un coup, paf !
Un oiseau tropical qui me crotte sur le haut de la tête, splatch !
Alors moi je suis embêté, je cherche à me débarrouiller, je commence à creuser un tunnel pour aller à la salle de bain
et là, une armée de gens de petite taille sont en train de faire la queue !
Ils ont tous une crotte sur la tête !
Qu'est-ce que ça veut dire ça comme rêve le matou ?
Je suis en train de devenir zin-zin ou quoi ?
Oui c'est vrai, là tu marques un point, j'ai besoin de vacances !
Je me suis trop surmené c'est ton dernier !
Ah mais tiens !
Tiens tiens tiens, ça me donne une idée !
Tu viens de me donner une idée le matou !
Bravo ! Tu vois quand tu veux, tu peux !
Allez, va manger la tarte !
Puisque les fouillards sont tous déjà arrivés, je vais leur raconter mon histoire préférée !
Elle est mou !
Ah c'est le bazar tout le temps ici !
Tu me feras le plaisir de ranger tes affaires le matou !
Ah ! Ah ! Elle est là, elle est pile en haut de la pile !
La chance, ça commence bien !
Cette histoire, les petits fouillards, elles parlent de voyages, d'évasion, de liberté !
Celle-là, je ne me jamais ratais !
Et puis, ça me fera voyager moi aussi !
Hein ? Comme des petites vacances quoi !
On n'est pas des robots, mince !
C'est parti pour l'histoire de la galette, ou le grand compte de la liberté !
Comment vous expliquer ?
Ah ! Fermez les yeux, les petits furtards !
Et imaginez-vous, un jour d'école bien chaud, étouffant, un jour de dictée !
Et petit à petit, piano, piano,
Laissez votre imagination vous emmener au loin,
Aussi loin que volent ces oiseaux, que vous voyez passer par la fenêtre !
Ah ! Encore raté !
Accrochez-vous bien, car mon histoire, passage sera le tunnel de votre évasion !
Tout commence par un beau dimanche après-midi, dans une vieille bâtisse en bois !
Et dans ce vieux jitte décharné, habite une vieille !
Et un vieux qui se frotte le bidon !
Oh ! J'ai une de ses fins ! Il reste du saucisson !
Non ! Tu as tout mangé !
Oh ! Plutôt une galette ! Oh oui ! Une bonne galette, bien molle au milieu !
Allez la vieille ! Va préparer une de ses galettes dont tu as le secret !
Alors, avec des gestes mille et mille fois répétés durant sa vie,
la vieille façonne la fatal galette.
Et une fois dans le moule de terre cuite, elle dépose la galette bien ronde dans le four,
pour la cuisson, avec un minuteur pour pas que ça brûle.
Oh ! Et voilà une galette pour mon petit vieux !
Oh ! Ça sent comme dans mon enfance !
Ah ! Ça y est ! Elle est prête ! La galette est prête ! Je vais la bouffer !
Minute papillon !
Ah ! Elle est trop chaude !
Bah oui, elle est trop chaude !
La vieille ! Mais la galette dehors, sur le remords de la fenêtre, elle refroidira plus rapidement !
Tout aurait pu se terminer là ! La galette aurait pu gentiment refroidir et finir dans le gros bidon du vieux.
Mais vous commencez à comprendre les petits fouinards.
Vous commencez à connaître la yaga, hein ? La baba yaga !
C'est un grain de sable qui enraie les machineries diaboliques du destin.
Attention les petits fouinards ! Regardez bien ce qui va se passer !
Je vais donner vie à la galette !
Oh ! Ça y est ! Elle est vivante, ma galette est vivante ! J'ai réussi !
Regarde-moi tout ce que je viens de faire !
Et je lui dessine, moi, parce que je suis un peu facécieuse, une bouche pour dire les choses.
Parle, petite galette, puisque tu as une bouche. Parle !
Bonjour monde ! C'est moi, la galette ! Tout est tellement bien, tellement beau !
Ouah, elle excité cela ! Regardez-moi, qu'est-ce que j'ai fait ?
Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh !
Bon, allez, ma galette ne devrait pas tarder à être prête !
Ah ! Oui, oui, oui, non, elle est encore un peu chaude !
10 minutes devraient suffire ! Et dans 10 minutes, moi je bouffe la galette !
Dans 10 minutes, il me bouffe !
A peine arrivé dans ce monde que ce vieux monsieur qui a des habits invécu va décider pour moi de mon sable !
Le sel, le beurre et les petites aies pour aller avec ma galette !
Oh, le festin que ça va être !
Vite, oh non, il ne faut pas qu'elle se fasse bouffer maintenant !
