
CUISINE - EP.2 Une cuisine locale et responsable
Durée: 12m13s
Date de sortie: 04/05/2022
Bonjour les petites oreilles !
DAns ce nouvel épisode avec Rebecca et grance, nous parlons de cuisne locale et reponsable. Un épisode préparé avec brio par Noëmie Lepage. Bonne écoute !
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Je suis Emily et cette semaine, je suis accompagnée de Garance.
Bonjour Emily !
Bonjour Garance !
Cette semaine, nous sommes invités chez Rebecca à l'embelli 18 rue Lacanal à Grenoble pour y parler de cuisine.
Superbe ! La cuisine selon le dictionnaire, le Robert, c'est la préparation des aliments, l'art de préparer les aliments.
C'est donc un art que nous pratiquons au quotidien parce qu'on a quand même besoin de s'alimenter tous les jours.
En France, la cuisine c'est sacré.
Il y a des traditions qui se transmettent de génération en génération des recettes que l'on connaît tous.
En France, je crois que l'on peut dire que la cuisine c'est un engagement.
La cuisine, ça peut déplacer les foules, sacrer du débat et ça demande de s'y consacrer vraiment.
Il y a d'ailleurs un courant fort actuellement en cuisine qui me paraît à moi tout à fait pertinent.
C'est l'engagement pour une cuisine locale.
Et pour en parler, Garance, je crois qu'on a atterri au bon endroit aujourd'hui avec Rebecca.
Si je ne me trompe pas, tu es très engagée dans la cuisine locale.
Effectivement.
Alors locale, c'est-à-dire qu'on fait des spécialités liées au lieu où l'on exerce.
Et locale aussi par rapport aux produits et à la provenance des produits qu'on va utiliser.
Et justement, Rebecca aujourd'hui, Garance va te poser ses questions sur la cuisine locale.
Les petites oreilles, je vous laisse donc avec les questions de Garance et les réponses de Rebecca.
Rebecca, finalement, qu'est-ce qu'une cuisine locale ?
Alors une cuisine locale, ça peut-être deux choses.
C'est-à-dire que la cuisine locale va être localement liée au lieu où tu exerces ta profession.
En l'occurrence, la cuisine.
Mais ça peut-être aussi une cuisine locale, c'est-à-dire on peut dire locale et responsable.
C'est-à-dire que tu vas utiliser des produits qui se trouvent proches de ton lieu d'exercice.
Et qui vont être principalement des produits de saison, etc.
Donc pour moi, tu peux cuisiner une spécialité du bout du monde.
Mais avec des produits qui ne viennent pas du bout du monde, justement.
Pour moi, la cuisine locale, c'est ça.
C'est travailler avec des produits que tu trouves près de chez toi.
Que cuisinez-vous de locale ?
Là, on va revenir sur les spécialités.
Le gratin d'offin noix, n'est-ce pas ?
La spécialité du département, du dauphiné.
Donc, ça les ravioles qui sont un produit local.
Les noix, donc les noix, tu peux mettre ça dans des salades, tu peux faire des desserts à base de noix.
Je peux les intégrer à tout un tas de choses.
Et après, sinon, effectivement, je travaille des produits frais et des produits qui proviennent d'un périmètre réduit autour du lieu où se trouve mon restaurant.
Qu'est-ce que vous aimez cuisiner ?
Alors, j'ai une grande préférence pour la cuisine salée.
Je suis pas une très, très bonne pâtissière.
Je suis pas une mauvaise pâtissière, mais je sais pas qu'il y a rien de très patient.
Et en fait, la pâtisserie est quelque chose de très minutieux.
Et il faut une patience phénoménale, ce qui n'est pas mon cas.
Alors que la cuisine salée, c'est plus une cuisine à l'instinct,
où on n'est pas obligé de tout mesurer.
C'est plus une cuisine du cœur avec la cuisine salée pour moi.
Donc, c'est vrai que j'ai une grosse préférence pour le salé, pour les plats familiaux,
typiquement le poteau feu, la blanquette de veau,
des plats familiaux qui vont faire partager des moments de convivialité.
Et à côté de ça, j'aime bien aussi faire de la cuisine raffinée.
Comme j'aime à dire, j'aime bien cuisiner à la pince à épilée.
Donc, en fait, c'est un petit peu tout.
C'est une préférence pour le salé, les plats conviviaux traditionnels
qui rappellent toujours un souvenir à quelqu'un.
Quand tu te mets à table, quelle que soit la génération,
ça va te rappeler un souvenir.
C'est des plats comme ça qui ont une richesse de cœur aussi.
Et à côté de ça, j'aime aussi faire des choses qui sont jolies dans la siète,
qui sont bonnes et un petit peu comme dans Top Chef, tu vois,
pour situer un petit peu le sujet.
– Où est-ce que vous faites vos courses ?
– Alors, je fais mes courses pour les fruits et les légumes.
Chez le primeur, donc le monsieur qui vend les fruits et les légumes,
ou la dame, ou au marché.
Principalement au marché de l'estacade,
parce que c'est le plus proche de mon établissement,
et en principe, j'y vais à pied.
Et après, pour tout ce qui est produit frais,
donc comme on a pu en discuter tout à l'heure, hors antenne,
quand tu fais à manger pour des gens,
il faut une traçabilité.
C'est-à-dire que tu ne peux pas te fournir n'importe où,
parce que si jamais il y a quelqu'un qui tombe malade,
il y a des règles à respecter.
Et donc quand tu es restaurateur,
tu n'as pas le droit d'aller chercher tes offrets sur le marché, c'est interdit.
