Bonjour à toutes et à tous ! Vous écoutez Nala et la poussière de Ciel épisode 4.
Franchir la porte, ou plutôt l'impressionnante barbacane du château de Précy, c'est se
téléporter dans le passé.
Érigé sur les premiers contreforts du Jura, il est pendant longtemps une place forte.
Au XVe siècle, la forteresse est reprise en 1423 par Nicolas Rolain, fondateur des
hospices de Beaune et grand chancelier des ducs de Bourgogne.
Ces successeurs ajoutent des fossés et cette remarquable barbacane.
Cette fortification sert à protéger la porte d'entrée du château.
Suite à la prise de la frange comptée par les forces françaises lors de la guerre
de Hollande, le château est démantelé.
Il tombe dans l'oubli avant d'être redécouvert au XIXe siècle, puis classé monument historique.
Allez, marchez dans les pas de Nala et arpentez les vestiges de cette imposante forteresse.
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Bonne écoute !
Maintenant que le comptée vous a été comptée, il est temps d'affiner votre enquête.
Rendez-vous entre les murs épais d'un lieu ancien et parfait pour élever mon fromage
préféré.
Depuis le Moyen-Âge, on y vit, on y combat et aujourd'hui, on s'y amuse même.
Nala lit et relit l'énigme.
Ces idées se mettent en place.
En effet, lors de la visite de la maison du comptée, elle a appris que le précieux
fromage affiné dans des caves peut également vieillir dans certains châteaux.
Elle en est certaine.
Leur prochaine destination est une forteresse érigée au Moyen-Âge.
Oui, mais laquelle ?
À mon avis, c'est le château de Précy.
Tante Granny.
Si mes souvenirs sont bons, il a été construit au XIIIe siècle.
On s'y amuse et on y combat lors de marchés organisés par des bénévoles.
C'est idéal si tu veux te prendre pour une chevalière.
Je suis certaine que ça te plairait, Nala.
Et puis, ça correspond à notre énigme.
Déterminée à le découvrir, Granny et Nala reprennent la route.
La petite voiture de Granny, allourdie par la meule de comptée, peine un peu dans les côtes.
Un léger fumé a envahi le véhicule si bien que Granny a dû entreouvrir la fenêtre.
L'air frais fouette le visage de Nala et fait volter ses mèches brunes.
Une dernière montée et elle découvre l'imposante citadelle.
De grands murs gris se dressent à l'assaut du ciel bleu.
Face à ces géants de pierre, Nala se sent tout à coup toute petite.
On y va ?
Saint-Patient de sa grand-mère.
Excuse-moi, Granny, j'admire le château.
Plutôt impressionnant, non ?
Et encore, tu n'as pas tout vu.
Il paraît que sa barbacane est particulièrement majestueuse.
Barbacane ? C'est quoi ça ?
C'est une fortification.
Elle permet de protéger un point faible dans une enceinte,
un endroit qui pourrait servir aux ennemis pour rentrer, comme une porte.
Ensuite, il fallait passer sur un pont-levis,
histoire de traverser le fossé défensif, puis par le châtelet, une autre fortification.
Un vrai parcours du combattant.
Il faut bien trouver toutes les astuces possibles pour résister à un envahisseur.
Moi, je préfère utiliser une cathapulte ou une arbalète.
Voyez-vous ça ? Tu es un sacré numéro, toi.
Ton arbalète ne sert à rien si ton château est un gruyère.
En parlant de ça, n'oublions pas notre mule de comté.
Granny ouvre les portes arrière de la voiture et entreprend de pousser la mule.
Elle souffle, tout saute et rougit.
C'est vraiment lourd.
Pendant ce temps, Nala extrait du coffre un chariot à roulettes
ce que ses grands-mères utilisent pour transporter leur denrées, leurs dépicniques.
Elle place la petite charrette entre la portière et l'habitacle.
Au terme de gros efforts, Granny y fait glisser le fromage.
Juste le temps de reprendre sa respiration
et elle se lance à l'assaut du château avec Nala sur ses talons.
Autour d'elle, les arbres bruisent doucement.
Quelques oiseaux accompagnent ses frémissements de chambel aux dieux.
Mais tout à coup, un terrible rafus méfint à cette quiétude.
Ce sont métalliques. Elles l'ont entendu à la maison du comté.
C'est certain, nous sommes sur la bonne voie.
