Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez Nala et la poussière de ciel épisode 3. Aujourd'hui, Nala vous emmène dans une aventure tout en gourmandise.
Or en matière de gastronomie, le Jura est une terre de saveur. A boire ou à manger, les trésors de la région sont nombreux.
Comme par exemple l'évendura, le morbier ou le bleu de Jax. Mais c'est bien la star des fromages jurassiens qui est à l'honneur.
Est-ce que vous avez deviné ?
C'est le Comté bien sûr. Direction Poligny, la capitale du Comté. C'est là qu'est installé la maison consacrée à ce célèbre fromage.
Vous pourrez apprécier l'architecture de cette bâtisse. Elle est divisée en trois édifices. Un pour chaque maillon de cette filière.
La production de lait, de fromages et l'affinage. Une fois la vue en éveil, solliciter les autres sens à travers un voyage gourmand au pays du Comté.
Bref, ce n'est pas une simple visite qui vous attend. C'est un véritable régal.
Retrouvez toutes les informations utiles sur juramuse.fr. Bonne écoute !
Tic tac, tic tac !
Des valets au sommet, rien ne peut nous arrêter.
Par-deux, l'espace et le temps retrouvent celle qui nous a été enlevée.
Nala et Granny sont bloquées au musée de l'Abi.
Elles peinent à identifier la prochaine étape de leur enquête pour retrouver Nona.
Ou donc peuvent-elles offrir ce bouquet de fleurs à une vache ?
Nala a beau retourner le problème dans tous les sens, aucune idée ne lui vient.
Et puis il se fait tard. Le sommet la gagne.
Elles commencent à se frotter les yeux bientôt imitées par Granny.
Je sais que nous devons retrouver Nona et que le temps presse, mais si nous allions nous coucher...
Hésite Nala.
Cela me paie aussi d'abandonner l'enquête pour aujourd'hui.
Cependant, il faut se rendre à l'évidence.
Il est tard et nous sommes épuisés.
On se tape Granny.
Peut-être qu'une bonne nuit de sommeil nous permettra d'y voir plus clair.
Frère Benoît, nous vous remercions pour votre aide précieuse.
Et m'exprimez à Mme Gilo.
Quelle personnalité.
Nous reviendrons vous voir quand nous aurons retrouvé ma chère Nona.
Le religieux s'incline en avant pour saluer les deux femmes.
Nala et Granny franchissent la porte.
Elles se retournent, font un dernier signe de la main aux occupants des lieux, et rejoignent le parking.
A peine Nala s'est installée dans la vitacle qu'elle s'endort profondément.
Lorsqu'elle rouvre les yeux, le soleil filtre à travers les épéridots.
Elle est confortablement installée dans son lit.
Granny a placé M. Nounours, sa fidèle peluche, à côté de l'oreiller.
On dirait qu'il veille sur ses rêves.
Elle le sert dans ses bras et dépose un baiser sur son museau râpé.
Allez, c'est reparti pour une journée d'aventure.
M. Nounours, si jamais tu as des informations pour retrouver Nona, n'hésite pas à te manifester.
Sugère-t-elle.
Nala scrute son ours en quête d'une réaction.
On va.
Elle aura essayé.
Après tout, elle a bien vu des œuvres qui s'animaient.
Alors pourquoi pas un ours doué de paroles ?
Nala, tu es réveillé ?
Filtre la voix de Granny à travers la porte entre ouvertes.
La fillette se lève.
Enfile ses chaussons et quitte la chambre.
Elle descend les escaliers et pénètre dans la cuisine.
Granny est en train de disposer une ribambelle de mets sur la table.
Des fruits, des noix, du fromage, du pain.
Et tant dit que Nala se met sur la pointe des pieds pour embrasser sa grand-mère,
unie des germes dans son esprit.
Le menu du petit-déjeuner l'a inspiré.
Dis-moi Granny, les vaches, ça mange des fleurs ?
Oui, ça peut arriver.
Surtout quand, au printemps, elles retournent dans les prêts.
Il semblerait que Nala tienne une piste.
Surtout quand Granny précise que dans la région, le lait des vaches permet de fabriquer du comté.
Sans même s'en rendre compte,
Granny a aidé à résoudre l'énigme.
Nous pourrions aller à Polini.
C'est la capitale du comté.
Et c'est là qu'est installé la maison dédiée à ce célèbre fromage jurassien.
Sugge à Granny.
Nala soudit sur place et tape dans ses mains.
L'enquête est relancée.