Tu ne peux pas aller chez n'importe quel boucher
pour aller acheter les steaks que tu vas faire cuire à midi,
c'est également interdit.
Donc, il y a des fournisseurs qui sont spécialisés
pour les gens qui travaillent dans la restauration,
où tu trouves les mêmes produits locaux que tu vas trouver chez ton boucher,
ou sur le marché, je peux acheter des obéos.
Mais par contre, c'est des obéos avec une traçabilité.
Donc voilà, le marché pour tout ce qui est autorisé,
le marché est le primeur,
et après, tous les produits frais, le fromage, la viande, le poisson, etc.
chez des fournisseurs qui me permettent d'avoir une traçabilité.
Vous avez participé au concours du Gratin d'auvinois,
organisé par France Bleu.
Est-ce que vous pouvez nous raconter cette histoire ?
Bien sûr.
Donc oui, j'ai participé effectivement en février 2020,
si je ne m'abuse.
Avant le cataclysme.
Voilà, avant le Covid, tout à fait.
Donc je me suis inscrite un petit peu par hasard.
J'ai vu passer l'annonce sur les réseaux sociaux,
je me suis dit que ça peut être rigolo,
et puis comme j'adore le Gratin d'auvinois,
et puis pareil, je ne le fais pas trop mal,
je me suis dit, allez, c'est l'occasion.
Et j'ai été sélectionnée, j'ai fait le concours,
je suis arrivée en finale,
et donc je suis très fière de mon Gratin
qui est le poulidor de la pomme de terre,
c'est-à-dire qu'il est arrivé second.
Comment est-ce qu'on fait un vrai Gratin d'auvinois ?
Alors je vais reposer la question,
comment fait-on un Gratin d'auvinois ?
Parce qu'en fait, il n'y a pas de vrai Gratin d'auvinois.
Il y a le Gratin d'auvinois et il n'y en a qu'un seul,
avec une seule recette.
Donc le Gratin d'auvinois,
alors l'important, c'est le plat dans lequel on va le faire,
déjà, de préférence, un plat en terre,
parce qu'il faut que la cuisson soit uniforme,
parce que sinon tes pommes de terre,
elles vont être bien cuites à certains endroits,
et pas à d'autres suivants, ce que tu utilises comme plat.
Avec un petit peu d'ail,
donc une gousse d'ail pour frotter ton plat
avant de mettre tes pommes de terre,
les pommes de terre, alors il y a une variété de pommes de terre
qui se prêtent particulièrement au Gratin d'auvinois,
mais il n'y en a pas toute l'année,
c'est une pomme de terre qui s'appelle Mona Lisa.
Ça te rappelle quelque chose Mona Lisa ?
On en a parlé tout à l'heure.
Et donc ensuite du sel, du poivre et de la crème fraîche.
Alors il y a certaines personnes qui mettent du lait,
alors effectivement, avant on mettait du lait,
mais parce qu'avant, on faisait le Gratin d'auvinois
dans les campagnes,
et on gardait la crème qui était à la surface du lait,
pour enrichir des plats,
mais le Gratin d'auvinois, on le faisait au lait.
Aujourd'hui, on a plus ce genre de préoccupation.
Donc le Gratin d'auvinois, c'est de la pomme de terre,
un petit peu d'ail,
du sel, du poivre, de la noix de muscade,
et de la crème et surtout pas de fromage.
Et alors dans ce cas-là, les gens disent
« Mais comment faites-vous pour que votre gratin gratine ? »
C'est la crème qui gratine,
il n'y a absolument pas besoin de mettre du fromage.
C'est blasphème, c'est péché,
que de mettre du fromage sur un gratin d'auvinois.
Voilà, donc c'est tout simple en fait.
C'est tout simple.
La bonne pomme de terre, les bons produits,
et beaucoup d'amour.
Merci beaucoup Rebecca d'avoir participé à Oillet.
Cuisiner local, c'est aussi respecter les saisons
nous l'avons évoqué dans l'épisode précédent.
Aussi je voudrais vous présenter un livre de cuisine originale.
Nous l'avons sélectionné avec Kéti,
notre bibliothécaire partenaire.
Et comme je suis très gourmande
et surtout de dessert sucré,
c'est un livre de recettes de pâtisserie.
La pâtisserie en BD,
20 recettes au fil des saisons.
C'est une bande dessinée de Swan Marali
et de Pierre Fonsois Radis,
publiée chez Casteur Mans.
J'en profite pour vous rappeler
que lire de la BD ou des mangas, c'est aussi de la lecture.
Aussi intéressante que la lecture d'un roman.
Au fil des pages,
Zoé et Hippolyte nous partagent leurs recettes
mais aussi des astuces et des secrets de chef pâtissier.
Découpé en saisons,
la bande dessinée présente des recettes
avec des produits que tu ne trouveras
qu'à certains moments de l'année.
Cet automne par exemple,
nous pourrions préparer la Tarte aux Pommes de Manille.
Mais aussi en début de BD,
tu retrouves des explications pour réussir
à coup sûr ta chantilly,
tes blancs en neige
et plein d'éléments techniques des recettes.
Tu trouveras aussi en début de chaque saison
une planche illustrée des fruits
qui poussent à ce moment-là
et en fin de livre un index
qui te permet de voir en fonction de ce que tu as dans tes placards
les recettes que tu peux réaliser.
Allez, je clous cet épisode,
j'ai une brioche stressée au pralin à préparer.
On se retrouve encore une fois cette semaine
pour les dernières découvertes culinaires.
Si vous aimez ce format,
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