Nouvelle séroïne.
Ce qui est extraordinaire,
c'est que la première fois que je rencontre Simone de Beauvoir,
j'ai 20 ans, en 1970, dans l'un des dimanches.
Ça va être tous les dimanches pendant des années, après il me dit.
Des dimanches chez Simone de Beauvoir, elle va me parler.
A moi qui ai 20 ans et elle qui en a 62,
elle va me parler, semble-t-il, d'égale à égal.
Et cela, c'est grâce à son père.
Car elle a été habituée à ce qu'enfant, on lui parle,
d'égale à égal.
Et donc, la jeune fille que j'étais,
elle m'a donné l'impression d'être son égal,
même si je ne l'étais pas, de pas.
Même si j'avais une grande expérience internationale,
déjà à 20 ans, ce qui, à l'époque, était très rare.
Mais elle m'a écouté.
Elle a discuté avec moi.
Elle écoutait ma parole.
Et ça, je ne l'ai jamais oubliée.
C'est une force extraordinaire pour nous, pour les féministes.
Nouvelle séroïne.
Salut, toi. Je suis Céline Steyer,
celle qui murmure à tes oreilles
des récits d'aventures insolites et de dépassements de soi,
à travers des histoires vraies,
de femmes qui ont osé faire de leur rêve une réalité.
Des histoires pour t'aider à grandir en confiance
et trouver ton propre chemin.
Bienvenue dans le monde surprenant des nouvelles séroïnes.
Nouvelles séroïnes.
A l'occasion de la Journée internationale des Droits des femmes,
le 8 mars, je te propose une mini-série très spéciale
en trois épisodes.
Le 8 mars est un jour où le monde entier
célèbre toutes les réalisations incroyables
que les femmes et filles ont accomplies.
Mais aussi, à ce qu'ils restent à faire pour que les garçons
et les filles aient les mêmes droits et chances
que ce soit à l'école, au travail, à la maison, dans la société.
Oui, comme une histoire de nouvelles séroïnes.
Mais oui, parce que dans l'histoire avec un grand H,
les femmes n'ont pas toujours eu les mêmes droits que les hommes.
Tu la vas sans doute l'étudier à l'école,
mais la nouvelle héroïne,
au l'un de gauche, avait publié en 1791
la Déclaration des Droits de la femme et de la citoyenne.
Avec un article premier,
« La femme n'est libre et demeure égale à l'homme en droit ».
Mais voilà, la Révolution française ne modifie pas la condition des femmes
et ne leur ouvre pas le chemin de la citoyenneté.
Au contraire, en 1804,
le Code civil institutionnalise l'infériorité de la femme
qui doit obéissance à son mari.
En 1944, le gouvernement de la République française
accorde le droit de vote et l'élégibilité aux femmes,
c'est-à-dire que les femmes peuvent voter pour leurs élus
et aussi être élus.
C'était il y a peine 1981
et des arrières-grands-mères n'avaient sans doute pas le droit de voter
comme des arrières-grands-pères.
Au-delà des frontières de la France, dans le monde,
des jeunes filles de ton âge n'ont pas le droit d'aller à l'école,
car elles doivent rester à la maison pour aider à la vie quotidienne
ou par manque de moyens de contraception,
sont enceintes très jeunes
et ne peuvent plus aller étudier ou trouver un travail.
Ainsi, montrer son soutien au droit des femmes,
c'est participer à rendre le monde plus juste et meilleur
pour les filles comme toi,
pour que tu puisses rêver grand
et réaliser tout ce que tu veux dans la vie,
construire un monde dans lequel tout le monde,
peu importe son sexe,
puisse avoir les mêmes droits et les mêmes chances de réussir.
Alors, à cette occasion, j'ai eu l'immense honneur
d'interriver une grande dame qui fit partie de ces femmes
qui, dans les aînés 1970,
au côté de Simone de Beauvoir,
giselle Alimi, Simone Veil,
a lutté pour les droits des femmes et leur évolution.
Cette femme que tu vas entendre s'appelle Claudine Montaille.
Elle est écrivaine, historienne, diplomate, féministe
et amie de Simone de Beauvoir,
dont le nom t'a déjà été compté.
Son histoire est absolument passionnante
et je suis très fière de te la partager.
Nouvelle héroïne.
Elle était une nouvelle héroïne, Josiane Serre.
