#41 — Les étoiles du désert d'Atacama, avec Aude Windeck

Durée: 36m21s

Date de sortie: 07/04/2021

Dépourvu d'humidité et de pollution lumineuse, le désert d'Atacama offre à ceux qui s'y trouvent le ciel idéal pour l’observation des étoiles. Dans ce paysage chilien chaotique et hostile se cache le plus grand réseau de télescopes au monde. Des machines immenses, prouesses de technologie et de science qui cherchent dans le ciel les réponses à nos questions les plus profondes. Étudiante en architecture, Aude Windeck a eu la chance de visiter ces lieux isolés et fermés au public, pour toucher du doigt l’infini.

Les Baladeurs est une émission du magazine Les Others, co-réalisée par Thomas Firh et Clémence Hacquart, avec une composition musicale de Nicolas de Ferran et un mixage de Laurie Galligani.

La saison 4 des Baladeurs est soutenue par Orange Bank.

Retrouvez-nous sur www.lesothers.com. Une histoire à raconter, une question, une idée ? Contactez-nous sur podcast@lesothers.com

Partir à l'aventure, c'est confier son destin aux éléments, à son expérience et parfois même à son matériel.
Chez Backmarket, nous comprenons l'importance de pouvoir compter sur son équipement au quotidien.
C'est pourquoi nous proposons des appareils tech de qualité reconditionnés par des professionnels.
Backmarket est fier de soutenir les baladeurs.
Les baladeurs, récits d'aventure et de mes aventures en pleine nature.
Une série audio du magazine Leosers.
Attention, le départ est imminent.
Pour toucher du doigt les étoiles, le désert d'Atacama est un lieu de choix.
Là où l'absence de pollution lumineuse, l'altitude et le faible taux d'humidité offrent à ceux qui s'y trouvent le ciel le plus pur au monde.
C'est sur cette terre chilienne, hostile et vide, entre l'océan Pacifique et la Cordière des Andes, qu'une multitude d'observatoires astronomiques ont été construits.
Des machines immenses, prohèses de technologie et de science, qui cherchent dans le ciel les réponses à nos questions les plus profondes.
Dans le cadre de ces études d'architecture, Aud Windeck a pu visiter ses observatoires habituellement fermés au public.
Et par la même occasion, découvrir les constellations, la voile actée et la sensation d'infini.
Le désert d'Atacama est quelque chose qui a une grandeur qui nous dépasse tout de suite.
J'ai l'impression qu'il y a une tension énorme entre plusieurs forces qu'on ne peut pas détenir, qui ne nous appartiennent pas et qui ne sont pas humaines.
C'est une perception tout de suite de chaos.
Déjà par sa construction géographique, c'est un monde de plaques tectoniques qui se rencontrent et qui créent de la Cordière des Andes.
Il y a des parties souterraines de la Terre qui font surface à cet endroit-là.
On a cette image très douce, entre guillemets, du désert, où il y a une forme de sensualité des dunes, un peu arrondie avec le sable qui coule presque.
Les chameaux qui marchent sur les eaux des dunes.
C'est vrai que dans le désert d'Atacama, ce n'est pas du tout l'image que tu as d'un sol qui rencontre un autre sol qui est verticale cette fois et qui se confronte et qui crée des montagnes,
qui vont chercher à s'évader entre guillemets, qui vont monter vers les cieux.
Mais c'est vraiment un paysage joint de violence et ce n'est pas l'image, en tout cas que moi, j'avais du désert avec ce sable ultra volatile.
Oui, il y a des dunes à certains endroits, c'est une certitude et on en a vu, mais ce n'est pas l'image que je garde de ce désert-là.
Ce voyage a venu jusqu'à moi quand il a fallu, lors de mon cursus en école d'architecture, que je choisis une thématique sur laquelle je pouvais travailler en 5e année.
