Tu savais toi que quand elles étaient petits, faisaient aussi des bêtises ?
Rien que moi, une bêtise.
Une pétite.
Une énorme haute.
Maman, ordinavo.
Ça, c'est une grosse bêtise.
Oups !
C'est de ta star !
C'est pas moi !
Bonjour, je m'appelle Chloé.
Je m'occupe d'image dans un magazine pour enfants.
Et un jour, j'ai fait une grosse bêtise.
Ce jour-là, nous avons décidé avec mes parents et mes cousins
d'aller pique-niquer la forêt de Fountain Blow,
parce qu'ils faisaient très très beau.
C'était un week-end.
J'avais sept ans et mes cousins, entre sept et dix,
il faut savoir que régulièrement, cette forêt,
on allait y marcher avec mon père.
Et il me disait à chaque fois qu'on arrivait au parking.
Bon Chloé, si un jour tu te perds, tu repères le mirador.
Nous, on t'attendra au p't-accord papa.
Le mirador, c'est une grande tour qui sert aux gardes forestiers
pour surveiller toute la forêt.
Nous sommes donc partis, nous avons marché,
longuement, ils faisaient très très beau, très chaud.
Et donc à un moment donné, nous avons décidé pour pique-niquer
d'aller tout en haut de rocher, qui était tout plat,
qui surplombait un peu toute la forêt.
Et donc nous nous sommes installés là.
Et puis nous, là, on est en train de jouer avec les cousins.
Alors nos parents nous ont dit, surtout...
Ne vous éloignez pas trop, hein !
Et donc on se marrait, on a rigolé avec les cousins,
on a joué...
Tout ça, c'est très chaud !
Et à un moment donné,
j'ai décidé d'aller chercher du sable blanc.
Parce que dans cette forêt de Fontainebleau,
il faut savoir qu'il y a un beau sable blanc très très très très très fin.
Oui, c'est tout.
Et donc je prends une bouteille d'eau vide.
Allez hop !
Je meveule la partie, alors je descends,
des rochers, je m'égratine un peu le jour,
à un moment donné, parce que j'avais la bouteille à la main,
donc pour descendre, voilà.
Mais je continue, hop, je marche un peu,
et je trouve ce fameux sable blanc.
Ah voilà, c'était là !
Je remplis la bouteille, je remplis, je remplis.
À rabord, au moment de retourner,
pour retrouver le cousin et mes parents...
Non, c'était ouille, chère !
Et ben je ne savais plus où j'étais,
c'est qu'il a fallu que j'escalade,
sauf qu'avec la bouteille, je pouvais pas escalader,
parce qu'elle était trop lourde.
Donc je contournais les rochers,
pour aller voir un peu plus loin,
s'il y avait des rochers un peu plus plats,
pour monter et atteindre mes parents et les cousins.
Et j'y arrivais pas, et à force de contourner,
je me suis permise.
Et là, grand moment de panique,
j'ai eu très très peur, je savais plus quoi faire,
je voyais plus rien, j'avais des oreilles qui bourdonnaient,
j'ai lâché ma bouteille, je regardais tout autour,
je savais pas quoi faire.
Et d'un coup dans ma tête,
il y a un petit truc qui s'est passé,
je lui ai un tilt,
et je me suis sounu des paroles de mon père.
Si un jour tu te perds, tu repères le mirador,
et nous, on sera au pied, d'accord ?
Il faut trouver le mirador.
Sauf que dans une forêt,
il y a des arbres partout partout,
donc pour repérer un mirador qui serait un arbre un peu plus haut,
c'est pas facile, puisque les arbres coupent la vue.
Donc après réflexion, je me suis dit,
bon, il faut que je grimpe aux arbres.
Je suis montée à un arbre.
J'ai repéré le mirador, je suis redescendue,
et j'ai commencé à avancer dans la direction du mirador.
Sauf qu'on ne peut pas aller tout droit en forêt,
il y a des arbres, il y a des rochers,
donc à chaque fois que j'avais l'impression
que j'avais perdu la direction,
je remontais à un arbre,
et donc je repérais le mirador encore une fois.
Le mirador !
J'avançais, j'avançais,
et à un moment donné, j'ai senti que les arbres se clairssemaient,
il y en avait de moins en moins,
et que j'arrivais peut-être à mon but.
Donc j'ai grimper une dernière fois,
et là j'ai vu le mirador très très près de moi,
et donc j'ai senti que j'étais arrivée, je suis descendue,
et là, mes parents et les cousins m'attendaient au pied.
Chloé, ma chérie !
Papa, maman, j'ai trouvé le mirador !
Je me suis jeté dans les bras de mon père
et de mes parents qui m'ont lassée,
et on s'est serrés très très fort.
Ils m'ont pas grondé après, ils m'ont dit, voilà,
je pense que la peur que tu as eue a suffi comme le son.
Et ils m'ont avoué le mais bien plus tard,
et ils m'ont pas dit tout de suite,
qu'ils avaient été très fiers de moi,
que je me sorte toute seule de ce pétrin,
et ça m'a fait grandir un bon coup,
parce que j'ai eu l'impression vraiment d'être autonome.
Allez, raconte-moi encore une bêtise.