Ah, tu me racontes pas l'histoire de Claudine ?
Oui, tu as raison.
Mais l'histoire de Claudine commence bien avant qu'elle pointe
le bout de son nez pour voir la météo.
Il est important pour moi de te raconter l'histoire de sa maman.
Claudine était qu'est-ce qu'elle a pané
quand 1948, sa maman, Josiane,
lit un livre écrit par... Allez tiens, je te laisse deviner.
Simone de Beauvoir.
Oui !
Et ce livre est le premier tome du célèbre ouvrage
de l'écrivaine et féministe engagé Simone de Beauvoir.
Ce livre s'appelle Le deuxième sexe
et Josiane, Le dévor.
Nous sommes à l'automne 1949
et Josiane termine le second tome du deuxième sexe.
Elle et Jean-Pierre Serre accueillent ainsi
leur unique petite fille, Claudine.
Et bien sûr, pour te compter cette venue au monde,
je laisse le micro à Claudine
à qui j'ai demandé de me présenter sa maman.
Tu comprendras pourquoi en y prétend tes deux oreilles.
Je suis la fille de ma mère.
C'est important de le reconnaître,
de se le dire qu'on est la fille de sa mère.
Et je suis vraiment la fille de ma mère,
dans le sens où ma mère se marie en 1948.
Elle est jeune agrégée de chimie.
Mon père, jeune agrégée de mathématiques,
sont tous les deux normaliens.
Elle veut faire de la recherche.
Elle a une admiration Marie Curie
et une deuxième admiration Irène Joliot-Curi,
la fille aînée de Marie Curie,
qui est également prix Nobel,
prix Nobel de chimie en 1935,
première femme membre d'un gouvernement français en 1936.
Donc une grande dame qui s'est beaucoup battue
pour les lois des femmes en France,
notamment le droit au travail.
Donc ma mère a ses deux instructives
et elle va faire sa thèse
avec quelqu'un de l'Institut du Radium,
dirigé à l'heure par Irène Joliot-Curi.
Marie Curie est décédée avant la 2e Guerre mondiale.
Elle se marie et en guise de cadeaux de mariage,
un grand mathématicien de l'époque,
invite ma mère à prendre un café
et lui dit,
écoutez, vous avez épousé
un jeune mathématicien très prometteur,
et bien maintenant,
vous allez arrêter vos études,
vous allez arrêter votre travail
pour vous consacrer à la carrière de votre mari.
Ma mère a bu le café, elle s'est levée
et elle lui a dit merci pour votre conseil
que je ne suivrais pas.
Et elle a été assez vite enceinte de moi en 1949.
Elle a donc lui, au début de sa grossesse,
elle a lu le 1er thème du 2e sexe,
qui est paru à ce moment-là.
Et quand elle m'a donné vie,
en novembre 1949,
elle était en train de finir
la lecture du 2e thème du 2e sexe.
C'est-à-dire que j'ai dit,
20 ans plus tard, j'ai dit à Simone de Beauvoir,
Simone, je suis un peu l'enfant du 2e sexe.
Et Simone de Beauvoir m'a répondu avec humour,
« L'enfant terrible, Claudine ! »
Elle avait l'image de Marie Curie
et de Irène Jolie au Curie, qui s'était mariée,
qui avait eu des enfants,
qui avait donc une vie qui, pour elle,
elle voulait aussi avoir des enfants, ma mère,
et elle voulait avoir une vie de famille.
Et donc, pour elle, sa passion, c'était la chimie.
Elle voulait absolument devenir
une grande chimiste à l'image de ces deux femmes.
Il faut dire aussi que ses parents n'ont pas eu de fils.
C'est-à-dire qu'une fois encore,
son père, qui lui est rentré de Verdun,
de la 1re Guerre mondiale, des tranchées de Verdun,
de la guerre très dure, donc elle,
elle est née, ma mère est née en 1922,
quatre ans après la victoire pour la 1re Guerre mondiale,
et elle est le bonheur de son père.
Elle est l'enfant qui redonne goût à la vie,
après avoir été, il a été soldat,
officier pendant toute la guerre.
Et c'était une guerre terrible.
Il a perdu tous ses amis,
tous sont morts sur le champ de bataille.