Et donc certains professeurs nous proposaient un certain nombre de thématiques.
Parmi ces thématiques, il y avait celle d'Atacama aux frontières de la physique.
Du coup, c'est au tout début du projet, il a plus formulé ses attentes.
On serait en fait en binôme ou en trinôme par site, parce qu'il y a plusieurs sites d'observatoires.
Chaque étudiant aurait son télescope à étudier dans son fonctionnement, redessiner les plans, chercher des informations scientifiques, etc.
En plus de ça, on aurait chacun un phénomène physique à étudier qui correspondait plus ou moins aux sites qu'on étudie.
J'étais avec une amie qui était ma binôme et on avait la responsabilité d'étudier les ondes.
Les ondes étaient assez diverses et toutes les deux, on avait une spécificité d'ondes à étudier.
Moi, j'avais les ondes sismiques et ma camarade avait les ondes sonores.
Ce qui était intéressant, c'était de comprendre qu'on pouvait écouter le ciel en observant les variations lumineuses des étoiles.
On comprenait en fait les transmissions sonores et les transmissions lumineuses.
On était une douzaine de jeunes avec deux professeurs encadrants et une fille de notre promotion qui servait de médiateur et d'opérateur technique.
Quand on arrive à un itinéraire plus ou moins construit, c'est-à-dire qu'on a étudié cinq sites et on voulait visiter les cinq sites.
Les cinq sites ont fait partie à peu près dans l'entierté du désert.
On partait du nord du désert, sans une pétrode d'attaquement qui est une ville assez fabuleuse et qui est un point de départ pour quasiment tous les aventuriers du désert.
C'est vraiment une ville assez cosmopolite, étrangement.
On savait qu'à partir de ce point-là, il fallait qu'on rejoigne les cinq sites.
On prend deux voitures à peu près, six places, pour bouger entre les lieux, en dormant à chaque fois auprès des observatoires.
Chaque observatoire a ses spécificités, dû à l'observation qu'il a du ciel, aux divers appareils qu'il contient, etc.
La plupart du temps, ils ont plutôt la forme de champignons, ils sont circulaires de base.
En haut, il y a cet énorme dôme de tôles qui s'ouvre pour laisser pénétrer la lumière du ciel la nuit vers les miroirs.
Il y a cette image ultra classique qu'on a de ces observatoires.
Les formes sont assez simples de manière générale, c'est des formes scientifiques.
On ne va pas se perdre dans des arabesques, je ne saurais quoi dire, mais la taille varie.
Ce qui est intéressant, c'est qu'autrefois, on n'avait pas les moyens scientifiques et industriels de créer des observatoires très grands.
On construit des observatoires qui avaient des diamètres à peu près 6, 10 mètres, 15 mètres.
Je parle de l'observatoire, la construction au maximum, sachant que les miroirs faisaient entre 6 mètres et 6 mètres de diamètre.
Maintenant, on crée des miroirs qui ont des formes beaucoup plus complexes et qui sont souvent composés de facettes comme les yeux d'une mouche.
Elles permettent ainsi de mieux observer le ciel.
On va chercher à atteindre des grandeurs beaucoup plus conséquentes.
En ce moment, en construction, il y a des miroirs de diamètre à peu près 20 mètres et 22 mètres.
C'est énorme. Il y a certains télescopes qui vont fonctionner aussi en réseau à travers la planète.
Malgré le fait que la planète tourne sur elle-même, avec la petite portion du ciel que chaque télescope pourrait regarder dans le coin du ciel,
on pourra suivre un astre pendant un tour complet de la Terre.
On peut avoir des observations de plus en plus grandes par une mise en réseau, mais aussi sur une temporalité plus large.
La planète tourne sur le ciel
