Elliot Ness contre Al Capone

Durée: 16m19s

Date de sortie: 14/12/2022

durée : 00:16:19 - Les Odyssées - par : Laure Grandbesançon. - Prêt pour un terrible face-à-face entre deux figures de légendes ? Les incorruptibles auront-ils raison de l’ennemi public numéro un ? Accroche-toi mon coco, les mitraillettes pétaradent et l’alcool interdit coule à flot dans la ville de Chicago.

Les Odyssey de France Inter avec Pro-Notes, toute la vie scolaire en une seule appli,
pour les profs, les élèves et aussi leur famille.
Dans les années 1920, à Chicago, le crime dégouline sur la vie.
Depuis 1918, le gouvernement américain a interdit la fabrication et la vente d'alcool.
C'est la prohibition.
Mais bon, si il suffisait d'interdire pour arrêter la soif, ça se saurait.
En cachette, à la tournée de la nuit, les bouteilles de bière et de jeans se vont d'apprédant.
Au moins d'être ruant de la vol, le commerce illégal d'alcool est un marché extrêmement juteux.
Les gangsters s'en mettent plein les foules.
Le plus puissant d'entre eux s'appelle Al Capone.
Petit, zouflu, une balafre sur la joue, c'est l'ennemi public numéro 1.
Personne, je dis bien personne, n'a réussi à le coincé pour de bon.
Ah oui, eh bien c'est ce qu'on va voir.
Cette voix, c'est celle d'Eliotnes.
Grand, athlétique, cet agent du bureau de la prohibition n'a qu'une obsession.
Arrêter le plus célèbre bandit de toute l'Amérique.
Oulah, et tu bien sûr mon coquant ?
Al Capone, à la gâche, est de facile.
Avec lui, les balles pleuvent dans tous les sens et ça se termine souvent à la sauce.
Dorma toketchap.
Sur les boulevardes plus vieux de Chicago, qui, de l'ordre du chaos, finira par l'emporter.
Al Capone, versus Eliotnes, c'est la grande aventure de cet audicez.
Pour Alfonso, Gabrielle et Capone, tout commence dans la rue.
Nous sommes en 1910, mais zigoto à 11 ans.
Pour aider ses parents, deux émigrés venus d'Italie, ils travaillent.
A la maison, c'est tout petit.
En plus, ils sont 11, alors la marmite, ou elle ne boue pas tous les jours.
Alfonso enchaîne les petits boulons. Tantôt au garçon boucher, tantôt au sirreur de chaussures.
Eh monsieur, monsieur, ça vous dirait des souliers qui brillent ?
Le problème, c'est que sirre, elle éponge des autres, ou ça lui dit trop rien.
Et puis, soyez honnête, ça ne remplit pas les poches.
Le petit décide de diversifier ses activités.
Avec quelques copains, ils raquettent les autres sirreurs.
Hé, toi là-bas, t'en vas pas comme ça, filmez d'abord ton poignant.
Ils volent dans les boutiques ou bien dans les camions. C'est facile, et ça marche bien.
Très vite, Al se fait repérer. A 12 ans, bingo ! Il entre dans un gant.
De vol en vol, de crie mon crie, il grimpe les échelons.
Doué d'une force exceptionnelle. Al n'a jamais peur de frapper, et il garde son sang froid, en toute circonstance.
Al Capone devient un caïd.
Et pas n'importe lequel. Le roi de Chicago.
C'est un matin frais, clair, de février.
Al Capone, désormais 40 ans, se roule dans les draps de soie de sa luxueuse chambre d'hôtel.
Depuis quelques temps, il habite au métropolitain hôtel, le plus pop à l'astre de la ville. C'est son cujet, comme on dit.
Al se lève. Il se salle un petit whisky.
Et dans sa tête, il compte 6, 7, 8.
Hier soir, huit camions en provenance du Canada, bourrés de bouteilles de jeans, sont entrés dans la ville.
Ces hommes, la métraillette au point, ont protégé la précieuse cargaison.
Escorté par 4 voitures, le convoit a traversé la partie est de la ville avant d'être déchargé dans un entrepôt.
Dans un jour, dans deux jours max, l'alcool coulera à flot dans tout Chicago.
Youpie ! Ça va pleuvoir, du flouz !
Depuis le début de la prohibition, l'homme au chapeau blanc et au costume tapaleuil s'est fait un sacré pacte.
Il faut dire qu'à sa manière, il a travaillé du.
Le caïd est à la tête d'une machine extrêmement bien huilée.
Son secret ? La corruption.
Très jeune, elle a compris un truc.
Les policiers de Chicago sont faibles.
On peut acheter leur silence, on peut le faire.