Et comme elle avait aussi une sœur,
mais c'était deux femmes,
c'est mon grand-père, très modèlée en allait-pauque,
c'est-à-dire entre les deux guerres,
qui a emmené ma mère
voir l'école normale supérieure de jeune fille de Seb,
qui était alors à Sebre,
et il lui a dit, tu sais, peut-être un jour,
tu entreras ici, tu sais,
tu pourras avoir un métier intéressant,
faire des choses intéressantes dans sa vie.
Il a toujours soutenu.
C'est très important, le rôle des pères.
Vous savez, les plus grandes peintres,
femmes peintres, il y a beaucoup de femmes peintres.
La plupart des grandes femmes peintres
qu'on découvre maintenant,
parce que le XXIe siècle, c'est le siècle
où on va redécouvrir les femmes peintres,
ce que l'on parle de moi,
parce qu'on parle surtout des hommes peintres.
Et je connais un peu le sujet,
parce que j'ai été très proche de la sœur,
de Simone de Beauvoir, qui était artiste peinte,
et Laine de Beauvoir, qui a réalisé 3 000 tableaux et gravures,
qui a une des expositions dans le monde entier,
dont on ne parle plus, pratiquement.
Donc, tout cela pour vous dire,
quasiment, les seules femmes peintres très connues,
qui ont réalisé des oeuvres magnifiques,
c'est parce qu'elles avaient un père peintre
qui était lui-même connue,
qu'elles ont été enfants.
Leurs pères les a aidés à apprendre,
à dessiner, à apprendre, à peindre,
et surtout leur a dit que tu peux le faire, toi aussi.
Voilà, tu en sais un peu plus
sur les parents de Claudine, Josiane et Jean-Pierre.
Désormais, il est temps de mettre ton cartable sur le dos,
parce que nous allons partir à l'école.
Et pas n'importe quelle école,
car nous allons traverser l'océan Atlantique
jusqu'aux États-Unis d'Améry, à Princeton.
C'est un environnement extraordinaire.
Je voudrais rappeler quand même
que c'est juste après la fin de la 2e Guerre mondiale.
Je dis cela parce que la France
est dans un état de très grande pauvreté.
Il faut bien penser à la pauvreté.
Les Allemands, les nazis ont tout pris,
tout détruit, donc il n'y a pas de logement.
Il y a la misère, les salaires sont très bas,
il y a encore des tickets de rationnement.
C'est quand même un environnement
où ça a été très dur pour mes parents de nous loger.
Au début, en 1949, c'est encore très difficile.
Alors qu'ils sont deux salaires non fonctionnaires,
enfin, je veux dire, ils gagnent leur vie.
Ils ne sont pas dans la misère, à sens propre.
Mais c'est pour dire, malgré tout,
ça a été une enfance extraordinaire,
parce que mon père mathématicien, ma mère chimiste,
il y avait des hommes et des femmes du monde entier à la maison.
C'est-à-dire qu'il y avait toujours la porte été ouverte
pour partager un repas, discuter d'hommes
et de femmes du monde entier qui venaient à des colloques internationaux.
Et l'autre chance que j'ai eu, qui pour moi était excendinaire,
c'est le fait que mon père a été Medaille Fields,
c'est-à-dire prix Nobel de mathématiques,
à l'âge de 27 ans, le plus jeune dans l'histoire.
Robert Oppenheimer, le grand physicien
qui dirigeait l'Institut d'études avancées à Princeton,
aux États-Unis,
invite mon père pour un poste permanent à Princeton.
Mais il ne l'a pas accepté,
parce qu'il a été élu très jeune au Collège de France,
professeur au Collège de France,
qui est une institution créée par François Ier, 1530.
Et ça date d'il y a très longtemps, c'est une institution prestigieuse,
mais qui donne l'opportunité de ne pas avoir à enseigner,
vous pouvez faire de la recherche, enfin, vous faites des cours,
mais c'est vraiment un institut très sympathique.
Et donc, je me suis retrouvée à passer une partie de l'année
aux États-Unis à Princeton, car mon père a accepté
d'y aller trois mois par an.
Donc tous les Autons, j'étais à Princeton,
dans un milieu international également,
je suis allée à l'école de la ville de Princeton,
et là, j'ai rencontré les premiers problèmes de société.
J'ai six ans, j'y vais tous les ans,
mais l'histoire que je vais raconter,
je dirais que j'avais dix ans et que j'allais avoir onze ans.
Donc l'automne, ça doit être l'automne 1960.
