Tu savais toi que quand elle s'adulte, elle était petite et faisait aussi des bêtises ?
Rien que moi une bêtise, une petite.
Une énorme, ouh !
Non, ordre ma voix, ça, c'est une grosse bêtise.
Oups !
T'es trop fiche !
C'est pas moi !
Bonjour, je m'appelle Patrick, je suis fruto-afre de guerre, et quand j'étais petit, j'ai fait une grosse bêtise.
J'avais 10 ans. Je passais mes vacances en Bretagne à Combrit, près de Saint-Marine, dans le sud Finistère, mon père est bigoudin.
Et donc ma bande de copains, c'était des fils de Mara Pécheur, et on vivait au bord de l'eau, on faisait beaucoup de voiles, on était très libres.
Et on a transformé une sorte de camionnette, ce qu'on l'appelait le camion tube, parce que c'était en métal blanc avec des ongulations, ça ressemblait à une espèce de tube.
Et on a transformé ça en bateau à voile. On en a essayé.
L'idée au départ, c'était d'abord de fabriquer un bateau pour montrer qu'on est capable de le faire, ensuite de partir aux États-Unis, à New York.
On s'imaginaient arrivant devant la Statue de la Liberté, à New York, où on aurait commencé une vie d'aventure, ça n'a pas marché.
Tout ça se passait autour du port de Saint-Marine, et chez un copain, enfin le fils d'un mécanicien, qui était notre complice, qui s'amusait beaucoup à nous aider, qui nous a fait toutes les soudures, les réparations, etc.
C'est combien pour le camion là-bas ?
Avec les économies et les copains, on a réussi à récupérer le camion, on a transformé avec le mécanicien, on a foutu une hélice à l'arrière, à la place des roues.
On a mis des planches, on a fait un espèce de radeau, avec des tonaux en fer, tout autour, enfin on a brossé.
On a foutu un amas avec une voile pour le stabiliser sur le dessus.
On a fait un gouverneil de briques et de broc pour s'ébire la musée.
Poussez les gars !
On l'a mis à l'eau.
Et c'est parti.
Et le truc s'est mis à flotter plus ou moins, ensuite on est monté dessus.
Et on est partis sous les applaudissements de quelques fans, quelques copains et quelques piliers de bistrot.
Et en fait, au bout de 100 mètres, on a coulé.
Il était mal équilibré, il a basculé doucement, on a commencé à pousser l'écrit.
Tout ça peut pas !
Le port de Combride, ça a port de plaisance et aussi un petit port de pêche.
Donc si il y a une épave, les bateaux peuvent le heurter et couler à leur taux.
Donc c'est dangereux.
Ça a pris plusieurs jours, le temps que tout s'organise.
C'était une aventure sapeur, qui a mal tourné.
On a eu cette réputation pendant longtemps, à Quimper, à Pond-Lavé, à Benoît-D.
Des grands inventoriés qui avaient fait 100 mètres avec mon copain, qui est devenu plus tard.
Il est devenu marimpêcheur, il est sur les au fonds interneuves.
Et moi je suis devenu photographe, je couvre les guerres.
On a tous les deux vécu l'aventure finalement.
Allez, raconte-moi un conne bêtise.