On va les faire, en mettant le bon prix.
Pareil pour les juges et les journalistes.
Le bandier à roses, ce joli petit monde à coups de billets de banques.
Tout se lui mange dans la main, tout se presse pour assister à ses faits somptueuses
ou se rendent les plus grandes célébrités.
Protégé de tous les côtés ?
Al Capone est comme qui dirait, he he, intouchable.
Enfin, presque.
La concurrence entre gangster et rude.
La partie nord de la ville est au main des mafiosirlandais.
Leur chef, Bugs Moran, nous rêve que d'une chose,
prendre la place d'Al Capone.
Alors, depuis quelques années, les deux gangs se livrent une guerre sans merci.
À coups de grenade et de pistolet mitrailleur,
ça fait un rat sec dans les rues de Chicago.
Hé, oh ! C'est pas bientôt fini, là ?
Merci. Bon.
Ah, allez, on continue !
Après avoir terminé son whisky, Al décide de se faire couler un petit bas.
Soudain, le téléphone sonne.
Le caïd, décroche.
Comment ?
Qui ?
La ragure, je vais lui faire la peau !
Al Capone est vert comme en piment mexicain.
Bugs Moran vient de lui piquer son stock d'alcool.
Personne, je dis bien personne n'a le droit de toucher à mon presse.
Il est temps de frapper un grand coup.
Une semaine plus tard, le 15 février,
la police découvre dans un entrepôt situé dans le nord de la ville
cette corbe, criblée de balles.
Aucun doute, c'est signé Al Capone.
À Washington, le nouveau président des États-Unis, Herbert Hoover voit tout rouge.
Chicago est devenu une ville sans foine et lois.
C'est la capitale du crime organisé.
Ça a assez duré. Il faut débarrasser le pays de cette vermine.
Et quand il dit vermine, Hoover pense évidemment à Al Capone.
Il le déclare, ennemi public numéro 1.
Le président décide de mettre le paquet et il est sacrément efficace.
Quelques mois plus tard, le 16 mai 1929, Al Capone est arrêté à Philadelphia.
En le fouillant, la police trouve une arme dissimulée dans son manteau.
Or, c'est interdit à Philadelphia.
Ping-gong ! La fripouille est condamnée à un an de prison ferme !
Incroyable ! Si vite, comment est-ce possible ?
Attendez, attendez, attendez, attendez une petite seconde.
Ce ne serait pas un petit peu louche, cette histoire.
Et si le bandit avait fait exprès de se faire arrêter ?
C'est ce que tout porte à croire, en effet.
Al Capone, un sacrément chaud aux fesses.
Plusieurs fois, des mafieux ont tenté de l'assassiner.
Faut que je me mette au verre quelque temps.
C'est moche à dire, mais je serai plus en sécurité derrière les barons.
C'est ainsi que le petit malin s'est laissé prendre.
En prison, a Allemagne une vie de rêve.
Moyenant quelques liasses de billets, il s'est fait aménager une sanctue sénue.
En plus, il a l'esprit tranquille.
À l'extérieur, ces hommes continuent de faire marcher le business.
Résultat, le trafic n'a aussi jamais aussi bien porté.
Le président ouvert, s'arrache les cheveux.
Heureusement, il a une arme secrète.
Elliot, nesse.
Elliot, nesse, à 28 ans.
Il aime le tennis et le jujitsu.
Depuis qu'il est enfant, il rêve de devenir Sherlock Holmes.
C'est pour ça qu'il a décidé de rejoindre les forces de l'or.
Ça, et puis, hé hé, il déteste les crapules dans le genre d'Al Capone.
Rétablir l'ordre dans la ville de Chicago, il en fait une infir personnelle.
On confie à Elliot, nesse, la direction d'une brigade spéciale,
chargé d'éradiquer le crime et la corruption.
Le bonhomme s'entoure d'une équipe de choc, 15 agents, qui l'a triée sur le volet.
On ne trouve parmi eux aucun joueur, aucun flambeur, aucun buveuil.
Megas doivent être irréprochables.
Un agent qui se laisse zapater par l'odeur des billets de banques
et la mission est capoute.
En octobre 1929, l'équipe est opérationnelle.
Parce qu'il sent, absolument, absolument, absolument,
Absolument, absolument, absolument, absolument, absolument, absolument, absolument, absolument, absolument, absolument, absolument, absolument, absolument !
Incorruptibles.
On les appelle.
Hum...
Ben... les incorruptibles.
Pour démanteler le réseau d'Alcapone,
Eliottnace a plusieurs idées.