C'est à très longtemps, mais Princeton, il faut vous dire,
c'est quand même la petite ville dans le monde
où il y a le plus de prix Nobel au M. Carré,
prix Nobel, médaille Fields, etc.
Donc on peut imaginer qu'à l'école,
ce soit une école avec des enfants, quand même assez ouverts.
Or, dans ma classe,
il y avait 70 % d'enfants blancs,
20 % de garçons noirs,
et une petite fille noire.
Et cette petite fille noire faisait l'objet de brimades épouvantables
de la part des petites filles blanches.
Et j'étais la seule à lui parler.
Et aux États-Unis, vous déjeuner à la cantine tous les jours,
c'est la journée entière.
Vous ne rentrez pas à l'heure du déjeuner, etc.
Donc personne ne déjeunait avec elle.
Donc moi, je portais mon plateau
et je me mettais avec elle pour m'avarder.
Et une fois, je ne l'oublierai jamais,
parce que ça a marqué ma vie,
une fois, nous avions des spaghettis avec des boules de viande
et je n'aime pas les boules de viande.
J'avais dix ans et je dis qu'à Carole, la petite fille noire,
je lui dis, Carole,
est-ce que tu veux mes boules de viande ?
Parce que je n'aime pas les boules de viande.
Et elle me dit,
par exemple, si tu veux, je te donne mes spaghettis.
Une partie de mes spaghettis.
Elle était d'un milieu très pauvre,
donc elle n'avait pas forcément,
elle n'avait sûrement pas de la viande tous les jours.
Donc on échange les boules de viande contre les spaghettis
et chacune, on est ravie.
Et puis, c'est le retour à l'école,
c'est le retour dans la classe.
Et là, tous les enfants commencent à nouiller
quand on passe avant d'entrer dans la classe.
On entre dans la salle de classe.
L'institutrice me regarde d'un air très mauvais
et me dit, mademoiselle, la directrice, vous attend.
Je baie, bien sûr.
Et je vais voir la directrice, je suis la seule française.
Je suis la seule étrangère dans la classe.
Et elle me dit, mademoiselle,
d'un air très, très glacial,
est-ce que vous vous rendez compte de ce que vous avez fait à midi ?
Et je lui dis, mais non, madame la directrice, non.
Et c'est vrai que je n'avais pas la moindre idée
de ce que j'avais fait.
Mademoiselle, vous avez donné votre viande à midi,
à la cafétaria.
Mais madame la directrice, c'était ma viande.
C'est moi qui l'ai proposée à Carol,
parce que j'aime pas les viandes.
Et elle m'a donné ses spaghettis.
Donc je me dis, l'estrique de vérité, la réalité.
Elle me dit, mademoiselle,
on ne donne jamais sa viande.
Ne recommencez pas.
Et quand je quitte le bureau de la directrice,
je suis en larmes.
Je suis en larmes, j'arrive en classe,
et qu'est-ce que je trouve ma copine,
la petite fille noire, Carol, en larmes.
On s'est fait siffler pendant la classe,
alors qu'à l'époque, les élèves étaient très sages.
Voilà.
C'est pour vous dire, c'est ça
que j'ai vécu aussi, très jeune, enfant,
et celui de l'ai jamais oublié.
Ça a marqué ma vie.
Parce que nous venions de la France
qui était en train de se reconstruire.
55, ça va mieux.
Il y a 10 ans après la 2e guerre mondiale.
Mais néanmoins, nous n'avions pas encore,
mes parents n'avaient pas encore trouvé
un appartement vraiment spacieux.
J'ai une chambre, je n'avais pas de chambre.
J'ai pas eu de chambre jusqu'à l'âge de 8 ans,
parce que tout simplement,
il y avait la crise du logement suite
à la 2e guerre mondiale.
Donc quand j'étais à Princeton,
nous avions une maison entourée d'arbres,
il y avait une pelouse, des jardins.
Enfin, pour moi, c'était le paradis.
Et brusquement, le paradis,
c'était ça.
L'école, le racisme, la ségrégation,
petite fille,
et je dois dire que mes parents ont été extraordinaires,
parce qu'ils m'ont vraiment essayé de m'expliquer.
Et puis ils m'ont dit, cette phrase que je n'ai jamais oubliée,
ils m'ont dit aussi,
n'oublie pas que nous ne sommes pas chez nous,
nous ne sommes pas en France,
donc tu ne peux pas critiquer.