Le premier objectif est d'adapter à la vie sur le plateau, le premier endroit en été,
qui était déjà 1 500 mètres d'altitude, donc récupérer du voyage qui a assez long.
On peut adapter un peu à la vie sur le plateau,
à la vie, à l'altitude, à la chaleur et au froid la nuit.
Et ensuite, le seul objectif physique qu'on avait, c'est de monter à l'observatoire de Alma,
qui se situe à 5 50 mètres d'altitude à peu près.
Donc, on nous prête un bus, en fait, c'est l'observatoire qui a son bus,
comme pour les scientifiques, quand ils montent pour réparer quelque chose,
ou aller voir si tout se passe bien, etc.
Il y a un bus qui fait des allers-retours.
Il y a déjà des indices pour nous dire que c'est un peu plus costaud que ce qu'on pensait,
parce que, c'est vrai que, au moment de s'asseoir, on regarde vers le conducteur qui est pas encore là,
et là, je vois derrière le siège de bouteilles d'oxygène.
À quoi ça sert, ça reste quand même bizarre.
Bon, voilà, et puis, à ce moment-là, on nous distribue une bouteille d'oxygène,
on nous dit que vous avez 50 respirations.
Approximativement, vous débrouillez, normalement, ce n'en avait pas trop besoin, mais ce n'est donc jamais.
C'est vrai que quand tu vois le conducteur, qu'à sa bouteille, que tu as ça,
50 respirations, tu te dis en une minute combien de respirations je fais.
Puis, tu fais un petit calcul où tu dis, ok, c'est vraiment pas suffisant.
C'est vrai que c'est assez perturbant, parce que je fascise dans le bus,
et j'ai l'impression d'être vraiment contre mon siège,
j'arrive plus trop à bouger, et puis j'ai envie de dormir, et puis de tout me fatigue,
et puis une heure et demi de monter, je pense.
C'est quand même très rapide pour prendre à peu près 4000 mètres d'altitude,
ce qui est beaucoup trop, il me semble.
Ce n'est pas comme un alpiniste, où quand il montre, en plus d'effort physique qu'il fait,
il va faire des paliers pour essayer de compenser ce manque-là,
et continuer à pouvoir fournir son effort physique,
et là, pour le coup, non.
Puis le paysage continue, et tu ne sais pas ce qu'il y a en haut,
et tu n'as pas conscience, en fait, du paysage qui est en haut aussi.
C'était le premier observatoire qu'on allait vraiment visiter,
et surtout, c'est un observatoire électromagnétique,
donc très particulier dans son développement et dans son traitement.
C'est un observatoire qui ne va pas regarder,
contrairement aux observatoires optiques.
Là, l'observatoire de Dalmap est constitué d'à peu près 66 antennes,
qui vont envoyer des ondes et accepter des zones qui viennent de l'espace
pour comprendre comment il est constitué et observer des étoiles,
par exemple les vibrations des étoiles, les étoiles vibres.
On va être capable de définir leur état, leur composition, etc.
Donc c'est un observatoire qui est assez intéressant,
parce qu'il est capable d'observer de jour et de nuit,
et c'est un traitement qui est très scientifique et informatique des données,
parce que, contrairement aux autres aux observatoires optiques,
tu n'as pas d'image en fait direct.
Tu ne t'observais pas de manière directe quelque chose.
Le bus s'arrête sur le parking.
Là, je vois des antennes qui font 20 mètres de haut, 25 mètres d'eau.
C'est un conséquent, mais c'est vrai que c'est une machine relativement petite,
pour observer le sel, mais c'est la multitude qui en fait la force.
Et à côté, tu as une petite base de vie qui a air pressurisé
pour que les scientifiques puissent se respirer librement.
Donc le bus s'arrête,
puis là, il faut se lever, il faut sortir,
et on nous dit, allez-y doucement quand même.
Les jeunes, on n'a pas envie d'aller doucement,