Il décide pour commencer de s'attaquer à la source du problème,
c'est-à-dire, les brasseries.
L'alcool ne provient pas toujours de l'extérieur.
Il est aussi fabriqué illégalement sur le sol américain.
En coupant le robinet, paf !
On arrête le trafic.
Ah oui ! Sacrément bien vu !
Elliot et trois de ses hommes sont dans une voiture.
Le ciel est noir, il est environ deux heures du matin.
L'équipe est concentrée, il y a un brin de tension dans l'air.
Oh purée ! Ils sont en filature !
Dissimulés par la nuit, ils suivent une camionnette.
Elle a parti au gang d'Alcapol.
Après plusieurs arrêts dans divers parcels en destin,
nous fourrons ce gare devant une usine désaffectée.
Des tonneaux sont désoigés en grande quantité.
Ça sent bon les gars, ça sent extrêmement beau.
Elliot naisse, excité comme une pouce.
On voit un de ses agents en repirage.
Une heure plus tard, le bonhomme est des retours.
Oh, bah là là !
Bah, elle tire une tronche de 8 mètres !
Bah quoi ? Bah, qu'est-ce qui s'est passé ?
Oh non !
Les tonneaux ne contenaient pas de bière mais des litres, des litres d'eau !
Les incorruptibles n'ont pas découvert une brasserie,
mais un entrepôt de nettoyage !
Oh non ! C'est...
Bon allez, il faut continuer !
Quelques semaines plus tard,
il découvre un autre entrepôt,
plein, cette fois, de barriques, de bières,
l'une des brasseries d'Alcapol !
Armées jusqu'au dent,
les incorruptibles saisissent toute la marchandise.
150 tonneaux prêtes à être livrées.
C'est un sacré joli coup, mais...
Hélas, insuffisant.
Elliot naisse n'a pu arrêter personne.
Les hommes du gangster, ça sont en fuit comme des rats !
Et comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule,
Alcapol est relâché plutôt que prévu,
pour bonne conduite.
Libre comme l'air,
la frais-pôte multiplie les provocations.
Tout le monde boit de l'alcool en Amérique.
Je suis victime du harcèlement de la police.
Ils sont obsédés par moi, cette bande hypocrite.
Ha ha ha ha ha ha !
Alcapol et les incorruptibles se livrent une guerre sans merci.
Elliot naisse, est suivi, est pillé,
menacé, mais il ne lâche rien.
A l'aide d'un camion belier,
il lance l'assaut sur un entrepôt.
Résultat, il réussit à arrêter 5 hommes d'Alcapol
au flagrande li !
Pour se venger,
le gangster fait assassiner Frank Beysil,
le chauffeur des incorruptibles.
Frank ?
Tout le monde adorait.
Les agents de la loi ont le moral,
dans les chaussettes.
Mais le gouvernement américain
n'a pas dit son dernier mot.
Une nouvelle stratégie est mise en place.
Elliot Ness l'explique à son équipe.
Alcapol possède tout un tas de sociétés,
des restaurants, des hôtels,
j'en passais des meilleurs.
Ce serait très étonnant qu'il ait tout déclaré aux impôts.
On va le croire,
mais il est conçé pour fraude fiscale, les gars.
C'est une stratégie archipayante.
Elliot Ness fait arrêter le comptable du gangster.
Tous ses livres de comptes sont épluchés à la page près
et révèlent
de jolies surprises.
À partir de là,
l'Empire d'Alcapol s'écroule comme un château de cartes.
Lorsqu'il arrive au tribunal pour assister à son procès,
les flashs crépitent tout autour de lui.
C'est la dernière fois que le gangster voit la lumière de jour
avant très, très, très longtemps.
Le 17 octobre 1931,
Alcapol est condamné à 11 ans de prison
pour fraude fiscale.
Qui le crue ?
L'ennemi public numéro 1,
le boss de Chicago,
celui que personne n'arrivait à voir,
finalement rattrapé parce qu'il n'avait pas bien déclaré ses impôts.
Ma parole !
On dirait que l'avis quelquefois à l'estance de l'humour.
Quant à la prohibition, elle s'y arrête,
deux ans plus tard,
en 1933.
Je n'ai pas qu'une chose à ajouter.
Chin Chin !
Derrière cet épisode,
il y a
Anne-Sophie Ladonne,
Fanny Le Roi,
Basil Bocaire
et moi,
leur gros besançant.
Alcapol est l'un des premiers détenus
de la prison la plus terrible de toute l'Amérique.
La prison
d'Alcapol.
Pardon, excusez-moi.
D'Al-Katras.
Les Audicits
est un podcast original
de François Inter.

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