Confirme Nala.
Maintenant, il ne reste plus qu'à passer sous la barbe à papa.
La barbe à papa ?
C'est on Granny.
Bah oui, ce qui protège l'entrée du château.
La barbacane !
Précise Granny en éclatant de rire.
Oh, c'est presque pareil.
Concette Nala Hilar.
Tu sens cette odeur ?
Ajoutes-t-elle en humant l'air.
On se croirait à la boulangerie.
Mon esprit me joue détour, non ?
Rassure-toi.
Moi aussi, j'ai remarqué cette bonne odeur de pain.
Ça doit bien venir de quelque part.
Tandis que Granny continue de tirer sa précieuse rançon,
Nala s'élance vers les ruines de la forteresse.
Elle trotte d'investigent à l'autre,
s'arrêtant pour observer chaque trace du passé.
L'espace d'un instant, elle s'imagine aux écuries en train de prendre soin des chevaux,
ou sur le chemin de route, à guetter les alentours.
Soudain, elle se retourne pour se rendre compte qu'elle est seule.
Granny ?
Crit-elle inquiète.
Par ici, ma chérie.
Réponse à grand-mère.
J'ai trouvé l'origine de cette bonne odeur.
Nala suit la voix de Granny et découvre un bâtiment.
Sa porte est grande ouverte.
Une douce chaleur et un parfum tout aussi agréable en émane.
Granny passe la tête par l'embrasure.
Ah, super ! Tu nous as trouvé.
Lui demande Nala un peu étonnée.
Bonjour !
Annonce une voix dans le fond de la pièce.
Entre, entre !
Pardonne-moi, hein !
J'en fous d'une nouvelle miche et je suis à toi !
L'homme s'affaire devant un four à pain.
Tandis qu'elle pénètre dans les lieux,
Nala le voit manipuler les boules de pâtes, souples,
et couvertes d'une main spécifique de farine.
Il les dispose à l'intérieur d'une cavité
où des flammes s'agit frénétiquement,
puis ils referment la lourde porte de métal.
Il s'approche de Nala.
Enchanté !
Je m'appelle Michel, et toi, tu dois être Nala.
Ta grand-mère m'a parlé de toi.
Nala hoche la tête en souriant.
Elle scrute la pièce à la recherche d'une meule dorée.
Hmm, ce sang que tu cherches ?
demande Michel en brandissant un pain.
Oh, il est encore tout chaud, hein !
Il sort du four !
Est-ce que je pourrais en avoir un morceau s'il vous plaît ?
Je commence à avoir un petit cru.
dit Timmy de mon Nala.
Évidemment !
répond-il en saisissant un couteau
pour attaquer la croûte brune et craquante.
Hmm, vous aussi, vous en voulez, Granny ?
Quelle question !
Si cette meule de comté ne servait pas de rançon,
je l'aurais bien dévoré avec votre pain, Michel.
Mais dites, qu'est-ce que vous faites dans un château en ruine tout seul, comme ça ?
Bah, c'est parce que je suis un baladin.
C'est comme ça, hein, qu'on appelle les bénévoles qui font vivre le site.
Et tu vois, aujourd'hui, je prépare du pain.
Il faut dire qu'avant, j'étais boulanger.
Alors, le pain, ça me connaît.
Et tandis que Nala et Granny dégustent leur tranche,
tiens des moelleuses, Michel leur raconte l'histoire du château,
de sa construction à son démontalement au XVIIe siècle.
La fillette découvre que la fameuse barbacane date du XVe siècle,
lorsque les défenses du site sont renforcées.
Michel, à grand fort de gestes, mime la fermeture du pont-levis,
quand Granny émet un drôle de petit cri.
Tous s'interrompent pour l'avoir recraché quelque chose.
Elle ouvre la main.
Dans sa paume, repose une minuscule clé en métal.
Ça, par exemple.
C'est exclant Michel.
Mais d'où vient cet objet ?
Du pain.
Du pain ? De mon pain ?
Je le crains.
Ah non, c'est tout bonnement impossible, hein.
Je fais toujours très attention à mes préparations.
Ah, vous savez, ces derniers jours,
nous avons découvert que rien n'était impossible.
On dirait bien qu'ici aussi, il y a de la magie dans l'air.
Vous n'êtes pas ablamé, Michel.
Votre pain est excellent.