Tu dois ne rien dire,
tu continues si tu veux être toujours amie avec la petite fille,
si tu restes amie avec Carol.
Mais n'oublie pas que tu ne peux pas non plus,
parce que moi, j'étais prête à dire,
mais vous êtes fous, pourquoi vous comportez ?
Et alors donc plusieurs fois, par contre,
plusieurs fois, on l'a accusé de vol,
qui était faux, bien évidemment.
Et donc à chaque fois, j'ai pris sa défense,
et j'ai dit, ouvrons tous les sacs,
tous les sacs des petites filles,
pour trouver la trousse de couture
qui avait disparu, etc.
Bien sûr, c'était un commenter des petites filles blanches,
mais ça a été démontré.
Mais ce qui était déchirant aussi pour moi,
c'est que quand je rentrais en France,
le dernier jour où j'étais à l'école,
elle s'effondrait en larmes dans la classe.
Cette relation avec Carol a beaucoup marqué
notre nouvelle héroïne pendant toute sa vie.
Et quand elle n'était pas sur les bancs de l'école de Princeton,
Claudine adorait traîner sur les bancs de l'école française.
Elle adorait lire, apprendre, découvrir le monde.
Et puis, quand elle rentrait à la maison,
elle entretenait une grande complicité
avec son papa Jean-Pierre.
J'aime l'école, j'aime apprendre,
d'autant que mon père, quand je suis née,
mon père avait 23 ans.
Mon père est légèrement plus jeune que ma mère.
Il voulait s'amuser avec moi,
il voulait me faire découvrir le monde.
Alors, vraiment, le monde qu'il m'avait découvert,
c'est d'abord la littérature.
Lui, le grand scientifique, ça a été la littérature.
Les chansons, les chansons françaises,
ils m'apprenaient toutes les chansons françaises.
Il faut dire qu'il fallait mieux me les apprendre,
parce qu'à l'époque, les avions,
on prenait les avions pour aller de Paris à New York,
puisque Princeton était à 60 km au sud de New York.
Mais c'était des constellations, il n'y avait pas de pressurisation.
Donc, j'étais souvent petite fille, pas bien, dans l'avion.
Et donc, ils me faisaient chanter pendant...
Et ça durait 10, 12 heures à l'époque,
parce qu'il y avait des escales.
Et donc, pendant 10, 12 heures, ils me faisaient chanter des chansons,
ils me racontaient des histoires drôles.
...
Après, les chansons, ça a été les poèmes,
parce qu'à l'école en France,
il y avait des concours de récitation.
J'ai été première en concours de récitation,
à chaque fois qu'il y en avait,
parce que c'était une répétition générale avec mon père,
dans son bureau mathématique,
et il me disait, tiens-toi bien, vas-y, j'ai récité des textes.
Alors, c'était parfois des textes,
je suis pas sûre que je comprenais tout.
Par exemple, il aimait beaucoup Saint-Simon et Louis XIV,
le grand siècle, il aime beaucoup le grand siècle.
Alors, il me faisait apprendre des textes,
racontant Louis XIV, arrivant, la cour, etc.
Et alors, c'était littéralement comme une scène de théâtre.
C'était magnifique.
Nouvelle zéroïne.
Voilà le premier épisode du début de la grande histoire de Claudine Montaille,
touche à sa fin.
Dans le prochain épisode,
Claudine entrelissait,
et un voyage en URSS va bouleverser sa destinée,
ou plutôt va l'aider à trouver son chemin.
Nouvelle zéroïne.
Voilà, cet à présent l'heure du générique.
Je remercie infiniment Claudine Montaille
pour sa générosité lors de notre échange
et son accueil dans les bureaux de l'UNESCO.
Et bien sûr, la talentueuse Alice Kriaff,
du studio Les belles fréquences,
pour le montage, le mixage,
et la réalisation sonore de cette mini-série.
Pour soutenir le podcast,
parles-en autour de toi et à ton école.
Toute cette semaine, et cerise sur le micro,
demande à tes parents, grands frères et grandes soeurs,
de mettre 5 étoiles et un avis
sur les plateformes Apple Podcast et Spotify.
Ça me fera très, très plaisir.
Et comme ça, je pourrai te dédicacer une prochaine histoire.
Je compte sur toi.
Nouvelle sérroïne.