Tiens galette, je te donne le pouvoir de... Roulez ! Roule, roule galette, roule !
Yop !
Allez, viens, ma petite galette, partons vers ta gloire et ta destinée. On va bien se marrer !
Adieu, le vieux, adieu la vieille, et vive la liberté !
Alors elle roule ma galette, elle se sent vivante, elle respire l'air de cette magnifique après-midi d'été,
elle roule de toutes ses forces dans la campagne, elle roule par les chemins, et elle arrive à l'orée d'une grande forêt de pain.
Alors mes petits fouillards, pour que notre galette affronte ce monde cruel, et bah je lui donne une arme imparable.
Galette, je te donne le pouvoir de chanter !
Ta-da ! Chante, chante, chante tout ce que tu veux !
Oula, faudra penser à accorder la guitare.
Je suis la galette, la galette roule, galette roule vers la liberté.
Mais elle n'est pas du tout en rythme, oh lala.
S'attendre ce main, tu ferras ce destin.
En avance !
Mais pendant que notre héros de farine est en train de s'égosiller,
l'ambiance change dans la forêt, sa foule est chocote, les animaux s'enfuit et le soleil se cache,
car le seigneur de la frayeur des forêts apparaît sur le chemin, avec son haleine fêtide.
Je suis le loup, tout le monde tremble devant moi, et toi, troubadour de farine,
tu oses chanter dans ma forêt.
Tiens-toi bien, petit de galette, j'avais de bec-té.
Hé ho le loup, ça va oui !
Oui, pour mieux d'être si précis dans la vie, tu veux pas écouter comment je viens d'apprendre à santé ?
Allez vas-y, écoute !
Allez galette, un, deux, un, deux, trois.
Je suis la galette, la galette roule, galette roule vers la liberté.
C'est moi la galette, la galette, c'est moi.
Je suis d'un peu partout, d'ici, et de nulle part, à la fois.
Pendant que la galette chante, les oiseaux se remettent à piailler, et les épaules du terrible loup se détendent,
et à l'intérieur de lui, en écoutant le chant de liberté de ma galette,
il se sent soudain de venir tout doux, tout plein de pleurs et de rires à l'intérieur.
Tout guimauve.
Alors le loup, regarde, la galette, elle chante, mal, mais elle chante, elle ne tremble pas devant toi.
C'est vrai.
Bah quoi le loup, qu'est-ce que t'essayes de cacher ?
J'ai peur moi aussi, j'ai peur de devenir un vieux loup tout maigre, qui ne ferait même plus peur aux petits oiseaux.
Alors laisse passer ma galette, vieux loup, embrasse le déclin de ton règne de terreur, et place à la liberté.
Jus ! Merci le loup !
Au soir de la citude, repense à ma senson, et chante-la pour toi et pour les autres.
Ma galette poursuit son chemin.
Elle roule, elle chante, et elle sourit à la nature.
Tranquille quoi, elle se mette à gravir les pentes, les falaises et les plateaux.
Et une fois arrivée tout en haut de la montagne, elle se sent encore l'envie de chanter.
Je suis la galette !
Hey ! C'est quoi ça ?
Wow !
Je suis la galette !
Oh la, oh la montagne fait fondre !
Bon dans le doute, on va partir mais c'est génial, c'est génial !
La galette redescend la pente vers les pâturages parmi les troupeaux de chèvre montagnard.
Chut, je raconte l'histoire, ah y'a rien de plus stupide qu'une chèvre, même les matous sont pu rusés.
Oui le matou, laisse-moi raconter toi aussi, chut !
Alors, un bruit sourd se fait entendre.
Et à l'horizon, la galette aperçoit une silhouette titanesque.
Wow, la face !
Un ours !
Ouais mais trop moins, 600 galettes dans un truc comme ça !
Qui pose me réveiller de ma sieste faramineuse avec cet insupportable chanson.
Qui a fait ça ? C'est toi la chèvre ?
Et toi, la galette, je vais te poustifier !
Vas-y petite galette, utilise le pouvoir de tes mots et de tes chansons et retourne-nous ce gros ours en enfance, on va bien rigoler !
Je continue d'avancer sur mon chemin, mais plus avance, plus épisare, plus comprend rien, non non non, ne comprend rien, je suis perdu.
Alors toi, le gros ours, laisse-toi attendre-rir, laisse-toi bercer par ce chant de liberté, par cette galette qui chante follement et faussement et un tutette en plus.
Rappelle-toi les pleurs du petit ourson que tu étais, rappelle-toi quand tu avais caché soigneusement ton pot de miel préféré.
Oui, celui au fleur des sommets.
Gros gourmand, et lui, le très grand ours, te rappelle-tu ce qu'il avait fait ?