mais c'est vrai que je me l'avais une première fois,
et là je sens vraiment le poids quand même du manque d'air,
comme si mes poumons étaient compressés et qu'ils pouvaient plus s'ouvrir.
Là, je me rassure, je me dis, ok, on va y aller doucement quand même.
C'est genre, on va profiter de cet instant, d'observer, de voir.
C'est une fois dans une vie, donc doucement,
et on profite et on se saisit de tout.
Il n'y a pas d'horizon quasiment pas,
parce que tu es dans une sorte de cuvette entourée de sommets.
Et en fait, la forme de la cuvette aussi a aidé à mieux capter les signaux, etc.
Ton esprit sait que tu es à 5000, mais tu ne le vois pas.
Tu ne vois pas la vie, il n'y a pas de questions de vertige, il n'y a rien de tout ça.
Tous ces observatoires ont été construits par éports des scientifiques.
Chaque élément dans la structure a un but précis,
que ce soit soutenir un énorme télescope,
ou pour le protéger du vent, le protéger des séismes.
Et tout ça, en fait, assembler parce que c'est pratique,
parce que c'est simple, parce que c'est efficace,
se retrouve en bélie, par aussi l'environnement,
qui participe, je pense, pleinement, entre la practicité et la beauté.
L'échelle est quand même assez...
La limite est assez faible.
Et le dessert est un bel écran pour ces objets de technologie.
La vie est assez forte.
Et la vie est assez forte.
Et la vie est assez forte.
Comme une défi a eu fait un malaise,
donc faisais un mal des montagnes, tout simplement,
quand elle a le mal des montagnes,
souvent ça se transcrit par un malaise.
Elle s'évanouissait constamment,
et en fait, fallait descendre tout de suite.
On est remontés dans le bus.
Et l'optique était quand même que tout le monde aille bien.
Donc, en fait, il faut qu'on rejoigne notre point pour dormir.
Et puis, sachant que le lendemain,
on allait vers un autre observatoire,
vers un autre lieu qui a porté de nouvelles richesses
ou de nouveaux éléments dans notre recherche, en fait.
On arrive à Paranal en fin de journée.
Donc le matin,
j'ai quitté avec tout le groupe la ville d'un calon d'armée.
Donc entre eux, San Pedro de Atacama et Antofa Gasta,
donc qui est vraiment la ville en bord d'océans.
Il y a vraiment ce phénomène étrange de proximité
entre le désert et l'eau,
qui signifie la vie, au final.
Et le désert qui est plutôt un endroit de mort.
Et là, on prend la route
pour aller à Paranal, qui est une route
qui va étonnamment, vraiment,
sillonner le désert entre plusieurs dunes.
Et à un moment, il y a vraiment une sorte de pâte d'oie.
Et là, je me rappelle très bien,
c'est qu'on prend à droite.
On passe dans une sorte de petite vallée de sable
un peu avec ces dunes,
dont on a souvent l'image dans le désert.
Et puis un peu sans but aussi, on ne sait pas trop où on va.
Soudain, on arrive sur ce promontoire
et je pense, un ou deux kilomètres,
on voit les observatoires sur le Mont Paranal,
enfin le Céro Paranal,
qui resplendissent dans la lumière du jour.
Et puis toute la route,
tous les souvenirs qu'on a de cette journée,
Soudain prend une autre dimension.
En plus, c'est le site de Lézod,
donc c'est le site européen,
donc presque une impression d'être arrivé à la maison.
En tout cas, c'est un des sites où la France
a une importance particulière.
On est sur un petit promontoire
et là, on a ce besoin d'arrêter
les voitures qu'on utilisait.
On se garce au petit parking,
un petit dégagement.
Et puis ça y est, on y est.
On écoutait une musique,
je me rappelle vraiment plus qu'elle musicée,
mais Soudain a été assez calme, assez envoutante,
et on a besoin de monter le son et de se dire
« OK, on se rappelle de ce moment-là ».
Et puis, en descendre tous,
