
Le Coq et le Meunier, partie 1 : le poids des traditions
Durée: 16m40s
Date de sortie: 24/10/2023
Dans un village lointain, il y a une tradition sacrée : chacun possède sa petite poule attitrée et, chaque matin, tout le monde mange son petit œuf, bien sagement. Tout le monde ? Peut-être pas, car notre héros, un brave petit meunier y tient à son coq, à son meilleur ami, qui ne pond malheureusement pas d'œuf. Mais alors, que se passe-t-il quand on refuse de faire comme tout le monde ?
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Voilà ! C'est ce que j'avais à dire !
Et maintenant, place l'épisode et place à l'aventure !
Le Matoo ! Tu es là ?
Ok, c'est bon, il est pas dans mes pattes !
Euh, voilà les petits fouillards !
Je suis chute parce que vous allez voir, il faut pas que le Matoo nous entende !
Euh, oula !
Euh, bonjour le Matoo !
Mais non, le Matoo !
Je... je nettoie le micro avec de la salive, c'est tout !
Tu vois ?
Il... il reste de la pâte à crêpes si tu veux, le Matoo !
Va te faire une crêpe !
Laisse-moi faire ma vie tranquillement !
On n'est pas mariés que sache le Matoo !
Bon, c'est bon, il est parti manger dans la cuisine !
Ouf, j'ai eu chaud !
Bon, voilà le topo les fouillards !
C'est un peu délicat, mais j'ai un problème avec le Matoo !
En fait, et ben, depuis quelque temps, il n'arrête pas de manger !
Il passe sa journée à faire des allers-retours !
Frigo, canapé, canapé, frigo, frigo, canapé, et patatille et patata, et bon !
Là où ça devient problématique, c'est qu'il me coûte une fortune,
surtout comme monsieur le Matoo a des goûts de luxe !
Ah non ! Il ne s'est content pas de s'impater, non ?
Mon sœur a le muse au fin !
Il veut les meilleures choses dans les meilleurs magasins !
Et que... quoi ?
Ha ha, tu étais là depuis, depuis les débuts, le Matoo !
Tiens, tiens, entendu ce que je disais ?
Oui mais non, moi tu vois, je suis en pleine forme !
Regarde, je peux faire plein de gymnastique toute la journée !
Hop, hop, saut de cabri !
Hop, hop, hop !
Oula, oula, ou...
Wow, t'as peut-être raison !
Je me suis un peu laissé aller !
Mais, tu sais quoi, le Matoo ?
Vous savez quoi, les fouillards ?
Y en a marre de ce monde où on nous dit que c'est grave de profiter de la vie !
Moi, la Baba Yaga, je me révolte contre tout ça !
Et je dis bien, au un principe révolutionnaire,
il n'y a pas de mal à se faire du bien !
Vive le manger, vive la vie, et vive le bonheur !
Povrer le Matoo !
Ah oui, tu as raison !
Pour bien enfoncer le clou dans le gigot,
j'ai une petite histoire qui mijote depuis quelques jours !
Elle est là, elle a bien mariné,
elle ne manque plus que d'être assisonnée !
Voilà !
Les petits fouillards !
J'ai très, très hâte de vous la faire coûter !
C'est parti !
C'est une histoire qui en boume comme un bon potage !
Cette histoire, passage, elle s'appelle...
Le coque et le manier !
Ah, ah !
Mais vous entendez ces bruits ?
Oh oui, c'est tout bruit du gras !
Qui font dans la poêle !
Ouhou !
La petite danse des oignons qui mijote et qui saute sur le feu !
Mais écoutez...
On casse un œuf !
Un bel œuf fraîchement pondu !
Et hop !
En quelques instants, il va cuire !
Et le miracle va arriver !
Sur la table !
Une omelette !
Ha ha !
Il ne faut pas oublier les petites herbes !
Et voilà !
La bonne omelette !
Bon appétit !
Nous sommes dans un village lointain.
Et dans ce village, chacun a sa peau la titrer.
Qui tous les matins lui pond un bon petit déjeuner.
Oh, quelle bonheur de manger son petit nanauf tous les matins !
Et tout le monde était très content comme ça.
Tout le monde, oui, peut-être pas.
Car il y avait un petit ménier qui lui n'avait pas tellement envie d'avoir sa poule comme tout le monde.
Alors lui, notre pauvre petit ménier,
il se baladait fièrement dans les rues du village,
avec son coque qui trottinait derrière lui.
Un coque et pas une poule !
Eh bien avec moi, mon poto, mon rico, on va livrer les sacs de farine.
Son coque, réco, était tout mimie, tout mégrêchon.
Attends-moi, ménier !
Il n'était pas particulièrement lève-tôt,
c'est qu'il était un peu embêtant pour un coque.
Enfin bon, nos deux copains n'étaient pas malheureux comme ça.
Il se suffisait bien à eux-mêmes.
Ils allaient pécher tous les jours tranquilles,
pénards au bord de la rivière.
Mais dans les villages, comme dans les villes,
comme dans les pays,
on n'aime pas beaucoup ce qui regarde le monde de travers.