D'abord, tu manges un petit quelque chose, ma chérie.
Un sac vide, ça ne tient pas debout.
Quel drôle d'expression, se dit Nala.
Mais qu'à cela ne tienne.
Autant prendre des forces.
Il en faut pour retrouver Nona.
Une petite heure plus tard, elle prenne la direction de la maison du comté.
En route, Nala garde le nez collé contre la fenêtre.
Son visage s'éclaire dès qu'elle aperçoit les premières vaches.
Granny lui explique alors que ce sont des Mont-Béliades.
Une des deux seules races dont on peut utiliser le lait pour fabriquer le comté.
Au loin, les toits rouges de la vie l'émergent de la végétation.
Elles sont presque arrivées.
Bientôt, la petite voiture fait halte devant un grand bâtiment moderne.
La maison du comté. Terminus. Tout le monde descend.
Plaisante Granny.
Nala, les mains dans les poches, scrute la bâtisse.
C'est drôle, mon grand.
Il faut bien ça pour la star des fromages.
Tout en bois comme ça, on croirait la maison d'un d'un de trois petits cochons.
Si le bâtiment est en bois, c'est pour rappeler l'architecture des fermes de la région.
D'ailleurs, ce bois vient quasiment exclusivement des forêts du jurat.
Comme il ne fait pas trop de route, c'est mieux pour la planète.
Mais dis-moi Granny, on a l'impression qu'il y a trois maisons et non une seule.
Bien vu ma chérie, il y a trois bâtiments.
Comme les trois maillons de la production du comté.
La production de lait, les fromageries et la finage.
Ça doit en faire du monde.
Pour en apprendre davantage sur chacun d'eux, si nous entrions.
Sugère Granny.
La grand-mère et sa petite fille s'engagent dans ce vaste espace.
Très lumineux, il est rythmé par de longues poutres en bois.
Nala, très impressionnée, marche le nez levé.
Sa grand-mère lui explique qu'il s'agit d'épicéa.
Comme pour les boîtes à fromage du musée de la boisselerie.
En effet, cette espèce d'arbre est particulièrement répandue dans les forêts de la région.
Elle est même utilisée dans les cafes d'affinage.
C'est dans ces endroits, parfois grands comme des cathédrales,
qu'on stocke le comté pour qu'il vieillisse et développe son goût.
Rien que de repenser aux morceaux de comté dévorés lors du petit déjeuner.
Nala en a l'eau à la bouche.
Comme elle aime cette pâte, un peu molle et ses arômes de fleurs.
Ça lui donne l'impression de courir dans les champs.
Non mais vous êtes zinzins, regardez où vous allez.
C'est un surge quelqu'un.
Nala perd le fil de ses pensées et revient à la réalité.
Granny, visiblement songeuse, a percuté une vache.
Une vache ?
Dans le centre d'interprétation ?
Oui, mais une vache en bois.
L'animal est visiblement contrarié, fronce les sourcils en nogles.
La scène est coquasse.
Une vache qui fronce les sourcils.
Nala n'a jamais vu ça.
La fillette est alors prise d'un fourrier incontrôlable.
Qu'est-ce qu'il t'arrive jeune fille ?
Demande la vache scandalisée.
Toutefois, Nala est incapable de lui répondre.
De grosses larmes coulent le long de ses joues.
Elle peine à reprendre sa respiration.
Oui bon, détendez-vous !
Proteste Granny.
Je n'ai pas fait exprès.
Exprès ou pas exprès, vous m'avez bousculé.
Qu'elle manque de savoir vivre.
Qu'est-ce qu'une vache connaît du savoir vivre ?
Ronchonne Granny.
J'en sais plus que vous, manifestement.
Ronchérie l'animal.
Quelle audace !
C'est Nerve Granny.
La vache, visiblement de plus en plus agacée, recommence à meugler.
Elle souffre de plus en plus fort et baisse la tête, le front en avant.
Nala s'inquiète.
Et si est la vache les attaquer ?
Pardonnez ma grand-mère, madame.
Mais nous sommes un peu à craint.
L'animal tourne la tête en direction de Nala.
Visiblement intéressée par ce qu'elle raconte.
Nona, mon autre mami, est introuvable.
Elle s'est volatilisée lors de notre visite au musée de la bois-cellerie.
Depuis, nous suivons les indices que quelqu'un s'aime.
Sauf que nous mettons du temps à la retrouver.
Et ça nous inquiète.
Une autre vache.
