« Crotte alors ! »

Durée: 3m57s

Date de sortie: 06/10/2021

Mahamedou est directeur d’un foyer pour enfants en difficultés. Quand il avait 7 ans, il a fait une grosse bêtise. C’est l’été. Avec son frère et son meilleur copain, ils décident de ramasser les crottes de chien du square en bas de chez eux et de les emballer dans du papier journal pour faire une bonne blague… Beurk !

Pour nous raconter vos plus belles bêtises d'enfance, écrivez à betises@initialstudio.fr !

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Crédits : 

“Raconte-moi une bêtise” est une création originale Initial Studio.

Idée originale : Anouk Cezilly
Interviews : Sarah Petitbon
Réalisation : Alexandra Kandy Longuet
Musique et sound-design : Thomas Vaquié
Illustration : Jessica Das
Produit par Elisa Mignot 


Tu savais toi que quand elle s'adultait t'es petit,
faisais aussi des bêtises ?
Bonjour, je m'appelle Ma-Amedou.
Je suis directeur d'un foyer d'enfants en difficulté.
Et quand j'étais petit, j'ai fait une très grosse bêtise.
J'avais à peu près 7 ans.
J'ai grandi avec une bande de copains, on se connaît depuis la naissance.
Et on passait beaucoup, beaucoup de temps à jouer dans notre impasse,
dans une rite Saint-Denis, ou c'était notre terrain de jeu.
J'étais avec mon frère, mon frère qui a un an de moins que moi,
et mon meilleur ami, on se connaît depuis la naissance.
Et c'était les vacances d'été.
Cette bêtise, en fait, elle m'a été inspirée par un film qui s'appelle
le Scoot toujours, et c'est un film de Gérard Junyaux,
où c'est les aventures de Scoot en vacances.
Et on avait beaucoup rigolé à une scène,
et on a essayé de la reproduire.
Et on l'a fait plusieurs fois.
Il y avait le petit parc, et des gens avaient des chiens.
Et enfin voilà, donc on ramassait des crottes avec des bouts de bois.
Ça, c'est du beau caca.
Qu'on mettait dans du papier journal, qu'on en robait.
Enfin voilà.
Plus était chaud, humide et odorant, plus était bien pour nous.
Donc on les prenait comme ça, on était un peu équerrés.
Mais on le mettait dans le papier journal, on se faisait une petite boulette.
Oh, ça, c'est du beau caca.
Ah ouais, il est super bon.
Et on allait dans des immeubles.
Alors au début, on allait loin, pour pas se faire choper.
On se disait, comme ça, c'est des gens qu'on connaît pas.
Allez, viens.
Et on montait.
Alors là, on rentrait dans l'immeuble.
Alors on allait au hasard, et on posait ce petit paquet de journal rempli de crottes de chiens.
Et on lui mettait le feu sur le payation, et on sonnait, on allait se planquer.
Tachetoua vite !
Et on attendait voir comment ça allait se passer, et puis les gens sortaient.
Ah, mais qu'est-ce que c'est ?
Mais au feu ! Au feu !
Ils écrasaient le paquet journal,
et là, ils avaient effectivement plein de caca sur le chanson,
et nous, ça nous faisait rigoler en partant au courant, dans la rue, et on rigolait de notre nefait.
Donc on a fait ça plein, plein de fois.
Sauf qu'une fois, on n'a pas été très malins.
On a fait ça au bout de l'impasse, dans un petit immeuble.
Mais nous, on ne savait pas que dans cet immeuble-là,
habiter le pharmacien qui habitait au bout de la rue.
On est monté au quatrième étage.
Pareil, on avait déposé nos journaux avec les boulettes de caca, bien enveloppées.
Ça, c'est un caca bien adorant.
On a allumé le feu, ça a pris.
J'ai sonné.
Et là, on a entendu du mouvement, et on est parti se cacher dans l'état-haine-dessous.
Ah, le feu !
Une personne ouvre la porte et écrasent, et là, hop !
Ah, mais il y a du caca, mais qu'est-ce que c'est que ça ?
Ah, dégoutant !
Et nous, on est partis en rigolant.
Là, a été notre erreur, parce que je pense que le monsieur a reconnu nos rires.
On est partis, inossamment, joué dans notre impasse.
Comme si de rien n'était, on voit la balle au prisonnier.
Et on voit le pharmacien qui commence à rentrer dans l'impasse et qui vient vers nous.
Alors, les garçons, on fait des bêtises ?
Ben non, nous, on joue à la balle au prisonnier.
Comme ils connaissaient tous les voisins, vu que c'est le pharmacien,
alors il va taper en premier chez mes parents.
Bonsoir, monsieur.
Voilà, je voulais vous parler de vos garçons.
Moi, ça m'a fait un peu rire.
Et là, j'ai vu mon père avoir une réaction.
Merci, monsieur. C'est bien gentil de m'avoir prévenu.
On est rentrés.
Silence.
Rien.
Et là, je crois que j'ai pris la plus belle paire de gifles de ma vie.
Voilà, comme ça, tu te rappelleras.
Et je me rappelle encore, et c'est la seule gifle que mon père m'a donnée.
Mais celle-là, elle est arrivée sans prévenir d'un coup.
Tu aurais aimé que ton papa, il ait du caca plein son chausson.
Et moralité, il ne faut pas faire aux autres ce qu'on aimerait pas qu'on nous fasse à soi-même.
Donc, on a plus recommencé.
Mais aujourd'hui, près de 30 ans après, j'en rigole encore.
Allez, raconte-moi encore une bêtise.

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