Et un jour, le maire du village s'est annoncé partout dans la ville.
Votre attention s'il vous plaît,
votre maire bien aimé a un message pour vous.
Mes chers concitoyens,
à partir d'aujourd'hui,
pour se conformer aux coutumes ancestrales,
aux traditions sacrées de notre beau village,
il sera obligé de manger un œuf pour le petit déjeuner.
Il a bien raison, Monsieur le maire.
Eh ben moi, je trouve ça très bien.
Ben moi, je trouve ça très bien aussi.
Les traditions, c'est sacré.
Une milice d'œufs,
on se chargera de faire le tour des tables du petit déjeuner
pour vérifier que l'œuf a bien été mangé.
Des peines de prison pourront être appliquées.
Bonne journée à tous.
Eh mais regardez, c'est le manier.
Avec son coq.
Et son coq, il ne pompe pas deux.
Ça veut dire qu'il en mange pas le matin.
Il ne respecte pas les règles.
Il menace nos traditions.
Ça va être la fin de notre beau village.
La fin des temps.
Oh non mais on est menacés.
Et quand on est menacés,
il n'y a qu'une seule solution.
Il faut se défendre.
Tout le monde, oh moulin démaiguer.
Suivez-moi.
Et la foule en furie se mette un route
vers le moulin près de la rivière.
Ils ne savent pas trop ce qu'ils veulent faire
ou ce qu'ils vont dire,
mais ils ont cette colère en eux.
Et ils ne savent pas trop pourquoi.
Monier, monier, laisse-moi.
Laisse-moi mon propre sort.
Ne t'inquiète pas pour moi.
Déparasse-toi de moi.
Trans une petite poule.
Et mange ton oeuf tous les matins.
Ils te pardonneront mais moi, je suis perdu.
Mais le manier n'est pas du genre à se résigner.
Et renonce à le parti de Molot.
Eh bah tu sais quoi, plutôt mourri.
Pas question, faites évaluer.
Ils ont ce tir de ce village de 1 à 1 ans.
Mais trop tard.
Les villageois sont arrivés devant le moulin
et ils barrent la route qui permet de s'enfuir.
Oh bon vieux, ça sent le russis.
Tu l'as dit le manier et je dirais même plus,
ça sent le taux grandit.
On décarre.
La seule voie possible,
c'est de s'enfuir par la rivière dans les courants d'eau glacée.
Ouais, ouh, bon.
Eh bien, après toi, manier.
Ah, pop-up.
Ah ouais, ouais, quand faut y aller, faut y aller.
Et pile à ces moments-là,
pile au moment où nous deux confères
sont en train d'hésiter.
Ah, ils sont là.
C'est si, c'est lui.
Et grâce à un petit coup de pompe de la Baba Yaga,
on n'a rien dedans la rivière,
les sans-portes loin de ce village de Saint-Glée.
Et les voilà parties,
comme sur un taux beau-gan mais en plus rapide.
Les voilà en train de descendre
cette rivière à toute allure.
Encore un peu,
encore un petit peu.
Ah, c'est là, c'est votre sortie.
Allez-y.
Hé, Raiko, mon copain, rien de cassé.
Tu tiens encore sur tes dents, Pat.
Tout va bien, manier.
On dit non, je suis un peu de boue, moi.
On dit où ?
Les deux amis ouvrent des grands yeux.
Car tout autour d'eux,
c'est un peu de ma création
et c'est vrai que le matou m'a un peu aidé.
Mais autour d'eux,
c'est un petit coin des natures
qu'on croirait tout droit sortis d'un rêve.
Un grand arbre qui donne de l'ombre
et qui mouille ses branches dans l'eau.
La rivière s'est bien calmée
et le soleil crée un festival de lumière
et de beauté sur les flûts.
Je vais dire, mon petit Raiko,
c'est l'endroit idéal pour tout recommencer.
Je vais nous faire un bon petit moulin
au bord de la rivière.
On sera comme des coconpas
si tu me passes l'expression, Raiko.
Un, deux, ça ira très, très vite.
En moulant !
Et nos deux amis se mettent au travail
et très vite avec toute la bonne humeur
et la joie d'être ensemble
qu'ils ont en n'a rien de temps.
Ils construisent une grange.
Un moulin qui tourne à toute vitesse.
Et surtout, un merveilleux jardin
au bord de l'eau
avec des fleurs nouvelles
et jamais vues dans le royaume.
Ah, mais mon vieux Raiko,
je ne sais pas que c'était d'où elle, comme ça.
C'est comme avec le fromage de bremi.
Après la première bouchée,
bah, eh bien, comment dire,
on a du mal à s'arrêter.
Ouais, et l'autre, hein,
en comme il y va.
Tout était parfait
et nos deux amis vivaient dans leur petit paradis,
d'autant plus paradisia
que c'était en chantant qu'ils l'avaient créé.
Et quand je regarde comment tout ça,
ça s'est passé.
Et tu sais quoi, jeune démantre,
il nous ne s'ampoise à la fin d'une histoire,
voire même qu'on deux fait.
