Tu savais toi que quand elle s'est d'être petite,
faisais aussi des bêtises ?
Rien que moi, une bêtise.
Une bêtique.
Une énorme...
Oh !
Maman, ordre ma voix.
Ça, c'est une grosse bêtise.
Oups !
J'ai ta sprave !
C'est pas moi !
Bonjour, je m'appelle Juliette,
je suis journaliste,
et quand j'étais petite,
j'ai fait une grosse bêtise.
Je devais avoir...
11 ou 12 ans,
on venait d'emmenager
avec mes deux petites soeurs et mes parents
dans une nouvelle maison.
Wow ! C'est trop beau ici !
On a déménagé souvent avec mes parents,
et on a beaucoup vécu dans des appartements.
Et là, c'était la première fois qu'on emménageait dans une maison.
Oh ! Il y a un jardin !
Et du coup, vu qu'on avait une maison pour la première fois,
nos parents, mes soeurs et moi,
ils nous ont autorisés à organiser une petite fête,
un samedi après-midi.
Trop cool !
Moi, j'avais invité des copains et des copines de ma classe.
Mes parents, ils étaient partis voir des copains à eux,
ils nous avaient laissés tranquille pour l'après-midi.
Du coup, pour la fête, on l'a organisé en bas,
dans le garage.
Donc, on avait mis un peu de musique,
on a dansé, on a joué, on jouait un peu au ping-pong,
mais on s'occupait pendant un temps.
Et à un moment,
j'ai remarqué qu'il restait dans le garage des pots de peinture.
Tchou-tchou !
Ma petite soeur, elle a évolué qu'il y ait un mur dans sa chambre qui soit bleu.
Et donc, il restait encore quelques pots de peinture bleu-clair
qui avaient été mis au garage par mes parents.
Et donc, en voyant ces petits pots de peinture,
avec mes copains et mes copines,
on se dit que peut-être ça pourrait être une bonne idée
de essayer de décorer un peu les murs dans le garage
avec la peinture qui reste.
Et si on sait une grande fresque,
on va faire la nuage.
Moi, je vais dessiner un éléphant.
On décide de prendre
les trois pinceaux qui étaient un peu abîmés
qu'on a trouvés dans le garage.
C'est un pring à ce pinceau !
On a choisi un mur, on commence à peindre un petit peu en bas.
Et à un moment,
il y a un copain qui me dit « Ah mais attends,
le bleu, il se verrait mieux sur un mur blanc. »
Et dans le garage, en fait, les murs, ils ne étaient pas blancs, ils étaient gris.
Ça se voit pas assez.
Donc on sort les pots de peinture,
on se met un peu de tousse dehors sur la façade.
Et là, vu qu'il n'y avait pas assez de pinceaux pour tout le monde,
on se dit…
On n'a qu'à utiliser nos mains.
Donc on met les mains dans la peinture,
on fait des empreintes de mains
sur une partie des murs de la façade.
Alors il y en avait qui avaient des mains plus grosses que d'autres,
il y en avait qui arrivaient à aller plus haut que d'autres.
On t'entend encore !
Donc au final, il y avait un petit peu des traces de mains bleues,
un peu de partout.
Oh oh, il y a le pinceau dans mes cheveux.
La force de mettre nos mains dans les sauts de peinture,
pas forcément, on en avait sur les bras,
on en avait sur nos habits, on en avait sur nos chaussures.
Vous vous allez partout.
Et donc on a essayé d'aller se laver un peu, se rincer.
Donc déjà, ça partait pas vraiment sur nos mains,
sur nos habits pas du tout.
Et donc à un moment, tout le monde est rentré chez soi.
Moi je suis restée chez moi avec mes soeurs.
Et à un moment, on entend la voiture de mes parents
qui arrive et qui se garde devant la maison.
Ce qui était bizarre, c'est qu'en fait,
on a entendu les portières un peu s'ouvrir,
mais on les a pas entendu se fermer.
Comme s'ils étaient sortis de la voiture
et qu'ils avaient arrêté de bouger
et qu'ils avaient plus rien fait.
Et du coup, on est dans le salon comme ça,
plus personne ne dit rien, on bouge pas trop.
Et on entend les pas de mes parents
monter les escaliers pour arriver jusqu'à la porte d'entrée.
Ils rentrent, ils nous regardent, ils disent rien.
Ensuite, on s'installe un peu de tout sa table,
une grosse demi heure après.
On mange, personne ne dit rien.
On va toutes se coucher très gentiment
parce qu'on sent qu'il y a un truc qui ne va pas.
Le lendemain matin, ma mère me réveille
et elle me dit, tu vas nettoyer maintenant.
Et en fait, j'ai passé des jours,
mais j'ai fait que ça,
que frotter les murs.
Ce qui est marrant, c'est que ça a donné à ce mur
qui était vraiment blanc comme de la neige,
des reflets bleus qui n'a jamais vraiment perdu.
Et ensuite, le jour où on a déménagé,
où on a vendu la maison,
et il y avait toujours cette façade blanche.
Mais en bas, il y avait un reflet bleu
qu'on ne pouvait pas vraiment rater.
Allez, raconte-moi encore une bêtise.