c'est vraiment un saisit d'émotion,
mais silencieux, il n'y a rien à dire,
en fait, c'est beau.
...
Au milieu de ce désert,
de toutes ces petites montagnes,
de ces dunes,
de ce plat, finalement,
on arrive sur un...
face à un élément où
tu as la pointe d'une technologie
physique
qui est développée
et spécifiquement pour ce lieu-là.
Donc, c'est vrai que c'est assez exceptionnel
de voir que dans le monde entier,
il y a plein de scientifiques
qui travaillent sur le même sujet
comme on observe les étoiles
et que toute cette technologie
à la pointe, qui mette des années
à être développée, se retrouve dans ce lieu,
où l'être humain n'a finalement pas
tellement sa place, mais où la machine
la trouve complètement, en fait.
Et c'est vraiment
étonnant de voir comment
ces architectures-là
sortent du sol,
en fait, pour pointer les cieux,
alors que finalement,
c'est un endroit qui
a plutôt tendance
à intérioriser
ou à conserver en lui,
en fait, presque ses blessures
et à rester silencieux, en fait, face au monde.
Alors que finalement,
c'est un des seuls endroits
sur Terre qui pose
l'énorme question de
qu'est-ce qu'on fait ici
et est-ce qu'il y a d'autres choses ?
Et c'est très symbolique
et c'est très très fort à vivre
avec justement
sa taux, le blanche
crise qui va refléter toute la lumière
et avec les éclats
un peu de
milieu d'après-midi, fin d'après-midi,
ça
prend feu, en fait, il y a comme quelque chose qui s'embrase.
Du coup, là, on est
à Paranal, donc les observatoires
sont au sommet du serro
Paranal et
la basse vie est au pied
de ce serro, là, en fait.
Du coup,
je passais une nuit
dans la basse vie
de Paranal.
C'est une basse vie qui a été conçue
sur le bord de la montagne
et qui est vraiment très long
et qui vient s'inscrire et creuser
dans la montagne et profiter
à un site de l'air frais et ambiant
de la Terre.
C'est un matériau qui a une mémoire, en fait
et donc
elle est plus fraîche la journée
et plus chaude la nuit, en fait.
C'est un échange de bienfait thermique.
Alors, il y a certains astronomes
qui viennent
pour leur nuit d'observation, donc ils réservent une nuit
et viennent.
Il y en a d'autres qui vivent dans cette basse vie,
là, et qui servent à l'entretien
ou qui sont des équipes constantes
qui travaillent là-bas et qui étudient
des projets longs, des sujets longs.
Et en fait, ils viennent, ils vivent
à peu près sur
une semaine, ils passent 5 jours
sur site et 2 jours au niveau 0
parce que là aussi, en fait,
tu es à peu près à 2 500 mètres
d'altitude.
Donc, tu as quand même au bout d'un moment
il faut pour le sang, pour les globules
rouges, etc.
Il faut retourner au niveau 0 pour
changer, réoxygéner,
changer un peu la composition
du sang, sinon tu as des risques
d'avacé, etc. conséquent.
Donc, au bout d'un certain
âge, il faut quand même se méfier.
Donc, c'est quand même un peu sportif
c'est des gens qui sont très surveillants
physiquement.
Et là, en fait,
j'ai une chambre, on me prête
une chambre d'un astronome.
Donc, c'est une pièce à peu près 8-10 mètres carré
avec une salle de bain, etc.
Et déjà partout, t'as des panneaux qui te disent
l'eau est précieuse,
ne pas gaspiller l'eau, etc.
parce que t'es dans le dessert,
donc tu dois faire attention.
Et ensuite, à côté,
t'as des panneaux
Darknestis, Beautiful,
enfin, le noir ébo,
Protégeon, La nuit, etc.
parce que
en fait, les observatoires
du coup sont ultra sensibles
à la lumière, vu que c'est des observatoires
optiques. Et ils vont chercher
à détecter tout ce qui est
lumineux dans l'espace
et vraiment à photographier
l'espace, c'est comme un appareil photo
gigantesque en fait.
Et du coup, la moindre
