Lubaki et le tambour à fente | Saison 4 - Épisode 3

Durée: 7m44s

Date de sortie: 18/10/2023

Dans un petit village au cœur d'une forêt en Afrique, Lubaki, un jeune bûcheron a créé un instrument de musique surprenant…

Conte-moi la musique, un podcast de la chui l'harmonie de Paris, dans les trois huit ans.
L'Ubaki est le tambour affante.
Gugu, Gulu, Igogo, Mukouondi, L'Ocolé, il y a plusieurs noms en Afrique pour désigner
le tambour affante ou tambour de bois.
Uniquement constitué de bois, cet instrument de musique est taillé dans une section de
troncs d'arbres qui est évidée au travers d'une fente.
On le joue avec deux baguettes.
Certains l'appellent aussi tambour parleur, car pour les langues à tombe, c'est-à-dire,
celles où un seul mot peut signifier plusieurs choses selon comment on le prononce, le tambour
affante peut imiter le langage humain.
Par exemple, en kikongo, kala, le charbon, kala, refuser, kala, le criquet, kala, revenir.
Alors, on s'en sert parfois pour faire passer des messages, d'autant plus qu'il
a un son qui porte beaucoup plus loin que la voix humaine.
Il y a très longtemps, à Mpila, un petit village niché au cœur d'une grande forêt,
vivait à un jeune bûcheron appelé Lubaki.
Il était fort, travailleur et toujours prêt à aider les autres.
Lubaki avait comme passion la musique.
C'était un excellent joueur de Kondii, les tambour affantes.
Il les fabriquait lui-même, en sélectionnant les meilleurs bois de la forêt.
On raconte d'ailleurs que chez lui, il en avait de toutes les formes et de toutes les
tailles.
Le soir après le travail, Lubaki avait l'habitude de jouer de sang Kondii pour tout
le village.
Ces magnifiques mélodies résonnaient et se faisaient entendre jusque dans des villages
très éloignés au-delà des montagnes et des collines.
Le temps passant, à force de jouer de son instrument, notre jeune bûcheron découvrit
que le Kondii pouvait imiter les sons de la langue qu'on parlait dans sa région.
Car c'était une langue chantante où les mots étaient prononcés avec une certaine
musicalité.
Lorsqu'on reçoit un héritage, il faut le faire fructifier.
Très fier, il annonça sa découverte à tout le monde.
C'était bientôt devenu la distraction du soir pour tous les habitants de Mpila.
Lubaki s'amusait alors à faire deviner les mots, les phrases et ensuite des histoires
entières à ceux qui venaient les coûter jouer.
Les cultivateurs, les chasseurs, les pêcheurs et même le vieux guérisseur du village se
pressaient tous de retrouver Lubaki le soir au coucher du soleil pour se livrer à leur
jeu favori, deviner les messages du Kondii le tambour par l'œur.
Mais un bon matin, fatigué par le pénible travail d'énormes fagots de bois qu'il
avait transporté la veille, Lubaki se leva plus tard que d'habitude.
Tous les hommes et toutes les femmes valides venaient déjà de partir du village pour aller
vacuer à leurs occupations habituelles.
Il n'y restait plus que les enfants et les personnes âgées.
C'est alors que Lubaki entendit des cris de détresse venir de la case du vieux chef
du village.
Sa petite fille venait d'être mordue par un bacocco, le cobra noir.
Le redoutable venant de ce maudit serpent était reputé pour agir rapidement.
Seul le guérisseur du village avait le remède pour la sauver.
Mais ce dernier se trouvait déjà loin du village.
Courir pour aller le chercher sans savoir les chemins qu'il avait emprunté aurait
pris trop de temps.
Il fallait simplement l'appeler pour qu'il rebrew ce chemin et revienne vite se courir
la pauvre fille.
Alors tout le monde se mit à crier le nom du guérisseur.
Mais hélas, aucune voix ne pouvait être entendue par le guérisseur d'aussi loin qu'il se
trouvait.
Heureusement, Lubaki eut une idée géniale.
Il alla vite sur la petite colline à l'entrée du village et se mit aussitôt à jouer de
son tambour à fente.
Comme pendant les soirées musicales, il fit parler sans kondis en jouant une phrase
qui disait…
« Kala kala nga nga, kala kala nga nga.
»
« Reviens vite, reviens vite, guérisseur ! »
Le guérisseur entendit les sons d'une kondi.
Habitué à écouter Lubaki le soir, il compris le message et revint vite au village.
Il arriva juste à temps pour sauver la pauvre fille.
La musique du tambour-parleur venait de sauver la petite fille du chef.
Comme une traînée de poudre, la nouvelle se répondit dans toute la région.
Chaque village voulait maintenant avoir son tambour-parleur.
Les soirées musicales de Lubaki attiraient désormais des curieux qui venaient d'un
peu partout.
C'est ainsi, eux de village en village, en se mis à utiliser de plus en plus le kondi
pour passer des messages.
D'ailleurs encore de nos jours, dans certains villages en Afrique, il n'est pas rare d'entendre
au loin d'un kondi annoncer des cérémonies de mariage et bien d'autres genres d'événement.
La musique du tambour-parleur venait de sauver la petite fille du chef.




Le village a été réveillé par les émissions de la maquillage.










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Conte-moilamusique

Des histoires fabuleuses, drôles et poétiques, imaginées à partir des instruments du Musée de la musique.Illustrations © Frédérick Mansot
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