Mais mon petit munier,
ce serait trop facile
et peut-être même un peu démodé.
Un jour que nos deux copains
sont en train de pécher au bord de l'eau,
ils entendent une trompette
à l'autre bout de la vallée.
Oh, qu'est-ce qu'il a saque ça, monnier ?
Tu entends ?
Une troupe de musiciens agarrés ?
J'espère qu'ils produisent jazz.
Ah bah non, le son est un peu trop dur,
un peu trop mal interprété,
ah bah non, ça, ça trompe pas,
c'est une trompette de soldats,
excuse-moi, je n'y connais.
Et, en effet,
nos deux amis voient débarquer
sur leur terrain aux herbes folles
une immense procession de soldats.
Et, sur un énorme char,
porté par des serviteurs élés,
un riche propriétaire
ne t'est rien.
Qu'est-ce que c'est que ça, bonhomme ?
Et là,
le riche propriétaire
regarde tout autour de lui
avec invidité,
un peu comme le matou
quand je prépare un truc chocolatien.
Et avec un sourire carnacier,
il dit,
oh, pas mal cet endroit,
mais vous êtes chez moi.
Tout ici m'appartient.
Alors vous avez, disons,
cinq minutes pour vider les lieux.
Vous n'avez pas le droit de faire ça,
c'est interdit de venir
et de voler la vie des gens, comme ça.
Vous n'avez plus que trois minutes
pour partir.
On ne bougera pas !
Soldats, préparez-vous.
C'est chez nous, c'est notre jardin.
On a tout construit,
avec nos propres amignes, là.
Comme ils sont ennuyeux,
les pauvres avec leurs convictions,
leurs trémolots dans la voie.
Soldats, prenez tout.
Le moulin, ce magnifique petit jardin.
L'agrange, les chèvres aussi.
Vous prenez tout.
Il est petit, soldat.
Deuxiles, avec leur regard vide,
se mettent à tout démonter.
Le jardin, la maison, le moulin
et même l'arbre sous lequel
ils aiment pêcher.
Oh non, ils détruisent tout !
Tout le travail de ces dernières années
du coq et du menier,
en quelques secondes,
tout est mis à bas.
Oh non !
Des robées volées.
Les carottes !
Et finalement,
Ne touchez pas à mes carottes !
emportez un plaisir
de faire affaire avec vous.
Soldats, en route !
Et alors que le convoi s'éloigne,
le menier s'effondre à genoux.
La maison ?
Leur paradis, leur paradis est fini.
Il ne reste que des ruines
et de la terre retournée.
Monier, écoute-moi.
On reconstruira tout, on va...
Menier ?
Mais le menier est comme une statue de glace.
Il ne trouve rien à dire.
Il ne comprend pas ce qui vient de lui arriver.
Il ne comprend pas cette si soudaine
et sèche méchanceté.
Mais heureusement,
son fidèle coq
pose son aile sur son épaule
et il lui dit...
Oh, ne bouge pas de là.
Mon petit menier, je m'en vais,
mais je reviens très bientôt, je te le promets.
Je vais voir le propriétaire, je vais négocier,
je vais le supplier,
qui nous rend au moins le moulin.
Pour tenir jusqu'à l'été, je reviendrai
et je referai vivre notre rêve à tous les deux.
Erico recouvre notre menier d'une couverture
et le laisse dans la petite cabane,
au fond du jardin,
que les saldats ont oublié d'emporter.
Reste là, mon ami, mon poteau, je reviens vite.
Et notre coq, Erico,
le cœur plein d'espoir,
la poitrine pleine de courage.
Ajoute, propriétaire !
Il s'élance et sur la route,
à la poursuite de son rêve.
Ça, c'est un ton copain.
Ça, c'est une belle amitié.
Prends-en de la graine, le matueux.
C'est pas toi qui irais faire ça
pour ta bonne vieille Baba Yaga.
Non, toi, tout ce que tu sais faire,
eh ben, c'est chmoudé.
Tu vois, par exemple, l'autre jour,
quand je me suis réveillé du mauvais pied,
eh ben, ça t'est pas venu un seul instant à l'idée
que tu pouvais venir m'apporter le petit déjeuner au lit.
Le prochain épisode, ça continue.
Je continue mon histoire de coq et de mener,
et vous allez voir les petits fouillards.
La suite de l'histoire s'annonce,
chigantesque.
Non, non, non, le matueux, je n'en dis pas plus.
Non, je n'en dis pas plus !
Les bonnes histoires,
c'est comme quand on a plein de bonbons dans sa maison,
on a envie de les manger tous et tout de suite,
mais il faut savoir se contrôler,
être maître de ses passions.
Je vous laisse méditer sur ces bonnes paroles,
les petits fouillards.
Allez, hop, fini le premier épisode
en balaisse épuisée,
le micro est coupé,
maintenant, le matueux,
qui va me chercher tous les bonbons de la maison,
tout de suite le matueux, et prends le cas sous l'air !
Je ne vais pas me laisser mourir de faim non plus.
Episode suivant:
Les infos glanées
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Le Coq et le Meunier, partie 2 : le titanesque cocorico