lumière pourrait être
une perturbation pour l'observation.
Donc, c'est un bâtiment qui est déjà
très fermé à cet intérieur
parce que t'es dans le dessert et que tu reconstitues
une manière de vivre
normal dans un espace
qui n'est pas fait pour ton corps.
Et en plus, la nuit, t'as pas le droit
d'allumer la lumière, ou quand tu l'allumes
tu dois fermer tes fenêtres. Mais les fenêtres sont toutes petites
ça demande...
Dans la chambre que je vais, t'as
une baie vitrée
qui doit faire 60
par 270
je pense. Donc, il va du sol
jusqu'au plafond
et 60 cm, tu passes à peine.
Et t'as une autre fenêtre
au niveau du
plafond qui fait
je pense 30 cm
de large en fait
et qui court le long du mur
donc t'as très peu d'apport lumineux
en journée et la nuit
le...
aucun rayon lumineux ne devait
sortir du bâtiment.
Du coup, la journée, j'avais
visité les observatoires
et là, on propose
enfin, on proposait à tout le monde
en fait, à tout le groupe
de revenir une fois que la nuit
est tombée.
Et donc là, c'est le moment du départ
donc vraiment, c'est assez exceptionnel
c'est pas juste, je suis au bord
de mon feu, j'entends
le feu grippité, je lève la tête
je vois les étoiles, c'est très beau
c'est très fort mais
là, c'est... on va
voir une grosse machine
qui regarde le monde
et ça c'est
vraiment une grosse excitation.
...
Alors à ce moment-là, on
monte la montagne, vraiment
enfin c'est...
c'est une route qui te semble
vraiment un peu infinie parce que
personnellement, j'ai hâte
d'être en haut de la montagne
d'aller voir tout ça
en fait d'aller voir ces machines
en fonctionnement
parce que c'est bien joli de les voir tourner
visiter, de...
qu'on m'explique comment ça fonctionne
mais au bout d'un moment, ok
est-ce que ça fonctionne vraiment
à quoi ça sert et est-ce qu'on voit vraiment
des choses dans ces trucs-là, enfin
donc là, j'arrive
au pied de l'observatoire
puis grosse excitation parce que
tu dis, je vais voir tout ça en fonctionnement
on rentre tout de suite
en fait dans la salle d'observation
donc en fait c'est
des salles informatiques
un peu l'image des salles d'ic
qu'on a tous avec des milliards d'écran
d'intubres naissances
des câbles partout et puis des...
des gens
une forme d'excitation
de...
il y a de l'énergie dans ces salles-là
des... des écrans qui s'allument
des... des trucs qui traversent
des écrans où on ne comprend pas bien
parce qu'on ne sait pas ce que c'est
nous on n'est pas experts, on ne lit pas
ces images comme
un scientifique peut les lire
et donc ça, ça a un premier étape
la première approche qu'on a c'est
on allume
tous ces télescopes, on voit si tout fonctionne
si ce qu'on a réparé dans la journée
fonctionne, si les choses s'allument
correctement, ok, celui-là il s'allume pas bien
donc on pourra pas l'utiliser cette nuit-là
tant pis c'est comme ça
mais du coup ça veut dire que demain en journée
on le répare, donc voilà du coup tout le monde
s'active parce que dans ces
endroits-là tu vis la nuit
et tu dors le jour
mais donc t'as des équipes de jours qui vont
entretenir un télescope, la nuit
t'observe, donc la nuit
tout est fonctionnelle, tout le monde c'est la journée
en fait, donc toi tu sortes de ta journée
tu es un peu fatiguée mais t'es super
excitée de participer à ça
et de faire partie de ça au moins une fois dans ta vie
c'est assez exceptionnel
et après être entrée
dans cette salle-là
un homme, un scientifique
nous guide en fait vers
le plateau
là où il y a les télescopes
donc là je craviens un petit
sketch, je me rappelle c'était
en fait c'est des lieux qui sont
construits pour la nuit donc ils sont
le sol est bien orienté, tu sais où tu dois aller
etc. personnellement j'ai un vertige