Et je suis certaine que cette clé n'y était pas auparavant.
Malgré tout, je suis navrée.
Quelles mes aventures.
Mais vous permettez que j'y jette un oeil.
Demande-t-il en tendant la main vers Granny.
Il se saisit de la clé, la place entre le pouce et l'index,
et l'observe sous toutes les coutures.
En métal grille, elle semble ancienne et est très petite,
pas plus de 4 cm.
Michel se gratte le menton, faisant crisser les poils de sa barbe blanche.
Ah, j'en mettrai ma main à couper, je crois savoir d'où elle vient.
Il semble que ce soit la clé d'une vieille paire de menottes.
Elle se trouve dans le donjon.
Il ouvre alors la porte du four afin de vérifier la cuisson des pains,
et se dirige ensuite vers l'extérieur,
en faisant signer à Nala et Granny de le suivre.
Dehors, le temps a tourné.
Le ciel bleu a été remplacé par un horizon lourd et gris.
Une pluie de rue vient troubler la vue et laver les visages.
Michel bondit par-dessus les flaques qui se sont formées dans la cour.
Nala, quant à elle, résiste à la tentation d'y sauter à pied joint.
Le petit groupe, trempé jusqu'au zoo, arrive au pied du donjon.
Du moins, ce qui l'en reste.
Les 10 vis carrés n'accent qu'une seule entrée apparente.
L'ennui, c'est qu'elle est à plus de 7 mètres de hauteur.
Michel, ce n'est pas pour être pessimiste,
mais je n'ai pas prévu le matériel d'escalade.
Ironie, Granny.
Vous n'en aurez pas besoin, figurez-vous.
Mais avant toute chose, promettez-moi que vous ne parlerai
de ce que vous allez voir à personne.
Crois de bois croit de verre.
De toute façon, avec tout ce qui nous arrive, personne ne nous croirait.
Michel s'approche du mur, passe sa main sur les pierres.
Tout à coup, il arrête son geste et entreprend de compter.
Trois à gauche, deux vers le bas, six vers la droite.
Il appuie sur une roche.
A la plus grande surprise de Nala et de Granny, le mur s'enfonce.
Michel les regarde, visiblement amusée et s'engage dans l'obscurité.
Granny saisit son téléphone et lance la fonction lampe de poche.
Nala la suit, baignée dans une faible clarté.
Elle découvre un vieil escalier en bois.
Les toiles d'araignée ont envahi les lieux et à chacun de leurs pas, la poussière se soulève.
Arrivé sur un palier, Granny ne peut plus se retenir déternué.
Encore et encore.
Michel luttant un mouchoir en papier.
Nous y sommes.
Annonce-t-il face à une cellule de prison.
Le bois de la porte, trempé par l'humidité et rongé par les an, n'est plus qu'un squelette brun.
Le jour peine à se frayer un chemin à travers la minuscule ouverture qui barre la pierre.
Regardez, hein.
Les menottes sont là.
Dit-il en se dirigeant vers le mur extérieur.
Soudain, il s'arrête.
Son visage est livid.
Il tend la main et désigne quelque chose qui pend.
Une sorte de tissu rouge et orange.
De quoi s'agit-il ?
Lorsqu'elle s'approche, Nala pousse un petit cri.
C'est le foulard de Nona.
Il est coincé dans la charnière des menottes.
Assurément, quelqu'un l'a déposé pour les mettre sur la piste de Nona.
Michel, qui a repris ses esprits, rejoinala et lui tend la clé.
D'un geste, la fillette saisit les menottes et insère la clé dans la serrure.
Pourvu qu'elle s'ouvre facilement pour qu'elle puisse récupérer le foulard.
Tandis qu'elle fait joer la serrure, un nouveau bruit de chêne retentit.
Il lumière les aveugles et les aspire.
Mais que se passe-t-il ?
Pas de panique.
Les aventures de nos protagonistes continuent malgré cette nouvelle péripétie.
Pour découvrir leur prochaine étape, résout cet énigme.
De chez moi, on ne s'échappe pas.
Garavou, brigands et bandits, la justice vous punit.
Une idée ? N'hésite pas à l'indiquer en commentaire.
On se retrouve très vite pour la suite de Nala et la poussière de ciel.
Vous venez d'écouter une histoire d'envoler comté,
une création originale écrite par Clémence Simon.
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À très vite !
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org