Tu savais toi que quand ça du tête est petit, faisais aussi des bêtises ?
Bonjour, je m'appelle Laura Domanche,
je suis comédienne, humoriste, autrice.
Et quand j'étais petite, j'ai fait une grosse bêtise.
J'avais 6 ou 7 ans.
Et quand j'étais petite, j'avais les cheveux longs.
Sauf que je rammenais de l'école des poux tout le temps, tout le temps.
Et on me faisait des traitements qui me piquaient.
J'en avais marre, marre, marre.
Et il fallait démêler aux peigneux, fin les lentes.
Et moi, j'avais les cheveux tellement longs que ça prenait des heures et des heures
et je m'endormais tellement c'était long.
Et là, je dois partir en vacances, au ski,
chez ma grand-mère paternelle, à côté de Nice.
Je pars avec des poux et ma mère me dit,
« Attention Laura, il faut impérativement te laver les cheveux tous les jours.
Oui, oui maman, d'accord.
Mais moi, me laver les cheveux, ça veut dire démêler aux peigneux fins,
regarder les lentes,
il fallait dormir avec 3 tés d'oreilleries pour pas mettre des poux sur les oreillers.
Donc, j'avais pas envie de dire que j'avais des poux
et qu'il fallait que je me lave tous les jours les cheveux.
J'arrive avec plein de produits dans la vanise.
Et quand on me dit,
« Qu'est-ce que c'est ça Laura ? »
« Oh ça, mais non, ça c'est rion. »
Et puis, un jour passe,
je me lave pas les cheveux.
Deux jours passent, je me lave pas les cheveux.
« P'tit chou, non.
J'ai sûr que nous pour pas te laver les cheveux quand même.
Maman a dit que j'avais pas me laver les cheveux.
Trois jours pas, je me lave pas les cheveux.
Alors que je fais du ski et que j'ai un bonnet sur la tête.
Donc je sais pas si vous imaginez l'état de mes cheveux,
ils étaient dégueu, dégueu, dégueu.
Je pense que si on les essourait,
on aurait pu faire cuire une omelette.
C'est tellement qu'il y avait de l'huile dedans.
Et puis, au bout du quatrième jour,
ma mère appelle.
« Allô ? Allô ? »
Ma tante et ma grand-mère répondent au téléphone
et disent,
« Pas même bizarre que tu lui dis à Laura de ne pas se laver les cheveux même,
parce que bon, elle se gratte beaucoup la tête, cette petite heure.
« Quoi ? Passe-moi Laura immédiatement. »
Donc je prends le téléphone.
Ma mère me hurle dessus.
« Pourquoi t'as dit ça ?
Tu sais très bien que tu dois te laver les cheveux tous les jours.
Moi, j'ai dit mais euh...
« Ah bon ? Moi, je l'avais pas compris.
Alors que j'avais très bien compris.
« Bien là toi ! »
Et c'est parti.
« Bien là ! »
On me lave les cheveux.
« L'honteuse ! »
Et là, on me ménage pas.
Et on m'engueule pendant toute la douche.
« Oh Laura, mais qu'est-ce que tu as fait ? »
Et là,
il y a plein de fous dans la baignoire.
Et mes cousines,
qu'est-ce qu'on voit sur leur tête ?
Pleins de poupes, pas un, pas deux, pas trois,
un nid de poupes.
« Ah mais moi aussi, ça me gratte. »
Ma grand-mère, avec sa mise en pli.
« Oh Mazette ! Moi aussi je n'ai... »
Mes deux tentes,
« Elle m'a refilé. »
Des poups, des poups, plein la tête.
« Oh la la catastrophe ! »
Et tout le monde me maudit.
Qu'est-ce qui s'est passé le lendemain ?
On regarde mes cheveux, j'ai encore plein de poups.
On essaie un autre traitement, ça marche pas.
« Trop puissant ! »
On va à la formation de la chaîne.
Tous les traitements le possibles.
« Mettez-moi un trois boîtes. »
« Et on va prendre ça aussi. »
Et on y va, et on les met, et ça pique.
Et mais tu ne partes pas, c'est une catastrophe.
Le surlendemain, qu'est-ce qu'on fait ?
Ma grand-mère, elle dit,
« Oh grand mot, les grands moyens ! »
On met du vinaigre sur la tête de tout le monde.
Il disait très chaud ce jour-là, on était sur la terrasse.
Du vinaigre, un pâtier d'aluminium et un sac plastique sur la tête.
Toutes mes cousines, et moi, et mes tantes,
et ma grand-mère avec le sac plastique sur la tête
pour étouffer les poups.
La chaleur qui tape sur le sac plastique.
« On d'en était longtemps comme ça. »
Et le vinaigre qui coule dans mes yeux, c'était horrible.
On me dit que les Nissoises, elles sont très coquettes.
Ma grand-mère, elle était très coquette.
Elle avait toujours la mise en pli, le brushing,
elle mettait des bigoudis,
elle avait une teinture un peu roue-carotte
et des boucles très, très bien dessinées
avec beaucoup de volume sur la tête.
On aurait dit un brucoli.
Quand après, elle a dû laver ses cheveux à cause des poups.
C'est la première fois que j'ai vu ma grand-mère
avec des cheveux qui ressemblaient plutôt à des poils d'artichaut.
En final, on a réussi à venir à bout des poups.
Il n'y avait pas besoin qu'on me donne une punition.
J'étais punie toute seule par tous ces traitements
et ces complications.
Mais la morale de l'histoire, c'est que d'accord pour avoir les cheveux longs,
mais il faut quand même les garder propres.
Allez, raconte-moi encore une bêtise.