de malade et là on nous a
fait aller vers les observatoires
par une passerelle à moitié dans le vide
surtout que t'es fatiguée
de la journée, t'es surexcité d'arriver
au point mais tu sais que t'as fait
bless humaine aussi donc le vertige
c'est pas trop ça, le vide
je savais pas si le sol était super bas
ou pas, je n'ai aucune idée
mais en tout cas toutes les perceptions étaient un peu renversées
et puis t'arrives sur la plateforme
où tu vois le balai
des observatoires qui sement en route
tournent, on fait que tout tourne bien
les portes s'ouvrent
la tête entre guillemets du télescope
va s'orienter dans le ciel selon
bon angle bien voulu et puis soudain
quand on est sur la plateforme
on voit 4 lasers
d'un télescope qui surgissent
d'une manière ultra soudaine
en fait c'est un peu étonnant comme sensation
on tapit sur un bouton et t'as un laser
qui monte en fait
c'est le fait
de pas avoir l'action, j'appuie sur le bouton
j'ai le laser qui vaut vers le ciel
t'as l'impression que c'est
une micro seconde mais t'as le temps
ton oeil à le temps de se saisir
de cette seconde là et te dire ok ça a allumé
et t'as 4 lasers
verts du coup ils sont
plutôt
couleur néon en fait et qui
pointent
dans le ciel 4 étoiles
en fait imaginaire parce que c'est
ces lasers là
qui vont permettre en fait de créer un repère
pour se fixer sur le bon astre
et comme notre terre
tourne l'axe bouge tout le temps
donc essayez de
rester concentrés sur
cette partie là du ciel
qu'on observe
la nuit
n'a pas de bruit en fait
autant dans les
une forêt, tant les cricquées, tant les arbres
qui bougent dans le désert, la nuit
a aucun bruit
les télescopes font du bruit forcément
parce qu'ils bougent, parce que c'est de la mécanique
donc il y a des éléments qui font un peu de bruit
mais
étonnamment tout est trop silencieux
et puis
l'obscurité, l'impression de vivre
un moment particulier aussi
personnellement je me mets à chuchoter
j'ai pas envie de... même les rires sont un peu nerveux
t'as envie
de faire le moins de bruit possible
peut-être le moins perturbant
pour l'observation
même si toi à ton échelle tu déranges personne
mais
le fait de savoir que tu vis
un moment historique
je me t'ai
et t'interiorisent
énormément
le ciel est assez
fabuleux parce que
du coup ça faisait quelques jours qu'on était
dans le désert
et c'était un peu plus habitué
au fait de voir la voie lactée
voir les beaucoup plus d'étoiles
etc
et du coup l'œil
s'habitue
et donc il va plus percevoir
les éléments
il va plus pouvoir déconnecter
les tâches lumineuses
apprendre quelques repères aussi par exemple
on demandait à chaque fois aux astronomes
de nous dire et ça c'est quoi
et ça c'est quelle constation
donc tu apprends le sac à charmon
tu apprends
plein d'autres phénomènes qui font que
finalement ce ciel
tu t'en saisis aussi mais du coup tu le regardes
différemment c'est vraiment
quelque chose d'assez particulier parce que tu vois
le rument
de la voie lactée
qui est presque blanc
d'où le nom
et je perçois
des milliers d'étoiles
aussi
quelque chose d'énorme
dans lequel tu es tout petit
et face
à ce
en fait à cette beauté immense
parce que de la voie de Céla
c'est quand même un des endroits les plus beaux
aussi du fait qu'on
puisse pas l'atteindre
au final ou que ce soit très difficile
de l'atteindre et de le connaître
il y a toutes les notions poétiques
et les images qu'on a dans notre cerveau
par rapport à ça
et dans tout ça
tu as
des énormes
lasers verts
qui montent
et comme le ciel
et un bleu
sombre très obscur
pas réellement noir que tu as la voie
lactée qui est presque blanche
que tu as les étoiles
qui sont entre