Au musée de la B.I., nous a indiqué que sa cousine, une certaine margurite,
pourrait nous porter assistance.
Mais, mais, margurite, c'est moi.
Intervient la vache.
Bon, d'accord, d'accord, tout s'explique.
Allez, n'en parlons plus.
Toutefois, c'est préoccupant, ce que vous dites.
Car ce n'est pas la première disparition dans la région.
Malheureusement, je ne sais pas qui a fait le coup.
Mais tout n'est pas perdu.
J'ai une information qui fousseura peut-être utile.
Il paraît qu'une rançon est toujours réclamée.
Mentalement, Nala réfléchit à toutes les cachettes
dans lesquelles elle a dissimulé ses économies.
Nous ne sommes pas milliardaires, vous savez.
Intervient Granis.
Pas de panique.
Le ravisseur ne demande pas d'argent.
Marguerite se rapproche des deux femmes.
C'est plutôt une rançon un peu spéciale.
Comment ça ? Un peu spéciale ?
En chéri Granis, un peu inquiète.
La vache semble très pignée, comme si elle était un peu mal à l'aise.
Elle laisse échapper un petit meulement très doux.
Eh bien...
Le kidnapper demande toujours une meule de comté.
Une meule de comté ?
C'est un Nala.
Ah oui, pour être bizarre, c'est bizarre.
Granis semble plutôt amusé par cette révélation.
La bonne nouvelle, c'est que nous sommes dans l'endroit idéal
pour trouver du comté.
Indéniablement.
D'ailleurs, nous pourrions nous y mettre dès maintenant.
Nous y mettre ?
À quoi ?
À faire du comté, évidemment.
Suivez-moi.
Et hop, du bon lait des vaches jurassiennes,
déferment, on mélange.
On ajoute ensuite de la présure,
qui permet de faire cayer le lait.
On chauffe, puis on verse dans des moules.
Maintenant, un peu de patience ma chère.
Le fromage doit s'égouter pendant plusieurs heures.
Ensuite, il faudra le démouler,
le transporter dans une cave,
et puis ce sera le temps de l'affinage et de la maturation.
Mais c'est très long.
Jamais nous ne pourrons libérer nona.
Marguerite se rapproche de la fillette
et lui met un petit coup de tête en signe d'affection.
Allons, allons, pas de panique.
Je sais que le temps presse.
Je te propose d'échanger ce beau fromage tout frais
contre une meule qui est déjà prête à être dévorée.
Quand dis-tu ?
Nala guette la réaction de Granny qui hoche la tête.
La vache se met alors à taper des sabots comme si elle dansait
et commence à tourner sur elle-même.
Nala interloquée observe ce drôle de manège.
Tout à coup, un nuage se forme.
Un nuage à l'odeur de noisette, de miel et de caramel.
Mh, on en mangerait.
Et dans un grand fracas,
la brume se dissipe pour laisser la place à une meule de comptée.
Incroyable !
Marguerite peut faire apparaître du comptée.
Ça vous en bouche un coin, hein ?
C'est le moins qu'on puisse dire.
Maintenant, prenez le petit outil, là, sur le présentoir à votre gauche.
Nala tourne la tête et découvre un petit marteau,
bien différent de celui qu'elle utilise pour bricoler.
Voyant son air interdit, Marguerite précise.
On l'utilise pour contrôler la finage.
Vous voulez bien le faire ?
Avec des mains, c'est plus facile qu'avec des sabots.
Précis-t-elle amusée ?
Granny saisit l'objet et commence à taper délicatement
sur la grosse meule de fromage.
Seulement voilà, le son que cela produit est pour le moins inattendu.
Un terrible bruit de chêne se fait entendre.
Granny suspends son geste.
Et là, des mots commencent à apparaître sur la croûte.
Nala s'approche du fromage et lit.
Maintenant que le comptée vous a été comptée,
il est temps d'affiner votre enquête.
Rendez-vous entre les murs épais d'un lieu ancien
et parfait pour élever mon fromage préféré.
Depuis le Moyen-Âge, on y vit, on y combat,
et aujourd'hui, on s'y amuse même.
On dirait bien que Nala et Granny vont découvrir un nouvel endroit.
Oui, mais lequel ?
Si tu l'as deviné, n'hésite pas à les aider en écrivant ta réponse en commentaire.
A très bientôt pour la suite des aventures de Nala et Granny.
...
Vous venez d'écouter une histoire d'envolée comptée,
une création originale écrite par Clémence Simon.
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A très vite !