Il m'avait poussé le gros ours, il avait mangé le pot de miel tout entier en rigolant.
Je le vois maintenant, je suis devenu l'ours que je t'ai testé.
Oula, je suis peut-être allé un peu fort. Allez, allez, c'est pas grave, mais laisse passer cette galette, laisse la courir vers ses chemins, vers son destin.
Merci le gros ours, et si je repasse par là, je penserai apprendre un peu de monnaie pour tester du nez.
La galette descend de la montagne vers les plaines, et alors que la nuit commence à tomber, elle voit au loin se projeter les lumières de la grande ville.
Wow !
Je pars à la conquête de la grande ville !
Attention, petite galette, fais attention à toi. Les tentations de la grande ville sont dangereuses.
Et je sais de quoi je parle, une fois j'étais allé acheter du pain à la grande ville, je suis revenu les bras couverts de gâteau.
J'ai pris 7 kilos, oui bon ça n'intéresse personne, merci le matos.
Bon, donc ma galette arrive dans la grande ville.
Je vais adapter mon style à la ville, ils vont voir de quel bois je me sauve.
Je fais une galette au hier, une galette aille des montagnes, mais des forêts, ailleux mais enfin ça va pas non, la montagne les forêts.
Personne ne fait attention à elle dans cette ville infernale, et surtout personne ne l'écoute chanter.
C'est comme ça la grande ville, j'avais prévenu, et en plus la nuit tombe, allez la nuit tombe.
Pitié, la pluie aussi va tomber, tombe la pluie.
Oh oh oh, ça y est, j'ai perdu l'envie de santé.
Tout le monde me marre dessus, on m'écoute plus.
Je crois que ce sera dans l'évidence, mes qualités d'utrithie sont supérieures à mes qualités artistiques.
Salut toi.
En la vache, oh, oh, ça m'a fait sursauter.
Tout doucement, vous êtes qui ?
Pendant que la galette se l'amantait, paf, un renard s'était faux filé dans le dos de notre héros de gluten.
C'est moi le renard, je t'ai écouté j'en dépitis.
D'accord.
Tes chansons vont conquérir le monde, parce que je vais te produire.
Le produire ?
Je vais investir dans ton talent, je vais y mettre des pépettes, du pèse, du pognon, de la caillasse quoi.
Si ça peut me permettre de continuer à sentir, alors bah, je signe.
Petite galette, il faut me chanter ta chansonnèse dans le creux de l'orègue.
Ici ?
Approche-toi, par ici.
Là-bas ?
Il faut que tu viennes près de moi.
Un peu plus près ?
Viens par là.
C'est bon là, il faut que je me rapproche encore.
Allez.
Vous êtes tactiles ?
Je vais être bouffé.
Et voilà les petits fouinards.
La galette s'est faite bouffée par le renard rosé.
Et son histoire de liberté se termine tristement là,
dans cette ruelle sombre.
Bêtement quoi.
J'avais prévenu moi.
J'ai dit à la galette de faire attention à la grande ville, oui ou non ?
Tant pis pour elle.
Oh non, non, non, non, non, non, non, et puis non, c'est trop bête.
Allez, non, je décide que ça ne se termine pas comme ça.
Ah, où est-ce que j'ai mis ma tigomande ?
Ah, voilà, lâche ma tigomande le chat.
Tu n'y comprends rien à la technologie.
Allez, hop, je rends Bobby d'un tout petit peu en arrière.
Juste un tout petit peu en arrière.
Voilà, là.
Salut toi.
Euh, attendez deux secondes.
Tu t'es invécut cette scène.
C'est moi le renard.
Non, non, non, non, non, ne m'approssais pas.
Et oh le renard, tu vas lâcher cette galette.
C'est clair ?
Tu sais qui je suis au moins ?
Moi, je suis la Baba Yaga, la sorcière du fond des âges.
Je vais t'envoyer voler dans les airs
avec les oiseaux à la vitesse de l'éclair.
Oh là, j'y suis allé un peu fort, peut-être.
Bon, tant pis maintenant que nous sommes débarrassés de ce raseur de renard,
reprends ton chemin galette.
Et pour fêter ça, un petit cadeau de la maison,
j'étais dans le pouvoir de voler.
C'est reparti.
Amuse-toi bien.
Et depuis ce jour, les petits fouinards,
la galette file toujours vers l'horizon.
Elle file, elle roule, elle chante,
et malheureusement, elle chantera encore longtemps.
Tant qu'il y aura besoin d'histoire pour s'évader.
Pensez-y les fouinards.
Aucune salle de classe, aucune dictée
n'aura jamais vous retenir emprisonné.

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