jaune, blanc, du bleu un peu aussi
et tu as ce verre
qui apparaît
tout ce chamboules
et tu comprends
que les lasers
pointent vers l'infini
mes yeux en tout cas sont pas capables
de te dire ok ils sont
tous jamais mes yeux
les montent comme se rejoignant
en point
mais mon esprit est quand même capable de concevoir
le fait qu'ils sont tout le temps parallèles
et ça c'est
assez fabuleux
à ce moment là
je me trouve au sommet
d'une montagne
avec des énormes bâtiments
qui sont des
bâtiments sur lesquels
des centaines de personnes réfléchies
ont pensé voir des milliers
même que c'est
presque une finalité
en fait de notre société
d'une certaine manière
enfin du développement de notre société
et on observe
cet inconnu
qui est le ciel et la voie de l'éleste
et c'est vrai que c'est quelque chose
qui
personnellement me fascine depuis toute petite
et je pense que ça fascine des milliers de gens
je me sens vraiment minuscule
et
presque un sentiment religieux
on peut le dire comme ça
de l'infini
que tu sois croyant ou pas
ça reste quand même pourquoi le monde existe
reste une vraie question
et personnellement
cet endroit là
on dit souvent que
le désert par son infini
te
te recentrer sur toi même
c'est vraiment ça que tu ressens
en étant dans le désert
et face à ce ciel exceptionnel
qui est un des plus clairs du monde
finalement
du coup j'interioris tout
tout devient intérieur et t'as cet énorme débat face à toi
c'est dur de mettre des mots sur ce que tu ressens
parce que
moi
c'est
sentiment d'être minuscule
sentiment d'appartenir c'est un groupe
parce que
sur Terre t'es pas un seul
on est des milliards
et qu'en fait face à toi
il y a aussi
l'enterre de la nature
tout ce qui est planète
de l'infini
de notre environnement
de l'espace
on a jamais on connait pas les frontières de cet espace
et en fait
c'est assez amusant c'est que
si on n'était pas humain
limiter dans notre corps
on verrait à l'infini
on verrait tout ce qu'il y a
en fait il n'aurait plus de questions
mais comme on est humain
il y a toutes ces questions là et c'est ça qui est super beau
dans notre humanité
et ce qui donne très clairement
une forme de vertige c'est que
finalement la nature humaine
fait des choses qui ne sont pas forcément
très belles à certains moments mais aussi
par ces limites
elle est sublime
les balladeurs
une série audio du magazine
Leazers
signé Tom Affir
et Clément Sacar
un mixage de l'Origaligani
et une musique originale
composée par Nicolas de Ferrand
et un film de l'Origaliganie





Les balladeurs reviennent dans 15 jours
pour un nouveau récit d'aventure
D'ici là
n'hésitez pas à partager le podcast
autour de vous et à nous laisser
des étoiles et des commentaires
sur les différentes applications d'écoute
à bientôt

Les infos glanées

Je suis une fonctionnalité encore en dévelopement

Signaler une erreur

LesBaladeurs

Récits d'aventures et de mésaventures en pleine nature. Avez-vous déjà poursuivi un loup dans les étendues sauvage d'Alaska, greloté au beau milieu des icebergs ou dormi le long d’une paroi d’escalade à plusieurs centaines de mètres de hauteur ? Tous les 15 jours, découvrez des récits et témoignages d'aventures et de mésaventures en pleine nature. Un podcast du magazine Les Others (https://www.lesothers.com).  Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tags
Card title

Lien du podcast

[{'term': 'Society & Culture', 'label': None, 'scheme': None}, {'term': 'Society & Culture', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Places & Travel', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Personal Journals', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}]

Go somewhere